dimanche 29 juin 2008

LE MARXISME, UNE PSYCAUSE POLITIQUE

Partie Ouvrier Independent sur Canal +
Vidéo envoyée par webtele-libre

L’autre jour m’est revenu en mémoire vive un cours de ma délicieuse professeur de psychologie-sociale à Paris I. 1991, Madame Lasserre, je crois. Lors de ce cours d’introduction à la psychologie clinique, elle nous expliqua que lorsque l’on ouvre pour la première fois un manuel de psychopathologie au chapitre « troubles de la personnalité », on commence par se reconnaître dans chaque pathologie. Schizoïde, paranoïaque, évitant, narcissique, borderline… Puis on comprend que ce qui fait la pathologie c’est quand l’un des pans de notre personnalité prend le pas de façon totalitaire sur tous les autres.

Je me suis rappelé cela parce que je me disais que visiblement en politique, c’est la même chose. D’ordinaire les situations politiques peuvent s’analyser et se vivre alternativement, parallèlement, conjointement ou conflictuellement de façon sociétale, sociale, économique, culturelle mais aussi sécuritaire, diplomatique sans oublier les points de vus régionaux, nationaux et internationaux. Et encore j’en oublie plein d’autres.

Or chez les marxistes, force est de constater ou mieux de diagnostiquer que tout s’y trouve assujetti à la question sociale. L’économie c’est du social ; l’éducation une affaire sociale ; l’insécurité est avant tout sociale ; la culture, la musique, le langage, la religion, sont des faits sociaux ; l’Etat et sa police sont bourgeois donc sociaux ; la diplomatie étant tout aussi sociale puisque les rapports internationaux seraient marqués exclusivement par l’opposition entre pays riches et pays pauvres. Même les crèmes bronzantes seraient à l’évidence un phénomène purement social.

Et oui, me suis-je dit. Le marxisme est bien une maladie, l’expression d’une psycause politique. Mais où suis-je allé chercher un délire pareil me demanderez-vous ?

Tout simplement en écoutant ce doux-dingue de Schivardi m’expliquer dans cette vidéo inaugurale du tout nouveau Parti Ouvrier Indépendant, Le poï-poï-poï, celui des petits POI à la place du cerveau, que Besancenot serait « de droite ». D’habitude je comprends rarement ce que raconte Schivardi tant ce qu’il dit me paraît totalement incohérent mais là c’était on ne peut plus clair. « Besancenot est de droite ». « Truc de ouf », fut ma réaction. D’où le déclic.

Remarquez, Schivardi n’a peut-être pas tort tant sont nombreux au sein de la Ligue Communiste Révolutionnaire ceux qui trouvent les dérives de Besancenot en matière de culte de la personnalité et de court-circuitage des procédures qu’ils qualifient de « démocratiques », de plus en plus droitières. De toute façon avec ces barges de marxistes PC, poï-poï, néo ou NPA, on est si rapidement taxé de réactionnaire, de droitier, de stalinien, d’hitlero-trotskiste, de fâcheux comme de fasciste, que plus rien ne m’étonne. Ce qui m’amène à me dire que j’aurais mieux fait d’intituler ce billet « vol au dessus d’un nid de cocos ».

Quant à savoir si tous les marxistes sont des malades mentaux, plusieurs réponses sont possibles. Une première plutôt légère établissant que nos communistes sont souvent plus cons que malades. Une deuxième du genre sibylline pour dire qu’en matière d’idées pourries, il y en a peu qui les portent vraiment mais beaucoup qui les subissent. Et une dernière réponse plus ethnopsy, voulant que ce qui peut être considéré comme pathologique dans certaines cultures ne le sera pas forcément dans d’autres. Ce qui semblait être, faute de diagnostic posé, le cas pour le trouble marxiste chez nous. Voici grâce à bibi, un problème enfin réglé.

Bon, histoire de détendre l’atmosphère, je conclurai sur cette citation de Ronald Reagan, que l’on présente à tort dans notre pays comme un vulgaire cow-boy de série B, alors qu’avant d’être un président républicain, un militant démocrate et un responsable syndical, il réussit malgré des origines très modestes à sortir de l’université diplômé en économie et en sociologie. Études qui expliquent peut-être l’origine de la maxime reaganienne qui suit. « Les communistes sont ceux qui ont lu Marx ; les anti-communistes sont ceux qui l’ont compris ». Pas mal, non ? Cela ne vous fait pas rire ? Vous êtes définitivement incurables…

SILalutte finale

samedi 28 juin 2008

MA CONTRIBUTION : UNE PIECE Á CONVICTION

Royal - Fountaine
Vidéo envoyée par man_solo

Au Parti Socialiste c’est la saison des contributions. Ségolène Royal propose aujourd’hui la sienne. Voici la mienne. Une petite pièce à conviction qui permettra à ceux qui ne l’ont pas encore visionnée, de juger sur pièces le peu de cas fait par Madame Royal de la démocratie participative.

Il s’agit ici de la séance du 25 février 2008 dont l’objet était un remaniement technique suivi du vote du budget de la région Poitou-Charentes. Le monsieur qui demande la parole et qui quitte l’assemblée en dénonçant « une parodie absolue du fonctionnement démocratique » s’appelle Jean-François Fountaine, premier vice-président (PS) de la région. À cet instant se joue le dernier acte du désaccord qui l’oppose depuis le mois de décembre à Ségolène Royal sur les questions budgétaires.

Jean-François Fountaine souhaitait, en plus des économies, augmenter les impôts pour « éviter d'endetter la collectivité », mais Ségolène Royal y était opposée « pour ne pas aggraver les difficultés de nos concitoyens face au pouvoir d'achat ». Celle-ci préférant des économies et l’emprunt, soit les impôts de demain, décidés par d’autres.

Un désaccord que a valu à Jean-François Fountaine de se voir retiré lors de cette séance la délégation des Finances. Un retrait qu’il interpréta comme une punition pour « délit d'opinion ».

Ségolène ne regrettera pas l’accrochage. Dans l’émission régionale « la voix est libre » elle expliquera qu’outre un accord entre eux prévoyant qu’il intervienne seulement après le vote, « à un certain moment, il faut que la Présidente de région se fasse obéir et respecter » et « tienne son assemblée ». « Obéir », « tenir », hum, je ne sais pas pour vous mais moi ça m’excite. « Obéir », oui Bwanasse !

En tout cas « obéir » et « tenir » me semblent bien loin du « participatif » de cet idéal démocratique cher à Madame Royal et me fait penser qu’avec Ségolène Royal, la démocratie tient plutôt du fait du prince. « Participatif », encore un cas de pipeaupulisme. « Obéir », flippant !

Garçon doSIL

vendredi 27 juin 2008

BIDIBULES FINANCIERES : LA HAUSSE AURAIT DU BON ?


Je ne sais plus qui nous l’expliquait l’autre matin dans je ne sais plus quelle émission de France Culture, mais il paraîtrait que la hausse des prix du pétrole comme des denrées alimentaires ça aurait du bon. Car voyez vous, « tout cela va nous obliger à investir et à trouver des solutions au problème ce qui fera à terme baisser les coûts ». Que voulez-vous répondre à ça ? Ça coule de source non ? Il faut juste que ceux qui crèvent la dalle où bien se ruinent en essence histoire d’aller travailler fassent preuve d’un tout petit peu de patience ou bien manifestent la courtoisie de crever en silence

Comme il nous expliquait tout ça avec une sacrée banane, l’un de ces sourires que les ondes radios réussissent à transmettre, et bien j’ai fini par trouver sa joie très communicative. Vive la hausse, me suis-je dit moi aussi !

Vive la hausse des salaires, du Smic, du taux de mon Codevi. Oui, vive la hausse des salaires. Ainsi les grandes entreprises seront obligées d’innover, d’investir, d’inventer de nouvelles technologies et autres outils permettant d’augmenter leur productivité et au final de faire baisser les coûts. Du coup vive la hausse de mes devis et de mon chiffre d'affaires. Ma micro-entreprise de travaux d’intérieur ne pourra que mieux se porter grâce à toute cette hausse du pouvoir d’achat chez mes clients potentiels.

Comment ça la hausse c’est juste fun pour les prix agricoles ou pétroliers et pas pour les salaires, à cause de la mondialisation tout ça…

Ah bon ! Dis-moi le petit économiste joyeux, tu ne nous prendrais pas un peu pour des jambons mon cochon ? Ça te dirait un petit aller-retour de ma main invisible, très tentée elle aussi par des mouvements haussiers.

SILibéral de gauche

jeudi 26 juin 2008

APHREURISME DE GRAND MALADE


De 100% à 35% de méprise en charge des longues maladies.
Une telle posologie ne relève même plus du remède de cheval.
Cela s'appelle traquer et achever la bête à grand coup de mépris.



Ben voilà, je vois que notre droite s'améliore. Elle n'est plus bête du tout. Elle a même appris par coeur « l’art de la guerre », le manuel du stratège chinois Sun Tzu, histoire de mieux avoir la peau de la bête. Celle de notre système social. Enfin, elle le reste juste assez pour utiliser l’une des techniques de cette bête coriace qu’était le Velociraptor. Les fans de « Jurassic Park » se rappelleront cette scène où le garde chasse explique que le Velociraptor a suffisamment de mémoire pour attaquer avec méthode toutes les parties du grillage d’une cage dans le but d’en repérer les failles.

C'est ainsi que l'on demande à Monsieur Van Roekeghem, un sombre directeur de la Caisse d'Assurance Maladie, de pondre pour aujourd'hui une soi-disant proposition d'économies, en fait un ballon d'essai visant à privatiser un peu plus notre système de solidarité sociale. Car la chanson, on la connaît. Ça commence par les mutuelles et ça fini dans les mains des compagnies d’assurance.

Or il se trouve que je refuse que l’assurance maladie passe des mains d’une bureaucratie publique mais aux objectifs publics, aux mains d’une bureaucratie privée aux seuls objectifs privés. Des compagnies d’assurance-santé qui sélectionnent leurs clients plus que les usagers ne les choisissent, aux tracasseries bureaucratiques tout aussi pesantes que dans le public et pour un coût dont les avantages globaux restent encore à démontrer.

Car ce qui peut avoir un sens aux EUA n’en a pas forcément chez nous, sauf à en accepter à terme de payer le prix fort. Si je dis ça c’est parce que j’entends bien l’argument de l’aspect « liberticide » d’une Caisse d’Assurance Maladie publique agissant en monopole.

« Et pourquoi je ne pourrais pas choisir ma compagnie d’assurance comme aux States ? »

Parce qu’aux States, le mortier des communautés qui se juxtaposent est constitué d’un mélange fait de drapeau et de foi. Un drapeau et une foi chargés d’apporter suffisamment de ciment idéal et moral pour que l’ensemble tienne debout dans une fourchette de violence acceptable sans verser dans la guerre du tous contre tous.

Aussi même si j’adore les States, on me pardonnera d’aimer avant tout autre, mon pays et son modèle.

