samedi 31 mai 2008

UNE EUROVISION, DES EUROVISIONS


Voilà des années que je n’avais pas assisté au concours de l’eurovision. Quand j’étais gamin, j’adorais ça. On regardait le concours en famille. Mes parents soutenaient le Portugal et la France, d’autant plus si la chanteuse française était d’origine portugaise comme l’est Marie Myriam, qui remporta le concours en 1977. J’écoutais pour ma part les écoutilles tout ouvertes ces langues dont les sonorités me fascinaient. Il m’arrivait même d’enregistrer les chansons sur cassette avec un vieux poste collé à la télé.

Avec l’accroissement dans les années 90 du côté kitch de notre euroconcours musical et surtout le développement d’une vie sexuelle que l’aveu de ce genre de goûts était susceptible de saboter, j’ai fini par ne plus regarder ce rococoncours. Une habitude que j’ai retrouvée la semaine dernière. Après quelques années de mariage, on peut se permettre de regoûter à quelques vieilles turpitudes. « Pour le meilleur et pour le pire » comme dirait l’autre.

À vrai dire plutôt pour le pas trop mal car j’avoue avoir été agréablement surpris au point de me demander si cette coutume consistant à canarder systématiquement l’eurovision n’est pas devenu un passage obligé, l’exutoire politiquement correct d’un certain euroscepticisme. À moins que la joie des retrouvailles m’ait un tantinet anesthésié le sens critique ou que mes goûts soient décidément aussi popu que vulgaires, populgaires en somme.

Plus sérieusement, à force d’entendre tirer sur l’europianiste et son kitch insoutenable je m’attendais vraiment à un Rocky Horror Show premier degré. Que nenni en fait ! On sent que l’effet StarAc est passé par là et que du coup ce spectacle se met au niveau d’un « à la recherche de la nouvelle euro-star ». Et c’est qu’il y en avait, notamment autour de la mer Noire. Une révélation.

À l’écoute et surtout à la vue de la superbe Ani Lorak, j’ai enfin compris pourquoi le Portugal accueille depuis plus de dix ans des centaines de milliers d’immigrés ukrainiens et par conséquent souhaité la rentrée la plus rapide possible des Ukrainiennes dans l’espace Schengen. Ani Lorak serait une sorte de Shania Twain ruthène chez qui tout serait tonique, la cuisse, la musique comme le regard. Je suis bien content que l’accident de Tchernobyl n’ait pas gâché les réserves de ce qui semble être un bon grenier à gènes que cette Ukraine, comme le démontrait déjà Ruslana Lyjytchko, la cosaque ukrainienne qui remporta le concours en 2004.

Je me suis également mis à regarder les Grecques avec un oeil nouveau, même s’il est vrai que la très sexy Kalomoira est plus nord-américaine que Grecque, ce qui explique ses effets à la Britnea Spearis. Une prestation qui me donna envie de rechercher la « secret combination » permettant d’ouvrir les portes blindées de son cœur. Kalos kai agathos ma jolie Kalomoira. Je lui ai adressé en guise de combinaison le numéro de mon compte bancaire au Lichtenstein. J’attends la réponse. Pas autant toutefois qu’une photo dédicacée de la chanteuse Sirusho qui représentait l’Arménie.

Par Saint Grégoire l’illuminateur, c’est Qele, Qele, qu’elle est belle à se damner cette petite Sirusho. Sans compter que je ne m’y attendais pas du tout tant l’Arménie s’évertue d’ordinaire à nous faire pleurer plutôt que bander. Une très bonne initiative, largement réussie avec ce titre « Qele », « allez » en arménien. Une chanson où elle demande fière et dominatrice à son prétendant « au lieu de me regarder, tu devrais te rapprocher de moi, viens, allez, bouge, allez ». J’adore quand on me parle ainsi mon « anouch Sirushig ». En tout cas je suis persuadé que l’on tient ici la chanson de l’été. Un morceau que l’on peut écouter et surtout regarder une bonne douzaine de fois de suite, j’ai testé pour vous, est voué au succès.

Bref, la femelle fut ainsi mise à l’honneur, transformée en déesse adulée, en diane chasseresse. Un sain retour à l’orient matriarcal d’antan.

Côté étoiles de mer mâles, c’était pas mal non plus. Excepté Dima Bilan le vainqueur de ce concours 2008, une espèce de Justïn Timberlasky aussi insipide que son homologue nord-américain, j’avoue avoir été sensible au rock « Evanescence » du duo ange-demon azéri, avec un morceau à la Marc Levy genre « sept couplets pour une éternité », et surtout à la pop placebo-style d’une bien bonne facture que nous a servi le groupe turc Mor ve Ötesi. À tel point que j’ai cherché sur youtube d’autres morceaux et que je vous propose notamment celui-ci.

Mais rassurez-vous, ma crise dithyrambique s’arrêtera-là car il y avait aussi du décalé comme de l’insupportablement calibré.

Côté décalé, ce fut la poilade assurée avec tout d’abord une sorte de Compay Segundovic croate nous la jouant Zagreb social club puis avec la prestation portugaise. Comment vous dire… La chanson est sublime, le thème des « femmes de la mer » suffit à garantir l’émotion, la grande choriste blonde est vraiment pas mal, mais voilà au lieu de se donner pour interprète une sirène, même très ronde, les Portugais ont choisi un vilain lamantin. Une catastrophe maritime à la hauteur de celle des chanteurs lettons déguisés en pirates pour Parc Eurodisney. Peut-être postulaient-ils pour celui de Marne la Vallée.

Je sais, c’est méchant mais pas autant que les saloperies sorties de ma bouche à la vue de la petite Albanaise de 16 ans qui paraissait 20 ans de plus, « comme quoi les femmes semblent vieillir bien vite en Albanie » ; devant la taille de la chanteuse serbe, « faute de Grande Serbie, les Serbes disposent de très grandes chanteuses » ; et surtout à l’écoute de « la paix viendra » portée par une chanteuse géorgienne aveugle, « et bien elle n’est pas prête de la voir venir ».

Ceux par contre que l’on voyait très bien venir de loin furent l’espèce de singe en Ibère avec ses macaqueries « chiki-chiki » soi-disant second degré et notre Sébastien Tellier, tout dans le non-sens. Bien plus un message géopolitique de la France qu’une chanson. En faisant dans l’humour monty python avec des barbes postiches, on signifie clairement que non seulement la France souhaite rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais qu’elle désire également intégrer le Commonwealth. Bon le problème c’est que Sébastien Tellier est tout nul en humour non-sens. Pour que la Reine nous accepte, il eut été préférable d’envoyer Kad et Olivier ou Eric et Ramzy.

Ce qui m’amène au côté Calibrage car en plus des chansons calibrées comme des pommes, trois minutes maximum, des pays qui nous resservent la même europop depuis des lustres, l’Eurovision au singulier, porte décidemment bien son nom, étant donné que Sébastien Tellier ne fut pas le seul à chanter en anglais. Loin de là. À quoi peut bien servir que l’UE veuille protéger les langues minoritaires si l’anglais se fait à ce point hégémonique.

Pour conclure j’ai tout de même noté une prestation inclassable, celle de la Suède. Pas tant sur l’aspect musical puisque très europop, efficace, sérieux, bien balancé comme savent le faire les Scandinaves. C’est plutôt la chanteuse Charlotte Perrelli qui m’a interpellé. Tout droit sortie d’un calendrier pirelli pour amateurs de modèles lissés au botox. Quand je l’ai vu apparaître sur scène tirée à quarante-quatre épingles, j’ai eu un mouvement de recul.

Il va falloir sérieusement expliquer aux starlettes que le lissage botox accroche la lumière d’une drôle de façon. Cela donne un teint tout gris. J’ai cru d’ailleurs un instant que la Charlotte s’était échappée de la Base 51 où débarqueraient fréquemment les petits gris, ces extraterrestres de type Roswell. C’est dommage car comme je le disais, son « Hero » était assez plaisant à écouter, à condition de se concentrer sur la plus jolie de ses choristes, celle de droite. L’extraterrestre suédoise, peut-être un hommage à la diversité, à moins que L’Europe nous signifie de cette manière que l’avenir appartient aux chanteuses OGM…

SIL twelve points

vendredi 30 mai 2008

UNE DROITE BÊTE A MANGER DU FOIN ?


Fin avril 1998, Nicolas Sarkozy, alors secrétaire général du RPR, présentait aux cadres du parti l'affiche ci-dessus imaginée par ses amis pubeux Jérôme Doncieux et Franck Tapiro. Y figurait l'une de ces typiques bagarres du village gaulois d'Uderzo surmonté du slogan suivant. « Gauloises, Gaulois, vous en avez marre d'avoir la droite la plus bête du monde? Nous aussi !!! » Uderzo démontrant un sens croissant des affaires plus que celui de l'humour exigea le retrait de l'affiche. L'affiche sera redessinée et le message restera pour projet politique.

Restera, c'est en tout cas ce que j'ai cru jusqu'à présent, semble-t-il à tort.

En effet lorsque la presse s'est gaussée la semaine passée de l'énième couac gouvernemental, au sujet cette fois-ci des 35 heures, j'ai commencé à l'inverse de toute la presse par saluer le numéro de nos deux compères Devedjian-Sarkozy. J’ai commencé par ne pas croire une seule seconde au coup de sang présidentiel relayé par le Canard enchaîné du 21 mai. « C'est quand même pas possible d'être autant entouré de cons ! Supprimer la durée légale du travail, c'est pas possible parce que, dans ce cas, il n'y a plus d'heures sup »

Je saluais même la manœuvre de nos duettistes. Un Devedjian qui attaquait sur le flanc droit avec des déclarations radicales et un président Sarkozy, accompagné de son fidèle écuyer Bertrand, effectuant une percée au centre avec un discours plus protecteur et plus populaire. En gros la méthode du bon flic Starsky-Sarkozy et du mauvais flic Hutch-Devedjian avec pour résultat final non pas un assouplissement des lois Aubry mais bien une mise à poil du dispositif 35 heures.

Or il se trouve que tous les commentateurs sont unanimes. Ils ne partagent en rien mon interprétation stratégique de ce qui reste pour eux des sons discordants. Tout cela n'aurait été en rien orchestré, et même si l’équipe Sarkozy finit par atteindre ses objectifs, cacophonie ou pas, je surestimerais aussi bien l'intelligence que le sens tactique de nos animaux politiques.


