mardi 31 juillet 2007

LE MORBACK DU CENTRE


Si d’aventure, pour rire, c’était le Centre qui remportait ce jeu, vous n’aurez qu’à mettre en ligne gagnante les couleurs du pays, non pas que je sois passé au Modem mais histoire de faire plaisir à tous les Modems qui m’entourent de très près et de faire plaisir également à mes tendance extremecentristes.

lundi 30 juillet 2007

LA CRAINTE ET L’EPOUVANTE SELON JONQUET



Ce livre, toujours d’une brûlante actualité, à lire cet été sur la plage ou sous la tente, fin et puissant à la fois, nous invite à trois méditations parallèles, à travers le récit des pérégrinations effectuées dans le réel Séquano-Dionysiens (9-3) par une jeune profs juive, un magistrat, des policiers et d’autres agents du réel. Voici les trois méditations qui émergent de cet excellent récit.


1- Il n’y a pas de bon sauvage ou de belle jeunesse. Il n’y a que des enfants dont il nous faut savoir ce que nous voulons en faire. Soit des sauvages, soit des continuateurs de la civilisation. Si c’est des continuateurs de la civilisation, il faut nous en occuper, leur donner un cadre constructeur, les pousser au meilleur d’eux-mêmes et non pas caresser leurs tendances primales dans le sens d’un poil naissant ou encore les abandonner à ceux qui rêvent de les transformer en armes qui serviront leurs désirs de pouvoirs.

2- Si au marché des addictions, il arrive que certaines petites affaires périclitent, comme celle des stupéfiants ou bien celle du sexe, il y en a une qui non seulement se porte à merveille mais qui grignote chaque jour un peu plus de parts de marché. Celle d’une religion prêt-à-porter de la tête aux pieds.

3- Après nous être demandés, tout le long de l’intrigue, ce que venait faire dans l’histoire le gamin schizophrène, nous comprenons page 312, après un long passage sur la folie qui parcourait la banlieue lors des « French Riots », où Thierry Jonquet voulait nous entraîner. Dans cette évidence faisant qu’il y a une différence entre des folies individuelles d’ordre biologique que nos sociétés acceptent de diagnostiquer et de traiter comme elles peuvent, et une folie collective d’ordre culturelle que bizarrement nos sociétés refusent non seulement de diagnostiquer mais également de traiter, alors qu’elles pourraient. Une forme de schizophrénie collective.

En conclusion, « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » de Thierry Jonquet est un excellent livre, à lire absolument, qui à la limite ne pécherait que par trop de finesse humaniste, à une époque où nous aurions déjà dû passez du diagnostic à une contre-propagande, brute de décoffrage, afin de combattre cette folie beaucoup trop ordinaire.

SIL d’humeur épouvantable.

vendredi 27 juillet 2007

PETITE LEÇON DE DIPLOMATIE LIBYENNE



J’entends de-ci de-là des gens prétendre que notre Président mentirait sur les tractations ayant entouré la libération des infirmières bulgares. N’importe quoi !

Démonstration.


1- Quand notre Président affirme que « la libération des infirmières bulgares n’a pas donné lieu au versement d’un seul euro» au régime libyen, c’est vrai puisque ce n’est pas 1 euro mais 400 millions de dollars qui vont êtres versés au régime libyen. Kadhafi préférant des billets verts. Cette couleur ayant l'avantage d'être islamo-compatible.

2- S’agissant des accords de « coopération tous azimuts » en cours de négociation, quand notre Président nous indique qu’ils n’ont « aucun lien avec la libération des infirmières » c’est encore une fois la vérité. Le lien n’est pas « aucun » mais total.

3- Quand, selon je ne sais plus quel porte-parole élyséen, désolé mais il y en a tellement, « par cet accord sur le nucléaire, il s’agit d’indiquer à la communauté internationale que les pays respectueux du Droit International auront accès à cette technologie productrice d’énergie renouvelable » (renouvelable ?!?), c’est toujours la vérité.

En effet, il est juste de rappeler que l’incompétence de l’état libyen en matière sanitaire, leur déni de responsabilité, leur goût pour le bouc émissaire americano-sioniste, ainsi que pour la torture d’innocents, la prise d’otage et le chantage, ne constituent pas encore une infraction au Droit International justifiant la privation de technologie nucléaire. En parlant d’impéritie et de déni de responsabilité, je sens qu’on va bien rigoler, questions responsabilités, lorsque les premiers incidents se produiront dans ces centrales.

Comme par ailleurs, toujours d’après ce porte-parole, « il s’agit d’un long processus » qui va nous permettre de refourguer à prix d’or des centrales première-génération, « toutes pourrîtes » comme le dirait ma fille, bien qu’étant contre le principe de remettre entre des mains sales, les allumettes du feu nucléaire, je dois avouer y être favorable d’un point de vue cynique.

Tout simplement parce que d’une part, on va pouvoir récupérer le pognon qu’on leur file pour leur satané pétrole, et que d’autre part, on va pouvoir installer de fait, au cœur du pays de notre nouveau meilleur ennemi, de très jolies bombes sales latentes, qu’il nous suffira de faire péter soit à distance, soit en les bombardant, si d’aventure notre nouveau pote était pris d’une grosse envie de déconnade.

Là où je dirai dommage, c’est dans le fait de ne pas avoir prévu encore plus d’étapes dans ce « long processus ». Par exemple celle prévoyant la vente de la technologie du Feu « classique », en refourguant à prix d’uranium enrichi les silex que nous conservons au musée de l’homme. Puis celle de la Roue et ainsi de suite. Vu le prix que m’a coûté le changement du jeu complet de roues de ma Mercedes (PUB) classe M, il y aurait eu de quoi se faire de l’argent en leur vendant la Roue.

Quant à ceux qui ont oublié à quel point je peux avoir raison, je les invite à relire le billet du 15 mai sur Kadhafi et « les infirmières en enfer », billet lu par mes soins sur Dailymotion, si d’aventure la lecture de ma prose vous fatigue les mirettes. Ce que je peux en avoir marre d’avoir raison, moi !!!

MisSILe Nucléaire

jeudi 26 juillet 2007

L’APHREURISME DU TOUR


L’autre soir, sur le Périph, juste après les quais de Seine,
J’ai vu un cycliste se faire flasher, à la droite de mon pare-brise.
Après vérif sur la photo finish, il s’agissait de Rasmussen.
Comme quoi, tant va la cruche à l’EPO qu’à la fin elle se brise.

Master SIL dans la voiture-balai.

mercredi 25 juillet 2007

LA RUPTURE A LA TURQUE


Où quand les neo-islamistes battent les kémalistes à leur propre jeu. En effet, tout comme les Jeunes Turcs ont renversé le régime de la vieille Turquie Ottomane en jouant la carte séductrice d’une modernité libérale, rénovatrice, laïque, une laïcité frappée tout de même d’un croissant (voir le drapeau turc), et en ouvrant les portes du Parlement aux minorités, parmi lesquelles l’arménienne, juste avant de procéder à son génocide entre 1915 et 1923, voici que les neo-islamistes ont décidé de piquer cette brillante tactique aux Jeunes Turcs devenus Kémalistes après 1923, du nom du leader jeune-turc Mustafa Kemal Atatürk.

Vous ne voyez pas où je veux en venir ?

C’est pourtant clair ! Pour prendre le pouvoir en Turquie, il suffit d’adopter une technique assez simple et de faire preuve de patience. D’un côté, il ne faut pas trop toucher au sentiment national ou ethnique turc. De l’autre, il faut jouer la carte de la nouveauté ou bien la défense de droits bafoués, le temps d’accéder au pouvoir. En se battant par exemple pour des droits « libéraux » en 1908, ou bien en 2007 pour ceux d’un Islam conservateur-moderé-sexy-capitaliste bafoués. Une fois fermement installé au pouvoir, vous pouvez refermer le piège sur vos opposants ou toute autre minorité désobligeante.

C’est ainsi que l’islamisme nouveau de l’A.K.P, le parti de Monsieur Erdogan, va raffermir son pouvoir, après s’être parfumé à l’eau de rose, avoir promis la prospérité au Peuple, et avoir démontré sa modération provisoire par une brillante campagne de communication, ainsi qu’en introduisant à l’Assemblé des députés aux profils-turcs plus démocratiques, issus de listes rajeunies et « féminisées » pour la circonstance.

Il ne lui restera plus, histoire de confirmer sa virginité, que de continuer à endormir l’Europe en se montrant arrangeant sur la question chypriote, puisque ce conflit n’est après tout qu’un legs de l’ancien régime « laïc », en acceptant en surface les reformes demandées par l’Union Européenne, voir même en reconnaissant le génocide du peuple arménien.
Je suis sûr qu’il en serait capable puisque là encore, ce crime est à mettre non pas à son passif mais à celui du vieil islam ottoman comme à celui du nationalisme jeune-turc, kémaliste y compris. Ce qui règle aussi le problème d’éventuelles réparations qui n’auront plus lieu d’être. Vierge, je vous dis. Le neo-islamisme « jeune-muz » sera puceau, avec un sexe fraîchement épilé et emmailloté dans ses 7 slips protecteurs. La Turquie neo-islamiste sera ainsi prête pour le Paradis européen et ses vierges bureaucrates fort peu farouches.

Une fois la belle Europe endormie, séduite par cette danse du bas-ventre neo-charia-sexy-capitaliste, les neo-islamistes pourront verrouiller progressivement, sans armes mais par l’efficace pression sociale d’une société turque islamisée, les démocrates turcs, les laïcs, les intellectuels, les libres-penseurs, les opposants et les minorités religieuses ou autres. Quoique, à bien y réfléchir, question minorités, il n’y en a presque plus de toute façon. Et un problème de réglé, un ! Quant à l’opposition de l’Armée, si elle ne réagit pas intelligemment, elle se retrouvera cernée puisque comme l’a dit Monsieur Erdogan en 1997 « Les minarets sont nos baïonnettes. Les coupoles, nos casques et les mosquées nos casernements » . Comme par ailleurs, même la population laïque en a marre de l’armée…

Et dire que quasiment tout le monde tombe encore une fois dans ce panneau turc. C’est fabuleux. Il y en a même pour dire que nous voyons des complots partout. Ce à quoi je réponds, « Mon petit Monsieur, pour qu’il y ait complot, il faut des trucs secrets, étranges, voir même bizarres ». Or point de bizarrerie, ici !
Quand on se revendique de l’Islam, même pragmatique, ce qui est le cas de Monsieur Erdogan, on suit fidèlement les préceptes du Coran et de la tradition mahométane. Par conséquent, il suffit de lire le Coran pour découvrir un programme on ne peut plus clairement écrit ainsi qu’une stratégie politique non seulement très complète mais aussi très pragmatique. Un complot ?!? Pfuuui ! N’importe quoi !

Sinon, à part ça, j’informe l’A.K.P que je kiffe grave leur logo. L’Ampoule. Pour éclairer ses nuits, passer de l’étoile et du croissant de lune à l’ampoule électrique démontre en effet une furieuse envie de progrès islamique. Y’a pas à dire, avec l’A.K.P, l’islamisme progresse. Il vient de découvrir l’électricité. À moins que ce logo n’illustre un jeu de mot. « L’A.K.P, le Parti qui vous tient au Courant ». Courant pour Coran. Très drôle ! Pourvu qu’ils ne passent pas eux aussi au nucléaire.

