vendredi 31 octobre 2008

DE LA POUDRE DE MERLIN-PINPIN


C’est jour de réveillon pour le monde celtique et Monsieur d’Aucun me fait remarquer que je ne me suis pas encore moqué de ma religion druidique, de mon « druidisme galicien ». « Quid des druides », conclue-t-il. Ah, ça non ! je refuse de me moquer de mes bons druides. Pourquoi ?

1- Parce qu’il n’y en a plus beaucoup, Gwenc'hlan Le Scouézec, patriarche des druides bretons, nous ayant quitté en février dernier. Heureusement que le Parc Asterix s’est donné pour mission civilisatrice de former de nouveaux druides. En effet on peut y obtenir en une seule après-midi un diplôme qu’on mettait d’antan plus de douze ans à conquérir. Vive les progrès du pédagogisme commercial.

2- Parce qu’ils se ridiculisent très bien tous seuls avec leur New age d’un autre âge. J’ai reçu récemment un prospectus me proposant une initiation au chamanisme druidique avec l’argument massue selon lequel cette tradition aurait d’autant plus de légitimité qu’elle remonterait aux temps préhistoriques. Mort de rire. Je ne suis pas sûr que de jouer de l’argument préhistorique ne soit pas plutôt contre-productif. On me dit même qu’au niveau européen, ils organisent de grands raouts à Stonehenge, ancien lieu sacré ouvert désormais à tous les guignols ! On y fumerait le gui entre deux coups de gnole. Quel sacrilège !

3- Parce que mes petits camarades de Kaamelott s’en chargent suffisamment bien comme ça, en ridiculisant Merlin qui faute d’avoir été le plus grand druide, n’en déplaise à mes cousins Bretons, reste le plus célèbre d’entre eux. Le plus grand druide de tous les temps ayant été mon ancêtre Amerguim (Amorgen) qui mena, tel qu’il est narré dans le Lebor Gabála Érenn, les Milésiens de Portugalice à la conquête de l’île verte d’Irlande. Or j’ai trop de respect pour le plus grand spécialiste des vents druidiques de toute l’histoire celte pour m’en moquer. Chacun sa mauvaise foi après tout !

SIL fils de Mil, petit enfant de Breogao, qui s’en va se servir pour l'occasion un petit coup d’hydromel.

PS : Bonne année à toutes les filles et fils de Breogao (Breogan) ainsi qu’à tous les enfants de tous les clans celtiques… « Paix dans le ciel, du ciel à la terre, terre sous le ciel, force dans chacun, une coupe très pleine, pleine de miel, hydromel pour chacun, été en hiver… paix au ciel… » Vieille proclamation irlandaise pour le réveillon de Samhain.

jeudi 30 octobre 2008

LE SYNDROME DE L’AMAZONE


Toujours au rayon troubles de la paternité. Si je veux bien croire qu’en tout mythe, il y a un fond historique, je sais également que les Grecs étaient particulièrement doués pour se servir de la mythologie afin de mettre en scène les penchants humains qu’ils diagnostiquaient. Pourquoi en irait-il autrement avec le mythe des Amazones ? Et puis avouez qu’il y a quand même de quoi se montrer dubitatif quant à l’aspect premier degré de cette histoire.

Voici des femelles qui vivaient entre elles, qui passaient leur temps à guerroyer contre les Grecs et leur héros, et qui un beau soir, au coin du feu, auraient livré leurs petits secrets à un quelconque ethnologue ou géographe grec. Lui expliquant ainsi pourquoi elles ne copulaient qu’une fois par an avec les hommes des contrées voisines ; pourquoi elles ne gardaient que les bébés-filles et pourquoi elles tuaient les enfants mâles ou alors les mutilaient en leur crevant les yeux ou en les estropiant afin d’en faire des esclaves. C’est sûr qu’une telle publicité, ça donne envie de s’accoupler une fois par an avec de telles harpies. Non, ça ne tient pas la route cette histoire.

Ce qui tient bien plus la route c’est le syndrome qu’elles symbolisent, un syndrome qui m’est devenu on ne peut plus clair après la première grossesse de ma femme et quelques échanges avec mes petits camarades papas.

Voyez-vous, ces bons phallocrates de Grecs détestaient toute idée de société matriarcale, idée que représentait à merveille celle des amazones. Ces machistadors indo-européens préféraient, au point de se sacrifier par milliers pour l’une d’entre elles, les gourdasses sans caractère, comme la reine Hélène. Un goût culturel pour le refus de la perte de contrôle masculin sur la société mais pas seulement. L’expression également d’une terrible angoisse. Suffisamment terrible pour qu’ils se sentent obligés d’envoyer leur Héros combattre les Amazones. Que ce soit Achille avec Penthésilée ou Héraclès avec Hippolyte, un grand nombre d’entre eux se sont épris de reines amazones particulièrement casse-couilles, avant de finir par les tuer, sans doute de frustration.

La frustration fut en effet ce que j’ai connu après chaque grossesse de ma femme, surtout après la première. D’un côté celle-ci qui ne vivait que pour son enfant, en communion totale avec lui, heureuse ou bien partageant ses craintes, interrogations ou douleurs avec d’autres femmes. De l’autre côté, vous, qui vous vous sentez mis à l’écart, fantomatique, jamais à la hauteur des exigences et surtout privé de sexualité ou alors selon une fréquence qui vous semble proche du « une fois par an » amazonien. Et ce alors qu’étrangement vos besoins et envies semblent démultipliés à ce moment-là, comme si vous aviez besoin de reposséder physiquement votre femme devenue mère pour vous sentir mâle donc mieux. Démultipliés au point que la masturbation irrite plus qu’elle n’apaise alors qu’avant ça, elle palliait parfaitement à toute frustration ou incompatibilité passagère d’ordre sexuel. De quoi vous taper sur les nerfs testiculaires.

Le pire c’est que vous sentez bien que le problème ne vient pas d’elle mais de vous, qu’elle n’en souffre pas le moins du monde alors que vous, avec vos binious gonflés à bloc, si ! Du coup vous devenez relou, très relou, des idées d’aller voir ailleurs vous traversant même fortement l’esprit, alors que vous adorez votre femme et n’étiez pas auparavant trop sujet à ce genre de tentations. Frustrations et tentations que j’ai retrouvées chez pas mal de mes compères.

Alors des petites contrariantes me diront que depuis que nous participons à l’éducation de nos gosses, on devrait se sentir moins mis à l’écart. Un peu moins il est vrai. Cependant nos besoins et leur incompatibilité momentanée avec les vôtres, sont toujours là. Ils augmentent même, du fait d’être encore plus l’un sur l’autre (façon de parler), alors que du temps d’Achille on aurait pu se défouler en allant chasser, guerroyer et violer un petit coup de-ci, de-là. Le seul avantage étant que cette proximité peut aider à en parler et ainsi trouver les moyens de régler ce problème.

Car problème, il semble y avoir. Or pour être favorable à l’harmonie des ménages, j’ai bien envie d’exhorter les mecs à en parler. Quant aux femelles, vu le nombre de couples que je vois tanguer dangereusement à ce moment-là, je me vois obligé de leur dire un peu abruptement « faites l’amour à vos mecs » ou si cela ne vous dit vraiment pas, sachez que quelques petites caresses, y compris buccales, savent nous rendre suffisamment heureux en attendant mieux.

Reste une dernière question. Que symbolise la mutilation des petits garçons dans la légende. Là encore une part de constat et une part de crainte. Vous avez sans doute, tout comme moi, déjà vu des mères se servir de leurs fils afin de mener la guerre au père de ceux-ci, transformant leurs gosses en jouets aveugles de leurs désirs de revanche sur le mâle, les estropiant ainsi sur le chemin d’une vie autonome. Or si chez certaines femmes, cela semble procéder d’une stratégie plus ou moins consciente, de quoi susciter chez certains Grecs l’envie de s’en prémunir, chez certains hommes, Grecs ou pas, cela semble procéder d’une crainte dans la suite logique des celles expliquées plus haut. C’est fou ce que le manque de sexe peut nous pousser à psychoter. Menacés en tant que mâles puis menacés en tant que pères ; privés de virilité donc privables de tout pouvoir…

Finalement les Grecs étaient de grands angoissés et la femelle une sacrée source d’angoisses.

PenthéSILé e-sexologue amazonien.

Illustration : Franz von Stuck « wonded amazon » 1904

mercredi 29 octobre 2008

L’INCOMPETENCE SELON LAGERFELD


Histoire de rester dans le prêt à porter, je me permettrai de tailler un costard à notre Karl Lagerfeld national ou plutôt rendu si peu national par ses fautes de goût en matière vestimentaire.

Non mais regardez-moi ce travail. Cette chemise col entonnoir ou col prépuce, c’est selon, figurant à merveille le concept de tête de gland, et ces gants aux visseries apparentes, genre loubard à Mastercard. Passons également sur les lunettes de soleil portées pour conduire la nuit après une soirée visiblement festive. À part un « bravo, bel exemple ! » cela se passe de tout commentaire. Je n’ai pas envie de verser immédiatement dans le désobligeant.

J’épinglerai plutôt son choix d’un complet à la teinte non pas mate, mais brillante, aux manches ridiculement longues et qu’il s’avère surtout incapable de remplir. Et puis c’est quoi cette chemise à la blancheur aussi réfléchissante que les bandes du gilet ? Vraiment n’importe quoi !

C’est sûr que fagoté comme ça, ce joli gilet jaune ne risquait pas d’être mis en valeur.

Alors que personnellement, pour l’avoir essayé avec un col roulé noir, mais mate, un col V et même un col châle, toujours dans les mêmes tons, je trouve que c’est loin d’être moche. Et oui, il suffisait de faire sobre. Étant donné la surcharge que constitue un tel gilet, Karl aurait dû opter pour le dépouillé, notamment s’agissant des couches du dessous. De même, éviter tout accessoire ridicule de type nœud de papillon ou cravate, eût été bien venu. À la rigueur une écharpe orange ou rouge, et encore.

Tiens en parlant de cravate et de nœud de papillon, au lieu de raconter n’importe quoi dans des messages publicitaires pour la sécurité routière, rends-toi vraiment utile. Trouves-moi donc une idée…

En fait, un sujet me chiffonne. Vois-tu Karl, si je ne suis pas une poupée à costard, je me dois d’avouer que bien porté, ça pose quand même son bonhomme. À un détail près toutefois. Il n’y a rien de plus ridiculement inesthétique qu’une cravate. C’est vraiment un truc de petite bite. Un truc de gros bourgeois qui tiens à porter autour du cou ce que son bide ne permet plus de voir depuis bien longtemps. Une façon de la garder à portée de mains.

Or moi, l’idée de porter ma quequette autour du cou, ou d’afficher tout autre ornement d’inspiration phallique, m’a toujours indisposé. Ne serait-ce que pour n’avoir rien à compenser de ce coté là.

J’ai bien essayé le nœud de papillon, mais force est de constater qu’il me va aussi mal qu’à toi. À l’évidence, il faut vraiment s’appeler Sean Connery ou Pierce Brosnan pour pouvoir porter cet accessoire.

Du coup j’ai cherché ce qui pouvait remplacer le nœud de papillon car avouons-le, une chemise de costard sans rien au niveau du col, on sent bien qu’il manque un truc. Je n’ai rien trouvé. Or comme t’es payé pour réfléchir à ce genre de détails, je me disais mon cher Karl que tu pourrais te pencher sur la question. Comme quoi, je te fais quand même un peu confiance, tu vois.

