vendredi 27 février 2009

CRISE DE L’AN 09 : UNE CRISE DE FOIE


D’ordinaire, lorsqu’une guerre ou d’autres événements du même ordre se préparent, les gens se mettent à stocker du sucre et de la farine. Or là, depuis que l’économie est à feu et à sang, étrangement, qu’observe-t-on ?

Que les fêtes de fin d’année ont été l’occasion d’agapes gargantuesques, que les sapins croulaient sous les cadeaux et que même le bilan des soldes de début 2009 se trouve loin d’être mauvais.

Du coup je m’interroge. Soit les gens ont décidé de ne pas se laisser abattre, crise systémique ou pas, soit l’inquiétude est pire que ce que l’on croit.

Et si à l’image de pas mal de mammifères, nos sapiens-sapiens avaient décidé de stocker tout ce qu’ils pouvaient, non pas dans des réserves en dur, devenues peu sures, mais carrément sur eux, dans le genre « goinfrons nous avant d’avoir à affronter la disette… »

SILymarine

jeudi 26 février 2009

ANTILLES : THÈSE, ANTITHÈSE, SYNTHÈSE


L’autre soir, le parrain de l’un de mes gosses, éminent gwadada de son état, avec un ton propre à ceux qui en ont gros sur la patate douce, me téléphone et me dit, « dis-moi compère, je vois que tu t’occupes des Kanaks, des Sri Lankais, des Juifs et des Algériens, mais toujours pas un mot pour les Antilles ». « Justement », je lui réponds, « je ne peux pas être partout à la fois et puis je préfère m’intéresser au sort de populations réellement opprimées ». « Comment ça », me demande-t-il. « Non, rien, c’est juste que quitte à être le dernier sur le coup, autant jouer vraiment les last but not least. Et puis comme le disait le petit Jessy, les premiers seront les derniers et vice versa ». Aussi me voici donc enfin en première ligne avec un billet du premier ordre, issu de la toute dernière discussion avec mon compère. Savourez, c’est du braisé…

Bon à l’évidence, il y a des problèmes dans nos archipels antillais. Pas tant le fait que quelques familles concentrent les richesses. Après tout, c’est non seulement un peu le cas partout mais surtout, pas mal de riches méritent quand même leurs richesses. Non, l’un des problèmes semble être qu’une partie des 3000 békés, descendants d’aristocrates esclavagistes, toujours présents en Guadeloupe, fonctionnent comme sous l’ancien régime, avec les mêmes codes raciaux et économiques. Le refus de tout mélange additionné à un colbertisme des plus désuets. Le colbertisme, du nom du ministre des finances de Louis XIV, Colbert, désigne un ensemble de pratiques économiques marquées alors par le protectionnisme, l’octroi de subsides à l’exportation ainsi que des colonies totalement dépendantes de la métropole. Colbertisme que l’on observe aux Antilles, notamment à travers la gestion des ressources agricoles de l’île, l’impossibilité de commercer avec les voisins et sa spécialisation dans le tourisme. Un schéma d’ancien régime dont bénéficient encore certains békés.

De quoi justifier par conséquent, au moins un peu, le sursaut révolutionnaire de notre royale Ségolène et le titre de l’ouvrage de mon bel et bon Vincent Peillon « la Révolution française n’est pas terminée ». Aux Antilles, c’est un peu vrai. De quoi également donner des envies de « carmagnole » sur des airs de biguine, « Monsieur Jego avait promis, d’être fidèle à son pays, mais il a manqué, ne faisons plus de quartier. » Je vous laisse traduire tout ça en créole. Voilà pour la thèse.

Question antithèse, après les turpitudes békés, attardons-nous sur les turpitudes métisses. Là aussi, il y a des vérités qui se perdent. En effet, ancien régime local ou pas, nul ne peut nier que la République a plutôt été du genre grand-prince avec nos Antilles. Ce ne sont quand même pas les preuves d’une discrimination assez positive qui manquent : régime fiscal « privilégié », politiques de l’emploi, infrastructures hospitalières très bien notés et universitaires ne laissant en rien à désirer, plantations de fonctionnaires à perte de vue, avantages salariaux, etc. Signalons également que les élus sont tout sauf békés. Ceux que j’ai vus à l’Elysée étaient bien colorés et j’en ai même reconnu quelques-uns et quelques-unes qui n’étaient pas blancs-blancs à plus d’un titre. Bref, toutes choses qui devraient à première vue, permettre aux pas-békés d’assumer leurs responsabilités et de réussir. La preuve que la réussite demeure possible, résidant chez certains métis mais aussi chez les Libanais arrivés il y a peu et chez les Chinois venus au XIXe siècle travailler dans les plantations et qui depuis se sont tournés vers le commerce.

Preuve donc que tout ça n’est pas qu’une sombre affaire de racisme béké, de réminiscences esclavagistes ou « d’apartheid social » comme le raconte l’autre démago de Christiane Taubira. La prétendue exclusion qui expliquerait les violences actuelles, que des gamins font régner le désordre dans les rues, mais aussi le racisme ouvertement exprimé par les dirigeants du LKP (syndicalistes indépendantistes mais fonctionnaires, comme quoi), « les Guadeloupéens d’abord », « la Guadeloupe aux guadeloupéens », slogans susceptibles de rendre la présence d’un Jean-Marie Le Pen bien plus logique que celle de l’autre imbécile de Besancenot venu chercher « l’inspiration »...

Alors si le fond du problème n’est pas l’exclusion, que peut-il y avoir de pourri au royaume d’Arawak (premiers habitants de la Guadeloupe) ?

En dehors des éléments vu en première partie qui entretiennent des comportements d’un autre âge, et les « privilèges » de la République qui loin de favoriser la responsabilisation semblent enfermer une trop grande partie de la population dans l’assistanat, il est évident que le fond du problème réside dans une névrose culturelle qu’il serait temps de traiter.

Voyez-vous, pour adorer la littérature antillaise comme nulle autre, j’y ai pas mal usé mes mirettes. Or j’ai beau y avoir arpenté les 44 marches du Morne-Pichevin (quartier de Fort-de-France en Martinique) comme si j’y avais grandi, avoir découvert toute une galerie de tableaux impressionnants, et même assimilé la typologie des différentes castes métisses se méprisant entre elles, je n’ai jamais lu chez aucun auteur antillais la dénonciation de ce qui entretien l’infantilisation antillaise. Même Raphaël Confiant, dans le « bassin des ouragans », après s’être moqué de la « maman hexagonale » ou de « l’infantilisme congénital » qui touche son île, ne peut s’empêcher de s’enferrer dans l’esclavage au lieu de finir le travail de la république, l’abolir culturellement, appeler au dépassement.

Le dépassement de l’histoire esclavagiste, à l’image de ces peuples (russes, suédois…) qui ont dépassé un servage aboli voici un siècle et qui n’avait pas grand-chose à envier à l’esclavage ; le dépassement du seul objectif qui semble compter, celui du blanchissage de génération en génération ; le dépassement de la question raciale ; le dépassement du fatalisme…

Maintenant, question synthèse, bien que j’estime que ce sont les Antillais qui doivent traiter cette névrose culturelle qui leur est propre, je ne ferais pas comme ces 51% de métropolitains qui verraient d’un bon œil l’indépendance des Antilles. Premièrement parce que les Antilles françaises sont une création française, colonisée en premier lieu par des métropolitains qui se mêleront aux noirs, où il n’y a plus d’autochtones, ce qui rend les questions de légitimité sur ces îles pour le moins compliquées ; deuxièmement parce que les Antillais sont à 80% contre l’indépendance ; troisièmement parce que je trouve ça trop facile comme solution.

En dehors des questions culturelles régionales, le problème est français, la réponse doit l’être aussi.

C’est pour cela que j’estime scandaleux que le gouvernement mette trois semaines à réagir, pire encore, que les medias nationaux mettent quatre semaines à s’intéresser au sujet et à dénoncer ce mépris gouvernemental, mais aussi que notre président s’adresse à un département français non pas à partir d’une chaîne nationale mais à partir de RFO.

C’est pour cela que je trouve tout aussi scandaleux que les lois sur la concurrence ne semblent pas s’appliquer dans les départements français d’Outre-Mer, que l’on maintienne l’économie locale dans un archaïsme coupé des réalités aussi bien régionales qu’internationales, que l’on ne profite pas des atouts socio-éducatifs de ces îles, du nombre de diplômés, pour moderniser l’économie, la tertiariser, créer des technopoles capables de rayonner dans toute la Caraïbe, en somme que l’on se refuse à hisser l’économie locale à la hauteur des coûts, des salaires et d’un niveau de vie jusqu’à présent artificiellement maintenu.

Voilà, je vous laisse chercher d’autres idées. Cependant, en cas de panne, sifflez-moi ! J’en ai encore plein des idées pour moderniser l'economie antillaise et dont la plus géniale est sans doute l’exportation de fonctionnaires. Vu le trop plein dans nos Antilles et le pas assez dans les autres, je crois qu’on tient un filon en matière de contrats de mission. Tiens pourquoi ne pas en bâtir une usine locale, une sorte d’ENA antillaise qui nous permettrait d’inonder toute la région avec nos brillantes méthodes de gestion administratives ?

SILaï qui arrive « après la tempête »…

mercredi 25 février 2009

UN PEU DE ZOUK POUR ADOUCIR LE CLIMAT SOCIAL



Si en Guadeloupe, les feux de broussailles sociales semblent s’éteindre, le temps de brûler tel de l’encens les tous récents chèques en bois signés sur le dos du contribuable, ce n’est pas le cas sur l’archipel voisin. Là, des Martinique-tout, animés d’une même flamme régionale-socialiste (!), mais frustrés de s’être réveillés un peu tard, font dans la surenchère. Les gwadadas ont brûlé des barricades et bien nous incendierons des magasins. Ils demandaient 200 euros et bien nous exigerons 350.