SILidim le Magnifique

mardi 24 juillet 2007

L’APHREURISME DU JOUR



Un “think, think, don’t talk”,
Vaut mieux qu’un “talk, talk, don’t think”.


Alors que j’expliquais dans le billet du 13 juillet, “la vie en duty free”, que le principal danger guettant nos démocraties résidait dans la tentation médiocrate, voici que Christine Lagarde, Ministre des Finances, se met à illustrer cette brillante analyse.

En effet, celle-ci a déclaré, la semaine dernière, à l’Assemblée Nationale que la «France est un pays qui pense. J’aimerais vous dire: assez pensé maintenant, retroussons nos manches ».

Propos que Elaine Sciolino, journaliste à l’International Herald Tribune, a non seulement relevé mais également fait analyser comme il se doit, par Bernard-Henri Levy et Alain Finkielkraut, tous deux ardents défenseurs de la Pensée et interpellés par l’absurdité d’une telle remarque (article repris par Libération).

Quant à moi j’aimerais dire à Madame la Ministre, qu’elle semble confondre bavarder et penser, car s’il arrive en effet aux Français, ministres ou pas, de bavarder beaucoup trop, il nous arrive rarement de trop penser. La preuve résidant dans les propos de la Ministre ainsi, et là je me ferai particulièrement taquin, que dans le récent choix électoral des Français. Alors certes, très loin de moi l’idée de croire que ma candidate était plus brillante que notre Président, mais à la vue et à l’écoute de cette équipe gouvernementale, je peux légitimement croire que l’équipe de ma candidate aurait pensé un peu plus.

Aussi, en m’inspirant du célèbre “shoot, shoot, don’t talk”, je conclurai en disant qu’un « think, think, don’t talk » vaut mieux qu’un “talk, talk, don’t think”.

Master SIL

lundi 23 juillet 2007

LES SLAMS D’ALAIN GERARD


Mon bon Alain-Gérard Slama a un tic. Ce brillant intellectuel de Droite, dont je goûte la chronique tous les matins « de France Culture » à 7h55, a un petit défaut. Il conclut toujours ses analyses comme son défaut d’analyse, ses conclusions comme son absence de conclusion, ses solutions comme son manque de solutions, par la formule « Universalisme français ».

À l’entendre, face au multiculturalisme réaffirmons l’Universalisme français; controns les réactionnaires avec l’Universalisme français ; torpillons les conservatismes avec de l’Universalisme français; « et avec votre café-cannelle, je vous sers quoi, mon bon monsieur ? » un peu d’Universalisme français !

Mais avant d’aller plus en avant, rectifions tout de suite ce qui pourrait devenir un malentendu universel. Je sais très bien que dans la bouche d’Alain Gérard, l’Universalisme est synonyme d’Humanisme, qu’il se définit par « les vertus responsabilisatrices des philosophies des lumières », vertus, responsabilité individuelle et lumières auxquelles j’adhère bien évidemment. Néanmoins, il y a quand même deux trucs qui me gênent dans cet « Universalisme français».

1- la façon incantatoire qu’a mon bon Alain Gérard, comme d’autres, de scander ce mot, me rappelle beaucoup trop d’autres incantations rhétoriques, pour mériter mon « total respect ». Ça me rappelle le Paradis-enfer, la Main-invisible ou l’Inconscient qu’utilisent curés, économistes et psys, quand ils se trouvent à court d’arguments.

2- La prétention de ce mot, de par sa définition première. L’Universalisme français désignant toutes ces valeurs lumineuses que la Révolution Française décréta applicables à tous les Français mais aussi à tous les autres Hommes. Or il y a un petit souci tout de même. C’est que question Universalisme, prétendument applicable à tous les hommes, il n’y en a pas qu’un seul. Il y en a même tout plein des Universalismes.

Le Christianisme, l’Islam et le Marxisme ont un Universalisme à proposer. Les Américains ont le leur. Les Chinois après s’être occupés de leur « perfection intérieure », entre 1433 et maintenant, se mettent à s’occuper sérieusement de l’extérieur.
Du coup, ça fait beaucoup d’universalismes non ? Sans oublier que les Extraterrestres sont parfaitement en droit de nous dire ce qu’ils en pensent de l’Universalisme.

Mouais, à bien y réfléchir, tout ça sent la bonne grosse excuse pour imposer ses propres valeurs aux autres, prendre pied partout dans ce monde, déjà bien occupé, comme tous les Universalistes ont toujours su si bien le faire. Tout ça sent beaucoup trop les Universal wars, une guerre d’universels toujours particuliers.

C’est ainsi que je préfère l’Humanisme. Un humanisme exempt de désir hégémonique, attaché à l’Humain dans son individualité et capable de voir dans chaque culture ce qu’elle a de particulier comme d’universel, d’honorable comme de condamnable. Un humanisme où chaque peuple définit ses propres valeurs, qu’elles soient le fruit de leur propre génie ou bien inspirées par d’autres, comme c’est souvent le cas. Un humanisme où tous les peuples définissent continuellement, ensemble, réunis en assemblée, ce qui les rapproche et ce qu’il convient de faire pour que leurs différences soient source d’enrichissements mutuels plus que de conflits.

Aussi, que l’Universalisme français soit déjà un phare pour la France avant de vouloir l’être pour la Galaxie. Que la France défende ses valeurs, avant tout, chez elle au lieu de vouloir les exporter.

Que la France, au lieu de se rêver en Phare figé sur un rocher, dispensatrice de Lumières qui tournent en rond, devienne plutôt une magnifique Muse, une belle inspiratrice, lorsque parée de ses plus beaux bijoux, de sa plus belle toilette, elle fait preuve d’une intelligence et d’une éloquence féconde…

Et ce même si, tout comme mon bon Alain-Gérard Slama, je suis persuadé que les valeurs occidentales en général, et françaises en particulier, sont bien évidemment les plus belles de l’Univers. Lol !

Sinon, cela dit, permettez-moi d’anticiper dans ce qui suit, les remarques à venir de la part de mes fidèles lecteurs, auditeurs par ailleurs de l’émission « les matins de France culture ». Comment cela se fait-il que parmi les trois chroniqueurs de l’émission, j’ai déjà parlé d'Alexandre Adler et d’Alain-Gérard Slama, les deux chroniqueurs de Droite et toujours pas du seul chroniqueur de Gauche, Olivier Duhamel. Serait-ce afin de garder le meilleur pour la fin ? Que nenni. Au fait, la perpétuelle rhétorique pépèrenaliste d’Olivier Duhamel me casse tout bonnement les couilles. Il n’y a pas d’autre mot.

Il n’y a pas à dire, je préfère la mauvaise foi de Droite. Elle m’offre au moins le goût de l’exotisme. Vive les Slamers de Droite et vive Alain-Gérard Slama.

MC SILar

vendredi 20 juillet 2007

L’APHREURISME DU JOUR




Quand je retourne une prise rhétorique
avec un bon vieux tomoe-nage ;
Je fais du Judo une technique de pensée.


Senseï SIL

LA PENSÉE PETIT BLANC


L’écrivain néerlandais Ian Buruma, professeur de démocratie au Bard Collège de New York analyse de la façon qui suit, le terme d’islamofascisme, dans une tribune diffusée par le « Project syndicate » et reprise par La Vanguardia (Espagne) puis par le Courrier International (France).

"Il (le terme d’islamofascisme) n'a pas été inventé par hasard. Il incite à voir une grande partie du monde islamique comme une extension naturelle du nazisme. Saddam Hussein, qui n'avait rien d'un islamiste et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui est un islamiste convaincu, sont souvent décrits comme des successeurs naturels d'Adolf Hitler. (...) Malgré tout, les analogies avec le régime nazi, bien qu'efficaces pour dénoncer le point de vue des personnes avec lesquelles on est en désaccord, sont généralement fausses. Aucune armée islamiste ne s'apprête à marcher sur l'Europe ? À noter que la majorité des victimes de l'islamisme révolutionnaire vivent au Moyen-Orient et pas en Europe ? Et Ahmadinejad, en dépit de sa rhétorique désagréable, n'a pas l'once du pouvoir qu'avait Hitler."

Intéressant n’est-ce pas ? Puisque Monsieur Buruma, qui est sans doute le plus grand penseur de son immeuble, veut pinailler, qu’il me permette de le rappeler à l’ordre. En effet, de l’avis de certains spécialistes, le nazisme allemand n’a rien à voir avec le fascisme italien. Donc qu’il ne confonde pas nazisme et fascisme lorsqu’il parle d’islamofascisme.

Ensuite, pour redevenir un peu plus sérieux, il est évident qu’au sens strict, le fascisme est une forme bien précise de totalitarisme. Cependant, il n’en conserve pas moins avec d’autres, et plus particulièrement avec celui qui nous occupe, bien des points communs. La soumission de peuples entiers à des chefs naturels ou surnaturels autoproclamés, la négation de la démocratie et des droits de l’homme, une mobilisation générale décrétée autour d’un projet collectif unique d’inspiration raciale, nationale ou idéologique, ainsi qu’un mépris ou une haine des autres groupes humains conduisant souvent à la guerre.

C’est ainsi que le terme de « fascisme » se trouve employé par le commun pour signifier, avant tout, notre amour de la liberté et notre rejet de tout totalitarisme. Et c'est ainsi également que le terme d’islamofascisme se trouve légitimé, n’en déplaise aux démocrates mous, qui comme en 1940, attendront que les historiens se prononcent un jour sur la question.

Mais je n’en ai pas finit avec Monsieur Buruma. Je vais même m’amuser encore un peu avec lui puisqu’il représente à merveille la victime d’un syndrome, touchant pas mal de nos petits penseurs blancs.

J’ai en effet remarqué depuis longtemps, chez certains petits penseurs blancs, que pour qu’un totalitarisme soit pris au sérieux, mérite l’adjectif générique de « fascisme », qu’il lui faut avoir été pensé et organisé par des peuples sérieux, blancs, voir aryens. Les bougnouls sont indignes de totalitarismes aussi beaux que les nôtres. Marx estimait déjà la « sous-race » Slave indigne du marxisme. Il vouait son marxisme aux Allemands ou aux Anglais. Monsieur Buruma lui-même, ne dépossède-t-il pas les Italiens de leur « fascisme » pour le confondre avec l’Allemand. Le fascisme c’est bien plus sérieux, bien plus beau quand il est allemand, n’est-ce pas ?

Un beau fascisme blond, bien organisé, avec des magnifiques uniformes gris, des défilés sublimes, des chars rutilants, des plans de batailles imprimés sur papier glacé. Une idéologie vous mettant la tête au carré en même temps qu’elle vous rase les cheveux en quatre. Un truc qui a de la gueule, quoi. Un truc de Blanc. N’est-ce pas Monsieur Buruma ?

C’est bien connu, les bougnouls sont incapables de tout ça. Les fascismes portugais, espagnols, grecs, d’Amérique du sud et que sais-je encore, ne sont pas bien sérieux. Trop bougnoules déjà ! Imaginez alors celui des musulmans. Pas sérieux je vous dis. N’est-ce pas Monsieur Buruma ?