My SIL is rich

mardi 28 octobre 2008

PORTEZ CE QUE VOUS LISEZ


Lors de la rentrée littéraire 2007, le Republicoin lançait le concept de prêt à porter littéraire. Je rappelle en effet aux lecteurs distraits ainsi qu’à ceux qui arpenteraient depuis peu ce bout de trottoir numérique, que si comme le Sil, vous ne sortez jamais dans la rue sans un bon bouquin sous le bras, que ce soit afin d’éviter dans le métropolitain le regard inamical de votre voisin de strapontin ou bien histoire de vous donner une contenance, « The Reliure Shop » est fait pour vous.

« The Reluire Shop » vous propose des livres où tous les thèmes obsessionnels, propres à la culture bourgeoise, y figurent en bonne place. Depuis l’égotisme dont l’inflation est devenue galopante, au deuil qui ne se commande jamais, en passant par cet Amour obsédant, ce rare objet non marchand, où pour l’avoir, il faut donner.

Des livres dont le format et la couleur se marieront à merveille avec votre garde-robe. Faites donc un essai. Rendez-vous y avec votre costume ou votre veste favorite. L’essai est gratuit. Le stock est infini. Avec 700 romans et 500 essais ou témoignages, rien que pour la rentrée littéraire 2008, toutes les fantaisies sont possibles.

Que ce soit avec des couvertures foncées parfaisant le style d’une veste en laine noire ou bien en velours du même ton, ou des teintes plus colorées.

Signalons toutefois à cette frange du public qui aime chasser la tendance, que la rentrée 2008 met le blanc à l’honneur. Un blanc immaculé, sobre, qui va avec tout. C’est ainsi que nous vous proposerons « courir » de Jean Echenoz, « l’excuse » de Julie Wolkenstein ou encore « l’inaperçu » de Sylvie Germain. Dans tous les cas, de quoi ne pas passez inaperçus. Franchement, j’adore.

« The Reliure Shop » vous accueille rue du Republicoin, en plein quartier Blogspot. Une échoppe pour gens de goût et de qualité. Cuistres, rappeurs et autres analphabètes s’abstenir.

My SIL is rich

lundi 27 octobre 2008

« LE BALLON… C’EST POUR MON PAPA »


Paternité toujours. Un livre devenu célèbre nous dit que « les Hommes viennent de Mars et les Femmes de Venus » soulignant ainsi ce qui sépare ces deux sous-espèces sapiennes. Et bien d’un point de vue astronomique, ce n’est rien à côté de la distance qui peut séparer des parents et des célibataires ou des couples sans enfants. Ces derniers viennent au bas mot de Pluton. Nous autres parents venons de Mercure, torréfiés que nous sommes par les fréquentes éruptions solaires de la paternité. Des années-lumière d’incompréhension qui expliquent pourquoi le « tu comprendras quand tu seras parent », que nous adressaient nos parents, nous semblait aussi étranger que peut l’être tout concept d’origine extraterrestre.

Une phrase qui m’est sortie de la bouche le jour où peu de temps avant la naissance de notre aînée, l’un de mes frangins se retrouva tout étonné par l’une de mes nouvelles réactions.

Histoire de fêter mon dernier anniversaire pré-parental, ils n’avaient rien trouvé de mieux comme idée que de m’offrir un saut en parachute. Une idée que j’ai accueillie d’un, « merci mais je n’ai plus besoin de ça pour goûter au grand vertige ».

« Comment ça » me répondirent-ils surpris. « vous comprendrez le jour où vous serez parents ». Ma femme, avec qui j’avais eu une grande discussion quelque temps auparavant sur la stupidité de telles remarques, me fit remarquer la stupidité de ma remarque.

« C’est vrai que c’est très con ce que je viens de dire ». C’est ainsi que je ramassais mes souvenirs, sensations et sentiments et que je les exposais longuement à table, de la façon qui suit.

Les trois premiers mois de la grossesse ne furent pas faciles, aussi bien pour l’un que pour l’autre. On attendait la première échographie dans l’angoisse, espérant que l’enfant allait bien, que tout était bien en place. Une attente que j’ai passée en me défoulant dans l’écriture, le bricolage, le sport, dans tout ce qui peut aider à réduire ce temps allongé d’un point de vue bergsonien par l’angoisse.

« Le fœtus va bien ». Ouf ! Vous aussi pour le coup.

C’est le moment où l’on passe de l’angoisse à une sorte d’état second que j’appellerai l’état « bisounours ». On s’imagine le futur bébé. On observe avec un sourire niais tous les enfants en bas âge qui passent dans la rue. On regarde avec une gentillesse à la limite du pervers toutes ces jeunes mamans qui portent leur enfant dans des écharpes marsupiales. On commence à projeter des tendances fétichistes sur des poussettes mais pas seulement. Tout est beau. Tout est aimable. Les bisounours sont vos amis et les insectes aussi.

Et puis un soir patatras.

C’est le sixième mois de grossesse. Tout va bien. Cependant vous venez de vous engueuler avec votre femme pour une connerie. La première fois depuis six mois. Dans les faits, rien de grave. Dans votre cervelle, quelque chose se fissure, un peu comme une poche d’eaux céphalo-rachidiennes. Une poche qui finit de se rompre à l’écoute du journal télévisé de 20 heures. Une énième affaire d’infanticide, de pédophilie ou de rapt d’enfant…

Et là, une boule d’angoisse, comme vous n’en avez jamais connu avant, y compris dans le pire bad trip cannabique qui soit, vous escalade comme une poussée de lave puis vous éclate en plein crâne, faisant tout voler en éclats.

Tétanisé. Je suis tout bonnement tétanisé. Ma femme mange et moi je perds les pédales, en silence, intérieurement, comme un homme, sans pouvoir hurler ni m’évanouir.

« Tu vas bien, t’es tout pâle ? » vous demande votre épouse.

Je ne suis pas fichu de sortir le moindre mot. Enfin si, un « si ! si ! ça va ». Non ça ne va pas ! Pas du tout même. Je ne comprends rien de ce qui se produit dans mon unité centrale. Je n’ai pourtant pas lancé de défragmentation du disque dur cérébral. Des flashs par dizaines m’assaillent, que ce soit les infos télé, l’accrochage de midi, mon histoire ou celle de toute ma famille. Tout cela tourne dans mon crâne, à toute vitesse, comme dans un kaléidoscope.

L’engueulade du midi prend une tout autre signification. Elle rejoint le couteau avec lequel je découpais mes haricots verts. Je me dis que cette engueulade aurait pu provoquer une fausse-couche, que j’aurais pu tuer mon bébé, un peu comme on percerait le ventre d’une femme. J’aurais pu être l’un de ses monstres infanticides. Comment protéger mon enfant de tous ces monstres si je suis son premier danger. Comment le préserver de tous ces démons si je ne le préserve pas des miens.

Une image prend alors possession de moi. Je me vois planter ce couteau dans ce ventre si fragile. La frêle membrane éclate comme celle d’un ballon. Un soupir s’échappe. Non, deux soupirs s’échappent. Celui du trésor qu’il contient et puis le mien quittant mon corps pour tenter de le rattraper. Oui, ce ventre est comme un ballon délicat. Une image qui m’accompagne toujours, qui m’obsédera longtemps et qui allait prendre peu à peu du sens. En attendant j’ai presque failli développer une phobie des couteaux comme de tout autre objet contendant. Avouez que pour un manieur de katana, c’est un peu gênant.

Après cette première idée fixe, s’incruste le souvenir de l’un de mes grands-pères, l’alcoolique qui n’a pas su protéger sa famille de la misère. Une question me tambourine les tempes. Est-ce que je tiens de lui ou plutôt de mon autre grand-père ? Le résistant, celui qui ne reculait devant aucun effort pour subvenir aux besoins de sa famille. Finalement qui suis-je ? Ce que je pensais être n’est plus.

Je suis à côté de mon Moi et observe ainsi défiler toute mon histoire familiale, celle de mes parents, le bons mais surtout les mauvais moments, les bribes d’histoire que j’ai glané sur mes aïeux, leur turpitudes comme leurs actes de courage. Une vraie décharge d’histoire.

J’ai d’ailleurs l’impression de me retrouver dans un épisode de la série Highlander. Souvenez-vous ! Lorsqu’un personnage tranche la tête d’un autre guerrier immortel, il absorbe toutes ses connaissances et celles de tous ceux que ce guerrier avait tués. C’est ainsi qu’il devient toutes les générations précédentes. On appelle cela le « Quickening ».

À la différence que là, le mortel que je suis prend conscience de toutes les générations qui l’ont précédé mais aussi de toutes celles qui viendront. Un mortel qui n’absorbe pas toutes les connaissances de ses pères et mères mais se retrouve envahi de toutes leurs questions. Un petit mortel qui prend conscience de toute cela, non pas en donnant la mort, mais en souhaitant donner la vie. La décharge électrique restant par contre du même ordre que celles que connaissent les héros de la série lors d’un « Quickening ». Ça secoue très fort.

Après ce concentré de décharges cérébrales, j’émerge peu à peu de mon syndrome Quickening. Le reste de la soirée se déroule comme si de rien était. Toutefois les flashs reviennent très souvent, puis souvent, puis me foutent la paix, juste le temps de dormir. Les deux semaines suivantes, ils reviendront périodiquement pour me questionner.

De question en question, je finis surtout par comprendre que ce couteau a percé ma bulle narcissique. Je ne vis plus pour moi seul, mes désirs, mon accomplissement personnel. Avec cette indicible angoisse, ce ventre et ce qu’il contient viennent de prendre vie, d’acquérir une existence propre. Je comprends que mon château de cartes existentiel se retrouve par terre, que je saute dans l’inconnu, le hasard le plus total. Le semblant de contrôle que j’avais acquis sur moi devient ridicule. Un enfant, c’est du quantique. Il va falloir que j’apprenne à vivre avec l’incontrôlable.

Cela me met d’humeur exécrable, les nerfs en pelote, me rend irascible et chiant comme seules les femmes savent l’être parfois. Je comprends enfin ces angoisses biologiquement féminines. En effet, avant ce jour, le petit mâle que j’étais s’était toujours retrouvé à l’abri de ce type de tourments. Chez la femme, au contraire, ce qu’elle est par essence se rappelle trop souvent à elle pour la laisser en paix.

Ma femme me confirmera mes impressions lorsque je serai enfin en état de lui parler de tout ce qui s’est passé en moi ces dernières semaines. On se serrera l’un contre l’autre.

Dans les jours qui suivent des nouveaux flashs apparaissent. J’entends mon père me dire lorsqu’il s’opposait à mes virées nocturnes, « tu comprendras quand tu seras père ». Je revois ma mère changer de couleur à l’écoute d’une sirène d’ambulance retentissant au loin, se demandant où se trouve tel ou tel de ses enfants. À chaque fois, l’image du ballon revient. Mon esprit commence à comprendre. En tout cas, il cherche. Putain, qu’est-ce qu’il cherche. Il n’a jamais autant cherché.

Dans tout ce cinéma, au moins une chose est claire. Je me retrouve la cervelle en mode décapotable, les nerfs à vif, et à l’air. Je rattache cela au complexe du homard expliqué par Françoise Dolto. L’adolescence, cette phase de notre vie où tel le homard nous muons, perdant notre carapace d’enfant et vivant à nu le temps d’acquérir celle de l’adulte. On dit que la femme revit de la même façon pendant ses neufs mois de grossesse ces changements physiques de l’adolescence. Ce qui explique son état émotionnel. Et bien j’ai l’impression que pour les mecs c’est pareil, mais en plus ramassé dans le temps, en plus concentré, en moins visible et surtout totalement focalisé dans la tête. Vous voyez que nous sommes des cérébraux, nous aussi.

Je comprends pourquoi certains de mes congénères se barrent en courant, cherchent à noyer ces angoisses, ces flashs dans l’alcool ou la fumée, en même temps que je remarque que pour certains, le fait d’être père n’a rien changé, la bulle narcissique n’étant pas prête d’éclater. Pour ma part, je vous le redis, je me suis rarement senti à ce point vulnérable.

