dimanche 30 septembre 2007

EXERCICE DE STYLE : BAVARDAGE MARXISTE


Mes très chers camarades… Ça c’est pour vous mettre à l’aise pour mieux vous la mettre. Mes très chers camarades disais-je, venez donc ici que je vous exprime vos expressions inconscientes. Vous verrez qu’après ce petit frottis dialectique, tout vous apparaîtra bien plus clair.

Nous commencerons par mettre en éclairage le Système puisque tout est de sa faute. En effet, ce n’est ni de la notre, ni de la votre puisque le Système vous place en objet et non pas en sujet. Le sujet étant le patronat. Et si le sujet patronal peut régner sur l’objet prolétaire c’est tout simplement parce que la dialectique bourgeoise, au cœur du système bourgeois, impose l’objectivation des sujets. C’est bien plus clair non ? Si ce n’est pas le cas avouez au moins, mes très chers camarades, que tout cela est, pour le moins, fort brillamment exposé. Vous la sentez la libération qui arrive. La sentez-vous au moins ?

Comment ça non ?!? A l’évidence, l’inconscience de votre condition d’objet a trop pris le pas sur la conscientisation libératrice que seul un sujet tel que moi pourra vous apporter. Vous avez de la chance va ! Ayant fait don de ma personne à votre cause, ayant sacrifié mon Moi personnel pour votre Toi collectif, je vous propose l’affaire suivante.

Un séjour linguistique de soutien dialectique, où entre quatre murs, oups, entre quatre yeux vous bénéficierez de mon savoir comme de celui du Parti. Bien à l’écart de ce monde matérialiste et objectivable, vous pourrez vous emplir d’une force libératrice, la mienne, oups, de la force collective d’une foule enchaînée, prête à rétablir l’ordre juste des choses. Le mien comme celui du Parti. Ah, la foule, la foule sacrée de nos frères, enfin plutôt de vos frères puisque le parti avec moi à sa tête, sommes votre Père. Un père à l’autorité toute bienveillante, à l’autorité libératrice. Surtout n’hésitez pas à faire venir vos proches dans notre campement de soutien dialectique, à nous amener toujours plus des petits camarades rétifs à notre message libérateur. Plus on est de fous et mieux on prépare une révolution sanglante, oups, arracheuse des sangles qui entravent une foule d’objets opprimés, attendant le jour où ils seront enfin sujets d’une démocratie populaire.

Oui venez nombreux qu’on vous enlève les sangles que vous avez accepté de vous poser tout seuls, pour les remplacer par des bonnes grosses chaînes en fonte, dont nous serons les seuls à détenir les clefs… « Mais qu’est-ce que tu racontes là Robert? C’était pas prévu au bavardage ça.»

« Excuse-moi Régis. Sans doute un petit Bug révélateur qui vient de se glisser dans la Matrice marxiste»… Je disais donc, venez vous faire libérer, venez, petits, petits, petits…

Venez, venez à moi mes petits-enfants, comme le dirait notre camarade Chavez, le leader du marxisme-apostolique, car le royaume collectiviste est à vous. Un royaume où vous ne connaîtrez plus la faim. Nos camps vous entraîneront à résister aux privations. Telle est la route qui mène vers la mise à mort du matérialisme oppresseur.

Un royaume où les forces matérialistes ne vous maintiendront plus dans un sommeil abrutissant. Nous vous réveillerons. Dans nos camps de rééducation, oups, campements collectivistes de libération, nous vous réveillerons jour et nuit. Rien de tel que la privation de sommeil pour laver en profondeur les cerveaux serviles, de la gadoue matérialiste. Oui venez à moi mes petits-enfants. Vous la sentez mieux maintenant la libération ? Oui, parfait !

Maintenant que je vous ai bien embrouillé la tête, profitons de l’ivresse pour développer la dialectique prolétaire qui vous permettra d’accéder au pouvoir en m’y mettant à votre place. Tout comme je suis l’expression consciente de vos expressions inconscientes, vous comprendrez, tas de cons, oups, très chers camarades que mon pouvoir soit l’expression conscientisatrice de votre incapacité à l’exercer. À vous le rêve de pouvoir. À moi sa réalité. Applaudissez mes très chers camarades puisque de notre totale abnégation, à moi comme au Parti, procède votre pouvoir et votre libération. Vous la sentez la libération ? Elle arrive. Oh oui elle arrive, elle arrive. Ouiiiii ! Elle vient tout juste d’arrivé dans vos jolis petits culs, ma libération marxiste. Merci camarades.

Merci camarades pour cette capacité que vous avez, en dignes fils du Singe, à passer d’une branche à l’autre, d’une liane à l’autre, d’une chaîne à l’autre, d’une oppression à tout plein d’autres.

C’est nul n’est-ce pas. Et dire que ces libérateurs nous la mettent profond depuis 100 ans et que l’on se contente de se plaindre que quelque chose nous gratterait du côté du duodénum. Un réflexe simiesque sans doute, en attendant que l’évolution fasse un bond supplémentaire. Un bond capable de concilier en nous le sens de la collectivité comme le goût de la liberté et de l’autonomie. Un bond capable de cesser de nous faire hésiter perpétuellement entre la tyrannie de l’ego ou celle d’une folie collectiviste. Un bond génétique qui inscrira dans notre ADN la responsabilité individuelle ET la solidarité collective.

samedi 29 septembre 2007

EXERCICE DE STYLE : LE BAVARDAGE FACHO


Celui-là aussi il est plutôt facile à exercer, étant donné qu’on a tous dans notre entourage un tonton qui vote FN, un pilier de bar votant à main levée pour le petit Rouge, un plombier polonais détestant les portugais, un taxi chinois vomissant sur ses confrères kabyles, un député UMP du sud-est prêt à pactiser avec le diable, et qui sont tous capables de balancer le genre de beauferies fachos qui vont suivre. Si ce genre de bavardage n’est pas drôle lui non plus, il s’agit de s’exercer à le débusquer dans nos méninges pour mieux le dézinguer. Car avouons-le, dans nos pires moments, nous sommes tous capables de ce genre de vilenies à dézinguer…

À dézinguer comme tous ces étrangers qui viennent voler le travail des bons Français. Bah, oui, si je ne travaille pas, si je suis tenu d’oublier ma misère dans l’alcool et me sens obligé de frapper ma femme à cause de toutes ces frustrations, c’est non seulement à cause de ma femme, des politiques, des juifs, des femmes politiques juives mais c’est surtout à cause des étrangers qu’ils soient femmes, juifs ou politiques. La preuve ?!? Facile. Pour la trouver, surtout ne tombez pas dans le piège de lire, de vous informer, de réfléchir. Ça ne sert à rien. Ils contrôlent tout. Tout ça, c’est des pièges tendus par le Parti des étrangers. La pensée nous est toujours étrangère. Elle nous vient toujours d’on ne sait où.

Non, faites plutôt comme moi. Buvez. Ça vous rendra les idées claires. Tiens, ramène-moi donc du Pinard Françoise. « In vino veritas » comme ils disaient les Romains. Loin d’être con ces Romains. C’est d’ailleurs la seule locu… alocu… locomation latine que j’ai apprise par cœur. Par respect pour les Romains. Des gens qui nous ont apporté le vin et le Foot ne pouvaient pas être que des mauvais bougres. C’est pas moi qui le dit mais Vercingétorix quand il trinqua avec César lors de la 3e mi-temps. Ouais buvez et vous verrez que tous les maux viennent de l’étranger. À l’école déjà, la maîtresse nous disait que les maladies « provenaient de l’entrée dans notre corps de corps étrangers ». C’est d’ailleurs le seul truc que j’ai retenu de ma maîtresse.

La preuve que c’était la vérité, c’est que lorsque j’ai récité à mon paternel cette leçon, il m’a répondu « écoute Nicole, écoute le petit. Quand je te disais que les maladies ça vient avec les étrangers, c’était bein vrai. C’est la maîtresse qui le leur a dit. Or la vérité, ça sort pour sûr de la bouche des enfants si c’est la maîtresse qui la leur à mise dans les oreilles, non, Nicole. Oh, NICOLE, réponds voyons »… « En tout cas petit, comme mon père disais, y a pas de microbe qui résiste à un bon vin chaud. Assied-toi et boit un coup à la santé de ta maîtresse et pour te vacciner »… « NICOLE, prépare donc un vin chaud pour notre fils et vite. Faudrait pas qu’il nous ait ramené une saloperie à la maison avec tous ces gosses d’étrangers qui traînent à l’école ».

Le vin contre les étrangers, une vérité, la seule que j’avais besoin de savoir. La preuve ? Pourquoi croyez vous que les Arabes ont peur de l’alcool. Parce que ça les tuerait voyons. Vous en voulez d’autres des preuves. Pourquoi croyez vous que l’Europe nous demande d’arracher nos vignes si ce n’est pour nous empêcher de nous défendre face à la menace étrangère. Parallelipedement ou parallèlement, j’sais plus, pourquoi croyez vous que les étrangers se sont mis à cultiver notre vin si ce n’est pour se protéger eux et pour pouvoir non ressembler au point qu’on ne les croit plus étrangers. Je connais mêmes des Arabes qui boivent. Ceux qui ne sont pas morts à la première gorgée, bien ça les a rendus plus forts. Mais je ne me laisserai pas avoir car moi je sais à quel point l’étranger est fourbe.

Ouais, si j’ai pas de travail c’est parce que non seulement notre travail va chez les étrangers mais qu’en plus celui qui reste ici, bein devinez, il nous est piqué chez nous par tous ces bicots. En plus, quand ils ont fini de nous piquer tout le boulot, ils nous piquent aussi nos ASSEDIC. Attention, quand je parle de boulot, je ne mélange pas tout. Moi aussi, je sais faire dans la nuance. Il y a deux types de boulots. Les boulots bien évidemment fait pour les bougnoules. Les boulots sales, inintéressants, qu’ils peuvent faire chez nous ou chez eux, je m’en fous. Et puis il y a le travail fait pour les bons Français. Des boulots où l’on dit aux batakwekes ce qu’ils doivent faire. Des boulots de chefs, de cadres, pour ceux qui comme moi savent réfléchir, savent commander. « Il vient ce pinard FRANCOISE »… Des boulots qui payent bien, qui nous font gagner plus que les métèques. C’est à ça qu’on les reconnaît les boulots pour Français. Mais v’là que j’entends dire depuis quelques temps que pour ça, il faut avoir fait des études. Quelle idée étrange. M’étonnerai pas qu’elle soit le fruit de cerveaux étrangers, pour nous voler notre travail celle-là. Pfuit ! Quand je vous parle de complot.

Tout le monde sait qu’il y a pas besoin de faire des études pour travailler. Il faut juste un boulot de chef, du bon sens français et du courage français. Or moi j’en ai, je vote pour Jean-Marie. Faut du courage, vous savez, pour voter pour Jean-Marie. La preuve ? Est-ce que vous connaissez beaucoup d’étrangers qui votent pour Jean-Marie. Non. Encore que j’en connais quelques-uns. Bein oui, de toute façon, des gens courageux, il y en a même chez les étrangers. Vous ne me ferez pas dire ce que je n’ai pas dit. C’est que je ne suis pas raciste moi. Mais en dehors de ceux-la, si des étrangers et leurs gosses piquent le travail de courageux Français soi-disant grâce aux études, à la formation, à cause de toutes ces idées de francs-maçons portugais ou juifs, je ne sais plus, c’est bien la preuve qu’il y a un complot pour nous voler notre travail. Vous voulez d’autres preuves.