Le « Coran » théorisant le combat (djihad) de Mahomet n’est certainement pas à la hauteur du « Mein Kampf », théorisant le combat d’Hitler, n’est-ce pas ? Perso, je trouve le Coran, bien mieux écrit.
Un blitz de cavalerie ayant repoussé les frontières de l’Islam de plusieurs milliers de kilomètres en à peine un siècle n’est pas à la hauteur d’un blitz de Panzers allemands, ayant échoué, n’est-ce pas ? Perso, je trouve le blitz musulman bien plus impressionnant.
La théorisation d’un « Drang nach Welt » (marche vers le monde) musulman, par la guerre, et par « le ventre de nos femmes », comme le disait l’ancien président algérien, Houari Boumediene (voir également l’hadith n°1), qui a plutôt bien réussi est là encore moins impressionnant que le « Drang nach Osten » (marche vers l’est) allemand, poursuivi par un Hitler en quête d’espace vital, n’est-ce pas ? Désolé mais là encore, le point est pour Mahomet.

Par ailleurs, je suppose que les menaces d’anéantissement d’Israël comme les tentatives maintes fois répétées, sont hors sujet. Bien évidemment. Tout comme la mise au pas d’un milliard d’êtres humains, leur soumission à des chefs, à des commandeurs de croyants, à un prophète, à un dieu. Tout ça au nom d’un quelconque paradis, d’un vulgaire Wal-Allah.

Puisqu’on vous dit que le bougnoul est incapable de penser à mal, d’avoir théorisé un système « fasciste », totalitaire, ayant démontré depuis plusieurs siècles son efficacité. Suffisamment efficace d’ailleurs pour avoir impressionné Hitler lui-même. N’est-ce pas Monsieur Buruma ?

C’est fou quand même tous ces points communs, non pas avec la pensée fasciste mais carrément avec la nazie. De pures coïncidences, de toute évidence.

Ah, le mythe tenace du bon sauvage, cette condescendance du petit blanc, ce racisme bien-pensant, capable de nier l’autre dans ses bonnes œuvres comme dans ses mauvaises, de nier au bon sauvage une quelconque capacité stratégique. Le bon sauvage étant bon par essence et non par ses œuvres, puisqu’il est incapable d’œuvrer, d’accomplir ce dont nous sommes nous, les blancs, capables, en bien comme en mal. Est-ce ça, le fond de votre pensée, Monsieur Buruma ?

Et dire que ce sont ces opinions-là qui ont pignon sur rue. Et dire que si tout ça n’était pas si grave, j’en rigolerais de bon cœur.

En parlant de gravité, histoire de rassurer ce grand angoissé de Buruma, il est fort probable qu’un scénario moins cataclysmique que celui de type hitlérien, voir pas cataclysmique du tout, soit tout à fait possible, mais pour travailler à l’écriture de ce scénario, il faut au moins retirer les stylos qu’on s’est enfoncé bien profondément dans les mirettes.

SIL bien trop Bougnoul pour Buruma

jeudi 19 juillet 2007

CHIRAC, LE GRAND ASSISTÉ


1967-2007. Pendant 40 ans la France aura assisté à l’insistance que mit Jacques Chirac à gravir, une à une, les marches de l’Elysée. Depuis la députation jusqu’à la présidence. Sa seule constance.

Un effort d’ascension ponctué de ripailles, où l’assistance fit bombance plus que de raison dans les salons d’un hôtel de ville, histoire que la générosité de ses parrains, oeuvrant dans la Finance, soit récompensée avec nos deniers, au nom de l’intérêt général et pour fêter la France

Un sens de l’intérêt général qui nous fit assister à des essais nucléaires, parlementaires et référendaires, conseillés par son assistance.

Un sens de la fête qui l’aurait mené, selon des rumeurs de salon, dans les lits de l’assistance publique puisque trop insistant à honorer les bras de ses assistantes privées, perfusé qu'il etait au Viagra. L’épectase aurait mieux value que l’apoptose. Vient donc l’heure de l’examen de conscience, suivie de la pénitence.

Maintenant qu’il fait acte de repentance devant un juge et toute la France, l’assistance se vide. Puisque ses assiettes son vides, le bal des faux-culs tourne au festival techno-transe, avec des toxicos de l’acide qui appellent à digerer celui qui sut si bien leur remplir la panse. Les pique-assiettes sont des ingrats, toujours prêts à vous savonner la planche contre une meilleure pitance.

Et pour clôturer cette danse, voici Jacques Chirac, en témoin d’un siècle, sous assistance juridique, quasi médicalisée. Une forme de déchéance.

Celui qui mange en SILence

mercredi 18 juillet 2007

L’APHREURISME DU JOUR



Il en va de l’agitation perpétuelle
Comme du mouvement présidentiel.
Trop de mouvement provoque le tournis ;
Trop de tournis provoque des vomissements.

Senseï SIL théoricien du mouvement perpétuel en politique

mardi 17 juillet 2007

LE PUBLIC PRIVÉ DE BLOG


J’ai pris connaissance, voila peu, de la réponse apportée par le Ministre de la Fonction Publique à la question au gouvernement « QE n° 107547 », qui concernait la tenue de Blogs par des fonctionnaires. La réponse établit, en résumé, que le fonctionnaire peut être privé de Blog au motif du devoir de réserve comme de neutralité, du secret professionnel et du fait que le fonctionnaire « doit observer y compris dans ses écrits, un comportement empreint de dignité ».

Ce dernier point me rappelle les propos qu’un certain Ministre balança au visage de Robert Redecker, après la parution de sa tribune « islamopposante » dans Le Figaro. Je m’étais demandé à cette occasion lequel des deux fonctionnaires suivants, avait été, de l'avis de ce même Ministre, le plus digne dans les années 40. Le fonctionnaire zélé ou bien le dissident, le Papon ou bien Jean Moulin? Après cette petite calotte qu’il me démangeait de donner, revenons à notre sujet.

Car je comprends tout à fait que les fonctionnaires de la République ont pour devoir, non seulement celui de fonctionner, mais aussi de protéger la dignité de leur fonction et de servir la République au lieu de se servir de celle-ci pour leur propagande ou gloriole personnelle. C’est ainsi que je n’ai jamais fait état de mes différentes fonctions, pour ne pas en faire un argument d’autorité, contrairement à certains.

Toutefois j’aimerais bien que cesse l’hypocrisie ou l'illusion du masque social.

Car d’une part, que l’on puisse dire, d’une façon autorisée par la Loi, tout et n’importe quoi sous couvert d’appartenance syndicale ou politique, en affichant ses fonctions, me parait bien loin du cuculte de la réserve. Certains servant même la République le jour et militant dans des partis anti-républicains, fascistes et surtout marxistes, les soirs comme les week-ends. D’autres se présentant à des mandats politiques, auréolés de leurs fonctions de Magistrats, Professeurs, Inspecteurs du Travail. Sans oublier les responsables politiques qui s’affichent ostensiblement aux côtés de ces mêmes Magistrats, Policiers, Professeurs ou Inspecteurs du Travail. Bonjour la neutralité...
Car d’autre part, il me semble que le commun est parfaitement à même de juger de la neutralité et de la dignité du fonctionnaire sur ce qu’il fait le jour devant lui, et pour lui, sans aller chercher ce qu’il pense la nuit y compris sur son Blog.

En attendant que certaines absurdités du masque social se déchirent, c’est avec tristesse, mais au nom de la liberté d’expression, que j’ai remis ce matin ma démission.

Certains collègues ont bien essayé de m’en dissuader, en m’expliquant qu’il me suffisait de faire comme tout un chacun. Balancer des emails outranciers avec des PowerPoint de mauvais goût à travers toute ma liste de contacts ou bien déblatérer dans les couloirs ou encore au téléphone. Ils m’ont même dit que je toucherais bien plus de monde qu’à travers mon Blog. Désolé mais ça fait bien longtemps que j’ai dépassé le stade oral pour le stade écrit.

Mercedes (PUB), ma sœur, non fonctionnaire, m’a bien proposé une technique imparable. Vous raconter elle-même ce que mes pensées lui inspiraient, compte tenu de ses talents littéraires, bien supérieurs aux miens, et de la grande proximité de convictions qui nous animent. J’ai là aussi dit non.

Je me suis demandé, un temps, si je n’allais pas menacer nos élites intellectuelles et dirigeantes, de fermer ce Blog, histoire qu’ils me supplient de le maintenir, en me maintenant à mon poste, voir même en me promouvant. J’ai en effet remarqué que pas mal de mes traits d’esprit et de génie avaient été repris dans pas mal de discours politiques et autres chroniques. Je ne leur en veux pas. J’adore être pompé.
Ils ont en effet remarqué que le taux d’âneries racontées dans ce Blog avoisinait le Zéro. Chacune de mes analyses ou exercices de prospective s’étant avérés exactes, fait extrêmement rare dans le monde de la chronique politique. Vous ne me croyez pas. Et bien, vérifié. Vous verrez que je fus l’un des rares à prédire une large victoire pour mon Nico, la réussite de sa stratégie concernant les extrêmes, les bourdes funestes de ma Ségo ainsi que ses coups de griffes, la belle percée de mon béarnais et un retour de flammes généralisé lors des législatives. Sans oublier l’international, le besoin d’état, l’économique, le religieux, le génétique, le spatial, le chantage lybien, etc.

Mes lecteurs hauts placés, ayant même invité Nelly Furtado, la très jolie portugaise de Vancouver, à chanter ce 14 juillet, en insistant bien sur ses origines, histoire de me faire plaisir tout comme à l’ensemble des portugaulois, et ce à la suite de mes demandes répétées, de « gages ».

« Mes gages ! Mes gages ! » Dégage ! C’est ainsi que j’ai opté pour une autre solution.

En fait, mon père me tannait depuis des années pour que je reprenne sa microsociété artisanale, oeuvrant dans le BTP. J’ai accepté. Je servirai ainsi la République en payant l’URSSAF. C’est moins brillant que d’être nommé un jour Préfet des îles Kerguelen, tel que j’en nourrissais l’espoir mais bon... Ma femme n’en sera que plus heureuse. Notre niveau de vie va considérablement augmenter.

Bon, ce s’est pas tout ça mais demain matin je me lève tôt pour le démarrage d’un chantier. Un haut fonctionnaire souhaite transformer en duplex, les deux appartements de fonction mis à sa disposition par la République, le tout à nos frais. Sans doute une question de dignité...

SIL plombier du Watergate

lundi 16 juillet 2007

L’APHREURISME DU TOUR




Ainsi foncent, foncent, foncent,
les petites marionnettes à bicyclette.
Ainsi font, font, font,
Trois piqûres et puis s’en vont...


Master SIL

samedi 14 juillet 2007

14 JUILLET 2007 : FETE NATIONALE


Puisque ma Ségolène a autorisé le Républicain de Gauche que je suis, à afficher ma fierté de notre Drapeau National, le drapeau de la Révolution Française... le voici !

SIL

vendredi 13 juillet 2007

LA PENSÉE POULE MOUILLÉE...


Ou quand mon Canard « fait le canard ». Si cela n’avait pas été le billet de JC Durbant, mon petit camarade extremecentriste, j’aurais sans doute fait l’impasse sur un article de notre bon vieux Canard Enchaîné de cette semaine. Vous m’excuserez de l’avoir parcouru d’un oeil aussi distrait mais je venais, juste avant, de mater les photos de ma Ségolène à la plage, dans le dernier numéro de Paris Match. Au passage, pas terrible la Clémence ! Ça manque de fermeté tout ça. Travaille donc tes abdos, ma fille. Ouais, je préfère largement la mère...

Mais revenons à l’article qui nous occupe, celui de la page 3, sur la menace terroriste qui pèse sur notre pays. « Cette menace qui vient d’Afghanistan » par Claude Angeli. De la belle prose angeliste.