Apparemment notre président aurait bien lancé la boîte à faux rythmes en demandant, devant l'état-major de l'UMP réuni le lundi 19 mai à l'Elysée, à ce que l'on tape sur les 35 heures. « Aujourd'hui, ce sont les dix ans des 35 heures. Il faut taper, allez-y, taper ! ». Chose faite comme un sourd par Patrick Devedjian devant la presse. « Je souhaite (...) que le dispositif soit définitivement démantelé ». Une sortie jugée le 22 mai comme de la « déconnade complète » et du « n'importe quoi » par notre président, avant qu'il ne se ravise le 26 mai et estime normal « qu'il y ait plusieurs sensibilités qui s'expriment sur les 35 heures » (Canard enchaîné du 28-05-08).

Enfin, si tout cela semble plutôt bête, fait rire la gauche et nourrit chez la presse le mythe d’une France qui a réussi, comme l’estimait The Daily Telegraph, à élire une sorte de Britney Spears politique, je suis certain que l’on aurait assisté à des spectacles équivalents, voire pires, avec une Ségolène Royal à l’Elysée. Car face à Britney Spears, on avait à gauche une sorte de Chantal Goya qui nous chantait « je suis une fée, les fées sont mes amies ».

Une fée Chier, qui après avoir affirmé que le très économiquement libéral rapport Attali était « un cadeau pour la France », prétend maintenant que le libéralisme politique à la base de nos démocraties est incompatible avec le socialisme. Pour sûr les fadas sont ses amies et si notre droite demeure la plus bête du monde, alors ma gauche démontre par ses défaites électorales une bêtise encore plus grande…

SILphide

jeudi 29 mai 2008

LES SOIXANTHUITARDS M’ENNUIENT


Parmi les slogans soixanthuitattardés qui ont le vent en poupe ce quarantième anniversaire, il y a celui-ci. « L’ennui est contre-révolutionnaire ». Un slogan repris dans certaines analyses rétrospectives, si l’on peut appeler cela des analyses. Il paraîtrait que la principale réussite des bacchanales 68 fut de mettre fin à une société corsetée, « une société de l’ennui ».

Pas vraiment si j’en crois mes oreilles, qui depuis plus de quinze ans ne cessent d’entendre dans les banlieues où je traîne, des branleurs continuant de mugir « on s’ennuie » ou « c’est la galère zincou (cousin), y’a rien à faire ». Preuve s’il en fallait qu’avec la jeunesse c’est plus souvent l’onanisme au pouvoir que l’imagination.

Des petits mugissements auxquels je réponds en beuglant de la même sempiternelle façon. Que dans nos sociétés libérales, l’ennui est une affaire strictement personnelle qui relève de la responsabilité individuelle.

Personnellement je ne me suis à ce point jamais ennuyé, que des fois je me sens obligé de pratiquer le zazen afin de goûter à un peu de ce vide reposant ou de m’adonner au « nadismo » histoire de mettre un frein aux emballements de mon accélérateur de particules synaptiques.

Le « nadismo » ou l’art du « rien faire » en portugais est ce mouvement initié par un ancien créatif stressé de Porto Alegre, le designer Marcelo Bohrer, 32 ans, qui après avoir connu un syndrome d’épuisement professionnel en 2003 a décidé d’apprendre de temps en temps à ne rien faire. "Ne rien faire, parfois, c'est fondamental pour une bonne qualité de vie", nous explique Marcelo Bohrer. Quand je vous dis que le « rien à faire » est une affaire de responsabilité…

Car sans vouloir me prendre pour une norme, quoi qu’après tout, donc souhaitant m’ériger en norme, je ne me suis jamais ennuyé. Non jamais, alors que j’ai pourtant grandi dans un milieu particulièrement défavorisé. Un endroit où la municipalité ne mettait pas grand-chose de gratuit à la disposition des djeunes, le 16e arrondissement parisien et plus précisément le rez-de-chaussée de ce 16e arrondissement. Déjà que tout est payant dans le 16e, imaginez pour les fils de concierges. Pas de MJC, pas d’équipements sportifs accessibles, ni de club de sport gratuit, comme dans toute mairie communiste. Même la bibliothèque la plus proche de chez nous, celle de la paroisse Saint-Honoré D’Eylau, était payante.

Qu’à cela ne tienne, avant d’être suffisamment grand pour que ma portugaise de mère m’autorise à m’éloigner tout seul jusqu’à la bibliothèque gratuite la plus proche, celle du Trocadéro, je lisais entre deux séries télé mes manuels scolaires. Fait suffisamment rare pour mériter d’être mentionné.

Une fois en âge de quitter tout seul mon avenue Saint-Honoré d’Eylau pour mon collège Eugène Delacroix, non seulement je pus emprunter tout ce que la bibliothèque du Trocadèro avait à m’offrir mais j’avais également découvert qu’il m’était possible de m’initier gratuitement à tout un tas de sports au Centre d’Initiation Sportive du Stade Suffren, dans le 15e arrondissement. En plus des sports classiques, je goûtais à la boxe française, à l’escrime, au rink-hockey, à plongée sous-marine en piscine, au canoë-kayak quand les monos nous emmenaient sur le bassin de la villette. Bref que du bonheur…

Une fois au Lycée Molière, en plus des études et de l’apprentissage de la drague, où avec mon âme de poète torturée de l’époque, j’excellais si peu, au point de pouvoir ouvrir une succursale de Truffaut avec tous les râteaux récoltés, j’adorais me balader le long des bords de Seine jusqu’aux boîtes des bouquinistes.

À 18 ans,en même temps que nous déménagions pour la banlieue, quittant le rez-de-chaussée pour un premier étage, ascension sociale oblige, j’ai commencé à bosser pour payer mes études. Un double DEUG d’histoire et archéologie qu’offrait à l’époque Paris I, et que j’avais choisi tant j’avais soif de savoirs. Les 22 UV ne paraissaient pas assez et j’avoue avoir eut du mal à choisir entre toutes les matières étalées devant moi. En travaillant, bien d’autres choses non gratuites s’offrirent à moi. Musique, cinéma, jeux-videos, arts martiaux, voyages…

Alors pour revenir aux offres gratuites, que l’on arrête avec les « Je m’ennuie ». Ça m’ennuie ! ça m’ennuie autant que ces journées de 24 heures qui ne me laissent jamais assez de temps pour découvrir, lire, écrire, bâtir, marcher, discuter, rêver, créer et aimer autant que je le voudrais. Tant de choses que je désirerais faire et que je ne ferai jamais par manque de temps. Quel gâchis. Alors de grâce pas de « je m’ennuie » devant moi. Cela me donne des envies de gifles. C’est une insulte à la vie. Car comme le dit Jarod dans la série Le Caméléon « La Vie est un cadeau »…

SIL qui précise à tous ceux que mes occupations ennuient, que nos démocraties libérales permettent même aux branleurs qui s’ennuient de se branler. Tout ennui involontaire est donc décidemment impossible.

mercredi 28 mai 2008

APHREURISME FATAL




Après la magic bullet de Kennedy,
Voici la magique boulette d’Hillary.



Après la thèse de la balle magique qui aurait, après moult détours, tué le président JFKennedy, voici qu’HillaRocky Clinton, qui refuse toujours de se coucher, en voulant viser loin devant, s’est tiré une balle dans le pied en évoquant l’assassinat de Bobby Kennedy pour justifier sa volonté de rester dans la course à l’investiture démocrate.

Une évocation interprétée par d’aucuns comme un souhait à court ou moyen terme, qui permettrait de transformer la défaite à l’investiture en victoire et éventuellement une vice-présidence en présidence. Une sacrée boulette…

Magic SIL

mardi 27 mai 2008

NORTJON ANTIVIRUSLAVA


Nous y voila, le Republicoin a subi sa première attaque. Comme vous avez pu le constater, je suis resté plus de 24 heures sans l’ouvrir. Ce qui en l’absence d’une raison importante est une chose tout bonnement impensable. La raison est que moi aussi, je viens de subir mon premier acte de piraterie numérique. C’est ballot n’est-ce pas ?

Par contre je suis tellement unique en mon genre que cette attaque en a revêtu une forme originale. Je n’ai été victime que de ma naïveté en matière informatique. Ce qui m’a flingué deux machines tout de même. Ma machine n°1 parce que je ne faisais confiance depuis plus de 15 ans qu’à mon bon vieux Windows 3.1. Celui qui tenait sur 10 disquettes et qui tournait sur mon PC « vintage » équipé à ce jour du même processeur. Un Pentium II tournant à 400 mhz. Une relique qui ronronnait jusqu’à présent dans mon garage jusqu’à ce qu’il plante et que j’apprenne que mes crétins de gamins avaient jeté les précieuses disquettes à la poubelle. Mes korrigans ignorant tout de cette ancienne technologie. À quand des cours d’histoire électronique dispensés dés l’école primaire !

La machine n°2, mon ordinateur dédié à Internet, je l’ai perdue en surfant sur des sites pornographiques russes. Décidemment la Russie, y compris numérique, n’est pas sans dangers. Méfiez-vous en tous cas des sites de cul russes. Déconnez pas ! On y attrape des saloperies russes, blondes ou rousses. Des virusses écrits en cyrillique, qui pour le coup sont indécodables. À quand les capotes numériques ?

C’est d’ailleurs en cherchant à déveroller ma machine que j’ai dramatiquement accentué le problème. Alors que je cherchais un antivirusse, pirate, bien sûr, j’ai téléchargé ce que je croyais être une version cyrillique de Norton Antivirus™. Allez comprendre toutes les subtilités du cyrillique, vous !

Au fait, il s’agissait de Nortjon Viruslava. J’avais téléchargé, sans le savoir, d’un seul coup les 93 875 virus numériques existants sur Terre. Une horreur. Ma machine passa par toutes les couleurs disponibles chez les Imac™ de première génération et finit par dégobiller des violents jets de bave siliceuse par les ports USB du clavier.

Mon informaticien de frangin m’annonça que le pronostic vital était compromis, qu’il allait falloir que je sois fort, très fort, sauf à espérer que les virusses se bouffent entre eux. J’ai donc mis, la mort dans l’âme comme dans le Bios, mon Imac™ « strawbery » surnommé « Fraise », en quarantaine. Ses gémissements nocturnes sont toutefois assez difficiles à supporter. Ma pauvre petite bécane chérie ! Sniff !

