dimanche 30 novembre 2008

JE SUIS AINSI SANS LES MIENS



Histoire de conclure provisoirement sur les questions liées à la parentalité, je vous propose cette chanson d’Adriana calcanhoto, une chanteuse brésilienne dont j’adore les chansons et plus particulièrement celle-ci dont je vous ai traduit ci-dessous les paroles et qui raconte mieux que toute autre chanson dans quel état nous pouvons être lorsque nous sommes loin de nos gosses :

Avion sans ailes ; foyer sans braise ; tel est mon état loin de toi. Football sans ballon ; Titi sans Grosminet ; tel est mon état loin de toi. Pourquoi en est-il ainsi, alors que cette envie est infinie ? Je te veux à tout moment, et pas même un millier de porte-voix, pourront parler pour moi.

L’amour sans un bécot; Buchecha sans Claudinho (duo de chanteurs brésiliens); tel est mon état loin de toi. Un cirque sans son clown; un flirt sans ses câlins; tel est mon état loin de toi. J’ai hâte de te retrouver. J’ai hâte de te prendre dans mes mains ; de me jeter dans tes bras ; reprenant à ce moment-là cette portion, qui manquait dans mon coeur.

Je n’existe pas à l’écart de toi, et la solitude est mon pire supplice. Je compte les heures jusqu’à pouvoir te retrouver, mais la pendule n’est pas vraiment mon alliée. Pourquoi ? Pourquoi ?

Bébé sans tototte; Roméo sans Juliette; tel est mon état loin de toi. Auto sans sa route; fromage sans confiture; tel est mon état loin de toi. Pourquoi en est-il ainsi, alors que cette envie est infinie ? Je te veux à chaque instant, et pas même un millier de porte-voix, pourront parler pour moi.

Je n’existe pas à l’écart de toi, et la solitude est mon pire supplice. Je compte les heures jusqu’à pouvoir te retrouver, mais la pendule n’est pas vraiment mon alliée…


SILberto SIL

samedi 29 novembre 2008

MUMBAI 11/08 NEVER FORGET !


À l’heure où l’armée indienne semble avoir mis un terme à cet acte de guerre perpétré encore une fois par les très pacifiques missionnaires-commando d’Allah, le bilan de ce massacre se monte à 195 morts et 295 blessés. Un triste bilan en dessous de l’objectif que s’étaient fixé les serviteurs d’Allah puisque ceux-ci avaient programmé de tuer au moins 5000 personnes. Comme le crime se juge surtout à son intention...

On attend incessamment les réactions des musulmans modérés, jusqu’ici surtout modérés dans leurs réactions, comme celles des pacifistes du monde islamique, de même que l’excommunication des assaillants, ordonnée par voie de fatwa par les plus hautes autorités de l’islam.

En attendant ces fatwas et ces manifestations de masses scandant « le djihad est un crime contre l’humanité » qui ne manqueront pas d’envahir les rues depuis Rabat jusqu’à Jakarta, d’autres réactions occupent d’ores et déjà le terrain.

Celle des très bons musulmans qui sur les sites d’Al-Qaida manifestent leur sens insondable de la tolérance, de la paix et du respect de la vie humaine. En effet on peut y lire « Oh Allah, détruis les hindous, et de la pire des façons », ou encore « Le combat en cours à Mumbai est un combat pour Allah entre ses serviteurs et les infidèles ». Et oui, c’est ainsi qu’Allah est grand.

Mais aussi ce genre de réactions sur le site des « frères musulmans », qui hurlent déjà au complot dans leur stratégie habituelle de victimisation, de projection de leurs crimes et de préparation de plats très « étouffe chrétiens », en l’occurrence plutôt étouffe hindous, à destination des moutons d’abattoir qui chez nous ou ailleurs refusent de voir la triste réalité en face. « Il est clair que le Mossad est impliqué dans toute l’affaire. Une ville au complet a été attaquée par le Mossad » car Israël cherche « à déstabiliser l’Inde » mais aussi « à l’achever ». Au moins ! C’est vrai que des détails assez troublants pour des esprits troublés, ne manqueront pas d’émerger des décombres, permettant ainsi à un quelconque imbécile utile à la Thierry Meyssan d’en faire un ou deux best-sellers, bouclant ainsi la boucle des profits de ce crime.

En tout cas, de notre côté, nous n’oublierons pas ce que ces morts-vivants au service du dieu Allanubis, le Grand Chacal du désert, auront fait à Mumbai et ailleurs. Puisse Vishnou calmer la colère de Bhairava.

SILva





vendredi 28 novembre 2008

MON « AFFIRMATIVE ACTION » (!)


Puisque notre président a affirmé hier devant des élus d’outre-mer qu'il présenterait prochainement des « initiatives » pour « accélérer puissamment » l'expression de la « diversité ethnique » au sein des « élites françaises », je ne vois pas pourquoi je me priverais de saisir la bonne affaire.

C’est vrai quoi, ce sont toujours les « renois » et les « rebeus » qui raflent la mise. Deux membres du gouvernement d’origine maghrébine, un membre d’origine sénégauloise, et toujours pas de représentant de la communauté portugalicienne au sommet de l’état, alors que cette communauté représente plus d’un million d’électeurs, a voté massivement pour Nicolas Sarkozy, et ne manque pas d’individus méritants ou de noms célèbres tels que… Euh… Lio (ministre à la culture des courges)… Marie Myriam (ministre à la culture des navets)… Kool Shen (ministre à la culture de la Beuh)… Pauleta ( euh )… Linda de Souza (bof)… Que du lourd en somme!

Cela dit, l’absence de filon portugaulois n’est pas une raison pour ne pas nous donner la place que nous méritons et surtout pour ne pas me la donner à moi car en plus d’être plutôt méritant comme garçon, je suis non seulement d’origine portugalicienne mais également un peu renoi, du côté des esclaves que mes ancêtres ramenèrent d’Afrique au Portugal courrant 15e siècle, et un peu rebeu, du côté des troupes islamiques qui passèrent joyeusement sur mes ancêtres féminins entre le 8e et 12e siècle.

Ainsi qu’il m’autorise à lui dicter la décision administrative qu’il ne manquera pas de prendre en ma faveur. Après tout, avec notre président, on peut être de gauche et obtenir un petit quelque chose. Aussi…

DÉCISION N° 01-2009 :

Considérant que Monsieur SIL est issu de la communauté portugalicienne de France, communauté comptant plus d’un million d’âmes, soit 2% de la population française ;

Considérant que les enfants de tous ces Tos (diminutif de « portos ») n’ont jamais rien cramé, ni réclamé, qu’ils ont bien travaillé à l’école et même accepté de reprendre sans gémir les métiers manuels de leurs parents, dans un pourcentage bien supérieur aux autres descendants d’immigrés.

Considérant que tous ces fils de Tos, Kool Shen mis à part, sont parfaitement bien intégrés mais qu’aucune de ces sardines à l’huile, à l’exception de Monsieur SIL, n’a jamais versé dans le Génie™ (PUB) autre que « sans frotter » ;

DÉCIDE

1- Que les 2% de droit à la représentation Tos lui seront intégralement octroyés. Aussi il acceptera avec honneur la charge d’éditorialiste de référence Tos et les 2% de temps d’antenne télé et radio qui vont avec. Il acceptera également le poste d’intellectuel officiel (scientifique, philosophe, économiste, politologue, anthropologue, expert en tout, tout comme Malek Chebel…) de référence Tos.

2- Il en ira de même pour tout ce qui est hautes responsabilités publiques. L’intégralité des 2% sont pour sa pomme.

Toutefois, suite à l’expression de certaines doléances, à savoir que cela fait déjà plus de 15 ans que Monsieur SIL est au service de la France, aussi bien dans le secteur public que privé, que ça commence à lui tirer sur les genoux, et qu’il lui faut un poste pas trop prenant, histoire qu’il soit en forme pour pouvoir, la nuit durant, jeter ses toiles de super i-héros sur la grande Toile, sans oublier ses obligations familiales qu’il tient à honorer, nous décidons que Monsieur SIL sera désigné, puisque par ailleurs il n’a rien contre le cumul des mandats, député-maire-sénateur et Préfet des îles Kerguelen avec l’intégralité des émoluments qui vont avec. Cela va sans dire.

SIL vous plait

jeudi 27 novembre 2008

THRILLER : MICHAEL JACKSON REJOINT LES ZOMBIES DE L’ISLAM.


Et bien qu’apprends-je dans cette très vénérable et respectée institution journalistique qu’est The Sun ? Que Michael Jackson se prénomme désormais Mikaeel, un prénom islamique, celui d’un ange d’Allah, pris suite à sa récente conversion à l’islam. Une conversion qui aurait eu lieu lors d’une cérémonie organisée chez un ami à Los Angeles, en compagnie de Youssef Islam, ex-Cat Stevens. Ben ça alors, c’est à ce point peu étonnant que je n'attendrai même pas qu'un journal plus sérieux vérifie l'info du Sun.

D’après The Sun, Mickaeel, qui a été élevé dans la foi des témoins de Jéhovah, aurait décidé de se convertir à l’islam après avoir discuté de cette religion avec le producteur et le parolier de son nouvel album, tous deux convertis également. Je me demande bien ce qui a pu le convaincre de se soumettre à cette religion mort-vivante.

Sûrement pas le fait que la musique en islam peut très vite devenir « haram » (interdite), notamment celle à base de « Billie Jean », de « Dirty Diana » et autres « The girl is mine ». À plus forte raison si on n’arrête pas de se toucher les parties à longueur de chanson.