Sous prétexte d’un Rapport confidentiel de la DST, Claude Angeli nous explose les mirettes avec un raisonnement voulant que « le principal risque d’attentats dépend de l’engagement français » en Afghanistan. Les risques secondaires dépendant de la « politique de laïcité » et de « répression des réseaux islamistes sur le territoire français ». Bravo, tout ça est très bien exposé !

C’est juste dommage que ni ce rapport « secret » de la DST, ni notre angeliste, nous aient rappelé, au moins « satiriquement », que les soldats d’Allah, depuis Mahomet, n’ont jamais eu besoin d’aller chercher bien loin, de bons prétextes pour couper des têtes ou bien les faire exploser. Mahomet ayant donné l’exemple en nettoyant Médine de ses opposants juifs, les Banu Qaynuqa et les Banu Nadir, tout en confisquant leurs biens, au prétexte d’une vulgaire altercation dans un souk de la ville et d’une ridicule affaire de palmier vandalisé. Ces dingues seraient, de toute façon, capables de considérer le fait de croiser une Portugaise à barbe, dans un marché de Lisbonne ou du 16e arrondissement parisien, comme un blasphème envers Allah et par conséquent un casus belli tout à fait valable.
Non, au lieu de nous rappeler tout ça, Monsieur l’Angeliste préfère nous suggérer de ne surtout rien faire contre ces criminels. Ça pourrait les énerver.

Nous voila fixés puisque ça fait effectivement quelques temps que je me dis que ce Canard porte de plus en plus la plume d’une presse « poule mouillée ». Quand par exemple il n’hésite pas à dénoncer les crimes sexuels de la Curie romaine mais hésite à faire de même avec le bon Mahomet.

Le 24 mai 2006, page 8, sous le titre « les curés pervers sont légion », mon Canard dénonce, on ne peut plus légitimement, les crimes sexuels de hauts dignitaires de l’église et la faible vigueur de la condamnation papale, qui préfère, il est vrai, être bien plus ferme avec l’avortement. Ben, oui, l’avortement, ça fait moins d’enfants pour ce que vous savez...
Le problème étant que dans le numéro du 15 février 2006, page 7, sous le titre « c’est l’histoire d’un Mecque », mon Canard oublie de faire état des crimes sexuels de Mahomet. Cet article présente Mahomet comme ayant « aimé les femmes », mentionnant qu’il en eut 11 officiellement, dont une copte et une juive, preuve de sa tolérance sans doute, mais oublie de préciser le rapt de certaines de ces femmes et le fait que son épouse préférée s’appelait Aïcha et avait 9 ans quand il lui ravagea les entrailles avec la bénédiction d’Allah. S’agissant d’un autre type de crimes, l’auteur de ce portrait, présente l’extermination, par Mahomet, du millier de juifs de la tribu des Qorayza comme faisant partie des « quelques grosses bavures » de notre soi-disant prophète. « T’aurais vu la gueule de la bavure » comme l’aurait dit Coluche. À moins que tout cela ne soit le choix d’une forme satirique appropriée au satyre qu’était Mahomet. Mouais...

Tout ça sent plutôt la pensée « poule mouillée », « poule tombée dans la (bonne) soupe » comme on le dit en Chinois. Une pensée qui pousse des profs à sanctionner des bons élèves faute de pouvoir le faire avec les cancres, des juges à sanctionner ceux pour qui le mot justice veut encore dire quelque chose, faute de pouvoir le faire avec les criminels qui n’en ont cure et des journalistes à taper exclusivement sur ceux qui acceptent de tendre leurs joues...

Cot ! Cot ! Cot ! Cot ! Cot !

Ne t’inquiètes pas mon Canard. Si par malheur tu chopais la grippe aviaire, saches que nous sommes nombreux à avoir repris la plume de la satire. Coin ! Coin ! Et merci JC.

SIL qui en a marre de la pluie

Illustration : http://peinturedelasource.over-blog.com/

LA VIE EN DUTY FREE


Monsieur d’Aucun est tout perdu. Comme il m’arrive de m’en prendre au dogmatisme bourgeois, il ne sait pas si je suis libre de toute haine sociale d’inspiration marxiste. Il se demande si je ne suis pas un agent double, ou bien si je n’avancerais pas masqué.


Qu’il se rassure. De la haine sociale, je m’en libère jour après jour. Plus je m’enrichis et plus je m’en libère. Non, je rigole. Je veux juste dire que le combat contre la vermine marxiste est un long combat. Sans oublier que toute maladie laisse forcement des séquelles. Encore heureux que je n’ai jamais été contaminé par la vermine fasciste. Une seule convalescence me suffit. Tiens, ça me fait penser qu’il me faut vermifuger mes chats, moi...

Par conséquent, que Monsieur d’Aucun se rassure. Je n’ai rien contre les bourgeois. Je l’aime bien, mon bon gros bourgeois. Pourquoi ?!? Parce que j’ai constaté qu’il est très doué pour se faire bâtir, par l’ouvrier et le paysan, un cadre de vie, ma foi, très agréable. La Ville, la Démocratie, les stations balnéaires. Que du bonheur. Pourquoi croyez vous d’ailleurs que j’habite un quartier bourgeois et que je passe mes vacances à La Baule si ce n’est pour y vivre bourgeoisement dans un cadre propre et policé. Que du bonheur, je vous dis.

Non, si j’asticote ici, un peu mon bon bourgeois, c’est pour lui éviter de tomber dans les deux travers qui le menacent et qui par conséquent nous menacent, puisque nos démocraties sont d’inspiration bourgeoises. Quels sont ces deux travers ? Le dogmatisme bourgeois et la médiocrité. Le dogmatisme bourgeois bien que peu dangereux, est cette capacité qu’a le bourgeois de se rendre énervant par son goût du blabla hérité du négoce, ses caprices métaphysiques, cette envie qu’il a de tout mettre en portefeuille ou en bourse, ainsi que la condescendance qu’il adopte envers le laborieux qu’il emploie. Ce n’est pas méchant en soi mais ça énerve quand même.

Là où ça peu devenir méchant, c’est quand il est tenté par la médiocrité. Je rappelle, au passage, pour ceux qui viennent à peine de me découvrir, que si j’aime le vulgaire, je déteste le médiocre aussi bien chez moi que chez le bourgeois. Or comme la médiocrité bourgeoise mène au fascisme ou au marxisme, il s’agit de l’en préserver. C’est que j’y tiens, moi, à ce que la démocratie bourgeoise soit gouvernée par le meilleur de la bourgeoise et le meilleur du laborieux. Bourgeoisie à laquelle vous aspirez de toute façon, bande de laborieux. Ne le niez pas. Je vous connais comme si vous m’aviez fait.

Par conséquent vous comprendrez mieux pourquoi je vomis le fascisme déclinant et plus encore le marxisme persistant ou sa nouvelle forme light qu’est la bien-pensance bobo. Vous comprendrez mais développons quand même.

Le Marxisme n’est en effet rien d’autre que la pensée médiocre de bourgeois trop moyens pour accéder par eux-mêmes à la bonne bourgeoisie et qui par conséquent ont besoin de fantasmer le pouvoir de cette Bourgeoisie :

1- Pour donner des airs d’importance à leur catégorie sociale. Le bourgeois médiocre étant jaloux du pouvoir de l’Aristocratie d’antan.
2- Pour pouvoir combattre papa, ce grand bourgeois, jusqu’au jour de l’héritage. Ce que démontre le fait que le petit bourgeois se calme, arrivé ce jour. Ce qui démontre ainsi que le Marxisme n’est que le stade oedipien de l’économie de marché, voir la manifestation d’un oedipe irrésolu. Le petit bourgeois rêvant de pendre papa à un crochet de boucher pour pouvoir se marier avec maman. La Poule aux œufs d’or.
3- Pour pouvoir monter le bourrichon du peuple laborieux et ainsi mieux s’en servir dans son combat, puisque le petit bourgeois n’a jamais su se battre ni tout seul, ni tout court.

Et là, désolé les petit gars mais le laborieux, il en a marre de saigner pour satisfaire votre haine de soi, votre haine de sous-classe, votre ambition. La récré a sonné.

Je rappelle, en effet, que la Bourgeoisie n’a jamais disposé d’un droit de vie et de mort sur le peuple laborieux, ne l’a jamais obligé à quitter la terre pour travailler dans la noirceur des mines ou dans la moiteur des usines. Et si la Bourgeoisie exploite le laborieux, défend rarement ses droits à sa place, excepté celui de voter et c’est déjà ça, elle ne s’est jamais transformer en Aristocratie pour autant.

Une Aristocratie qui nous maintînt pendant des générations à l’état de serfs, enchaînés à leurs terres, sous la menace de l’épée et d’un droit de vie et de mort, pris au nom du Sang et du Seigneur.
La Bourgeoisie n’a jamais empêché le laborieux, au nom du sang ou d’un dieu, de la rejoindre, en biens, en savoir et en pouvoir, par le travail et l’épargne. L’Aristocratie, si !

Tu m’étonnes que ce branleur de Karl Marx n’ait jamais compris pourquoi la révolution communiste, qu’il vouait aux pays industriels tels que l’Angleterre ou l’Allemagne, a éclaté en Russie, comme plus tard en Chine. Dans des pays où une aristocratie maintenait des paysans à l’état de serfs, conservait un pouvoir de vie et de mort sur ces paysans, saignait le Peuple. Des peuples dont les désirs de liberté furent pervertis par cette idéologie.

Ce con de Marx n’a jamais compris où étaient vraiment nos ennemis. Là preuve, il ne trouva rien de mieux à faire que d’épouser une aristocrate. Quel con ! Pourtant, la Révolution Française menée par les idées de la Bourgeoisie et le désir de liberté des paysans était bien là à titre d’exemple. « La Liberté ou la mort ! » C’est dire à quel point il était médiocre ce petit bourgeois là. Ce n’est pas la lutte des classes, le bourgeois ou les patrons, le Problème, mais bien la lutte des Castes, Monsieur du Con.

Et là vous me permettrez un petit aparté à l’adresse de mon bon Michel Onfray. Laisse tomber ces cons de petits bourgeois marxistes, mon bon Michel. Toi le fils, comme moi, d’un ouvrier agricole et d’une femme de ménage, libère toi de ces chaînes-là. Ils se servent de toi mon bon Michel. Dis à ces fils de petit bourgeois que s’il est honorable de se joindre à nous pour défendre les intérêts des fils du petit peuple laborieux, sans quoi nous serions un peu seuls à Gauche, qu’ils ne la ramènent pas trop quand même. Ils n’ont pas à parler à la place des laborieux ni à théoriser leurs délires de puissance sur notre dos.
Si ces fils de petits bourgeois nous aiment tant que ça, qu’ils nous envoient leurs femmes, filles, sœurs ou mères, au lieu de prendre nos mères pour des bonniches. Si elles savaient à quel point j’ai pu kiffer leur cul de petites bourgeoises, sans un pet de cellulite, cul qu’elles baladaient sous mes yeux du temps où ma mère m’emmenait l’aider à faire ses ménages. C’était avant qu’elles ne trouvent la Portugaise trop chère et la Philippine bien plus docile. Tu m’étonnes que les petites bourgeoises de Gauche ne veuillent pas d’une immigration choisie à nos frontières. Elles préfèrent faire le tri, elles mêmes, en bas de leurs immeubles. Vive le Social-narcissisme. Mais revenons à la lutte des Castes. Pense-y quand même mon bon Michel.