Sérieux, au lieu d’installer des boucliers antimissile à la con, aux frontières de l’empire Russe, ce qui n’aboutit qu’à mettre de l’eau dans le gaz ruscoff, chose qui n’est pas très bonne pour nos affaires, vous feriez mieux de mettre des filtres antivirusses en installant toute une batterie de « firewall » puisqu’elle est surtout là, la menace, bande de paranoïaques ! Ma pauvre petite bécane chérie ! Sniff !

Heureusement que je suis complètement parano et qu’il me reste en permanence 3 autres ordinateurs à disposition. Un qui tourne sous Linux. Un autre fonctionnant sous mon propre système d’exploitation écrit en langage social-démocrate ainsi qu’un dernier.
Mon vieil Amstrad CPC 464. Celui dont les logiciels étaient sur cassette audio. Des logiciels qui nécessitaient vingt bonnes minutes de cuisson avant de nous délivrer un Menu à l’écran. Temps de cuisson numérique capable de venir à bout de tout miasme électronique.

Les pirates de toute espèce, chinoise y compris, peuvent donc toujours essayer de m’assaillir. J’aurais toujours de quoi numériser ma pensée. Quant à l’hébergement. Aucun problème puisque parmi toutes les possibilités s’offrant nues à moi, je dispose de deux, trois bonnes coquines, oups, copines russes toujours prêtes à héberger tout ce qui sort de moi. Que vive la grande et éternelle Russie. Da svidaniya Tovaritch !

SIL ancien agent virusse.

ADDENDUM IMMEDIAT : En fait si je n’étais pas tout à vous ces dernières 48 heures, c’est justement parce que je suis, de l’avis de la femme de ma vie, un peu trop à vous. Soi-disant que je la délaisserais pour vos beaux yeux, ceux que vous usez sur votre écran à lire toutes mes billevesées.

« Encore, si tout cela te rapportait de l’argent, tu pourrais m’offrir plus des cadeaux histoire de te faire pardonner pour tout ce temps passé à scribouiller. Or ce n’est même pas le cas. Sous prétexte que monsieur mon mari est de Gauche, il faudrait que toute sa méchanceté humoristique reste gratuite. Monsieur mon époux tient à rester vraiment à part. Il refuse de faire comme Edwy Plenel et son mediapart dont l’originalité serait selon ses propres mots -l’addition-. Il suffit ! Tu me feras le plaisir de mettre au moins un lien Paypal sur ta page, histoire que tous ceux qui te piquent tes bons mots puissent soulager leur conscience en te reversant ce qui revient de droit à ta femme

Quelle avoinée mes aïeux. Il faut la comprendre, en tant que fille du petit peuple immigré, self-made woman, passée du trotskisme au MoDem, il n’est pas illogique qu’elle souhaite vivre avec son temps et le mien, avec le marché y compris captif, le captif étant moi, la hausse des prix de l’amour, la baisse du pouvoir d’achat et d’appât, tout ça quoi….

Par conséquent, bien que je ne sois pas du genre à la délaisser, j’ai dû lui accorder un peu plus d’attention que d’ordinaire puisque selon sa logique toute féminine, « si tu peux en donner autant aux autres (les autres c’est vous, mes chéris) c’est que tu peux m’en donné bien plus encore ». J’ai tout donné, tout, tout, tout donné. Maintenant que la voilà rassasiée jusqu’à la prochaine crise de boulimie affective, me revoilà de nouveau un peu à vous…

dimanche 25 mai 2008

ROBERT REDEKER ET LA LOI DE NAULLEAU

redeker l'islamophobe crucifié chez ruquier
Vidéo envoyée par sifdine69

Jusqu’à présent en matière d’évolution, nous avions parmi les différentes lois à disposition celle de Bollo sur l’irréversibilité de cette même évolution. Cette loi de Bollo veut qu’un membre qui s’est spécialisé dans une fonction ne peut pas revenir en arrière. Par exemple, un pied de singe spécialisé dans la locomotion arboricole ne pourra pas revenir en arrière pour se re-spécialiser ensuite dans la marche bipède. Or à cette loi s’ajoute désormais la loi de Naulleau voulant qu’un chroniqueur à la cervelle spécialisée dans le politiquement incorrect peut subitement régresser pour finir par verser dans le bien-pensance la plus fanatique dés qu’il s’agira de l’islam.

C’est en effet la conclusion à laquelle m’a amené le visionnage de cette séquence de l’émission du roquet Ruquier « on n’est pas couchés » de samedi dernier. Alors que j’étais couché, oeuvrait dans l’un des salons du PAF un sacré panel d’empaffés, exception faite de mon Zemmour d’amour qui s’est évertué à rappeler le droit de critiquer les religions.

Un Zemmour toutefois un tantinet mollasson, notamment lorsqu’il demanda au professeur Redeker d’arrêter de comparer Mahomet à Hitler. Même si je comprends très bien où il veut en venir étant donné que les reductio ad hitlerum sont devenues une manie insupportable, et que la folie de Mahomet ainsi que l’ignominie de son programme de lutte politique, le coran, se suffisent à eux-mêmes, je lui signale tout de même qu’il n’est pas incongru d’accepter ce genre de comparaisons si le caractère parfaitement comparable de ces deux choses a été démontré. Chose faite dans mon billet « la pensée petit blanc » en octobre 2007. D’accepter cette comparaison non pas comme une simple facilité de condamnation mais comme un moyen de compréhension des mécanismes d’action de l’islam et par conséquent des moyens de les combattre.

Mais bon, je lui pardonne aisément ce petit coup de mou pour la bonne raison qu’en plus de ma tendance à tout lui pardonner, les mugissements du panel d’invités et les gloussements des dindons disposés en batterie sur les estrades, avaient de quoi fatiguer. Avec une mention toute particulière pour nos deux tartuffes, particulièrement sublimes dans le surjeu de l’indignation pro-islamique, que sont Pascale Clark et Richard Bohringer.

Une Pascale Clark volant tel Clark Kent dans son tutu bleu au secours des bouffons verts de l’islam. « Rien ne justifie une mise à mort MAIS je pense que ce n’est pas possible d’insulter une religion comme ça ». Par Allah le lubrique, que tout ça fleurait bon la cuisse entrouverte au creux de laquelle la fleur des sables éclose exhalait le doux parfum du musc vaginal. Bravo ma jolie, tu as gagné à coup sûr ta place de hourie ahurie au paradis d’Allah.

Richard Bohringer, dit monsieur « ce n’est pas bien » pour les intimes, fut quant à lui merveilleux dans le rôle de celui qui abat sur la table son indignation comme on joue le valet de pic au bout duquel risque fort de se retrouver des têtes d’infidèles bien réelles. Le valet Bohringer, la main sur le cœur, fit acte de soumission en jurant son grand dieu qu’il respectait « infiniment » l’islam et le coran, ce qui pour le coup le rend aussi méprisable que le coran. Encore un qui a signé un contrat sans même l’avoir lu. Quel délicieux fumet là aussi. Celui d’un Bohringer, pantalon et slibard baissés sur les genoux.

Et bien saches que tu poques du derch mon cher Richard. Rien de bien inquiétant cela dit ! Avec ton trou de bal des cocus, tu as d’ores et déjà ta place dans un paradis où l’on enfile les petits garçons et les petits naïfs dans ton genre comme on enfile les perles défilées (sourates 56 et 76).

Et oui, ladies and gentlemen, tous ces frocs baissés, exhalent le parfum de la frousse dont j’ai gardé la meilleure fragrance pour la fin. « Le Naulleau ! Le Naulleau ! »

Le Naulleau qui confond les écrits antireligieux de Voltaire ou de Lévi Strauss avec le Mein Kampf d’Adolf Hitler. Un Naulleau qui ne sait toujours pas à son âge et après tant d’ouvrages parcourus, faire la différence entre antisémitisme, la haine du juif, et le rejet des idéologies religieuses en général et de l’idéologie islamique en particulier. C’est à vous désespérer de la culture écrite.

Un Eric Naulleau qui, après avoir regretté devoir défendre Redeker, critique « la mystique » de la liberté d’expression et déplore de se trouver bien seul à rappeler le devoir de responsabilité qui va avec la liberté d’opinion.

Que mon Naulleau se rassure, il est très loin d’être le seul à rappeler cette conception du devoir de responsabilité. À vrai dire tous les islamistes partagent avec lui cette même conception mystique de la responsabilité au sens islamique du terme. Opinion qu’ils n’hésitent jamais à exprimer au moindre dessin, propos ou écrit critique envers l’islam.

Alors, mon Naulleau, puisque te voilà rassuré, puisque te voilà non isolé, entouré de tout plein d’amis, surtout ne te sens pas obligé de défendre Robert Redeker qui n’est pas tout seul lui non plus. Je te dispense d’être hypocrite. Laisse-nous défendre Redeker pendant que tu défendras ta profession de foi. « Je défends des textes que j’aime et pourfends les fausses valeurs ». Défends donc le coran, les arguments des islamistes et n’hésite pas à pourfendre la liberté d’expression.

Fait donc ce que tu sais faire de mieux, le politiquement incorrect émasculé.

Sois « krès krès méssant » avec les gens bien élevés, avec des Robert Redeker profondément polis, aimables, sensibles, intelligents et humanistes. Des gens qui te tendront l’autre joue quand tu les accuseras d’écrire des « inepties » sans même démontrer en quoi le texte du professeur Redeker est inepte ou simplement faux. De quelles inepties parles-tu mon petit Naulleau. Laisse tomber va ! Je mettrais ma main à couper que tu n’as lu ni le coran, ni les hadiths, ni même la moindre biographie du pervers Mahomet. Finalement tu sais être aussi drôle que Cauet.

C’est ça, contente-toi de faire ton méchant avec des gens qui acceptent les règles du jeu, qui ne te menaceront jamais d’une fatwa. Avec des gens qui au pire te traiteront de « suppôt du gouvernement » comme l’a fait début février le Cali, notre révolutionnaire d’Eurovision. Un petit bouffon rouge qui en te piquant tes fiches, t’aura permis de jouer le bon critique indigné par tant d’impolitesse. Laisse donc la vraie critique à ceux qui ont un cerveau et des couilles.

Enfin, tout cela était couru d’avance et le mieux est de laisser Bourdieu vous expliquer pourquoi.