Pour le coup, j’en veux à nos sociétés, à ma culture de ne pas prévoir de préparation, de ne pas organiser de transmission, de rituel de passage. Les femmes ont leurs groupes de parole, leurs cours de préparation à l’accouchement. Nous, que dalle ! Je me dis que certaines sociétés dites primitives sont bien plus avancées sur ces questions. Certaines organisent des rites de passage, donnent un sens à la couvade, à toutes ces somatisations que l’on doit à la paternité. Certaines organisent même une prise en charge du jeune père. Celui-ci se reposant quelques jours à l’écart, avec ses pairs, pendant que sa femme est prise en charge de son côté par les autres femmes de la tribu.

Après tout on nous enseigne plein d’âneries dont on se passerait bien, pourquoi pas le plus important, devenir père. Cela dit c’est sans soute parce qu’il nous (mâles occidentaux) est difficile de mettre des mots sur ce que nous vivons à ce moment-là, de pouvoir tout comprendre, de dépasser la honte de ces sentiments d’angoisse, qu’il nous est difficile de transmettre, de transformer cela en rituel culturel…

C’est à ce moment de mon exposé que je signale à mes frangins que le saut en parachute en guise de rituel de paternité, bof !

En aparté, je signale à mes chers lecteurs, que contrairement à l’époque où cela s’est produit pour moi, quelques livres sont maintenant disponibles pour répondre à vos questions et angoisses de futurs pères, notamment l’excellent « guide du jeune papa ». Quelques sites existent aussi. Cependant on sent bien qu’aucun n’ose aller au bout du voyage, mettre ses couilles cérébrales sur la table. C’est dommage.

« La paternité c’est comme de sauter dans un vide indéfini » conclut mon plus jeune frangin, les yeux écarquillés.

« Un saut sans fin mais surtout sans parachute » me sens-je obligé de préciser.

« Car tout cela n’est qu’un début ». Comme je l’indiquais plus haut, avec le temps, j’ai fini par comprendre l’image obsédante du ballon.

Celui-ci fut ventre, puis vie, un petit ballon fragile que nous autres parents avons porté au creux de nos bras, puis à bout de bras, accroché par une ficelle à notre poignet, cherchant à le protéger de tout ce qui pourrait le faire éclater, jusqu’au jour où la membrane devenue solide et suffisamment gonflée, il faut le lâcher pour qu’il vole bien haut dans le ciel.

C’est marrant mais les spermatozoïdes ressemblent déjà à des tous petits ballons.

Des ballons dont j’ai appris à aimer l’image et l’idée. Un cadeau du ciel ayant pour but d’y retourner. Un bonheur, grands dieux, un bonheur dont vous ne comprendrez l’importance « que le jour où vous serez parents » ;-)

Ballon gonflé au SILium

dimanche 26 octobre 2008

E NOMINE : PADRE NUESTRO

Ah, Hermanos mios, que felicidad… Quel bonheur mes chers frères. Et dire qu’il y en a encore pour se demander si le XXIe siècle sera ou pas religieux, s’il sera juste spirituel. Pourquoi pas taoïste, tant qu’on y est. « Chacun sa route, chacun son chemin vers l’éternité ». Et puis quoi encore ? Non mais c’est quoi ce libéralisme spirituel ?

En vérité, je vous le dis, laissez tomber ! Avec le crack du libéralisme financier, s’effondre également celui du libéralisme de conscience. Pour preuve, les traders investissent massivement nos églises. Une valeur-refuge. Et oui, la Providence pourvoit à tout. Et je peux vous affirmer que le XXIe siècle sera celui des Ordres, les nôtres, de l’Ordre, le nôtre.

Pour preuve à l’adresse de tous nos saints Thomas, vous n’avez qu’à toucher le succès des Journées Mondiales de notre Jeunesse, cet été à Sydney, vous n’avez qu’à contempler l’accueil fait au Pape tout récemment à Paris, ou encore l’émotion des adieux faits aussi bien à l’Abbé Pierre qu’à sœur Emmanuelle. De tous côtés notre Ordre progresse, nos légions se déploient.

Même la musique, toutes les musiques s’y mettent, que ce soit avec du Rap chrétien, du Rock évangéliste ou encore de la techno teutonne, ici particulièrement efficace. Ecoutez-moi donc ce morceau « Vater Unser », du groupe allemand « E Nomine », dans sa version espagnole, « Padre Nuestro. »

Le Notre Père chanté par notre vénéré Père Josemaria Escriva de Balaguer, fondateur de notre confrérie, celle de l’Opus Dei. Grâce à Dieu, des enregistrements sonores de ses prières furent conservés et ainsi ce miracle musical rendu possible.

À l’écoute de sa voix, dans cette langue impériale qu’est le castillan, n’entendez-vous pas cet irrésistible appel. Celui de nous rejoindre, de rentrer dans le rang, oups, de rejoindre nos rangs.

En tout cas, un morceau d’enfer, oups, du feu de Dieu, que l’on s’est écouté en boucle, ce week-end, à Ibiza, avec toute la jeune garde de l’Opus Dei mêlée à celle des Légionnaires du Christ. Il faut bien que l’on fête notre XXIe siècle.

Tous de blanc vêtus, les mains levées vers le ciel, psalmodiant en 150 bpm. Quel ecstasy, oups, quelle extase… Avec pour moment de communion suprême celui qui vint après cette prière formulée conjointement au micro par le frère Guetta et le père Corti : « tout le monde communie avec tout le monde »…

Frère SILas

samedi 25 octobre 2008

OBAMA ENFIN UTILE : WITH YOUR DILDOBAMA GET A BIG ORBASMA


Depuis le temps, on a bien compris qu’Obama était excitant, qu’il faisait vibrer les foules comme nul autre pareil, que tout comme Ségolène, il était plein de désirs à venir.

On comprend que ce faisant, à travers lui, une partie de l’Amétrique, oups, de l’Amérique exprime surtout un big besoin de jouissance, l’envie d’offrir son clitoris et son point G, non pas à une Clinton, pourtant experte, ou à un McCain, non dépourvu de doigté, mais à une langue plus vierge, moins vérolée et tout aussi virtuose.

Aussi, histoire d’éviter le mélange des genres, de vous épargner une grosse bêtise, tout en répondant à vos attentes et besoins de cuculte de la personnalité, le Republicoin vous propose le Dildobama, un Obasex-toy qui, contrairement au candidat, remplira toutes ses promesses.

Celles et ceux qui l’ont déjà testé approuvent. Notamment cette grande mad-onaniste de Madonna.



« The Dildobama, already in bed with Madonna ».

Aussi, si vous rêvez de jouissance, tout en laissant le manche de l’Amérique au seul qui soit capable de le tenir par ces temps turbulents, achetez donc un Dildobama, puis enfin soulagé(e), votez McCain. En somme, consommez utile pour ne pas voter idiot.

« Don’t forget, The Dildobama, try it but vote right ! »

Cet Obasex-toy existe aussi en modèle vibrant, à énergie solaire ou à pile à combustible, histoire de respecter le protocole de Kyoto.

Quant à celles et ceux qui auraient besoin, en guise de préliminaires, d’une petite image pieuse capable d’embraser leurs aptitudes transverbératrices, à l’instar de Sainte Thérèse d ‘Avila ou bien des possédées de Loudun, en voici une qui leur donnera envie de grimper aux rideaux qui mènent au 7e ciel d’Obama.



SILdo

PS : Nous organisons également à domicile des réunions Dildobama. Les groupies françaises et autres éventuelles VRP tentées par l’affaire sont invitées à me contacter.

jeudi 23 octobre 2008

DES SCHTROUMPFS NON PAS BLEUS MAIS ROUGES


Les Schtroumpfs fêtent leurs 50 ans. Aussi, faisons-leur la fête…

Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie…

Cet après-midi-là, nous avions TD avec Monsieur Richet, professeur d’histoire antique à Paris I, le seul prof à faire des cours bilingues, francais-grec archaïque. Un professeur bien trop brillant pour les branleurs de DEUG que nous étions. Alors qu’il cherchait un petit coin noir sur un tableau quasiment blanchi par les 145 237 mots et concepts grecs déjà inscrits, en linéaire B, pour cette seule séance, je ne sais plus trop ce qui s’est passé mais je crois que mon cerveau comme celui de mon pote Tristan ont disjoncté.

Ce faisant nous sommes passés de la course aux camemberts dans le temple d’Artemis orthia, à Sparte, à une analyse très fouillée du village des schtroumpfs, découvrant ainsi que cette série qui avait bercé notre enfance, était en fait le cheval de Troie d’un stalinisme des plus féroces. « Comment !!! » dites-vous. Très simple.

Voici déjà un village où l’on ne parle que le langage des schtroumpfs, la dialectique marxiste, et où celui qui détient l’autorité et le savoir s’appelle le Grand schtroumf, petit père de son peuple. Le seul qui connaît les chemins à suivre lors des aventures des schtroumpfs. Rappelez-vous le « c’est encore loin Grand schtroumpf ? ». Ces nains bleus n’ont aucune autonomie. Si c’est pas marxiste ça ?

Et ce n’est pas tout. Quel est le schtroumpf préféré des autres schtroumpfs ? Le schtroumpf bricoleur, soit le stakhanoviste ouvrier de service. Ce qui est à mettre en parallèle avec le schtroumpf le moins aimé des autres schtroumpfs, à savoir le schtroumpf à lunettes, soit la figure de l’intellectuel bourgeois...

Mais il y a pire. Pourquoi le vilain sorcier Gargamel chasse-t-il les schtroumpfs ? Pour les transformer en or, comme le ferait tout vilain capitaliste avec le petit prolétariat en bleu de chauffe. Quant à son chat sombre et fourbe, comment s’appelle-t-il ? Vous ne trouvez pas ! Pensez donc à ce pays censé être l’allié du Grand Capital américain (Gargamel) ? Ben voila ! Azrael pour Israël...

Voilà pourquoi j’ai interdit à mes gosses, jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’age de raison, de regarder ce dessin animé marxiste et antisioniste, et pourquoi je préfère leur faire lire des Comics américains ou des Mangas japonais tels que les Chevaliers du Zodiaque ou encore Dragon Ball...

« Comment ça Dragon Ball est un manga nazi ? » N’importe quoi ! Cet inculte dit ça parce que les saïens, cette race de super-guerriers de l’espace, à laquelle appartient le gentil Sangoku, lui résonneraient aux oreilles tel le mot aryen et parce qu’ils ont les cheveux qui deviennent blonds et longs lorsque leurs capacités de combat augmentent. Grossière erreur !

Je rappelle que ce manga s’inspire non pas de délires nazis mais bien du « Roi singe », un récit mythologique chinois et que d’autre part la force des super-saïens n’est aucunement liée à un concept de pureté raciale étant donné que Sangohan et Sangoten, les deux fils que Sangoku aura avec la terrienne Chichi, seront encore plus forts que leur père, ce qui valorise le métissage et non la ségrégation raciale...

SILgohan vs CELL : FIGHT !

mercredi 22 octobre 2008

LES PERSIFLAGES DU SINENTHROPE


Ce qu’il y a de bien avec le talent c’est d’être reconnaissable au premier coup d’œil, un peu entraîné, il est vrai. Prenez cette « une » du dernier « Sine Hebdo ». À première vue vous vous dites qu’il n’y a aucun talent dans cette facilité caricaturale. Et bien vous vous plantez par manque d’entraînement. Car nom d’un Plantu, étant donné que trois lectures de ce dessin sont possibles, le talent devient évident. L’ambiguïté est un art. « Comment ça ? » me demandez-vous.