Chez nous, ce qui est censé cimenter les citoyens, c’est le drapeau et la loi. Le drapeau de la révolution, celui de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité, un peu en berne il est vrai depuis que les internationalistes s’évertuent à nous le faire mépriser, et qui doit redevenir une source de fierté comme de lien fraternel. La loi qui substitue à la fatalité de la foi, l’initiative morale de la raison. Une initiative légale qui établit la république comme indivisible, laïque et sociale. Une république sociale qui apaise par les liens qu’elle crée entre les générations et entre les individus.

C’est dans cette logique que notre système de retraite par répartition s’inscrit. Nous savons que les générations sont solidaires entre elles. C’est dans cette logique que notre système de sécurité sociale s’inscrit. Nous savons qu’au-delà de nos intérêts particuliers, nous prenons soin les uns des autres. C’est ce liant social qui apaise, qui rend la violence inintéressante étant donné que nous dépendons les uns des autres.

Aux EUA c’est « chacun récoltera selon ce qu’il a semé ». Chez nous c’est pareil mais en plus il nous apparaît évident que tout le monde n’a pas hérité du même champ, de la même force, des mêmes pluies, des mêmes orages, de la même chance. Ce faisant on accepte de partager le surplus avec celui qui a perdu tout ou partie de sa récolte.

Il ne s’agit pas d’assistanat. Il s’agit de solidarité. Il ne s’agit pas de décourager celui qui travaille mieux ou plus. Il s’agit qu’il comprenne que lui aussi peut se casser un bras, tomber malade au moment des moissons ou voir son verger ravagé par la grêle et qu’à ce moment-là la bonne fortune des uns compensera son infortune provisoire.

Alors, même si des reformes sont nécessaires, au lieu de cajoler les égoïsmes, de nous pondre des propositions de grands malades, il me semble bon de rappeler tout le monde à ses responsabilités envers notre collectivité. Nos responsabilités en terme de gestion, d’utilisation mais aussi de participation.

Demandons-nous également quel modèle de société nous souhaitons. Faute de comprendre cela, nous risquons de récolter la part de violence qui procède du chacun pour soi et tout plein de dieux, souvent tout pourris, pour tous. Il ne faudra pas venir me voir en chouinnant et en prétendant que vous ne comprenez pas pourquoi les chiffres des violences contre les biens et surtout contre les personnes auront explosé.

VeloSILraptor

LA TRAITE ORIENTALE OU LES ESCLAVES DE L’ISLAM


Il paraîtrait qu'en matière d'esclavage « rien n’est comparable à la Traite atlantique ». Peut-être que rien n’est comparable parce que par condescendance beaucoup trop d’Européens s’estiment supérieurs y compris par le crime comme par leur capacité à la repentance.

Or s’ils se donnaient la peine d’ouvrir les yeux, ils verraient que nos frères sapiens-noirs sont loin d’être blancs-blancs dans cette histoire et que nos frères sapiens-arabes ont su faire bien mieux encore question horreur négrière.

14 siècles d’esclavage, dix-sept millions d’Africains déportés, le tout accompagné de massacres de masses, d’une prédilection pour le rapt des enfants « aisément acculturables » et de la castration systématique des captifs, avec la bénédiction d’Allah et de son prophète. Faits qui ont sans doute inspiré à l’anthropologue Tidiane N’diaye le titre de son indispensable ouvrage « le génocide voilé ».

Indispensable comme le visionnage de ce documentaire d’Arte sur la Traite orientale, disponible ici chez Alain Jean-Mairet.

SILence "or I kill you"

mercredi 25 juin 2008

IL Y A DIX ANS : LOUNÈS MATOUB


Le 25 juin 1998 tombait sous le feu de 78 balles, le chanteur kabyle Lounès Matoub. Lounès l'insoumis dénonçait la corruption politique du pouvoir algérien et la corruption cérébrale des militants de l'islam. 78 balles.

Le pouvoir algérien établira de source sure, pour une fois, que Lounès aura été victime non pas de sa corruption mais plutôt de celle du GIA, les fameux soldats d'Allah. La preuve. Les 78 impacts de balles relevés sur sa voiture. Presque autant que le nombre de petites vierges promises aux combattants d'Allah. 72 vierges.

Lounès l'insoumis n'en avait cure. Il ne savait que faire d'un Enfer pédophile « à l'ombre des épées ». Lounès avait son Paradis. Un paradis empli de mots d'amour, de vie et de liberté. Un paradis peuplé d'une femme. Lounès aimait Nadia qui se bat depuis ce jour-là pour que sa mémoire reste vive et pour que la vérité se fasse dans le cadre d’un procès.

Aussi, parce que la pourriture des médiocres et la médiocrité des pourritures, qui toutes deux s'évertuent à purifier l'air algérien à coups de feu, à coup d'explosifs, à coup de délires infernaux, ne doivent pas avoir raison de la vie, de l'espoir et de la démocratie, idéaux chers à Lounès, tous portés par sa voix rauque, je me souviens tous les 25 juin de Lounès Matoub, Lounès l'insoumis, digne fils de la Liberté, digne enfant de la Kahina.

Que cet oiseau repose en paix auprès des siens puisque comme il le disait « l'oiseau ne chante bien que dans son arbre généalogique ». T'y voilà. Chante donc. D'ici nous t'écouterons.

SILim Ait Dar-al-Sulh

mardi 24 juin 2008

FREE DUTY : LA LIBERTÉ PASSE PAR L'IMPOT


Mes fidèles lecteurs ne sont pas sans connaître mes prédispositions génétiques en matière fiscale et mon allergie au Duty Free. Celant étant, notre espèce pour être faite non seulement de chair mais aussi de culture, je profite de ce jour, date limite pour effectuer votre déclaration fiscale en ligne, afin d’essayer de vous convertir aux vertus de l'impôt. Je sais, dieu que c'est beau la foi républicaine !

Un prêche tout spécialement destiné aux « évadés fiscaux » comme aiment à les appeler tous nos libéralistes et autres agents dissolvants du ciment social de nos nations. Ces évadés qui considèrent l'impôt comme une prison et que je préfère moi qualifier de canaille fiscale. En effet, si je méprise les petits parasites, qui vivotent en fraudant nos systèmes de solidarité, ce n'est pas pour me pâmer d'admiration devant ces très mauvais Français qui échappent à ce fondement de la solidarité nationale qu'est l'impôt. Des gens bien évidemment dans le besoin. Tous ces Johnny, Pagny et autres punaises, contents que le Smicard claque son maigre salaire dans leur toc culturel mais très mécontents de devoir partager leur gras avec ce même Smicard. Voilà pour l'anathème.

Pour la bénédiction, j'utiliserai en guise d'introduction cette conclusion du professeur Philip Bobbit de l'Université de Droit du Texas, qui parlant des processus de démocratisation conclue en disant « il ne peut y avoir de représentation réelle digne de ce nom sans imposition (…) C'est seulement en partageant le fardeau mais aussi les opportunités de la richesse du pays, en exigeant qu'on leur rende des comptes, que les citoyens prendront le contrôle de leur pays ». L'impôt est donc du pain béni, une manne pour la démocratie.

Là où mon raisonnement va plus loin que celui du professeur Bobbit, c’est qu’au delà de l'aspect institutionnel, j'estime que l'impôt est un outil de libération individuelle. « Oh-la-la, qu'est-ce qu'il va encore nous sortir celui-là ? »

Et oui, si l'on veut agir aussi bien contre le poujadisme anti-fiscal que contre la jalousie de toute forme de réussite sociale, il me semble bon de rappeler deux choses.

1- Quand on estime ne rien devoir à la collectivité par l'impôt ou tout autre système de solidarité, on va vivre dans une île déserte. Je crois que c'est clair, pas la peine de développer. Ce qui fait que j’ai bien l’intention de continuer à conspuer les gros égoïstes qui souhaitent se gaver sans entrave pendant que d’autres cherchent à manger dans les poubelles. Et même si je reste ouvert à la notion de justice fiscale, y compris pour les plus fortunés, notamment s’agissant des résidences principales, que l’on ne vienne pas me parler de l’inefficacité d’un impôt comme l’ISF pour le remettre en cause. Ceux qui trouvent les moyens de s’en soustraire ne sont rien d’autre que des gens profondément détestables et condamnables. Qu’ils viennent donc ici tout de suite que je leur pose leur petit anneau gastrique fiscal.

2- Une fois que grâce à son travail, l'héritage reçu de sa famille, sa force, la chance ou un peu plus d'audace que la moyenne, quelqu’un a pu faire une très bonne récolte et reverser par l'impôt une partie de son surplus aux plus fragiles, aux déshérités ou aux pas doués, j'estime que cette personne a le droit de jouir de sa richesse comme elle l'entend sans culpabiliser, sans critique et sans jalousie. Ma mère nous a toujours dit « si tu jalouses ce qu'il y a dans la maison du voisin, travaille pour l'avoir ». Aussi, toi mon riche enfant, qui a versé ton dû à la collectivité, va en paix et sans dommage par ce trou d’aiguille…

Voilà concilié une fois de plus au sein du modèle républicain la solidarité collective et la responsabilité individuelle. Franchement, c’est qui le plus grand ?

Pierre SILosophale

lundi 23 juin 2008

BREAKING NEWS : BARACK IS HANCOCK



Voici une exclusivité galactique.

Jouant sur le Noir,
considéré par certains
comme un super-héros,
accumulant les maladresses...

Barack Obama serait-il un Hancock
en moins imbibé et en plus souriant,

un BARANCOCK ?


SIL : Super i-heros League

dimanche 22 juin 2008

DU BON SON MADE IN ROUGE-MONT

RMI - Projet Chaos
Vidéo envoyée par Charbel-ka

Fête de la musique oblige, je vous emmène aujourd’hui à Montrouge, une petite commune des Hauts-de-Seine qui revêt le masque du mystère par sa capacité à produire de nombreux talents. Talents montrougiens dont fait partie le Professeur Chaos qui nous interprète ici l’excellent et très drôle « RMI ».

En effet ce ne sont pas les talents qui ont manqué puisque Montrouge vit défiler dans ses rues, pour les plus connus, Pablo Picasso, Robert Doisneau, Coluche, Jean-Jacques Goldman, Bernard Pivot, avant que la nouvelle scène occupe la place. Une place devenue exiguë tant les talents y pullulent.

Virginie Ledoyen pour le cinéma ; Carole Gaesler et Nathalie Simon pour la télévision. Côté musique, vous avez le choix. Le Professeur Chaos pour la fusion southpark ; DJ Switch et la boite de production LifeStyle Sounds pour la musique électronique ; dans la catégorie Hip Hop, deux membres du Saïan Supa Crew, sans oublier Sofiane du groupe Le Remède puisqu’il a toujours plus traîné à Montrouge que dans sa ville d’Arcueil.

Quand je vous dis que ça pullule. Et encore je n’ai pas cité tout le monde tant la liste est longue. Même les Fatals Picards y vont de leur clin d’œil dans la chanson « mon père était tellement de gauche (…) qu'on habitait rue Jean Jaurès (…) avant d'aller vire à Montrouge », et ce alors que cette ville a toujours été à droite.

J’ai longtemps cherché tout un tas d’explications logiques à ce mystère, avant de passer aux improbables car avouons-le, rien de particulier n’y saute aux yeux, aucune évidence ne vous agresse, tant y règne une sorte de bonhomie toute provinciale.

