mercredi 21 janvier 2009

I LOVE W TOO


Ce n’est pas qu’un peu de populisme m’indispose ou que l’idée de me mêler à la liesse populaire m’irrite, car c’est souvent le moment idéal pour cueillir une génisse à manif en lui racontant que l’on a tout appris à Obama et que notre talent est tout autant que le sien sexuellement transmissible, mais bon ! Le bêlement conformiste des foules hystériques finit très vite par me taper sur les tympans, notamment les cris stridents des groupies d’Obama ainsi que les sifflets et autres persiflages puérils adressés à l’encontre de mon W.

Oh, que cette foule en mal de Messie n’y voit aucune méchanceté de ma part, ni même de jalousie type Sarkozy qui en est à reprocher à Obama le côté « bling-bling » de sa cérémonie d’investiture. Car je vous comprends. Il est intelligent, suffisamment pour s’être fait élire, ce qui est déjà pas mal, et puis c’est assurément un sacré beau gosse. C’est sûr, ça excite. Non, non, je comprends que pas mal de monde cherche à toucher sa bosse. Ça porte bonheur. Vous savez ce que l’on dit de celle des hommes de couleur. Même de demi-couleur, ça doit être pas mal.

Vous voyez que je vous ai compris. Cependant comprenez aussi, que moi, c’est plutôt Michelle qui m’emballe. Certes, question visage, ce n’est pas ça. Ça fleure l’aigreur, ce qui parallèlement devrait vous rendre méfiants quant à la capacité d’Obama à répandre le bonheur autour de lui, mais bon, son séant vaut le détour. C’est vrai quoi ! C’est bien gentil de mater le cul de Barack, mais est-ce que quelqu’un a remarqué celui de Michelle. Bande de goujats, de racistes et d’homos latents ou déclarés ! Remarquez, vous faites bien de reluquer celui de Barack car pour tout souffle épique vous risquez fort de n’avoir qu’un prout qu’il s’agit de ne pas rater, ses promesses ayant déjà largement fait pschitt. C’est marrant mais plus je l’écoute et plus je lui trouve un côté péteux tout à fait insupportable. S’agissant de celui de Michelle, avouez que ça sent le « bodje », comme le dirait un ancien pote à moitié congolais. Un bon « bodje » qui me donne comme des envies de danser le ndombolo en version collé-serré. Mais je sens que je m’égare.

Pour revenir à nos moutons, vous comprendrez également que je ne tienne pas à prendre part à un pétage de plombs collectif et généralisé. Avec notre Ségolène Royal qui ose prétendre que Barack s’est inspiré de sa campagne et de ses idées, et notre royal président qui a « hâte de changer le monde avec lui », je me dis qu’il faut d’urgence ouvrir des lits en psychiatrie. Paranoïa, folie des grandeurs, culte de la personnalité, à Washington comme à Paris, on se croirait de plus en plus à Pyongyang ou à Moscou du temps de l’empire soviétique. « Changer le monde ». Va falloir se calmer les petits gars, c’est moi qui vous le dis. Ou mieux, avant de changer le monde, passe ta Crise d’abord !

Non décidément, sans attendre que l’Obamessie multiplie tels des petits pains, les dosettes de calmants, je préfère rester sage, imitant ainsi, pour une fois, le Dalaï-Lama. Récemment alors qu’il expliquait que « la non-violence ne peut pas venir à bout du terrorisme », il indiqua par la même occasion qu’il « aime le président Bush », même s’il n’était pas toujours d’accord avec ses politiques. Et bien moi aussi mon petit Bouddha, j’aime bien notre George Bush ! Et pas que par anticonformisme.


J’aime bien ce président qui au lendemain du 11 septembre 2001 a compris le danger que beaucoup de cuistres d’ici et d’ailleurs, ne commencent à comprendre péniblement que maintenant. Le danger de l’idéologie fascislamique. Le danger et la nécessité de s’en défendre, en ne restant pas prostrés dans une position d’attente, mais en portant cette guerre loin de nos frontières et de préférence sur des points de fixation qui attireront les djihadistes. Résultat, zéro attaques sur le sol américain depuis, auquel s’ajoute le renversement de deux régimes tyranniques. N’en déplaise aux buses prétentieuses qui traitaient George Bush « d’imbécile » tout en augurant de son échec, l’intelligence et la réussite étaient de son côté. La guerre d’Iraq fut rapidement gagnée et la parole fut tout aussi rapidement rendue aux Iraquiens à travers des élections libres. Pour ça, on peut lui dire merci. Vous pouvez d’ailleurs le faire également, en cliquant ici.