Ah ! Ah ! Le Foot les gars. Là, non seulement les joueurs étrangers sont venus prendre la place des joueurs français dans les clubs comme dans la sélection nationale mais en plus les joueurs français, pour partie étrangers, nous ont été piqués par des clubs étrangers, pour qu’ils oublient qu’ils sont français. Même le chef, le capitaine de l’équipe de France n’est plus Français. Ah ! Ah ! vous ne savez plus quoi dire ! Comment ça t’as rien compris ?!? T’as pas bu assez, je crois. Allez boit, tu finiras par comprendre. In vino veritas, je te dis…FRANCOISE…

Ça vous fait rire. C’est déjà ça. Au moins la beauferie fasciste ne vous menacera plus. Mais n’oublier pas de vous protéger des autres. La menace comme l’étranger est partout…


PS : Soyons solidaires de Monsieur TEWFIQ KHENOUCHE, jeune vigneron de Castelsarrasin d’origine Kabyle qui a vu sa récolte de 2005 et 2006 totalement détruite par des putains de blédards racistes qui s’amusent à taguer sur les bâtiments de l’exploitation qu’il loue « pas d’arabe paysan » ou encore à le menacer de mort. Satané Pécorisme.

vendredi 28 septembre 2007

EXERCICE DE STYLE : BAVARDAGE BIEN-PENSANT


Après tout, il n’y a pas de raison. Moi aussi j’en suis capable. Vous verrez, c’est même très facile. Un réflexe tant nos disciples de Pavlov nous l’ont stimulé en profondeur. De quoi je parle ? De bien pensance voyons. Vous savez, cette pensée qui s’est auto instituée contraire à la mal-pensante. La seule belle pensée que vous devrez accepter comme telle. Pourquoi ?


Parce que ces disciples de Pavlov nous ont fait croire que nous serions les seuls au monde à avoir tout plein de trucs à nous faire pardonner. D’être riches et bien-portants. C’est pas bien d’être riches et bien portants tous seuls. C’est nul. Le jour où le monde entier sera riche et bien portant, ce sera super. En attendant, c’est mal et nous devons payez très cher cet outrage. « Crève ordure capitaliste ».

Ouais, nous les riches sommes des salauds. Car il ne nous suffit pas de piller la planète un peu plus efficacement que le reste du monde. En plus, nous polluons. Certes, nous ne sommes pas les seuls et chaque jour nous le faisons un peu moins efficacement que le reste du monde mais est-ce là une excuse ? Quoi qu’il en soit, j’ai la preuve que le riche est pourri par nature. Mon père est riche et pourri. Il refuse que j’hérite avant sa mort. Moi je ne suis pas pourri car parfois les tares sautent une génération. Quelle chance !

Ouais, mon père est un pourri. Il faut soit qu’il crève pour que je devienne la rédemption du riche, soit qu’il paye. Que l’on augmente les impôts de mon père et des gars comme lui. L’impôt c’est fait pour lui et non pour moi. Pourquoi ? Parce que je suis trop gentil et pas assez riche pour en payer. Ouais, qu’il paye, histoire de sponsoriser mes spectacles. J’en ai marre de galèrer pour produire mes spectacles mondiaux. Je ne devrais pas. Je suis gentil et bien-pensant. Tout m’est dû.

Sérieux, je suis trop vénère. Mais vraiment trop ! Faut que j’aille voir mon psy. Il m’apaise. Il me dit que j’irais beaucoup mieux après avoir « tué » le père. Ceci me permettra d’avoir enfin un rapport apaisé avec l’argent et de passer à un deuxième stade de ma thérapie. Un stade plus approfondi et plus cher. Je suis d’accord avec lui. Qu’il crève, que je sois enfin l’image du gentil riche.

Comment est-ce possible ?

Ça se voit que t’es pas gentil sinon tu ne poserais pas cette question. T’as de la chance d’être un salaud de pauvre sinon je pourrais croire que t’es un conard de riche. Enfin bon, parce que c’est toi, je vais t’expliquer pourquoi quand on naît cool, on le reste, même riche.

Moi par exemple, je suis cool parce que je suis ouvert. Chez moi, dans l’appart que je scouatte à mon père, histoire qu’il ne serve pas à la spéculation immobilière, je n’ai mis que trois points de sécurité sur la porte. L’assureur a eu beau vouloir m’imposer 2 points supplémentaires, soi-disant à cause de tout mon matos musical, j’ai refusé. En dehors de mes deux guitares fétiches valant bien 3 points de sécurité, le reste a soit été sponsorisé par mon père, soit par ses impôts. Alors, si une victime du système de mon père me pique le reste du matos, c’est pas grave. Mon père n’aura qu’à assumer toute la frustration qu’il engendre en re-sponsorisant tout mon matos redistribué. Moi tant qu’on ne me pique pas ma Playstation switché avec une puce spéciale que j’ai galèré à avoir, le reste je m’en fous. Je suis ouvert.

C’est comme pour le Monde. Je le rêve ouvert. J’adore ce concept de village global avec moi qui vais m’éclater à l’étranger et l’étranger qui vient travailler chez moi. Après tout ce que l’on a fait au Monde, le Monde a bien le droit de venir travailler chez nous en s’entassant aux abords de nos villes ou dans nos chambres de bonnes. Ce sont des êtres humains merde ! Enfin, tant qu’ils n’habitent pas chez moi. Oh, ce n’est pas que je sois fermé à ça aussi mais cela risquerait de me déconcentrer dans mon œuvre créatrice. Et puis les travailleurs étrangers, ils se comprennent mieux quant ils vivent entre eux. Faudrait surtout pas accentuer le déracinement. Vive le Multiculturalisme.

Bref tout ça tombe très bien. J’ai besoin d’une bonne non déclarée pour ranger mon bordel. Mon père refuse que je scouatte l’un de ses cinq pièces et ne me donne pas assez d’argent pour que je déclare ma bonne. C’est dégueulasse. Enfin tant que les petites Philipines peuvent venir.

Ouais, nous sommes tous frères. Regardez-moi, je m’habille comme eux, comme tous mes frères du village global. Tiens où j’ai foutu mon keffieh moi ? Je parle mieux de l’Islam quand j’ai mon keffieh autour du cou. Vous ne voyez pas le rapport ? C’est parce que t’es pas ouvert. Je parie que tu vois l’islam comme une menace. Et bien c’est là où je voulais en venir avec mon keffieh. Je suis ouvert moi et il est temps pour moi de rétablir la vérité sur cette religion d’amour et de paix qu’est l’Islam. Ouais, j’entends de-ci, de-là beaucoup trop de trucs injustes qui m’énervent.

Je n’ai pas besoin d’avoir lu le coran pour savoir que je suis le frère de mes frères musulmans. Car moi, j’ai confiance dans ce que me disent mes frères à la télé. La violence du monde islamique n’a rien à voir avec l’Islam et ce malgré tout ce que nos complots extraterrestres-franc-maçons-americano-sionistes leur on fait subir. Terrorisme, dictatures et guerres,. À la limite, il y aurait un lien éventuel avec l’islamisme et encore pas avec tous les islamismes. Rien à voir avec le Coran. À la limite, avec le coranisme et encore pas tous les coranismes. Rien à voir avec Mahomet. A la limite, avec le mahometisme et encore pas tous. Bein ouais, c’est pas aussi simple tout ça.

Ouais, l’Islam n’est que paix et amour. Tout comme Mahomet. Il a dû lutter contre l’adversité et les bâtons que les extraterrestres-francs-maçons-americano-sionistes lui mettaient dans les roues, c’est tout. Car de l’avis de mes frères musulmans, si Mahomet avait pu vivre 400 ans de plus, à coup sûr débarrassé de ses ennemis extraterrestres-francs-maçons-americano-sionistes, il aurait pu inventer la démocratie, l’alter-mondialisme, l’ONU, le commerce caravanier équitable, l’échangisme et même une bombe à neutrons pacificatrice. C’est notre faute, je vous dis.

Par conséquent, il est hors de question que l’on rentre en guerre avec l’Islam. Il ne nous a rien fait. Il ne nous fera jamais rien. Rien. Absolument rien. Le 11 septembre et tous les autres attentats quotidiens, c’est un coup des extraterrestres-francs-maçons-americano-sionistes. Et puis moi, j’en veux pas de la guerre. D’une part, je n’ai jamais su me battre et d’autre part j’ai envie de jouir de l’héritage que je toucherai bientôt. Tiens à la limite qu’on envoit mon vieux père en mission commando contre l’islamisme mais pas moi.

Car moi, j’ai de grands projets pour l’humanité. Des projets que je ne manquerais pas de mettre en place avec l’argent de mon héritage. Tiens par exemple, en voyageant en Thaïlande, Indonésie, Sri lanka, histoire d’aider les populations locales à relancer leurs économies dévastées par le tsunami. En y relevant de ses décombres, le tourisme sexuel. Ou bien en distribuant l’aide alimentaire en Afrique contre des faveurs sexuelles. Ou encore en… et puis zut, je ne sais pas. Fichez-moi la paix avec vos guerres, c’est tout. Je veux faire l’amour dès que j’aurais les moyens de le payer.

De toute façon, je partage l’avis du dalaï-lama. Si des gens nous en veulent, c’est qu’on n’a pas été bien gentils dans nos vies antérieures d’occidentaux. Ce qui a pourri tout notre karma. Et même si le dalaï-lama ne nous dit pas ce que les lamas tibétains ont fait de si grave pour que leur pays mérite l’oppression chinoise, je le crois quand même. Tout ça, ce sont des trucs d’êtres spirituels que les gars gentils comme moi doivent écouter, voilà tout.

Et puis, il y a pas besoin d’être un dalaï-lama pour savoir que si nous sommes super-super-super-super-gentils avec eux, nous pouvons espérer qu’ils soient au moins gentils avec nous. Vous ne savez plus quoi répondre à ça, hein ? Comment ?!? Que je vous foute la paix avec mes conneries. C’est pas gentil, ça.

Bon OK, si jamais la guerre était à nos portes, promis, je supporterais nos troupes, histoire qu’elles protégent mes biens. J’espère juste qu’elles ne se battront pas trop près du centre ville. Qu’ils feront ça au loin. Si possible à l’étranger ou en banlieue parce que moi vraiment, la guerre, je déteste ça. À la limite, au cinéma par des réalisateurs de gauche mais surtout pas en bas de chez moi. En tout cas, promis je supporterais nos soldats. D’une part vu le classement officiel, on a des chances de remporter la coupe du monde de la Guerre et puis de toute façon, il n’y a pas de soldats dans ma famille. Les autres peuvent bien se battre à ma place avec mon appui. Vous voyez que je suis un gars gentil.

Voilà c’était le message de paix que j’avais à adresser au Monde. Maintenant je m’en vais boire un verre dans un bar sympa. Cette conversation m’a desséchée.

C’est chiant n’est-ce pas ? Et dire que l’on entend ça à longueur d’ondes comme de journée.

jeudi 27 septembre 2007

F.M.I. LE FOND MONETAIRE IAHOUD


Je ne sais pas pour vous mais il se trouve que j’ai une tante, du coté de Noisy-le-Sec, qui s’évertue deux fois l’an à réunir tous les cousins de la famille dans le cadre d’un gueuleton typiquement médieval-portugais. On s’y retrouve tous. Les pièces rapportées étant également lourdement invitées à s’y rendre. Comme le Portugaulois se mélange facilement, nous voilà donc les Tugues avec nos moitiés gauloises, ritales, kabyles, antillaises, arméniennes, taiwanaises (si, si), j’en passe et des meilleurs. United colors of Batakweks. Tout cela est donc fort sympathique à ceci prés que ça finit souvent de la même façon.

Au bout de deux heures de bavardages politiques, le repas part en vrille avec trois camps qui se forment. Le camp de ceux qui n’y pipent que dalle mais se taisent. Un deuxième constitué des Tugues intégrés, voir assimilés, sachant lire, ayant fait des études et un troisième.