"Ce qui est sûr c’est qu’il y a un lien entre la pensée et le temps. Et un des problèmes majeurs que pose la télévision, c’est la question des rapports entre la pensée et la vitesse. Est-ce qu’on peut penser dans la vitesse ? Est-ce que la télévision, en donnant la parole à des penseurs qui sont censés penser à vitesse accélérée, ne se condamne pas à n’avoir jamais que des fast-thinkers, des penseurs qui pensent plus vite que leur ombre... Il faut en effet se demander pourquoi ils sont capables de répondre à ces conditions tout à fait particulières, pourquoi ils arrivent à penser dans des conditions où personne ne pense plus. La réponse est, me semble-t-il, qu’ils pensent par « idées reçues ». Les « idées reçues » dont parle Flaubert, ce sont des idées reçues par tout le monde, banales, convenues, communes ; mais ce sont aussi des idées qui, quand vous les recevez, sont déjà reçues, en sorte que le problème de la réception ne se pose pas. Or, qu’il s’agisse d’un discours, d’un livre ou d’un message télévisuel, le problème est de savoir si les conditions de réception sont remplies ; est-ce que celui qui écoute a le code pour décoder ce que je suis en train de dire ? Quand vous émettez une « idée reçue », c’est comme si c’était fait ; le problème est résolu. La communication est instantanée puisque, en un sens, elle n’est pas. Ou elle n’est qu’apparente. L’échange de lieux communs est une communication sans autre contenu que le fait même de la conversation. Les « lieux communs » qui jouent un rôle énorme dans la conversation quotidienne ont cette vertu que tout le monde peut les recevoir et les recevoir instantanément : par leur banalité, ils sont communs à l’émetteur et au récepteur. A l’opposé, la pensée est, par définition, subversive : elle doit commencer par démonter les « idées reçues » et elle doit ensuite démontrer. Quand Descartes parle de démonstration, il parle de longues chaînes de raisons. Ça prend du temps, il faut dérouler une série de propositions enchaînées par des « donc », « en conséquence », « cela dit », « étant entendu que »... Or, ce déploiement de la pensée pensante, est intrinsèquement lié au temps." Pierre Bourdieu - Sur la télévision (1996)

Et oui, c’est ainsi, il nous faudra encore pas mal de temps, de patience et d’énergie pour démonter brique après brique cette ziggourat d’idées reçues sur l’islam. Alors au travail camarades, laissons les bouffons arpenter la ziggourat et levons notre chapeau en l’honneur du professeur Redeker qui a bien avancé sur son pan de mur.

Vous n’êtes pas seul mon cher Robert et pour être tout aussi respectable qu’aimable, vous êtes de nous tous, tout autant respecté qu’apprécié.

SILex sed lex : « Naulleau, prends-toi ce biface dans ta face »

samedi 24 mai 2008

COMPTEURS A ZERO : DEUX CENTS MILLIONS


En un peu plus d’un an d’existence, cet excellent Blog d’information a connu aujourd’hui même son 200 000 000e visiteur. Ce n’est pas moi qui le dis mais l’organisme public Immédia-Métrie. Vous n’avez qu’à visionner vous-même le certificat doré ci-joint.

Grâce aux progrès de la technologie et du fichage généralisé de l’e-citoyen, aïe, aïe, aïe, nous connaissons l’identité de ce 200 000 000e visiteur qui s’avère être une visiteuse.

Celle-ci, dont l’adresse IP archivée dans nos serveurs est 91.116.xxx, s’appelle Mademoiselle Marie DRU…. Son adresse IP nous indiquant par ailleurs qu’elle est très belle, âgée de 33 ans, à peine un an d’écart avec moi, c’est merveilleux, qu’elle est la plus brillante journaliste télé que la galaxie n’ait jamais connue, habite en région parisienne et a fait une grossière erreur quant au choix de son fiancé…

Comme il ne s’agit pas simplement de fliquer mes visiteurs mais aussi de leur donner du bonheur, puisque je vous aime bande de cons, cette 200 000 000e visiteuse est l’heureuse gagnante de notre concours intergalactique. Elle se voit gracieusement offrir toute une journée en compagnie de votre serviteur.

Lors de cette journée, en ma compagnie, la très heureuse gagnante aura l’immense privilège de se frotter à mon génie velu, un génie, dont je répète pour lecteurs occasionnels, qui se trouve être sexuellement transmissible. Chère Marie, n’oublie pas de me prévenir suffisamment à l’avance, du jour qui t’arrange, histoire que je puisse m’organiser.

SIL on « The Next »

vendredi 23 mai 2008

ISLAM ET DEMOCRATIE, J’AI ENFIN COMPRIS


« D’aucuns prétendent que la démocratie est incompatible avec l’islam. Or en vérité, par principe la démocratie sait accorder une place à tous les croyants. À ce titre l’Amérique qui est l’une des plus grandes démocraties est aussi l’une des nations les plus religieuses du monde. Les trois quarts de nos citoyens croient en une forme de pouvoir transcendant. Des millions d’entre eux vont à l’office chaque semaine et prient tous les jours. Et ils le font sans la moindre crainte de répression étatique. Dans notre démocratie, nul n’est puni pour se trouver en possession d’un coran. Nous ne condamnons personne à la peine capitale pour s’être converti à l’islam. La démocratie ne menace ni l’islam ni aucune autre religion. La démocratie est le seul système de gouvernement qui garanti leur protection. »

Merci président Bush, grâce à ce paragraphe de votre discours prononcé à Sharm el Sheikh en Egypte, ce 18 mai 2008, devant le Forum Economique Mondial, j’ai enfin compris pourquoi le débat « islam et démocratie » tourne en rond depuis des années.

Car d’un coté il est indéniable, comme vous l’affirmez que dans nos démocraties on ne condamne pas à mort ceux qui se convertissent à l’islam, que la liberté de parole et de culte, y compris islamique, sont garantis…

Mais d’un autre coté, il est tout aussi indéniable qu’en terre d’islam, on poursuit, y compris jusqu’à la mort, les apostats, et que la liberté de parole et de culte, autres qu’islamiques, ne sont pas du tout garantis…

CQFD : si nos démocraties démontrent qu’elles ne sont pas incompatibles avec l’islam, l’islam démontre qu’il reste incompatible avec nos démocraties…

SIL skywalker Bush

jeudi 22 mai 2008

HISTOIRES D’EUPHEMISMES : AL QAÏDI ! AL QAÏDA !


Islam et islamisme ou l’euphémisation de la réalité, Al Qaïdi ! Al Qaïda !

Si cette euphémisation consistant à camoufler la folie intrinsèque à l’islam par l’utilisation du terme « islamisme » a un quelconque fondement, se pose alors la question de savoir si les islamistes auront ou non accès au paradis de l’Allah, Al Qaïdi ! Al Qaïda !

Un paradis décrit comme « à l’ombre des épées » par ce pervers narcissique de Mahomet, par ce mythomane voleur, terroriste, esclavagiste, massacreur d’infidèles, exterminateur de juifs, Al Qaïdi ! Al Qaïda !

"On ira tous au paradis, Al Qaïdi! Al Qaïda !"

SILimalikoum

mercredi 21 mai 2008

HISTOIRES D’EUPHEMISMES : ISLAM ET ISLAMISME


Il paraîtrait qu’il existe une différence entre islam et islamisme. C’est cette fois-ci mon cher et respecté Alain-Gerard Slama qui m’assena cet euphémisme tactique hier matin dans sa chronique de 7h55 pour France culture. Un euphémisme qu’il intégrait dans une analyse où l’objectif était le combat contre le terrorisme islamique.

Ayant les idées larges et ne souhaitant pas de procès, même pas d’intentions, je suis bien évidemment disposé à le croire. Mais à ce moment-là, pourrait-il m’expliquer les différences entre bouddh et bouddhisme, christian et christianisme, hind et hindouisme, tao et taoisme, shinto et shintoisme ?

Par contre si je puis le croire, je ne puis le penser. Outre le fait que comme le résume si bien Anne-Marie Delcambre, « entre l’islam et l’islamisme, il n’y a pas de différence de nature mais de degré», je ne suis pas certain qu’en terme de stratégie, même si je vois bien où mon Alain-Gerard veut en venir, cette rhétorique nous (nous, c’est tout le monde) garantisse la victoire contre le fanatisme islamique.

Effectivement, ce qui est recherché dans cette distinction est le moyen de désolidariser les musulmans de leurs intégristes en attaquant l’intégrisme tout en évitant d’insulter la croyance et par conséquent les croyants.

Or il se trouve que non seulement on s’appuie là sur un mensonge, puisque le coran et le Mahomet des fanatiques est le même que celui des simples croyants, ce qui à long terme n’est jamais productif, mais que l’on n’aide en rien les croyants à prendre du recul par rapport à leur croyance, à penser cette croyance.

À cet effet je rappelle que les philosophes de lumières ne tapaient pas uniquement sur les curés, sur les christianistes, mais aussi sur le christianisme. Car de taper seulement sur les christianistes, on savait déjà ce que cela donnait.

Et oui quand on tape sur les curés et leur chef cela donne le protestantisme. En libérant de l’institution, on ne libère pas forcément de la croyance. On libéralise juste la croyance. Par contre quand on canarde le christianisme, on crée les conditions de recul nécessaires à l’exercice de la raison. On crée un espace de pensée en dehors du dogme, un espace laïc où brille comme le disait Descartes "la lumière naturelle de la raison", par opposition à celle de la foi. En fin de compte on libère, on permet de penser sans empêcher par ailleurs de croire.

Aussi de la même façon, c’est en tapant sur l’islam que l’on arrache les musulmans à la soumission, que l’on embrasse et réveille ainsi la belle houri à l’oued dormant, que l’on crée les conditions pour qu’ils se détachent non seulement des fanatiques mais surtout du dogme à l’origine de ce fanatisme.

Par contre, on ne le dira jamais assez, il faut bien évidemment faire la différence entre islam et Islam comme on fait la différence entre christianisme et chrétienté, en somme entre les idées et les hommes.

SILim ibn Alouf

mardi 20 mai 2008

STUPEURS ET TREMBLEMENTS DE TERRE


J’ai encore tremblé d’effroi et pleuré d’émoi à la vue d’un Sichuan à terre et de ces parents désespérément accrochés aux bras inertes de leur unique enfant. Tout comme après le tremblement de Boumèrdes en mai 2003 ou le tsunami de décembre 2004, c’est toujours la même stupeur et les mêmes tremblements qui me saisissent devant cette expression du droit de vie et de mort de sa majesté Nature.