Reste l’économie. Il a effectivement péché par excès d’idéologie, le marché sauvage n’étant pas bon par nature. Son administration aurait dû reformer les errements de celui-ci, qui aussi bien sous les administrations démocrates que républicaines, galopait furieusement au bord du ravin. Seulement le pouvait-il ? Avec une guerre dispendieuse à mener, une croissance à maintenir et des élus démocrates à ne pas braquer histoire que les budgets militaires soient votés, était-il possible d’opérer un système financier qui jusqu’alors rapportait gros à beaucoup trop de monde ? certainement pas ! Néanmoins vous remarquerez qu’il a là aussi, tiré très vite les leçons de la crise et commencé après quelques erreurs à mettre en place les remèdes que son successeur continuera pour partie d’appliquer.

Car, ironiquement, comme l’indiquait dernièrement Charles Krauthammer, éditorialiste au Washington Post, le meilleur avocat du bilan Bush s’appelle Barack Obama. En reprenant dans son équipe le secrétaire à la défense du président Bush, Bob Gates, et en nommant secrétaire du Trésor, Thimoty Geithner, l’une des pièces maîtresses de l’opération de sauvetage de l’économie menée par l’administration Bush, Obama donne raison à Bush. Pas mal, non ?

Et oui, j’aime ce président qui a suffisamment de classe pour rire de ses gaffes, reconnaître ses erreurs, lui, travailler loyalement avec son successeur et partir dignement en indiquant dans son discours d’adieux qu’il ne « s’est jamais soucié de sa popularité » et qu’il est fier de son « merveilleux pays », ce même pays qui a su élire un afro-américain. Une joie sincère puisque après tout, en plaçant des noirs-américains aux plus hauts postes de son administration, il y est lui aussi pour quelque chose.

Toutes choses qui me permettent de rigoler à la face de tous nos guignols-maison, reflets de cette sottise et « impéritie » qu’ils dénoncent, lorsqu’ils sont capables tel Erik Emptaz d’écrire cette semaine que le président Bush « ne laissera dans l’histoire, que de mauvaises guerres et de piètres gaffes ». Une argumentation bien pauvre pour ne pas dire de looser, qui nous permet cependant d’apprendre que pour l’éditorialiste du « canard enchaîné » de bonnes guerres demeurent possibles. C’est déjà ça de gagné sur l’esprit capitulard cher à nos contrées !

En conclusion, je finirai sur l’image qui m’aura le plus marqué de toute la présidence Bush. Elle est tirée de cette vidéo prise dans une école au matin des attaques. Image qui servit à projeter bien des phantasmes propres à notre époque ou qui fit rire pas mal de ses détracteurs, trop débiles et infantiles pour voir l’homme d’état encaissant le coup en homme tout court. Un document dont beaucoup ne sont pas près de percevoir les aspects exceptionnels. Personne n’avait jamais encore filmé un homme d'état dans une telle situation historique.


Un homme arborant ce même air qu’arborerait tout Gaulois si d’aventure le ciel lui tombait sur la tête. La surprise, le doute, la peur, pour lui, pour les siens, pour son pays. Des milliers de questions qui s’enchaînent à vitesse biochimique. À aucun moment l’expression de quelqu’un qui attendait les attaques, qui les avait préparées ou qui les couvrait histoire d’avoir une bonne occasion d’attaquer l’Irak, comme le croient encore nos conspiranoïaques. Pourquoi se laisser filmer ainsi, sinon ?

Rien de tout ça. Juste l’expression de son humanité, de la nôtre, face à une situation exceptionnelle. Une situation de crise à laquelle il a su répondre. Et vous ?

ImbéSIL

5 commentaires:

tranxenne a dit…

“Après les attentats du 11 septembre la plupart des Américains ont repris leur vie habituelle. Pas moi.” George W. Bush.

kate a dit…

quel bon article Monsieur, encore bravo !

SIL a dit…

Merci Kate !

Anonyme a dit…

Méprisable...

Vous êtes imbuvable.

Un biffin qui se met à votre hauteur.

SIL a dit…

Tiens apparemment quelqu’un a ranimé la flamme du biffin inconnu…

Dites-moi petit coquinou, vous n’auriez pas passé la nuit sur mon Blog par hasard, un blog qui pour méprisable et imbuvable n’en semble pas moins une source intarissable de commentaires pour mon brave biffin. Visiblement vous avez bien aimé celui-ci ;-)))

Surtout n’hésitez pas à vous faire plaisir. Buvez, buvez mon bon biffin car chez le vil capitaliste que je suis, tout est gratuit, contrairement aux tavernes des Ruffin, Dostaler, Badiou et autres Maris… Ah les hypocrites…