Oui, il a bien une lutte des Castes. Ceci dit, que les vieilles familles d’ascendance aristocratique se rassurent. Dépourvues de votre droit de vie et de mort sur nos têtes, vous n’êtes plus ni un danger, ni nos ennemis. Votre particule n’étant plus que ridicule. Vous n’existez plus. Seules restent certaines valeurs qui vous rendent respectables et très utiles à notre Nation quand vous donnez à ce pays des enfants, des officiers et des cadres. Les fils de l’Aristocratie d’épée ne sont plus nos ennemis. Ils sont même plutôt nos alliés, par cet amour de leur pays, contre nos deux catégories d’ennemis.

1- une première évidente. Celle des Médiocrates totalitaires. Les marxistes susvisés comme les fascistes de tout poil. À moustache, à barbe ou à crâne rasé.

2- L’Aristocratie nouvelle, celle de la finance, héritière de la vieille Aristocratie de robe. Celle qui vit en spéculant sur les fruits de notre travail, qui hérite sans mérite, transmet charges et privilèges, ne paie ni le prix du sang, ni celui des taxes. Une Aristocratie, tout sauf à plaindre, mais qui rechigne à participer à l’effort collectif dont elle bénéficie. Des « Aristocac » qui vivent en Duty Free. Une Aristocratie qui s’arroge un droit de vie et de mort sur nos biens sociaux, nos usines, nos sociétés, nos économies. Une Aristocratie constituée d’individus issus de chaque nation, de chaque ethnie qui se rejoignent dans leur dogme international-capitaliste et dans ce mépris qu’ils ont des intérêts de leurs peuples, de leurs nations d’origine et de la bonne marche du Monde.

Ceci dit, que les boutefeux se calment. Je n’appelle ni à trancher des têtes, ni à pendre à des crochets de boucher qui que ce soit. Je ne rêve pas de massacres de masse. Je suis bien plus Libido que Destrudo. Car tout cela se règle sans haine aucune.

Le problème posé par la première catégorie d’ennemis se combat par des idées claires, des convictions démocratiques bien établies, en ayant à l’esprit les problématiques sociales et nationales que ces hystériques mettent en exergues, un peu de stratégie politique (Merci M. Mitterrand ; Merci M. Sarkozy), une vigilance permanente et quelques claques de temps en temps.

Quant à la deuxième catégorie, je n’en veux pas non plus à ces têtes-là. Je n’en veux qu’à leurs profits demeurés, et dont il convient d’en récupérer une partie pour la collectivité, non pas par la confiscation des biens mais bien par la fiscalité.

Toutefois, il est évident que si la réaction de ces deux catégories était de vouloir lever la main sur nous, ils doivent savoir qu’il nous faudra bien nous défendre en leur tranchant la dite main.

A ceux pour qui cette manie que j’ai d’instruire à charge et à décharge, parait bien trop nuancée, pas assez saignante, bien trop chiante, qu’ils sachent que mon désir n’est en rien d’égorger. Il est plutôt de convaincre chaque groupe social, chaque communauté, chaque corporation, que chacun doit se dépouiller de ses désirs d’hégémonie pour que le meilleur de chacun participe au gouvernement de tous.

Bon, ce n’est pas tout ça mais il fait que j’aille lutter contre ma propre médiocrité en résolvant l’Hypothèse de Riemann. Il s’agit d’un problème mathématique sur lequel des génération entières de mathématiciens se sont rompus des anévrismes par milliers et dont la résolution peut me rapporter un million de dollars. Que voulez-vous c’est la période des soldes et ma femme est contrariée. Allez, je me donne jusqu’à demain matin pour y arriver. « Allez feignasse, au travail »... « Oui, chérie »...

Ah j’oubliais. Si c’est pas triste qu’il revienne à un fils de laborieux l’honneur de défendre la démocratie bourgeoise, quand même ? Si c’est pas triste, ma bonne dame ?

Pierre SILosophale

jeudi 12 juillet 2007

L’APHREURISME DU JOUR




Le Paquebot (1) Frontiste pris dans les hauts-fonds Sarkozystes.
Ou bien l’histoire du naufrageur (2) naufragé.


Sensei SIL


(1) : Le Paquebot est le nom que l’on donne au siège du Front National
(2) : Les naufrageurs étaient ces peuplades des côtes bretonnes ou galiciennes qui la nuit venue faisaient des feu imitant ceux des phares afin de se faire échouer les bateaux sur ces côtes rocheuses nommées les « côtes de la mort », puis d’en récupérer la cargaison. Le Pen s’étant cru être le naufrageur de la République.

mercredi 11 juillet 2007

UN MOT A DIRE : ISLAMOPPOSANT


Lorsque j’ai commencé à vouloir m’opposer à la montée de l’islam dans mon pays, avec mes gros bras velus et musclés, je me suis retrouvé un petit peu gêné aux entournures par les qualificatifs disponibles.

Pour me qualifier, je ne disposais alors que d’un seul mot. « islamophobe ».

J’avais beau me forcer, je n’arrivais à déglutir ce mot-là que très difficilement. Ce faisant je ne l’ai prononcé puis écris qu’une ou deux fois puisque mon stylo s’est mis à fuir et mon clavier à bugger. Sans oublier l’haleine fétide que le fait de prononcer ce mot me donnait. Le mot islamophobe raisonnait vraiment beaucoup trop comme phobique, épidermique, mal ressenti, bileux, limite xénophobe, bref tout sauf raisonnable.

Peu de temps après, j’ai découvert le mot « islamosceptique ». Ce mot a commencé par me plaire. Me plaisant, je l’ai tutoyé. Il avait l’avantage de procéder du questionnement et du doute qui me sont tous deux chers. Toutefois, ce n’était pas encore ça. Après avoir lu et relu, encore et encore, ces 6 dernières années, le Coran, les Hadiths, des biographies de Mahomet et moult autres ouvrages, que voulez vous, niveau doutes, je n’en ai plus le moindre quant à l’aspect mortifère et totalitaire de cette idéologie religieuse. Les seuls doutes demeurant dans la façon de la combattre, au mieux des intérêts des peuples déjà soumis ou bien en cours de soumission.

C’est alors qu’une idée m’assaillit, un matin, peu après mon réveil, tout en savourant mon Nesquik (PUB). Je me suis rappelé que les opposants aux régimes fascistes ou communistes n’avaient jamais été qualifiés de fascistophobes, communistophobes ou bien de fascitosceptiques et communistosceptiques mais plutôt d’opposants au fascisme et d’opposants au communisme. C’est ainsi que dans une même éructation synaptique me vinrent les notions « d’idéologie fascislamique » et de « Fascislm » ainsi que le qualificatif d’islamopposant. Qualificatif qui me va comme un gant.

islamopposant™, islamopponent™, la marque des vainqueurs... Crush the Fascislm...

SIL ganté de velours.

Illustration : il s’agit du drapeau saoudien, la seule caricature islamique autorisée. On peut y lire la Shahada, soit la profession de foi musulmane, précisant « qu’il n’y de dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète ». Voici pour la représentation textuelle de Mahomet. Quant aux armes, en guise de bombe, on y voit un sabre. C’est mieux ! Ça fait sans aucun doute bien plus orthodoxe…

mardi 10 juillet 2007

DES BOUTURES DE BOUTIN


J’avais prévu de lui « marave sa ganach à l’arach, avec mon flow de poukav», de lui rendre hommage en langage Djeuns, maintenant qu’elle est Ministre des banlieues avec l’aide d’une Fadela Amara qui parle de « taffer grave » depuis qu’elle est au gouvernement, mais non. Madame Boutin me plait. Elle a en effet tout pour me plaire. Ouaich! Ouaich !


Ses longs cheveux soyeux, ses yeux pétillants de malice, son allure gracile, sa classe naturelle, son verbe posé comme nuancé, capable d’arguments d’une inventivité stupéfiante et cette charité toute chrétienne qui la pousse à prendre sous son aille majestueuse Fadela « la musulmane » comme elle dit, m’ont séduit. Dieu que c’est beau. Or une personne aussi belle ne peut être qu’aussi bonne. Elle l’a toujours été d’ailleurs. « C’est d'la bombe bébé », hein Fadela ?

Elle me plaisait déjà quand elle prêchait contre le PACS, au prétexte que « toutes les civilisations qui ont reconnu et justifié l’homosexualité comme un mode de vie normale ont connu la décadence ». Euh... il me semble que la tolérance de l’homosexualité n’a pas empêché ni la pensée grecque ni la romaine d’atteindre leur apogée et qu’à mauvaise foi équivalente, je pourrais prétendre que le déclin de la pensée grecque comme romaine sont plutôt contemporaines de la montée d’une pensée chrétienne qui nous accompagna pendant toute la durée de ce brillant moyen age, mais bon, soyons bons que diable.
J’ai beaucoup aimé aussi quand, en manque d’arguments, sa fragilité tout émouvante la poussa à agiter gracieusement la sainte Bible devant les parlementaires. L’émotion sans doute ou bien l’autorité rassurante d’une épître aux Corinthiens (1 Cor 6 :9-10) écrite par l’un des pitres du christ où il y est indiqué à quoi ils vouaient les homosexuels. Aux flammes de l’enfer comme du bûcher, par extension. « C’est auch », n’est-ce pas Fadela ?

Elle me fit également une très forte impression quand après ses écarts de conduite républicaine dans l’hémicycle, elle su se refaire une virginité sociale en passant par la case prison et en pondant un rapport sur les conditions de vie de nos détenus. Une très belle leçon de tactique politique. « Et viens zum-zum-zem, » dans ma zonzon zen.

En parlant de tactique, j’ai beaucoup aimé également quand participant à la conférence des islamistes de l’U.O.I.F, elle souligna les valeurs communes à tous les croyants politiques. Combattre la laïcité. Incroyable ! Mais le poisson, même pilote, n’est-il pas un symbole chrétien ? « Channmé, » n’est-ce pas, Fadela ?

Une fois ministre, je ne l’ai jamais trouvée aussi belle que quand elle nomma un cureton pour mettre en œuvre sa politique dans les quartiers populaires. Dieu qu’elle est belle cette fusion accomplie de nouveau, entre l’église et l’Etat. Effectivement, comme le dit Madame Boutin, celle-ci est bien « catholique avant d’être une élue ». « Ça déchire, non », chère Fadela ?

Mais là où je lui dois ma plus belle jouissance spirituelle, c’est quand elle explique à Karl Zéro, en novembre 2006, que s’agissant des attentats du 11 septembre 2001, le président Bush est probablement derrière tout ça selon le déraisonnement voulant que si des millions de jobards ou d’amateurs de délires conspirationnistes assez fendards, vont sur les sites relayant ces théories, c’est qu’il y a un fond de vérité dans tout ça. En gros pas de fumée bushiste sans feu à Ground Zero. Magnifique ! Magnificat ; Magnificat ; Magnificat anima mea Dominum....

Dites-moi, mon cher Président à moi que j’ai, tout cela ne mériterait-il pas une petite démission, ma foi. Est-ce bien normal de maintenir au sommet de la République, une ennemie de la « République Indivisible, Laïque, Démocratique et Sociale » telle que définie par l’article 1 de sa constitution ?

Comment ça, Oui ?!?