Mon petit doigt me dit, car mon petit doigt est grand, que ce qui a séduit le nouveau sultan de la pop a sans doute été le modèle comportemental proposé par le pervers Mahomet. « Ce beau modèle » (sourate 33, v.21) envoyé par Allah, est en effet le genre de gars à se fiancer avec une petite Aïcha de six ans et à consommer, si on ose dire, le mariage lorsque l’enfant atteint ses neuf ans. Séduisant comme modèle, non ? « thriller ! »

Si vous rajouter à cela le fait que les serviteurs d’Allah seront, dans ce paradis « à l’ombre des épées », « servis par des enfants d’une éternelle jeunesse que l’on verra comme des perles défilées » (sourate 72, v.19), on peut comprendre que Mickaeel s’impatiente déjà de pouvoir enfiler des perles au paradis d’Allah. Je le verrais même bien se faire sauter le caisson de basses au nom d’Allah-pêche-aux-perles, histoire de pouvoir tâter plus vite son trésor. « who’s bad ? »


Et puis après tout, Mickaeel était déjà du genre à marcher sur la Lune, « moonwalk » oblige, pourquoi pas sur le croissant islamique. Il faudra juste lui expliquer que l’abaya, le grand voile traditionnel, qu’il porte sur la photo (Reuters) prise de lui à Bahreïn est en général plutôt portée par les femmes. Moi si je dis ça, c’est pour éviter qu’il lui arrive quelques bricoles, si d’aventure son voile soulevé par un siroco taquin dévoilait à quelque mâle en rut du coin ses grands yeux de Bambi ahuri. « it’s dangerous ».

Cela dit en parlant de « moonwalk », il me vient comme une révélation. Et si Mickaeel n’était rien d’autre que le sceau caché de la prophétie. Un Hadith secret prétendrait que l’islam progressera tant qu’aucun homme ne posera le pied sur la Lune. Comme l’islam a continué de progresser après la mission Apollo 11, il apparaît évident que cet hadith se réfère à notre moonwalker. La conversion de Michael Jackson marque donc l’arrêt de l’islam. Une bien bonne nouvelle. La reconquête peut donc commencer. Merci Mickaeel pour ton sacrifice. Sacré Michael !

SILénien qui préfère la version indienne de Thriller

mercredi 26 novembre 2008

LES POKÉMONS DU PS MUTENT TRÈS, TRÈS VITE.


Des fois, franchement, à mon esprit et corps défendant, je dois avouer que je me kiffe grave. Putain de beau gosse quand même ! À ce niveau de lucidité ce n’est plus de la science mais carrément de la prescience, de la megascience, de la métascience. À l’évidence je suis connecté avec The Force. La Force est avec moi.

Et oui, ayant fait mienne la devise de mon cher maître Socrate, « connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers », je suis en mesure de prétendre, en toute modestie, cela va de soi, puisque étant par ailleurs champion intergalactique de modestie, je suis en mesure de prétendre disais-je avant d’être interrompu par mon très contrariant Moi profond, à moins que ce ne soit par le superficiel, je suis en mesure donc de non seulement connaître l’univers mais carrément de le préconnaître.

Aussi non content d’imiter Ulysse en mettant quasi systématiquement dans le mille, je fais mieux encore. Avant même que les cibles soient mises en place, mes traits de génie volent déjà à leur rencontre. Un truc de ouf !

Et oh, ça va ! Après tout, il n’y a pas de raison que ce soient toujours les mêmes qui se la pètent !

En effet, il n’aura pas échappé à mes fidèles lecteurs que le fanzine « Libération » s’est vilement servi en bonnes idées chez le Republicoin, notamment en titrant lundi dernier « PS le Parti Suicidaire ». Sans doute l’une de ses meilleures unes, depuis des années, et pour cause, pirates ! Et oui, il n’aura pas échappé à mes groupies passées d’un très décevant Obama au seul messie intergalactique digne d’un quelconque cuculte, c'est-à-dire bibi, que dés le 4 novembre dernier, je titrais moi avec la finesse allégorique qui est tout mienne, « des socialistes très Guns N’Roses ». Titre qui prophétisait au passage la sortie ultrasecrète du nouvel album des Guns.

Un billet où j’indiquais que toute cette histoire sentait une fin comme celle de la chanson « novembre rain » ou alors comme celle que s’est donnée la secte du temple solaire, avec des militants partant vers l’éternité dans un magnifique feu de paille pendant que quelques dirigeants se carapatent on ne sait où.

Le 14 novembre, à l’attention de ceux qui n’avaient toujours pas compris que tout cela finirait en eau de boudin poitevin, je leur soumettais la chanson de Nick Cave « were the wild roses grow ».

Une chanson qui se termine très mal pour celle que l’on appelle la « rose sauvage ». Dans le clip s’y entremêlent, là aussi, des roses et des serpents, un peu comme sur les illustrations que je vous proposais le 3 novembre lors de mon analyse déconstructiviste des « nouveaux » principes du Parti Socialiste.

Des serpents socialistes qui tels des Pokémons muteraient immanquablement. Pendant le congrès, on a pu les voir se transformer en dragons et dragonnes, passant des duels de lance-flammes verbaux aux dragonnades. Des poket-monsters qui ne nous auront rien épargné. Ni honte, ni ridicule, ni procès médiatiques, d’intention ou devant une juridiction compétente. Une vraie guerre des roses sur chemin des dames, où le venin collait à flots. Plus jamais ça !

SIL le Grand (selon Nostradamus) soit le SIL de la prophétie :-)


PS : Si Ségolène a enfin compris que le fait de ne pas diriger le parti ne l’empêche en rien de garder ses prétentions présidentielles, puisque de toute façon la Titine va se viander en beauté, que notre cocotte n’oublie pas un petit truc. En 2012, d’une part ceux qui seraient susceptibles de voter pour elle seront encore moins nombreux qu’en 2007 mais surtout, le seul présidentiable à gauche sera master DSK. Il s’agit-là du seul qui n’aura pas trempé dans le pathétique spectacle que vous nous avez offert et qui pourra jouer les big boss genre « la crise mondiale c’est moi qui l’ai réglée ; normal le Monde, L’Univers, je maîtrise, alors la France, vous imaginez bien que c’est finger in the nose ». DSK, Yes he cans !

mardi 25 novembre 2008

LES CONSEILS DU CONSEILLER NEMO : CHANGER L’EAU DE L’AQUARIUM


Lorsque l’eau du bocal est sale, il faut le nettoyer et en changer les liquidités. Conseil qui vaut aussi pour la crise financière.

PS : franchement en 2012, je sais pour qui je ne voterai pas. En effet avec Ségolène nous avons à l’évidence une fausse socialiste doublée d’une chrétienne-démocrate non assumée. Or puisque avec François Bayrou nous avons un vrai chrétien-démocrate et qu’avec Nicolas Sarkozy nous avons un vrai socialiste, autant choisir entre ces deux-là…

Le plus pathétiquement drôle dans toutes ces Affaires étant que lors d’un de ses derniers discours, notre président a tendu une bonne grosse raquette pour se faire smasher la tête et que les socialistes n’ont même pas relevé.

Il y a deux-trois jours, histoire de rassurer les siens, le président Sarkozy indiquait qu’il n’avait pas changé de base idéologique mais que son action s’expliquait par la nécessité d’être pragmatique afin de régler les problèmes. Excellent ! Vous ne voyez pas où est le smash ? Ma parole, je suis entouré de médiocres.

Et bien c’est pourtant simple. Le président Sarkozy constate que sa base idéologique « libéraliste » nous a mis dans la vase et que seule la base idéologique « social-démocrate » peut nous en sortir. CQFD. Les conneries sont à droite et les solutions sont à gauche. Conneries d’autant plus à droite qu’une fois le problème réglé avec des solutions de gauche, il a l’intention de recommencer les inepties de droite. CQFD je vous dis. À moins qu’il se rende compte de ça également et qu’il finisse son aggiornamento idéologique dans notre camp, à gauche, auquel cas, je voterai pour lui des deux mains, en 2012. Sauf si mon DSK se présente bien évidemment.

Et les autres qui ne relèvent pas. À croire que pour être à ce point crétins, bien que particulièrement gauches, les socialistes ne sont pas de Gauche.

En tout cas, une chose est certaine, à l’inverse d’Obama, nos socialos ne sont pas « multitâches », ils ne peuvent pas être « sur plusieurs dossiers à la fois ». C’est soit on se balance entre éléphants la porcelaine à travers la trompe, soit on s’occupe des Affaires du pays et du monde. Preuve définitive de leur impéritie. CQFD. Aussi cons que des poissons roses dans un bocal…

SILure dans un bocal de la rue Solferino

lundi 24 novembre 2008

PARTI SOCIALISTE : MARTINE RECOMPTE LES VOIX


Et en plus, les socialistes ne savent même pas compter. On comprend mieux, après le passage des socialistes, l’état dans lequel se trouvent l’éducation nationale et la recherche scientifique, sociologie mise à part, si toutefois on peut appeler cela de la science ou de la recherche. 0 pointé !

axSIL Rose

dimanche 23 novembre 2008

LA LUTTE DES CLASSES SELON LES FATALS PICARDS



C’est bientôt la période des conseils de classe, aussi il est temps de faire un premier bilan. Le mieux étant que je vous propose celui de mes Fatals Picards vénérés. Tout ce que je me tue à expliquer longuement , ici, par-là ou encore par ici, se trouve brillamment résumé dans cette chanson. « La sécurité de l’emploi ». Goûtez-moi ce texte :

« Ils sont marrants cette année, c'est difficile de deviner dès la rentrée, lequel se fera arrêter pour les scoots qu'il aura piqué, lequel sera incarcéré pour avoir trop dealé.

Moi en bon prof, chuis préparé, un peu de maths et de français, du Kick-boxing du Karaté. Tant pis pour la géographie ce qu'ils connaissent de l'Italie, c'est juste vaguement les spaghetti et Rocco Sifredi.

Le programme de cette année, en français faudrait arriver à lire tout un livre en entier, mais même Dan Brown et Marc Lévy y a plus d'cent mots d'vocabulaire ; on sera toujours à lire la préface même après l'hiver.

Et mon voisin en me voyant me dira "Bandes de fainéants, alors vous êtes déjà rentré, vous savez pas c'que c'est d'bosser, avec vos semaines de 20h, vous bossez bien moins qu'un facteur, et dire que je paye pour vos congés, et pis vous êtes même pas bronzé !"

Vite les copies à corriger, 2/3 Prozac, 8 cafés, mais j'l'entends quand même dire d'en bas, "et j'compte même pas la sécurité d'l'emploi".

C'lui aux lunettes, c'est mon surdoué, il sait écrire son nom sans fautes, il sait compter, wow ! Bah, c'est pas mal pour un 3ème, il faut savoir s'en contenter, c'est clair qu'un intello pareil, il va se faire racketter.