C’est là que j’interviens.

Étant donné que « les Antilles c’est à nous », à notre République, donc un peu à moi aussi, et puisque je suis un bon républicain aussi responsable que soucieux d’éteindre l’incendie, voici présentée ci-dessus mon arme secrète. Un medley du grand chanteur martiniquais, Jacky Rapon. Du Jacky contre la Jacquerie. « Si se lov », un peu de zouk dans ce monde de brutes syndicales. Au moins, de quoi se calmer un peu entre deux rounds de négociations. La suite demain. En attendant, vas-y Jacky, ton son, c’est du bon…

Sil se lov

mardi 24 février 2009

ROBERT REDEKER ET LES PITBULLS DE L’ISLAM


Le 27 janvier sur Riposte laïque, le journaliste et écrivain Mohamed Sifaoui répliquait par voie d’article aux « chiens errants de la toile qui harcèlent, intimident et menacent les esprits libres ». Christine Tasin, rédactrice de ce magazine en ligne, avait en effet reçu peu de temps auparavant sur son propre Blog les menaces de mort d’un pusillanime Ezzedin El kassem. Le même qui se retrouvera dépeint en « pétard mouillé » par Monsieur Sifaoui . Un roquet artisanal qui se fit ainsi sécher par un vaillant esprit qui a malheureusement l’habitude de ce genre de chacals. Rappelons-nous qu’en juin dernier, il se faisait violemment agresser à la terrasse d’un café parisien. Une agression parmi tant d’autres, la plus récente datant du lundi 16 février et coïncidant approximativement avec celle que subissait Robert Redeker.

Alors qu’il faisait ses courses dans un supermarché, un musulman accompagné de sa femme, le reconnaît et l'interpelle, hors de lui, devant tout le monde : « vous êtes Robert Redeker. Vous avez insulté l'islam. Vous êtes un connard. Vous êtes une crapule. Vous êtes un salaud. Heureusement que vous êtes protégé parce que sinon ça irait mal pour vous ».

Il va de soi que tout comme Monsieur Sifaoui, je manifeste mon modeste soutien à Robert Redeker, Christine Tasin et aux autres victimes de ces "chiens errants" de la toile islamique. Un soutien mêlé toutefois d’agacement.

Comment voulez-vous que ces chiens enragés cessent de montrer leurs crocs lorsque l’on sait que Mustapha Dian, l’auteur de menaces de mort sur Monsieur Redeker et toute sa famille, a été condamné en première instance à 6 mois de prison avec sursis, 750 euros d’amende et 150 euros de dommages et intérêts. Pas même de quoi permettre à la victime de se payer un avocat.

Une plaisanterie, un encouragement, si ce n’est un signal adressé aux esprits libres pour qu’ils la ferment alors qu’au minimum, ce sont ces pitballah là sur qui on devrait placer de solides muselières. Tout comme il serait bon d’ordonner à leurs maîtres, aussi bien des caves que des esplanades, de les tenir en laisse. À moins que dans notre beau pays, on préfère laisser terroriser les honnêtes citoyens plutôt que de « terroriser les terroristes », histoire de paraphraser Charles Pasqua, l’un des rares à savoir comment on leur parle…

SILimalikoum

lundi 23 février 2009

CRÉTINS DE TUGUES: JUMELAGE LISBONNE-GAZA.


J’apprends (merci Nina) que le mardi 20 janvier les édiles de la ville de Lisbonne ont adopté une proposition visant à ce que la capitale portugaise soit jumelée avec la ville de Gaza. Initiative qui a suscité chez l’ambassadeur d’Israël au Portugal, Ehud Gol, « l’indignation » et la « surprise ».

Que la proposition de jumelage soit à l’initiative d’élus municipaux appartenant à la formation communiste et à celle du Bloc-de-gauche n’est pas vraiment une « surprise ». Ils ne font que rester dans la logique des gauchistes qui comme l’imbecillectuel communiste portugais, José Sara(de)mago, lauréat du prix Nobel de littérature, font des parallèles entre la Cisjordanie et les camps d’extermination nazis. Au passage, délire pour délire, je propose aux islamogauchistes lisboètes, de soumettre à l’Assemblée municipale la possibilité de rebaptiser la ville du nom que lui avaient donné les envahisseurs islamiques, Al-Isbunah. À côté de Gaza, cela sera du plus bel effet internationaliste ou multiculturaliste, un synonyme.

Non, l’aspect surprenant et indigne de tout cela réside dans l’abstention de toutes les autres formations de gauche comme de droite, ce qui a permis à la proposition d’être adoptée. Fait susceptible de faire se retourner dans sa tombe le marquis de Pombal, le rebâtisseur de Lisbonne. Un dicton dit que « Lisbonne ne se voit pas, elle se sent ». Or là, elle sent mauvais…

Fait qui en tout cas mobilise un certain nombre d’habitants de Lisbonne qui s’y refusent et qui vous proposent de signer la pétition en ligne dont voici ci-dessous une traduction du texte :

Nous soussignés habitants de Lisbonne, manifestons notre solidarité au peuple palestinien et notre appui en ce qui concerne la création d’un Etat palestinien dans le cadre de l’esprit du droit international. Cependant nous rejetons l’idée que la ville de Lisbonne puisse être jumelée avec la ville de Gaza comme cela a été décidé par l’Assemblée municipale sur proposition du Bloc-de-gauche, appuyée par le Parti Communiste et ayant bénéficié de l’abstention du Parti Socialiste, du Parti Social Démocrate et du Parti Populaire.

En effet, le fait de jumeler la capitale d’un pays démocratique avec une ville d’un territoire non reconnu comme nation par l’ONU ni le reste du monde, nous paraît contraire à l’ordre international. De plus, au moment où l’Assemblée municipale vote ce jumelage, nous rappelons que la ville en question est gouvernée par un groupe terroriste ayant pris le pouvoir lors d’un coup d’état et qui utilise ce territoire afin d’attaquer constamment des objectifs civils dans le pays voisin, actes qu’il promet de continuer et dont il se glorifie publiquement.

Les soussignés considèrent comme un déshonneur pour Lisbonne (ville dont la tradition de liberté est vieille de 900 ans) le fait de voir son nom associé au ferment du terrorisme. Aussi nous exigeons la suspension immédiate de cette mesure
.

SILomon

Addendum explicatif : « Tugue » est le diminutif que se donnent pas mal de Portugais, et « crétin de Touque » fut l’apostrophe que servit Gandalf, le vieux mage du « seigneur des anneaux », à l’Hobbit Peregrin Touque, dit Pippin, lors de l’une de ses sottes initiatives. Or comme certains Portugais me font penser aux petits Hobbits un peu bêtes de la geste tolkienne…

dimanche 22 février 2009

CONQUÊTE SPATIALE : KIM 1 - BARACK 0 (!)



En se contentant de reprendre, encore une fois, un point du programme de son prédécesseur, à savoir retourner sur la Lune en 2020, selon l’objectif fixé en 2004 à la NASA par l’administration Bush, Barack Obama va se faire coiffer au poteau par la Corée du Nord.

En effet, le dirigeant Kim Jong-Il, par l’intermédiaire de Pae Yong-Nam, directeur du programme spatial nord-coréen, vient d’annoncer son ambition en matière de conquête lunaire. L’offrir au peuple coréen en 2015. L’offrir ni plus ni moins, en la décrochant.

Grâce à cinq fusées de fabrication nord-coréenne, il compte la ramener sur le sol coréen où elle sera délicatement posée sur un magnifique piédestal, que dis-je une maindestal moulée à partir de la sublime mimine gauche du guide de cette astronomique révolution.

De là, elle rayonnera jour et nuit sur tout le pays du matin calme, captant en retour, loi de la gravité oblige, toute la gloire disponible dans notre système solaire. De quoi parvenir définitivement à « l’édification d’une patrie riche et puissante. » Ça c’est du plan de relance…

Kim Jong-SIL qui a décroché cette vidéo chez ses e-potes « crowdsurfers » ;-)

samedi 21 février 2009

UN POISSON-PILOTE QUI ME FAIT LE COUP DE LA PANNE (6/6)


Déambulant au milieu d’un tel échouage, figurez-vous que je suis tombé sur des poissons-pilotes. Visiblement ils avaient confondu nos thons rouges avec des requins. Ce que ça peut être con, un poisson-pilote !

Fin de la pêche miraculeuse. Il est temps pour moi de rentrer avec ma photo, malheureusement non-dédicacée. On ne peut pas tout avoir…

Silure du SIL

vendredi 20 février 2009

LE THON ROUGE EN VOIE DE DISPARITION ? (5/6)


C’est ainsi que je m’en suis allé vers son estuaire, respirer quelques parfums d’embruns. Alors que je rêvassais assis sur la plage, ma photo à la main, je me suis retrouvé subitement entouré d’un banc de thons rouges qui avaient décidé de s’échouer là, tout autour de moi. Moi qui les croyais en voie de disparition...

Pas assez visiblement puisqu’on le retrouve aussi bien à l’embouchure des fleuves de l’Alaska que dans les manifestations parisiennes en banc serré autour de leurs alliés verts et bruns. Tout ce Thon rouge m’a donné des envies de sushi…

Silure du SIL

jeudi 19 février 2009

UNE MURÈNE ÇA NE SERT ARYEN (4/6)


Et oui ma pieuvre d’eau douce se fit attraper par une autre espèce jusque-là tout aussi inconnue sous ces eaux. Une sorte de murène particulièrement brune, reconnaissable à son corps anguilliforme, à sa tête courte mais massive, à ses dents longues et pointues, ainsi qu’à ses mœurs alimentaires.