Des crises de parkinson déclenchées après chaque cataclysme, que j’ai longtemps mis sur le dos du petit séisme que j’ai vécu enfant dans mon village galicien ou sur le compte de cette peur culturelle que cultive tout bon Celte. Celle du cataclysme tombant du ciel ou sortant de terre lorsque les portes de l’autre monde s’ouvrent durant les fêtes de Beltaine (1 mai) et surtout de Samhain (1 novembre). Un premier jour de novembre où l’on quitte la saison claire pour la saison sombre. Le jour où la belle et fertile déesse mère des celtes d’Ibérie Briga (Brigit) se transforme en vieille Galega (Calleach) ramenant avec elle les vents mauvais de l’hiver et tout son cortège de calamités.

Le 1 novembre 1755, jour où se produisit le tremblement de terre qui a détruit Lisbonne, faisant 60 000 morts et provoquant un tsunami qui balaya avec sa vague de 10 mètres les cotes de mon village situé à l’embouchure du fleuve Lima. Un tsunami qui restera dans la mémoire populaire locale sous la forme d’une chanson que j’appris quand j’étais enfant. Une chanson où Saint-Pierre perd les clés de l’océan avant de les retrouver et d’enfin pouvoir refermer ses lourdes portes.

Un séisme au cours duquel s’illustra l’une de mes icônes, le marquis de Pombal dont je vous parlais le 5 octobre dernier pour ses lois visant à combattre l’antisémitisme portugais.

Alors que la famille royale se trouvait à l’image du pays paralysée par la peur, se demandant ce qu’il convenait de faire « maintenant » que tout était à terre, mon marquis répondit « Maintenant ? Enterrez les morts et nourrissez les vivants ». Mais pas seulement. Il mit tout en œuvre afin de reconstruire la capitale portugaise au plus vite, tout en pensant à l’avenir puisqu’il demanda aux ingénieurs du pays de travailler à la construction des premiers bâtiments antisismiques.

Initiative pombaline qui m’a amené à m’interroger sur les mesures prises par le gouvernement chinois afin d’éviter que les bâtiments privés et publics ne s’écroulent comme des châteaux de cartes dans ce Sichuan qui a tant nourrit l’imaginaire de mon adolescence. Les fans des chevaliers du zodiaque se rappelleront en effet qu’y réside près de la cascade des cinq pics, maître Dohko, celui qui a fait du jeune Shiryu le chevalier du dragon.

Interrogations qui m’ont fait revenir en mémoire un vieux reportage daté du 22 avril 2007, diffusé dans le cadre de l’émission « l’effet papillon » sur Canal+, et qui traitait de la présence des entreprises de BTP chinoises en Algérie. Un reportage à voir absolument et encore disponible ici sur Dailymotion.

Lors de sa diffusion, découvrant que les entreprises chinoises étaient capables de bâtir des immeubles de dix étages en deux mois, à raison d’un étage tous les 6 jours, pour connaître le temps de maturation du béton et par conséquent qu’un tel rythme ne peut être tenu qu’avec l’adjonction d’additifs chimiques au béton, permettant certes d’accélérer le rythme mais rendant très incertain la résistance du bâti, je m’étais dis qu’au prochain tremblement de terre dans cette contrée à risque, les populations algériennes risqueraient gros.

Un énorme risque que vient de confirmer la fragilité des bâtiments construits par les Chinois pour les Chinois, mais également un article où j’apprends que l’organisme national algérien de Contrôle Technique de la Construction (CTC) dénonce « une transgression flagrante des lois sur le bâti parasismique ». Que voulez-vous, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un marquis de Pombal ayant à cœur de servir les intérêts de son peuple. Du coup je tremble d’avance pour les populations algériennes ainsi que pour les familles franco-algériennes qui nous sont proches…

Le Sil d’un œil sur la planète.

lundi 19 mai 2008

POST-COLONIALISME FRANÇAIS ET NEO-COLONIALISME ARABO-ISLAMIQUE


Pour bon nombre de nos télé-penseurs, prédicateurs et autres prescripteurs d’opinion, le passé devient souvent une névrose indépassable. Un passé sans contexte, sans hiérarchie des faits, où ne vaut que ce que leur nombril embrasse, où tout se mélange pour former un blouguiboulga spatio-temporel inextricable. Une névrose fort utile pour les charmeurs de serpents à sornettes que sont nos indigènes et autres indigestes de la république.

Ce n’est pas que des enseignements ne méritent pas d’être tirés de tous les égarements du passé, que ce soit des massacres commis au nom de la religion comme la chasse aux sorcières, au nom de la royauté comme le massacre du moulin de l'Agau, au nom de la République tels que ceux de Vendée ou de la Commune, d’une république y compris coloniale comme les massacres de Sétif, loin de moi cette idée. Des enseignements doivent être bien évidemment tirés.

Il se trouve juste que la liste de massacres est si longue qu’il faudrait un calendrier de plus d’un millier de jours pour pouvoir commémorer ne serait-ce que les plus connus. Il se trouve également que j’ai des fois l’impression que chacun va à la liste de massacres comme on va au marché du ressentiment afin de satisfaire quelque pulsion morbide ou pire se focaliser sur la folie ordinaire pour mieux fuir l’horreur absolue.

C’est sans doute pour cela que tout en surveillant les courbes de températures de nos Etats afin que nos démocraties ne retombent pas dans des folies même ordinaires, je suis bien plus enclin à veiller sur les tentations génocidaires, à me souvenir des ignominies absolues que sont les génocides, ignominies susceptibles de damner toute mon espèce, plutôt que de tel ou tel massacre que tout peuple a connu mais aussi commis. Et puis de toute façon, qui peut le plus peut le moins…

C’est sans doute pour cela également que je célèbre souvent le fait que nos démocraties ne sont jamais tombées dans l’ignominie et que pour les autres travers ou folies, elles ont toujours su trouver des portes de sortie grâce à leur capacité au débat.

Portes de sortie qui me poussent au mieux à ne pas comprendre le sens de la démarche de nos indigènes de la république, au pire à très bien comprendre le sens de leur démarche. Expliquons-nous.

Regardons l’affiche appelant à cette marche du 8 mai. Nous pouvons y lire « marche contre la république raciste et coloniale ». Un slogan illustré par la photo de ces athlètes nord-américains, Tommie Smith et John Carlos, qui pendant les jeux olympiques de 1968 à Mexico, protestèrent contre les discriminations subies par les nord-américains noirs, au sommet du podium en levant leur poing ganté de noir tout en baissant la tête à l’écoute de l’hymne américain. Signalons au passage que le fondement légal, donc la norme, de la ségrégation raciale aux EUA était aboli depuis 1964 avec le Civil Rights Act qui déclarait illégal toute discrimination basée sur la race, la couleur, la religion ou le sexe.

Une affiche très intéressante, où le temps comme l’espace se distordent pour mieux embrouiller les esprits. Aussi débrouillons tout ça !

Y a-t-il du racisme en France, que ce soit en actes ou propos ? Oui, de façon isolée, y compris jusqu’au sommet de l’état ! Que voulez-vous, il y a encore du boulot. Il y en aura de toute façon toujours en matière d’antiracisme.

La république est-elle une collectivité raciste pour autant ? Non ! Dans notre république, comme dans toutes les démocraties occidentales, il n’existe plus de loi ségrégationniste et les comportements discriminatoires peuvent faire l’objet de poursuites. Dans nos démocraties, nous sommes devenus si peu ségrégationnistes que nous en sommes même venus à tomber dans cet excès inverse que constitue la « discrimination positive ».

Au tour de la seconde mise en accusation maintenant. Celle de « république coloniale ».

Notre république est-elle coloniale ? Non ! Pour des raisons que je vous expliquerai dans un très prochain billet, j’estime qu’en dehors de la question kanak, la république n’est plus coloniale. Son objectif n’est plus la conquête et le peuplement de territoires étrangers par sa population. Quant à son héritage colonial, comme indiqué en introduction, la république cherche des portes de sortie aux problèmes hérités, par exemple avec le futur referendum sur le statut de la Nouvelle-Calédonie prévu pour 2014. La république française est donc une république post-coloniale au sens sortie du colonialisme.

Y a-t-il des manifestations coloniales en France ? Oui mais pas comme d’aucuns le pensent. Sauf à considérer que nous n’avons pas le droit de défendre nos intérêts ou encore à tenir un discours raciste faisant des dirigeants des pays avec qui nous concluons des accords politiques, économiques ou militaires, de grands enfants totalement irresponsables des décisions qu’ils prennent au nom de leurs peuples, je ne vois pas d’expression de ce néo-colonialisme si souvent présent sur les lèvres de nos passéistes.

Où se trouvent donc alors les manifestations coloniales dans notre pays, me direz-vous ? À vrai dire, par exemple, tout simplement dans cette manifestation du 8 mai organisée par les indigènes de la république. Vous aimeriez bien voir comment je vais démontrer cela ? Très facile voyons !

Le système ségrégationniste de l’indigénat auquel se réfèrent nos indigestes de la république consistait à ce que les colons français d’Algérie relèvent de la loi française pendant que les indigènes algériens relevaient des lois locales, coraniques ou coutumières. Il n’y avait pas d’égalité devant la loi. Ce qui n’est plus le cas en France. Par conséquent, en se déclarant indigènes dans un pays où tous les citoyens habitent sous la même loi française, ces indigènes proclament que leur loi n’est pas celle de France mais reste celle de l’Algérie. Ils souhaitent donc faire ici ce que nous faisions là-bas.

Ce qui permet de mieux comprendre les slogans rejetant l’intégration tout en les rendant cocasses quand ils assimilent l’intégration à la colonisation. Ces gens-là combattent une colonisation passée avec la même logique, avec une colonisation présente. Ils sont ce qu’ils combattent. Plutôt cocasse non ?

Cocasse mais logique puisque l’intérêt de s’ancrer dans un passé révolu n’est autre que celui de générer de la rancœur, le combustible de toutes les luttes, une lutte marquée par un désir de revanche, faisant de ces indigènes le fruit de la prophétie de l’ancien président algérien, Houari Boumédiène.

« Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire ». (Discours à l’ONU, 1974)

Un discours isolé ? Non ! Car outre les propos de l’ancien roi du Maroc Hassan II, affirmant le 16 mai 1993 à l’émission 7/7 « Je n’aimerais pas du tout que les Marocains fassent l’objet d’une tentative d’intégration car ils ne seront jamais intégrés », et ceux tenus à Cologne le dimanche 10 février dernier par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan «L’assimilation est un crime contre l’humanité», je rappellerai ceux du dictateur Kadhafi prononcés à Tombouctou le 10 avril 2006. Video ici, sur Dailymotion.