C’est bien simple. À priori, d’emblée, on peut se dire que le dessinateur traite de singes soit ceux qui chantent la Marseillaise soit ceux qui la sifflent. Et bien vous voilà tombés dans le panneau. Mais oui, voyons. Traiter de singes ou accueillir avec des cris de singes, aussi bien des patriotes Français que des nationalistes Tunisiens, un peu comme le feraient certains dégénérés de supporters du PSG ou d’ailleurs, serait là un comportement haineux et raciste dans lequel ne saurait tomber la bande à Siné. C’est bien connu, ils ne sont pas comme ça chez Siné. C’est donc qu’une troisième lecture est possible.

C’est vrai quoi, regardez donc un peu plus attentivement ce dessin. Vous les voyez ces yeux voilés par la cataracte, ces dents rongées par l’alcool, cette raie grisonnante et ce fessier dégarni, ces grimaces de vieux singe à qui l’on n’apprend plus à faire la grimace ? Vous ne vous rendez toujours pas à l’évidence. Bon sang mais c’est pourtant évident. Il s’agit-là des convulsions d’un vulgaire Sinenthrope, une espèce cousine du sinanthrope, à l’écoute de la Marseillaise.

Détail à priori anodin mais extrêmement important, regardez la dernière vignette. Et oui, ce Sinenthrope présente son fessier or chez tous les hominidés inférieurs et autres singes supérieurs, ce comportement simiesque caractérise la soumission devant le nouveau mâle dominant, face au tyran. Un comportement logique chez l’antipatriote sinièsque capable de mépriser ce chant de mise à bas de la tyrannie qu'est la Marseillaise.

Une grimace rectale qui souligne d’un trait particulièrement drôle la supposée devise de ce fanzine. « Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis ». Et oui, pour devise, vous voilà avec une autre singerie, de l’insoumission passive, toutes fesses écartées.

Avouez que par conséquent, tout cela mérite d’être payé d’une monnaie adaptée. En monnaie de singe. Tenez mes macaques, voici trois cacahuètes. D’ailleurs puisque vos cages de Noisy-le-sec semblent être sujet aux mises à sac, je vous propose de vous installer au Zoo de Vincennes. C’est plus central et assez bien desservi. Que voulez-vous, moi dès que je peux aider les jeunes talents, je n’hésite jamais. J’y reviendrai.

SILanthrope

mardi 21 octobre 2008

LE DJEUNS, DE SOURD À ASSOURDISSANT


Du temps de ma stupide jeunesse le djeuns se contentait d’être sourd, sourd à la réalité, sourd à la musique de qualité, sourd à la qualité tout court. Sa bulle narcissique était le Monde et son baladeur participait à l’isolement. Ça faisait flipper les adultes mais au moins il ne faisait pas trop chier le monde. Les temps ont changé.

L’autre jour, dans la ligne de Bus d’une banlieue en toutes choses banalement suburbaine, voici qu’une bande de djeuns monte et se dirige vers l’arrière du car. Dés leur entrée, on peut dire que je les ai vus venir. C’est d’ailleurs pour cette raison que comme tous les vieux, dans les bus, je me mets le plus à l’avant possible.

Passons sur les keffiehs qu’ils portaient autour du cou. Cette serpillière politique qu’ils arborent en hommage aux femmes de ménage portugaises ou gazaouïes, je ne sais plus, après tout, leur sied à ravir. Vu qu’un adolescent, ça sue et surtout ça pue, autant qu’il éponge ses excès de sève le plus en amont possible.

Non ce que je voyais venir fut en plus de cette agression visuelle et olfactive, une autre de particulièrement criarde. Depuis quelque temps, j’observe en effet que tous ces cons, à peine montés dans un bus, ont tendance à dégainer avec diligence leur téléphone mobile afin de partager avec les autres passagers leur goût pour la musique hard discount. Ce fameux R’n’B qui est à la soul ou au rhythm and blues ce que leur Tokyo (M)otel est au Heavy Metal. Ou encore cette sous-techno qui est à la musique ce que la clé USB est à la clé de sol.

Bien évidemment, le tout à fond, dans un grésillement insupportable, dû aux piètres enceintes de leur téléphone mobile et ce au point qu’il m’est impossible d’écouter, à l’autre bout de l’autobus, ma propre musique diffusée sur mon iPod d’adolescent remittent.

Conclusion. Non seulement ils sont sourds mais visiblement ces handicapés tiennent à assourdir ceux qui ne le sont pas ou plus. Grands dieux, ce que cela peut être con, un Jeune. Pardon pour le pléonasme.

iSil

lundi 20 octobre 2008

DSK ET L’ASSISTANTE QUI VENAIT DU FROID


Alors certes d’aucuns pourront dire « qu’est qu’il avait besoin d’aller jouer à Washington l’adolescent français au trop plein de sève », d’aller faire son coq ou mieux son cake gaulois au pays des puritains, de s’amuser à tendre des verges, c’est le cas de le dire, pour se faire battre à un moment si crucial de l’Histoire économique du monde.

D’autres répondront que ses aventures amoureuses dans cette officine publique qu’est le FMI doivent rester du domaine privé, qu’il n’a pas été victime de lui-même mais bien d’un complot russo-nord-américain.

Il me semble quant à moi que l’important n’est pas là. Outre le fait que maître DSK, en toutes choses, a toujours été un grand libéral et qu’il s’agissait-là surtout d’une façon de s’intégrer aux mœurs washingtoniennes selon une méthode très clintonienne, force est de constater que personne ne pose la bonne question.

Non pas celle de savoir s’il y a eu abus de pouvoir ou pas. Non, l’autre question…

Dites-moi master DSK, est-ce que cette petite Prioska Nagy est à la hauteur de la réputation accordée aux femelles hongroises ? C’est que les photos sont un peu floues. Hein, est-ce qu’elle est… Est-ce que vous avez eu droit à leur spécialité locale, le… Vous voyez ce que je veux dire, quoi ?!?


Pour le prochain coup de maître, si j’ose parler de coup, je ne vous demanderai qu’une seule chose. De penser à nous, d’y aller d’un petit coup pour tous les Français qui sont derrière vous, façon là encore de parler, heureux que nous sommes d’avoir un gars bien de chez nous, en mesure de défendre notre réputation à un si haut niveau international.

Rocco SILfredi

dimanche 19 octobre 2008

BREAKING NEWS : FRANCE-EUA, UNE HISTOIRE D’AMOUR.

Bill Maher aime les Français
Vidéo envoyée par yom_

Chabada-bada… Chabada-bada… D’aucuns nous racontent n’importe quoi… Chabada-bada… Vraiment n’importe quoi… Par exemple qu’entre Français et nord-américains, on ne s’aimerait pas. Un mensonge mis à bas par un récent sondage, passé beaucoup trop inaperçu selon moi.

Figurez-vous que 62% des Français apprécient les EUA. Un taux qui grimpe à 68% chez les moins de 35 ans et même à 71% chez les 15-24 ans. C’est-y pas merveilleux !

Ça tombe bien puisque aux EUA, on nous aime aussi. Voici pour preuve, cette petite vidéo du très drôle et très politiquement incorrect Bill Maher, satiriste et animateur de l’émission « Real Time » sur la chaîne télé HBO. Voici pourquoi la séquence EUA initialement prévue le Saturday rejoint ici le programme vidéo du Sunday. À savourer…

Je signale que Bill Maher, connu également par son excellent sketch « the burka fashion show », vient de sortir un film sur la religion, « Religulous ». « Relidicule ». Vas-y Bill !

Sill Maher

Références du sondage : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/10/16/01011-20081016FILWWW00505-la-france-apprecie-les-usa-sondage.php

samedi 18 octobre 2008

DU FEMINISME AU GAMINISME


D’un côté, un Mont Arafat de tristes faits, durs et têtus comme le granite. Femmes cloîtrées, voilées, répudiées, excisées, battues, vitriolées, lapidées, brûlées vives, assassinées pour cette horreur qu’ils appellent honneur, adultes comme mineures, là-bas mais aussi ici. Une avalanche de faits qui ici se repend comme une coulée de boue depuis les dits « quartiers » jusqu’aux centres-villes, depuis la banlieue lointaine jusqu’aux portes de nos capitales, les Champs-Élysées accueillant déjà le défilé des camisoles de force qu’impose cette religion phallocrate aux femmes de tous horizons.

De l’autre côté, force est de constater l’absence quasi-totale de réaction de nos pseudos féministes. Les unes cajolant le gueule du chacal islamique, lui trouvant des excuses, donnant dans la condescendance sociale alors que le chacal Allanubis nous vient de la très riche Arabie. Les autres préférant l’aveuglement.

Aussi elles s’enfoncent la tête bien profondément dans le sol, espérant échapper à Allanubis et son prophète Pic-Pam-Pam, alors que pendant ce temps le gigantesque glissement de terrain se poursuit sous leurs jolis escarpins. Certaines parlent même de parano, se moquent des détecteurs de complots alors qu’il ne s’agit en aucun cas d’une conspiration, ourdie en silence et avançant masquée.

Non, bien qu’à moitié voilé, ce programme d’oppression de l’homme mais surtout de sa féminine moitié, est écrit noir sur blanc, se lit, se prêche, se prie, s’hurle dés avant l’aurore. Le chacal Allanubis est un hurleur. Il ne camouffle pas non plus les corps de ses victimes. Non, il les ouvre, les pend, les expose, se délecte de leur sang. Le chacallah est un charognard. Il revendique son crime. Il en est fier. Il se veut exemple. Son programme est d’une évidence aveuglante. Une évidence qui mobilise très peu de nos féministes. Quelle pitié !

Pendant que nos vieilles guerrières du féminisme se reposent, et que leurs filles se vautrent dans une rente de situation qui craquelle de tous côtés, nos Machistadors s’activent-ils un peu plus, s’inquiètent-ils du sort que certains réservent à leur femme et surtout à leurs filles ? Pas trop non plus ! Mais pourquoi donc ?

Parce que les filles de nos fières féministes ont transformé un juste combat en Gaminisme, dans une lutte sans fin, un caprice ayant pour objectif d’obtenir toujours plus des bons bougres qui ont déjà donné et qui acceptent encore et toujours de donner. Au lieu d’aller arracher avec les dents, les barbes et surtout les couilles des tortionnaires de la Femme, celles-ci impuissantes, l’ovaire en berne, préfèrent se défouler sur le « myk mann », ce doux mâle que tend à devenir l’occidental.

Le mouvement « Myke menn », « hommes doux », est celui qui apparut en Norvège dans les années 1970. En accompagnement du féminisme ces hommes-là voulurent de se dépouiller de la virilité viking pour mieux s’occuper de leurs enfants. Comme si on ne pouvait pas être doux et viril à la fois, la main se faisant douce mais le reste demeurant dur. À moins que par « doux » il ait fallu comprendre « mou ».

Quoi qu’il en soit, « doux » mais pas moins lâche, celui-ci semble tenté de se dire que puisque les femelles se sont émancipées, font des bébés toutes seules (suivez mon juste regard), veulent le pouvoir, veulent « être obéies », sont désormais puissantes, et bien qu’elles se débrouillent toutes seules. « Nos pères se sont battus contre le vrai fascisme, battez-vous contre le seul vrai qui vous menace. Aux armes citoyennes. Epatez-nous donc ! »

Des fois, je me demande même si chez certains de mes mous congénères n’affleureraient pas comme des envies de femmes soumises, de polygamie, comme des vieux relents de phallocratie. C’est marrant, ce mot est féminin. D’une phallocratie qui aurait le puissant avantage de ne pas avoir à être argumentée. Elle nous serait octroyée de droit divin par Allanubis.