Car en plus d’être un charognard invétéré, ce long poisson, obsédé par d’obscurs complots tentaculaires, est susceptible parfois, faute de complot caché à se mettre sous la dent, de se rabattre sur les seuls bestiaux à tentacules qu’il peut, le poulpe et ses cousines. Cette brute épaisse n’en a fait qu’une bouchée.

N’ayant pas apprécié qu’il s’en prenne ainsi à ma jolie pieuvre aux grands yeux de hourie ahurie, j’ai séché cette vilaine murhaine d’un coup de harpon bien placé. Son corps s’est perdu dans le tumulte des eaux de ce fleuve décidément pas si tranquille.

Silure du SIL

mercredi 18 février 2009

LE POULPE ISLAMIQUE ET LE BURKA SHOW (3/6)


Le deuxième jour de pêche m'a gratifié d'un spécimen rare de poulpe d’eau douce, dont l’existence n’était rapportée jusqu’alors que par quelques pécheurs d’Amérique du Nord.

Non content de se jeter telle une islamikaze dans mon épuisette, j’ai eu droit à une danse des tentacules et à un défilé digne d’un burka-show. Ce qui m’a fait dire que j’avais affaire là à un poulpe femelle d’obédience islamique.

J’oubliais… Lorsque j’ai voulu la sortir de mon épuisette, elle m’a maculé d’une encre verte particulièrement visqueuse. M’aveuglant ainsi, elle a pu s’échapper, privant le musée d’histoire naturelle du coin d’une découverte homologué en bonne et due forme. Évasion qui toutefois lui fut fatale…

Silure du SIL

mardi 17 février 2009

L’APPEL DE LA NATURE : LE COUP DU BARBU (2/6)


Chassez le naturel et il se rappelle à vous d’un bon coup de sabot. Car voici ce qui s’est jeté dès le premier jour de pêche dans mon épuisette. Un Ictalurus melas, plus communément connu sous le nom de « barbu ».

Par la barbe rectale du prophète, le message est net, non ?

Et ce n’était qu’un début comme vous le découvrirez dans les prochains billets car ma semaine de pêche ne cessa pas d’être miraculeuse. Un signe, des signes que Galega (Cailleach), la Gaïa celtique des Galiciens dans sa forme hivernale, m’adressa au bord de ce fleuve alaskien.

« Retourne donc ferrailler contre la tyrannie et ses tyranneaux, feignasse ! » Oui, très chère déesse-mère…

SILure du SIL.

lundi 16 février 2009

MA CABANE EN ALASKA (1/6)


Bon, il faut que je vous parle. Ça ne va pas ! C’est pas que, mais j’ai besoin de m’aérer la tête. C’est vrai quoi ! Lorsqu’on en vient devant les bannières rouge-vert-brun des défilés Hamassophiles, à rêver d’un peloton de CRS tirant dans le tas avec une gatling à flash-ball, c’est qu’il est temps d’aller prendre un grand bol d’air frais. Ce que je ferai toute cette semaine en imitant AJM. Je vais pêcher, en emmenant avec moi, pour rare bagage, cette photo de Sarah Palin, dont j’espère obtenir la dédicace, si d’aventure je la croisais lors de ses régulières parties de chasse au caribou.


Ah Sarah, je sais bien que tu es très occupée, notamment par le lancement de ton SarahPAC, Comité d’Action Politique mis en place en vue des élections de 2012, mais bon, je serais tellement heureux de pouvoir t’offrir un petit thé dans ma cabane en Alaska…

John « portuguese » PhillipSIL

dimanche 15 février 2009

AMOR I LOVE YOU : A TRIBUTE TO LOVE

Des jolies langues, il y en a plein. Toutefois, il y en a une qui supplante largement toutes les autres, la langue brésilienne. Oui, je dis bien le brésilien et non le portugais, qui bien qu’étant une langue bien gentille et courageuse, est à ce point distante de sa sœur brésilienne question beauté, que je me refuse depuis longtemps à faire l’amalgame entre les deux. Une langue encore plus belle lorsqu’elle s’habille de mélodies. Toutes choses qui en font la langue maternelle de l’Amour. C’est ainsi qu’en ce week-end valentin, je vous propose, en guise de tribut à l’amour, trois chansons brésiliennes dont je vous ai traduit les paroles.

Nous commencerons avec « ja sei namorar », « je sais enfin flirter », des Tribalistas, à l’attention de ceux qui ont appris ce week-end :



Je sais enfin flirter ; je sais rouler une pelle ; il ne me reste plus qu’à rêver. Je sais où aller ; je sais où pouvoir rester ; il ne me reste plus qu’à sortir.

Refrain : Je n’ai pas de patience pour la télévision ; ne suis pas bon public pour la claustration. Je ne suis de personne ; je suis à tout le monde et tout le monde me veut du bien. Je ne suis de personne ; je suis à tout le monde et tout le monde se fait mien.

Je sais enfin flirter ; je sais toucher une balle ; il ne me reste plus qu’à gagner. Je n’ai pas le sérieux pour faire de la vie un jeu ; ce que je veux, ce n’est rien d’autre qu’être heureux.

Refrain : Je n’ai pas de patience pour la télévision ; ne suis pas bon public pour la claustration. Je ne suis de personne ; je suis à tout le monde et tout le monde me veut du bien. Je ne suis de personne ; je suis à tout le monde et tout le monde se fait mien.

Je t’aime comme personne ; je t’aime comme Dieu le veut ; je t’aime comme je t’aime ; je t’aime comme on se doit d’aimer…


Maintenant c’est au tour de la magnifique chanson « Amor I love You », de Marisa Monte, l’une des plus grandes chanteuses brésiliennes, présente dans le trio des tribalistas, et qu’elle interprète ici en duo avec l’un des plus adorables vieux crooners encore vivants, Roberto Carlos :



"Laisse-moi te dire que je t’aime ; laisse-moi penser à toi ; cela me calme, me berce l’âme, me rend la vie bien plus belle.

J’ai raconté aujourd’hui à mes murs, ce que renfermait mon cœur ; me baladant dans le temps, me promenant sur les heures, celles qui font durer la passion. C’est un miroir sans raison. Mon amour est ici. Mon amour reste ici.

Mon sein détonne. Je vis dans l’allégresse. Car mon amour est ici. Amor I love you. Amor I love You…
"

Si vous avez aimé, voici aussi cette magnifique version en solo enregistrée lors d'un concert de Marisa monte.

Et pour conclure avec une petite pensée pour tous les musul-amants qui s’évertuent à fêter l’Aïd de l’Amour, voici « Taj Mahal », le monument musical que Jorge Ben Jor bâtit à la gloire de l’une des plus belles histoires d’amour en terre d’islam. Allamour wakbar !



« Voici la plus belle histoire d’amour que l’on m’a raconté et que maintenant je vais vous raconter. L’amour du prince Xà-Jehan pour la princesse Num Mahal. L’amour du prince Xà-Jehan pour la princesse Num Mahal.

Dê, dê, dêdêredê… Dê, dê, dêdêredê… Dê, dê… Taj Mahal… Taj Mahal…
»

SILberto SIL

samedi 14 février 2009

LE CHOC AMOUREUX DES CIVILISATIONS II


À l’évidence, la remarque du professeur Ian Malcolm dans « Jurassic Park », « la vie trouve toujours son chemin », vaut également pour sa source, l’Amour. Car nombreux sont les musul-amants à vouloir cueillir des roses en plein désert dans le cadre de la Saint-Valentin, appelée là-bas « Aïd de l’amour ». Chose qui courrouce au possible les autorités de cette religion d’amour, de paix et de tolérance qu’est l’islam. « Cupidon, petit terroriste sioniste, range-moi ces flèches explosives ». Autorités religieuses qui ont décidé d’éradiquer ce mal amoureux à la racine, non sans manifester un sens du pathétique particulièrement comique.

C’est ainsi que l’année dernière depuis le Sénégal jusqu’au Cachemire indien, des voix s’étaient élevées contre une « imitation des pratiques et valeurs de l’Occident, des Chrétiens et des Juifs. » Cachemire indien où des boudins hallal, « les filles de la foi », exhortaient même la jeunesse à ne pas tomber dans ce piège satanique que serait la Saint-Valentin tout en s’attaquant aux commerçants qui vendaient des cadeaux liés à cette fête. Le cœur de l’Islam s’illustrant de son côté avec les islamistes du Parlement koweïtien qui réclamaient l’interdiction d’une fête qui aurait pour objectif « la destruction de la société koweitienne », et la police religieuse du royaume saoudien qui veillait à ce que les fleuristes ne vendent pas de roses rouges et à ce que les boutiques de cadeaux suppriment tout élément de couleur écarlate considérée comme un symbole de l’amour impie.

Mais cela n’a pas suffi. Aussi pour 2009, nous avons eu droit à quelques innovations. Comme quoi c’est possible en islam. En effet, un Imam Egyptien, Hazem Shuman, s’est lancé le 6 février dernier, sur la chaîne égyptienne Al-Rahma TV, dans un prêche particulièrement inspiré.