Moi qui ai bien connu cette ville avant les récents bouleversements urbanistiques et sociologiques, le nouveau maire s’évertuant à en faire un annexe bobo du 14e arrondissement, je peux vous assurer que la principale originalité réside dans le tracé. Un carré presque parfait d’un kilomètre et demi de côté. Plus subtilement, ce qui est observable, est une certaine harmonie urbanistique. Les quartiers s’entremêlent et les cités populaires côtoient les autres résidences sans même se faire remarquer. La fertilité de la mixité, une explication ? peut-être.

En attendant qu’on me le démontre, et après avoir écarté l’hypothèse d’une source d’énergie tellurique à cet endroit du globe, en sortant du strict cadre montrougien, j’ai fini par aboutir à une explication tout aussi plausible qu’improbable.

Mon goût pour le culte des ancêtres m’a fait remarquer que le carré Montrouge s’inscrivait dans un triangle formé par les cimetières de Montrouge, de Bagneux et d’Arcueil, cimetières où reposent un certain nombre de créatifs célèbres.

Erick Satie (1866-1925), personnage truculent, inventeur de la musique inaudible, sorte d’ancêtre de la techno, demeure à Arcueil. Audiard et Coluche, ces rois du verbiage populaire, reposent au cimetière de Montrouge.

Quant à celui de Bagneux, entre la chanteuse Barbara et Stéphane Sirkis du groupe Indochine, les comédiens Darry Cowl, Jacqueline Maillant et quelques autres, ce ne sont pas les esprits qui manquent. N’oublions pas de mentionner Alfred jarry, l’initiateur de la Pataphysique, cette science des solutions imaginaires dans laquelle ce billet s’inscrit.

Un triangle magique générateur de forces créatrices portées au carré dans Montrouge, en voilà une explication cohérente. Comment ça non ?!? Allez, un peu de fantaisie pataphysique que diable.

SILvine Candas

samedi 21 juin 2008

DU PEUPLE, PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE.


Voici un dessin d’Herrmann paru dans la Tribune de Genève. Je pense qu’Herrmann a raison. Certains de nos gouvernants et surtout nos bureaucrates non élus de Bruxelles, n’ont toujours pas compris le principe de gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

En ce sens, tout en étant un fervent partisan de la démocratie représentative, il me semble bon de rappeler avec l’aide d’Herrmann que tout abandon ou transfert, appelez-le comme vous le voudrez, que tout abandon de souveraineté ne peut se faire qu’avec l’accord formel et explicite du peuple, pour la simple et bonne raison que la souveraineté procède du peuple. Oublier cela c’est gouverner contre les peuples.

Devise inscrite dans le marbre de SILésie

LE DHIMMI DU MOI-MOI-MOI : BARACK OBAMA


A’y est, mon Barackounet rentre dans la phase 2 de sa Segolénisation. Après une boulette par mois, voici venu le temps de la boulette par semaine. Dans la phase 3, les EUA auront droit à un gagObama par jour. Je sens que tout l’argent de la campagne va passé dans l’achat de contre-mesures, histoire d’éviter qu’on puisse l’appeler Hancock ou mieux Barancock.

Donc, lundi dernier, lors d’un meeting d’Obama à Detroit, l’une des villes américaines comptant la plus forte communauté ‎musulmane, voici que deux sympathisantes d’Obama arborant le voile islamique souhaitent figurer aux cotés du candidat démocrate en accédant aux sièges disposés dans l’arrière plan visuel à destination des cameras de télévision.

Et là, patatras, nos deux disgrâces visuelles se font refouler par des bénévoles démocrates au motif qu'elles sont voilées. Et nos deux miskinas, aux rêves de changement tout brisés, d’aller se plaindre auprès de leurs souteneurs religieux. Si une bonne musulmane ne peut même plus se servir d’un meeting électoral pour faire du prosélytisme télévisuel, où va le Dar-al-Islam, ma petite dame. Ni une, ni deux, les souteneurs exigent des excuses.

Le porte-parole d’Obama, Bill Burton, s’exécute et publie un ‎communiqué qualifiant ce double incident de « choquant et ‎contraire à l’engagement d’Obama d’unir les Américains », expliquant que ces jackass de militants Barackés avaient « agi de leur propre initiative ».

Ce n’est visiblement pas assez puisque Corey Saylor, Directeur juridique du CAIR, le Conseil des Relations Islam Amérique, estime ‎que des excuses personnelles de la part du candidat seraient les ‎bienvenues, non seulement pour laver l’affront mais aussi pour ‎combattre les sentiments anti-musulmans aux Etats-Unis.

« Nous estimons qu’Obama s'excusera auprès des deux femmes musulmanes pour montrer qu'il est contre l'islamophobie, phénomène qui existe dans ce pays. Les événements comme ceux-ci non seulement offensent Obama mais sont aussi la cause essentielle du désespoir de certains de ses partisans », fait savoir Corey Saylor. Ah ce « désespoir » paranoïaque typiquement islamique, pierre angulaire de la justification du terrorisme djihadiste.

Un « désespoir » très efficace puisque mon Barackounet s’exécute séance tenante. Avec le petit doigt sur la couture du pantalon, il publie un communiqué dans lequel il déclare « avoir contacté » les deux femmes, Shimaa Abdelfadeel et Hebba Aref et présenté ses « excuses les plus sincères pour cet incident à l'initiative de volontaires lors de ce meeting à Detroit ».

Je crois que ce n’est pas encore assez et que tu n’as pas fini de t’excuser mon JackassObama car comme le dirait ma Lagrette, il est difficile de contenter tout le monde ! Que feras-tu lorsque chaque secte ou groupe de pression te demandera de faire en sorte que son étendard figure également au tout premier rang ? Une belle foire d’empoigne en perspective…

Ah oui, j’allais oublier. La photo est celle de Malik Obama, le demi-frère de Barack, qui expliquait le jeudi 12 juin à la radio israélienne Army Radio « que s’il est élu son frère sera un bon président pour le peuple juif, malgré ses antécédents (background) musulmans ». Encore un bénévole qui ferait mieux de se taire au lieu d’afficher par photos interposées des backgrounds au tout premier plan.

SIL renvoyé special

vendredi 20 juin 2008

DE LA POLITESSE AU POLISSAGE


Au tour de Madame Quidam de m’exposer ses griefs. « Si j’adhère parfois à vos propos, pourquoi ce parti pris quasi-systématique de la grossièreté ? Certains de vos billets ne manquent pourtant pas d’élégance, notamment celui que vous avez adressé à Madame Dati, démontrant ainsi votre capacité en la matière. Ne pensez-vous pas que vous gagneriez à systématiser plutôt la courtoisie ? »

Comme vous l’indiquez vous-même, Chère Madame Quidam, je démontre parfois que je peux faire autrement, que je caresse l’élégant comme l’ampoulé, pour mieux signifier que mon intention reste bien tout autre. Le crime se juge à son intentionnalité. Il en va de même pour celui de grossièreté. « Pourquoi », me le demanderez-vous ?

Parce qu’il y a un temps pour tout, un temps pour la paix, un autre pour l’affrontement, un temps pour la courtoisie, un autre pour la rudesse. Parce j’apprécie la réciprocité, que je n’aime que l’aimable et que je me refuse à faire comme tous nos lâches ou tous ces eunuques de la démocratie qui transigent avec les intransigeants pour mieux se défouler sur les modérés.

Mais surtout parce que la courtoisie n’a pas empêché des démocraties de succomber au fascisme ou au communisme. La courtoisie, l’élégance et les maximes latines n’ont jamais constitué à elles seules des remparts efficaces face à la barbarie en armes. Aussi vous comprendrez qu’à la politesse, je préfère souvent le polissage des arêtes adverses.

Toutefois comme vous n’aurez pas manqué de le remarquer, rudesse et grossièreté n’empêchent en rien la rigueur des raisonnements et l’exigence dans l’argumentation. J’ai d’ailleurs souvent remarqué que l’élégance ou l’éloquence ne sont que de la toile de verre, servant à masquer les fissures de la pensée. Telle n’est pas ma démarche. Mon papier de verre sert lui à poncer !

Papier SILex

jeudi 19 juin 2008

LE DEMON DU TEMPLE


Monsieur d’Aucun m’écrit. Ça faisait longtemps. « Par ces temps où ces sales ju… les sales jui… les sionistes osent faire passer leurs satellites au-dessus de la mosquée Al-Aqsa, 3e lieu saint de l’islam, Nous remarquons, que vous ne vous êtes pas encore moquer une seule fois des ju… des jui… des sionistes ! »

Monsieur d’aucun, en parlant de la môchetée, oups, de la mosquée Al-Aqsa, 3e lieu patati-patata, feriez vous allusion au Mont du Temple, seul et unique lieu saint du judaïsme actuellement sous occupation islamique. Parleriez-vous du Temple qui semble, à vous entendre, avoir toujours été une mosquée, même sans le savoir, et qui bien que 3e depuis qu’il est mosquée n’en demeurerait pas moins supérieure à l’aspect premier décrit juste avant selon le principe faisant que « les premiers seront les derniers et les derniers les premiers».

Tout ça est très logique monsieur D’aucun. Si vous me le permettez, je ne saurais vous conseiller de consulter. Il y a deux, trois spécialistes à l’hôpital Sainte-Anne capables de soigner ce genre de désordres.

Sachez monsieur d’Aucun que je ne tape pas trop sur les Juifs parce que :
1- Ça fait 2000 ans que mes ancêtres et les vôtres le font régulièrement. Sans culpabiliser ni être atteint de repentance aiguë pour autant, je me permets juste d’accepter cela au passif de mon héritage et décide unilatéralement, si cela ne vous gêne pas trop, de mettre fin à cette tradition.
2- Le juif est bien élevé. Il n’est pas prosélyte, lui ! Il me fout la paix, lui ! Ils ne font pas de procès à la con, eux ! Ils sont même plutôt du genre à jouer les avocats.

Alors certes, histoire de vous donner un minimum de satisfaction, puisque notre culture commerciale à fait du con un roi, je pourrais taper un peu plus souvent sur les Loubavitch ou tout autre orthodoxe. Cependant même dans ce cas, si je m’adonnais à ce plaisir ce serait plus par solidarité envers les Juifs qu’envers vous car si les loubs emmerdent quelqu’un ce sont plutôt les autres Juifs, que vous ou moi !

Rabbin SILtruc

mercredi 18 juin 2008

LES CONSEILS DU CONSEILLER NEMO : ROULEZ BOURRÉ !


Parfois on cherche, on cherche alors que la solution au problème se trouve juste là, sous votre nez, pour vous, sous nos branchies, pour nous. Voilà ce que je me suis dit l’autre jour en me collant une tape de nageoire sur le front, après avoir longuement cherché une solution aux misères que vous subissez depuis l’augmentation exponentielle du prix du pétrole.

Cette démarche, pas totalement désintéressée par ailleurs, étant donné que j’en ai soupé de toutes vos marées noires, me conduisit à une première solution. Puisque entre boire ou conduire, vous devez choisir, et que l’on parle de faire tourner les voitures à l’alcool de canne, de betterave, de blé ou de maïs, ce qui ne va pas sans poser des problèmes d’éthique alimentaire, je me suis dit la chose suivante. Oui, je me suis dit car je signale à l’hypertrophié de l’hémisphère gauche, siège de la logique, que je viens de surprendre en train de froncer les sourcils, que les poissons parlent. Si notre monde vous paraît silencieux, c’est parce que vous êtes sourds.