Et oui mes cocottes, un modèle culturel s’obtient mais surtout s’entretient. Vos mères l’ont obtenu. À vous de l’entretenir. Non pas en prenant la tête à ceux qui acceptent, pour les trouver justes, pour s’y retrouver, les nouvelles règles du jeu, qui essayent de se glisser dans la peau très « slim » du nouvel Adam. Perso, elle me serre un peu à l’entrejambe. Mais de l’entretenir plutôt en valorisant, en nous valorisant, en vous montrant un peu douces, vous aussi, puisque au fond nous sommes vos amis. Si ! Si ! De faire dans la sélection culturelle des espèces, en somme. Sinon pourquoi voudriez-vous que l’on accepte de se faire pourrir alors que grâce à la mondialisation et aux effets positifs de la colonisation islamique, des modèles de femmes très très soumises sont disponibles sur le marché.

Et oui, mes cocottes, il va non seulement falloir se réveiller mais surtout arrêter de vous tromper de cible, en somme d’arrêter de nous faire chier. Que voulez-vous, les gamines capricieuses c'est mignon mais cela ne nous excite pas ! Je rappelle aussi que dans toute cette Histoire, dans la récente du moins, nous autres « Myke menn » ne sommes pas les méchants oppresseurs de la Femme. N’oubliez pas également qu’en tout combat, juste de surcroît, il faut des fidèles alliés et que toute alliance s’entretient. Je rappelle à cet effet que les « Myke menn » dans mon genre n’ont absolument rien contre la fellation.

SILex Menn

vendredi 17 octobre 2008

AGS DANS L'AGENCE TOUT RISQUES, SAISON 2


Mon cher Alain Gérard Slama n’en démord pas. S’agissant de la crise actuelle, il est comme Ayrton Senna après un accrochage à 200 km/h. Il demande une nouvelle caisse pour terminer la course. Mieux encore, il me rappelle ce feuilleton culte qu’est l’Agence tous risques, à la différence qu’ici il interpréterait tous les rôles à lui tout seul. Hannibal, Looping, Futé et Barracuda. Alain Gérard Barracuda. Une idée pour une saison 2.

C’est vrai quoi. Et vas-y que je ferraille contre « l’état préservatif » (très bonne vanne cela dit), contre le principe de précaution, contre la régulation et j’en passe. Rien ne vaut la prise de risques et la seule responsabilité individuelle pour progresser et créer de la richesse. Une vraie tête brûlée.

Mon cher AGS, si vous continuez ainsi, je sens que vous allez vous retrouver inscrit, par décision de justice, à un stage de prévention routière. Ce n’est pas que je ne vous comprenne pas mais enfin tout de même. J’ai beau moi aussi détester les préservatifs, quand on ne sait pas où on met les pieds, pour ne pas dire autre chose, on prend un minimum de précautions, histoire au moins de ne pas ramener la chtouille à la maison. Et oui, tout est lié. On prend rarement des risques que pour soi. C’est ainsi que je reviens à Ayrton Senna, mon cher Alain Gérard Senna.

Lorsque les coureurs automobiles enfourchent leurs bolides, ils savent qu’ils vont rouler avec des gens de leur niveau, totalement conscients des risques et qui les assument, rémunérés à la hauteur du risque, et sachant qu’en cas d’accident, les dommages collatéraux seront quasiment inexistants. Evidences qui ont permis sans doute à Ayrton Senna de partir la conscience un peu légère lorsque le mur mit lourdement fin à sa course. Sa mortelle passion n’aura endeuillé que sa famille.

Il n’en va pas de même dans nos sociétés, que ce soit d’un point de vue politique ou économique. Tout le monde roule sur la même autoroute. Aurait-on idée de lâcher sur la A4 des voitures de formule 1, avec carte blanche pour tout permis de conduire ?

Si encore les banques d’investissements à hauts risques jouaient sur leur propre circuit, tels des pilotes de course, en assumant seules l’intégralité des risques, on pourrait l’admettre et même l’applaudir comme lors d’un grand prix. Or ce n’est pas le cas. Le circuit est tout sauf étanche. Tout un tas d’acteurs beaucoup plus pépères y roulent. Beaucoup s’en contentent. D’autres prennent des participations dans ces banques, histoire d’accroître leurs performances. Nos investisseurs étant quant à eux heureux de partager les risques. Aussi lorsqu’il y a carambolage, c’est tout le monde qui trinque, y compris ceux qui roulaient tranquillement sur la voie de droite.

Et oui, en ces matières, tant que tout sera lié, tant que le conducteur du dimanche risquera de se retrouver dans le même merdier que ceux qui rouleront à tombeau ouvert, un minimum de précautions par le biais de règles communes sera toujours indispensable. Ne pas comprendre cela n’est rien d’autre que de l’inconscience pure et simple, voire l’expression de cette irresponsabilité puérile qui aime faire peser sur les autres l’addition de ses âneries. Papa paye, maman pardonne et on recommence…

Après tout, peut-être que mon Alain Gérard Slama se réveille parfois avec des poussées d’acné juvénile, ce qui expliquerait certaines de ses prises de position. Enfin, c’est ainsi qu’on l’aime. Avec quelques boutons. Attention quand même aux ruptures de colonnes de direction…

Silberto SILama

jeudi 16 octobre 2008

BIENVENUE AU STADE DE FARCE


Ce grand logologue du ballon rond qu’est mon pote Fredo, a sur un point précis, mille fois raison. Les valeurs du Football ne sont pas ou plus celles d’un patriotisme inscrit dans une fraternité universelle. Elles ne sont pas non plus celles que l’on retrouve dans les arts martiaux, où le salut respectueux de l’adversaire est la règle avant tout combat. Les valeurs du foot sont celles du nationalisme. Il ne s’agit pas d’amour de soi et de son pays, mais bien de haine de l’autre et de son pays.

Aussi, au fond, dans ce qui s’est passé mardi soir au stade de France, il n’y a pas à chercher mille et une explications, mille et une excuses, la part du « malaise chez cette jeunesse », celle du « défaut d’intégration », ou les traces d’un « contentieux colonial ».

Quand des abrutis de Portugais ou de Français d’origine portugaise sifflent notre hymne national dans le même stade, en 2001, lors du match « amical » France-Portugal, on ne peut pas dire que cela s’explique par un défaut d’intégration, un vieux contentieux colonial, l’invasion du Portugal par les troupes napoléoniennes ou tout autre billevesée.

Il ne s’agit pas non plus de ce que nous sommes nombreux à admettre lors de ces spectacles sportifs. De se défouler gentiment, de chambrer méchamment, de rigoler un bon coup entre potes aux dépens de l’adversaire, d’adresser quelques sifflements très second degré à la lamentable prestation du ou de la chanteuse. S’il s’agissait de cela, nos vils supporters l’auraient indiqué sur un ton goguenard. Non, ce n’est jamais ça qu’ils donnent en guise d’explication. Non, il s’agit là de tout autre chose. Il s’agit juste de l’expression d’un nationalisme des plus raz du gazon qui soit.

Or lorsque vous conspuer chez lui, l’hymne du pays qui vous a accueilli, vous a vu naître, au nom et au bénéfice d’une nation qui vous a jeté sur les routes s’agissant des parents, au bénéfice d’une nation estivale et mythifiée s’agissant des enfants, vous insultez la France, vous m’insultez. Et moi, dans ces moments-là, il me vient comme des envies de plier moi-même vos valises en carton et de vous accompagner jusqu’à la gare d’Austerlitz pour vous remettre dans les wagons couchettes qui vous ont fait venir. Si le Portugal est si génial, prière d’y retourner. Vous me faites honte !

S’agissant de nos Maghrébins siffleurs, il n’y a pas plus d’humour à l’horizon. On les entend plutôt dire « si on a sifflé la France, c’est parce que les Français ne nous aiment pas ». Pauvres miskins ! Si la France organise un match amical, c’est par haine, si elle tend la main, c’est par haine, si elle laisse siffler son hymne national et ainsi se faire cracher dans la main, c’est par haine. Par contre si vous nous insultez, c’est par amour. Ben tiens. Et moi je suis un gros jambon. Tout cela est décidemment très cohérent et me donne surtout les mêmes envies que je servirais bien aux abrutis de ma supposée « communauté portugaise » d’origine.

Mais ce n’est pas tout.

Comme je le disais en introduction, ces histoires sont l’expression d’un défaut de patriotisme. Étant donné que les Français n’aiment plus leur propre pays, ne veulent plus faire aimer la France, et bien ils ne doivent pas s’étonner que nos immigrés fassent exactement comme eux ou pire, en préférant s’appuyer sur d’autres pays pour mieux détester le nôtre. Les Français se retrouvant ainsi réduits, non plus à aimer le leur, mais à détester tous ces immigrés qui n’aiment pas la France. Mais oui, mais oui, tout le monde porte sa part de responsabilité dans cette Histoire.

Faute de comprendre cela, il ne faudra pas s’étonner que, tout comme mes crétins de Lusitaniens, ces bourricots de Maghrébins finissent par verser dans un nationalisme, particulièrement contrariant les concernant. Le nationalisme arabo-islamique qui, cela dit en passant, ne date pas d’hier. Un nationalisme qu’ils expriment en ne se revendiquant pas Français mais Tunisiens, Algériens ou Marocains ; en hissant bien haut leurs drapeaux ; en conspuant ce « traître » de Hatem Ben Harfa, d’origine tunisienne qui jouait pour la France ; en voulant affirmer comme ce jeune Tunisien « la puissance tunisienne ».

Or là, puissance pour puissance, je suis tenté de dire que ça tombe bien ! Face à des gens qui se refusent à être Français, il est bien plus aisé de leur montrer la porte de sortie. On n’a même pas à les intégrer. Juste à les expulser. Car autant chacun est libre d’exprimer sa haine ou son mépris nationaliste chez lui, autant il est hors de question que l’on vienne insulter mon pays chez moi.

À moins que mon pays ne m’appartienne plus comme le suggère Bernard Laporte lorsqu’il veut faire jouer ce genre de matches en Province. Sacré Bernard ! Le seul à dire tout haut ce que bien des gens osent à peine penser tout bas. Le 9-3 n’est plus vraiment la France et son stade national ne porte pas le nom qu’il convient. Il s’agit d’un territoire perdu de la République. Un territoire que je refuse, à l’instar de Fadela Amara et de Rachida Dati, et à l’inverse de Bernard Laporte, d’abandonner à ceux qui se vivent de plus en plus comme des occupants.

Au passage, le jour où nos précieux analystes comprendront que s’agissant du Maghreb, le contentieux colonial ne sert que d’excuse à l’exacerbation d’un nationalisme arabo-islamique plus que jamais présent, et que l’antagonisme France-Maghreb finit par avoir la même odeur que celui qui opposait la France et l’Allemagne, on pourra espérer sortir de cette casbah. Car nos gouvernants mettront alors entre les mains de ceux qui nous détestent, un marché très clair mais pas Commun. L’union Euro-Mediterranée n’étant qu’une pure folie dans ce contexte nationaliste aussi revanchard qu’haineux.

Le marché, le voici ! Ou bien c’est la coexistence pacifique et le respect mutuel que vous voulez ou bien alors la réponse systématique aux agressions avec pour point final une bonne grosse raclée. Comme celle qui a définitivement calmé l’agressivité allemande et a permis de repartir sur des bases saines. Avouez très chers nationalistes arabo-islamiques, d’ici ou de là-bas, qu’il serait dommage d’en arriver là. D’autant plus que la Force est clairement de notre côté.

Mes petits cocos, écoutez-moi bien, dans les yeux je vous le dis, il va vraiment falloir arrêter les conneries. 80% de Français qui se sentent insultés par la répétition de tels agissements, est un signe de ras-le-bol on ne peut plus clair. D’autant plus évident lorsque l’on sait que dans ce pays, afficher la fierté du drapeau ainsi que de l’hymne national était jusqu’à récemment une chose méprisable voire suspecte.