35 élèves, cette année, j'leur ai d'mandé c'qu'ils voulaient faire comme métier. J'ai 10 Zidane, 15 Amel Bent et 9 Bouba, un original qui veut faire vigile et avocat. Il a dû voir chez Courbet que c'était pas mal d'être avocat si jamais t'allais en prison. Ils croient tous qu'ils auront leur brevet en regardant l'Île de la Tentation. Merci pour tout ce que fait pour eux la télévision !

Et mon voisin, le même qu'hier, me dira : "Bande de fonctionnaires, alors vous êtes déjà rentré, vous savez pas ce que c'est de bosser, avec vos semaines de 20 heures, vous bossez moins qu'un contrôleur, et dire que je paie pour mon gamin, il a redoublé son CE1"

Vite les bulletins à remplir, 2/3 Prozac, et 8 kirs, mais j'l'entends quand même dire d'en bas "et j'compte même pas la sécurité d'l'emploi".

Les directives du ministère, nous imposent d'faire des réunions plus régulières. On en fait même pour planifier les prochaines réunions ou pour décider de c'qu'on peut donner sans risques comme sanctions.

Car fini les notes, de temps en temps faut juste leur envoyer des sms d'encouragement ; l'évaluation c'est pas toi qui la fais, eux y't'disent si t'es cool. J'préfère quand même qu'ils me donnent des notes plutôt que des coups de boule.

Impossible de les faire redoubler ; les pauvres chéris faut surtout pas les perturber. Les programmes faut les simplifier y a trop d'leçons ça les assomme. Ils ont même proposé de donner le bac avec la prochaine Playstation.

Et mon voisin, vous l'connaissez, me dira "Bande de surpayés, vous foutez rien de la journée, vous devez pas être fatigué, avec vos s'maines de 20 heures, vous bossez bien moins qu'un chômeur, et pis pas d'chef et pas d'rend'ment, c'est pas pour c'que vous faites vraiment".

Vite les parents à rencontrer, 2/3 Prozac, 8 Grand Marnier.

Et vu leur investissement, l'année prochaine ira pas en s'arrangeant. Faudra p't'être songer à les adopter ; venir le matin, le soir les coucher ; et p't'être dormir à leur place pour qu'ils restent éveillés en classe.

La prof de gym n'est pas venue, s'est faite agresser dans la rue, mais bon ils l'avaient avertie, ils veulent pas d'sport avant midi, ils peuvent d'jà pas fumer en classe, et ça déjà c'est dégueulasse ; entre chaque cours une bière et un joint, c'est quand même pas de gros besoins...

Cette fois-ci c'est décidé, mes gosses iront dans le privé, j'ai beau r'garder à deux fois, j'la vois pas tant qu'ça, la sécurité d'l'emploi…
»

SILalutte finale des salles de classe (Merci DG)

vendredi 21 novembre 2008

APHREURISME PAS BIEN BEAUJOLAIS




IN VINASSE VERITAS, MY ASS !

Le vin??? Pour tout dire, je n’ai jamais compris le développement généralisé chez le sapiens-sapiens du goût pour cette calamité liquide et gustative venue de Méditerranée. Remarque qui me vaut d’ordinaire, en plus d’une incompréhensible poussée de haine, un « de quoi tu parles étant donné que tu ne bois pas ». Ce à quoi je réponds que la haine c’est aussi dégueulasse que le vin et que si je ne bois pas, je n’en goûte pas moins.

Car il se trouve que tous les prosélytes du petit rouge qui m’entourent ont maintes fois cherché à me convertir, en me faisant goûter tous les plus grands crus. Rien n’y a fait. À chaque gorgée je leur sers la même grimace, ce qui les désespère. Toujours ce même arrière-goût aigre de vinaigre à salade, le seul endroit où je conçois le vin, qui me malmène les papilles gustatives. Exception faite toutefois du Porto Blanc, du Pineau des Charentes, du Banyuls et du Takaji Aszu, un équivalent hongrois.

« T’as pas le palais pour le vrai vin, voila tout » me disent-ils avec ce même ton qu’emploient les curés pour me traiter d’âme perdue ou les marxistes quand ils me jugent social-traître. N’insistez pas, je n’ai pas l’habitude qu’on me fasse avaler n’importe quoi ! Le vin comme presque tous les autres alcools, c’est tout pourri et puis c’est tout.

A la limite, la bière on peut dire qu’avec son arrière goût de pot-au-feu, elle nourrit son prolétaire, ou encore que l’hydromel de nos ancêtres non romanisés, ça a un petit goût tout doux, tout comme le petit verre de Baileys ou de Coca-Malibu que je m’enfile de temps à autres pour faire société avec tous ces alcooliques. Mais le vin, non, juste une aberration culturelle et gustative.

« Ton hydromel, ton Baileys, ton Malibu-Coca, rien que des alcools de fiotte ou de gonzesse, mon pote ». Voici ce qu’il m’est dit à chaque fois. Ce n’est pas grave, j’assume. Sans être bisexuel, j’assume totalement mon âme bisexuée. Je parle d’âme car pour le corps, ceux qui me connaissent savent qu’il tient plus du néandertalien ou du Troll galicien, certes à poil doux, que de l’Elfe aussi sodomite qu’androgyne.

En conclusion, le vin, en plus de se résumer à un vinaigre trop fadasse pour en faire une bonne vinaigrette, n’est rien d’autre qu’un aspect négatif supplémentaire de la colonisation romaine...

SILvetat

Illustration : preuve que le vin c’est portnawak, les Japonais en font une soupe de nouilles… Même s’il est vrai que cette année les importations ont baissé de 20%. Cela dit, ils n’en restent pas moins les seconds consommateurs de Beaujolais au monde. Nouille un jour… Nouille toujours !

jeudi 20 novembre 2008

KARINE EST UNE SMSALOPE (!)


Mea culpa, mea maxima culpa. Après tout je le savais. Je savais que je n’aurais jamais dû verser dans la félonie conjugale. Depuis tout petit, c’est comme ça. À chaque fois que j’ai voulu m’adonner à la moindre petite malhonnêteté qui soit, patatras, je me faisais choper ou bien j’échouais lamentablement. Aussi j’ai très vite compris que le péché, en dehors de ses formes imaginées ou chocolatées, ce n’est pas un truc pour moi. Je laisse ça à ceux qui sont doués, préférant m’échiner à la tache, la destinée m’ayant toujours garanti en échange quelques bons retours sur investissement.

Prenez ma femme, j’ai galéré pour la conquérir. Grand bien m’a pris ! J’en suis fort heureux. J’en suis, sauf que cela ne m’a pas empêché de succomber à la tentation. Que voulez-vous, la chair, à plus forte raison quand l’autre chair est canon, se fait faible. Tentation d’autant plus forte lorsque une fois parent, vous comprenez que vous pouvez être amoureux de plusieurs personnes à la fois sans culpabiliser, même si c’est selon des degrés et des natures différentes. Amoureux de vos gosses, amoureux de votre femme, et donc pourquoi pas d’une ou d’autres.

En l’occurrence, d’une superbe petite substitut du procureur, très Marie-Elise-Flavie comme je les aime, et que j’ai adoré mettre en sueur, à quatre pattes sur le parquet, instruisant à charge et à décharge pendant des heures, pendant des heures. Une grossière erreur…

Il est vrai que c’était tentant. Le scénario du crime était même parfait !

Figurez-vous que j’avais prévu vendredi dernier de dîner avec l’un de mes compères. Ma femme est d’autant plus au courant qu’il passe me prendre, histoire au passage d’embrasser sa filleule. Il m’embarque. De quoi anesthésier toute vigilance conjugale. Car ce qu’elle ne savait pas c’est qu’après le dîner, mon compère devait me déposer chez ma petite Proc afin que je me substitue à celui qui a procuration sur son compte en banque. Une bien bonne soirée. Je rentre donc avec le même air que devait arborer Adam le jour où il croqua la pomme. J’ouvre la porte et là je tombe sur ma femme qui affiche une mine particulièrement défaite. Je m’inquiète. « Les copies de tes secondes sont à ce point catastrophiques ? ».

« Non, c’est pas ça ! Regarde donc l’écran de ton portable, celui que tu as oublié sur la table du salon. Il a sonné et il y un message d’affiché »

Glups ! « Glups » c’est pour le bruit de roulement que fait ma pomme d’Adam quand le trognon reste coincé. Je regarde l’écran en essayant de garder mon calme car pendant ce temps-là ma moitié me fait la totale, à la méditerranéenne-style, limite clip de Diams Featuring Vitaa, « comment t’as pu me faire ça et tout et tout ». En effet l’énoncé du verdict qui s’affiche sur mon écran est on ne peut plus clair. Aïe ! Aïe ! Aïe !

« Salut c moi ? J’attends toujours ton appel, a croire que je t’ai laisse mon numero pr rien. Rappelle moi au 0899695201 »

Bizarre me dis-je, le numéro ne me dit rien et le style est presque trop parfait pour un SMS. Pendant ce temps-là ma femme me scrute avec ce regard propre aux profs de Lycées ZEP surclassés en zone prévention violence. L’instinct de survie est à l’œuvre. Là, je me dis, « pense à ce qu’aurait fait ton maître, Strauss-kahnise ton esprit… Tu peux le faire… Yes you can ! »

Me drapant dans une dignité toute mitterrandienne, que me permet surtout le fait de sentir qu’il s’agit là d’un SMS automatique diffusé par ordinateur, je compose le numéro et tend le combiné à ma femme. À l’autre bout des ondes minaude sur la bande d’un répondeur, une pure voix de suceuse à deux neurones, un pour la succion, l’autre pour la déglutition, « Vous êtes bien sur le répondeur de Karine, laissez-moi un message ».

Ma femme pour savoir que je les aime intelligentes comprend tout de suite qu’il s’agit-là du fruit d’une quelconque activité d’aigrefin, avec SMS vous invitant à joindre un numéro surtaxé. Elle éclate de rire. Ouf, je l’ai échappé belle !