Bon, passons sur le fait que Madame Boutin réunifie déjà l’église et l’état par sa fonction de consulteur de la Sacrée congrégation Pontificale pour la famille, un statut quasi-identique à celui de diplomate du Vatican, compte tenu que pour vous, la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’état c’est has been, trop loin, même pas né alors, tout ça machin quoi...

Mais est-ce bien raisonnable d’envoyer un tel message à nos alliés Américains, en maintenant au gouvernement une conspirationniste. À moins que cela n’ait pour but d’affirmer à nos alliés que nous conservons notre indépendance et notre liberté de pensée. Grands dieux, quelle pensée...

Sincèrement, Monsieur le Président, pourquoi ne prendriez-vous pas Monsieur Tapie pour le Ministère de la ville. Vous cumuleriez ainsi l’esprit d’ouverture, Monsieur Tapie ayant été parmi les premiers à Gauche, à avoir amorcé un virage à Droite, et la connaissance des Dossiers. Monsieur Tapie ayant été Ministre de la Ville sous François Mitterrand.

Promettez-moi au moins d’y réfléchir...

Frère SILas

Illustration : les fleurs sont pour Madame Boutin qui ne manquera pas de pleurer à la lecture de mon billet. C’est en somme pour m’excuser. C’est que je ne voudrais pas me faire excommunier. Pour un agent du Sodalitium Pianum, les services secrets du Vatican, cela serait embêtant. N’est-ce pas Fadela ?

PS1 : à lire, le portrait de Christine Boutin par Caroline Fourest et Fiammetta Venner sur : PROCHOIX

PS2 : Vous pouvez aussi signer la pétition demandant la démission de Christine Boutin sur : RESILIENCETV

L’HYPERPRESIDENTIALITE MONDIALE


Je sais bien que notre Président est hyper puissant, décide de tout, que tout comme le Iro de la série Heroes, il peut courber l’espace-temps et qu’il fait exploser nos quotas d’émission de CO2 en voyageant constamment, histoire d’être partout à la fois pour mieux nous sauver d’un monde menaçant, mais quand même, faut pas pousser mémé dans les orties.



Car à moins d’apprendre que notre Président est devenu subrepticement Président du Monde, présenter comme une poursuite de la politique d'ouverture, son soutien à mon DSK pour le poste de direction du Fond Monétaire International (FMI), c’est quand même du grand n’importe quoi.

SIL

PS: je t'aime beaucoup mon Nico mais fallait pas toucher à mon DSK.

lundi 9 juillet 2007

UNE VERITE QUI DEMANGE


Ma parole, c’est qu’on frise la surchauffe dans les milieux écologiques. Nicolas Hulot joue les bulots en filtrant la vase médiatique avec son pacte écologique, avant de s’enfoncer dans les sables mouvants du politique. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sacrifie quelques forêts histoire de pondre un énième rapport. Le Pape appelle à respecter « l’œuvre de Dieu ». Les Verts font feu de tout bois afin de surfer sur la frousse de même couleur que nous ficherait l’insécurité écologique. Claude Allègre se la joue Mammouth en voie de disparition, jugeant tout cela sans importance, et tenant à brouter tranquillement alors que tout le monde lui répète de ne pas rester dehors. Sans oublier Francis Lalanne qui tient lui aussi à « dépolluer la planète » « avant que la mort ne nous programme sur son grand ordinateur ».

Et la pollution sonore, t’en fais quoi, mon pote ?!? Rien ! il préférait organiser le week-end dernier des méga concerts de par le monde. Je ne sais pas vous, mais j’ai comme une grosse envie de fraîcheur, moi !

« Chérie, puisque t’es là à rien glander pour la planète, apporte-moi donc un petit Coca Zero bien frais, s’il te plait »… « Merci ma chaudasse, oups, merci ma chérie ! »

Que l’on ne croie pas toutefois que je sois un tenant du « laissez faire, laissez passer », que je ne souhaite pas que l’on gère raisonnablement nos ressources présentes et que l’on ne prenne pas soin de notre environnement, pelouses, squares et autres bacs à fleurs, pour notre bien ou celui de nos crétins de gamins qui ne pensent qu’à leur i-podes, leur i-fringues et autres i-conneries pendant que j’emmène les pelures du foyer au compost. Il se trouve juste qu’une fois le principe affirmé que « notre maison brûle », on a tout dit et rien fait et que moi, ça me gave. Ça me gave d’autant plus qu’outre ces grands principes, les solutions soi-disant radicales proposées par les écologistes me plongent dans la consternation. Il faut encadrer la croissance, freiner la croissance, équilibré la croissance, répartir la croissance... faute de mourir d’insolation, au moins ils me tueront de rire.

Eh, les cocos verts, allez donc expliquer aux Américains du nord comme du sud, aux asiates en général et aux chinois en particulier que notre style de vie n’est pas top pour le cosmos. Allez donc expliquer à l’Afrique qui se meurt du manque de croissance et qui vendrait 12 fois l’âme et l’atmosphère de la planète pour être à notre place que l’on va tous réfléchir à comment répartir tout ça. Avant que vous n’ayez commencé à exposer vos bonnes blagues bio, la cocotte minute terrestre aura eu le temps d’exploser 12 fois. Allons, allons, un peu de sérieux ! Vous connaissez quelqu’un, y compris parmi vous, capable honnêtement de refiler, à des quidam qu’il ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam, son bien-être ou celui qu’il bâtit péniblement pour ces rejetons. Vos objections de croissance ne sont que des foutaises ou aussi peu compatibles avec l’humain que les délires consistant à tendre l’autre joue quand on vous gifle ! Alors que faire ? C’est très simple !

Ouarf ! Ouarf ! J’adore faire ce coup-là !

S’il convient de chercher à mettre en place au niveau international les moyens de limiter la casse pour les siècles à venir, il ne faut cependant pas se leurrer. Bien des chercheurs disent que pour ce siècle, toute rectification des changements climatiques est inenvisageable. Et moi je vous dis que l’on ne sait pas si le phénomène est réversible et si la Terre ne va pas nous faire tout simplement un de ces mega « reset » dont elle a le secret. Hop, on laisse toute vie se dissoudre et on remet la soupe biologique sur le feu. Pessimiste moi ? Non ! Conscient que nous ne somme pas grand-chose et qu’à tout instant, on peut se faire exploser la carcasse par tout objet céleste mal intentionné. Alors que faire ! C'est pourtant évident!

Ouarf ! Vraiment j’adore !

Un proverbe japonais dit que « la solution vient souvent d’en haut ». Comment ça?!?
Il n'y pas à dire. Vous disposez d'autant d'imagination qu'une cocotte en fonte usinée sous l'ancien empire soviétique. Levez donc les yeux, bande de limités. La solution est en grande partie là-haut ! Et oui, en installant des bases industrielles sur la lune ou dans la ceinture d’astéroïdes, riche en matières premières, exit dans le cosmos, la pollution. Sur mars, les gaz à effet de serre sont même désirés.
Notre excès démographique, hop ! dans l’espace ; La conquête de nouveaux espaces, dans l’espace ; la guerre, dans l’espace, encore que pour qu’il y ait guerre il faut rareté de la ressource or je peux vous assurer que la ressource spatiale est loin de se faire rare. Fini le syndrome de « l’île de Pacques » où des groupes rivaux dans un espace limité se tirent la bourre jusqu'à épuisement des ressources. Dans l’espace, je peux vous dire que niveau limitation de la croissance, on n’est pas prêts à se poser la question avant longtemps.
Fini le risque de disparition de notre espèce. Fini notre plus grande angoisse. Le ciel pourra bien nous tomber sur la tête, une grande partie de notre descendance ne sera plus là… Et histoire de me faire plaisir, je ne résiste pas à vous soumettre un dernier argument… Si notre avenir sur cette jolie planète se trouve définitivement cramé, on aura réussi à mettre notre descendance au frais, au frais intersidéral…

Mais j’apprends à l’instant que l’homme d’influence que je suis a réussi à rallier un ancien ministre de la défense canadien, Paul Hellyer, à l’idée d’Odyssée spatiale pour notre espèce. Cependant, à l’évidence, il n’a pas tout compris à mon exposé.
Dans sa déclaration au journal « Ottawa Citizen », Paul Hellyer demande à ce que soient rendues publiques par les différents gouvernements, les informations à propos des technologies extraterrestres en leur possession. Technologies qui permettraient de résoudre tous nos problèmes…

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Laissez-moi vous répéter, encore une fois, bande de terriens accrochés aux jupes de maman Gaïa, que l’infantilisme consistant à vouloir attendre dans le nid, que tout nous tombe du ciel, tout cuit, dans le bec, doit laisser la place à une démarche où, volant de nos propres ailes, nous irons chercher les réponses, nous mêmes, tout là-haut.L’espace seul avenir de l’espèce.

Ça tombe bien, on vient de découvrir la première planète de type terrestre habitable par notre espèce. Elle tourne autour de l’étoile Gliese 581, une étoile de type Naine Rouge située seulement à 20 années lumières de notre système solaire. Une Naine Rouge. C’est formidable ! On pourra y envoyer nos marxistes. Il ne restera plus qu’à trouver une planète habitable ou pas, tournant autour d’un trou noir ou brun, histoire d’y envoyer nos fascistes et nos islamistes puisqu’ils partagent les mêmes goûts en matière d’astres nihilistes.

SIL commandant du USS GALACTICA

dimanche 8 juillet 2007

COCA GROUND ZERO


À la cantoche, jusqu’au 11 septembre 2001, j’étais plutôt Oasis™ comme garçon. Entre deux bouchées de nourriture asséchante ou de propos assez chiants, servis par certains collègues du ministère gogochisant où j’officiais alors, ces gorgées d’Oasis me permettaient de me plonger dans des rêveries orientales fort agréables. J’étais un peu jeune et cultivais encore quelques illusions quant aux oasis.


Dès le 12 septembre 2001, à la cantoche, je suis passé au coca-cola™. Chose que remarquèrent les collègues gogochisants qui avaient refusé ce jour-là d’honorer la mémoire des victimes par une minute de silence. Ils me demandèrent de leur expliquer mon goût soudain pour ce soda. Je leur répondis par une minute de silence.
Les gogochisants aimant manier la Questionnette, ils me reposèrent la même question, le lendemain. « Bein pourquoieuuu ? » Comme j’étais encore un peu islamoptimiste et lâche au point de nier par trois fois ce soutien symbolique à l’Amérique, on fait ce qu’on peut, je leur expliquais que c’était ma façon de nourrir mon cancer du côlon, la seule « belle mort » actuellement accessible aux citoyens des pays riches. La seule où l’on se bat.

Le problème avec le coca c’est que j’ai fini très vite par ne plus en supporter l’intégral et par trouver trop fadasse le goût de sa version light. Refusant de revenir à l’Oasis™, j’ai opté pour le Fanta™ qui appartient lui aussi au groupe Coca-cola™.

Depuis, j’ai changé de ministère. Vous allez rire, j’y ai trouvé des collègues encore plus gogochisants. À la cantoche, après en avoir soupé de leurs salades américanophobes, le gaillard de gauche américanophile que je suis, s’est remis à boire du Coca lourd, mal de bide ou pas. Le coca lourd m’ayant fait mûrir en même temps que pourrir, la lâcheté s’en est allée. Devant les remarques sur ce choix de boisson, j’ai répondu sans hésiter que c’était-là ma façon de soutenir l’effort de guerre américain. Un effort qui me pesa sur l’estomac jusqu’à la sortie du Coca Zéro™. Il m’a conquis tout de suite.