L’équipe des crétins aux cervelles ramollies par le mélange cannabis-caipirinha et leurs rares activités cérébrales. TF1, baby-foot, Costa do Sol, techno-rap et Tunning. Ceux qui ici parlent portugais toute l’année puis français au Portugal tout l’été et qui prétendent connaître sur le bout de leurs doigts rarement noircis par l’encre, le Portugal, la France et le Monde.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Parce que la dernière conversation que j’ai eue avec mes cousins du 9-3 a fini par bifurquer sur la nomination de mon DSK à la Direction du FMI. De là, elle a débouché sur le thème des juifs, l’argent et le Monde et s’est poursuivie par le titre de ce billet, juste avant de se conclure par tout un tas de truculentes insultes portugaises. « Vai-te foder caralho » ; « ès mas é burro como uma porta » ; « deixa falar quem sabe e vai guardar cabras là pro meio do monte»....

Une conversation qui m’a rappelé tout ce que j’ai pu lire à droite comme à gauche, sur le fait que l’éventuelle nomination de mon DSK serait problématique parce que démontrant « ce » lien entre Le Juif et l’Argent.

Or comme par ailleurs, je n’arrive pas à contenir, ces jours-ci, mes pulsion antisémites latentes, du fait que mon Juif d’apothicaire se trouve à cours d’Olanzapine, ces petites pilules anti-schizo qui me permettent si bien de stabiliser ces pulsion, je me propose aujourd’hui de démontrer à mes lecteurs, grâce à deux trois exemples incontestables que Les Juifs sont bien derrière toutes les banques, toute la puissance industrielle et financière de ce bas-monde.

Prenons pour commencer les 400 milliards de dollars juifs que représente le marché de la drogue (3e commerce mondial) en provenance d’Amérique du sud, du Maghreb et d’Asie. Et bien croyez-en mes documents secrets, tous ces milliards appartiennent aux juifs pour la simple et bonne raison que les trafiquants chicanos, ritals, maghrébins, afghans, birmans, y’sont tous juifs. Si ! Si !

Prenons pour continuer les 50 milliards liés au commerce des armes, fabriquées aux EUA, en Russie, en France, en Allemagne ou en Chine. Et bien, là encore, mes documents de source sure démontrent que tous ces Russes, Chinois, Américains, Allemands, y’sont Juifs. Si ! Si !

Tiens, un autre exemple. Prenons les 800 milliards de dollars sionistes provenant de la vente du pétrole. Vous me croirez difficilement mais là encore je vous jure mes grands dieux que tous ces Saoudiens, Russes, Iraniens, Texans, Anglais, Norvégiens, Vénézuéliens, y’sont juifs jusqu’au dernier d’entre eux. Si ! Si et encore Si !

Prenons pour conclure les 4 300 milliards du PIB japonais et les 2 700 milliards du PIB chinois, provenant de leur fulgurante ascension industrielle et financière. Et bien, je vous laisse conclure puisque là aussi, c’est tout pareil qu’avant.

Bref toutes ces sources de revenus sont dans la mains des juifs. Toutefois comme ils n’en ont jamais assez... Tiens voilà que je retrouve mes petites pilules au fond d’une poche, moi... Vous en voulez une ? Où en étais-je ? Ah oui... Donc je disais que n’ayant jamais assez, ils veulent faire du FMI la cerise sur ce gâteau galactique....

« Je me moque ? » En effet. « Pourquoi les gens sont ils stupides à ce point ? » Parce que tout ça est très cohérent. A vrai dire, la spoliation a sa logique.

Que voulez vous, quand le Chrétien se rend compte que c’est con d’avoir réservé l’activité bancaire aux juifs parce que son église l’avait jugée impure avant de la comprendre lucrative, il décrète que ces fourbes de juifs se sont volontairement accaparé cette activité pour asseoir leur pouvoir sur les Chrétiens. Alors hop, on les spolie. Comme par ailleurs, vous ne me croirez jamais, il y a forcement des juifs pour défendre leurs intérêts y compris financièrement, qu’il y a des banques dirigées par des juifs, et bien mon gars, n’avons-nous pas la preuve que toutes les banques sont juives ou plutôt pas encore toutes à nous. Ce qui permet de re-spolier ce qui reste. Faut pas déconner, c’est qui les plus forts ? Eux ou nous ? Sans blague...

Que voulez vous, le Juif on l’adore. Nous aimons le mépriser. Nous l’aimons victime d’un génocide. Le survivant, nous l’aimons déjà bien moins. Il nous prend la tête. Pourquoi il n’est pas mort celui-là ? C’est louche ! Nous l’adorons en écrivain maudit, artiste en guenilles, chanteur miséreux, banquier détesté, scientifique famélique. Dans toute sphère que nous ne goûtons guère.

Le problème étant qu’à chaque fois que nous reléguons le Juif à ce qui nous méprisons, les arts, le savoir, l’épargne, la banque, la science, ce fourbe réussi à transformer notre malédiction en bénédiction. Par son goût du travail, de la perfection, de la recherche, de l’exigence, de la liberté, ce pionnier transforme tout en or. Arghhh ! Ce qui, au fond, n’est pas grave puisque cela nous permettra de continuer à le détester et au final de le spolier, encore et toujours des fruits de son travail. Qu’il sème puisque nous récolterons. Y compris sur sa propre terre.

Et oui, même sa terre nous la voulons. Dieu sait ce qu’il serait capable d’en faire, de son désert. Un paradis. Nous ramenant encore et toujours à notre médiocrité. Enfin, attendons de voir. Laissons là lui un peu. Et si d’aventure il réussi à faire de ce désert un jardin, à y faire couler le lait et le miel, il sera toujours temps de prétendre que le Juif est partout en Israël, que ce n’est pas normal, histoire de lui confisquer Notre Palestine. Et qu’on ne nous parle pas de peuple élu, que ce peuple, comme tous les peuples de cette planète, aurait été établi sur cette terre par ses mythes fondateurs et sa divinité protectrice.

Quoi que, à bien y réfléchir, nous aimons aussi voir le juif en élu de ce Monde. Ça nous arrange. Car ainsi nous pouvons le spolier de ce Monde. Et oui, il est où l’intérêt pour un peuple non prosélyte à se vouloir élu du Monde. Alors que par contre, pour des prosélytes tels que nous, l’élection mondiale, ça peut s’avérer très utile. Et oui, aidé par les quelques juifs suffisamment cons pour y croire, nous les prosélytes, avons fait des enfants du dieu d’Israël, les élus d’un Monde dont nous nous voulons les seuls et légitimes héritiers. Encore et toujours la manie de spolier le juif y compris de ce qu’il n’a pas. Le Juif, nous le rêvons élu pour mieux le souhaiter déchu. Notre maladie.

Maintenant, histoire de conclure et pour revenir aux milliards de dollars du sujet qui nous occupe, le premier qui me balance que tous ces milliards transitent à un moment ou un autre par des banques juives situées dans des paradis fiscaux, voici ce que je lui propose. Sans chercher à démontrer l’ineptie de cette dernière connerie, puisqu’il est évident que les banques situées dans les paradis fiscaux suisses, luxembourgeois, liechtensteinois, monégasque, hongkongais, que sais-je encore, sont juives, je me contenterai de soigner sa parano en me mettant à son niveau de conscience et en lui faisant copier 7x77 fois l’une des deux phrases au choix :

1- « ce n’est pas parce qu’un cageot de navets empreinte une autoroute, qu’il appartient à l’autoroute et non pas au producteur comme au futur consommateur »,
2- « Je crois qu’on a exagéré la puissance des Juifs. Quand on voit ce qu’on a réussi à leur faire sans que le Monde ne bouge le petit doigt… » Phrase dite par le médecin SS dans le film « Amen » de Costa-Gravas.

Car au final, ce n’est pas que le rapport des Juifs à l’argent et au monde n’existe pas ou ne m’intéresse pas. Prière de se reporter au livre de Jacques Attali « Les juifs, le Monde et l’argent ». Il me parait juste pas inintéressant que nous, les prosélytes, les universalistes, les héritiers de tous ces peuples conquérants, nous interrogions sur notre rapport à l’Argent du Juif, à l’Argent tout court, étant donné les folies meurtrières où cette absence d’analyse nous a mené.

Bande de vieux schmoks...


SIL élu par Lugo et Kalega sur ses terres de Galice, par Saint-Paul sur toutes les terres de ce Monde et par le Docteur Spock sur toutes les étoiles de l’Univers. Yeah !!

mercredi 26 septembre 2007

EN TOUTE FRANCHISE


En toute franchise, l’utilisation du pipeau Privé comme nouvel outil magique dans la sphère Publique, non seulement ne me fait plus rire mais commence carrément à me courir sur les haricots. Contractualisation des objectifs, Culture de résultats, Impactage, One to One, Be to Be, Franchises...

Car au-delà de l’aspect pipeauteux et dogmatique, déjà bien perceptible dans le Privé, la forme qu’il prend dans le Public tourne au ridicule. Au moins dans le Privé, nous en acceptons les avantages mais surtout les inconvénients.

Prenons la cuculture de résultats. Dans le Privé quand le cadre supérieur ayant défini les objectifs ne les atteint pas, il peut être lourdé pour résultats insuffisants. « Quand actionnaire pas content, actionnaire cracher ». Alors que dans le Public, le rond de cuir inamovible qui s’amuse à pondre des objectifs ne risque pas grand-chose. S’ils ne sont pas atteints, il pourra non seulement prétendre auprès de son ministre de tutelle que ses subalternes de catégorie B ou C sont responsables de ce manque de résultats mais il pourra aussi se défouler sur les susdits subalternes en siphonnant leur notation ou bien leurs parts de primes. « Quand rond de cuir pas content, rond de cuir cracher ».

Prenons maintenant cette histoire de franchises médicales que l’usager se verra obligé de payer systématiquement. Bein là encore, cela ne respecte pas tout à fait la vulgate Privée en vogue. Car il me semble qu’en cas d’accident ou de dégâts, mon assureur ne me fera pas payer de franchise si je ne suis pas reconnu responsable du sinistre.

Du coup, je demande on ne peut plus officiellement à ce que la Sécurité Sociale mette à notre disposition des formulaires de constats. Aussi, si d’aventure mon voisin de strapontin, à l’état grippeux, m’éternuait dessus, je lui demanderais de bien vouloir signer un constat à l’amiable afin qu’il assume les coûts non pris en charge par mon assureur Public. De même si mon gamin revient de son école maternelle avec la varicelle. Un constat établit avec la famille du gosse contaminant s’imposera.

A une autre échelle, ne fumant pas, ne buvant pas, et n’ayant que la liberté d’expression pour seule conduite à risque, en cas de Cancer, je demanderai à mon Assureur Public ou privé (vu comme c’est parti) d’attaquer l’industrie automobile, chimique ou autre pour les coûts que je refuserai de prendre en charge. A partir du moment où je ne suis responsable en rien de mon état, je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de payer pour les pots cassés.

Bein ouais, si vous voulez jouer aux imbéciles, on risque d’être nombreux à pousser l’absurdité d’un tel système jusque dans ces derniers retranchements. Y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui rigolent. On pourrait même s’organiser en association, tiens !

Mention spéciale également pour cette partie de la Presse qui très loin de trouver cela complètement stupide, acquiesce, toute hypnotisée qu’elle est par les invocations magiques de la nouvelle vulgate. En oubliant toutefois que là aussi, elle ne joue pas tout à fait le jeu de la nouvelle religion. Car à dire n’importe quoi ou à le laisser dire, ces journalistes-là nuisent gravement à l’image de la Presse, l’un des piliers de nos démocraties. Ce faisant ils commettent un faute grave pouvant légitimer un licenciement sans préavis, ni indemnités. Pour parler en langage Privé, vous voila virés ! Oust !