Comme je ne suis ni porté sur la condescendance, ni sur l’hypocrisie, et que surtout le sort de beaucoup d’entre vous m’importe vraiment, je vous le répète, il faut vraiment arrêter maintenant. La France est lente à la colère mais enfin tout de même, quand ça part, ça part. À bons entendeurs, qu’ils soient Lusitaniens, Maghrébins ou autres, salut !

Bande d’ImbéSIL

mercredi 15 octobre 2008

DANS FEMINISME IL Y A –ISME (!)


Il y a des matins comme ça où des idées vous viennent un peu comme on tombe du lit, poussé que vous êtes par un « lève-toi feignasse, les gosses ont faim ». Ce matin-là, à jeun, sans le moindre gramme de Nesquik dans le sang, ni la moindre de ces stimulations synaptiques d'origine radiophonique que je dois aux brillants badinages de mon Ali chéri, aux fulgurances de mon Alain-Gérard Slama comme de mon maître Adler, sans oublier celles d'Olivier Duhamel qui depuis quelques temps s'améliore, notamment au niveau humour, sans la moindre stimulation disais-je, je me suis rendu compte que dans « féminisme » il y avait un hic, il y avait un –ism.

Une prise de conscience traversée d'éclairs historiques mais surtout musicaux. Il est vrai qu'au lieu d'écouter mes « matins de France culture », j'avais programmé mon radio-réveil sur RTL2, la radio des nostalgiques des « eighties » tels que moi.

« Girls just wanna have fun » tonnait dans mon tuner. « Bon sang mais c'est off course », me disais-je. Les temps changent. L'envie de fun ne dure qu'un temps. Cindy Lauper aussi avait compris que dans féminisme, il y un –ism, le –ism de bien des systèmes de pouvoir. « -ism » comme socialisme, communisme… royalisme ou fascisme. Bon sang, et si le Féminisme n'était pas forcement une quête d'égalité mais plutôt une conquête du pouvoir ? Hein ?

Un programme politique avançant masqué, progressant pas à pas. On commence par chanter des envies de « fun » au début de années 80. Ça tombe bien, nous sommes tous pour le « fun », surtout s’il est partagé.

Puis en 1990 on donne dans le « I've got de power ». Le groupe SNAP est allemand. La chanteuse est noire. Le rythme est techno. Tout ça vous ramollit le ciboulot. Vous ne voyez pas le complot venir alors qu’il s’ourdit dans l’ombre. Tels ces messages lancés à la radio par des mouvements clandestins, le mot d'ordre est lancé. « I've got de power ». Elles le veulent. Elles l'auront.

Je comprends alors, que Mitterrand, ce grand visionnaire qui ne quittait jamais le sens de l'histoire des yeux, avait essayé d'allumer des contre-feux. En ridiculisant la femelle par la nomination, entre 1991 et 1992, d’Edith Cresson au poste de Premier ministre. Cela n’a pas suffi. Je saisis également qu’avant de rejoindre le monde de la Force « de l’Esprit », master François avait transmis son secret à Jacques Chirac qui s'appliquera à faire de même notamment avec « les Jupettes », ces femmes sous-ministres du premier gouvernement Juppé qui n'auront gouverné que six mois, du 17 mai au 6 novembre1995. Un camouflet dans la droite ligne phallocrate qui ne calmera pas pour autant les appétits de nos louves. Loin de là.

Dix ans après ça voilà que Ségolène Royal rêve d'établir son « ordre juste », j'en frémis encore, et que Hillary Clinton se rêve en « Commander in chief », aidées toutes les deux dans leur grand projet par les attaques du 11 septembre. Une autre évidence qui me saisit.

Oui, tout à fait. Je suis en mesure de révéler au monde entier que les attaques du 11 septembre ne sont pas le fait d'Al Qaida, mais du LFM, la Ligue Féministe Mondiale. Certes il est vrai que ces grosses fiottes d'islamistes ne supportent pas que l'on en ait une plus grande que la leur mais au fond, à qui profite vraiment ce crime, cet effondrement programmé des deux plus remarquables phallus nord-américains ? Aux LFM, c'est évident. Il s'agit-là d'un attentat castrateur et rien de plus. Je peux le démontrer. Mais ce sera pour une autre fois.

Là, j'ai surtout envie d'implorer mes camarades de se réveiller. L'oppression approche en talons aiguilles mais pas seulement. N’avez-vous pas remarqué que les bottes pour femmes sont très tendance, hiver comme été. Un signe évident qui parlera à Thierry Meyssan, Jean-Marie Bigard et à Marion Cottillard, à plus raison pour cette dernière qu’elle fait partie du complot. En hurlant au complot, elle cherche à nous empêcher de voir la seule véritable machination.

Mes frères, le complot féministe est à l'œuvre. Il nous faut résister. Pour preuve supplémentaire, il n'y a qu'à voir les supportrices de nos chefs ou futur chefs d'Etat. Entre les chanteuses italiennes qui me font subitement penser au retour des régentes de Médicis, les Obama-girls, Nobama-girls, et même les McCain-girls, notamment Sarah Palin, celle qui chasse l'ours à mains nues et le caribou au coupe-ongles, il est évident que le LFM fait feu de tout bois pour contrôler le pouvoir. C'est évident !

« Chéri, réveille-toi ! » me dit ma femme. « Quoi ? Comment ? Que se passe-t-il ? » Je lui demande. « Je crois que tu t'es rendormi sur Cindy Lauper. Dépêche-toi, tu vas être en retard. Je t'ai préparé ton Nesquick ».

« Merci mon amour » que je lui dis.

Devant mon Nesquik, ma rêverie de sortie de nuit me revient en mémoire. J'en rigole et puis soudain, à l'écoute d'Alexandre Adler, un doute s'incruste dans mon esprit. Je n’arrive pas à me retirer de l’esprit l’idée que chez certaines femelles, la lutte continue, continuera longtemps, que l'égalité pour acquis ne leur suffira jamais, et qu'elles ne cracheront ce couteau qu’elle portent entre les dents que le jour où nous serons à genoux. Réveillez-vous, mes frères ! Réveillez-vous… « Comment ?!? Oui, ma chérie, j'arrive… » Promis, on en reparle très bientôt.

SILalutte finale

mardi 14 octobre 2008

MARINA PETRELLA : « NO REMORSE, NO REPENT »


Dans un registre moins second degré et pour rester dans l’assoiffée de pouvoir totalitaire, portant un couteau entre les dents, permettez-moi de vomir un petit instant sur Marina Petrella, cette terroriste italienne qui n’a jamais exprimé le moindre « regret » pour ses crimes d’inspiration communiste et qui se la joue maintenant victime compatissante, histoire d'éviter une juste extradition. Comprenez-là, « Regret est un mot trop faible ». S’il n’y a que ça, essayez donc le mot « remords ». Ce mot capable de vous ronger aussi bien le cœur que l’âme. Ce serait la moindre des choses.

Alors certes, comme le disait lundi matin sur France Culture l’autre pétrifié du bulbe d’Antonio Negri, « les Brigades Rouges ne plaçaient pas des bombes dans le but de faucher des passants au hasard ».

Il n’en demeure pas moins que ces assassins-là décidaient dans leur délire totalitaire, à l’instar de tous les tyrans, petits ou grands, qui devait vivre et qui devait mourir, qui était l’opposant à kidnapper et à abattre. Cela pouvait aller du policier, au Premier ministre italien Aldo Moro (sur la photo), en passant par un simple professeur d’économie ou encore un ingénieur. Malgré leurs maigres moyens, l’Italie des « années de plomb » (de 1969 à 1980) leur doit pas mal de victimes aussi innocentes que celles qui auraient été fauchées au hasard. Ah les marteaux et leur faucheuse.

Imaginez qu’ils aient été au pouvoir. Ils auraient tout bonnement fait comme Pinochet. Dans l’enlèvement et l’exécution systématique des opposants.

J’insiste d’autant plus sur la comparaison avec Pinochet que celui-ci aussi a essayé en 1999 de nous faire pleurer sur sa santé mentale afin d’éviter son extradition en Espagne où l’attendait un procès intenté par les familles des victimes de son régime criminel. J’ai été déçu qu’il ait eu gain de cause. Enfin, je n’ai pas eu à subir la mobilisation d’artistes à la con en faveur de Pinochet. C’est déjà ça !

De toute façon, chez nous, on ne se mobilise que pour les immondices d’extrême gauche. Comprenez-là « j'ai cru et participé, avec des milliers d'autres, à un mouvement révolutionnaire armé qui voulait changer le monde ». ça tombe bien, Pinochet aussi voulait changer les choses ou du moins voulait empêcher que le Chili ne devienne un enfer communiste. Est-ce louable, comme intention ?

Et oui, tous ces grands mots tels que justice, lutte sociale et autres justifications révolutionnaires à la mords-moi le nœud, n’ont pas plus de valeur que ceux employés par les fascistes. Ceux-là aussi ont toujours su parler aux ouvriers de lutte, de justice, et de révolution. Avec tous ces salopards de totalitaires, c’est toujours pareil de toute façon. C’est eux qui rêvent de pouvoir absolu et c’est nous, les fils du peuple, qui en crevons. Bis repetita. Je vous vomis.

Pour conclure, que cette criminelle qui refuse de payer sa dette aux victimes aille se faire voir chez Jörg Haider. Ils pourront se tenir chaud dès cet hiver, le réchauffement climatique étant un mythe, même en Enfer.

En attendant, je la laisse méditer sur ces paroles de la chanson de Metallica « No remorse ». Une chanson dont la musique comme les paroles illustrent bien toute cette folie des luttes finales sans fin. « We don't need to feel the sorrow ; No remorse is the one command ; War without end ; No remorse, No repent… »

Sil

lundi 13 octobre 2008

PLUS SÛRE SERA LA CHUTE


« I’m okay, I landed on a taxpayer. »

« Je vais bien, j’ai atterri sur un contribuable. » Tu m’étonnes qu’avec des contribuables pour servir de matelas de billets, nos financiers de casino n’ont plus besoin de parachutes dorés, en cas de défenestration. À ceci près que sur cette question, j’ai bien envie de faire comme Margaret Thatcher lorsqu’elle pestait contre la solidarité européenne : « I want my money back ! »... « Je veux revoir mon pognon. »

Après tout, ne venons-nous pas d’adopter un plan de sauvetage d’inspiration anglaise. Un bon plan conçu par le Premier ministre britannique, Gordon Brown. Aussi, autant pousser la logique anglaise jusqu’au bout… Sans renoncer pour autant à la solidarité nationale comme internationale. Merci Gordon.

Sir SIL

dimanche 12 octobre 2008

EDFICHEZ-MOI DONC LA PAIX !


Monsieur d’Aucun me taquine. « Est-ce parce que vous vous placez dans la lignée d’Emile Combes que vous ne parlez pas trop du Fichier Edvige ? ».

Je rappelle aux masses incultes qu’Emile Combes, grand républicain radical, Président du Conseil de 1902 à 1905, est l’un des inspirateurs de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de L’Etat. Il est également l’un des bâtisseur de l’école laïque. Un grand esprit qui connut la disgrâce. Avant même que la loi de 1905 ne soit promulguée, le gouvernement Combes tombe suite à « l’affaire des fiches ». Il s’agissait d’une opération de fichage religieux et politique menée dans l’armée française, visant à favoriser la carrière des officiers acquis à la république laïque.

Oui, Monsieur d’Aucun, si je ne parle pas des fiches, c’est parce que dans la droite ligne du « combisme » j’y suis tout à fait favorable. Je le suis d’autant plus que j’avais l’intention, avant que vous et vos amis ne me fichiez par terre ce beau château de fiches cartonnées, de demander un jour la communication de ma fiche personnelle. Elle n’aurait pas manqué de porter la mention « Corinthe » qui dans l’affaire des fiches désignait les fiers républicains et autres officiers d’exception. Je l’aurais encadrée et disposée comme il se doit, sur le pan de mur de mon salon où s’affiche l’affiche placée en illustration, dédicacée de la main d’Edwige Fenech, l’une de mes actrices préférées. « Je l’aurais » car depuis qu’ils ont relooké ce fichier, en lui donnant un prénom très allemand de l’Est (Edvirsp), j’avoue que désormais je m’en fiche, de ma fiche.