Le lendemain, je rappelle mon Marie-Elise-Flavie de Proc. Je plaide ma cause, lui expliquant qu’au final, je ne suis vraiment pas fait pour l’immoral. « Écoute, j’ai une femme que j’adore, des gosses qui me comblent déjà suffisamment comme ça d’amour et d’emmerdes pour que j’aille jouer tout ce bonheur au bandit manchot, là où il faut toujours un perdant ». C'est là une simple question d'économie libidinale. Et puis je me connais. Un tel SMS ne peut-être qu’un coup de semonce « des forces de l’esprit » qui tissent la toile de mon micro-destin. N’est pas Mitterrand qui veut. Il apparaît bon que l’on ne se garde plus à vue. Ma petite substitut du Proc accuse le coup. J’en suis fort marri mais c’est ainsi…

SMSil

mercredi 19 novembre 2008

GAGNANTS-PERDANTS : ENNEMIS PUBLICS N°1 ET N°0


S’il te plait, ne m’en veux pas Jean-François car bien que n’aimant pas outre mesure tes idées, j’ai par contre toujours bien aimé tes films. Ne m’en veux donc pas d’avoir fait l’impasse ou plutôt le mur sur les deux derniers. Que veux-tu, tu sais ce que c’est, depuis que j’ai moi aussi des convictions, je tiens à les vivre à fond. Notamment celles exposées dans mon billet sur « l’homme extraordinaire ». Et oui, j’évite dorénavant de rendre immortel les criminels, préférant leur offrir ce qu’ils craignent le plus, le seul vrai néant, celui de l’oubli, celui d’un nom caché derrière un matricule, comme dans la série « Le Prisonnier ».

Aussi tu ne me délesteras pas des vingt euros que j’aurais laissés à la caisse pour aller visionner tes deux bobines en l’honneur de la très mauvaise bobine que tu présentes sur les dernières affiches promotionnelles, même pas en Barrabas, mais carrément en Christ Mel Gibsonien, le front sanguinolent. Le Christ te pardonne. Il sait à quel point la démagogie anti-étatique a toujours été quelque chose de tentant. Comme l’est ce que je pense faire. J’hésite encore, scrupules oblige, mais peut-être que j’honorerai tes deux vaches à lait cinématographique pour moutons de banlieue, en les piratant. Logique. Fais ton beurre sur le pis d’un criminel si tu veux mais ne me prend pas pour de l’herbe à brouter. J’espère mon cher Jean-François que tu me pardonneras cette petite infraction.

En parlant de moutons de banlieue, le plus drôle dans cette histoire, c’est que tous ces bourricots de rappeurs et autres morpions accrochés au bitume des Tours impuissantes de nos banlieues, vénèrent un ancien membre de l’OAS, l’organisation d’extrême-droite qui luttait pour que l’Algérie demeure sous occupation française, un gars qui était toujours volontaire pour « les corvées de bois » soit l’élimination des « Algériens un peu trop abîmés par la torture ». Désopilant, non ?

Une bien belle icône que cette ordure mégalomane, fils de bons bourgeois, castagneur de femmes, tortionnaire de journaliste, chasseur de Juge ayant commis l’outrage d’égratigner son mythe, et qui pouvait aussi bien dévaliser une banque que s’attaquer, le 21 juin 1973, aux 1,5 millions de francs que constituait la paye des employés de l’imprimerie Lang.

Quel homme, avec des « cojones » et tout et tout, que cet impuissant de la vie, cet handicapé ayant besoin d’un flingue pour béquille. Ce n°1 prétendra « j’ai choisi ma vie ». Foutaises oui ! À peine un animal avec pas plus de conscience qu’un charbon ardent, infoutu de bâtir, de subir, de supporter, d’aimer la vie, la vraie, la nôtre. Juste un vulgaire esclave, même pas d’un instinct de mort, mais bien d’un instinct de merde. Celui d’un bébé gâté, resté bloqué toute sa vie au stade anal.

Non, la seule chose qu’il a choisie, c’est sa mort. Il la voulait ainsi, il avait prévenu que ce serait sa mort ou bien celle des autres, « d’innocents », d’enfants, de pères et mères de famille, de gardiens de la paix publique. La République, bonne pâte la lui a offerte. Il peut la remercier. Une douzaine de balles. Une mort digne d’un félon, d’un traître à la vie, d’un traître à nos sociétés, d’un traître à tout ce que l’on s’échine à bâtir, jour après jour, litre après litre de sueur, goûte après goûte de sang, de sperme, de tout ce qui nous fait.

Et dire qu’on gratifie ce genre de ténias d’un numéro 1. J’espère moi qu’un de mes aimables lecteurs me fournira l’un de ses matricules de prison, bien anonyme et qui lui ira bien mieux que ce n°1. J’ai cherché en vain.

Tiens, histoire de rester dans les numéros et puisque d’un 1 à un 0 un rien les sépare, passons à l’ennemi public de la variétoche n°0, à celui qui portait en prison le matricule 8274 et qui se rappelle au même moment à notre bon souvenir.

Pas grand-chose en commun il est vrai avec le lascar précédent, si ce n’est toutefois la même hargne de bébé narcissique. La hargne du petit-bourgeois en mal de grandeur, qui rêve de tordre le réel autour de ses rêveries, ayant tout de même compris que lorsqu’on est une petite frappe anti-système, une pauvre loque haineuse, infoutue de l’assumer, puisqu’en perpétuelle quête nombriliste d’amour et de pardon, il vaut mieux finir, comme pour le n°1, ou commencer, comme pour le numéro présent, par s’afficher de gauche voire mieux encore, d’extreme-gauche.

C’est une couleur qui chez nous a la propriété magique de tout pardonner. Comme je l’indiquais du temps où je le nommais encore, les commentateurs parlent alors de « tragédie antique » ou de « crime passionnel ».

Non ! Le crime passionnel, c’est ce qui ce serait passé s’il s’agissait de l’une de mes filles et que je te croisais dans la rue, à peine quatre ans après ton crime. C’est que je ne suis pas doté de la même belle dignité urbaine que celle habitant les parents de ta victime. Ma dignité est pécore voire même païenne. Face à l’infâme on ne baisse pas les yeux et si justice ne nous est pas rendue, on voit pour le coup vraiment rouge. Quatre ans de prison pour seul prix ! Pauvres parents ! Même pas le temps de sécher les larmes, de panser les plaies...

Et l’autre maître chanteur qui pousse déjà la chansonnette moralisatrice, espérant revenir dans nos bonnes grâces en s’essuyant les charentaises sur notre président, en espérant nous mêler à sa paranoïa. Visiblement sa rage dépressive est toujours là. « Nous, on ne veut pas être des gagnants mais on n'acceptera jamais d'être des perdants (...) Pimprenelle et Nicolas, vous nous endormez comme ça, le marchand de sable est passé, nous on garde un oeil éveillé (…) Faut pas bouger une oreille, toutes sortes de chiens nous surveillent ». Ce perdant qui espère regagner gros à terme avec ses cerises en téléchargement gratuit cherche à l’évidence à nous endormir avec sa poudre aux yeux. Or même en piratage légal, je n’en veux pas de ses fruits pourris.

Car même dans le pire des cas, il y a de fortes chances pour que notre Nicolas ne fasse jamais autant de mal que toi !

La seule chose à propos de laquelle je partage ton avis, étant cette phrase « nous on a rien à gagner on ne peut plus perdre c'est déjà fait ». Et oui, pour l’essentiel, pour toi, c’est déjà fait ! Aussi, avec tes cerises déclencheuses de dies diarrhées, va donc pourrir et surtout ferme ta gueule ! Casse-toi tu pues et mâche à l’ombre ! Mâche en silence ! Allez mâche ! Remarque, à la limite, si tu tiens tant que ça à te rendre utile, compose donc le deuxième opus des « Murder ballads » de Nick Cave. Vu ton expertise, tu devrais y arriver. Mais de grâce, tais toi !

SILence !

mardi 18 novembre 2008

SI TU NE VAS PAS ALLAH BIQUETTE, ALLAH BIQUETTE VIENDRA A TOI


Ce titre est ce que l’on appelle une Allahpalissade, formulée en l’honneur de nos amis Saoudiens, qui très coquins et très cachottiers, oublient parfois de s’étendre sur certains de leurs us et coutumes particulièrement truculents. Peut-être une marque de ce mépris qu’ils vouent aux kouffars et autres cancrelats d’infidèles que nous sommes.

C’est dommage car les images de ces défilés caprins aux connotations toutes zoophiles ont quelque chose de magnifique. Je suis sûr qu’il y a là un marché touristique sous-exploité et pas que sous l’angle sexuel.

Étant très multiculturaliste comme garçon et à force d’insister auprès de mes potes arabes, j’ai réussi à me faire inviter dans le saint des saints et autres pis du pis caprins. Le concours s’est déroulé à Riyadh le 31 octobre dernier.

Quel magnifique spectacle. Alors que nous sommes là, dans les 4000, entre mâles impatients, sirotant nerveusement notre thé à la menthe, voici qu’on lâche sur des estrades recouvertes de tapis rouges, ces véritables princesses du désert, shampooinées, peignées, toutes magnifiquement apprêtées. L’émotion monte, pendant que des poèmes sont déclamés en leur honneur. L’excitation est à son comble. Certains en viennent même aux mains afin de défendre l’honneur de leur bêêêêlle. « Vous ne me croyez pas ». Regardez attentivement la photo et plus particulièrement le gentil bédouin en haut à droite, oui, celui qui afin de contenir son émoi se voit obligé de mordre rageusement un coin de son turban.

Ne vous moquez pas. Je le comprends car je me dois d’avouer que toute cette excitation était ma foi, fort communicative. Chose qui m’a fait lire sous un nouveau jour certains passages du petit livre vert du grand guide Khomeiny, ceux où il explique les choses suivantes.

« L'homme peut avoir des rapports sexuels avec des animaux tels que les moutons, les vaches, les chameaux et ainsi de suite. Cependant il doit égorger l'animal après avoir eut son orgasme. Il ne doit pas vendre la viande aux gens de son village, cependant la vente de cette viande à un village proche est acceptable. (…) Si on a commis un acte de sodomie avec une vache, une brebis, ou un chameau, leurs urines et leurs excréments deviennent impurs, et même leur lait ne peut plus être consommé. Cet animal doit être tué le plus vite possible et brûlé. »

Ceci dit, de toute façon, du côté de Riyadh, on n’a pas attendu le petit guide vert du grand guide vermoulu pour être fixés sur cette fixette caprine. D'après le guide qui m’accompagnait, un hadith de Momo-le-petit-mec-de-La-Mecque fonderait ces pratiques.