Je me suis dit, donc, que vos voitures n’avaient qu’à rouler au vin. Ne levez pas les yeux au ciel voyons. Quoi qu’en disent tous ceux qui vous font avaler n’importe quoi depuis plus de 2000 ans avec leur « in vino veritas », le vin c’est dégueulasse. Par conséquent au lieu de vous bourrez la gueule, une chose dangereuse, bourrez-en plutôt vos réservoirs, une chose bien plus judicieuse. Judicieuse et économiquement intéressante. Au lieu de subventionner l’arrachage des vignes et de désespérer le monde viticole, on en replantera ce qui enrichira les viticulteurs et les Etats producteurs. Après l’or noir, voici l’or rouge.

Mais voilà, les 7000 millions de litres de vin et de bières produits annuellement en France sont encore loin d’égaler les 29 000 millions de litres de carburants pétroliers consommés chaque année dans votre pays. Sont loin d’égaler également ces carburants en termes de coup de production et de rendement énergétique. Il me fallait donc trouver autre chose. Je n’y suis pas parvenu tout seul.

En fait, ce sont vos bouffeurs de poisson cru qui m’ont mis le nez ou plutôt les branchies dessus. La solution, pour tout dire, je baignais dedans. Genepax, une compagnie japonaise aurait fini de développer une voiture qui roule avec de l’eau. Cette voiture extrairait l’hydrogène nécessaire à sa propulsion de l’eau stockée dans le réservoir, grâce à un générateur. Il paraîtrait même que cela fonctionne avec de l’eau de mer ce qui règle le problème de l’utilisation de cette ressource de plus en plus rare qu’est l’eau douce. Moi tant que l’on ne me siphonne pas mon atoll…

SILure au vin blanc

mardi 17 juin 2008

FRANCE-ITALIE : LE CREPUSCULE DES DIEUX DU STADE


Ne vous énervez pas ! Ne vous fatiguez pas ! Il n’y a pas de miracle à attendre. On va perdre. Faites-moi confiance. Vendredi dernier, j’avais déjà parié sur trois buts d’avance pour les Pays-Bas et j’ai gagné. Or là c’est pareil, on va perdre, soit d’un misérable but d’écart marqué à la va comme je te pousse, soit après de laborieuses prolongations suivies d’une série de tirs aux buts.

Oui, on va perdre et c’est pour cette raison que je n’accompagne pas cet Euro avec le même enthousiasme que celui affiché lors des compétitions internationales précédentes. Limite, je m’en fiche. Et si je me risque au jeu ridicule des pronostics c’est non seulement pour faire tout pareil que mon maître vénéré Alexandre Adler mais surtout parce que l’enjeu est devenu pour moi totalement insignifiant.

Pourquoi une telle lassitude me demanderez-vous ? Parce que la magie n’est plus là. Les dieux de la Gaulle nous ont abandonné. À plus forte raison depuis que Ribéry prie ostensiblement son démon unique du désert, paumes tournées vers le vide intersidéral de son paradis. Considérations laïcardes mise à part, il ferait mieux d’arrêter. Visiblement ça porte malheur ! Mais la rupture ne date pas de là. Elle ne date pas non plus de l’élection de Nicolas Sarkozy même si la poisse qu’il nous colle aux basques n’est pas faite pour arranger les choses.

À vrai dire, cela date de cette soirée de juillet 2006 où mon Zizou, my Lord, my King, nous priva du Graal en succombant au poison du Mordred-Matterazzi. Ce faisant il se coupa d’Excalibut, son crampon magique arraché aux dalles de la Castellane. Il dut l’abandonner au beau milieu du terrain où les observateurs attentifs remarquèrent qu’une main diaphane, celle de la dame du Park, saisit le crampon et s’enfonça avec à la verticale du rond-point central. Le charme était rompu et la troupe d’ostrogoths et autres barbares lombards venue du sud pouvait nous ravir le trophée. C’est ainsi que le mythe des chevaliers du ballon rond se perdit tel un écho dans la vallée des ombres.

En vérité je vous le dis, c’en est fini et bien qu’il m’en coûte, je citerai à l’appui de cette délirante analyse celle plus sérieuse d’un journaliste italien, Corrado Sannucci qui dans « La Repubblica » nous explique que « d’une part la cohésion d'équipe a disparu, de l'autre le génie a refusé de passer des pieds de Zidane à ceux de Ribéry ». Normal, l’élu d’Excalibut ne pouvait être que notre Zizou et personne d’autre.

Depuis je me suis tourné vers des sports où les dieux sont toujours avec nous et surtout où les Italiens sont inexistants. La pelote basque, L’athlétisme, la natation et le rugby. Comment ça, « les Italiens sont présents dans le Rugby et la natation ». Vérifiez donc un peu mieux vos sources voyons ! Pour la natation, ils ont bien essayé de nous ravir notre petite sirène Manaudou, en vain, et s’agissant du rugby votre remarque est tout bonnement ridicule.

SIL Amairgin-Amorim

Addendum de 23 heures : à un but près, j’ai mis dans le mille Mimile. Je suis donc plus balaise que mon maître Adler puisque mes pronostics se réalisent, eux ;-) Quant à Ribery, vu le coup du sort qui l’a fait sortir du terrain à la 7e minute, preuve est encore faite, s’il en fallait, que son Allah n’est vraiment pas bien grand !

lundi 16 juin 2008

METHODE ASSILMIL : LEÇON 2


Nombreux sont ceux dans mon entourage, aussi bien à gauche comme à droite, qui digèrent difficilement mon goût prononcé pour l’assimilation. Un rejet que je comprends, tant on s’évertua à faire avaler de travers ce mot à pas mal de générations. J'ai moi-même mis du temps à entendre la définition du mot assimiler. « Rendre semblable, se considérer comme semblable ». Une définition que j'ai apprise à aimer avec le temps et surtout lorsque j’ai compris qu'il y avait deux façons d'assimiler, une condamnable et une louable. Une invasive et une accueillante. Une par le coup de sang et une autre par une loi commune.

Une première pratiquée de tout temps et en tous lieux. Pratiquée à partir d’une conception invasive du sang et se traduisant par la discrimination, le droit de cuissage, le meurtre des hommes, le rapt des femmes, le vol des enfants et l'acculturation par substitution de populations. Une pratique qui pendant longtemps nous a fait blanchir à l'eau bouillante et bénite pas mal de gènes et de cultures, le tout très loin des vertus convaincantes de l'esprit saint ou pas. Un peu comme d'autres arabisent et islamisent de nos jours avec le fer rougit des épées recourbées. Une pratique ancienne et pour nous dépassée qui rend toutefois bienvenue les récentes excuses formulées par le gouvernement canadien aux autochtones de cette terre.

Histoire de nuancer, si je parlais au début de conception invasive du sang, c'est pour rappeler que le métissage consenti, le métissage d'accueil ne rentre pas dans cette catégorie. Eric Zemmour rappelle très justement que l'assimilation s'est faite pendant longtemps dans notre pays par le ventre des femmes françaises lorsqu'elles épousaient des travailleurs immigrés et élevaient ces enfants en Français. Toutefois comme le consentement a rarement été une politique consciente d'assimilation et que cette politique découle plutôt de la deuxième méthode, nous passerons sur cette nuance.

Une deuxième méthode donc, celle par la loi. Celle de la loi générale que l'on construit ensemble à partir d'un idéal commun dans une langue commune. C'est en somme la méthode mise en oeuvre par notre République. Un idéal, Liberté-Egalité-Fraternité, à partir duquel, des Alsaciens et des Bretons, des méridionaux et des septentrionaux, des catholiques, des protestants et des juifs, se donnèrent en français les lois que firent d'eux des semblables. Le même idéal et les mêmes lois, fondement culturel de nos richesses, qui attirèrent vers notre nation des populations miséreuses. Vers une nation où ces populations apprenaient à aimer l’idéal et les lois qui participèrent de leur enrichissement matériel et culturel. Apprenaient à aimer cet idéal et ces lois car à cette époque les Français en étaient fiers.

Alors histoire de nuancer là aussi, signalons que cette conception de l'assimilation par la loi peut connaître également une version invasive. Une version latine puisque utilisée par les Romains, notamment à travers l’octroi de la citoyenneté romaine à des individus ou aux populations pacifiés de l’empire. Politique qui leur permit d'assimiler dans un fantastique brassage sanguin des populations extrêmement disparates, sans jamais cesser d'être romains. Empire toujours, notre république dans le cadre de ses déviances impériales visait à rendre, par le biais du Code Napoléonien, tous les sujets d’une Europe et d’un monde sous occupation française égaux devant la loi, avec les suites que l’on connaît.

Cela étant dit, après ce dernier paragraphe invasif, vous aurez compris que mon model d’assimilation ne vise en rien l’invasion mais plutôt à favoriser l’accueil et que tout comme je me refuse à gloser sur les aspects positifs de nos colonisations passées, je me refuse également à souhaiter la bienvenue aux communautarismes et autres multiculturalismes pour le moins invasif et tout aussi colonisateurs.

Aussi rappelons que la loi de ce sol est et doit rester française et que l’assimilation de cette loi est un devoir pour les populations qui arrivent chez nous. Notre loi rend semblable celui qui la respecte et qui démontre ainsi sa volonté de devenir semblable. Devenir semblable, faire partir du même corps national, ne pas être excrété par celui-ci mais au contraire en être assimilé avec les spécificités et les bienfaits propres que l’on apportera à ce corps.

Le corps national. C’est pour cela également que j’aime ce mot d’assimilation. Il est le contraire du rejet. Il y a quelque chose de charnel dans ce mot. Il tient de la communion. Il brise l’équivalent culturel de la barrière des espèces. L’assimilation participe d’une fusion, de quelque chose de fertile, de neuf tout en restant reproducteur dans tous les sens du terme.

Par ces temps de bouleversements démographiques, d’explosion des flux migratoires, d’expression de réflexes nationalistes ou internationalistes tout aussi criminels, je tiens à vanter ce mot, cet outil qu’il convient de remettre sur l’établi au plus vite faute de quoi nous devrons ressortir à terme les outils du conflit.

asSILmil

dimanche 15 juin 2008

BREAKING NEWS : RIEN NE VA PLUS À OMAHA

Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, ce sera avec une semaine de retard que je commémorerai les opérations de débarquement du 6 juin 1944. En effet, par ce matin de juin, des centaines de milliers de jeunes anglo-americains débarquaient à des milliers de kilomètres de chez eux. Dans quel but ?

Les recherches journalistiques les plus récentes et notamment les travaux de cet immense chercheur qu’est Monsieur Meyssan dévoilent les véritables intentions de tous ces amerloques impérialistes. En fait, ils venaient ravager nos plages normandes et leur exceptionnel écosystème, annihilant à jamais le potentiel touristique galactique de cette région. Mais aussi faire main basse sur les riches zones pétrolifères du bassin parisien, sur le premier gisement d’uranium de Jachymov, dans une Bohême sous occupation allemande et faire de nous leur marché captif. Le tout en dévoyant la notion de droit de l’Homme, torturant et condamnant en dehors de tout procès équitable tous ces pauvres nazis, se débarrassant de leurs noirs et blancs miséreux sur les champs de bataille et ignominie suprême, en rétablissant la démocratie par la force, sans même avoir demandé l’avis préalable des peuples « libérés ».