« Tout le monde doit devenir musulman. Aujourd’hui, ici, à Tombouctou, nous rectifions l’histoire. Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu’Allah nous accordera une grande victoire en Europe : sans épées, sans fusils, sans conquête. Les 50 millions de musulmans d’Europe feront de cette dernière un continent musulman. Allah mobilise la Turquie, nation musulmane, et va permettre son entrée dans l’Union européenne. Il y aura alors 100 millions de musulmans en Europe : l’Europe subit notre prosélytisme, tout comme l’Amérique. Elle a le choix entre devenir musulmane ou déclarer la guerre aux musulmans. »

Néo-colonialisme donc !

Du coup on comprend mieux le sens des propos tenus par Houria Bouteldja, la porte-parole de nos indigestes, le 21 juin 2007, dans l’émission « ce soir ou jamais » sur France 3. « Il faut dénationaliser l’histoire de France, il faut arrêter avec le mythe des Gaulois ! Les Français ne sont pas les héritiers des Gaulois ! » (..) « Il faut rééduquer le reste de la société, la société occidentale. Nous, on les appelle les souchiens (ou sous-chiens), puisqu’il faut bien leur donner un nom : les Blancs ! » (…) « Il faut faire exploser, je dis bien exploser, cette identité franco-centrée »

Une explosion qui rend logique la présence dans cette manifestation des drapeaux du Hamas et du Hezbollah, les rois de l’explosion. En effet, que je sache, la « France coloniale » n’occupe ni le Liban occupé par le Hezbollah, ni la Bande de Gaza occupée par le Hamas. Un Hamas dont le député Yunis Al Astal a appelé le 11 avril 2008 à la conquête de Rome par le prosélytisme ou par les armes. Un Hezbollah dont les drapeaux présents lors de cette manifestation indigeste sont en soi tout un programme. Calqué sur celui des gardiens de la révolution islamique iranienne, le drapeau du Hezbollah représente les lettres du « parti de dieu » dont l’une d’elles tient un kalachnikov AK-47 placé au-dessus d’un globe terrestre dessiné en vert-islam.

D’ailleurs en parlant de drapeaux, pour tout dire, n’était-on pas en droit d’attendre de la part d’une manifestation dite « anti-coloniale » la présence des drapeaux sahraoui du Maroc, des drapeaux berbères, celui des populations du Darfour exterminées puis remplacées par des populations arabes, l’étendard de harratines et autres esclaves de Mauritanie, celui des coptes d’Egypte, des chrétiens d’Irak ou d’ailleurs, j’en passe et des meilleurs…

Non, visiblement, pas le moindre drapeau des populations colonisées, massacrées, toutes victimes d’un impérialisme arabo-islamique toujours d’actualité.

Preuve donc que tout ce foin colonial est bien du flanc et que l’objectif visant à la construction d’une « organisation de lutte politique » est bien tout sauf anti-colonial. L’objectif est celui d’un néo-colonialisme qui pour être tout à fait juste ne date pas d’aujourd’hui mais d’il y a 14 siècles. Work in progress !

SILidim le Magnifique

dimanche 18 mai 2008

DE BIEN DROLES D’INDIGENES DE LA REPUBLIQUE

Marche contre la république raciste et colonisatrice
Vidéo envoyée par F-marie

Dans cette vidéo de la manifestation « contre la république raciste et coloniale » organisée le jeudi 8 mai par cette tribu étrange qu’est celle des indigènes de la République, vous pourrez assister à des rites folkloriques pour le moins exotiques. Des portraits d’Aimé Césaire jouxtant ceux de dirigeants du Hamas ou du Hezbollah, des slogans tels que « intégration c’est du bidon, assimilation, colonisation » ou « Non à l’intégration par le cochon » sans le moindre rapport avec la choucroute…

Sans aborder le fond que nous verrons dans le prochain billet, quelques réflexes d’anthropologue émergent tout d’abord devant ces désirs d’indigènes autoproclamés.

Franchement, pour ceux qui ont lu « Mœurs et sexualité en Oceanie » de Margareth Mead, ces indigènes-là ne vous font-il pas penser aux Mundugomor ? « Une tribu où la norme est la violence, la jalousie, l’insulte, la susceptibilité suivie de la hâte à se venger, un climat de haine. »

Un climat de haine qui explique chez nos indigènes à nous la mise à l’honneur d’islamistes prônant la vengeance sur l’Occident, notre destruction au prétexte d’une parenthèse historique dans l’expansion arabo-islamique, formée par notre installation en Afrique du Nord, qui prônent l’attentat suicide, la conquête, une colonisation islamique toujours d’actualité au nom d’une colonisation européenne dépassée.

Peut-être que tout comme chez les Mundugomor, les enfants de cette tribu ont souffert de carences affectives, on été bercés trop près du mur, ou encore que cette manie d’enserrer aussi bien les crânes des enfants que ceux des adultes dans des keffiehs ridicules a engendré des dégâts irréversibles au niveau du cortex, expliquant ainsi toute cette confusion mentale. Qui sait, seul une autopsie nous le dira…

SIL Mead

samedi 17 mai 2008

NICOLAS SARKOZY EST POUR LE MOINS UN PETIT MARRANT


Notre vénéré président est un comique, « un petit joker » comme le diraient mes cousins canadiens, voir même l’un des scénariste des Monty Python, un géant du non-sens.

Car voyez-vous, Nicolas Sarkozy est le genre de gars à prendre des Noirs dans son gouvernement, en même temps qu’il affirmera sans ciller le 26 juillet 2007, à l’université de Dakar que « l’homme moderne (nous) qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l’homme africain (non moderne donc) qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires », que dans l’imaginaire du paysan africain « où tout recommence toujours, il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès » et que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire »…

Bravo Monsieur le Président, quel sens de l’histoire !

Car voyez-vous, Nicolas Sarkozy est le genre de lascar à prendre des Français d’origine maghrébine dans son gouvernement, tout en osant affirmer à Monaco, le vendredi 25 avril, l’avant-veille de sa visite d’Etat en Tunisie, « j’ai fait un rêve, c’est que les peuples de la Méditerranée du Nord et du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples d’Europe continentale ».

Un rêve ou plutôt un cauchemar qu’il nous resservît à Tunis en plaçant l’intelligence en Europe et les muscles en Afrique. « Vous avez une main d’œuvre qui ne demande qu’à être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation »…

Ben oui, c’est logique, voyons ! Le cerveau est en haut alors que les membres supérieurs (maghrébins ?) puis inférieurs (noirs ?) sont en dessous. Tu parles d’une preuve d’intelligence.

Une intelligence à la Eve Angeli lorsque celle-ci s’étonne que le pôle sud soit gelé pour la bonne raison qu’au sud, c’est bien connu, il fait chaud. Une intelligence eve-angeliste qui semble ignorer qu’il y a à peine deux mille ans, l’intelligence se trouvait au centre de la Méditerranée et les muscles barbares à sa périphérie.

Des propos, quoi qu’il en soit, très peu commentés par nos commentateurs favoris ou alors qualifiés de « pour le moins offensants » par un Max Gallo pour le moins gêné aux entournures. « Pour le moins offensant », n’est-ce pas pour le moins marrant.

Alors, pour ne pas être Marseillais puisque Parisien de naissance, et pour être Galicien d’origine, issu d’un village à 900 Km de la plus proche côte méditerranéenne, ce n’est pas que je sois porté à défendre plus que ça l’honneur des Méditerranéens mais enfin tout de même. Ces propos ne sont pas juste offensants, ils sont tout bonnement racistes. Toutefois que l’on se rassure. Ces propos ne sont pas haineusement racistes, ni même imperialistement racistes.

Non, Nicolas Sarkozy démontre que l’on peut tenir des propos juste stupidement racistes. C’est sans doute ça le racisme post-colonial, juste de la beauferie.

En effet, bien qu’il soit difficile de nier que les universités sont plutôt chez nous et l’obscurantisme pour bonne partie de l’autre coté de la Méditerranée, je ne comprends pas cette essentialisation de nos caractéristiques culturelles à un instant T, comme ces jugements définitifs portés sur l’autre rive à travers les termes « peuples » ou « homme africain ».

Je ne comprends vraiment pas qu’il n’y ait personne dans son entourage pour lui expliquer que notre stade de développement culturel actuel n’est pas l’expression génétique de ce que serait l’homme blanc en tant que groupe, mais le fruit de notre histoire, le fruit des capitalisations culturelles que nous devons à certains de nos pionniers, des avancées dans certains domaines que les autres sapiens-sapiens sont voués à rattraper et même à dépasser.

Je ne comprends décidément pas qu’il n’y ait personne pour lui expliquer qu’à la différence du patrimoine génétique de notre espèce humaine, les « génomes » des peuples que sont les cultures sont très loin d’être immuables. Comme le chante si bien Liane Foly c’est en principe la loi qui fait les hommes or le propre de la loi c’est sa capacité au changement.

Palsambleu, il y a quand même quelqu’un qui va finir par lui expliquer que si bon nombre de ces populations d’Afrique blanche ou noire en sont à ce stade de sous-développement, c’est parce que les dictatures qui les étranglent s’appuient sur les obscurantisme locaux, islamiques ou autres, et qu’au lieu d’insulter « l’homme africain » il serait bon de secouer les élites et les dirigeants de ce continent afin qu’elles servent enfin les intérêts de leurs peuples en changeant les lois et tout autre obstacle culturel à leur développement.

Et oui, que Nicolas Sarkozy demande à ces dirigeants, dont les ressources bien souvent ne manquent pas, de construire des hôpitaux, des écoles, des universités, des pôles industriels, des technopoles, que sais-je encore, au lieu de racialiser le débat et par conséquent de placer tous ces dictateurs dans la confortable posture du chef d’état insulté au même titre que son peuple.

Et dire que c’est le même Nicolas Sarkozy qui voudrait faire dans l’antiracisme en souhaitant combattre l’islamophobie au même titre que l’antisémitisme, confondant ainsi le rejet d’une idéologie religieuse et la haine d’une population. Tout cela est pour le moins confondant et le mieux est décidément d’en rire…

SILex sed lex

vendredi 16 mai 2008

CGT : CONFEDERATION GENERALE TRAITRE…


J’ai revu mes cousins le week-end dernier, dans le cadre des rituels repas de famille organisés par ma tante de Noisy-le-sec. Celle dont je vous ai déjà parlé. Parmi les sujets abordés à table, il y en eut un qui fit devenir tout rouge mon cousin qui officie à l’Inspection du Travail. Le sujet des sans-papiers. Apparemment les collègues de mon cousin me l’ont tout courroucé.