Selon l’érudit Al-Boukhâbri « le prophète après une longue période d’abstinence (2 jours et demi) endurée dans sa grotte du coté du mont Arafat aurait croisé une jolie petite biquette, bien jeune et vierge comme il les aime, car ayant de fortes chances d’être encore pure… et qui… crackkkkkk… »

« mmêeeeh! mmêeeeeh ! mmêeeeeh! » lui fit remarquer la biquette de caractère farouche… une spécialisation génétique en réponse aux caractéristiques des prédateurs du coin… Que voulez-vous… Il faut bien se défendre….. « Il n’y pas de MAIS » répondit le prophète, toujours selon le grand érudit Al-Boukhâbri, ajoutant même « tiens, faudra que je la ressorte le jour où je serais prophète ».

Et c’est ainsi que cette noble coutume s’institua chez nos bons bédouins. Pourvu que les ravages uniformisateurs de la mondialisation ne mettent pas un terme à ce genre de traditions. Le feu d’artifice clôturant ce concours de beauté hallal valant également le détour.

« Et c’est ainsi qu’Allah est grand… »

SILidim le Magnifique

lundi 17 novembre 2008

J'AI PAS LA TÊTE A FAIRE LA FÊTE MAIS BON…


Dans le cadre des journées de l'entrepreneur, se tenait aujourd'hui la 6e fête des entreprises. Encore une idée à la con ! Entre la baisse de notre chiffre d'affaires et le bilan à boucler au plus vite, histoire d'aller voir mon banquier le plus tôt possible afin de négocier un prêt ou deux, je n'avais pas trop la tête à faire la fête. Mais bon, étant donné que mes collaborateurs avaient préparé une petite surprise à l’attention de nos salariés, je me suis senti obligé de trinquer avec eux. « La surprise ? », un concours de tee-shirt mouillé, celui de mon assistante de frangine, qui histoire de se moquer de moi avait enfilé le juste au corps que vous voyez à l'image, arrosé involontairement avec la bouteille de Super-bock, une célèbre bière portugaise, que ce crétin de José, notre apprenti, a trouvé le moyen de renverser sur la chemisette de ma grande soeur.

Étant le plus doué pour les discours et surtout le moins imbibé, chose facile, j'ai commencé par porter un toast à notre banquier qui a toujours accueilli nos demandes de prêts avec un regard bienveillant ainsi qu'à sa divinité, la Main Invisible, qu’il porte autour du cou sous la forme de la main de fatma. Que sa Main Invisible daigne continuer de caresser nos projets dans le sens d'un poil généreusement fourni.

J’en profite également pour porter un toast à nos chers clients et surtout à leurs épouses qui grâce au démon de la décoration qui les possède toutes, sont à la base même de notre existence. Messieurs et plus particulièrement Mesdames, merci infiniment.

Jusque-là, je fais bien rire mon monde. C’était sans compter sur le moment où il faut bien passer aux choses sérieuses, donc chiantes, mon humeur du moment aidant. Ma sœur sentant le vent tourner s’en va changer de tricot.

Je salue en effet Alain Gérard Slama qui a enfin compris que si on ne régule pas la route, on régule au moins les automobilistes, « que ce n’est pas le capitalisme que l’on moralise mais les acteurs » comme il le dit lui-même, rendant ainsi hommage à mon billet sur « les carambolages économiques » et à celui où je le comparais à Ayrton Senna. Le fait qu’il cesse de croire dans ce mythe libéraliste où les acteurs du Marché seraient sauvages donc bons par nature est déjà une belle victoire. Étant le seul dans ma boîte à écouter l’émission radiophonique « les matins de France culture », les yeux de mon auditoire plongent déjà dans la mousse de leur cervoise.

Un début car j’enchaîne en demandant à nos hommes politiques de bien vouloir comprendre eux aussi que l’Etat n’est pas plus infaillible que le Marché. Seul le Pape l’est. Les autres acteurs privés comme publics devant, chacun dans son juste rôle, organiser les systèmes de contrepouvoir et de contrôle nécessaires au bon fonctionnement de l’ensemble. Après tout, les contrepouvoirs, on les apprécie dans tout un tas de secteurs, pourquoi pas en économie ?

C’est sans doute cela le « capitalisme démocratique » dont parle mon Georges Bush. Une capital-démocratie à laquelle j’adhère bien volontiers. Après tout si Michel Onfray a compris tout seul que le « capitalisme est un mode de production de richesses (efficace) et le libéralisme un mode de redistribution de richesses (injuste) », il n’y a pas de raison que je ne comprenne pas moi, le bien fondé du « capitalisme démocratique »…

Là mon auditoire me regarde d’un air inquiet. Ma sœur qui entre temps est revenue avec un nouveau maillot aux couleurs du NPA d’Olivier Besancenot, le parti des Nuls Par Ailleurs, me demande si le Bilan comptable est si mauvais que ça. Je rassure tout le monde en disant que ça devrait aller tout en précisant que 2009 ne sera pas pour autant l’année de la Teuf.

Cependant histoire de leur donner envie de finir leurs bières, tout en espérant que José provoque le retrait du ridicule nouveau tee-shirt que porte ma sœur, je détends l’atmosphère en rendant un vibrant hommage à un autre nul par ailleurs, par culture, par nature. Jean-luc Mélenchon qui bien qu’à la gauche de la gauche n’en aime pas moins suffisamment le patronat pour donner à son nouveau Parti De la Gauche un acronyme de taulier. Vive le PDG !

SILL GATES

dimanche 16 novembre 2008

MULTIPLICATION DE PAINS AU SAINT-SEPULCRE



Dimanche dernier, 9 novembre, les dignitaires religieux arméniens et grecs ont fait montre encore une fois de la plus profonde dignité spirituelle qui soit. Emportés par leur élan christique, ils ont reproduit le miracle de la multiplication de pains, et ce au cœur même du saint sépulcre. Résultat, une très bonne fournée, craquante et croquante à souhait. Pas moins de quelques douzaines de pains, quatre dents cassé, deux arcades sourcilières ouvertes, le tout agrémenté d’yeux au beurre noir. Sur du pain, c’est délicieux.

Pour ceux qui n’ont rien compris au charabia tartiné ci-dessus, apprenez que nos curetons, curetis et curetian, se sont encore une fois bastonnés au nom du Père, du fils et de je ne sais plus quelle autre pinaillerie spirituelle d’ordre byzantine. Il semblerait que les Grecs aient déboulé dans le tombeau avant que les Arméniens n’aient terminé leurs petits salamaleks, qui d’après les Grecs traînaient en longueur, ce qui s’apparente à un casus belli aux yeux des arméniens. S’en serait suivi, selon le Verbe qui est un ami, une série d’invectives fort peu charitables, le Grecs traitant les Arméniens de sous-chrétiens, de barbares, de métèquians, les Arméniens accusant de leur côté les Grecs d’avoir commis par cette intrusion une tentative de déicide au cri de « vous êtes pires que les Turcs ».

Le tout provoqua un tel tohu-bohu que des forces d’interposition israéliennes durent être deployées pour séparer les factions opposées et protéger accessoirement la très provisoire ultime demeure de leur célèbre compatriote Jésus. Circonstance aggravante, nos Kung-fu-de-dieu se seraient servis de cierges en guise de gourdins, voire de leurs croix comme armes par destination, ce qui après tout était la destination première de cet objet de culte.

Certains observateurs y ont vu une résurgence de la vieille querelle iconoclaste, puisque après tout, il s’agissait de se défigurer mutuellement. Ben ouais, on se transfigure comme on peut.

Au-delà de ce Mortal Kombat de mouches pour une dépouille spirituelle, j’aurais au moins compris d’où sont venues aux Inconnus les idées de leur célèbre sketch « Jesus II le retour ». Souvenez-vous, sur un air de Rambo, du « Jésus Christ, pour survivre il doit mourir » ou encore « je n’ai jamais vu quelqu’un distribuer autant de pains à la fois »…

Je suis certain que l’auteur de ces répliques n’est autre que Pascal Legitimus, qui derrière ses airs antillais n’en reste pas moins à moitié arménien. Ce faisant il ne peut que maîtriser à la perfection le sens de toutes ces querelles byzantines. Regardez plutôt…

Frère SILas

samedi 15 novembre 2008

CH’EST TRÈS TRÈS VILAIN, CHAT, MADAME !


Les empêcheurs de se marrer en rond me hérissent le poil. Aussi bien l’Association des Trisomiques Humourophobes lorsqu’ils s’attaquent à Timsit suite à un petit trait de mauvais esprit « le trisomique c’est comme les crevettes roses, à part la tête tout est bon », que la SPA en s’attaquant à cette « vilaine » affiche jugée félinophobe, ou tout autre constipé du noyau accumbens, l’une des zones cérébrales impliquées dans le rire. Qu’ils se le tiennent pour dit, ils me hérissent aussi bien la crête dorsale que la queue ! Or moi ce qui tend à me gâter la bonne humeur, je le fous à la poubelle, dans le bac non recyclable. Bande de fascistes ou plutôt de f’chatistes (!)

Enfin tout de même ! Je signale que le chat que vous voyez à l’image est un cascadeur, rémunéré bien au-delà des minimums conventionnels, pour sa toute petite prestation. Une cascade même pas dangereuse ! On m’informe par ailleurs qu’il aurait même eu droit, tout comme d’autres salariés de ce secteur, à des croquettes saupoudrées de cocaïne et aux grosses matounes prévues pour les partouzes post-production. De quoi le dispenser d’aller minauder sa race à la SPA.

Quant à l’argument que cela donnerait des mauvaises idées aux enfants, je signale que le Saint Julien du conte de Flaubert n’avait pas besoin de cinéma pour se montrer créatif en matière de maltraitance animale, à l’image des gosses en général. J’ai personnellement quelques bons souvenirs estivaux, où nous déchaînions nos innocentes pulsions d’enfants sadiques sur des animaux de compagnie et surtout forestiers. Un déchaînement dont la créativité étonnerait les meilleurs consultants en matière de traitements dégradants, que ce soit ceux des régimes de Rangoon, de Pékin et d’ailleurs. C’est fou ce que l’on peut faire avec un lézard. Depuis on a grandit et comme le Julien de Flaubert, nous prétendons même à la sainteté.