«Dans quelques jours, un très dangereux virus attaquera le corps de la nation. Quel virus ? Est-ce le sida ? Non, c’est quelque chose de plus dangereux. Quelque chose de plus dangereux que le virus Ebola qui dissout le corps humain, plus dangereux que le choléra qui a tué la moitié de l’Europe, il y a quelques siècles. Je parle du virus de la Saint-Valentin. Je suis venu ce soir pour mettre en garde tous les garçons et filles à propos d’un virus extrêmement dangereux qui est sur le point d’attaquer le cœur des jeunes du pays, et de détruire notre relation avec Dieu. Nous devons faire face à ce virus de la Saint-Valentin. »

Énorme, non ? De quoi reléguer en tout cas au rang de petit joueur l’islamiste anglais Anjem Choudary qui a récemment qualifié cette fête de « diabolique et futile » tout en avertissant les amoureux britanniques que s’ils fêtaient la Saint-Valentin « ils pourriraient en enfer ».

De quoi ridiculiser également les autorités religieuses malaisiennes et indonésiennes qui cette année encore se contentent de déclarer tout cela « Haram », interdit, ou alors « trop juif », mais aussi les « brigades du vice » saoudiennes qui s’évertuent, année après année, à piétiner en vain les roses rouges qu’ils trouvent chez les fleuristes dans le cadre de leurs très sérieuses perquisitions.

Car m’est avis que cela ne servira à rien. Mes sources m’indiquent que les roses distribués dans la maison de l’islam sont des Monsanto-Valentin , une espèce OGM qui résisterait à l’aridité comme aux fatwas phytosanitaires islamiques. Et oui, la vie comme l’amour, trouve toujours son chemin. Allez, Bises repetita placent, à tous et surtout à toutes...

AxSIL Roses

vendredi 13 février 2009

REOPEN-HUDSON 4 : LE FLYINGSUB ET LES TOURS FANTOMES


Ça y est, nous avons réussi à contacter le professeur Waldman. Cela n’a pas été facile. Il est en fuite et doit prendre un maximum de précautions depuis que Thierry Meyssie, qui en bon islamogauchiste ne supporte pas la concurrence, l’a balancé aux autorités NeoConSSionistes.

Deux précautions valant mieux qu’une, rendez-vous est pris dans le seul restaurant perse du quartier chinois de Manhattan. Une fois à la réception nous demandons la table attenante au magnifique ficus de Qom, ville sainte du chiisme, qui trône dans la pièce. Une bien sage décision. Cet arbre ne manquera pas de nous prévenir si jamais un sioniste entrait dans la pièce.

« Professeur Waldman, avez-vous des informations sur cette histoire d’eaux glacées à six degrés », lui demandons nous avant d’ajouter « comment les médias à la solde du complot sioniste peuvent-elle dire de telles insanités. En effet, soit les eaux étaient partiellement glacées et alors l’amerrissage sans dégâts devient impossible, à moins que les A320 soient bâtis comme des brise glaces ; soit on a glacé les eaux pour éviter que l’on s’approche de l’appareil. »

« J’ai mieux que ça, les petits gars », nous répond un professeur Waldman particulièrement excité, tout en commandant un chaï d’Iran, un thé brun aux vertus stimulantes, par lequel nous nous laissons également tenter.

« S’agissant des eaux, la réponse est claire comme de l’eau de roche, et écarte définitivement la thèse officielle de l’amerrissage d’un Airbus. Voyez-vous, avant tout essai, les eaux de l’Hudson sont partiellement gelées pour limiter le trafic, les sous-marins volants de type Fsub911 étant capables de briser très facilement la glace. Cela étant dit, dans le cas présent, l’eau a été gelée en profondeur lors de l’arrivée des premiers faux ferry de secours. Depuis leurs soutes furent déversées des tonnes d’azote liquide (des relevés le prouvent) dans le but de rendre la carlingue inaccessible aux hommes-crapeaux des services secrets perses ».

« C’était donc ça ! » nous exclamons-nous. « Logique après tout. Et s’agissant de vos révélations ? »

« Elles sont énormes, tout simplement énormes. La preuve que les vidéos présentées au public sont des faux grossiers. Un montage ridicule. Il était déjà clair qu’il était impossible de reconnaître le fumeux airbus dans les vidéos. Par contre, ce qui est net c’est qu’au loin du plan panoramique de celle-ci, on reconnaît les Twin Towers. Et oui, mes amis, les images présentées au public sont celles de l’amerrissage d’un hydravion datant de 1998. Les NeoconSSionistes sont tellement certains de leur propagande et de la torpeur du public qu’ils ne font même pas attention à ce genre de détails énormes. Heureusement qu’il reste des citoyens éveillés, tel ce brave Mc Muppet de Vilvorde, pour en faire la remarque le 17-01 à 14h23 dans les commentaires de la vidéo mise en ligne par un organe de presSioniste belge…»

« Nânnnnn ! », nous écrions nous, tout en regardant l’écran d’ordinateur portable du professeur Waldman, sur lequel on peut effectivement distinguer au loin les tours jumelles du Worl Trade Center.

« Incroyable, ils ne reculent vraiment devant rien, preuve sans doute que la population est totalement anesthésiée soit par voie télé-hypnothique soit par d’autres moyens ? »

« En effet, une question qui reste à creuser » nous dit le professeur Waldman tout en sirotant son chaï d’Iran aux vertus stimulantes…

Nous continuons notre enquête et vous tenons au courrant. DeConspiracy in progress

jeudi 12 février 2009

« FIVE O’CLOCK TEA » AU SRI-LANKA


Par ces temps où certains de nos journaleux nécrophiles, amateurs de minorités oppressées qui s’avèreront, après étude par des gens sérieux, être des têtes de pont de majorités en mal d’expansion, découvrent la question tamoule, notamment depuis la campagne de reconquête menée par le gouvernement srilankais, il est temps pour moi de m’arrêter, à l’heure du thé, sur cette question.


TAMIL NADU : GRANDE TAMOULIE

Car manque de bol pour nos journaleux un peu myopes, il s’agit là encore, tout comme pour les Palestiniens, d’une minorité nationale qui s’avère faire partie d’une majorité Régionale en mal d’expansion. Or comme je refuse d’attendre 30 ans pour que nos journaleux exotistes se rendent compte de leur nouvelle connerie, et puisque le Sri Lanka fait partie également de mes tasses de thé préférées, je vous propose la mise au point suivante sur ce coin de la planète. Désolé, les journaleux mais ce ne sera pas avec la question tamoule que vous pourrez lever les petites nouvelles qui pullulent en rédaction…

Les sources officielles établissent que les Sri-lankais, poussés par une brusque envie de soleil et de plages de sable blanc, quittèrent le Nord de L’Inde au 6e siècle avant JC pour prendre possession de l’île. Île qui devint bouddhiste 300 ans plus tard sous l’impulsion missionnaire d’Ashoka, un grand roi du Nord de l’Inde. Les Tamouls ne s’intéressant à cette île qu’à partir du 1e siècle de notre ère. Histoire qui toutefois ne nous explicite ni le pourquoi et le comment de cette venue, ni le bordel qui s’ensuivit et les moyens de le résoudre.

C’était sans compter sur votre serviteur qui se fit interpeller, un beau jour, par un vieil ermite sur le marché local d’une ville du sud du Sri Lanka.

Alors que je cherchais à Matara des épices pour me préparer le soir venu un bon « Kote Rôti », mon plat srilankais préféré, un vieil édenté avec une trace de talc au milieu du front m’interpella avec un « soudou poutae ». Un petit diminutif pour dire « mon tendre enfant ». Je lui souris. Il me sourit. Après avoir négocié d’arrache pied le prix de l’histoire pour touristes qu’il voulait me vendre, je restais le reste de l’après-midi à écouter ce qui suit.

Nous sommes en 580 avant JC. Bouddha raconte ses salades, oups, cherche à vendre son régime végétarien à qui veut bien l’avaler. Alors qu’il traverse un royaume situé non loin du Golfe du Bengale, le roi de ce royaume demande à le voir. Ce roi, grand amateur de thé, a eu vent de l’expertise du Bouddha en matière de plantes qui se mangent, se fument et se boivent. Après les longues présentations d’usage, ce roi demande à Bouddha s’il n’aurait pas un bon plan question thé parce qu’il en a marre de devoir l’acheter à « ces fourbes de chinois qui non seulement le vendent à prix d’or mais qui le coupent avec de l’herbe à chat ».

Bouddha dans sa grande sagesse, lui dit que le meilleur thé au monde pousse à l’état sauvage sur « l’île Resplendissante ». Le Roi vague ancêtre de Saint Thomas, ce qui explique au passage pourquoi des juifs s’installeront au 2e siècle dans l’Etat du Kerala, au sud de l’Inde, demande à goûter pour croire.

Bouddha toujours prêt à rendre service et se disant qu’un client satisfait fait toujours un bon converti, exécute l’un de ses miracles attestés par la tradition bouddhiste. Il se téléporte au Sri Lanka. Là, du coté de l’actuelle Kandy, en pleine montagne, il arrache avec les dents quelques branches des meilleurs buissons et revient avec.

Le roi voyant cela mais toujours un peu dubitatif lui demande quelle certitude il peut avoir que ce thé vient bien du Sri Lanka et non pas de l’échoppe de l’autre « merde de vache (insulte singhalaise très prisée) chinoise du coin de la rue». Bouddha répond alors à ce bon roi, qu’il n’a qu’à envoyer un commando de sa garde personnelle pour vérifier ses dires. Ils reconnaîtront le buisson en question à la canine plantée dessus puisque pour ramener ces branches, oubliant dans un moment d’absence nirvanique qu’il disposait de supers pouvoirs, il s’y est pété une dent. Heureusement qu’elles repoussent par miracle car à vrai dire ça lui arrive assez souvent. Petit détail qui apporte enfin une explication plausible aux centaines de dents censées appartenir à Bouddha et vénérées comme reliques dans l’ensemble du monde bouddhiste.

