lundi 5 mars 2007

AIRBUS ET LE SYNDROME CAROLINGIEN


Non, pitié ne nous refaites pas avec Airbus le coup de la partition de l’empire Carolingien. Ça va être encore le bordel pour les siècles à venir. S’il vous faut une solution, laissez moi faire. J’ai bien réfléchi au problème et moi, moi, re-moi, pour résoudre les problèmes, je fais comme Guy Mollet en 1956. J’opte pour la surenchère.
Sauf qu’au lieu de proposer une alliance avec la Perfide Albion puisque je tiens à vous rappeler que l’Angleterre est le fruit « de Français qui ont trahi ». Prière de se reporter à l’épisode Guillaume le Conquérant. Or comme ils ont trahi la France, ils sont prêts à trahir tout projet, qu’il soit intergalactique ou bien Européen. Ceci se confirmant tous les jours que la mécanique céleste fait, depuis 1973, date de leur entrée dans le marché commun.

Puisque les difficultés d’Airbus ne sont liées, au fond, qu’aux erreurs managériales d’une équipe qui s’est pris un peu trop pour des pilotes d’essai, que le licenciement pour faute grave est fait pour régler ce genre de conséquences, et qu’il ne faut pas que les rivalités franco-allemandes nous fassent partir en vrille, je propose à l’Allemagne la fusion de nos deux pays. J’ai même trouvé un nom. La République Fédérale de Carolingie en hommage à ce grand initiateur de l’unité franco-allemande que fut Carolus Magnus dit Charlemagne pour les pécores.

Mais je sens que l’on rigole au dernier rang. Permettez-moi alors de vous en exposer les avantages. Vous serez convaincus et dans convaincus il y a cons et vaincus, chose que vous êtes bande de cancres. Je sais, c’est facile, mais je fais ce que je peux pour me mettre à votre niveau.

Donc si l’on examine les avantages escomptés, nous en trouvons un d’énorme dans sa capacité à faire la nique aux Anglais, préoccupation assez maladive chez moi, je l’avoue. Lequel ? Vous savez tous que l’anglais domine les échanges, les langues, le monde et la bordure extérieure de notre galaxie. Vous savez que l’anglais nous guète et que le franglais are gaving me. « Gaving » du verbe To Gave, Gave, Gaved = gaver.

Aussi, si jamais nous nous unissons à nos cousins germains, outre le plaisir de niquer des cousines, en rendant obligatoire l’enseignement de l’allemand en France et du français en Allemagne, en deux générations à peine, l’Europe et le monde se retrouvera avec 150 millions de locuteurs Franco-allemands. De quoi renverser la tendance et rendre prépondérantes nos langues en Europe, dans le Monde et dans toute la bordure extérieure de notre Galaxie. Franchement, elle est pas mortelle mon idée ?!?

Toutefois que mes amis anglais veuillent bien me pardonner mon humour gaulois. Que je ne sois pas « honnis pour mal y penser » mais il s’agit de rétablir l’équilibre dans le rapport de force au sein du concert des Nations, équilibre des forces qui après tout, a toujours été cher à la vision anglo-saxonne du Monde. De façon plus prosaïque, il fallait bien choisir. Or personnellement, j’ai toujours préféré les allemandes aux anglaises. Surtout celles qui se laissent pousser le poil aux pâtes. J’adore quand la rousseur du poil teuton déborde la cime des chaussettes pour retomber en cascade à la base du Jean. Ça m’excite !
Cela étant, que les choses soient bien claires entre nous, cela m’excite certes, mais pas au point de décrocher le portrait du Grand Churchill qui trône au milieu de mon salon. Parce qu’au final, je me dois de vous avouer un côté traître dans un certain amour contre-nature que j’entretiens pour l’Angleterre et leur Magnifique Capitale.

Qui a crié au « fayot » ?!? C’est toi Olga, ma chérie ?!? Tu sais pourtant bien que je fais ça pour nous deux, pour que l’on soit un jour anoblis par le Roy Harry 1, Harry 1 Anglicus et Irakus, s’il ne se fait pas péter là-bas, sa royale carcasse. Après tout si Elton John y est arrivé, il n’y a pas de raison. Alors « Good save The Queen, The King et tout ce pataquès… »

Sir SIL

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