Donc, très chère SPA, du balai ! Vous ne me faites pas rire. Au moins quand mes chats me foutent de mauvais poil, que ce soit en miaulant à la mort dés six heures du matin ou encore en s’attaquant sadiquement à mon papyrus d’Egypte, ils me font un peu marrer. Pas vous ! Du coup, rien que pour vous égratigner du bout de l’ongle le plus sale, je conclurai sur cette image d’un Dupontel qui dans « Bernie » s’adonne à quelque truculent acte de barbarie sur un pauvre canari qui pour se défendre n’avait qu’à s’élever dans la chaîne alimentaire. Une image qui en tout cas fait bien marrer mes chats.

SILkirk rex

vendredi 14 novembre 2008

« ROYAL DEMON ROSE »


Chacun ses priorités après tout. Alors que pas mal de monde cherche à gérer l’une des plus grandes crises économiques mondiales, le Parti Socialiste gère l’une de ses plus insignifiantes crises internes. Ce qui permet pendant ce temps-là, au président Sarkozy, de très bien gérer l’affaire, du moins politiquement, récoltant ainsi les premiers bénéfices en matière d’opinion et posant les jalons de sa réélection en 2012.

Que voulez-vous, le slogan de sa future victoire est même d’ores et déjà trouvé. Un slogan que ne manquera pas d’approuver le supporter du PSG qu’il est. « Pendant la crise… ils étaient où ?... la-la-la… Ils étaient où ?.. la-la-la… Ils étaient où les Socialistes… la-lala-la-la-la… »

Ce faisant, j’ai commencé par avoir envie de relayer cette bonne blague qui circule depuis quelque temps par voie de courriel. « Le PS vous informe que l’emblème des Socialistes va changer. La rose sera remplacée par un brin de muguet. C’est en effet la seule tige capable de supporter autant de cloches ! » En plus comme cette plante à cloches, fleurit le 1er mai, ça tombe plutôt bien.

C’était sans compter sur notre Ségolène nationale. Avec le possible coup de Trafalgar que la Royal nous concocte, notamment en continuant de jouer la stratégie des petites souris de la base contre les éléphants du parti, ce n’est pas le moment de changer d’emblème. La rose reste on ne peut plus d’actualité. Un rose qui sent bon, mais truffée jusqu’aux pétales d’une armada d’épines. Une rose sauvage qui n’est pas prête d’arrêter sa pousse jusqu’au pouvoir.

« Quel est le rapport avec l’illustration », me demanderont les e-lecteurs les plus attentifs. Je crois que les fans des « chevaliers du zodiaque » l’ont déjà établi. En fait je me disais que je m’étais finalement planté une épine dans les mirettes en comparant l’année dernière notre Ségolène à la princesse Saori, la réincarnation d’Athéna. Segurenu san n’est en rien la réincarnation de Marianne-Athena.

À bien y réfléchir, je crois plutôt qu’elle est l’avatar d’Aphrodite, le chevalier d’or de la maison du Poisson, celle qui se situe la plus près du temple d’Athéna ainsi que du palais de son représentant sur Terre, le palais du grand pope. Aphrodite, le plus beau des chevaliers, le plus narcissique aussi, ayant à sa disposition toute une panoplie d’attaques à base de roses assassines. L’une de ses plus terribles attaques étant « roiyaru demon rozu », « royal demon rose », mieux connue sous l’attaque des roses démoniaques.

Qu’en pensent les fans de la série ? C’est bien plus plausible comme hypothèse, non ?

Ah mon François, elle t’aura tout pris, ta rose royale ! Sniff ! En parlant de rose sauvage, pourvu que toute cette histoire ne se termine pas pour le PS comme dans la chanson « were the wild roses grow ». Pourvu…

AxSIL Rose

jeudi 13 novembre 2008

LES EFFETS POSITIFS DE LA DESERTION


Après le temps du recueillement, place à celui des tirs de barrage. Pour notre président les « fusillés pour l’exemple » de la beaucoup trop Grande Guerre (1914-18) « ne se sont pas déshonorés ». Ils mériteraient donc les mêmes honneurs que ceux qui sont accordés aux soldats ayant accepté l’idée de l’ultime sacrifice.

Parallèlement à ça, le voilà qui dépose une gerbe au pied de la statue du « père la victoire », mon Georges Clemenceau, dont je signale à tous les amateurs de new-age que je suis la réincarnation officielle, reconnue par le Dalaï Lama et validée par l’office chinois des réincarnations, Clemenceau qui parlant des traîtres proclamait « pour les traîtres, douze balles dans la peau, pour les demi-traîtres, six balles suffiront ».

Aussi, qu’on me laisse déposer ma petite gerbe, et sur la déclaration présidentielle susvisée, et sur cette profanation de la statue de ma précédente enveloppe charnelle.

Que les mutins et autres déserteurs aient été victimes d’une très sale guerre, soit ! Ils méritent à ce titre notre compassion, notre chagrin et notre souvenir. Par contre, il est hors de question qu’on les place sur un pied d’égalité avec ceux qui sont mort les armes à la main pour notre Liberté ! Un déserteur reste un déserteur, sûrement pas un mort pour la France.

Alors certes, je dois reconnaître qu’une telle démarche offre comme effet positif celui de cajoler nos propres lâchetés. C’est si bon ! Elémentaire mon cher, lorsqu’on reconnaît les effets positifs d’une turpitude, que ce soit celle de la colonisation comme celle de la désertion, on lui donne une caution morale, on la valorise, voire on l’encourage.

Une petite fable ou mieux une affabulation morale qui fait grand bien à l’ego, qui permet de continuer de vomir sur nos militaires comme sur ceux des pays qui nous ont plus d’une fois libérés. Une bien belle berceuse qui permet à certains de dormir sur leurs deux oreilles sans avoir jamais à participer ou à se sentir concernés par le devoir de vigilance. De toute façon les chiens de garde du voisin d’à côté veillent sur leur sommeil. Bonne nuit les petits !

Ah cette manie à droite de positiver tout et n’importe quoi, depuis la discrimination jusqu’à la désertion, en passant par la colonisation ! Apparemment il y a, comme qui dirait, pas mal d’araignées qui se baladent sur les plafonds de l’Etat !

ClemenSIL, aux morts pour la France reconnaissant.

mercredi 12 novembre 2008

mardi 11 novembre 2008

RECUEILLONS NOUS SUR LE REPOS DOMINICAL


Les fidèles lecteurs du Republicoin savent qu'ils trouveront ici de l'original, des petits arguments tout bons, tout chauds, sortis comme qui dirait de derrière les fagots. C'est ainsi que je vous propose aujourd'hui 11 novembre, jour de recueillement, une petite fournée en rapport avec la possibilité de faire de cet autre jour de recueillement qu'est le dimanche, un jour travaillé dans la grande et petite distribution.

À vrai dire, tout comme l'ensemble de mes concitoyens, je suis très divisé sur la question du travail dominical dans le secteur commercial. Alors qu'il y a peu, je faisais partie de la moitié de français à être défavorable à l'ouverture des magasins le dimanche, me voilà dans la moitié qui se trouve favorable.

« Comment ais-je pu passer ainsi du côté obscur de la force de vente ? »

Vous allez rire. En pensant à une catégorie de salariés dont bon nombre d’entre vous se fiche éperdument. Les fonctionnaires. En effet, jusqu’alors, je naviguais entre :

1) Mes réflexes sociaux, du genre, il faut que les travailleurs et plus particulièrement nos caissières et autres vendeuses-vendeurs puissent préserver leur vie de famille.
2) Mes réflexes sociétaux, genre, il faut que chacun puisse s’adonner ce jour-là au culte de son choix, à celui des ancêtres dans nos cimetières, à celui de l’angoisse des vivants dans les divers temples, à celui de la nature dans les parcs et jardins, à celui de la culture où qu’elle se trouve, ou à encore au culte des grandes-marques dans les rares cathédrales commerciales ouvertes.
3) Mes réflexes de consommateur hypocrite car si l’idée de perdre mon temps dans un grand-magasin par un beau dimanche me file des plaques de psoriasis sur tout le corps, l’artisan du BTP que je suis, a parfois l’impérieux besoin de trouver un Castorama ou un Leroy-Merlin ouvert ce jour-là, ma femme et mes gosses profitant du voyage pour aller chiner à l’usine-center d’à côté…

Je naviguais. Et puis voilà-t-y pas, qu’en rentrant un dimanche soir de province, où j’avais dû me rendre au chevet des projets pharaoniques de la greluche d’un futur client, que je me retrouve assis à côté d’une insupportable rombière. Une mauvaise compagnie que se donna pour occupation, celle de nous pourrir toute tranquillité, normalement garantie dans le carré ID-ZEN du TGV, notamment en dégobillant sur les fonctionnaires sa bile d’oisive cocufiée par un mari en stage de cohésion d’équipe loin, bien loin, réfugié à l’étranger. Comprenez-là, notre TGV allait arriver avec 54 secondes de retard, ce qui compromettait dramatiquement les occupations d’inactive qu’elle avait programmé à la seconde près via téléphone portable avec sa voisine d’en dessous, son voisin d’au dessus, et je ne sais plus quel autre parasite de son entourage. Impossible d’en placer une. Je l’aurais bien accrochée au caténaire mais comme il parait que cela nuit gravement au bon fonctionnement du service public ferroviaire et puisque je n’ai rien à voir avec nos bubonneux d’anarshit, souvent fils d’oisives et badauds eux-mêmes, je me suis abstenu.

M’abstenant j’ai dû sublimer mes pulsions. J’ai bien fait. Me recueillant en ce dimanche, je me suis dit que la catégorie de salariés sur laquelle crachait cette vilaine vipère, travaillait, elle, le dimanche. Et là, élémentaire mon cher Watson !

S’il y a des fonctionnaires qui dans les transports, qui dans les hôpitaux, qui dans les musées, qui dans les parcs et jardins, et j’en passe, travaillent, se privant eux aussi d’une vie de famille, de shoping, de messe, de cinéma, auxquels ils devraient, en toute logique, avoir droit, contre un salaire tout sauf mirifique, pourquoi les salariés de la distribution ne seraient-ils pas logés à la même enseigne.

Quand on choisit un métier, un travail, on accepte au moment de la signature du contrat, tout comme nos fonctionnaires, les sujétions qui vont avec, faute de quoi on fait autre chose, voire on se met à son compte. Aussi pour quelle raison ce qui apparaît comme exigible de certaines catégories de salariés du public ne le serait-il pas de certains salariés du privé. Après tout, la nécessité d’un tel service semble de plus en plus évidente donc pourquoi ne pas l’autoriser. Avec compensations, respect des contrats déjà établis et négociation avec les partenaires sociaux, cela va de soi !