Vous avez aimé ce délire ? Alors cette vidéo dominicale montrant comment le débarquement du 6 juin 1944 serait sans doute relaté par la presse gauchiste et bien-pensante d’aujourd’hui est pour vous. Pour ceux qui ont un peu de mal avec l’anglais voici la traduction du texte de présentation de ce reportage-fiction :

« Dernières nouvelles ! L’armée américaine est enlisée dans une attaque mal préparée. Les pertes sont énormes parmi les civils et tous les experts craignent de graves dommages pour l’environnement !

Aujourd’hui, 300 civils français ont été tués et des milliers d’autres blessés dans les premières heures de l’invasion de l’Europe continentale par l’Amérique. Les pertes ont été particulièrement lourdes chez les femmes et les enfants.
La plupart des victimes françaises sont le résultat des tirs d’artillerie de navires américains tentant de détruire les fortifications allemandes avant le débarquement de centaines de milliers de soldats américains.

Les rapports d’un hôpital de campagne installé dans la ville française de Sainte-Mère l’Église indiquent que le carnage est bien pire que ce que les Français avaient prévu et que la réaction contre l’invasion américaine est forte. « Nous sommes en train de mourir sans la moindre raison », a déclaré un Français parlant sous couvert d’anonymat. « Les Américains ne savent même pas viser. Je n’aurais jamais cru que je dirais cela, mais la vie était meilleure sous Adolphe Hitler ».

L’invasion a également causé de graves dommages à l’environnement. Les troupes américaines, les chars, les camions et la machinerie ont détruit des kilomètres entiers d’un littoral jusqu’ici vierge et des milliers d’acres de terres écologiquement sensibles. On estime que l’habitat du crabe français a été complètement anéanti et que l’espèce est désormais menacée d’extinction… »

Plus sérieusement, que les âmes de ceux qui sont morts pour notre liberté sachent que je n’oublierai jamais ce que je leur dois.

Sil éternellement reconnaissant

samedi 14 juin 2008

APHREURISME RANTANPLAN B


De toute évidence il y a bel et bien un plan B
Nous faire avaler coûte que coûte le plan A
Or du déni de démocratie, du mépris du droit
des peuples à disposer d’eux-mêmes, du se faire entuber
Encore une fois, non, non et non, on n’en veut pas !


Sil fils de Mil

vendredi 13 juin 2008

« L’IRLANDE RESISTE A L’EUROPE »


Voici comment Chappatte, le dessinateur du journal genevois « Le Temps », voit le Non irlandais. C’est un peu ça ! J’ai effectivement parfois le sentiment que nos Eurocrates nous voient comme des montons forcement consentants. « Mêh Mêh, il n’y a pas de mais ! » (merci DG)

jeudi 12 juin 2008

APHREURISME ARTIFICIEUX




Malgré beaucoup moins de génie et de beauté qu’à Chantilly,
Entre les Tours, les prieurés, les ambassades et les autres sujets explosés,
L’islam démontre avec netteté que son paradis reste artificier…



SILfate d’ammonium


Addendum : ce que nous craignions depuis que notre Etat lui avait retiré sa protection policière en janvier dernier s’est produit. L’admirable et courageux journaliste Mohamed Sifaoui, grand reporter démocrate et dénonciateur d’obscurantismes a été violement agressé ce vendredi 13 juin par quatre islamistes alors qu’il se trouvait à la terrasse d’un café du 11e arrondissement parisien. Nos pensées sont pour lui et sa famille.

mercredi 11 juin 2008

MON ROYAUME POUR UN DATE AVEC DATI


Madame le Garde des Sceaux, vous m'excuserez de ne pas vous tutoyer malgré tout ce qui nous rapproche mais voilà, il se trouve que je vous respecte trop pour oser ne serait-ce que le classieux tutoiement propre aux Scandinaves. Ce faisant c'est sur ce registre-là que j'assurerai votre défense en cette heure où il est de bon ton de vous faire tutoyer la disgrâce.

Une défense non pas aveugle puisque je ne vous cacherai pas les principaux griefs que je nourris à votre encontre, mais une défense qui n’en demeurera pas moins vierge de tout soupçon ; sincère en somme.

Des griefs dont l’exposé se justifie doublement. Votre charge publique fait de vous l'un des réceptacles des doléances du Peuple, y compris de celles exprimées contre vous. Lorsqu’on refuse de prendre des coups, à plus forte raison quand on les distribue, il convient de s’adonner à tout sport autre que cet art martial public qu'est la politique. Aussi commençons par ouvrir les deux dossiers disposés sur ma commode à procédures.

Un premier dossier en lien avec cette regrettable affaire de mariage annulé par le TGI de Lille pour vice de forme virginale. Certes, l'exposé de votre expérience personnelle et la conclusion un tantinet cynique voulant qu'après tout cette annulation fût le meilleur moyen de protéger cette jeune femme d'un mariage qui commençait fort mal, a bien évidemment droit de cité. Après tout, ma chère Elisabeth Badinter, bien « qu'ulcérée », en est arrivée à la même conclusion que la vôtre. Il se trouve juste qu’au-delà de l’avis du citoyen que vous êtes, le Garde des Sceaux semble s’être couvert les yeux avec le bandeau de la justice. Un colin-maillard qui vous a empêché de voir qu'une telle décision conforte l'époux dans son bon droit, lui donne le beau rôle et faute d'un drap taché de sang, lui accorde un blanc seing question honneur. Une erreur. Une erreur judiciaire conduisant, parallèlement aux crimes d'honneur, à une justice d'honneur. Quelle horreur !

Un deuxième dossier traitant du principe de Peter qui s'instruira à charge et à décharge. Pour être un peu plus exigeant avec les miens qu'avec les autres, j'ai commencé par vous reprocher d'aller trop vite en besogne. Qu’est-ce donc ces façons de passer de l’audit d’entreprise entre 1990 à 1993, au bureau d’études sur le développement urbain de la Lyonnaise de eaux en 1994, puis du conseil technique juridique de l’éducation nationale entre 1995 et 1996, à l’Ecole Nationale de la Magistrature où vous resterez de 1997 à 1999 ?

Une fois sortie de l’ENM, rebelote. Voici qu’après des postes d’auditrice de justice, vous êtes nommée substitut du procureur au tribunal d’Evry le 1er septembre 2003, soit deux jours avant d’être mis officiellement à disposition du cabinet du ministre de l’intérieur. Un certain Nicolas Sarkozy avec lequel vous travailliez déjà depuis décembre 2002, notamment sur le projet de loi sur la « prévention de la délinquance ». Le même Nicolas Sarkozy qui vous nommera Ministre de la Justice à peine sept ans après votre sortie de l’ENM.

S’il peut m’être aisément rétorqué que tout ceci ne ferait que démontrer votre très grande célérité en matière d’apprentissage, avouez cependant qu’il soit légitime de s’interroger sur la maîtrise de thèmes abordés. Comment peut-on approfondir la connaissance des spécificités de chaque métier en aussi peu de temps ? D’autant plus à ce niveau. Ce survol à haute vitesse n’est-il pas susceptible de vous placer face à un seuil de compétences que seul le temps et l’expérience peuvent rehausser, et d’expliquer ainsi vos erreurs ?

Un principe de Peter que j’ai rattaché à la culture familiale que nous avons en commun. Celle du BTP. En effet, nos deux pères étaient dans le BTP avec cette différence toutefois que le vôtre était maçon et le mien peintre en bâtiment. Or là où la peinture exige patience et perfectionnisme, le gros-œuvre demande que l’on ne s’attarde pas trop sur ce que le peintre affinera.

Alors pourquoi prendre votre défense ? Parce que sur les questions susvisées je vous accorde, en plus du bénéfice du doute, un courage certain. L’audace c’est vous ! Comme je le disais en introduisant le second dossier « j’ai commencé par vous reprocher ». J’ai commencé car en définitive il m’est difficile de vous reprocher de créer et de saisir les opportunités qui se sont présentées à vous.

Parce que je n’ai pas envie de laisser cet honneur aux flagorneurs et à ceux qui vous défendent par paternalisme de droite ou pépèrenalisme de gauche, avec cette toute mielleuse condescendance de classe collée à la commissure des lèvres. Je vous défends, avouons-le, par solidarité entre enfants d’immigrés qui aiment la France, sa culture, ses lois et la Liberté qu’elle nous offre. Et surtout parce que le parfum frelaté de certaines attaques maquillées avec ce talc rance des courtisans me donne envie d’ouvrir en grand les fenêtres.

Les attaques des petits princes de gauche qui vous jugent social-traître afin de ne pas écouter ce que vous avez à leur dire, mais au contraire pouvoir postillonner depuis les travées de l’Assemblée leur bile politicienne en bons Hérauts qu’ils demeurent du socialisme adipeux. Tous ces pépères du peuple que vous avez très justement placés devant l’échec tragique de leur politique communautariste. Un échec dont l’évidence aurait dû susciter la honte et non la hargne.

Les attaques de vos opposants de droite qui vous reprocheront éternellement de ne pas détenir les codes de bonne conduite et surtout d’être une arriviste même pas encore arrivée puisque, selon l’adage, « il faut cinq générations pour faire un bon bourgeois ». Adage qui appelle pour réponse cette demande. Que ces messieurs vous concèdent le respect qui vous est dû comme une avance sur les quatre prochaines générations de Dati qui ne manqueront pas sur votre impulsion de fonder l’une des dynasties de notre république.

En attendant que les Dati deviennent une dynastie, d’aucuns continueront à vous voir comme une vulgaire Maghrébine comparable au jardinier Omar Raddad, reconnu coupable d’avoir assassiné sa châtelaine et d’avoir mis en émoi la justice. Quel autre sens donner aux immondes pancartes « Rachida m’a tuer » que portaient certains avocats lors des manifestations en province contre la fermeture de tribunaux. Maîtres ou chiens, on s’interroge.

Vilenie pas loin de tenter certains journalistes qui préfèrent à la fonction de contrôle du pouvoir celle d’œil de judas sur les vestibules du pouvoir, celle d' aboyeur de salon, heureux de s’imaginer pouvoir faire ou défaire des carrières.

Des journalistes qui au lieu de nous offrir des analyses sur les reformes que vous menez ou les propos que vous tenez, préfèrent rendre leurs papiers baveux avec vos soi-disant caprices, votre supposé état de disgrâce à l’Elysée, ou une quelconque préméditation dans la juste colère que vous avez servit au banc social-communariste de l’Assemblée. Comme si cette éventuelle préméditation ou préparation, empêchait la sincérité et la justesse de votre propos. Mais il est vrai qu’avec nos journaleux, j’ai pris l’habitude d’avoir l’impression de me retrouver au milieu d’une grappe de collégiennes en plein persiflage.