Sur ce, le roi envoie un commando constitué d’une centaine d’hommes. Commando qui longera au pas de course toute la côte indienne depuis le delta du Gange jusqu’au détroit de Palk, rejoindra l’île et trouvera la dent au sommet du Mont Pidurutalagala. Cherchez pas, il n’y a pas de contrepèterie à Pidurutalagala. Marche forcée qui permettra au commando de se rendre compte que cette île est superbe, que les femelles aborigènes ne sont pas terribles mais que sur le continent, de l’autre côté du détroit, il s’y trouve des petites Tamoules pas mal du tout.

C’est ainsi que le chef du commando renvoie un petit contingent pour annoncer au roi leur découverte, qu’il décide de rapter une centaine de dravidiennes comme il l’est raconté dans le récit mythique du « Dipavamsa », et qu’il s’installe avec le reste de sa troupe au centre de l’île, pas très loin du sommet de cette montagne où pousse le thé.

À l’écoute du rapport de ses soldats, le roi est tout ému. Il réunit son conseil sur le champs afin de planifier un exode vers leur île promise. L’île où coule le lait de coco et le thé en infusion. Le jeune frère du roi qui ne fait rien qu’à comploter, comme tous les petits frères, est contre, soi-disant qu’il n’est pas d’accord. Obsédé par le goût de ce thé qui lui est resté gravé sur le palais et motivé par la volonté de faire la nique aux chinois, il use de son joker. « Qui m’aime me suive ». Le deux tiers de son peuple plie bagages et suit son Roi. La partie conservatrice reste et nomme roi le petit frère comploteur.

C’est ainsi que le futur peuple srilankais descend la côte indienne. Arrivé en Tamoulie, le roi demande un sauf-conduit. Le roi Tamoul, fier comme peuvent l’être les fils d’une vieille et brillante civilisation telle que celle des Tamouls, demande à ce barbare à la peau claire venu du nord, ce qu’il vient faire dans les parages avec tout son peuple. Le roi srilankais lui raconte que son dieu, amateur de thé, a perdu une dent sur l’île resplendissante et qu’il s’agit là d’une opération de recherche de la dent, tout son peuple étant à peine assez nombreux pour pouvoir ratisser l’île à la recherche de la dent divine. Le roi Tamoul qui n’aime pas le thé et qui n’a aucune dent contre les Sri-lankais, lui accorde le sauf conduit en le prévenant toutefois que sur cette île les tsunamis y sont fréquents et que les sauvages y sont particulièrement sauvages. Il paraîtrait même qu’ils raptent les femmes selon un récent rapport.

Le roi srilankais accueille tous ces conseils avec gratitude et remercie le roi tamoul pour le sauf-conduit. Le roi tamoul lui souhaite bonne route, lui demandant juste de lui donner de ses nouvelles en retour ou de lui envoyer un petit bas-relief postal pour lui montrer comment c’est là-bas. Le roi Srilankais repart content d’avoir endormi les Tamouls et en se disant que le propre des vieilles civilisations qui se la pètent est aussi leur suffisance, comme l’absence de méfiance et de curiosité.

Arrivé sur l’île, le roi srilankais est aux anges. L’île est superbe, le lait de coco et de tembili coule partout, le thé est divin et l’aborigène se massacre sans grandes difficultés. Pas très loin du sommet de la montagne indiquée par Bouddha, il tombe sur ses soldats et leurs épouses tamoules, qui vivent le parfait amour dans ce petit coin de paradis. Il y installe sa capitale et l’appelle Kandy parce que « au pays de Kandy comme dans tous les pays, on chante, on danse, on rit, y a des plaisants et des gentils ». Quant à la dent de Bouddha, histoire de lui rendre grâce, il construit un temple tout autour.

300 ans passent ainsi. Les rois tamouls n’ayant pas reçu de nouvelles des Sri-lankais, se disent qu’ils se sont fait bouffer par les sauvages et que par conséquent, ils ont bien fait de ne jamais y avoir mis les pieds. Au Nord le grand roi Ashoka débute sa campagne de conquêtes. Pendant ce temps-là, les Sri-lankais vivent au paradis. Leur population et leur royaume s’étendent pendant que les aborigènes se disent qu’ils ont été bien cons de n’avoir jamais pensé à se sédentariser, fabriquer des armes un peu plus sérieuses, et d’apprendre à se battre contre autre chose que les singes du coin.


De conquête en conquête, Ashoka arrive dans un royaume crypto-bouddhiste, avec un roi qui lui raconte une drôle d’histoire de téléportation, d’île Resplendissante et d’exode. Ça tombe bien. Ashoka qui se bat pour que le Monde puisse connaître la paix bouddhiste et qui a besoin de ce royaume ouvrant l’accès au Golfe du Bengale, demande à ce roi srilankais du Nord s’il ne veut pas aller voir chez ses frères du sud comment s’y porte le bouddhisme.


Comprenant, cinq sur cinq, le message d’Ashoka, ce roi srilankais du nord et le conseil du royaume racontent au Peuple une belle histoire de mission civilisatrice. Soi-disant que la pureté de leur tradition crypto-bouddhiste se doit d’être apportée au Monde, en se réfugiant au sud, chez leurs frères. Rebelote, comme tous les 40 de chaque siècle, direction plein sud.

Arrivés en territoire tamoul, ce roi moins fin que le précèdent demande le droit de passer au prétexte que « Bouddha vaincra ». Le roi tamoul d’alors, civilisé, poli mais qu’il ne convient pas trop de prendre pour une bouse de vache, lui répond que son Bouddha n’a qu’à aller vaincre ailleurs car leur religion hindouiste à eux, est bien plus pure que la leur. Le roi sri-lankais du nord qui n’a pas dit son dernier mot, décide alors de pratiquer un petit « blitz » sorti de derrière les fagots, une attaque éclair en brandissant un svastika, la croix gammée du coin. Soi-disant qu’en bon indo-européen, en vaillant barbare du nord, il ne va pas se laisser emmerder par des bougnoules y compris civilisés et que de toute façon « Bouddha Vaincra ! »

En pleine nuit, les carrioles srilankaises du nord, protégées par des chars de combat, forcent le passage et se lancent plein sud, vers le pont d’Adam, une sorte de passage naturel à travers le détroit de Palk, constitué d’îlots et de bancs de sable. Les Tamouls qui n’aiment pas se faire prendre pour de la merde de vache même sacrée, se lancent à leur poursuite.

Au bout de la poursuite, les Sri-lankais du nord arrivent sur l’île mais les Tamouls aussi. Les Sri-lankais du nord demandent alors asile à leurs frères du sud. Asile accordé. Cependant, d’un caractère peu commode, voir même très orthodoxe, ils se mettent rapidement à prendre la tête à leurs cousins du sud, sur ce que serait devenu le Bouddhisme local. Soi-disant que seul leur Bouddhisme à eux, celui du nord, celui du petit véhicule, serait le seul vrai, le seul pur. Les cousins du royaume de Kandy finissent pas les envoyer vivement balader. Les Sri-lankais du nord fondent alors un royaume dissident sur la cote ouest. Royaumes qui se battront souvent entre eux.

Les Tamouls, quant à eux, en découvrant l’île prospère, bien aménagée par les Sri-lankais, nettoyée de ses sauvages, resplendissante en somme, se disent qu’ils ont été particulièrement benêts de ne pas s’en être rendu compte avant. Le roi tamoul tient conseil et annonce à son Peuple qu’à l’instar des barbares venus du nord et maintenant du sud, une civilisation digne de ce nom et aussi vieille que la civilisation tamoule se doit elle aussi de mener une politique d’expansion.

C’est ainsi que les Tamouls commencent leur politique d'expansion qui sous les dynasties Chera, Chola, Etcetera, les portera au nord jusqu’au delta du Gange, au sud-ouest jusqu’en Malaisie et Indonésie et surtout à s'installer définitivement au nord du Sri Lanka, après quelques siècles et moult batailles.

Ça y est, c’est la merde. L’île Resplendissante ne sera plus un paradis puisque tout le monde la voudra pour lui tout seul. Les différents royaumes srilankais, les quelques Aborigènes, les Tamouls, les Arabes, les Portugais, les Hollandais, les Anglais et maintenant les touristes, parmi lesquels des pédophiles du monde entier. Il n’y manque plus que les Chinois qui ne devraient pas tarder à arriver…

Après cette histoire, avoir payé ce que je devais à mon vieil ermite, y compris sa bouteille d’Arrack, un alcool local, et avoir reçu en retour une ridicule trace de talc sur le front que je n’étais pas peu fier d’exposer à ma famille srilankaise, je me suis mis à méditer sur le sort du Sri Lanka.

Cette île n’avait jamais été unie. Déjà les aborigènes la disputaient aux singes qui y pullulent. Elle ne le serait jamais. La seule illusion d’unité fut apportée par les Anglais. Le seul occupant qui en même temps assuma pleinement la politique du diviser pour mieux régner. Faisant venir encore plus de Tamouls du continent pour travailler dans les plantations, et pour leur octroyer des places dans l’administration aux dépens des Sri-lankais.

Résultat de toute cette histoire. 75% de Sri-lankais représentant 15 millions d’habitants. 25% de Tamouls, parmi lesquels les 7% de Tamouls musulmans, représentant 5 millions d’humains mais qui réclament 40% de l’île. En ayant à l’esprit que de l’autre coté du détroit s’étend le Tamil Nadu, « La grande Tamoulie », un vaste pays, celui des Tamouls, peuplé de 70 millions d’habitants. 25% de Tamouls du Sri Lanka qui sont donc la pointe de lance de 400% de Tamouls de la grande Tamoulie, et dont la présence continue ces 2000 dernières années ne leur fera jamais lâcher cette terre, tout du moins celle du nord de l’île.