Avouez que vous n’aviez pas pensé à celle-là, hein ? Pour une fois que ce ne sont pas les salariés du privé qui servent d’excuse pour en demander plus à ceux du public. Elle est bonne, franchement ? Comment ça, non ! Pfff, vous ne savez pas « dreamer » !

SILiberal

Illustration : « Recueillement » de Bruno Lemoine, une toile qui me parle.

lundi 10 novembre 2008

AND NOW, THE OBAM&Ms


Je profite de la victoire d’Obama et d’un étendard américanophobe provisoirement en berne pour m’essayer au commerce équitable. En effet, dans un pays où l’on adore le beurre et où tout plateau apéritif se doit de proposer des cacahouètes, je n’ai jamais compris pourquoi le beurre de cacahuète n’y trouve jamais preneur.

J’ai commencé par mettre cela sur le compte du traumatisme qu’a constitué pour toute une génération de Français, le fait d’apprendre qu’Elvis Presley devait sa mort à l’ingurgitation quotidienne de moult tartines au beurre de cacahouète. 140 kg en fin de parcours cardiaque. Suicide by peanuts comme on dit là-bas. Toutefois force est de constater que si le traumatisme vaut pour la génération de nos parents, pour la mienne cette théorie ne tient pas la route 66. Comme elle n’explique pas pourquoi le beurre de cacahouète reste aussi sacré qu’Elvis pour toutes les générations d’Américains.

Non, je devais continuer de chercher une explication plus plausible, mais fatigué, j’ai fini par mettre tout cela sur le dos du sentiment américanophobe qui nous bouche les artères. C’est vrai quoi, à chaque fois que je propose à mes potes une peanut butter party ou bien en guise dessert, après un succulent repas, mon célèbre Kouign-Amann 100% pur beurre d’arachide, ce sont toujours les mêmes mines déconfites voir carrément dégoûtées que l’on me sert. Voyez vos propres mines. Je les vois d’ici toutes déconfites.

Jusqu’au jour où… oui jusqu’au jour où après un séjour dans mon New York adoré, j’ai déposé sur le plateau apéritif une petite coupelle proposant un petit cocktail de M&Ms que j’avais ramené de là-bas. Pour tout vous dire, j’avais à tel point bourré mes valises de paquets de M&Ms, de toutes les variétés disponibles aux EUA, que j’en avais suscité une certaine suspicion auprès du préposé au contrôle des bagages de l’aéroport de Newark. Encore un ignare tout ignorant des conditions de privation que nous subissons en France, question variété de M&Ms. Mais revenons à mon plateau apéritif.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque plusieurs de mes convives vinrent me voir, les pupilles dilatées de plaisir et avec du coulis de M&Ms à la commissure des lèvres, pour me demander « dis-moi, gros, c’est quoi le parfum des petits M&Ms tous mous là-bas ». Et moi de hurler avec jubilation dans mon salon « c’est des M&Ms Peanut Butter tas de cons », tout en concluant avec un « C’est bon Hein » histoire de ne pas laisser le seul goût de l’insulte sur le palais de mes chers amis.

Leurs mines respectives marquèrent la surprise puis un sourire. Un sourire cependant pas assez ouvert pour accepter de goûter mon fameux Kouign-Amann 100% pur beurre de cacahouète. De toute évidence le réflexe américanophobe est bien trop profondément incrusté. À ce stade de conditionnement, pour la zone du cerveau susceptible d’aimer mon Kouign-Amann, c’est foutu. On ne peut plus reformater la zone.

Au final, si j’ai lâché l’affaire s’agissant de leur faire avaler des tartines de peanut butter, alors que je n’offre que le meilleur, celui venu des Pays-Bas, du « Pinda kaas » de marque Calvé (PUB), je ne suis pas peu fier d’avoir incrusté dans les papilles et les cortex de mes amis le goût pour les M&Ms au beurre de cacahouète. À tel point que maintenant ça me saoule quand mes gloutons me demandent à chaque visite s’il ne me resterait pas quelques M&Ms peanut butter. Tout comme ça me gave de supplier mes potes allant aux States, de m’en ramener.

C’est que ça réveille en mon tréfond des souvenirs désagréables que j’y avais enfouis. Lorsque je suppliais ma mère de m’envoyer du chocolat made in France, made in Suisse, made in partout ailleurs, l’année où elle me laissa enfant en pension chez mon grand père de Viana do Castelo, en Portugalice. Bref des réflexes de gosse du tiers-monde que je pensais ne plus avoir à revivre. Je vous parlerai un jour, si vous êtes sages, du chocolat portugais, très prisé dans la prison d’Abou-Ghraib...

C’est ainsi que je supplie, implore à genoux, un pistolet M&Ms acheté au M&Ms Store de Las Vegas, braqué sur ma propre tempe, que M&Ms France veuille bien distribuer les M&Ms Peanut butter dans notre Pays. J’ai même pensé à la campagne de pub.

Histoire de prendre le palais de français par surprise, tout comme je l’ai fait, vous n’avez qu’à utiliser le mot « crème » ou « sauce » pour « beurre » et d’employer un mot africain pour cacahouète. « Tiga » par exemple. Le mot pour cacahouète en bambara. Ou alors Tiga-na. Ce qui signifie « sauce cacahouète » toujours en Bambara et qui rappellera en même temps le nom d’un célèbre joueur de foot français. M&Ms Tiga’s cream ou M&Ms Tiga-na, je trouve que ça claque, non ?

Vous jouerez ainsi sur ce goût si français pour l’exotisme post-colonial. Avec en prime un slogan tout trouvé genre « Y’a bon M&Ms» rappelant le « Y’a bon Banania » du temps où le Français voyait déjà « le bon nègre » avec un regard paternaliste de Droite avant que ce regard ne devienne pépèrenaliste de Gauche. Vous pourrez même coller un boubou au M&Ms pour le clip publicitaire. Non je rigole, mais en jouant sur ce réflexe exotiste aussi profondément conditionné que le réflexe américanophobe, je suis certain que les M&Ms Tigana feront un malheur dans mon pays.

Cela ne vous convainc pas. Il vous reste une autre possibilité. Celle d’appeler ces M&Ms des OBAM&Ms, jouant sur la vague Obama pour contrer l’américanophobie et ses origines kenyanes pour souligner la qualité des arachides de ce pays. OBAMIAM-MIAM ! Et puis si le sieur Obama devait ne pas autoriser ce détournement commercial de sa stature présidentielle, répondez qu’avec toutes les promesses inconsidérées qu’il a faites, il aura bien besoin de sa commission sur les OBAM&Ms.

Dans tous les cas, s’il vous plait. Dites oui Monsieur M&Ms. s’il te plait dit Oui…

SIL qui contrairement à Obama fond dans la bouche, pas dans la main.

dimanche 9 novembre 2008

OBAMA NO MERCI BEAUCOUP.


Pour rester dans le facho, j’en ai un peu marre de m’entendre dire par des gens qui n’ont suivi cette campagne qu’à travers les dépêches AFP qu’Alain de Chalvron lisait pour le JT de France2 depuis sa chambre d’hôtel américaine généreusement payée par le contribuable français, que mon choix pro-MacCain relèverait de motivations obscures, limite teintées de brun.

Or moi quand on cherche à me coincer entre des accusations de fascisme et l’argument massue « que fais-tu du symbole que constitue ce métis », j’ai tendance à aller bouder aux chiottes, au mieux en marmonnant « vos propos auront eu au moins quelques vertus laxatives », au pire en beuglant « vous me faites tous chier ! »

C’est là, aux toilettes, que je me suis rappelé avoir assisté gamin à l’une des premières élections post-fascistes au Portugal. Les législatives de 1980.

Une chose m’avait fortement marqué, la méthode utilisée par les militants des différents partis pour expliquer à la masse d’analphabètes de mon bled, comment et pour qui voter. Après pas plus de deux arguments bruts de décoffrage, ils dessinaient sur un papier le symbole de leur parti, celui qui figurerait bien en gros sur les bulletins de vote. Je venais de comprendre le principe du réflexe de Pavlov électoral. Associez une promesse à un dessin ou une couleur et le peu de mémoire qui fonctionne fera le reste. J’adorais voir les vieux autour de moi s’échiner à reproduire dans la gadoue des rues de mon village le symbole qui s’était le mieux incrusté dans leur cervelle.

Je crois que ma méfiance envers les couleurs politiques, les dessins et le simple slogan, ainsi que mon goût pathologique pour la lecture des programmes électoraux date de cette élection pour analphabètes. Voilà pourquoi je vais systématiquement bouder aux WC quand on vient me parler de ce que l’on n’a pas lu, à plus forte raison s’il s’agit de politique.

Cependant, pour être complet, ma manie de l’information ne s’arrête pas que là. Quand je vote, ou pas, j’aime bien savoir un tant soit peu, à qui j’ai à faire.

Manie qui m’a conforté dans le choix MacCain car outre un programme bien plus cohérent et bien plus tourner vers le futur, j’ai découvert un garçon très centriste, à ce point à la gauche de son parti qu’on le traite souvent de « Républicain de nom seulement ». Un centriste aimant traîner avec d’autres centristes tels que Joe Liberman, un ancien démocrate, devenu indépendant, pro-avortement et pro-mariages-homosexuels, longtemps pressenti comme le colistiers de mon MC.

« Qu’est-ce que je fais de Sarah Pallin ? » C’est simple. J’accroche sa photo au-dessus de mon bureau et je l’admire. Que voulez-vous, elle m’inspire. Plus sérieusement, en plus d’avoir mobilisé la base républicaine, ce choix représente à merveille ce qu’a compris la droite américaine, ce que comprend peu à peu la droite française et ce que ne pige toujours pas la gauche d’ici et d’ailleurs. Alors que nos bourgeois de gauche gardent cette prétention paternaliste à vouloir parler en notre nom, à notre place, de savoir mieux que nous ce qu’il nous faudrait, le bourgeois de droite a compris qu’il fallait, à nous autres laborieux, nous donner voix au chapitre. En somme, nous faire participer à la démocratie représentative.