Voila Madame la Ministre, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de continuer à décrocher les étoiles de votre destin tout en ne vous perdant pas en route car si j’ai quelque chose à vous demander c’est bien de ne pas oublier d’où vous venez. N’oubliez pas également, je vous prie, que pour que les nôtres puissent grimper aux échelles sociales, il faut certes qu’ils daignent grimper mais également que les échelles restent en place. Même si vous devez votre réussite en grande partie à vous seule, n’oubliez pas, comme on le dit dans ma banlieue, que pour les nôtres, vous représentez. « Pour les miens je représente ».

Cela étant dit, pour conclure et en parlant de représentation, j’aime beaucoup la photo de vous, que j’ai placé pour couronner ce billet. Peut-être que je vous défends également parce que vous êtes très belle. Je sais, c'est laid. Une photo où vous me rappeler ces actrices d’antan, des actrices que j’adore, comme Ava Gardner dont le film « la comtesse au pieds nus » me sert encore de sagesse…

SILavinia Gardner

mardi 10 juin 2008

APHREURISME AUDACIEUX




Après avoir parcouru ce recueil d’entretiens un peu rasant
Il convient de constater qu’il y avait souvent plus d’audace
Dans les questions de Laurent que dans les réponses de Bertrand.



SIL haut Dace

lundi 9 juin 2008

L’ALLEGORIE DE LA CAVERNE ALGERIENNE


L’allégorie de la caverne est cette célèbre allégorie exposée par Platon mettant en scène des hommes enchaînés dans une demeure souterraine. Ces hommes tournent le dos à l’entrée et ne voient, projetées sur les murs, que leurs ombres où celles d’objets situés derrières eux. Des sons, ils ne perçoivent que les échos.

L’un d’entre eux se libère de ses chaînes et remonte jusqu’à la sortie. Là, il se trouve ébloui par toute cette lumière. Après avoir résisté à l’envie de retourner dans l’ombre douillette de sa grotte, il s’habitue à la lumière et se rend compte à quel point sa condition intellectuelle précédente était misérable. Pris par l’envie de libérer ses anciens camarades, il redescend alors dans la grotte et leur expose ce qu’il a vu. Ceux-ci, incapables d’imaginer une telle chose, refusent de le croire et finissent par le tuer.

Cette allégorie expose ainsi la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité ainsi que la difficile transmission de cette connaissance. Il en va de même pour la réalité islamique. Point de réalité pour certains penseurs. Ils se trouvent enchaînés au fond d’une caverne talibane observant des ombres et abrutis d’échos.

Pour avoir trop longtemps tourné le dos à la réalité, enchaînés au fond de leur grotte idéologique, certains dispensateurs d’ombres et d’échos, ne peuvent appréhender la réalité islamique que progressivement. Cette lumière leur brûle les yeux. Elle leur brûle les yeux parce qu’elle leur arrive trop vive, trop brûlante et bien trop éruptive depuis cette source d’incandescence que sont toutes ces explosions bien réelles.

Celles qui ont lieu aujourd’hui en Algérie, à Bordj El Kiffan, à Cap Djinet et à Beni Amrane…

Celles qui ont eu lieu dans les rues de Lockerbie, Glasgow, Londres, Paris, Madrid, Cologne, Amsterdam (Théo van Gogh), Moscou, Essentouki (Russie), Beslan (Ossétie du Nord), New-York, Washington, Buenos Aires, Casablanca, Alger, Tizi-Ouzou (Kabylie), Djerba, Louxor, Le Caire, Charm el Cheikh (Egypte), Nairobi (Kenya), Mombasa (Kenya), Dar es Salam (Tanzanie), Jérusalem, Tell Aviv, Beyrouth, Aman, Damas, Ankara, Istanbul, Riyadh, Al-Khobar (Arabie Saoudite), Bagdad, Kaboul, Islamabad, Karachi (Pakistan), Delhi, Calcutta, Bali (Indonésie), Davao (Philippines) etc...etc…etc…

Oui, vraiment beaucoup trop d’éclats de lumières d’un coup. Attendez, ça va passer. Toutefois, si les troubles persistaient, n’hésitez pas à chausser le même modèle de lunettes de soleil que moi. Ça aide à y voir clair tout en permettant de cacher les larmes…

SILosophe caverneux.

dimanche 8 juin 2008

IMMIGRATION : POUR UNE ACTION DISCRETE

Action discrète immigration
Vidéo envoyée par bretzelman

Histoire de finir dans la légèreté tout en démontrant qu’entre la bovinité gauchiste et celle ici toute droitière, la raison n’est pas près de triompher dans ce pays, je vous propose en guise de vidéo dominicale cette nouvelle pantalonnade très politiquement incorrecte du groupe action discrète.

Je le répète, ces petits gars ont du génie !

samedi 7 juin 2008

IMMIGRATION (7/7): BORN IDENTITIES


Histoire de compenser ma petite décharge d’hier, avouons que je reconnais au moins une vertu aux internationalistes. Ouèp, s’il y a une vertu que je me dois de reconnaître aux internationalistes, c’est la vertu du rire. Ils me font rire mais rire. Tous les jours, ils me font rire. Je me rappelle notamment de la poilade qui me saisit pendant la présidentielle 2007 après la sortie des candidats républicains sur l’identité nationale dont nos gogochistes voudraient protéger les étrangers.

À peine Ségolène sortait les drapeaux tricolores que nos internationalistes se bousculaient dans une contre-offensive particulièrement rigolote.

Car si les internationalistes conspuent la marseillaise « fasciste et violente », ils chantent avec une joie toute chauvine « l’Internationale » pas du tout portée sur le sanglant ou les « luttes finales ». Allez comprendre ! De même, les internationalistes conspuent le drapeau tricolore mais n’hésitent pas à arborer avec une fierté cocardière digne d’un hooligan batave, le drapeau rouge. Allez comprendre !

C’est comme la notion de nation. Ils ne s’y reconnaissent pas. Leur Patrie est virtuelle, extra-utérine, hors-sol, Internationale. Cependant si ces gens-là flottent au nom de la fraternité internationale, ils s’accrochent quand même à leur clocher social. La haine raciale c’est nul mais la haine sociale, c’est cool ! Allez comprendre !

Là où l’on nage en plein burlesque, c’est quand malgré leur mépris pour la nation et leur haine d’un système dans lequel ils vivent plutôt bien, d’un système qui leur garanti la liberté d’entreprendre, je n’en vois aucun prendre le risque de monter une petite association ou une entreprise de type collectiviste, des kibboutz à la française nous permettant de juger sur pièces. Non, ces messieurs dames préfèrent rêvasser leur système, majoritairement collés aux radiateurs de la fonction publique d’une République qu’ils détestent. Même Arlette a vécu de la banque. Allez comprendre !

Comme ce burlesque ne me va bien toutefois que deux minutes et demi, je finis toujours par leur dire, soyez gentils, allez donc voir en Internationalie si j’y rigole. Allez vous faire embaucher là-bas, payer vos impôts là-bas et y bénéficier de vos prestations internationales. Soyez donc les fonctionnaires et les employés de banque de cette inter-nation là, que ce soit dans ses régions chinoises, vénézuéliennes, cubaines ou nord-coréennes ! Allez vous y faire pendre ! Bande de biffins va !

Quant aux nationalistes qu’ils viennent ici tout de suite ! J’en ai quelques-unes pour eux aussi quand je les entends réduire l’amour de la nation à celui du sang, réduire la galaxie à un astéroïde. Rappelez-moi lorsque que la conquête spatiale aura vraiment débuté, de vous placer, bande de cobayes du mésintelligent design, sur l’un des cailloux de la ceinture d’astéroïdes qui appartiendra alors à l’Empire Galactique Français, histoire de voir comment évolue votre espèce amoureuse de pureté et de lois du plus fort...

Toutefois comme le SIL est grand et bon, laissez-le vous expliquer, tas d’hypertrophiés du cerveau reptilien, un concept qui vous mettra tous d’accord sur ces questions d’identités aussi bien nationales qu’internationales. Celui de la poupée gigogne, la matriochka.

Comment cela se fait-il qu’aucun d’entre vous ne soit capable de se voir comme inscrit dans sa propre histoire, puis dans celle d’une famille, puis dans celle d’une tribu villageoise ou urbaine, puis dans celle d’une région, puis dans celle d’une nation, puis dans celle d’un continent, puis dans celle d’un monde, sans oublier un jour dans celle de notre aventure galactique. Comme si tout cela était antinomique alors que ces poupées sont nos enveloppes successives, sans lesquelles nous sonnerions creux, si nous nous limitions à une seule d’entre elles...

Un oignon identitaire qui non seulement permet de conjuguer attachement patriotique et fraternité internationale mais aussi pour le sujet qui nous occupe d’intégrer sans arracher les couches du dessous, d’intégrer sans arracher des larmes donc. Franchement, c’est qui le plus grand ?

SIL poupée russe qui dit oui

vendredi 6 juin 2008

IMMIGRATION (6/7): METHODE ASSIMIL


Afin de faire dans l'aisément assimilable, je rendrai court le cours du jour.

Que les racistes de tout poil, à barbe, à moustache ou à crâne rasé, décrètent à l’instar de pas mal de tribus primitives qu'eux seuls méritent le nom « d'hommes », sont supérieurs, et par conséquent puissent considérer que d'autres groupes fondateurs de nos nations ou venus d'ailleurs, souvent assimilés ou en voie de l'être, sont inassimilables, puissent leur coller des étiquettes ou des étoiles sur la poitrine histoire de mieux viser, mieux désassimiler et mieux les déporter, est là une folie ma foi plutôt cohérente.

Ce qui est moins cohérent comme folie, donc plus fou encore, c’est de se prétendre de la gauche humaniste tout en permettant par une dérive communautariste que des populations issues de nations étrangères existantes puissent ne pas se mêler aux autochtones, se sentent autorisées voir encouragées à ne pas s'assimiler par métissage ou adoption des lois locales, puissent devenir des extensions nationales étrangères au sein de nos nations, puissent se considérer supérieures aux hôtes, « la meilleur nation suscitée aux humains » (sourate 3, verset 110) et soient encouragées à se distinguer d’elles-mêmes par tout un tas de signes distinctifs.

Une inassimilation, un enfermement dans un carcan communautaire et colonial qui aboutira immanquablement au conflit dont le résultat sera soit notre soumission soit l'expulsion de ces populations vers leurs nations d'origine.

Le pire étant que lorsque la fureur se déchaînera, ceux qui auront réussi ou cherché à s'assimiler seront sans doute mis dans les mêmes bateaux que ceux que l'on aura laissé se vivre en colons. Et dire que c'est pour bonne partie la gauche, assez portée sur les condamnations morales, qui aura enclenché ce cycle infernal en le pavant de bonnes intentions. Espérons toutefois que l'on réussisse à corriger ce dérèglement puisqu'il en est encore temps.

L'étranger et ses enfants ne sera accepté, reconnu comme d'ici, faisant partie de ce corps, assimilé donc, que s'il abandonne la coutume qui l'a jeté sur les routes pour celle qui l'a accueilli. En se montrant reconnaissant et en nous reconnaissant, il sera reconnu. En se rapprochant de nous il se mêlera à nous avec ce qui lui est intrinsèque pour notre bien à tous. Car un brassage harmonieux des sangs ne peut se faire, comme il s'est d'ailleurs souvent fait dans ce pays, que dans le cadre culturel de ce pays.