Comme parallèlement, les Sri-lankais n’accepteront jamais de voir cette pointe de lance s’enfoncer dans leur flanc, avec l’aide de la grande Tamoulie, que fait-on ? Octroyer les 40% de terres demandées par les Tamouls dans un cadre fédéral, voir dans un cadre indépendant ? Expulser les Tamouls de toute l’île ? Continuer indéfiniment une guerre non pas civile mais entre deux nations bien distinctes, avec son cortège de massacres, d’exactions, de temples, d’écoles, de bibliothèques saccagées? Croire dans l’illusion d’une unité possible, à l’Indienne, dans un cadre égalitaire ?

L’unité indienne fragile, sans doute maintenue par le fait que chaque nation indienne dispose de son Etat, ce qui règle quand même pas mal de problèmes, n’est pas une solution. D’ailleurs si l’Inde elle-même ne veut pas d’une petite Tamoulie au Sri Lanka, c’est bien parce que certaines populations dravidiennes, la famille linguistique à laquelle appartient le tamoul, une famille s’étendant sur tout le sud de l’Inde, rêvent d’un grand Dravistan.

Fragile en Inde, l’unité est sans doute impossible au Sri Lanka. Chaque Nation antagoniste n’ayant pas de frontière définie au sein de ce petit Etat et rêvant de s’étendre aux dépens de l’autre. Deux nations toujours prêtes à psychoter sur les désirs d’hégémonie de l’une ou l’autre.

Alors, la guerre, avec ses crimes contre les populations, les attentats suicides, le blocage du développement d’une île à fort potentiel, et ce jusqu’au KO de l’une des parties, est-elle la solution ? Dieux, que non !

Doit-on travailler à l’établissement d’une autonomie des régions tamoules ? Bof car deux problèmes se poseront alors. Celui à court terme de savoir qu’elles provinces sri-lankaises seront octroyées aux Tamouls. Et surtout un autre à long terme. Qu’est ce qui empêchera les régions majoritairement tamoules devenues autonomes dans un cadre fédéral où la libre circulation sera la règle, de travailler à leur expansion dans les autres régions sri-lankaises où demeurent de fortes minorités tamoules. Car n’oublions pas, et les Sri-lankais ne l’oublieront jamais, le réservoir à Tamouls que constitue le sud de l’Inde.

Comme par ailleurs l’Inde n’acceptera jamais pour les raisons vues plus haut, la création de cette petite Tamoulie, que faire ?

À vrai dire, en ayant à l’esprit que cette île n’a jamais été unie et qu’elle ne le sera jamais, j’ai bien une idée un peu radicale, à laquelle personne ne semble avoir pensé mais qui risque d’être difficile à faire avaler. Laquelle ? Laquelle ? laquelle ?

La cession ou mieux encore, la vente à l’Inde de la province « Nord » ( au nord de Vavuniya), historiquement tamoule, habitée à une écrasante majorité par les Tamouls.

« COMMENT ?!? »

En cédant à l’Inde la petite Tamoulie, celle-ci se retrouvera rattachée à l’Etat indien du Nadir Tamoul. L’Inde se trouvera ainsi satisfaite dans son désir de maintient de l’Union. En contrepartie, l’Inde garantira la sécurité de la frontière sri-lankaise. Et surtout l’Inde acceptera le retour dans ses frontières de tous les Tamouls de l’île, Tamouls musulmans y compris.

Ainsi, le Sri Lanka redevient homogène, en paix, protégé par son puissant voisin, bénéficiant même de quelques aides ou investissement indiens bienvenus.

Persuadé que l’Inde acceptera cette solution, il ne me reste plus qu’à convaincre les nationalistes-religieux du Sri Lanka. Des durs à cuire. Preuve étant faite encore une fois que même les ultra-orthodoxes d’une religion qui prône le détachement de toutes les tentations de ce monde et la paix absolue, restent attachés au pouvoir et à la guerre, au nom d’une vérité ou d’une pureté puante.

SIL soudou poutae


Cette illustration représente le Dieu Ganesha, un dieu hindouiste vénéré aussi bien par les Tamouls que par les Srilankais. Dieu à tête d’éléphant rose que le Social-démocrate que je suis ne peut que vénérer également.

mercredi 11 février 2009

DES NOUVELLES DE L’ARSENAL TAMOUL


Après une longue et périlleuse enquête sous couverture, d’autant plus chaude que le climat est tropical, voici en exclusivité mondiale des informations de premier ordre concernant l’arsenal du mouvement des Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul (TLET). Du lourd !


VELUPILLAI PRABHAKARAN : Il s’agit du "grand tigre", le chef suprême depuis 1983. Il s’agit en fait d’une grosse couille molle qui adore supprimer ses opposants et qui prend pour du génie le fait d’enlever des enfants afin d’en faire des soldats ou d’entraîner des petites filles à l’art majestueux de l’attentat suicide. La touche personnelle, la tamoul-touch, résidant dans la petite capsule de cyanure que l’on attache autour du cou des fillettes, histoire qu’elles ne se fassent pas prendre vivantes. Génial n’est-ce pas ? « Oui ! » Voici alors afin de satisfaire votre curiosité morbide, l’intégralité de l’arsenal développé conjointement avec les cerveaux les plus brillants du Médiocre-Orient.


TIGRE ET CHATON 1 : Missile sol-sol de type furtif. Une pauvre gamine chargée d’explosifs quitte la base et va se faire exploser dans un marché d’une ville adverse ou bien à proximité d’un convoi officiel. La furtivité résidant dans l’aspect jolie petite fille innocente, capable d’endormir la vigilance des militaires ou des policiers sri-lankais. Et oui, à la différence de l’islamikaze, le terroriste tamoul bien plus pragmatique préfère les vierges terrestres au modèle céleste. Modèle très sophistiqué puisque livré avec un système d’autodestruction. La petite capsule de cyanure autour du cou. Pauvres gosses...


DOCTEUR FOLAMOUR : Il s’agit d’un engin tamoul à tête chercheuse. Lancé depuis n’importe quel aéronef y compris en papier, ce Tamoul porte à bout de bras une bombe qui avant de toucher le sol pourra être lancée sur la cible proprement visée. Il va sans dire que des réflexes et un sang-froid de reptile félidé sont on ne peut plus nécessaires.


TIGRE VOLANT 1 : Missile plage-sol ou bien plage-mer longue portée. Lancé depuis la plage à l’aide d’un hors-bord, grâce à son système de guidage perfectionné, une corde à chaque main, cet engin explosif situé dans le sac à dos porté par la tête chercheuse, est capable d’atteindre toute cible avec une précision allant du mètre au kilomètre, selon le niveau d’entraînement atteint par la tête chercheuse.


TIGRE VOLANT 2 : Chasseur-bombardier furtif puisque indétectable au radar. Lancé depuis la plage tout comme un Tigre volant 1, il devient autonome après décollage. Équipé d’un moteur dorsal, il peut remplir différentes missions. Bombardement avec un sac à ventre rempli d’explosif. Protection de l’espace aérien avec un kalachnikov et un lance-roquettes portés en bandoulière. Utilisé rarement pour les missions suicides. Un moteur dorsal ça coûte cher. La mission la plus délicate consiste donc à ramener le Tigre Volant 2 intact, ce qui du fait de la vitesse et de la manœuvrabilité s’avère un peu délicat.


TIGRE ET DRAGON 1 : Chasseur-bombardier capable de porter en bandoulière du pilote un tromblon pour les duels aériens et au choix une douzaine de grenades ou bien une bonbonne de gaz dans le sac à dos du pilote pour les bombardements stratégiques.


TIGRE ET DRAGON 2 : Quasiment le même. Seul le poids du pilote change. En prenant un maigrichon et en bourrant son sac à dos d’explosifs C4, acheté avec l’argent récolté par le biais du racket chez la diaspora tamoule, on peut en faire un bombardier tactique voir même un missile balistique balaise. La vie du pilote ne valant rien, il peut bien se cracher avec son arsenal. L’essentiel étant qu’il vise juste. C’est que ça coûte cher un Tigre et dragon 2. S’il échoue, en guise de représailles, on tuera toute sa famille. C’est que ça coûte cher, je vous dis.


TIGRE ET POISSON 1 : Véritable machette suisse des mers, cet engin naval piloté par un « sea-tiger » s’adapte à toutes les missions. Frégate lanceuse d’engins lorsqu’il tracte un Tigre volant 1, il devient porte-avion dés qu’on lui arrime un tigre-volant 2. Mais il peut devenir également une redoutable torpille lorsque lancée à toute vitesse, bourrée d’explosif, le commandant de bord la mène contre un port sri-lankais.


TIGRE ET POISON 1 : Et pour finir, tout droit sorti de l’esprit malade des scientifiques tamouls voici Tigre vénéneux 1. Il s’agit du pire soda tamoul qu’il m’a été donné de boire au Sri Lanka. Une horreur qui mériterait de figurer dans la liste des armes interdites par la Convention de Genève. Faudra juste qu’ils m’expliquent pourquoi ils ont pompé le logo de Microsoft pour identifier leur arme biologique. Pourquoi ???

mardi 10 février 2009

« J'AI FOIRÉ » OU L'HISTOIRE DU PRÉSIDENT QUI RATE SON ENTRÉE


« Nous en avions assez d'être à la Maison Blanche » fut l'explication donnée par le président Obama aux enfants d'une école primaire de Washington qui s'étonnaient de sa visite surprise mardi 3 février. Les commentateurs y ont vu une allusion à ses récents soucis en matière d'équipe gouvernementale. En effet, l'ancien sénateur Tom Daschle, qu'il avait désigné comme secrétaire à la Santé, a renoncé au poste en raison des problèmes qu'il rencontre avec l'administration fiscale. Retrait qui a fait dire au président Obama lors d'une interview à CNN « J'ai foiré », reconnaissant ainsi sa responsabilité dans une nomination qui s'est avérée être « une erreur ».