Bon, ce n’est pas tout ça, mais voilà l’heure de ma petite saignée ayurvédique. « Dites moi mon brave, ça vous gratouille ou ça va chatouille ? »

SIL Knock

mardi 25 septembre 2007

APHREURISME SHAOLIN


A l’attention des pauvres pécores de Rangoon, je rappelle
que les bonzes qu’ils suivent ne sont pas Made in Shaolin.
Leur unique technique de combat ne les protégera pas.
L’immolation par le feu c’est très joli, mais peu efficace.

Shifu SIL

L’AGENCE SIL-INTERIM


Cet été, alors que j’étais tranquillement installé devant le Bar du Punch’in Baule, occupé à mater tous ces jolis petits culs qui passaient devant ma revue de presse, je fus subrepticement dérangé par un fort fâcheux appel. Afin de ne pas perdre un chantier important pour cette rentrée, j’ai dû revenir en catastrophe sur Paris histoire d’étudier la faisabilité des dernières idées à la con qui avaient traversé le lobe préfrontal de la greluche appartenant à mon riche client.

Ah les femmes et leur génie malfaisant de la décoration intérieure. On devrait leur offrir à toutes, des logiciels d’aménagement intérieur ou mieux, Sim Meyers, le créateur de SIMCITY et des SIMS devrait penser à faire un jeu du genre SIMSA, où il s’agirait de reloquer son intérieur. Je suis sûr qu’il y a un marché. Enfin, j’ai dû abandonner ma tribu et faire, comme notre président, le saut sur Paris.

En chemin, je me disais que les vacances en famille c’est tout de même sacré et que je n’avais toujours pas pris l’habitude de ce genre de désagréments. Décidément, me disais-je, il n’y a que la fonction publique pour cultiver les fondements sacrés de notre société. L’égalité de recrutement par un concours ouvert à tous. La non-discrimination salariale par le biais de la grille indiciaire. La stricte égalité Hommes-femmes. Des salaires de merde avec pour contrepartie, le droit à des vacances en famille sans être dérangé…
En conclusion, je me dis que la condition de petit patron, en dehors du salaire, ce n’est pas toujours ça. Lourdes responsabilités, incompréhension de la part des salariés comme du reste de la société, caprice des clients et vie de famille relevant des lois de la physique quantique.

C’est alors, au niveau du péage d’Angers, lorsque mon esprit fut libéré soudainement de toutes mes pensées parasites par l’aspiration survenue dans ce court instant où mon regard croisa l’ampleur du vide exprimé par celui de la préposée au péage routier, que me vint l’idée suivante. Celle de créer une boîte d’intérim pour patrons. Bein ouais ! Pourquoi les patrons ne pourraient-ils pas se faire remplacer par des CDD. Une idée géniale qui aurait les avantages suivants.

1- de nous permettre de passer des vacances tranquilles en famille.
2- de réconcilier les Français avec l’entreprise et le patronat, en goûtant à toutes les emmerdes journalières capables de venir frapper aux portes de nos bureaux.
3- de permettre une forme de redistribution des richesses.

En effet, si d’assurer l’intérim de petits patrons comme moi n’est pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant imaginez-vous, par contre, assurant l’intérim de Martin Bouygues ou de Patrick Ricard (Pernod-Ricard) à 200 mille euros le mois pour l’un et 400 mille euros pour l’autre. En un mois, vous gagneriez de quoi vivre toute l’année, voir plusieurs années.

Elle est pas mortelle celle-là ?!?

Comment ça « cela vous fait un peu peur ». Mais non voyons. Rassurez-vous, avec un programme de formation adapté dans le cadre d’un BTS prévu à cet effet, offert pas des agences ANPE, voir par le biais des Droits individuels à la Formation, c’est tout à fait possible. De toute façon comme le dirait mon assistante, dans les petites entreprises ce sont les secrétaires qui font tout le boulot et dans les grandes, c’est le Conseil d’Administration qui décide de tout, alors… En un mois, vous aurez moins de chances de provoquer une catastrophe que si vous y restiez toute l’année.

Il faut absolument que j’en parle au MEDEF et au Ministre du Travail. Avec une idée pareille, on va relancer immanquablement la confiance des français dans l’économie de marché et l’économie tout court.

Agence SIL

lundi 24 septembre 2007

EXERCICE DE STYLE : BAVARDAGE FRANCO SAPIENS SAPIENS


Françaises, français, vous êtes remarquables. Je vous ai promis. Vous m’avez compris. J’ai été élu. C’est extraordinaire. Je vous kiffe grave. Mais vous le savez déjà puisque vous savez tout.

Vous savez que tous les gens qui m’entourent sont remarquables. Or vous savez aussi que pour s’entourer d’êtres formidables, il faut être soi-même un peu extraordinaire. C’est pour cette raison que vous n’êtes pas sans savoir que toute personne critiquant mes propos ou mon action est forcément une romancière. Une romancière certes de talent mais une romancière tout de même. Une romancière dont je ne lis pas les romans, mais qui romance forcément. Les Français le savent bien. Et c’est là tout ce qui compte. C’est là tout ce dont j’ai besoin de savoir. Car les Français savent tout.

Aussi, les Français savent que l’argent ne se fabrique pas, que l’Etat est en situation de faillite et que l’on va tous mourir dans d’atroces souffrances pour lesquelles il convient de souscrire des assurances privées puisque le Public ne peut que ce que je veux. De même les Français savent bien que je n’y suis pour rien dans l’état où se trouve l’Etat puisque avant mon élection j’exécutais tout ce que l’autre commandait. Bon, ce qu’oublient les Français c’est que ma politique de cadeaux fiscaux y est pour quelque chose mais s’ils l’oublient, ils ne peuvent pas dire qu’ils ne le savaient pas puisque je dis tout ce que je fais et fais tout ce que je dis. Enfin presque, puisque certaines de mes promesses ont d’ores et déjà du plomb dans l’aile. GDF, la Turquie, l’exonération fiscale sur les crédits d’empreints immobiliers contractés avant l’élection…

Autre exemple. Les Français savent que les fonctionnaires sont remarquables. À vrai dire, ils devront désormais le savoir. Maintenant qu’on a réussi, après des années d’efforts et de propagande, à jeter les Français du Privé contre les Français du Public, en présentant les fonctionnaires comme des rentiers, des privilégiés, voir des escrocs, pour le plus grand bénéfice des rentiers et des privilégiés, passons à autre chose. L’affaire est entendue. Aimez-vous les uns les autres. C’est un ordre.

D’une part parce que maintenant qu’ils vont en chier, ils deviendront très vite assez remarquables. Je vous le promets. Et ce grâce à la culture de résultats qui va se faire entendre dans la Fonction Publique. Il est vrai qu’avant ça, les Français savaient bien que les fonctionnaires n’avaient jamais donné le moindre résultat. Les enseignants n’avaient jamais enseigné. L’Assistance Publique n’avait jamais sauvé de vies. La police et l’armée n’avaient jamais protégé notre société. L’administration fiscale ou autre, n’avait jamais rien contrôlé. Ça va changer. Les Français le savent bien. Ils sont extraordinaires.

D’autre part parce qu’il ne faudrait pas trop prendre ces fonctionnaires, devenus remarquables, pour des gros jambons. L’inadéquation entre l’accroissement des exigences, la baisse des moyens et la réalité de leurs salaires faiblards, pourrait finir par les énerver. Ils ne le savent que trop bien. Comment ferais-je alors pour communiquer sur mes objectifs sans fonctionnaires pour les atteindre.

Tous ces objectifs auxquels les Français me demandent de parvenir. Par exemple les 25 000 expulsions par an que les policiers vont devoir effectuer. Pourquoi 25 000 plutôt que 10 000, 100 000 ou tout simplement le maximum permis par les moyens disponibles? Et bien, parce que les Français le savent bien, voyons ! Et c’est parce que les Français le savent bien qu’il est d’autant plus scandaleux que des Préfets, cette élite de la République, ne le sachent pas. Ces préfets qui me répondent qu’ils n’ont pas pu atteindre leur quote-part du fait que les Bulgares et les Roumains ne sont plus des clandestins. Tas de pas assez remarquables, va ! Alors certes, ils auraient pu aussi argumenter de l’absurdité de ces quotités mais grâce à Dieu, ils ne savent pas le faire.

Ils auraient pu répondre au « les Français veulent des objectifs chiffrés » par un « les Français veulent aussi des augmentations de salaires, que l’éducation de leurs gosses ou leur protection santé leur coûte moins chère au lieu de se renchérir et plein d’autres choses sympas comme la très jolie femme du voisin ». Mais non !

Ils préfèrent surnager dans l’absurdité plutôt que de chercher à l’endiguer. Tous comme nos brillants speakerins et autres journalistes de télévision. Tant mieux !

Oh oui, les Français savent tout très bien puisque la Presse préfère s’attacher à ma petite personne plutôt qu’à démontrer l’ineptie de mes propos. C’est formidable. Tout cela est vraiment très remarquable.

Pourvu que cela ne finisse pas par se remarquer. Allez, salut, tas d’extraordinaires !

SIL identité remarquable.

dimanche 23 septembre 2007

APHREURISME SPECIAL


Si j’entends bien la nécessité d’adapter notre solidarité sociale
aux acquis démographiques et aux impératifs économiques,
j’attends néanmoins que l’on reforme le régime très spécial
de ceux qui naissent retraités et qui perçoivent cheque sur cheque.

Senseï SIL

samedi 22 septembre 2007

LOI DE L’EMMERDEMENT MAXIMUM


Faisant suite au débat concernant la loi sur le service minimum, le Republicoin se demande si cette loi n’aura pas pour principale conséquence de déclencher les effets de la loi sur l’emmerdement maximum car en fouillant cette question je suis tombé sur un sacré tas d’os. Les deux premiers étaient enterrés dans des vieilles strates geo-idéoligiques. Le dernier ayant été mis à jour dans une strate plus récente. Après reconstitution des puzzles osseux, trois fossiles idéologiques furent identifiés.

1- Le premier fossile est connu sous le nom de Liberalismus Gigantivore. Ses restes furent découverts dans une strate datée d’avant la crise de 1929. Une strate calcaire assez friable et parsemée de bulles financières. Après analyse, il semblerait que l’extinction massive des espèces économiques vivant sous cette ère geo-ideologique soit due à la mega-explosion de l’une de ces bulles financières. Explosion ayant permis à la communauté scientifique de modéliser les dangers d’une économie dérégulée. Encore que certains scientifiques minimisent l’impact du cataclysme. Ils remarquent que le Liberalismus Gigantivore a réussi à survivre grâce à quelques petites mutations. Le neo-Liberalismus dispose en effet d’une fourrure bien plus soyeuse que celle de son ancêtre. Il est de noter également que ses organes de communication ont connu une hypertrophie remarquable. En somme, à part l’aspect baratineur, le Liberalismus n’aurait pas changé, preuve ainsi faite qu’il serait parfaitement adapté à son milieu. Le premier groupe de scientifiques fait toutefois remarquer que si le Liberalismus Gigantivore semble absorber assez bien les explosions des bulles financières, avec cette question connexe qui est de savoir s’il ne les produirait pas lui-même, il n’en va pas de même des espèces environnantes qui morflent à chaque explosion.