Sa robe foncée, son goût corsé en même temps que frais et agréable en font, ma foi et mon foie, un coca on ne peut plus gouleyant.

Quant au Zéro, il vient à point nommé. Il conjugue à la perfection, le nom que l’on donnait aux kamikazes japonais de la seconde guerre mondiale avec le besoin attenant de les siphonner et le niveau de mon humeur lorsque j’ai longé, tête baissée, les larmes aux yeux, l’une des arrêtes de Ground-Zero.

Allez ! À la vie ! Puisqu’il le faut ! Saoulons nous au Coca Ground-Zero pour ne pas oublier ! Coca Ground-Zero, Ma boisson commémorative.

SIL on the left, proud to be an american's friend

ESPRIT D’OUVERTURE OU BIEN ESPRIT FRAPPEUR


Après avoir rappelé la loi d’Illich sur les questions de rendement du travail, voici venu le principe de Peter sur les questions de portefeuilles ministériels. Ce principe énonce que toute individu gravissant l’échelle hiérarchique finit par atteindre son seuil d’incompétence.

Le problème étant qu’une fois arrivé à ce seuil, il redescend rarement vers celui où il se montrait compétent.

Du coup je comprends mieux l’esprit d’ouverture prôné pas notre Président, au moment où le principe de Peter semble frapper, d'aprés mes sources occultes, à la porte du Ministère de la Justice, de l’Enseignement Supérieur et de l’Ecologie après avoir frappé à celui des Finances.

L’esprit d’ouverture n’est que l’expression de la lucidité de notre Président. Il a compris depuis longtemps que la communication est à Droite mais que les compétences sont à Gauche.

SIL frappeur

samedi 7 juillet 2007

LE GRAND PORTUGALOIS


Madame Quidam est une coriace. C’est souvent le cas chez les astrologues assoiffés de pouvoir ou d’influence sur celui-ci. Leur ambition les pousse même à obtenir le titre de docteur ès sociologie, en Sorbonne. C’est dire.



Mécontente que je me sois fait les griffes sur ses astres dans mon billet du 25 juin et histoire de me convaincre des vertus de sa lune puisqu’elle sentirait pousser en moi la graine de grand homme de Gauche étant donné que je réfléchis en homme de Droite, Madame Quidam déposa hier sur mon e-bureau une thèse intéressante.

Un quatrain de Michel de Nostredame, dit Nostradamus pour les intimes, parlerait ni plus ni moins de moi. Il s’agit du VI 85, l’un des quatrains dont l’action se situe entre 1999 et 2025. Il y est dit ce qui suit :

La grande cité Tharse par Gaulois
Sera détruite, captif tous à Turban
Secours par mer grand Portugalois
Premier d’esté le jour du sacre urban


Évident n’est-ce pas ? L’analyse classique de ce quatrain indique, d’après Madame Quidam, qu’Istanbul, la grande cité Tharse sera détruite par les Français, à cause de prisonnier de l’Islam, avec le secours d’un grand chef portugais ou brésilien qui arrivera par mer entre la Saint Urban (25 mai) et le premier jour de l’été (21 juin).

Madame Quidam précise par ailleurs, ce Blog ayant été une révélation pour elle tout comme mon côté solaire, qu’après avoir lu tous mes billets, que cette analyse classique est de toute évidence erronée. L’analyse suivante lui paraissant plus juste.

Le grand Portugalois est bien pour moi étant donné que je fais 180 cm de haut, fait rare pour un tos, que je fais référence sans cesse à mes ancêtres gaëliques de Galice, et puisqu’il ne peut s’agir de ce gros naze de Saramago qui tout en étant aussi bresilophile que moi, et bien que prix Nobel de littérature n’en a pas moins discrédité toute sa pensée en comparant la Cisjordanie à Auschwitz. Comme il ne peut s’agir non plus de Barroso, le Président de la commission européenne qui après avoir plombé les comptes portugais du temps où il gouvernait, s’est permit d’infliger une amende au Portugal pour dérapage budgétaire une fois à la commission. Le grand Portugalois c’est donc bien moi, vu que je suis aussi l’un des Gaulois du Quatrain.

Quant à la destruction d’Istanbul par les Français, chose pour le moins étrange, il est fort probable que le véritable sens ne soit rien d’autre que les conséquences de ma capacité à ruiner les efforts de la Turquie à vouloir passer la sublime porte de l’Europe. En convainquant par exemple mon gouvernement de s’y opposer puisque ce pays retient toujours en otage la mémoire des victimes du génocide qu’il a perpétré entre 1915 et 1923 et qu’il porte en lui la fureur du Turban. Du coup la destruction de la grande cité Tharse n’est sans doute qu’une métaphore pour ce bout de Turquie d’Europe qui ne sera jamais le pont rêvé pour tous les Turcs.

Pour l’outre-mer, il s’agit sans doute de l’océan numérique où je navigue, et la mention au fait que le serveur qui m’héberge se situe dans le nouveau monde.

Mouais ! Mouais ! Mouais ! Chère Madame Quidam, tout cela ne m’impressionne guère. Mon bon maître Cabantous, professeur d’histoire moderne dans la Sorbonne où vous avez obtenu votre diplôme nous avait déjà prévenu à la veille de nos partiels, ceux autour de la Saint Urban, que s’agissant de Nostradamus, si on y cherchait bien, on finirait par trouver les résultats à nos examens. J’ai préféré réviser.

Par conséquent, je vous demande, chère Madame Quidam, non pas de déposer la suite de votre thèse, ni vos honoraires mais plutôt votre lettre de démission, demain matin, sur mon e-bureau.

SIL plutôt grand comme Portugalois

vendredi 6 juillet 2007

SARCOSUCHUS CONDUCATORUM NON EST


À l’adresse des gogochistes qui me fatiguent, en prétendant que notre Sarcosuchus Imperator serait pire que le Conducator Jean-Marie Le Pen, pour la bonne raison qu’il mettrait les idées de ce dernier au pouvoir, notamment avec ce ministère de « l’Immigration et de l’Identité Nationale », je ne dirai qu’une seule chose pour faire simple.

Sous Le Pen un tel ministère serait plutôt celui de « l’exmigration et pour l’identité raciale ».

Celui qui ne voit toujours pas de différence, qu’il me le dise, histoire que je l’installe dans un coin de ma classe à recopier des lignes et des lignes de déclinaisons latines.

SILius Cesar

jeudi 5 juillet 2007

CARTE BLANCHE VISA PREMIER


L’Elysée viendrait de faire opposition à la carte bleue de notre First Lady suite à la divulgation du code secret de la dite carte bancaire par notre bon vieux Canard Enchaîné. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Les deux mon général.

Un bien, puisque le contribuable républicain à l’inspiration sociale-démocrate toute scandinave, que je suis, n’est pas mécontent que n’importe qui, notre première dame n’existant pas juridiquement, ne puisse pas faire n’importe quoi avec nos deniers publics. J’ai toujours été défavorable à l’attribution de cartes blanches de toute façon, surtout aux femmes.

Le mal résidant dans l’hypocrisie de Gauche comme de Droite ainsi que dans la morale provisoire à cette histoire.

Pour l’hypocrisie de Gauche, c’est facile. Il est très étonnant que tous ces moralistes n’aient pas hurlé au loup de la même façon quand la Gauche logeait à l’Elysée. Ce faisant, ils prêtent le flanc ainsi au « nul ne peut invoquer sa propre turpitude. »
Je me suis, pour ma part, toujours interrogé sur cette manie qu’on avait de créer une fondation quelconque pour chaque première dame de ce pays. C’est quoi le but ? Payer les frais de représentation ? Compliqué non ?

Pour l’hypocrisie de Droite, c’est tout aussi facile. Alors que la Droite s’est faite la championne en matière de bonne gestion et d’économies budgétaires, elle ne trouve pour toute défense que d’hurler à la mesquinerie et de renvoyer les socialistes à leur turpitudes passées, en oubliant au passage que la LOLF, par laquelle la Droite ne fait que jurer, fut mise en place par mon bon Jospin, pour plus de transparence budgétaire et répondre à la logique d’audit permanent devenue très en vogue dans ce pays. Logique que je trouve personnellement assez ridicule quand son application se fait dogmatique, voire quasi-magique. La LOLF est la Loi Organique relative aux Lois de Finances. Elle est censée permettre une gestion plus transparente de l’argent public, de traquer les gaspillages et de permettre de trouver « des marges de progrès ».
Du coup il est assez mesquin de reprocher à René Dosière, le député socialiste de l’Aisne ayant porté cette affaire de carte bleue sur la place publique, et à notre bon Canard Enchaîné, d’avoir parfaitement intégré cette même logique d’audit et de vouloir l’appliquer. LOLF ! (Lot Of Laughs in France ; le mort de rire français)

Personnellement, Loki, mon mauvais esprit scandinave, me pousserait plutôt à exiger que les dépenses publiques de nos gouvernants soient consultables sur Internet, comme en Scandinavie ou au Canada, histoire de pouvoir pourrir, quand il n’y a rien à la télé, la tête de mon représentant préféré, au prétexte que le choix d’une bouteille de vin à 50 euros pour accompagner un dîner protocolaire était scandaleux alors qu’il y en avait des très bien à 20 euros.

Plus sérieusement, ce qui me désole, c’est que le Canard vient de tuer dans l’œuf, l’une des étapes vers la modernisation de l’état français. Désolé de me montrer aussi affirmatif, mais les dépenses effectuées par carte bleue sont contrôlables à la différence de celles en liquide, telles qu’elles devaient être effectuées jusqu’à présent par les premières dames successives. Toutefois, je lui pardonne puisqu’un canard ça aime par nature le liquide. Quand on y patauge, on laisse bien moins de traces.

Par contre ce qui m’inquiète ce sont les répercussions en termes d’image pour notre pays. Que la première Dame de France soit obligée en 2007, de quémander des petites enveloppes au secrétaire de son mari, est non seulement humiliant pour elle mais également pour mon pays. Ceci risquant de rappeler au Monde entier que la France a attendu 1965 pour accorder l’autonomie financière à la femme. Et ça, là encore, il n’y que moi pour y penser. Preuve que je suis vraiment le seul chroniqueur républicain de gauche dans ce pays.

Alors, que l’on veuille bien donner rapidement une existence juridique à notre Première Dame et qu’on lui rende notre carte bleue.

SIL militant pour les droits des First Ladies.

mercredi 4 juillet 2007

L’APHREURISME DU JOUR



En attendant les quelques concentrés de chaleur,
Faute d’un réchauffement climatique efficient,
Tempus Merdus sont les deux mots
Que j’ai à dire au temps….


Master SIL

C’EST MON CHOIX



Il est encore temps de choisir. Les tentatives de massacres en Grande-Bretagne appellent de ma part également ce qui précède comme ce qui suit.


S’il n’y a pas d’islam modéré ou d’islam libéral, islam signifiant littéralement « soumission », force est de constater qu’une large majorité des musulmans est modérée, souhaite vivre paisiblement dans un cadre garantissant leur liberté individuelle, leur prospérité et celle de leurs enfants.

Aussi, nous ne répéterons jamais assez que tout comme ce n’était pas l’Allemand qui était notre ennemi mais plutôt l’Allemagne nazie, le Russe mais bien une Russie Communiste, ce n’est pas le musulman qui est notre ennemi mais bien l’islam, ses militants et ses soldats ainsi que les états se revendiquant de cette idéologie conquérante. La première victime de l’islam étant d’ailleurs le musulman lui-même.