Bof ! Trop facile comme explication car j'y vois moi une toute autre raison à cette forme d'école buissonnière ou plutôt de Maison Blanche buissonnière par école interposée.

Car figurez-vous qu'elle lui en ferait voir de toutes les couleurs, la Maison Blanche. La semaine d’avant, fin janvier, alors qu'il rentrait d'une réunion avec les sénateurs républicains, le président Obama s'est retrouvé à tenter de regagner le bureau ovale par la fenêtre avant de se rendre compte que la porte était un peu plus loin. « J'ai foiré » se serait-il dit. Suite à quoi la fenêtre farceuse aurait été limogée et remplacée par une porte, le tout pour 200 millions de dollars pris sur le plan de relance, si j'en crois mon oncle João Portela, entrepreneur du bâtiment à Washingtão.

Moralité, si on a longtemps présenté le président Bush comme gaffeur, quelque chose me dit que l'on ne tardera pas à présenter le président Obama comme foireux ! « J'ai foiré ». Je sens même que ça deviendra assez vite un jingle historique, un peu comme le titre de Britney Spears « Oops, I did it again ». « Oops, I did dit again, I played with your vote, got lost in the game, Oh baby, baby ». Finalement John McCain avait raison de comparer les deux.

Tiens en parlant de foiritude, de Britney Spears et des certaines prédispositions à vouloir rentrer par les fenêtres, saviez-vous que lors des récentes aventures de Becassène chez les ricains, l'ex-candidate Royal, en plus d'avoir prétendu auprès de la presse nord-américaine que l'équipe Obama lui avait piqué ses idées politiques comme celles de campagne, s'est dégotté un mode d'hébergement particulièrement sans-gêne. Ne trouvant plus de chambre d'hôtel à Washington pour assister à l'investiture de Barack Obama, Becassène se pointe comme une rose à l'ambassade de France et demande à être hébergée « parce que je le vaux bien ». Pas mal non comme pied-dans-la-porte ? M'est avis que Becassène Royaloreal n'a pas fini d'essayer d'entrer à l'Elysée par toutes les ouvertures possibles. Enfin…

SIL renvoyé spécial

lundi 9 février 2009

L'ISLAM DES LUMIÈRES, UNE VULGAIRE ÉCLIPSE LUNAIRE (2/3)


Le 16 août dernier, en conclusion d'un petit billet traitant des éclipses de Lune, islamique y compris, je vous avais promis que lors de la prochaine éclipse, à savoir le 9 février 2009, de plus amples explications seraient données au sujet de la phrase sibylline « finalement pour ce culte lunaire qu'est l'islam, son fameux âge d'or ou des lumières n'est que le fait d'une vulgaire éclipse lunaire ». Qu'entendais-je par cette magnifique métaphore astronomique. Tout simplement que l'âge d'or de l'islam ou sa variante actuelle « islam des lumières » sont dûs bien plus à un défaut d'islam qu'aux possibilités offertes par la nature même de l'islam.

En fait par « âge d'or de l'islam », on entend cette période allant du VIIIe au XIIIe siècle, pendant laquelle la philosophie et les sciences connurent leur heure de gloire en terre d’islam. Une période mais aussi un espace, celui d’une mythique Andalousie heureuse où s'y seraient mêlées harmonieusement traditions islamiques, judaïques et chrétiennes. Un ensemble marqué par de brillantes figures telles qu'Averroès ou Ibn Arabi et par de non moins brillantes écoles de pensée, au cœur même du califat, telle que le Mutazilisme, école se voulant islamique tout en se basant sur une logique et un rationalisme d’inspiration grecque.

Un âge d'or que d'aucuns voudraient voir reparaître, à l'image d'une renaissance européenne, sous la forme d'un « islam des lumières ». Parmi ceux-ci on trouve Malek Chebel et Abdelwahab Meddeb, des philosophes se voulant islamiques tout en œuvrant en dehors des terres d'islam, dans leur nouvelle Andalousie, l’Eurabia. Un fait qui illustre aussi ironiquement que parfaitement notre problématique.

En effet, il est assez cruel de constater que tout comme quelques paillettes d'or ne pouvaient suffire à rendre aurifères les terres d'islam, notre poignée de lucioles actuelles ne parvient pas, ne parviendra jamais à éclairer l'islam. Ces petites poignées ayant même quelque chose de pathétique. Alors pourquoi ces paillettes et ces lucioles existent-elles quand même ? En dehors de ce goût très humain pour la liberté, pour une raison tout aussi simple que logique.

Voyez-vous, grâce au mauvais génie de Mahomet, l'islam possède un atout facilitateur d'empire tout à fait considérable. Comme l'explique d’ailleurs très bien Malek Chebel dans un entretien accordé pour Le Monde à Henri Tincq le 16 septembre 2006, l'islam marche sur un trépied très efficace. « les "guerriers" qui se réclament du djihad, les "théologiens" qui leur fournissent une légitimation sacrée, et les "marchands" qui financent. » Marchands qui peuvent s'avérer également aussi efficaces que les guerriers pour repousser les frontières de l'islam, puisque ceux-ci les ont repoussées à l’Est de l’Indus jusqu'au pacifique indonésien. Théologiens qui demeurent quant à eux le pilier central comme nous le verrons.

Cependant, trépied « en béton armé » ou pas, aucun empire dilaté de plusieurs milliers de kilomètres, depuis l’Indus jusqu'à l'atlantique dans le cas qui nous occupe, en à peine un siècle, ne peut s'unifier au même rythme que son avancée. Même Rome ne s'est pas faite en un jour et ce malgré son ingénierie impériale. Dans le cas romain, on peut même dire que l'homogénéisation de l'empire ne fut réussie qu’après sa chute, l'Église romaine ayant fait beaucoup plus pour latiniser l'Europe et l'uniformiser culturellement.

Aussi l'expansion rapide de l'Islam (aire islamique), en mettant en contact de nombreux peuples dans un nouvel ensemble, ainsi que par le brassage des idées qui en a découlé, a nécessairement créé pendant un laps de temps, les conditions de la fertilité et de l'innovation. L’âge d’or étant donc celui de la confusion et non de l’islam. Un laps de temps voué à une fin étant donné que l’outil d’uniformisation de l’empire islamique ne manquerait pas de faire son travail. Cet outil n'étant rien d'autre que le clergé, gardien de la tradition et de l'orthodoxie. Le clergé qui allait défaire les écoles peu fidèles à la lettre du Coran et au message de Mahomet, mais aussi tous ces intellectuels hétérodoxes qui, à l’instar d’Averroès, Ibn Arabi et autres, se verront condamnés ou marginalisés. Fin du trouble et de la confusion. Une logique inéluctable, réglée comme une orbite lunaire, la partition étant écrite dans un livre aussi clair qu’une pleine Lune.

C’est vrai quoi, pourquoi voudriez-vous que Mahomet se soit échiné à « clarifier » un message biblique qu’il estimait perverti, pour que des rationalistes s’amusent de nouveau à discutailler ou à embrouiller les ordres de Dieu ? Mais aussi, au nom de quoi voudriez-vous que son clergé permette cela ? Immanquablement ils se devaient de rappeler la lettre, de réciter le Coran, l’unique message uniformisateur, faute de quoi ils auraient menti, trahi la lettre, ce qui tout aussi immanquablement leur aurait été rappelé tôt ou tard.

Et oui Malek Chebel a raison de dire que « les intellectuels, les libres-penseurs, les philosophes » sont toujours à la « marge ». Comme il a raison de préciser que le « redoutable » trépied islamique « fonctionne encore aujourd'hui : le souverain gouverne ; l'autorité religieuse (les oulémas) approuve, émet des fatwas destinées à faciliter l'action du politique ; le financement par le "marchand" toujours prêt à assister les deux autres dans l'espoir d'y faire des bénéfices. Dans ce rôle aujourd'hui, on aura reconnu l'Arabie saoudite. »

Cependant s'il a raison, force est de constater qu'il ne pousse pas la logique de ses constats jusqu'au bout car oui la machine islamique donne actuellement, grâce aux revenus pétroliers et à la finance islamique, toute la pleine mesure de son potentiel expansionniste et uniformisateur. Le Saoudiens ne financent-ils pas à tour de bras la minaretisation de régions entières, faisant ainsi inexorablement reculer les clairières de la philosophie et de la raison. Oui, la logique islamique est en marche, au pas de course.

Comme force est de constater que Malek Chebel et d’autres semblent ignorer qu’ils se trouvent doublement marginalisés. En marge comme leurs prédécesseurs d'un point de vue de l’orthodoxie, leurs idées n'étant pas prêtes d'être entendues, ni chez nos musulmans et encore moins là-bas. Au fond, il n’y a que nous autres, non musulmans qui les écoutons et les lisons. En marge aussi spatialement parlant puisqu'à obligés d’œuvrer hors des terres d'islam, chez nous, là où le brassage des idées est encore possible. Plus pour très longtemps, l’orthodoxie s’imposant également grâce au même trépied, en dehors des terres d’islam.

Mais surtout nos néomutazilites semblent esquiver la seule option possible pour que « les intellectuels, les libres-penseurs, les philosophes » soient moins marginalisés. Celle qui consiste à s'attaquer de front au pilier central du trépied islamique, le clergé, mais aussi aux fondements même du dogme dont ce clergé est le gardien, le Coran et son prophète. En gros, en éclipsant l’islam et en refondant une spiritualité arabe.