2- Le second fossile fut découvert pas très loin du premier, dans une glaise argileuse rouge. Il s’agit d’un Tyrannosaurus Marximus. Une espèce idéologique qui a survécu également à l’épuisement de son écosystème. On la retrouve notamment dans les discours fossilisés de certains apparatchiks syndicaux. « Scandaleux », « provocant », « interdiction pure et simple de la grève », selon le déraisonnement voulant que l’obligation de déclaration 48 heures avant le conflit vaudrait interdiction de toute grève. Un joli sophisme osseux que l’on retrouve dans « l’Humanité », l’expression celluloïde de ce discours fossile. « Exiger d’un salarié qu’il se déclare gréviste 48 heures avant le conflit est une atteinte à la liberté individuelle » (l’Humanité 17-7-7).
La communauté scientifique a beau rappeler qu’à partir du moment où le salarié peut revenir sur sa décision, que ce salarié se déclare gréviste 48 heures avant ou le jour même ne change rien à sa liberté de travailler ou de faire grève, Le neo-Marximus ne veut rien entendre. Mais il est vrai, de l’avis des spécialistes du Tyrannosaurus Marximus que cet animal a toujours été un gros nulos dés qu’il s’agissait de penser la liberté individuelle. Bavard mais sourd, il est juste bon à rejeter sur les autres sa turpitude sophistique.

C’est ainsi que les neo-Marximus de l’Humanité se sont sentis obligé d’attaquer, en parlant de « sophisme », la très juste analyse de mon Joffrin dans le Liberation du 18-7-7. « Les syndicats admettent qu’on ne peut pas calquer purement et simplement la logique des grèves dans le secteur privé –une pression du travail sur le capital- au secteur public, où le capital n’est pas présent, où les salariés ont en face d’eux la puissance publique et où les victimes d’un mouvement de grève ne sont pas les actionnaires privés (il n’y en a pas) mais les usagers qui sont en général d’autres salariés ».

Sérieux, vivement un syndicalisme de masse à la Scandinave capable de nettoyer l’action syndicale du dogme marxiste, ce qui rendra l’action syndicale bien plus responsable et sans doute bien plus efficace.

3- Le troisième fossile mis à jour est une espèce récente qui se porte de mieux en mieux. Narcissismus Ambiantus. Un narcissisme ambiant qui broute et qui grossit tel un brontosaure. Un narcissisme attaché au prix minimal pour un service minimum. Un narcissisme attaché au service peu importe sa qualité et le sort de ceux qui l’assurent.

« Moieuuh, tant que Mon gosse est gardé par l’école, que Mon train est là, peu M’importe que les profs ou les agents de conduite soient mal payés, qu’ils doivent assurer leur mission avec des moyens défaillants, qu’ils se fassent insulter ou frapper. Seul Mon intérêt compte. Ouuuais, peu M’importe que les écoles flambent, que les moyens soient retirés aux lignes SNCF comme à l’enseignement public. Moi tant que le service est à Ma disposition et ce même si Mon gosse vient de rentré dans le privé, financé par l’argent public, et que je Me serve surtout de Ma voiture, c’est tout ce qui compte. Le client est roi, je suis reine et peu M’importe si en cas de grève Je peux faire autrement puisqu’on peut toujours faire autrement, soit pour faire garder son gosse, soit pour se rendre au travail, et si au final le seul véritable perdant est le gréviste qui se prive de sa journée de paye. »

Les grévistes ayant toujours perdu leurs journées de salaire quoiqu’en dise la propagande adverse et les rares accords de sortie de grève. Peu importe tout cela pour le Nascissismus Ambiantus. Pour cet animal, seul compte le temps de service disponible. Il faut dire qu’on l’a bien nourri, ce narcissisme. Avec de bonnes grosses doses de poujadisme. En faisant du fonctionnaire un rentier ou un privilégié.

Encore que, à bien y réfléchir, toute personne qui contrarie nos tendances narcissiques et notre droit au service, devient très vite un ennemi. Je suis persuadé que nous serions incapables de nous retenir d’engueuler les caissières de notre supermarché préféré, s’il venait à l’esprit de ces privilégiées, avec leur SMIC, leurs 35 heures, leurs Assedic et autres allocations familiales, de faire grève pour défendre leur tout petit bifteck.

De toute façon qu’il y ait monopole ou pas, toute grève nous emmerde. Je me suis dit cela l’autre jour lorsqu’une panne d’accès à Internet est intervenue chez mon fournisseur. J’étais vénère et ainsi énervé me suis projeté en télétravailleur. Que ce serait-il passé si au lieu d’une panne, il s’agissait d’une grève et si j’avais eu un besoin « vital » d’Internet pour mon télétravail ? J’aurais fait comment ? Résilier mon contrat ? Changer d’opérateur avec tous les tracas afférents?

Non ! J’aurais gardé le même opérateur et j’aurais pourri la tête de la pauvre opératrice non-gréviste, en hurlant à la prise d’otage, au besoin vital, alors que faire autrement était toujours possible, histoire de défouler ma petite frustration narcissique. Oubliant au passage que les responsables de la grève ne sont pas les salariés qui se privent d’une journée de salaire mais les cadres dirigeants de l’entreprise qui n’ont pas su désamorcer la crise.

Or dans le Public il en va de même.

Le responsable est-il le salarié du secteur Public ou le fonctionnaire qui sacrifie des jours de paye en espérant sauver son bifteck ? Non ! Le responsable est bien évidemment le dirigeant de l’entreprise publique ou encore le ministre de tutelle. Tous ces gens qui nous ont appris à taper sur les salariés et les fonctionnaires pour mieux dissimuler leur responsabilité dans tous ces conflits. Et c’est étrangement à cause de ce constat que je ne taperai que modérément sur cette loi.

« Comment ?!? » Vous avez du mal à me suivre. Attendez voir, vous allez comprendre.

Considérant tout pareil que mon bon Joffrin, que le Public n’est pas le Privé ; que le monopole change un peu la donne ; que l’on fait avant tout la grève pour soi, même si certaines grèves du Public ont indéniablement servi les intérêts des salariés du Privé ; que la responsabilité des dirigeants du Public est d’assurer le service dû aux usagers...

… La logique du donnant-donnant donne raison à cette loi établissant un préavis de 48 heures. Une loi qui n’empêche en rien de faire grève, même s’il est évident que les salariés subiront des pressions pendant ce délai. Mais une loi qui permet aussi aux responsables Publics d’organiser la continuité du service Public. Et par conséquent, à partir du moment où cette loi nous fait passer d’une logique poujadiste, où l’on rend le fonctionnaire responsable des incapacités managériales, à une logique de responsabilité pour les dirigeants, pour moi, c’est tout bon.

Alors j’entends déjà dans les mouilles marxistes qui parlaient plus haut de liberté individuelle, que cette loi va surtout servir à briser la grève, en organisant le service avec les non-grévistes. Petit blabla convenu que je reprends de volée, de la façon qui suit. Que ceux qui veulent faire grève, la fassent et ceux qui veulent travailler travaillent. Que les directions fassent appel à des non-grévistes et même à des intérimaires s’ils le souhaitent. Je veux voir ces dirigeants ou ces ministres organiser tout ça, former des salariés en catastrophe et payer le surcoût. Qu’ils fassent y compris appel à des entreprises privées, à l’armée, réquisitionnent des cars « Eurolines », des diligences, des chars à bœufs. Que les bœufs aient un service minimum à la hauteur des leurs exigences de qualité.
Pareil pour l’école. Que les profs ne s’inquiètent pas. Si la priorité pour l’usager est que l’école de la République assure un service de garderie, alors que les responsables de l’éducation nationale embauchent en intérim des gardes-chiourmes, des animateurs de centres aérés, des vigiles, des gardiens de bœufs, pendant que les profs feront grève pour un véritable service public de l’instruction ou pour la revalorisation de leur maigre salaire. Par contre, en se contentant de ce service minimum, il ne faudra pas venir pleurer à la fin de l’année sur les résultats calamiteux de leurs gamins.

Aussi que tous les salariés du Public se rassurent. Assurer un service parallèle, minimal, c’est bon pour le service minimum et c’est bon pour l’emploi. Sans oublier que le coût supplémentaire est bon aussi pour la grève.

Ouais, j’ai envie de voir les responsables publics assumer enfin leurs responsabilités, gérer le bordel que provoqueront leurs petits bras de fer en bras de chemise. J’imagine déjà mes anciens petits camarades syndicaux se déclarant massivement grévistes puis souhaitant travailler le jour de la grève. Ouais, j’ai envie de voir ces responsables mis en face de leurs responsabilités, de ne plus les voir rejeter ces mêmes responsabilités sur les fonctionnaires.

Moi, tant que l’on n’impose pas de préavis de 48 heures dans le Privé, là où grâce au CNE on peut licencier sans préavis, ça me va.

Ouais, je sais que c’est là encore une fois, totalement inédit comme discours. Que voulez-vous, faute de l’entendre chez les apparatchiks syndicaux, qui, au lieu de combattre le poujado-narcissisme ambiant, préfèrent parfois se servir de leurs troupes comme d’une piétaille pour préserver leur petit pouvoir, il convenait que je m’y colle. Que j’explique ce qui paraît évident à bien des militants syndicaux, qui sur le terrain connaissent le prix de la grève, négocient tous les jours avec les employeurs, arrachent des accords avec pragmatisme. Des militants inconnus de tous nos narcissiques qui leur doivent leurs Conventions Collectives.

J’te jure, qu’au pouvoir, ma première mesure pour un syndicalisme de masse serait de faire bénéficier des dispositions conventionnelles, les seuls salariés syndiqués.
La deuxième mesure pour un syndicalisme de masse, sera de vous raconter très bientôt une grande aventure syndicale. Et oui, on peut être un petit patron et être favorable à l’action syndicale. « J’en connais plein », pour employer un argument à la Sarko.

SIL pour une Force Ouvrière

vendredi 21 septembre 2007

APHREURISME ENTREMETTEUR


Valérie, Anne, Béatrice, Marie, Christine...
Après ce temps où les filles de bonne famille
faisaient un an de médecine pour y trouver un médecin,
voici venu celui où elles font un peu de journalisme,
juste le temps de mettre le grappin sur un ministre.

SIL pigiste

jeudi 20 septembre 2007

FAUT PAS CHARRIER : POPSTARS


Désormais, c’est par cargos entiers que l’Islam militant a décidé de nous envoyer les déchets de sa stupidité criminelle. Il paraîtrait que nous aurions signé des accords visant à recycler leurs déchets dans nos usines haute technologie. Alors.

Par contre comme ces usines médiatiques ne les recyclent qu’au détail, j’ai décidé de les traiter en gros et demi-gros. Question déchets islamiques, je préfère les compacter. Ça prend moins de place, et cela s’incinère plus facilement.

Voici donc le résultat de mes emplettes, effectuées le lundi 17 septembre 2007.

1- Au rayon artistique, nous apprenons par Le Figaro que la branche irakienne d’Al-Qayda offre une récompense de 150 000 dollars pour celui qui égorgera l’artiste suédois Lars Vilks et de 50 000 dollars pour celui qui tuera le directeur du Journal suédois Nerikes Allehanda. Le 18 août dernier, ce journal avait en effet publié les dessins de cet artiste afin d’illustrer un sujet sur la censure religieuse. Une Galerie ayant refusé de les exposer pour ne pas heurter la « sensibilité » de la communauté musulmane. L’un de ces dessins représentait Mahomet avec un corps de chien de rond-point. Des artistes suédois aimant depuis quelque temps, allez savoir pourquoi, placer des représentations canines à chaque rond-point qui serait vide de tout monument. Une tradition locale qui ne serait ni du goût de certains musulmans locaux, ni de ceux du reste du monde. C’est pas beau l’intolérance. Faut respecter les arts premiers, même quand ils sont suédois.