Tout autre discours est non seulement irresponsable mais pire, sous-tend l'expression d'un sentiment définitif d'étrangeté, sous-entend qu'ils ne seront jamais comme nous, puisque de toute façon même nos international-communautariste n'ont pas l'intention de devenir ce qu'ils cajolent…

Méthode AsSILmil

jeudi 5 juin 2008

IMMIGRATION (5/7) : OPERATION PRETRE JEAN


Si nous faisons un petit bilan, qu’avons-nous ? Le Maroc est pété de richesses touristiques comme cannabiques ; l’Algérie est pétée de gaz ; la Tunisie se la pète ; la Libye est pétée de la tête et l’Egypte est prêt à péter. Bref tous ces pays qui nous envoient leurs jeunes chômeurs sont pétés de tune, regorgent de richesses diverses et variées mais malgré tout cela, nous devrions quand même continuer à les voir comme des miskins et à les recevoir chez nous en leur déroulant un tapis rouge LCR. Ben tiens !

Ben non ! Considérant que ces pays sont riches, que pas mal de leurs pays frères du Moyen-Orient sont encore plus riches, nous voici en droit de rappeler ces faits pour justifier la fermeture de nos frontières à toute nouvelle immigration islamique d'origine économique. Argumentaire très simple qui aura un double avantage. Celui d’éviter d’avoir à expliquer à ces pays que si nous ne voulons pas de leurs populations c’est aussi à cause des problèmes d’intégration, voir tout simplement de cohabitation que la culture islamique pose à nos nations. Et d’avoir à expliquer aux dirigeants de ces pays qu’il est anormal qu’ils voient dans les émigrés qu’ils nous envoient, des colons qui se doivent de faire de l’Europe une terre de prédication musulmane.

Donc démerdez-vous avec votre jeunesse, avec vos chômeurs. Débrouillez-vous entre vous. Montrez-nous votre sens de la solidarité et de la fraternité islamique. Vos pays ont tout ce qu’il faut comme ressources pour offrir à leurs populations les 3 P : Paix, Progrès, Prospérité. Et si vous en êtes incapables, c’est que vous êtes des dirigeants incapables. Et là désolé les petits gars mais nous n’y sommes pour rien.

Exit donc, à priori l’accusation de xénophobie. A priori, parce que nos amis ne manqueront pas de trouver tout un tas d’arguments larmoyants pour nous taxer de racistes, en nous renvoyant comme d’habitude à nos colonialismes passés pour mieux nous faire avaler leur colonialisme présent. Ce n’est pas grave, j’ai prévu le coup.

Comme l’immigration reste un besoin constant de nos économies, que nous sommes de moins en moins racistes mais que nous refusons légitimement d’être une terre de conquête ou de conversion pour l’islam ; comme par ailleurs le monde islamique opprime ses propres minorités et que bien des pays pauvres ne sont pas musulmans ; nous n’avons qu’à mettre en place une politique d’immigration que je codifierai sous le nom « d’opération Prêtre Jean ».

« Le Prêtre Jean » était ce roi d’un royaume mythique que les premiers explorateurs européens du continent africain s’attendaient à trouver au-delà des terres islamiques, du côté de l’Ethiopie. Un royaume en résistance depuis longtemps contre l’islam et qu’il s’agissait d’aider. « L’opération prêtre Jean » est également pour moi une référence aux opérations Moise, Josué et Salomon, organisées par Israël, afin de rapatrier les « Falachas », ces juifs noirs d’Ethiopie, menacés dans les années 80.

En somme il s’agirait de favoriser l’immigration de populations africaines ou autres, originaires de pays chrétiens et animistes, afin que l’enrichissement de ces pays, aidés en cela par l’argent des immigrés, leur permette de résister à l’avancée islamique en Afrique ou en Asie.

Mais il s’agit également de favoriser l’immigration ou tout simplement le sauvetage de populations chrétiennes, animistes ou autres, opprimées dans des pays musulmans tels que le Tchad, le Soudan, la Mauritanie, la Tanzanie…

Ceci permettrait de faire venir des populations réellement pauvres ou opprimées. Des populations qui par leur travail dans nos pays permettraient à leurs familles restées là-bas, d’être moins soumises à la pression islamique, voir même d’organiser à terme une résistance active. Par contre, il conviendra de ne pas abandonner ces populations à tous les prédateurs racistes, marxistes ou communautaristes qui voudront leur mettre la main dessus pour leur propre combat. Il faudra que nous travaillions activement à leur intégration.

Mais ce n’est pas tout.

Favorisons également la venue de femmes, d'homosexuels, de libres-penseurs, d’intellectuels menacés et d’autres islamopposants ou apostats originaires des pays islamiques, qui pourront enfin vivre en paix, travailler, penser, réussir, s’enrichir, nous apporter leur énergie créatrice et leurs compétences. Des personnes qui nous aideront par leur pensée et expérience, à organiser une résistance idéologique efficace envers l’islam. Des personnes qui d’ici travailleront à la transformation des sociétés actuellement islamiques.

Exit ainsi les accusations de racisme puisqu’elles apparaîtront tout simplement sans fondement aussi bien dans les principes comme dans les faits.

Sans oublier que nous affirmerons par la même occasion nos valeurs démocratiques, celles de liberté, de tolérance, celles d’une Europe terre d’accueil, de refuge pour les opprimés, pour ceux qui rejètent la soumission, et renverrons immanquablement les dirigeants des pays riches et islamiques à leurs turpitudes.

Et si au passage, on pouvait ouvrir nos frontières aux jolies ukrainiennes, biélorusses, et autres beautés slaves opprimées par la phallocratie glagolitique, je serais comblé. Que tous ces barbares maltraitants n’hésitent pas à nous envoyer leurs femmes. Il y a plein de garçons très gentils chez nous qui sauront en prendre soin.

Il va sans dire que si on stoppe toute nouvelle immigration économique, en provenance des pays islamiques, les populations déjà présentes chez nous, issues de ces pays, doivent voir leurs droits garantis, ne serait-ce qu’au nom de la continuité de l’état. A partir du moment où un gouvernement leur a ouvert les portes de la France, leurs droits et ceux de leurs enfants Français doivent être défendus.

SILalibela

mercredi 4 juin 2008

IMMIGRATION (4/7) : OPERATION GRIGNY


Mes potes gogochistes et autres militants pro-clandestins sont tous déprimés. Soi-disant que je leur pourrirais le moral avec mes analyses de fils d’immigré politiquement incorrect. J’ai donc décidé d’être plus gentil en proposant à notre bon Brice The Nice, un décret de régularisation radicalement novateur, qui aura l’avantage de rendre le sourire à mes potes mais aussi de les mettre en accord avec leurs convictions.

Au nom du Peuple Français, pour faire plaisir au peuple d’extrême-gauche qui aime promettre la lune aux gens qui y croient et faire du monopole du cœur un service public, nous Brice, sous les brillants conseils du Sil, décidons :

1- de dépénaliser l’hébergement ainsi que l’assistance portée aux clandestins.

2- Afin de faire cesser cette vilenie que constituent les squats insalubres et de donner un sens concret à la vie de tous ces collectivistes, tout immigré clandestin obtiendra désormais des papiers autorisant son séjour régulier sur le territoire de la République Française, s’il justifie avoir été hébergé avec toute sa famille, pendant dix années consécutives, chez un généreux citoyen immigrationniste. Dans ce cadre, il sera par ailleurs octroyé à titre exceptionnel, à tous ces citoyens qui honorent la France, la liberté de prêter à leur hôte, leur femme, leurs filles, leur travail, leur voiture et même leur carte d’électeur sur simple déclaration sur l’honneur déposée en Préfecture.

Alors, elle n’est pas belle la vie, chers camarades. Quand je vous dis que la République a toujours su offrir à tous ses enfants, même prodigues, une place au sein de son système. Allez camarades citoyens, faites nous donc rêver. Aux actes citoyens…

SIL bon conseil

mardi 3 juin 2008

IMMIGRATION (3/7) : L’ENGAGEMENT DECISIONNEL


L’engagement décisionnel observé par la psychologie-sociale, désigne la capacité que peuvent avoir des individus à accroître leur engagement dans un processus décisionnel, si des paliers successifs sont respectés. En gros, si vous demandez de but en blanc, 2 euros à un inconnu dans la rue, celui-ci sera peu enclin à vous les donner. Par contre si vous lui demandez au préalable l’heure ou encore votre chemin, actions n’ayant pas demandé de sa part un gros effort décisionnel mais ayant amorcé le processus, vous augmenterez considérablement vos chances d’obtenir vos 2 euros.

Cette technique vaut également pour nous-mêmes. Si on vous annonce d’emblée que votre bus aura un retard indéterminé, vous serez plus enclin à chercher un autre moyen de transport que si on vous annonçait cela après que vous ayez déjà attendu 10 minutes car vous serez susceptibles de vous dire que d’une part le bus ne va pas tarder et que d’autre part ça vous agacerait d’avoir attendu pour rien.

Mais ce phénomène également observable dans les techniques commerciales, de drague, dans le fait de regarder un film tout pourri jusqu’à la fin sous prétexte d’avoir payé ou encore dans toutes ces relations affectives désastreuse que l’on se persuade de maintenir coûte que coûte au motif que l’on n’a pas fait tout ça pour rien, trouve aussi son application en politique. Voici deux exemples :

1- Par exemple quand vous déclenchez et poursuivez un conflit majeur pendant 15 ans avec un petit pays d’Asie qui ne vous a rien fait, situé aux marges de l’empire ennemi, alors qu’aucune ressource, aucun intérêt vital ou stratégique ne le recommande, dont les échecs successifs traumatisent votre nation, et où 60 000 de vos enfants mourront, au motif « qu’on n’a pas fait tout ça pour rien ».

À ne pas confondre forcément avec un conflit déclenché après des actes de guerre, se justifiant d’un point de vue stratégique, dont la campagne fut un succès, les objectifs initiaux atteints, ayant fixé sur place des forces ennemies, n’ayant fait « que » 3000 morts de votre coté (désolé de rappeler qu’un soldat peut mourir) et permettant surtout de faire comprendre à « l’empire » qui veut votre mort, qu’aucun organe, y compris son cœur ne sera à l’abris d’une riposte totale, en cas de nouvelle menace ou attaque. Je sais c’est totalement politiquement incorrect comme brève analyse.

2- Par exemple quand on continue à faire appel à une immigration dont une trop grande partie de la population reçue a démontré son incapacité à s’assimiler, une bonne partie à s’intégrer et dont une frange démontre chaque jour sa ferme intention de nous désintégrer. Immigration à laquelle on continue de faire appel, dont on continue de refuser de voir qu’elle pose plus de problèmes qu’elle ne permet d’en résoudre. Immigration à laquelle nous sommes tenus de donner chaque jour un peu plus de gages qu’à toutes celles passées, présentes ou à venir. Immigration dont on se dit maintenant, qu’après avoir échoué à tout lui donner en tant qu’individus, qu’il nous faudrait tout lui donner en tant que nation, et ce au sein même de nos nations. Tout ça au motif « qu’on n’aurait pas fait tout ça (accords d’immigration, regroupement familial) pour rien » et qu’on réussira bien à nous rendre aimables d’une culture qui nous déteste.