« Comment faire ? » Je les laisse chercher et leur donne rendez-vous lors de la prochaine éclipse lunaire, le 7 juillet 2009, si d'ici-là ils n'ont rien trouvé. Car franchement, ces histoires d'islam des lumières ne sont qu'un mirage dans un bac à sable. Pas de quoi éblouir un bédouin. L'islam s'observant uniquement de nuit, là où seule la Lune éclaire.

SILimalikoum

dimanche 8 février 2009

LE MARXISME, UNE PSYCAUSE POLITIQUE


Dernièrement m’est revenu en mémoire vive un cours de ma délicieuse professeur de psychologie-sociale à Paris I. 1991, Madame Lasserre, je crois. Lors de ce cours d’introduction à la psychologie clinique, elle nous expliqua que lorsque l’on ouvre pour la première fois un manuel de psychopathologie au chapitre « troubles de la personnalité », on commence par se reconnaître dans chaque pathologie. Schizoïde, paranoïaque, évitant, narcissique, borderline… Puis on comprend que ce qui fait la pathologie c’est quand l’un des pans de notre personnalité prend le pas de façon totalitaire sur tous les autres.

Je me suis rappelé cela parce que je me disais que visiblement en politique, c’est la même chose. D’ordinaire les situations politiques peuvent s’analyser et se vivre alternativement, parallèlement, conjointement ou conflictuellement de façon sociétale, sociale, économique, culturelle mais aussi sécuritaire, diplomatique sans oublier les points de vus régionaux, nationaux et internationaux. Et encore j’en oublie plein d’autres.

Or chez les marxistes, force est de constater ou mieux de diagnostiquer que tout s’y trouve assujetti à la question sociale. L’économie c’est du social ; l’éducation une affaire sociale ; l’insécurité est avant tout sociale ; la culture, la musique, le langage, la religion, sont des faits sociaux ; l’Etat et sa police sont bourgeois donc sociaux ; la diplomatie étant tout aussi sociale puisque les rapports internationaux seraient marqués exclusivement par l’opposition entre pays riches et pays pauvres. Même les crèmes bronzantes seraient à l’évidence un phénomène purement social.

Et oui, me suis-je dit. Le marxisme est bien une maladie, l’expression d’une psycause politique. Mais où suis-je allé chercher un délire pareil me demanderez-vous ?

Tout simplement en écoutant ce doux-dingue de Schivardi m’expliquer dans cette vidéo inaugurale du récent Parti Ouvrier Indépendant, Le poï-poï-poï, celui des petits POI à la place du cerveau, que Besancenot serait « de droite ». D’habitude je comprends rarement ce que raconte Schivardi tant ce qu’il dit me paraît totalement incohérent mais là c’était on ne peut plus clair. « Besancenot est de droite ». « Truc de ouf », fut ma réaction. D’où le déclic.

Remarquez, Schivardi n’a peut-être pas tort tant sont nombreux ceux au sein du parti des Nuls Par Ailleurs qui trouvent les dérives de Besancenot en matière de culte de la personnalité et de court-circuitage des procédures qu’ils qualifient de « démocratiques », de plus en plus droitières. De toute façon avec ces barges de marxistes PC, poï-poï, néo ou NPA, on est si rapidement taxé de réactionnaire, de droitier, de stalinien, d’hitlero-trotskiste, de fâcheux comme de fasciste, que plus rien ne m’étonne. Ce qui m’amène à me dire que j’aurais mieux fait d’intituler ce billet « vol au dessus d’un nid de cocos ».

Quant à savoir si tous les marxistes sont des malades mentaux, plusieurs réponses sont possibles. Une première plutôt légère établissant que nos communistes sont souvent plus cons que malades. Une deuxième du genre sibylline pour dire qu’en matière d’idées pourries, il y en a peu qui les portent vraiment mais beaucoup qui les subissent. Et une dernière réponse plus ethnopsy, voulant que ce qui peut être considéré comme pathologique dans certaines cultures ne le sera pas forcément dans d’autres. Ce qui semblait être, faute de diagnostic posé, le cas pour le trouble marxiste chez nous. Voici grâce à bibi, un problème enfin réglé.

Bon, histoire de détendre l’atmosphère, je conclurai sur cette citation de Ronald Reagan, que l’on présente à tort dans notre pays comme un vulgaire cow-boy de série B, alors qu’avant d’être un président républicain, un militant démocrate et un responsable syndical, il réussit malgré des origines très modestes à sortir de l’université diplômé en économie et en sociologie. Études qui expliquent peut-être l’origine de la maxime reaganienne qui suit. « Les communistes sont ceux qui ont lu Marx ; les anti-communistes sont ceux qui l’ont compris ». Pas mal, non ? Cela ne vous fait pas rire ? Vous êtes définitivement incurables…

SILgmund

samedi 7 février 2009

LIBIDO CAPITALISTE ET DESTRUDO ANTICAPITALISTE


Pour rester au chapitre des fantasmes et histoire d’introduire celui de la folie marxiste, voici « capitalisme et pulsion de mort » des économistes Bernard Maris et Gilles Dostaler. De quoi s’agit-il ? D’une psychanalyse sauvage visant à démontrer, à travers les textes de Freud et ceux de l’économiste Keynes, que « détruire, puis se détruire et mourir constituent aussi l’esprit du capitalisme. » Une psychanalyse sauvage qui par nature ne vaut pas un kopeck de La Havane comme le savent ceux qui s’intéressent à la psychanalyse. Par contre un essai qui vaut son pesant de cacahuètes s’agissant de démontrer la schizophrénie de nos gauchos. En effet, ce qu’il y a de merveilleux avec un gaucho, c’est cette capacité à s’affranchir de la réalité observable et à en fabriquer une tout autre sur le papier. Alteréalité qu’il soutiendra mordicus grâce à la rhétorique et où il projettera toutes ses névroses.

Car au fond, faire un peu de psy sauvage, ce n’est pas si grave. On en fait tous un peu, pour rire ou lorsque nous sommes énervés. Par contre, en général, nous ne prenons pas ce genre d’exercice au sérieux et mieux encore, il ne nous viendrait pas à l’esprit l’idée complètement dingue de l’imprimer afin d’en tirer quelque bénéfice.

Une logique étrangère à nos deux auteurs puisque libres de tout surmoi régulateur, ces messieurs n’ont pas hésité pas à nous pondre « ça », en y accordant tout le sérieux possible sous prétexte de crise. Dingue, non ? Car s’agissant de la question ici mal traitée, rappelons que le siècle passé a tout de même permis de comparer sur le champ du réel comme de l’histoire le capitalisme et les idéologies alternatives, marxisme en tête. Siècle qui a clairement permis de voir où se situait la « destrudo » avec ses millions de morts liés aux goulags, massacres, famines, et le principe de vie avec sa croissance, ses progrès et sa fertilité.

Marxisme, Capitalisme. J’ai beau ne pas faire le meilleur des thuriféraires du système capitaliste, simplement pour rester mentalement un pedzouille doublé d’un gagne petit allergique au bling-bling, je suis quand même obligé de reconnaître que l’antithèse du capitalisme est morte et qu’elle se décompose, nourrissant à peine quelques rares champignons vénéneux genre eumycota caracas ou eumycota havanas. Le capitalisme continuant de son côté à croître et à fructifier.

Or qu’il s’en trouve, malgré cette évidence, pour continuer de diagnostiquer pile-poil à côté, il y a de quoi s’inquiéter, non ? Car n’en déplaise à nos analystes, malgré les multiples crises que nous avons connus, c’est quand même grâce au capitalisme que le Produit Mondial Brut a septuplé depuis 1950 et que des régions entières de la planète sont sorties de la misère la plus crasse.

Quant aux crises à proprement parler et pour utiliser moi aussi une métaphore médicale, je dirai comme mon prof de philo en terminale : « La maladie et ses fièvres, sont également une manifestation de la vie, l’envie qu’a celle-ci de combattre le virus qui veut sa mort.» En ce sens, les fièvres du capitalisme ne sont pas la manifestation de la mort mais bien celles de la vie.

Cela dit, nous n’avons même pas besoin d’aller jusque-là pour démontrer que le capitalisme aime bien plus la vie que ses opposants. En effet qui mieux que les marxistes et autres malthusiens pour glorifier le principe de mort ? Ils n’ont que ce mot à la bouche. Ils voient des apocalypses partout. Certains de ces malades, psychanalystes par ailleurs, qui comme le professeur Slavoj Zizek ont le vent mauvais en poupe, vont même jusqu’à faire de la terreur révolutionnaire et son cortège de massacres une vertu.

Bref d’un point de vue psychanalytique, je serais assez tenté de qualifier tout ce cirque de « projection » : 1) J’aime le capitalisme car il me permet de très bien vivre, paye mon salaire de prof de fac, permet à des tas de petits bourgeois dans mon genre d’acheter mes livres et m’offre la possibilité d’être l’actionnaire d’un grand hebdomadaire qui me rapporte pas mal de dividendes. 2) Je le déteste puisqu’il m’amène à éprouver ce sentiment inacceptable dans le cadre culturel de mon pays ; mais cette hostilité est également inacceptable puisque stupide ; comment pourrais-je très bien vivre si je mettais en application le principe de « gratuité » par lequel je jure en permanence, notamment en distribuant gratuitement mon hebdo, mes livres et mon savoir ? 3) Donc le capitalisme me persécute et parce qu’il m’inflige de telles souffrances, je peux le haïr.


La « projection », que ce soit celle de Keynes ou d’autres bobos tels que nos auteurs est finalement le seul élément intéressant apporté par ce bouquin. Aussi, merci quand même.


SILgmund