2- Toujours au rayon Asma Bint Marwan, j’apprends dans 20 minutes, que Muhammad Abdel-Al, le porte parole d’une organisation palestinienne de la bande de Gaza, a traité Madonna et Britney Spears de prostitués et les menace de décapitation, pour s’être embrassées à l’occasion des MTV Music Awards, le 28 août 2003, à New York. «Si je les rencontre, j’aurais l’honneur, je dis bien l’honneur, d’être le premier à leur couper la tête si elles continuent de divulguer leur culture satanique contre l’Islam.»

Bon, alors d’une part, je ne vois pas où est la caricature de Mahomet, sauf à considérer que leur prophète ait été lesbienne et d’autre part l’aspect grammatical de cette menace me gêne. A moins qu’il ne les égorge comme un sagouin, il y a des chances pour qu’il soit le premier mais surtout le seul à leur trancher la gorge. Vraiment trop nuls ces terroristes…

3- Au rayon Beni Qorayza, nous apprenons par Libération que « Ekhlaas », le site islamique qui avait annoncé la diffusion de la dernière vidéo de Ban Laden, a présenté une nouvelle vidéo émanant d’Al-Qayda. Cette unité militaire islamique y appelle à des actions «d'extermination collective» pour terroriser l'Occident

«Il faut porter le terrorisme islamique dans les pays d'Occident pour en faire un phénomène semblable à celui des catastrophes naturelles. Ainsi, se produiront des actes d'extermination collective (en Occident), où les gens sentiront que leur bien-être leur apporte aussi la mort (...), créant alors un équilibre de dissuasion entre nous et eux».

4- C’est quoi Asma Bint Marwan ? C’est quoi Beni Qorayza ? C’était histoire qu’on ne nous dise pas encore une fois que cela n’a rien à voir avec l’Islam ou leur prophète, ce « bel exemple » à suivre pour tout bon musulman. Asma Bint Marwan fut cette poétesse qui pour avoir fait dans la caricature de Mahomet, s’est fait assassiner par l’un de ses lieutenants. Il y en eu d’autres. Et Beni Qorayza fut cette tribu juive dont le millier d’hommes fut exterminé sur ordre de Mahomet...

« Et c’est ainsi qu’Allah est grand. »

SILidim le Magnifique

CHARRIER : v. i. avoir à cœur de faire appliquer la Charia // Pop. Faut pas charrier ! signifiant : Il est exagéré de tenter un tant soit peu l’application d’une loi à ce point étrangère à toute Raison. Par extension. Exagérer.// Autre expression : mettre la Charia avant les bœufs.

mercredi 19 septembre 2007

L’APHREURISME DU JOUR



Si je prie pour que Maddy soit vivante et ses parents innocents,
Je vis depuis un mois avec l’image obsédante d’un couple
tenant tant à toucher un Pape dont le seul pouvoir est le pardon.

SIL horrifié


PS1 : D’ordinaire je fuis le fait-divers. Sauf que là, à avoir fait de la disparition de leur fille une télénovela, le couple Mc Cann m’a fait passer la frontière séparant le drame familial de la chose publique.

PS2 : le premier qui me met en guise de commentaire que c’est ignoble ce qui est arrivé à la petite Maddy parce qu’elle est « si mignonne », je lui mets un taquet numérique en lui répondant que même si Maddy avait été laide au possible, cela aurait été tout aussi horrible.

mardi 18 septembre 2007

L’IMMIGRATION, UN SUJET TROP SERIEUX POUR LE LAISSER AUX IMMIGRES ?


Le titre le plus approprié aurait été « l’immigration est un sujet bien trop sérieux pour le laisser aux sociologistes et autres immigrationnistes », mais ça faisait un peu trop long comme titre.
Et puis, au final le « Immigrés » représentait bien ce courant de pensée voulant que la France ne soit qu’un contenu sans contenant, ne soit qu’un couloir de l’histoire, sans porte, sans fenêtres, ni le moindre style architectural. Un couloir internationaliste. Beurk !

Et puis le « Immigrés » représentait bien aussi tous ceux qui font des réactions anaphylactiques à la simple évocation de ce mot. Ceux qui font semblant d’oublier que la France s’est aussi construite avec ses vagues d’immigration intérieures comme extérieures, pour le pire mais surtout le meilleur. Tous ceux qui vivent dans une maison où les portes et les fenêtres ne s’ouvrent jamais pour laisser rentrer la lumière du jour ou bien un peu d’air frais. Beurk aussi !
Et puis encore le « Immigrés » représente celui qui va parler. À vous de décider s’il convenait de le laisser traiter de ce sujet. Beurk ?

Non, l’immigration n’est pas la cause de tous nos maux puisqu’elle permet d’en résoudre certains. Non, l’immigration n’est pas forcément La Chance de la France puisqu’elle pose des problèmes qu’il faut résoudre et non nier. Deux assertions qu’il s’agira de dynamiter ici.
Dynamiter la pensée inique mais aussi la pensée unique, ces deux semblants de pensée qui ne sont que deux mêmes réflexes inversés. Deux réflexes opposés qui monopolisent le temps de parole, qui polluent le débat et qui nous pompent l’air. Les xénophobes me gavent comme les immigrationnistes me gonflent. Frères ennemis, ils restent frères et moi je ne suis pas de cette famille.

Comment puis-je, ne pas être xénophobe, moi le fils de portugais, assimilé et matriote, me demandera le xénophobe haineux? Comment puis-je ne pas être immigrationniste, moi le fils d’immigrés, l’enfant du prolétariat, me demandera l’immigrationiste béat ? Comment cela ce fait-il que je me refuse à tomber dans l’une ou l’autre de ces deux facilités. Pour les raisons que nous allons voir maintenant.

1- Parce que mes immigrés et prolétaires de parents m’ont plutôt bien élevé. Ils ne m’ont transmis aucun ressentiment excessif, et ce faisant, ni raison de ne pas exercer mon devoir de responsabilité, ni raison de ne pas saisir ce que m’offrait mon pays de naissance. Pourtant, niveau ressenti, ils auraient pu, eux aussi, me bercer dans cette facilité.

Comme tous les immigrés de l’intérieur (exode rural) ou de l’extérieur, ils ont connu la xénophobie. Ça fait mal, ce n’est pas bien mais comme dit mon père, c’est tellement humain. « Chez nous, au pays, les gens de mon village méprisent ceux du village de ta mère, qui en retour nous le rendent bien en nous détestant ouvertement. Si tu savais ce que j’ai pu entendre quand j’ai décidé d’épouser ta mère. Si tu savais ce que je peux encore entendre. »

Comme tous prolos, ils ont connu des exploiteurs. Ma mère me raconta que son premier employeur, qui habitait alors du côté de la place Clichy, l’avait séquestrée pendant 6 mois sous prétexte de lui obtenir des papiers. Si la Police n’était pas passé par là un beau jour et si ma mère n’avait pas trouvé le moyen de se manifester auprès de celle-ci, qui sait ce qui se serait passé. Mon père eut plus de chance. Il garde un souvenir très ému de la famille Schneider, à qui appartenait la carrière alsacienne, du côté de Bust, où il travailla un an. Il nous raconte souvent en rigolant que les premiers mots qu’il apprit à dire en France furent « zwei beer bitte » à la brasserie du coin. Le « vieux » Schneider ne parlant même pas français.

Exploiteurs ou pas, ce fut dur. Ils trimèrent. Oh oui, ce qu’ils trimèrent. Si vous saviez à quel point ils étaient heureux de trimer en France. De trimer dans un pays où trimer servait à quelque chose, où trimer signifiait bâtir. Bâtir, contrairement au pays qui les jeta sur les routes. Là-bas, sous le Portugal de Salazar, travailler signifiait trimer dans les champs, dans la pêcherie de morue du coté de Viana do Castelo, en gagnant à peine de quoi manger. Une soupe de choux galiciens, de fanes de navets et deux sardines que ma mère partageait avec ses 8 frères en sœurs. Les modalités de partage se faisant selon la tâche à accomplir le lendemain. Ceux qui devaient travailler le plus dur avaient droit au milieu des sardines. Les autres se partageaient les têtes et les queues.

En France, elle trimait mais elle mangeait. Elle était tellement heureuse que le travail paye, que courant de patronne en patronne, elle en oubliait de manger son sandwich sur son strapontin du métro. Ça me rappelle son année de prise de retraite. Lors du récapitulatif de carrière, elle se redécouvrit des patronnes inscrites dans l’ordinateur de la CNAV, dont elle avait oublié l’existence. Oui, en France, travailler avait un sens. La tristesse d’un Fado prenait les accents colorés des « Vira », ces danses galiciennes aux rythmes endiablés fouettés par le son des cornemuses et des tambours que l’on joue les jours de fête. Dans ce pays qui ne lui devait rien, se bâtir un avenir était possible.
Et si ma mère insiste sur bien une chose, c’est sur le fait de remercier cette France qui ne lui devait rien, qui n’avait aucune obligation de l’accueillir. Elle vous dira d’ailleurs qu’elle n’en aurait pas voulu à la France, si elle n’avait pas pu la recevoir. Dans sa tête, c’était très clair. Le responsable de sa misère était bien ce Portugal, ce Salazar et personne d’autre. Si la France avait dû lui fermer la porte, elle aurait suivi des amis en Allemagne ou son frère au Canada. Ce fut la France et elle ne le regrette pas. Car elle l’aime, sa France. Ce pays où elle fut heureuse de nous donner naissance. Ce pays qu’elle nous apprit à respecter, à aimer et à servir. C’est pour ces raisons qu’elle se révolte à chaque fois qu’elle entend un immigré exprimer du dépit, cracher sur la France en disant que la France lui doit ceci ou cela, doit payer pour ceci ou cela.

Mon père, tout aussi reconnaissant envers la France mais plus enclin au pardon envers sa nation d’origine, bien qu’haïssant le régime de Salazar, m’apprit à faire la part des choses. S’il lui apparaissait comme normal que je ne me reconnaisse en rien dans la nation portugaise, il lui semblait important que je n’oublie pas d’où venait mon sang et le nom de cette région magnifique où plongent mes racines. Aussi, il demanda à ses enfants de penser en portugalicien chez lui mais en français la porte passée. Le carnet scolaire ayant servi à mon père de talon pour mesurer notre intégration, lui faire savoir si nous avions assimilé ce qu’être français veut dire, en termes de savoirs, de traditions, de lois et d’histoire. Grâce à cela je sais que je peux m’enraciner tel un Breton ou un Guadeloupéen, dans une région, « d’où je suis fait », ma Galice Bracare, tout en ne faisant allégeance qu’à la France, ma nation, celle qui m’a fait. Merci papa. Merci maman.

2- Merci car c’est grâce à tout cela que je peux faire la part des choses, refuser la pensée inique comme la pensée unique.
La pensée inique, celle qui nous juge non pas pour ce que nous faisons, mais pour ce que nous serions. Qui nous juge parasites, quoi que nous fassions, nous enferme dans un statut d’étranger, tout en étant heureuse de nous voir accomplir les travaux qu’elle refuse de faire pour son propre pays.
La pensée unique, celle qui tout autant, nous juge pour ce que nous serions et non pas pour ce que nous faisons. Qui nous juge bons et purs, qui nous enferme dans cette identité social-mythique qui n’existe pas, qui nous ment en nous faisant croire qu’ici tout nous serait dû, sans devenir d’ici ou faire comme font les gens d’ici pour avoir ce qu’ont ces gens d’ici. Une pensée unique qui suscite envers nous, par son inconscience et cette croyance en des portes éternellement ouvertes à tous, tout autant de haine que l’autre. Une croyance oubliant que toutes les politiques migratoires procédèrent de choix politiques. Un choix, une organisation, une volonté, un temps ouverte, un temps fermée au gré des besoins et des capacités en générosité de ce pays.