Mais non, voyons ! Je plaisante !

Si je n’en fiche pas une sur cette affaire Edvige, c’est pour la bonne raison qu’ayant trois ou quatre trains d’avance, je n’ai pas attendu qu’Edvige arpente les trottoirs de l’Agora pour me gausser des tendances publiques comme privées pour le « minority report ». ce goût pour l’illusion de contrôle, l’illusion du tout anticipable par nos Etats surprotecteurs.

En ce sens, ce qui m’a le plus choqué dans cette histoire, était la mention qui suit, portée sur le décret instituant le fichier Edvige. Était fichable tout individu « Susceptible de porter atteinte à l’ordre public ». Un « susceptible » qui laisse, à mon goût, trop de place à l’oracle, à l’imagination ou à la paranoïa étatique.

Avouez que la précédente mention, celle inscrite sur le décret relatif au fichier-terrorisme des RG, le fichier-père d’Edvige, établi en 1991 sous le gouvernement socialiste d’Edith Cresson, était bien plus cadrée et raisonnable. « La finalité exclusive de ce traitement est la centralisation des informations qui concernent les personnes qui peuvent, en raison de leur activité individuelle ou collective, porter atteinte à la sûreté de l'Etat ou à la sécurité publique par le recours ou le soutien actif apporté à la violence, ainsi que les personnes entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec celles-ci. »

Mais ce n’est pas tout.

Parmi les trains d’avance, faisant que je m’en fiche pas mal de ce nanard qui sent le fennec, et où joue mon Edvige, il y a l’hypocrisie généralisée que je mettais à l’affiche, un an auparavant. Monsieur d’aucun est prié de lire mes excellents billets « Big Brother is a big family » et « le projet Cap Sitere ». À plus forte raison que leur lecture reste gratuite.

Il comprendra ainsi pourquoi je ne me suis pas étonné par la parano de nos gauchos, jamais en reste d’une bonne fiche, qui se sont vus exclusivement fichés alors que tout le monde était « susceptible » de l’être, depuis le syndicaliste jusqu’au capitaine d’industrie. Patrons qui se sont réveillés lorsqu’ils ont enfin lu le texte et rapproché celui-ci du principe d’alternance en démocratie. Ben oui, comme ont dit à la gauche de la gauche « un patron est non seulement un délinquant par nature mais aussi un criminel en puissance ». Imaginez que cette gauche gouverne.

Quant à nos medias, qui en la matière se la jouent parangons de vertu alors que comme le dit Bernard Tapie « vous m’avez scruté au point de savoir mieux que moi si j’ai un polype », elles décrochent le pompon de la tartufferie. Franchement ça la fiche mal, non ?

Non, qu’on se le tienne pour dit, si le débat, tout comme le contrôle citoyen et parlementaire, sont nécessaires, afin que l’on soit fiché pour ce que l’on fait et non pour ce que l’on serait, je ferais toujours bien plus confiance à l’action de renseignement de nos Etats, sous le contrôle de la loi, qu’à celle exercée par tout un tas d’agents privés, depuis ma concierge jusqu’aux officines médiatiques, commerciales ou télématiques.

Et que l’on ne vienne pas me dire qu’il faudrait éviter le fichage parce qu’on ne sait pas ce qu’en ferait un régime autoritaire, si un tel régime prenait le pouvoir. Parce qu’alors je réponds que non seulement un régime autoritaire ne se contenterait pas d’Edvige mais surtout que si on va par là, il nous faudrait supprimer l’armée et la police. C’est qu’il ne faudrait pas qu’un hypothétique régime autoritaire puisse s’en servir pour faire la guerre à d’innocents pays et arrêter d’honnêtes citoyens.

Bref, arrêtez donc d’essayer de nous fiche la trouille ou comme le dirait mon Edwige Fenech, « lâchez-nous les jarretelles ». Nos démocraties ne sont pas comme ça ! Tout simplement parce qu’elles ne sont pas dénuées d’humour. En effet, je note que dans sa nouvelle mouture, le décret ne prévoit plus le fichage des « personnalités ». Logique ! Elles sont déjà en haut de l’affiche. On ne fichera plus que l’anonyme. Plutôt drôle non ? Il y aura au moins un endroit où l’anonyme existera. Dans les fichiers de l’Etat. N’est-ce pas là, une attention plus délicate qu’inquiétante ?

Tiens, histoire de rester dans une note légère et puisque c’est dimanche, jour de votre vidéo hebdomadaire, voici « Silent running », un tube des années 80, parano à souhait, interprété par Mike & The Mecanics. Goûtez-moi ce texte :

« Prends les enfants et cache-toi dans la cave car le combat final va débuter. N’aie confiance ni dans l’Etat, ni en l’Eglise, ni en quoi que ce soit qu’ils te diront. Aie confiance en moi, je suis avec le commandement suprême. M’entends-tu ? M’entends-tu courir ? M’entends-tu t’appeler ?.. »

Et oui, n’ayez confiance en personne, en personne, excepté moi… Gnark ! Gnark ! Gnark ! Oh oui ! Ayez confiance ☺

SILent runner

samedi 11 octobre 2008

LES EUA ET L’IMPERIUM FRANCORUM


Désormais jusqu’au 4 novembre prochain, le Saturday ce sera USA. Today, je rigolerai de cette manie bien de chez nous, même si elle ne nous est pas propre, de comparer les élections nord-américaines aux scrutins français. Je sais bien que nous avons été un grand empire mais tout de même, comparer les enjeux d’un petit pays très jacobin à ceux d’un grand état fédéral comme les EUA tient du grand n’importe quoi !

À la limite si vous tenez à comparer, raisonnez donc par l’absurde au niveau européen. D’autant plus qu’avec la construction européenne, perçue bientôt comme aussi illégale que celle d’une paillote, commence à poindre chez nous la même méfiance envers le « gouvernement fédéral » bruxellois, que celle qui existe aux EUA envers « les gens de Washington ».

Imaginez que nous ayons à voter pour un président européen et imaginez que les candidat(e)s en lice soient Ségolène Royale et Angela Merkel. Quels colistiers prendraient-elles afin d’élargir au maximum leur base européenne ?

Ségolène prendrait peut-être Tony Blair, histoire de se donner des voix au centre-droit ainsi que plus de crédibilité.

Angela se choisirait sans doute pour colistier un représentant des pays de l’Est, voire un Polonais, slave et catholique, ce qui pour nous autres bobos, ne représenterait rien, mais qui parlerait sans doute beaucoup plus à l’Europe d’en bas, agreste et chrétienne. Une stratégie qui serait sans doute méprisée depuis Paris mais gagnante dans l’ensemble de l’Europe.

Un délire pour dire que le niveau de comparaison se situe à cette échelle-là. Sûrement pas à la petite échelle française. Un niveau qui vous permettra de mieux comprendre pourquoi Barack Obama a choisi Joe Biden et pourquoi John McCAin a finalement pris la très droitière Sarah Palin, que personne n’a vu venir à part mes compères de l’eXtreme-centre... plutôt que son ami Joe Liberman, un ancien sénateur démocrate, devenu indépendant, mais resté bien à gauche notamment sur les questions d’avortement et d’union homosexuelle. Il est favorable aux deux.

D’ailleurs, au passage, si nous connaissons le nom du gouverneur de l’Alaska, combien d’entre nous, Européens, connaissons le nom du premier ministre slovaque, hongrois, polonais ou roumain ? Même en ça, Les EUA sont décidemment plus forts que nous…

SILiberman

vendredi 10 octobre 2008

CARAMBOLAGE ECONOMIQUE


Désolé d’insister mais au nom de quel Droit divin les agents économiques qu’ils soient publics ou privés échapperaient à toute régulation, seraient autorisés à se conduire en chauffards, libres de tout code sur cette autoroute à quatre voies qu’est l’Economie ? C’est qu’il y en a du monde qui roule.

Des poids lourds du Public comme du Privé, qu’il est bon de maintenir sur la voie de droite, à vitesse modérée. Des véhicules plus ou moins légers, plus ou moins lourdement motorisées et dont il convient de contrôler aussi biens les ardeurs que les tendances aux dépassements tout azimuts.

« De quel Droit... Ben, au nom des lois propres à l’économie, pardi ! » me disent certains de mes amis.

Mais oui ! Mais oui ! La physique aussi a ses propres lois. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est interdit de rouler à plus de 130 sur autoroute. Trop d’énergie cinétique en cas de collision. Un mouvement cinétique apparemment valable en économie vu les dégâts du carambolage actuel. Et oui, en toute choses, des gardes fous et des rails de sécurité sont les bienvenus.

« C’est bien joli ton code de la route, mais pour l’instant il ne sert à rien. Toute l’autoroute est sans dessus dessous. Qu’as-tu à proposer ? »

Pour les propositions sérieuses, allez donc voir mon DSK qui depuis des mois faisait le « bison futé » ou encore le seul qui a conduit notre économie européenne plutôt prudemment, sans trop appuyer sur l’accélérateur des taux d’intérêts, nous empêchant ainsi de percuter de plein fouet les véhicules qui nous précédaient. Ce grand routier de l’économie s’appelle Jean-Claude Trichet. Vous savez, il s’ agit de ce fameux directeur de la Banque Centrale Européenne que notre président et d’autres inconséquents, accusaient il y a peu de freiner la croissance. M’est avis qu’il va falloir maintenant se montrer très, très gentil avec lui.

Sinon, niveau propositions pourries, j’en ai bien une. Suivant l’infraction ou le délit routier constaté, il se trouve que vous pouvez vous faire immobiliser voire même saisir votre véhicule. En ce sens, vu qu’il n’y a pas de raison valable pour que nous soyons les seuls à payer les dégâts de nos Jackass de l’économie, je propose que l’on saisisse leurs biens immobiliers, mobiliers, les tableaux, les bijoux, tout !

Après tout quand on se retrouve à découvert fiscal ou bancaire, les huissiers sont susceptibles de débouler chez vous. Vu l’ampleur du découvert qu’ils nous refourguent, il n’y pas de raison morale qui empêche que leurs biens soient vendus aux enchères. Juste histoire de leur mettre un peu de plomb dans la tête. Putain, ce que ça peut faire du bien, un chouïa de populisme !

Je sais, c’est n’importe quoi !

Avouez quand même que de se retrouver avec sa petite caisse toute neuve dont le crédit vient à peine de commencer, au beau milieu d’un carambolage généré par des grands cons qui se tiraient la bourre sur l’autoroute à bords de sportives de location, en conduisant d'une main invisible, ça donne forcément envie de distribuer quelques grands coups de tambourin sur le tarin de ces tarés

Honda SILvic

Addendum du 11-10-08 : En parlant de gros tarés qui ratent des virages à bord de grosses cylindrées, il y en a un, dans un tout autre registre, que je ne regretterai pas. Jörg Heider. Encore un fasciste qui est mort comme il a vécu… Stupidement ! Presque un suicide. Loué soit le poteau qui en fin de course lui ouvrit ses bras. Pardonnez-moi Seigneur mais ma compassion ne portera jamais le cercueil d’un fasciste, même « de poche ». Hep l’immonde « bête politique », n’oublie pas de transmettre mes inimitiés à Adolf.

jeudi 9 octobre 2008

L’INSTINCT PARENTAL : GÈNE DOMINANT OU BIEN RECESSIF ?