Par conséquent, il convient tout aussi inlassablement d’œuvrer au rapprochement des individus quelques soient leurs origines et leurs croyances, dans notre cadre républicain, dans nos cadres démocratiques et de sanctionner fermement, afin que le vivre ensemble soit possible, toute discrimination qui se fonderait sur ce que l’on est et non pas sur ce que l’on fait.
Ce dernier point visant certains lascars, dont l’existence est tout aussi indéniable, et qui ne fichant rien à l’école, parlant mal, présentant mal, agissant mal, n’ont pas à s’étonner du rejet qu’ils suscitent et qui n’ont pour le coup à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Et oui, par ces temps, c’est tout le monde qu’il convient de mettre devant ses responsabilités et non pas une seule catégorie de la population. Action réaction.

Toutefois, si nous nous battrons toujours pour défendre les droits des musulmans modérés comme de toute autre minorité, il va falloir qu’ils se battent également pour nous. Il va falloir qu’ils entendent les trois choses suivantes :

1- Que fondamentalement, nos pays ne leur doivent rien en tant que communautés. S’ils ont quitté leurs terres d’origine, c’est bien parce que celles-ci ne leur garantissaient pas les conditions de vie qu’ils ont trouvé chez nous.

2- Que nos nations ont une histoire, une identité propre, et que bien qu’étant capables d’intégrer tous les apports individuels possibles, elles n’accepteront néanmoins jamais de se faire dépouiller de leurs identités collectives au bénéfice d’une autre, sans un bain de sang.

3- Qu’il va falloir faire un choix entre la soumission et la liberté, la communauté nationale ou hallal qui vous a jeté sur les routes et celle qui vous a accueilli. Il va falloir choisir votre allégeance car nous sommes en droit, chez nous, de vous demander à quel camp vous appartenez et que vous participiez activement au maintien de nos cohésions nationales.

Il va falloir que les musulmans modérés manifestent que leur modération n’est pas un silence de consentement envers l’action de leurs coreligionnaires qui travaillent à l’installation de la soumission sur nos terres, mais bien le choix de la liberté. Et oui, il est venu le temps où il s’agit vraiment de mettre tout un chacun devant ses responsabilités.

Faute de manifester ce choix de façon claire, tous nos efforts pour que l’amalgame entre Islam et musulman ne se fasse pas s’effondreront, nos luttes anti-discriminatoires échoueront, la folie des foules se déchaînera et il vous faudra alors assumer les conséquences funestes de votre choix modéré...ou timoré. Mais il n’est pas encore trop tard.

Par ces temps tourmentés, il me semblait important de vous rappeler ceci, puisque je vous aime aussi et que j’attends de vous ce que j’attends d’un membre de ma famille. Là encore, à la différence des bien-pensants de Gauche comme de Droite qui de toute évidence, n’attendent rien de vous.

SILice de Sablier.

mardi 3 juillet 2007

L’ALLEGORIE DE LA CAVERNE AFGHANE


L’allégorie de la caverne est cette célèbre allégorie exposée par Platon et qui met en scène des hommes enchaînés dans une demeure souterraine. Ces hommes tournent le dos à l’entrée et ne voient, projetées sur les murs, que leurs ombres où celles d’objets situés derrières eux. Des sons, ils ne perçoivent que les échos.

L’un d’entre eux se libère de ses chaînes et remonte jusqu’à la sortie. Là, il se trouve ébloui par toute cette lumière. Résistant à l’envie de retourner dans l’ombre douillette de sa grotte, il s’habitue à la lumière et se rend compte à quel point sa condition intellectuelle précédente était misérable. Pris par l’envie de libérer ses anciens camarades, il redescend alors dans la grotte et leur expose ce qu’il a vu. Ceux-ci, incapables d’imaginer une telle chose, refusent de le croire et finissent par le tuer.

Cette allégorie expose ainsi la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité ainsi que la difficile transmission de cette connaissance. Il en va de même pour la réalité islamique. Point de réalité pour certains penseurs. Ils se trouvent enchaînés au fond d’une caverne talibane observant des ombres et abrutis d’échos.

Pour avoir trop longtemps tourné le dos à la réalité, enchaînés au fond de leur grotte idéologique, certains dispensateurs d’ombres et d’échos, ne peuvent appréhender la réalité islamique que progressivement. Cette lumière leur brûle les yeux. Elle leur brûle les yeux parce qu’elle leur arrive trop vive, trop brûlante et bien trop éruptive depuis cette source d’incandescence que sont toutes ces explosions bien réelles.

Celles qui ont lieu dans les rues de Lockerbie, Glasgow, Londres, Paris, Madrid, Cologne, Amsterdam (Théo van Gogh), Moscou, Essentouki (Russie), Beslan (Ossétie du Nord), New-York, Washington, Buenos Aires, Casablanca, Alger, Tizi-Ouzou (Kabylie), Djerba, Louxor, Le Caire, Charm el Cheikh (Egypte), Nairobi (Kenya), Mombasa (Kenya), Dar es Salam (Tanzanie), Jérusalem, Tell Aviv, Beyrouth, Aman, Damas, Ankara, Istanbul, Riyadh, Al-Khobar (Arabie Saoudite), Bagdad, Kaboul, Islamabad, Karachi (Pakistan), Delhi, Calcutta, Bali (Indonésie), Davao (Philippines) etc...etc…etc…

Oui, vraiment beaucoup trop d’éclats de lumières d’un coup. Attendez, ça va passer. Toutefois, si les troubles persistaient, surtout n’hésitez pas à chausser le même modèle de lunettes Oakley™ ( PUB) que moi. Ça aide, des fois…

SILosophe caverneux.

lundi 2 juillet 2007

LA TORTURA DE SHAKIRA


Qui peut encore prétendre que l’on n’apprend rien à la télévision. L’autre soir, lors de la dernière émission de la saison, « ce soir ou jamais », présentée par mon bon Taddéi, j’ai non seulement découvert le concept de « souchien » (pour Blanc de souche) cher à Mademoiselle Bouteldja des indigènes de la république, mais également la sympathologie. Toute une science.


La sympathologie est l’état dans lequel se trouve notre pensée. Le but de la sympathologie ? Trouver ce qui fera le plus sympa comme discours. Par exemple, est-ce que la torture c’est Fun ou bien est-ce trop Bad. Vous l’aurez deviné. Il ne s’agit pas de penser mais de donner envie au bon sauvage de devenir comme nous puisqu’en démocratie nous sommes avant tout sympas. La sympathologie n’est pas une pensée mais un exemple.

Rassurez-vous, je ne vais sûrement pas faire l’apologie de la Torture. Moi aussi, je suis un mec sympa, en plus d’être sensé. Non, je vais juste exploser les deux piliers du sympathisme sur ce thème-là et vous proposer ce que tout cela m’inspire. De l’inédit puisque je n’ai trouvé ce qui suit nulle part et que je me dis que cela peut vous intéresser, si d’aventure, tout comme pour moi, le sympathisme vous gave grave.

Le premier argument contre la Torture est celui de l’empathie. Imaginez-vous à la place d’un pauvre terroriste ou d’un quelconque ramolli du bulbe à coups de Coran, enchaîné à Guantanamo, subissant un interrogatoire poussé. C’est pas bien n’est-ce pas ? Oui !
C’est en gros la démarche de nos sympathologues comme des militants américains qui proposent aux passants de subir un échantillon de mauvais traitements afin qu’ils se rendent compte que la torture ce n’est vraiment pas bien.
Ce à quoi un militant antipathique répondra qu’il suffit de proposer aux mêmes passants de visionner quelques échantillons d’images d’attentats et de photos de victimes pour que ceux-ci se portent volontaires pour mener à leur tour des interrogatoires poussés. Conclusion. L’empathie, c’est trop pas fiable.

Second argument sympa. Si les Démocraties utilisent les mêmes méthodes que leurs ennemis, comment voulez que les gens vivant sous dictature veuillent de notre démocratie ? Un antipathique vous répondra : « pour les deux trois raisons que nous allons voir maintenant bande de sympas, ignorants de vos propres valeurs ».

1- Parce que lorsque les enjeux sont des dizaines, des centaines, voir des milliers de victimes innocentes, les petits enjeux de marketing démocratique passent bien loin derrière nos vies. Et encore, je ne parle pas de la vie de nos gosses, histoire d’être sympa avec les sympas.

2- Parce que je ne suis pas sûr que nos démocraties soient là pour faire rêver. Si les peuples ne se persuadent pas un peu par eux-mêmes qu’il n’y a pas mieux, je ne vais pas me fatiguer à leur faire un dessin en plus de mes discours. Personne n’a livré la démocratie sur un plateaux, ni à nous, ni aux autres peuples qui l’ont conquise et pensée.

3- Pour une raison bien plus fondamentale, tas de sympas. Parce que les démocraties n’utilisent pas les mêmes méthodes que leurs ennemis. Dites-moi. Comment cela se fait-il qu’aucun d’entre vous ne fasse la différence entre l’Ordinaire et l’Extraordinaire ? Vous ne savez plus où vous habitez ou quoi ?

Expliquons nous.

Il me semble qu’il y a une différence entre un pays dictatorial qui torture des foules d’innocents pris au hasard pour protéger un gouvernement de criminels et un pays démocratique qui « torturerait » des criminels tout sauf pris au hasard, pour protéger des foules d’innocents , non ?

Il me semble qu’il y a une différence entre des dictatures où la torture est l’ordinaire et des pays démocratiques où nos excès envers des criminels sont de l’ordre de l’extraordinaire. L’ordinaire restant chez nous la possibilité pour les victimes de nos excès de recouvrer non seulement la liberté mais d’obtenir réparation pour ces injustices. Alors que l’injustice dans les dictatures se règle d’ordinaire avec une balle derrière la nuque et on en parle plus.

Il me semble que toutes ces différences créent bien une différence de nature entre la Torture et ce que vous nommez nos « tortures ».

Toutefois si cette démonstration ne vous a pas suffi et que vous ne faites toujours pas la différence entre des choses bien différentes, voici une petite chanson qui finira de vous convaincre. Elle parle de torture. Elle s’appelle d’ailleurs « la tortura » :

« No pido que todos los días sean de sol ; No pido que todos los viernes sean de fiesta ; Tampoco te pido que vuelvas rogando perdón ; Si lloras con los ojos secos ; Y hablando de ella…

Ay amor me duele tanto ; Me duele tanto ; Que te fueras sin decir a dónde ; Ay amor fue una tortura... Perderte. »


Je sais, ce n’est pas très sympa de vous ramener à votre médiocrité mais bon, j’assume sans problème cela aussi, devant les dieux et devant les hommes. Dans l’intérêt de nos démocraties, heureusement qu’il y a des gens pour assumer une posture autre que la plus confortable, celle des sympas. Des gens qui acceptent de se frotter à nos démons, de voyager aux limites de nos valeurs, de se poser des questions morales que le commun refuse, de porter le poids de certains choix, tout ça pour préserver notre innocence et notre avenir. Des gens qui paraissent antipathiques mais qui disposent d’un sens moral sans doute bien supérieur à celui des gens sympas ; Et c’est très bien comme ça…

Même si là où je rejoins les gens sympas, c’est dans la nécessaire vigilance collective à maintenir pour que l’extraordinaire ne devienne jamais notre ordinaire.


El SIL torturado del corazon por Shakira, Beyonce y sobre todo por Rihanna y su paraguas