Grâce à cela, je peux dire aux gens à qui la France a ouvert ses portes, soyez les bienvenus, venez construire ici ce que l’on vous a empêché de construire chez vous. Les outils sont là. À vous de bâtir. Vos droits sont les suivants. Vos devoirs sont les suivants. À moi le devoir de veiller à ce que vos droits soient respectés.

Grâce à ça, je peux dire aux hommes et aux femmes à qui mon pays a signifié souverainement « notre maison ne peut pas vous accueillir », qu’il ne sert à rien de se montrer véhément. La France ne vous doit rien. Vous n’avez rien à exiger de nous. Vous ne nous appartenez pas. Retourner votre colère vers vos états, rois ou potentats, vers ceux qui vous ont jeté sur les routes. Essayer donc une autre porte.

Grâce à tout cela, je peux dire qu’il n’y a pas d’Immigration mais des immigrations. Chacune avec ses spécificités. Chacune avec ses problématiques. Problématiques qu’il convient de poser pour déterminer non seulement si nous pouvons ou voulons de telle ou telle immigration, mais également pour essayer d’apporter les réponses les moins idiotes possibles. Grâce à cela, je peux rejeter l’amalgame véhiculer aussi bien par les fascistes, que par les gogochiste, au mieux de l’intérêt de mon pays comme de celui des populations accueillies.

Et c’est dans ce cadre que les prochains billets vous proposeront deux solutions. Une à la con. Une deuxième qui mérite à mon avis réflexion. Mais avant cela je vous parlerai de « l’engagement décisionnel », utile pour le sujet qui nous occupe mais pas seulement.

SIL DE SOUZA

P.S. : spéciale dédicace à mon lectorat bobo puisque je sais très bien ce qu’il dira. C’est fou mais à chaque fois qu’un fils du petit peuple ou d’immigrés n’accepte pas l’idée de se faire guider par leur bien-pensance, n’accepte pas leur vulgate pour seule science, ces bobofs nous traitent de gros beaufs. Ce à quoi je réponds bof ! Quant aux nationalistes, comme d’hab, ce qu’ils peuvent dire, je m’en branle. Qu’ils aillent mourir.

PS2: Billet devenu article sur AGORAVOX grace à Madame d'Aucune.Merci infiniment...

lundi 17 septembre 2007

DE L’ENGAGEMENT DECISIONNEL


L’engagement décisionnel observé par la psychologie-sociale, désigne la capacité que peuvent avoir des individus à accroître leur engagement dans un processus décisionnel, si des paliers successifs sont respectés. En gros, si vous demandez de but en blanc, 2 euros à un inconnu dans la rue, celui-ci sera peu enclin à vous les donner. Par contre si vous lui demandez au préalable l’heure ou encore votre chemin, actions n’ayant pas demandé de sa part un gros effort décisionnel mais ayant amorcé le processus, vous augmenterez considérablement vos chances d’obtenir ses 2 euros.

Cette technique valant également pour nous-mêmes. Si on vous dit d’emblée que votre bus aura un retard indéterminé, vous serez plus enclin à chercher un autre moyen de transport que si on vous annonçait cela après que vous ayez déjà attendu 10 minutes car vous serez susceptibles de vous dire que d’une part le bus ne va pas tarder et que d’autre part ça vous agacerait d’avoir attendu pour rien.

Mais ce phénomène observable dans les techniques commerciales, de drague, dans le fait de regarder un film tout pourri jusqu’à la fin sous prétexte d’avoir payé ou encore dans toutes ces relations affectives désastreuse que l’on se persuade de maintenir coûte que coûte au motif que l’on n’a pas fait tout ça pour rien, trouve aussi son application en politique. Voici deux exemples :

1- Par exemple quand vous déclenchez et poursuivez un conflit majeur pendant 15 ans avec un petit pays d’Asie qui ne vous a rien fait, situé aux marges de l’empire ennemi, alors qu’aucune ressource, aucun intérêt vital ou stratégique ne le recommande, dont les échecs successifs traumatisent votre nation, et où 60 000 de vos enfants mourront, au motif « qu’on n’a pas fait tout ça pour rien ».

A ne pas confondre forcement avec un conflit déclenché après des actes de guerre, se justifiant d’un point de vue stratégique, économique ou militaire, dont la campagne fut un succès, les objectifs initiaux atteints, ayant fixé sur place des forces ennemies, n’ayant fait « que » 3000 morts de votre coté (désolé de rappeler qu’un soldat peut mourir) et permettant surtout de faire comprendre à « l’empire » qui veut votre mort, qu’aucun organe, y compris son cœur ne sera à l’abris d’une riposte totale, en cas de nouvelle menace ou attaque. Je sais c’est totalement politiquement incorrect comme brève analyse.

2- Par exemple quand on continue à faire appel à une immigration dont une trop grande partie de la population reçue a démontré son incapacité à s’assimiler, une bonne partie à s’intégrer et dont une frange démontre chaque jour sa ferme intention de nous désintégrer. Immigration à laquelle on continue de faire appel, dont on continue de refuser de voir qu’elle pose plus de problèmes qu’elle ne permet d’en résoudre. Immigration à laquelle nous sommes tenus de donner chaque jour un peu plus de gages qu’à toutes celles passées, présentes ou à venir. Immigration dont on se dit maintenant, qu’après avoir échoué à tout lui donner en tant qu’individus, qu’il nous faudrait tout lui donner en tant que nation, et ce au sein même de nos Nations. Tout ça au motif « qu’on n’aurait pas fait tout ça (accords d’immigration, regroupement familial) pour rien » et qu’on réussira bien à nous rendre aimable d’une culture qui nous déteste.

À ne pas confondre forcement avec d’autres politiques d’immigration passées, présentes et à venir qui, malgré les problèmes impondérables, ont abouti à l’intégration et à l’assimilation de populations qui participent depuis à l’enrichissement et à la construction de nos nations.

Ainsi vont les pièges de l’engagement décisionnel…

Garçon doSIL

PS : ça marche aussi quand on insiste pour maintenir à la tête d’un parti politique, ou comme future candidate, des gens qui se sont viandé en beauté. Tout ça parce que l’on refuse d’avouer qu’on a tout misé sur le mauvais canasson.

dimanche 16 septembre 2007

OPERATION ARGENTEUIL


Mes potes gogochistes et autres militants pro-clandestins sont tous déprimés. Soi-disant que je leur pourrirais le moral avec mes analyses de fils d’immigré politiquement incorrect. J’ai donc décidé d’être plus gentil en proposant à notre bon Brice The Nice, un décret de régularisation radicalement novateur, qui aura l’avantage de rendre le sourire à mes potes mais aussi de les mettre en accord avec leurs convictions.

Au nom du Peuple Français, pour faire plaisir au peuple d’extrême-gauche qui aime promettre la lune aux gens qui y croient et faire du monopole du cœur un service public, nous Brice, sous les brillants conseils du Sil, décidons :

1- de dépénaliser l’hébergement ainsi que l’assistance portée aux clandestins.

2- Afin de faire cesser cette vilenie que constituent les squats insalubres et de donner un sens concret à la vie de tous ces collectivistes, tout immigré clandestin obtiendra désormais des papiers autorisant son séjour régulier sur le territoire de la République Française, s’il justifie avoir été hébergé avec toute sa famille, pendant dix années consécutives, chez un généreux citoyen immigrationniste. Dans ce cadre, il sera par ailleurs octroyé à titre exceptionnel, à tous ces citoyens qui honorent la France, la liberté de prêter à leur hôte, leur femme, leurs filles, leur travail, leur voiture et même leur carte d’électeur sur simple déclaration sur l’honneur déposée en Préfecture.

Alors, elle n’est pas belle la vie, chers camarades. Quand je vous dis que la République a toujours su offrir à tous ses enfants, même prodigues, une place au sein de son système. Allez camarades citoyens, faites nous donc rêver. Aux actes citoyens…

SIL bon conseil

samedi 15 septembre 2007

OPERATION PRETRE JEAN


Si nous faisons un petit bilan, qu’avons-nous ? Le Maroc est pété de richesses touristiques comme cannabiques ; l’Algérie est pétée de gaz ; la Tunisie se la pète ; la Libye est pétée de la tête et l’Egypte est prêt à péter. Bref tous ces pays qui nous envoient leurs jeunes chômeurs sont pétés de tune, regorgent de richesses diverses et variées mais malgré tout cela, nous devrions tout de même continuer à les voir comme des miskins et à les recevoir chez nous en leur déroulant un tapis rouge LCR. Bein tiens.

Bein non ! Considérant que ces pays sont riches, que pas mal de leurs pays frères du Moyen-Orient sont encore plus riches, nous voici en droit de rappeler ces faits pour justifier la fermeture de nos frontières à toute nouvelle immigration islamique d'origine economique. Argumentaire très simple qui aura un double avantage. Celui d’éviter d’avoir à expliquer à ces pays que si nous ne voulons pas de leurs populations c’est aussi à cause des problèmes d’intégration, voir tout simplement de cohabitation que la culture islamique pose à nos nations. Et d’avoir à expliquer aux dirigeants de ces pays qu’il est anormal qu’ils voient dans les émigrés qu’ils nous envoient, des colons qui se doivent de faire de l’Europe une terre de prédication musulmane.

Donc démerdez-vous avec votre jeunesse, avec vos chômeurs. Débrouillez-vous entre vous. Montrez nous votre sens de la solidarité et de la fraternité islamique. Vos pays ont tout ce qu’il faut comme ressources pour offrir à leurs populations les 3 P : Paix, Progrès, Prospérité. Et si vous en êtes incapables, c’est que vous êtes des dirigeants incapables. Et là désolé les petits gars mais nous n’y sommes pour rien.

Exit donc, à priori l’accusation de xénophobie. A priori parce que nos amis ne manqueront pas de trouver tout un tas d’arguments larmoyants pour nous taxer de racistes, en nous renvoyant comme d’habitude à nos colonialismes passés pour mieux nous faire avaler leur colonialisme présent. Ce n’est pas grave, j’ai prévu le coup.

Comme l’immigration reste un besoin constant de nos économies, que nous sommes de moins en moins racistes mais que nous refusons légitimement d’être une terre de conquête ou de conversion pour l’Islam ; comme par ailleurs le monde islamique opprime ses propres minorités et que bien des pays pauvres ne sont pas musulmans ; nous n’avons qu’à mettre en place une politique d’immigration que je codifierai sous le nom « d’opération Prêtre Jean ».

« Le Prêtre Jean » était ce roi d’un royaume mythique que les premiers explorateurs européens du continent africain s’attendaient à trouver au-delà des terres musulmanes, du côté de l’Ethiopie. Un royaume en résistance depuis longtemps contre l’Islam et qu’il s’agissait d’aider. « l’opération prêtre Jean » est également pour moi une référence aux opérations Moise, Josué et Salomon, organisées par Israël, afin de rapatrier les « Falachas », ces juifs noirs d’Ethiopie, menacés dans les années 80.

En somme il s’agirait de favoriser l’immigration de populations africaines ou autres, originaires de pays chrétiens et animistes, afin que l’enrichissement de ces pays, aidés en cela par l’argent des immigrés, leur permette de résister à l’avancée islamique en Afrique ou en Asie.
Mais il s’agit également de favoriser l’immigration ou tout simplement le sauvetage de populations chrétiennes, animistes ou autres, opprimées dans des pays musulmans tels que le Tchad, le Soudan, la Mauritanie, la Tanzanie…

Ceci permettrait de faire venir des populations réellement pauvres ou opprimées. Des populations qui par leur travail dans nos pays permettraient à leurs familles restées là-bas, d’être moins soumises à la pression islamique, voir même d’organiser à terme une résistance active. Par contre, il conviendra de ne pas abandonner ces populations à tous les prédateurs racistes, marxistes ou communautaristes qui voudront leur mettre la main dessus pour leur propre combat. Il faudra que nous travaillions activement à leur intégration.