Parfois, ici ou là, vous entendrez parler de gènes dominants et de gènes récessifs. Que les marxistes se calment tout de suite. Il s’agit de génétique et non de la théorie de la lutte des classes appliquée au niveau allélique. Comment vous expliquer tout ça.

En fait certains gènes (à vrai dire allèles mais on ne va pas tout compliquer) ont le pouvoir d'intimer aux autres l’ordre de ne pas se manifester. On parle alors de gènes dominants pour ceux qui s'expriment et de gènes récessifs pour ceux qui se taisent. Au niveau des traits physiques, les gènes dominants sont ceux qui codent les couleurs les plus sombres et les traits les plus typés. Ils font taire les gènes qui codent les couleurs claires et les traits neutres. Par exemple entre un père brun au nez busqué et à une mère blonde au nez droit, on peut parier, sans trop de risques de se tromper, que leur enfant ressemblera plutôt à son père. Cependant, la nature aimant tout autant les surprises que la diversité, rien n'est joué à 100% ! Ce que confirme la sagesse populaire avec son fameux « les tares, ça saute parfois une génération ».

Du coup je me demande s’il n’en va pas de même de l’instinct maternel, paternel ou tout simplement parental (je vous expliquerai pourquoi « parental »). Notamment quand j’observe chez le quidam des comportements très récessifs. Laisser son gosse rôtir dans une voiture garée en plein soleil, par exemple. Ou dans un genre moins dramatique, laisser brailler son bébé dans un voiture pendant que l’on danse en boite de nuit, et surtout avoir pour argument ce qui suit. « J’avais l’intention de venir voir régulièrement si tout allait bien, mais comme le vigile m’a dit que toute sortie était définitive, j’ai préféré rester danser avec mes copines. C’est la faute du vigile ». Logique !

Mais pas seulement car à voir certaines intellectuelles ferrailler contre l’instinct maternel, je me demande si ce qu’elles considèrent comme une tare n’a pas sauté une ou deux générations chez celles-ci. N’est-ce pas ma chère et tendre Elisabeth Badinter. J’ai beau vous aimez comme un fou, des fois j’avoue ne pas vous comprendre. Enfin si, mais je commencerai par jouer le contrariant.

Malgré tous les progrès accomplis par notre pensée, c’est dingue comment pas mal de nos esprits n’arrivent toujours pas à connecter entre elles, deux évidences indissociables, le fait biologique et le fait culturel, n’arrivent toujours pas à assimiler ce théorème d’Einstein. « L’humain, c’est 100% inné, 100% acquis, 100% hasard ».

Il va falloir se muscler le corps calleux, mes petits cocos. Allez ! On respire ! Et une flexion ! Et re-flexion ! Vous m’en faites 100 comme ça !

En effet, à l’évidence, pour certains, nous serions des êtres éthérés, des papillons de lumière, faits de mots, voire de verbeux. Que le Verbe soit et l’homme fut, à son image. Pour d’autres c’est tout l’inverse. Nous ne serions qu’un amas de chair soumis aux lois de la matière et rien de plus.

Deux concepts qui, pour recouvrir dans le premier cas l’aire d’influence latine ou catholique et pour l’autre celle plus anglo-saxonne ou protestante, me font penser que tout ce petit monde reste englué jusqu’à l’hypothalamus dans le substrat chrétien. Les anglo-saxons voyant de la prédestination protestante partout, ce qui expliquerait en partie leur goût pour le déterminisme génétique. Les latins s’attachant plutôt aux actes ou mieux encore, à ce qui est devenu une spécialité culturelle, celle des bonnes paroles. De quoi expliquer le succès chez nous de la religion freudienne, celle-ci n’ayant fait que remettre au goût du jour le « dis seulement une parole et je serai guéri » cher aux catholiques.

Or s’agissant d’instinct maternel, le dogme de la religion freudienne est catégorique. « L’instinct maternel n’est pas inné ! Il s’agirait plutôt d’une tendance à reproduire ce qui a été donné dans l’enfance. Une femme qui a vécu avec une mère froide aura tendance à reproduire ce même schéma. » Un credo que partage mon Elisabeth Badinter quand elle récuse l’instinct maternel. Un prêchi-prêcha que je réfute à mon tour. Pour l’évidente raison que les rondeurs charnelles dont nous sommes faits sont aussi palpables que le sont devenues les rondeurs de la Terre depuis Galilée.

« Mais alors c’est quoi l’instinct maternel, gros malin ? » me demanderez-vous.

Côté instinct maternel, il va m’être difficile de vous en parler pour des raisons tout aussi charnues, situées notamment du côté de l’entrecuisse. Cependant s’agissant de l’instinct paternel, je vais pouvoir vous en dire deux mots.

Ben déjà, il ne s’agit pas d’un savoir génétique qui se réveillerait à l’instant où on vous dépose votre premier enfant dans les bras. Certes on sent bien s’exprimer deux trois intuitions que l’on écoute plus ou moins, mais on ne peut pas vraiment parler de savoir génétique. Avec un bébé dans les bras, on se sent tout aussi perdu que lui et je peux vous jurer que tous les conseils du monde sont alors les bienvenus. On se met même à rêver de ce jour où l’on pourra, comme dans le film « Matrix », se télécharger dans la cervelle tous les manuels de puériculture disponibles sur Terre.

Toutefois s’il ne s’agit pas d’un savoir génétique, je peux vous assurer que lorsque vous vous rendez compte que vous faites des trucs que vous ne feriez jamais en temps normal, vous vous dites que quelque chose s’est visiblement réveillé en vous. Ah que oui !

Comme d’accepter dans une joie tout indicible de ne quasiment pas dormir, alors que jusque-là vous pensiez tenir du loir ou de la marmotte plutôt que du lapin aux quatre heures de sommeil par jour. D’être réveillé par les gazouillis de votre nourrisson. Grands dieux que c’est bon. C’est rassurant. « Il va bien ». Que c’est doux de se rendormir à son écoute.

Dans un autre genre, prendre du plaisir à accrocher le linge de votre bébé ou tenir à passer l’aspirateur toutes les semaines pour pas qu’il évolue dans les poils que perdent abondamment vos pelotes de laines félines, sont des sensations assez insolites. D’autant plus que jusqu’à l’arrivée de vos enfants, en bon mâle, vous fuyiez les taches ménagères comme un chat peut fuir un aspirateur.

Et ce ne sont là que quelques exemples. J’en ai des dizaines qui illustrent à merveille ce basculement dans l’inhabituel comportemental. Or si ce n’est pas de l’inné, ce n’est sûrement pas de l’acquis. Personne ne m’a jamais transmis ces attitudes étranges.

Un inhabituel que l’on observe également chez les femmes et qui caractérise sans doute ce fameux instinct maternel. Faits généraux qui me font parler d’instinct parental plutôt qu’uniquement « maternel ».

Pour revenir aux aspects récessifs de nos caractères innés, si je voulais me montrer taquin, je pourrais conclure qu’après tout, peut-être que ces caractères se sont tus chez Elisabeth Badinter, ses gènes dominants faisant hurler le blabla freudien. Je ne le ferai cependant pas car je comprends parfaitement bien pourquoi elle s’arqueboute sur son dogme. Un dogme à contextualiser.

Jusqu’aux mouvements féministes, la phallocratie, aussi bien innée que transmise par l’idéologie patriarcale d’inspiration judéo-chrétienne, s’est lourdement appuyée sur l’instinct maternel pour cantonner la femme à la domesticité procréatrice. Une insistance sur l’inné qui relève de l’acquis, puisque tenant du fait culturel. Preuve encore une fois que les deux notions s’imbriquent.

Or c’est grâce à des intellectuelles comme Elisabeth Badinter que les femmes ont pu s’arracher à cette définition disons-le « domestiquée » de la femme. C’est grâce pour partie à la réfutation de cet instinct, que les femmes se sont senties libres de désirer la parentalité ou pas, le domicile ou le professionnel et bien d’autre choses.

« Alors pourquoi contrarier cette démarche ? » Parce qu’il se trouve juste que l’on ne construit rien de durable sur un mensonge.

D’autant plus quand on ne comprend pas que le problème n’est pas l’inné mais parfois la construction culturelle que l’on bâtit dessus. Si nous sommes également des êtres de culture c’est parce que la culture a pour fonction de réguler ou d’accentuer l’inné. Or jusqu’à présent, ni le système culturel patriarcal, ni le système culturel matriarcal n’ont régulé cet inné parental de façon assez harmonieuse à mon goût. Vous ne voyez pas où je veux en venir. C’est normal. J’y viens.

Je rappelle en effet à mon Elisabeth Badinter que le cadre culturel donné à l’instinct maternel n’a pas toujours été patriarcal ou phallocrate. Avant que le patriarcat indo-européen, accentué par le christianisme, ne règne, nos déesses étaient des mères. Des bonnes mères aux rondeurs bien soulignées. Les détentrices du pouvoir divin de vie, et sans doute aussi de mort, étaient les femmes. Elles étaient sans doute non seulement les déesses du foyer mais aussi les prêtresses de la cité. La maternité devait être source de pouvoir et non d’asservissement.

En ce sens, je parierai même que les époux, surveillés par les frangins de sa femelle, devaient se retrouver dépouillés de toute autorité domestique. Devaient se retrouver plus généralement cantonnés à des activités de bras armés de la Vulve. La guerre et la chasse bien loin du feu sacré. Des jouets entre les mains de la déesse de la vie. Des jouets, des outils. Peut-être une explication au retour de bâton, lorsqu’ils ont plus ou moins compris tout cela.

La place de la femme était-elle plus enviable ? Je ne sais pas. Peut-être que l’instinct maternel divinisé était plus facile à vivre que lorsqu’il est devenu domestiqué.

Et celle de l’homme ? Entre l’absence d’autorité en son foyer et un autoritarisme ne permettant pas plus l’expression de son instinct parental, je ne vois pas lequel est préférable.

Non, décidemment, j’aime bien l’idée de pouvoir donner libre cours à mon instinct parental, de laisser mon inné s’exprimer, de pouvoir dorloter la vie au creux de mes bras, à ma mâle façon sans doute, à ma façon quand même. J’aime bien l’idée d’un contexte culturel où la femme ne se résume pas à un ventre et l’homme à une trique, où chacun peut chercher sa place au mieux de ses dispositions naturelles. J’aime bien l’idée aussi d’un cadre culturel harmonieux, où l’on ne culpabilise pas les individus qui ne désirent pas devenir parents et où l’on ne rend pas coupable non plus ceux qui considèrent le fait d’être parent comme la plus belle chose au monde.

Et oui, nous sommes des êtres de chair, aux dispositions naturelles générales comme particulières, mais aussi des êtres de culture aussi bien familiale que sociétale. Avec de l’inné on peut faire de bon comme du mal acquis. Avec du mal acquis on peut pervertir de l’inné pas trop mauvais. Personnellement, je préfère que l’acquis laisse s’exprimer ce qu’il y a de meilleur dans l’inné et fasse taire le pire. Donnant ainsi aux mèmes (fait culturel comme entité « vivante ») un rôle dominant-recessif équivalent à celui des gènes.

Pour conclure je ferai dans le pontifiant. Car j’ai quand même envie de dire que ce n’est pas en niant nos déterminismes que l’on avance. Mais plutôt en les examinant puis en essayant de les corriger ou de les faire fleurir grâce à la loi et la culture.

Notre Moi est un marin qui navigue comme il peut entre nos antagonismes. Il n’avance sûrement pas en faisant fi du vent et de la mer. Il les prend en compte. Il se sert même des étoiles. Il lui arrive aussi parfois qu’à force d’observations et d’essais, il réussisse à se fabriquer une voile qui lui permet de naviguer contre le vent.

Voilà ma chère Elisabeth. Nom d’une Venus de Lespuge, ce que je peux vous aimer…

Venus de lausSIL