Fin avril, circule dans son service, une pétition signée par la CGT locale, exigeant « la régularisation de tous les travailleurs sans papiers (…) afin de mettre un terme à cet esclavage moderne ». De bureau en bureau, l’internationaliste de service passe et mugit des mots tels que « rafle », « résistance » ou « esclavage », après avoir introduit son monologue d’un « tiens apparemment tu n’as pas signé la pétition ». « En effet » répond mon cousin. « Ben pourquoi ? » re-mugit notre internationaliste. « Pour de très bonnes raisons »…

Il fera ainsi partie des quelques agents refusant de signer sous la pression bien-pensante et culpabilisatrice, un torchon insultant la mémoire des victimes de l’esclavage, celle des victimes des rafles organisées par le régime nazi ou de Vichy, dévoyant le terme de « résistance », puisque ces glands ne résistent à aucune armée d’occupation étrangère, et qui méprise le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes comme des clés d’entrée de leurs nations.

« Le pire, cousin, c’est que ces crétins, qui s’enorgueillissent de défendre les immigrés, d'être des bienfaiteurs, de savoir mieux que les fils d’immigrés où est l’intérêt des immigrés, ne se rendent même pas compte qu’ils font partie de nos malfaiteurs au même titre que les nationaliste du camp d’en face »

« Je sais bien cousin » répondis-je. « Comment ça » nous interrogea une cousine qui ne comprenait pas la source de notre courroux.

« Et bien ces marxistes, agissant en ultra-libéraux de l'immigration, nous rendent tous détestables. En faisant croire aux clandestins que le fait d’entrer par effraction dans une nation est chose légale, en leur faisant croire que les Français ne sont pas plus chez eux, dans leur propre pays, que ces illégaux, qu’il suffit d’aboyer sur les Français pour obtenir satisfaction, que l’on peut vociférer sur la France en l’accusant de tout et n’importe quoi, que ce sont les étrangers en situation irrégulière qui déterminent la loi en France, ils jettent l’opprobre sur tous les étrangers, en situation irrégulière comme régulière ».

« Comment veux-tu rappeler les Français à leurs responsabilités avec ce genre d’hurluberlus ? Comment veux-tu leur faire admettre que l’on n’insulte pas quelqu’un que l’on invite à manger à sa table, qui plus est s’il a aidé à préparer le repas et qu’il restera pour faire la vaisselle, si tu l’amalgames avec celui qui rentre par la fenêtre afin de s’incruster à ta table ? Comment veux-tu faire entendre aux Français que les droits des étrangers en situation régulière, qu’ils sont bien contents de voir exécuter des sous-travaux sous-payés, doivent être respectés, si des étrangers se moquent du droit des Français à faire le droit chez eux ? »

« Tout à fait, cousin » conclus-je. « Cependant que Marianne leur pardonne puisque tous ces cons ne savent pas ce qu’ils font ».

« Et oui, tous ces cons ne savent tellement pas ce qu’ils font qu’ils finissent très vite par se mordre la queue ou par se noyer dans le ridicule ». Une petite phrase qui introduisit ce qui allait me permettre de détendre ainsi bien mon cousin que le coin de table qui écoutait un peu gêné notre diatribe.

Car ce qui m’a fait rire aux larmes dans cette histoire, fut l’occupation menée par « les 300 » immigrés clandestins, le vendredi 2 mai, des locaux de la CGT à la Bourse du Travail de Paris, les rumeurs de recours aux forces de l’ordre afin de faire évacuer le site à coup de gaz lacrymogènes et surtout la réaction des responsables CGT du coin, notamment celle de Raymond Chauveau.

Soi disant que cette occupation illégale, clandestine, non prévue dans les petits papiers de la CGT, « affaiblirait le mouvement pro sans-papiers ». Que tu rentres dans ce pays sans y être invité, oui ! Que tu rentres dans les locaux de la CGT sans y avoir été invité, non ! Mort de rire. Il ne manquait plus chez nos petits pères des sans-papiers qu’une banderole « Halte aux mouvements syndicaux illégaux »…

Un avis syndical que ne partage pas le maître chanteur Cali. Celui-ci milite pour le principe d’effraction des nations et estime que les clandestins sont en France comme à la bourse du travail « dans leurs droits ». Dans les droits du grand prince Cali qui rendait visite aux sans-papiers dimanche 4 mai au soir, histoire de donner pendant une heure un petit concert médiatique, décevant un peu les sans-papiers qui espéraient avoir droit à un vrai concert gratis. Même pas !

Un fait du prince qui me porte à inviter tous les clandestins et autres miséreux à se rendre chez Cali. Puisqu’il se veut le « petit soldat » des illégaux et puisqu’en « France c’est tous ensemble », si les frontières nationales tout comme celles de la propriété privée n’existent pas pour ce très généreux sire, rendez-vous dans sa caserne. Ses portes, ses fenêtres, sont ouvertes. Bienvenu chez le sergent Cali.

Après tout puisqu’il fait son beurre en chantant la misère, n’est-il pas normal qu’il reverse des droits d’auteur à tous les ayants droit. Tous chez Cali, vous dis-je. Cali rase gratis. Chez Cali, c’est tous ensemble.

Et dire que c’est-là le même genre de petit cheveu rebelle qui plaide pour les cotas et les frontières dés qu’il s’agit de protéger ses petits bénéfices artistiques. En même temps que ce sont-là les mêmes syndicalistes qui militent contre les délocalisations. Et oui, si les travailleurs doivent pouvoir traverser les frontières à leur guise, les entreprises et les employeurs en sont par contre prisonniers. Tout ça est parfaitement cohérent…

Enfin, pardonne-leur Marianne, tous ces cons ne savent vraiment pas ce qu’ils font.

SILéas Fogg

jeudi 15 mai 2008

mercredi 14 mai 2008

MON PETIT PAVÉ 68


Nos soixanthuitardifs s’échinant sur toutes les ondes à nous rouler dans la farine avec leur révolution d’avortons, pour rester un bon pécore qui n’aime pas gâcher, j’ai décidé de passer toute cette fécule au tamis et de ressortir ma MAP, ma machine à pain, qui prenait quelque peu la poussière.

Cela tombe bien, c’est la semaine du pain.

Un peu d’eau, de la levure, le tout malaxé, levé, cuit puis reposé, et me voici avec un petit pavé rustique que j’ai baptisé « 68 ».

Comme par ailleurs tout ce foin festif me barbe et que sur mes pavés j’aime que s’y trouve de la confiture, avec quelques tiges de rhubarbe, je m’en suis concocté une, ma foi, pas loin d’être succulente…

SILgueiro Maia

mardi 13 mai 2008

APHREURISME DE FAIBLE RESISTANCE


Le Hezbollah, le parti de la résistance !
C’est là la plus hallal des vérités.
Ne résiste-t-il pas aux Libanais avec persistance ?


SILidim le Magnifique

lundi 12 mai 2008

REACTIONNAIRE EN CHAINE


Et bien ce sont mes e-potes de droite qui vont être contents. Me voilà avec mes confrères de l'extremecentre classés parmi les super-vilains de la réacosphère. Dans un article sur l’affaire Gouguenheim, pas inintéressant par ailleurs, pondu par Pascal Riché, un petit gars de Rue89, celui-ci me place dans la réacosphère, pris en sandwich entre la droite catholique et l'extrême droite. Plutôt cocasse non ? Réacosphère, réacosphère, non mais est-ce que j’ai une gueule de réacosphère.

Si j’ai bien suivi la logique de ce guignol de l'info, le centre antitotalitaire se situerait entre la droite catholique et l'extrême droite. Extrême-rires ! C'est pas bien grave, va ! Ce genre de troubles de l'équilibre se traite très facilement chez tout bon psychomotricien.

Ce qui est plus embêtant, c'est, à l'instar de nos pétitionnaires, de croire que les récents travaux sur la « translatio studiarum », les échanges d'études entre chrétiens et musulmans, sont impérativement à considérer comme un progrès, ou plus généralement que toutes les thèses tirées de la grille d'analyse marxiste font obligatoirement table rase de tout ce qui s'est produit avant. Interdisant ainsi toutes les intuitions précédant « ces progrès » de développements, dans la mesure où elles seraient jugées par l’un de nos politburos universitaires en dehors de la ligne de « progrès » officielle.

Ce qui est navrant, c'est, à l'instar de pas mal de commentateurs un peu gauches, de croire que le progrès reste forcément du côté de la grille d'analyse marxiste, alors qu'elle a démontré son échec patent en matière de progrès, en dehors bien sûr d'un certain bond en avant question totalitarisme. N’est-ce pas navrant de nier le fait que les pensées libérales et républicaines, à la base de nos démocraties, voir même conservatrices, surtout si elles travaillent à conserver la démocratie, ont largement participé à nos progrès politiques, sociaux, voire intellectuels ?

Ce qu’il y a de vraiment très embarrassant pour vous avec les types comme moi, c’est que pour savoir clairement pourquoi ils sont de Gauche, pour savoir à peu près où ils en sont sans oublier d’où ils viennent, ils n’ont pas besoin de faire du cinéma social, de surjouer tout comme vous la gauchitude.

Les types comme moi placent la démocratie au centre de leurs préoccupations et ce avant même l’intérêt de leur propre camp. Ils legitiment les partis républicains d'en face tout en sachant s'y opposer. Ils combattent le sectarisme avec la même énergie que le totalitarisme. Ils militent pour le choix et la diversité…

Aussi je vous laisse le ridicule. Celui d'utiliser le terme de réactionnaire pour attaquer ceux qui réagissent à vos petites tentations sectaires ou totalitaires. Ce qui démontre au passage que pour vous, l’idéal serait que nous fermions nos gueules, que nous vous laissions nous mettre à l'index tranquillement, voir même que l’on signe nos aveux, tous nus sur la place publique. Et bien mes petits cocos, laissez-moi vous dire que vos index, vous vous les fourrer dans l'œil, si profondément que vous pouvez vous grattez l'hypothalamus de l'intérieur.