Mais ce n’est pas tout.

Favorisons également la venue de femmes, d'homosexuels, de libres-penseurs, d’intellectuels menacés et d’autres islamopposants ou apostats originaires de pays musulmans, qui pourront enfin vivre en paix, travailler, penser, nous apporter leur énergie créatrice et leurs compétences. Des personnes qui nous aideront par leur pensée et expérience, à organiser une résistance idéologique efficace envers l’Islam. Des personnes qui d’ici travailleront à la transformation des sociétés actuellement islamiques.

Exit ainsi les accusations de racisme puisqu’elles apparaîtront tout simplement sans fondement aussi bien dans les principes comme dans les faits.

Sans oublier que nous affirmerons par la même occasion nos valeurs démocratiques, celles de liberté, de tolérance, celles d’une Europe terre d’accueil pour les opprimés, pour ceux qui rejètent la soumission, et renverrons immanquablement les dirigeants des pays riches et islamiques à leurs turpitudes.

C’est ainsi que je salue la volonté émise par notre président, de favoriser l’accueil de femmes oppressées. Un premier pas vers une politique du prêtre Jean ? je l’espère. Et si au passage, on pouvait ouvrir nos frontières aux jolies ukrainiennes, biélorusses, et autres beautés slaves opprimées, je serais comblé. Que tous ces barbares maltraitants n’hésitent pas à nous envoyer leurs femmes. Il y a plein de garçons trés gentils chez nous qui sauront en prendre soin.

Il va sans dire que si on stoppe toute nouvelle immigration économique, en provenance des pays islamiques, les populations déjà présentes chez nous, issues de ces pays, doivent voir leurs droits garantis, ne serait-ce qu’au nom de la continuité de l’état. A partir du moment où un gouvernement leur a ouvert les portes de la France, leurs droits et ceux de leurs enfants français doivent être défendus.

SIL immigratiologue

PS : Dans le cadre d’une politique « Prêtre Jean » ou tout autre, si on pouvait au passage, éviter de pondre des idées à la mord moi le nœud, du genre test génétique à l’entrée du territoire, ce serait sympa. Ma parole, faut vraiment être un député varois ou du vaucluse pour véhiculer des machins pareils.

vendredi 14 septembre 2007

POUR NOEL OFFREZ UNE BOITE DE « CANNABY STREET »


Comment relier neufs points en quatre traits sans lever le stylo? Étant donné que les modèles de prévision météorologiques établissent que cet été se déroulera entre septembre et octobre, je vous propose ce petit jeu de plage pour impressionner vos gosses et signifier à mon gouvernement chéri que pour régler un problème, il faut savoir parfois réfléchir en dehors du cadre posé. C’est en ces termes que je propose le traitement suivant pour le problème cannabique. Un traitement original mais pas nouveau.

Car à vrai dire, j’étais déjà pour sa « légalisation » quand le rapport parlementaire de 2002 sur les drogues ou « The Independent » établissaient sa faible nocivité. Un constat ayant produit sa déclassification de catégorie C à B, en Grande-Bretagne. J’étais pour et le suis paradoxalement encore plus depuis que la nocivité du produit s’est accrue.

On constate en effet que des nouvelles variétés d’Herbe, appelées skunk, sont beaucoup plus chargées qu’avant en THC, le principe actif du cannabis. Ce qui alarme légitimement les autorités comme ceux qui jusqu’alors croyaient benoîtement à « l’innocuité » du produit. Un produit qui comme toute drogue ne peut pas par nature être inoffensif.

Car entendons nous bien. Mon hygiène de vie du genre mormone me fait vomir l’alcool, le tabac et même le moins dangereux des trois, à savoir le cannabis. Pour tout dire, je ne jure que par le chocolat, le coca-cola ground zero et me fous sans modération de la tronche de mon entourage quand il arbore cet éclat cannabique aussi crétin que rougeaud au coin de la cornée. Un entourage qui bien que constitué de gens très bien, cadres, intellos, patrons, profs, ingénieurs, flics, ruraux comme urbains, employés et ouvriers, côtoie le produit dans des proportions si importantes que les statistiques officielles me font rire aux éclats. D’ailleurs bien que du genre Mormon, je dois avouer, comme certains ministres anglais l’ont fait récemment, y avoir goûter une fois. Ce fut sous la forme d’un « space-cake », un marbré chocolat-ganja aux pépites de cannabis. Un gâteau délicieux de prime abord mais qui me fit tellement « bad triper » jusqu’à la nausée libératrice que depuis je ne peux plus voir le cannabis ni en pâture, ni en culture.

Pourquoi suis-je pour sa régularisation alors ?

Pour la raison invoquée en introduction. Quelquefois pour résoudre un problème, il faut savoir raisonner hors du cadre. Or quelles sont les données du problème ?

1- Un produit qui s’est à ce point banalisé chez nous qu’il en est devenu « culturel » au même titre que l’alcool et le tabac. Les statistiques officielles dénombrant 1,2 million d’usagers réguliers, 550 000 d’usagers quotidiens, ainsi que 50% de jeunes de 17 ans, en 2005, avouant en avoir déjà pris dans le cadre d’un usage festif chez les milieux aisés et plus addictif chez les jeunes rencontrant des difficultés scolaires ou professionnelles.

2- Un produit dont la toxicité s’est élevée, avec des joints jusqu'à dix fois plus chargés en THC que leur équivalent des années 70. Un produit dont la toxicité peut soit provoquer, soit accroître, ou encore devenir le mauvais compagnon de route de maladies comme la schizophrénie, les troubles de la pensée ou de la mémoire. Mais un produit dont la dangerosité physique et sociale reste cependant bien inférieure à celle du tabac, de l’alcool et dont le nombre de morts directement liés au produit sont de zéro alors que ceux liés à l’alcool, au tabac ou à l’obésité se comptent par milliers. Un produit dont l’utilisation maîtrisée peut même devenir médicamenteuse, comme cela a d’ailleurs été le cas pendant des centaines d’années en Europe même.

3- Un produit dont le chiffre d’affaires est estimé à 800 millions d’euros et dont le coût pour la collectivité se monte à 900 millions d’euros, avec 36 millions pour la prévention et 500 millions pour la répression.

4- Un produit dont les différentes politiques menées aboutissent au même résultat. Des gros bénéfices pour le crime organisé et un coût important pour la seule collectivité. C’est le cas pour le système libéral néerlandais qui laisse le bénéfice de la production et de la commercialisation aux mafias et le coût pour sa société. Mais il en va de même dans le cadre des politiques d’interdiction stricte comme aux EUA ou en France dont les politiques répressives n’empêchent pas une consommation non seulement très élevée mais aussi en constante progression. Et c’est encore la même chose pour la Grande-Bretagne, la Belgique et l’Allemagne où la dépénalisation de la possession de petites quantités produit les mêmes effets décrits plus haut.

Voici pour les données du problème.

Pour la solution, tout comme le maire chrétien-démocrate de Maastricht, Gerd Leer, je n’en vois qu’une. La réglementation de la production et du commerce du cannabis, sur le même modèle que celui du tabac. Faute de pouvoir en faire un monopole d’état, confions la production et la commercialisation à un secteur rigoureusement réglementé qui garantira la qualité, le taux de principe actif, qui fournira des informations, permettra de récolter des impôts. Des impôts qui permettront de financer les coûts de la prévention, les programmes de désintoxication, la répression de la contrebande ou de la conduite sous l’emprise cannabique…
Une vente réglementée qui permettra d’interdire toute culture personnelle et de réprimer avec une nouvelle légitimité la criminalité liée à la vente du cannabis. Une criminalité qui est actuellement perçue avec une certaine sympathie puisqu’elle répond à l’hypocrisie d’un système qui autorise par ailleurs le commerce légal de produits bien plus dangereux que le cannabis. En gros, on coupera l’herbe sous le pied de cette criminalité.

Et pour finir, une production réglementée qui rapportera un revenu supplémentaire à nos agriculteurs, de faire remonter celui de nos buralistes-calimeros et de se mettre la jeunesse dans la poche au moment où l’on veut reformer l’Université… Lol !

Et oui, des fois pour régler un problème, il fait savoir sortir du dogme, faire preuve d’honnêteté intellectuelle et réfléchir en dehors des sentiers battus, y compris ceux battus par nos propres pas ou nos propres goûts.

SIL as sober as a judge

L’APHREURISME DU JOUR




Pour notre santé et sécurité,
coupons l’Herbe sous le pied
du crime organisé


Docteur Sil

jeudi 13 septembre 2007

COCA GROUND ZERO


À la cantoche, jusqu’au 11 septembre 2001, j’étais plutôt Oasis™ comme garçon. Entre deux bouchées de nourriture asséchante ou de propos assez chiants, servis par certains collègues du ministère gogochisant où j’officiais alors, ces gorgées d’Oasis me permettaient de me plonger dans des rêveries orientales fort agréables. J’étais un peu jeune et cultivais encore quelques illusions quant aux oasis.


Dès le 12 septembre 2001, à la cantoche, je suis passé au coca-cola™. Chose que remarquèrent les collègues gogochisants qui avaient refusé ce jour-là d’honorer la mémoire des victimes par une minute de silence. Ils me demandèrent de leur expliquer mon goût soudain pour ce soda. Je leur répondis par une minute de silence. Les gogochisants aimant manier la Questionnette, ils me reposèrent la même question, le lendemain. « Bein pourquoieuuu ? » Comme j’étais encore un peu islamoptimiste et lâche au point de nier par trois fois ce soutien symbolique à l’Amérique, on fait ce qu’on peut, je leur expliquais que c’était ma façon de nourrir mon cancer du côlon, la seule « belle mort » actuellement accessible aux citoyens des pays riches. La seule où l’on se bat.

Le problème avec le coca c’est que j’ai fini très vite par ne plus en supporter l’intégral et par trouver trop fadasse le goût de sa version light. Refusant de revenir à l’Oasis™, j’ai opté pour le Fanta™ qui appartient lui aussi au groupe Coca-cola™.

Quelque temps après j’ai changé de ministère. Vous allez rire, j’y ai trouvé des collègues encore plus gogochisants. À la cantoche, après en avoir soupé de leurs salades américanophobes, le gaillard de gauche américanophile que je suis, s’est remis à boire du Coca lourd, mal de bide ou pas. Le coca lourd m’ayant fait mûrir en même temps que pourrir, la lâcheté s’en est allée. Devant les remarques sur ce choix de boisson, j’ai répondu sans hésiter que c’était-là ma façon de soutenir l’effort de guerre américain. Un effort qui me pesa sur l’estomac jusqu’à la sortie du Coca Zéro™. Il m’a conquis tout de suite.

Sa robe foncée, son goût corsé en même temps que frais et agréable en font, ma foi et mon foie, un coca on ne peut plus gouleyant.

Quant au Zéro, il vient à point nommé. Il conjugue à la perfection, le nom que l’on donnait aux kamikazes japonais de la seconde guerre mondiale avec le besoin attenant de les siphonner et le niveau de mon humeur lorsque j’ai longé, tête baissée, les larmes aux yeux, l’une des arrêtes de Ground-Zero.

Allez ! À la vie ! Puisqu’il le faut ! Saoulons nous au Coca Ground-Zero pour ne pas oublier ! Coca Ground-Zero, Ma boisson commémorative. Dans l’entreprise de BTP que j’ai reprise depuis, nous ne buvons plus que ça. Les salariés de mon entreprise n’osant pas émettre la moindre critique de type américanophobe. Ils savent bien que je n’hésiterais pas à les licencier pour « insubordination ». Gaucho ma non troppo. Allez !

SIL on the left, proud to be an american's friend