Un choix que la gauche tacle souvent de façon condescendante en disant que les Sarah, les Rachida et les Fadela ne sont que des pions aux mains de la droite. Pas de soucis, à bien y réfléchir, nous autres enfants du petit peuple, de quelque couleur que ce soit, adorons être des pions lorsqu’il s’agit d’être aussi bien payés et aussi bien placés dans la société. Sérieux, quelle bande de nazes, ils nous font, tous ces pépères de gauche.

Mais revenons aux EUA et plus particulièrement à Obama qui au-delà d’un programme « y’a qu’à, faut qu’on » m’a fait marrer jusqu’au choix de son colistier. Joe Biden, un cacique du parti démocrate. Normal, n’ayant aucune expérience, Obama ne pouvait qu’essayer de s’entourer, comme on le voit y compris dans l’actuel choix de son équipe, des plus beaux croûtons de chez Washington, ce qui donne un goût particulièrement réchauffé à son changement. Alors que MacCain, en bonne vieille croûte expérimentée disposait d’une plus grande liberté de choix.

Mais ce n’est pas la seule chose qui m’a fait rigoler et qui m’a fait voir votre Obama avec une certaine circonspection.

C’est vrai, quoi, comment voulez-vous que je fasse confiance à un gars qui parle de solidarité, de redistribution des richesses, alors qu’il laisse sa propre grand-mère kenyane patauger dans son bidonville. Certes rien ne l’oblige à aider sa famille, néanmoins quand on gagne des dizaines de mille, que l’on habite un manoir et que l’on ne jure que par le mot « solidarité », on met ses actes en adéquation avec ses promesses politiques si on ne veut pas passer pour un gros charlot. Et puis je connais plein d’immigrés qui avec leur SMIC trouvent le moyen d’envoyer au pays la moitié de leur salaire, alors…

C’est comme son bref et unique passage en Irak. Qu’il soit contre cette guerre, soit ! C’est parfaitement respectable. Par contre qu’il ne rende pas visite régulièrement aux enfants de l’Amérique qui ont été envoyés là-bas, comme s’il les confondait avec les choix du gouvernement, a quelque chose de nauséabond.

Et puis moi tous ces gens qui croient que ce gars va calmer les relations internationales, adoucir la politique étrangère alors qu’il n’a ni réussi à calmer les aigreurs plus que manifestes de sa femme, ni celles de son pasteur Wright, me font bien sourire.

Aussi, parmi le millier de chansons inspirées par Obama, vous comprendrez que ma préférée demeurera cet excellent morceau de country cajun, interprété par Poor James and the Swamp Crows, « Obama, No merci beaucoup ! »

misSILe Maverick

samedi 8 novembre 2008

UN OBAMA BIEN FRANÇAIS, PARÉ POUR 2017


Allez, un peu de provoc histoire de se gausser grassement de tous nos tartuffes obamaniaques, car après tout comme je le disais samedi dernier et comme l’indiquait également Ted Stanger, à la veille du scrutin dans l’émission « C dans l’air », les Français ont transformé l’élection américaine en un referendum sur le racisme voire en élection raciste.

Il est en effet particulièrement poilant de voir mes concitoyens et une bonne partie de notre classe politique avoir eu pour principal argument de campagne la couleur d’Obama, ce qui d’après mes sources aurait arraché une crise de rires à un certain Adolf H titulaire de la cellule 88 de la maison d’arrêt « pandémonium ». Il paraîtrait qu’il martelait entre deux rages de rire, avec un accent bavarois fortement prononcé, ici intranscriptible, « les autoroutes de l’enfer sont décidemment bien mieux pavées avec des bonnes intentions ». Mais revenons sur Terre.

Ah, la France, cette grande nation qui par universalisme indique au Monde ce qu’il doit faire selon ce précepte très gaulois, « faites ce que je dis et pas ce que je fais ».

Alors que les Gaulois ne se pressent pas d’élire ne serait-ce qu’une greluche bien de chez nous, ils somment les nord-américains de voter pour un benêt de métis sous peine d’anathème. Alors que notre pays ne comporte qu’une poignée d’élus ne faisant pas couleur locale, il met en demeure les EUA aux 10 000 élus noirs d’obtempérer à nos injonctions faute de quoi le mot « raciste » leur sera tatoué au fer rouge. De la même façon, nos partis et plus particulièrement les plus donneur de leçons en la matière, à savoir ceux de gauche et d’extrême gauche, bien qu’infoutus d’annoncer la couleur, de rendre très visibles un ou deux cadre dirigeants, font dans le sermon voire même l’inquisition. Mort de rire.

Non, il y a que la droite pour sauver l’honneur et notamment le président Sarkozy en colorant le sommet de l’état. Ce qui n’est qu’un début car à droite, il y a bien mieux encore. À bien chercher, on y trouve un Obama on ne peut plus clairement désigné.

C’est ainsi que j’ai l’immense privilège de vous présenter Stephane Durbec, qui se décrit lui-même comme « le frère jumeau en politique » de Barack Obama ; un beau métis de père antillais et de mère basque, soit notre Hawai et notre Kansas à nous ; âgé de 38 ans actuellement, ce qui fera 47 ans, l’âge d’Obama, lors des élections présidentielles de 2017 ; conseiller régional de la Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), une région qui par sa métropole Marseille et son importance correspond à l’échelle française au Chicago et à l’Illinois de Barack Obama ; qui comme Obama dit aimer son pays qui l’a « nourri de ses principes sacrés issus des droits de l’homme et du citoyen. » ; et ce malgré le racisme qu’il subit y compris au sein du conseil régional puisqu’une élue communiste l’a insulté en avril dernier en lui disant qu’il ferrait bien « d’aller se faire blanchir ».

N’en jetez plus, le parallèle est on ne peut plus limpide. Il ne peut pas s’agir de vulgaires coïncidences mais bien d’une injonction de l’Histoire.

Bon le hic, c’est qu’il n’est pas, comme je le disais plus haut, ni d’extrême gauche, ni de gauche tout court. Il n’est pas non plus encarté au Mouvement Démocrate. Pas plus qu’à l’UMP.

Et oui si vous voulez à ce point un métis pour président, si c’est-là votre principal argument, le signe évident du changement, il va falloir voter pour un candidat brun, Stephane Dubrec étant un proche de Jean-marie Le Pen, un membre du comité central du Front national. Vous comprenez maintenant pourquoi le racisme introduisait ce billet.

Avouez que ça serait un choix haut en couleurs. Mieux qu’un métis gaucho aux EUA, la France vous propose un métis facho. Et moi de dire que je me verrais dans l’obligation d’avaler mon chapeau si le FN nous faisait le coup en le désignant candidat pour 2017.

C’est qu’en plus, ils en seraient capables ces cons-là. Je soupçonne même ce métis plus brun que noir d’avoir suffisamment d’humour pour se donner pour slogans les bonnes blagues suivantes. « Si tu ne votes pas FN, c’est que t’es un raciste » ou encore « avec le FN, y’a bon Obanania ». Mieux encore, en guise de "Yes we can", je vois bien le très français "impossible n'est pas FN"...

SIL Meier’s

vendredi 7 novembre 2008

OBAMA AND THE OREO-SYNDROME


Au fond, l’élection d’Obama n’aura été une preuve rationnelle de la valeur de la démocratie américaine que pour ceux qui le savaient déjà. À l’instar de Ségolène, « je dirai même plus » que ce que nous savions de l’Amérique, le peuple américain nous l’a redit. La vivacité, la capacité d’adaptation, de changement, de goût pour la pensée multiple de cette grande nation, se trouve encore une fois démontrée. Que Gaïa bénisse l’Amérique. C’est pour ça que je le dis et le répète, ceux qui aiment vraiment les EUA n’avaient pas besoin de se vautrer dans l’hystérie obamesque. La joie de la possibilité Obama, de son existence, nous comblait déjà amplement, nous permettant ainsi de réfléchir sereinement au meilleur choix possible pour l’Amérique.

Pour pas mal d’autres, il en va tout autrement. Leur excitation obamesque n’est qu’une manifestation de plus de cette relation haine-amour qu’ils entretiennent avec les EUA. Le 5 novembre, ils s’évanouissent d’émotion à l’annonce du verdict des urnes. Pas moins de 24 heures plus tard, sans même attendre janvier prochain pour constater que la besace de ce Santa Baracklaus est vide, les premiers spasmes d’un vieux réflexe affleurent déjà à la surface.

Et si l’élection d’Obama n’était qu’une manifestation supplémentaire du complot néo-conSionniste, se demandent déjà certains. C’est vrai que tous ces Juifs qui l’entourent, aussi bien avant que pendant ou après sa campagne, ont de quoi susciter de la suspicion, non ?

Après tout, comme je l’ai entendu chez certains, pendant la campagne, Obama serait comme un biscuit Oreo, noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur.

Certains découvriront même très bientôt que son sang noir n’est pas celui des esclaves. Kenyan du côté de sons père, ses ancêtres de l’ethnie Luo se trouvaient parmi ceux qui vendaient leurs ennemis capturés lors de guerres tribales aux négriers arabes et autres. Du côté de sa mère sudiste, il est clair que ses ancêtres étaient du côté des acheteurs. Il paraîtrait même qu’Obama descend de Jefferson Davis, le seul président démocrate de la confédération sudiste, aussi raciste qu’esclavagiste.

Mais oui, mais oui, « Obama est un blanc déguisé en noir pour tromper le Peuple ». Un syndrome Oreo qui chez nous deviendra dans pas mal d’esprits ramollis la stratégie Obounty.

Comment puis-je m’avancer ainsi. C’est simple ! Je n’ai qu’à puiser dans le fond éducatif que toute une génération de profs gogoches américanophobes nous ont transmis par le biais de la méséducation nationale (lire l’excellent livre de Barbara Lefebvre « élèves sous influence », s’agissant des effets plus récents de ce phénomène). Je me rappelle notamment de mon professeur de Terminale qui parlait de « touristes en Irak » s’agissant des soldats nord-américains envoyés lors de la première guerre du Golf.

Et puis tous ces malades sont si stupidement prévisibles qu’il me suffit de les observer un tout petit peu pour anticiper sans difficulté ce qu’ils diront ou feront. Que voulez-vous, le propre du malade est de s’inscrire dans des typologies de symptômes. Ah, la maladie de l’américanophobie…

Docteur HouSIL