Et dire que ces manipulateurs de la pensée radioactive Mx235, un isotope marxiste, voudraient pouvoir nous bombarder les cervelles avec leurs neutrons sans déclencher de réaction en chaîne. Une sorte de marxisation à froid. Pas de bol ! En nous mettant à l’index ils appuient sur le bouton susceptible de leur faire péter à la figure toutes leurs petites charges médiatiques.

Réactionnaire : qui s'oppose à toute évolution politique ou sociale ; et par extension à toute évolution intellectuelle.

Maintenant que vous voici devant la définition du mot réactionnaire, j'aimerais bien que vous me disiez qui dans cette histoire a voulu s'opposer à toute évolution, ceux qui ne s’opposent pas à la recherche quel que soit son sens ou bien ceux qui s’y opposent dès que le sens de l’histoire ne leur sied guère.

Bon, histoire de conclure, puisqu’il ne sera pas dit que je suis un ingrat, je remercie Pascal Riché d’avoir cité mon nom. D’autant plus que partageant mes conclusions, il a dû suffisamment bien aimer mon billet pour le citer en utilisant une bonne vieille technique journalistique, certes hypocrite mais qui permet de parler de ce qui est politiquement incorrect sans s’attirer les foudres de l’opinion comme celle de tous nos censeurs.

Quand vous êtes d’accord avec une opinion mais que celle-ci va à l’encontre des idées reçues, citez-là sans la démonter tout en la classant dans la catégorie super-vilaine. Aussi, Merci mon petit Riché et à bientôt j’espère…

SIL bébé cadmium

dimanche 11 mai 2008

SOUS LES PETITS PONTS D’AVIGNON ON Y DANSE, ON Y DANSE…

Blocus aux Petits Ponts.
Vidéo envoyée par Nii-Cky

Ce que vous verrez dans cette petite vidéo, ce sont les élèves du collège ZEP « les Petits-Ponts », à ne pas confondre avec celui des petits-cons, situé à Clamart non pas sous Avignon mais dans les Hauts-de-Seine. Des élèves en train de procéder au blocus de leur collège le vendredi 18 avril 2008. Des gosses âgés de 11 à 16 ans qui ont décidé d’offrir à leurs enseignants, confortablement avachis sur les banquettes de la salle des profs, un joli spectacle revendicatif de fin d’année. Peut-être que cela comptera pour la note de vie scolaire…

Parmi la vingtaine de pelés qui « bloquent » le collège, vous reconnaîtrez immanquablement Kevin, Kévina, Jean-Kevin, Kevini, Kevinian, Kevinoglu, Kevinsky, Kevinovic, Keviniata, Kevinos, sans oublier Abdelkevin et Ben Kevin, en somme toute la fine fleur de cet établissement, dont les résultats justifient qu’elle perde une journée à ne pas préparer son brevet des collèges ou un passage mérité dans la classe supérieure.

Illustrant cela nos Kevins se mettront à chanter « vous êtes fatigués, on n’est pas fatigués… »

À ça c’est sûr qu’avec l’énergie du macaroni cuit déployée au collège, ils ne risquent pas d’arriver sur les rotules à la fin de l’année.

Ce que ne montre pas la vidéo, ni la longue liste de clips sur dailymotion dans la catégorie « Blocus », démontrant ainsi le caractère pari-en-ligne de ce genre de manifestations plutôt que le caractère pari-sur-l’avenir, c’est que ce mardi 6 mai, nos farfadets ont voulu remettre ça.

Or il se trouve qu’un professeur, amie de ma femme, qui n’était pas là le vendredi en question, mais bel et bien là ce mardi, se décida à mettre un terme à cette mascarade.

« Pour quel motif ? »

Parce que ce professeur jugeait scandaleux que l’on puisse laisser des enfants assumer les responsabilités politiques et sociales des adultes. Pour la bonne raison que tout comme ce professeur n’aurait jamais laissé ses propres gosses faire les guignols du social à l’extérieur du collège au lieu de préparer leur avenir à l’intérieur, il se refusait à ce que les enfants dont la charge lui a été confiée par d’autres parents perdent ainsi leur temps dans ce carnaval.

Alors que la Principale du collège était occupée à se teindre les ongles en rouge-n°68 et que certains de ses collègues, faute de faire grève ou cours, se masturbaient l’hypophyse sur la notion de « renoncement au savoir », en guise de parallèle avec le renoncement au salaire du gréviste adulte, notre prof fit le travail de la Direction et de la Vie Scolaire en appelant une à une les familles des élèves dont ce prof a la charge.

Ces familles qui n’étaient pas informées du « mouvement de grève » de leurs gosses, après avoir remercié chaleureusement le seul adulte de cet établissement à avoir assumé ses responsabilités, descendirent des étages de leur cité afin d’expliquer à leurs gamins leur conception de l’action sociale. « En cours et fissa ! »

Dès 9H30, les gosses étaient à leur place ainsi que les adultes qui bien évidemment ne se déclarèrent pas grévistes mais mieux remercièrent leur collègue pour cette initiative. Plutôt Marrant non !

Professeur SIL

samedi 10 mai 2008

10 MAI : VERS L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE


Parce que les Carthaginois comme les Romains puis les marchands arabes ponctionnèrent ma Galice de pas mal de mes vaillants ancêtres ; parce que je porte le nom du seigneur wisigoth qui asservit mes aïeux suevo-celtibères ; parce que coule dans mes veines la sueur comme le sang des serfs d’antan, le sang des belles mauresques que mes grands-pères allaient ravir au sud de Coimbra et le sang des noirs que mes pères ramenèrent d’Afrique au Portugal dés le 15e siècle ; pour toutes ces raisons, je commémore aujourd’hui l’abolition de l’esclavage.

Comme par ailleurs, en plus du sang noir, je dois bien avoir en moi un peu de sang négrier et puisqu’il s’agit que celui-ci reste bien endormi, je commémorerai chaque année le 10 mai.

Je commémorerai, non pas une victoire de la repentance mais la fierté de nos pères qui, après avoir hérité de ce crime contre l’humanité, ont trouvé, eux, les moyens de l’abolir et de le condamner. Je commémorerai ce progrès qu’ont su accomplir nos seuls pères puisque en dehors du monde qu’ils nous ont bâti, l’esclavage reste endémique aussi bien en Afrique noir ou arabe qu’en Asie. Je commémorerai ainsi la défaite de la pensée esclavagiste comme le refus de toute nouvelle soumission.

D’ailleurs, chaque 10 mai sera pour moi l’occasion de plaider pour sa commémoration à l’échelle mondiale puisqu’il s’agit d’une question mondiale. J’ai même quelques idées de dates à condition que les historiens s’attèlent à préciser la chronologie des révoltes suivantes.

Par exemple celle des Zandj en 689 dans l’Irak Abbasside, la toute première révolte d’esclaves noirs. Certes, il nous faudra avant cela convaincre le monde musulman de reconnaître son côté précurseur dans la traite négrière passée et persévérant dans celles présentes ( au Soudan entre autres). Mais ce n’est pas près d’arriver.

Pour cela, il faudrait qu’ils arrachent à pleines poignées, les pages de leur code de conduite sacré, téléfaxé paraît-il depuis un quelconque paradis, le malsain Coran. Ou du moins qu’ils acceptent les travaux sur l’esclavage arabo-islamique sans proférer des menaces de mort telles que celles qui pesaient sur la tête d’Olivier Pétré-Grenouilleau ou qui pourraient peser sur la tête de Malek Chebel, l’auteur du récent ouvrage « l’esclavage en terre d’Islam ».

Si l’on veut faire plus simple, on n’aurait qu’à fixer la date à chaque Pessah, la fête commémorant la sortie des esclaves hébreux d’Egypte. La plus ancienne fête célébrant un affranchissement. Aïe, j’oubliais que pas mal d'entre vous détestent les jujus, les juijuis, les sionistes.

Bon, ben, puisque tous les chemins mènent à Rome, on n’a qu’à prendre comme date commémorative mondiale, le jour où débuta la révolte de Spartacus. C’est bon comme ça ? Ils sont contents mes bwanas ?!? Allez, la lutte continue…

SILex Haley, très Roots comme garçon.

ADDENDUM DU 18 MAI : A LIRE, CET EXCELLENT BILLET DE MON CONFRERE JC DURBANT « ESCLAVAGE : MAIS OU SONT PASSES LES NOIRS DU MONDE ARABO MUSULMAN » OU IL REPREND UN TRES INTERRESSANT ARTICLE DE LAURENT MURAWIEC.

vendredi 9 mai 2008

jeudi 8 mai 2008

« COMME UN LIS AU MILIEU DES EPINES, TELLE EST MON AMIE…»


Quel est le but de la Vie. La Conscience ? La Conscience seule, tout seul. Pour quoi faire ? Pour aimer ! L’objectif de la Vie est d’aimer. Aimer avec quoi ? Avec un cœur à l’abri de sa cuirasse thoracique. Pas seulement ! Aimer comme le fait le dieu d’Israël. En hébreux, on aime avec les entrailles, avec ce qu’il y a de plus fragile.

On aime comme on désire. On aime comme on sème, comme on attend, comme on goûte. On aime comme on frémit, comme on tressaille. Avec ces mêmes entrailles qui se tordent, qui se nouent, qui se plient, qui se dressent, qui saignent et qui accouchent.

C’est sans doute à cause de la complexité de ce mystère qu’est l’amour, que le cantique des cantiques attendra le Ier siècle de notre ère pour intégrer le canon biblique.

Un mystère qui demeure puisque ce chant d’amour s’interprète tantôt comme l’amour du Christ pour son Eglise, celui d’une jeune fille pour son futur époux, ou bien encore, telle l’interprétation donnée par Rabbi Akiba, comme une déclaration d’amour symbolique entre le dieu d’Israël et son Peuple.

Or tout comme ceux qui sont à l’origine de notre foi, tout comme nos frères aînés dans cette foi, j’aime avec mes entrailles. Dans cet amour, j’aime Israël comme on désire, comme on sème, comme on attend et comme on souffre…

« Tu es belle mon amie, comme Thirsta, agréable comme Jérusalem, mais terrible comme les troupes sous leurs bannières.

Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis, qui remontent de l’abreuvoir ; Toutes portent des jumeaux ; Aucune d’elle n’est stérile. Ta joue est comme une moitié de grenade.

Derrière ton voile, il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, et des jeunes filles sans nombre. Une seule est ma colombe, ma parfaite ; Elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient et la disent heureuse. Les reines et les concubines aussi et la louent. Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières
» Ca 6:4

SILomon