À ne pas confondre forcément avec d’autres politiques d’immigration passées, présentes et à venir qui, malgré les impondérables, ont abouti à l’intégration et à l’assimilation de populations qui participent depuis à l’enrichissement et à la construction de nos nations.

Ainsi vont les pièges de l’engagement décisionnel…

Garçon doSIL

lundi 2 juin 2008

L’IMMIGRATION, UN SUJET TROP SERIEUX… (2/7)


Pour le laisser aux immigrés. Le titre le plus approprié aurait été « l’immigration est un sujet bien trop sérieux pour le laisser aux sociologistes et autres immigrationnistes », mais ça faisait un peu trop long comme titre. Et puis, au final le « Immigrés » représentait bien ce courant de pensée voulant que la France ne soit qu’un contenu sans contenant, ne soit qu’un couloir de l’histoire, sans porte, sans fenêtres, ni le moindre style architectural. Un couloir internationaliste. Beurk !

Et puis le « Immigrés » représentait bien également tous ceux qui font des réactions anaphylactiques à la simple évocation de ce mot. Ceux qui font semblant d’oublier que la France s’est aussi construite avec ses vagues d’immigration intérieures comme extérieures, pour le pire mais surtout le meilleur. Tous ceux qui vivent dans une maison où les portes et les fenêtres ne s’ouvrent jamais pour laisser rentrer la lumière du jour ou bien un peu d’air frais. Beurk également !

Et puis encore le « Immigrés » représente celui qui va parler. À vous de décider s’il convenait de le laisser traiter de ce sujet. Beurk ?

Non, l’immigration n’est pas la cause de tous nos maux puisqu’elle permet d’en résoudre certains. Non, l’immigration n’est pas forcément La Chance de la France puisqu’elle pose des problèmes qu’il faut résoudre et non nier. Deux assertions qu’il s’agira de dynamiter ici.

Dynamiter la pensée inique mais aussi la pensée unique, ces deux semblants de pensée qui ne sont que deux mêmes réflexes inversés. Deux réflexes opposés qui monopolisent le temps de parole, qui polluent le débat et qui nous pompent l’air. Les xénophobes me gavent comme les immigrationnistes me gonflent. Frères ennemis, ils restent frères et moi je ne suis pas de cette famille.

Comment puis-je, ne pas être xénophobe, moi le fils de portugais, assimilé et matriote, me demandera le xénophobe haineux? Comment puis-je ne pas être immigrationniste, moi le fils d’immigrés, l’enfant du prolétariat, me demandera l’immigrationiste béat ? Comment cela ce fait-il que je me refuse à tomber dans l’une ou l’autre de ces deux facilités. Pour les raisons que nous allons voir maintenant.

1- Parce que mes immigrés et prolétaires de parents m’ont plutôt bien élevé. Ils ne m’ont transmis aucun ressentiment excessif, et ce faisant, ni raison de ne pas exercer mon devoir de responsabilité, ni raison de ne pas saisir ce que m’offrait mon pays de naissance. Pourtant, niveau ressenti, ils auraient pu, eux aussi, me bercer dans cette facilité.

Comme tous les immigrés de l’intérieur (exode rural) ou de l’extérieur, ils ont connu la xénophobie. Ça fait mal, ce n’est pas bien mais comme dit mon père, c’est tellement humain. « Chez nous, au pays, les gens de mon village méprisent ceux du village de ta mère, qui en retour nous le rendent bien en nous détestant ouvertement. Si tu savais ce que j’ai pu entendre quand j’ai décidé d’épouser ta mère. Si tu savais ce que je peux encore entendre. »

Comme tous prolos, ils ont connu des exploiteurs. Ma mère me raconta que son premier employeur, qui habitait alors du côté de la place Clichy, l’avait séquestrée pendant 6 mois sous prétexte de lui obtenir des papiers. Si la Police n’était pas passé par là un beau jour et si ma mère n’avait pas trouvé le moyen de se manifester auprès de celle-ci, qui sait ce qui se serait passé. Mon père eut plus de chance. Il garde un souvenir très ému de la famille Schneider, à qui appartenait la carrière alsacienne, du côté de Bust, où il travailla un an. Il nous raconte souvent en rigolant que les premiers mots qu’il apprit à dire en France furent « zwei beer bitte » à la brasserie du coin. Le « vieux » Schneider ne parlant même pas français.

Exploiteurs ou pas, ce fut dur. Ils trimèrent. Oh oui, ce qu’ils trimèrent. Si vous saviez à quel point ils étaient heureux de trimer en France. De trimer dans un pays où trimer servait à quelque chose, où trimer signifiait bâtir. Bâtir, contrairement au pays qui les jeta sur les routes. Là-bas, sous le Portugal de Salazar, travailler signifiait trimer dans les champs, dans la pêcherie de morue du coté de Viana do Castelo, en gagnant à peine de quoi manger. Une soupe de choux galiciens, de fanes de navets et deux sardines que ma mère partageait avec ses 8 frères en sœurs. Les modalités de partage se faisant selon la tâche à accomplir le lendemain. Ceux qui devaient travailler le plus dur avaient droit au milieu des sardines. Les autres se partageaient les têtes et les queues.

En France, elle trimait mais elle mangeait. Elle était tellement heureuse que le travail paye, que courant de patronne en patronne, elle en oubliait de manger son sandwich sur son strapontin du métro. Ça me rappelle son année de prise de retraite. Lors du récapitulatif de carrière, elle se redécouvrit des patronnes inscrites dans l’ordinateur de la CNAV, dont elle avait oublié l’existence. Oui, en France, travailler avait un sens. La tristesse d’un Fado prenait les accents colorés des « Vira », ces danses galiciennes aux rythmes endiablés fouettés par le son des cornemuses et des tambours que l’on joue les jours de fête. Dans ce pays qui ne lui devait rien, se bâtir un avenir était possible.

Et si ma mère insiste sur bien une chose, c’est sur le fait de remercier cette France qui ne lui devait rien, qui n’avait aucune obligation de l’accueillir. Elle vous dira d’ailleurs qu’elle n’en aurait pas voulu à la France, si elle n’avait pas pu la recevoir. Dans sa tête, c’était très clair. Le responsable de sa misère était bien ce Portugal, ce Salazar et personne d’autre. Si la France avait dû lui fermer la porte, elle aurait suivi des amis en Allemagne ou son frère au Canada. Ce fut la France et elle ne le regrette pas. Car elle l’aime, sa France. Ce pays où elle fut heureuse de nous donner naissance. Ce pays qu’elle nous apprit à respecter, à aimer et à servir. C’est pour ces raisons qu’elle se révolte à chaque fois qu’elle entend un immigré exprimer du dépit, cracher sur la France en disant que la France lui doit ceci ou cela, doit payer pour ceci ou cela.

Mon père, tout aussi reconnaissant envers la France mais plus enclin au pardon envers sa nation d’origine, bien qu’haïssant le régime de Salazar, m’apprit à faire la part des choses. S’il lui apparaissait comme normal que je ne me reconnaisse en rien dans la nation portugaise, il lui semblait important que je n’oublie pas d’où venait mon sang et le nom de cette région magnifique où plongent mes racines. Aussi, il demanda à ses enfants de penser en portugalicien chez lui mais en français la porte passée. Le carnet scolaire ayant servi à mon père de talon pour mesurer notre intégration, lui faire savoir si nous avions assimilé ce qu’être français veut dire, en termes de savoirs, de traditions, de lois et d’histoire. Grâce à cela je sais que je peux m’enraciner tel un Breton ou un Guadeloupéen, dans une région, « d’où je suis fait », ma Galice Bracare, tout en ne faisant allégeance qu’à la France, ma nation, celle qui m’a fait. Merci papa. Merci maman.

2- Merci car c’est grâce à tout cela que je peux faire la part des choses, refuser la pensée inique comme la pensée unique.

La pensée inique, celle qui nous juge non pas pour ce que nous faisons, mais pour ce que nous serions. Qui nous juge parasites, quoi que nous fassions, nous enferme dans un statut d’étranger, tout en étant heureuse de nous voir accomplir les travaux qu’elle refuse de faire pour son propre pays.

La pensée unique, celle qui tout autant, nous juge pour ce que nous serions et non pas pour ce que nous faisons. Qui nous juge bons et purs, qui nous enferme dans cette identité social-mythique qui n’existe pas, qui nous ment en nous faisant croire qu’ici tout nous serait dû, sans devenir d’ici ou faire comme font les gens d’ici pour avoir ce qu’ont ces gens d’ici. Une pensée unique qui suscite envers nous, par son inconscience et cette croyance en des portes éternellement ouvertes à tous, tout autant de haine que l’autre. Une croyance oubliant que toutes les politiques migratoires procédèrent de choix politiques. Un choix, une organisation, une volonté, un temps ouverte, un temps fermée au gré des besoins et des capacités en générosité de ce pays.

Grâce à cela, je peux dire aux gens à qui la France a ouvert ses portes, soyez les bienvenus, venez construire ici ce que l’on vous a empêché de construire chez vous. Les outils sont là. À vous de bâtir. Vos droits sont les suivants. Vos devoirs sont les suivants. À moi le devoir de veiller à ce que vos droits soient respectés.

Grâce à ça, je peux dire aux hommes et aux femmes à qui mon pays a signifié souverainement « notre maison ne peut pas vous accueillir », qu’il ne sert à rien de se montrer véhément. La France ne vous doit rien. Vous n’avez rien à exiger de nous. Vous ne nous appartenez pas. Retourner votre colère vers vos états, rois ou potentats, vers ceux qui vous ont jeté sur les routes. Essayer donc une autre porte.

Grâce à tout cela, je peux dire qu’il n’y a pas d’Immigration mais des immigrations. Chacune avec ses spécificités. Chacune avec ses problématiques. Problématiques qu’il convient de poser pour déterminer non seulement si nous pouvons ou voulons de telle ou telle immigration, mais également pour essayer d’apporter les réponses les moins idiotes possibles. Grâce à cela, je peux rejeter l’amalgame véhiculer aussi bien par les fascistes, que par les gogochiste, au mieux de l’intérêt de mon pays comme de celui des populations accueillies.

Et c’est dans ce cadre que les prochains billets vous proposeront deux solutions. Une à la con. Une deuxième qui mérite à mon avis réflexion. Mais avant cela je vous parlerai de « l’engagement décisionnel », utile pour le sujet qui nous occupe mais pas seulement.

SIL DE SOUZA

P.S. : spéciale dédicace à mon lectorat bobo puisque je sais très bien ce qu’il dira. C’est fou mais à chaque fois qu’un fils du petit peuple ou d’immigrés n’accepte pas l’idée de se faire guider par leur bien-pensance, n’accepte pas leur vulgate pour seule science, ces bobofs nous traitent de gros beaufs. Ce à quoi je réponds bof ! Quant aux nationalistes, comme d’hab, ce qu’ils peuvent dire, je m’en branle. Qu’ils aillent mourir.