mardi 31 mars 2009

CAPITALISME : RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CRÉE, TOUT SE TRANSFORME


Nous vivons une époque formidable. Oui, bénite soit la crise, ne serait-ce que pour avoir permis des avancées fulgurantes en matière de sciences économiques. En effet jusqu’à tout récemment, nous devions souvent nous contenter de spéculations oiseuses et autres plans de tirés sur une comète à l’orbite non pas elliptique mais capricieuse. Nous contenter jusqu’à ce qu’un « deep impact » se produise.

Depuis, l’observation du phénomène a permis enfin d’infirmer ou de valider tout un tas d’hypothèses jusqu’ici en stand-by et de donner lieu à une inflation de publications pataphysiques dont je partagerai avec vous la plus brillante d’entre elles.

Il s’agit en effet des très remarquables travaux du professeur Badioubovic de l’université du Kremlin-Vicêtre. Ceux-ci viennent d’être publiés dans la célèbre revue Rature. Voici les propos liminaires à sa communication :

Alors que mes éminents collègues et autre insignes chercheurs spéculent depuis des lustres sur le fait de savoir si le capitalisme se trouve comme l’univers poussé vers une dilatation infinie ou bien connaîtra son effondrement, le « big crunch », considérations propres à un intellectualisme bourgeois qui empêchent assurément une analyse approfondie de l’objet qui nous occupe, je suis, moi, professeur Badioubovic, fier de pouvoir annoncer à la galaxie toute entière que le capitalisme se trouve régit par une loi bien plus nécessaire à sa compréhension, celle voulant que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Une conclusion que je dois à une observation particulièrement minutieuse des différents états de la matière capitaliste.

Prenons celle-ci. Qu’observons nous ? Qu’elle se présente communément sous forme solide, notamment dans l’hémisphère nord pour des raisons liées aux conditions climatiques locales qui lorsqu’elles varient modifient l’état de cette même matière que j’ai baptisé « capitaline ».

En effet, la capitaline a pour principale particularité de se sublimer, soit de passer directement de l’état solide à l’état gazeux, notamment lorsque deux conditions sont réunies. Si la température atteint un niveau que l’on dénommera ici « fièvre spéculative », ou encore si la présence dans l’atmosphère d’une particule stabilisatrice que l’on connaît sous le nom de « régulon » descend en dessous d’un certain seuil. Dans ces deux cas, la matière se met alors à cloquer et des bulles s’échappent. Cette matière gazeuse, que j’ai désignée sous le terme de « spéculine » ayant pour propriété de casser les molécules de régulon lorsque ce deux éléments rentrent en contact, accélère par conséquent le processus de sublimation de la capitaline.

Toutefois, la nature étant bien faite, lorsque la spéculine casse les molécules de régulon elle permet aux fragments de celle-ci de se recombiner après un laps de temps dont le calcul sera explicité plus en avant. En se recombinant, elle forme un gaz liquéfacteur que j’ai nommé « liquidateur ».

Celui-ci liquéfie littéralement toute la spéculine présente dans l’atmosphère et la précipite sur terre sous forme d’un précipité dont une partie se solidifiera au contact d’un sol nu donc rafraîchi, réaction qui libérera parallèlement suffisamment de régulon pour permettre de stabiliser la réaction.

Il va sans dire que les courant dominants auront modifié la répartition de capituline à la surface de la région qui aura connu ces bouleversements.

Professeur EppeSIL

lundi 30 mars 2009

LORSQUE MON COMPTEUR TRESSAILLE, MON CŒUR DEFAILLE…


Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureux. Lundi 30 mars de l’an de grâce 2009, après plus de deux ans d’existence, ce merveilleux Blog rencontre enfin son premier visiteur.

Grâce aux progrès de la technologie et du fichage généralisé de l’i-citoyen, aïe, aïe, aïe, je connais même l’identité de ce tout premier visiteur qui s’avère être une visiteuse.

Celle-ci, dont l’adresse IP archivée dans mon serveur est le 91.116.xxx, s’appelle Mademoiselle Marie DRU…. Son adresse IP m'indique par ailleurs qu’elle est très belle, sublime même, âgée de 34 ans, à peine un an d’écart avec moi, c’est merveilleux, qu’elle est la plus brillante journaliste télé que la galaxie a connue, habite en région parisienne et a fait une grossière erreur quant au choix de son fiancé, erreur qu’elle semble avoir réparé depuis…

Comme il ne s’agit pas simplement de fliquer mes visiteurs mais aussi de leur donner du bonheur… puisque je vous aime bande de cons… cette toute première visiteuse est l’heureuse gagnante de mon concours intergalactique. Elle se voit gracieusement offrir toute une journée en compagnie de votre fidèle serviteur.

Lors de cette journée, l’heureuse gagnante aura l’immense privilège de se frotter à mon génie velu, un génie, dont je précise à l’adresse des prochaines lectrices, qui se trouve être sexuellement transmissible. Chère Marie, n’oublie juste pas de me prévenir suffisamment à l’avance, du jour qui t’arrangera, histoire que je puisse me faire remplacer sur mes chantiers.

SIL on « The Next »

dimanche 29 mars 2009

STREET FIGHTER : GUILE VERSUS BLANKA



Étant pris ces temps-ci de quelques envies redistributrices en matière d’horions et autres châtaignes, je m’en suis allé sublimer tout ça au festival des arts martiaux qui avait lieu ce week-end à Bercy.

Là, au détour d’une démonstration de capoeira, je me suis rappelé que j’avais cette petite vidéo en stock, illustrant si bien ce que nous disais mon cher senseï au sujet de la capoeira ; « un art martial aussi inefficace dans un ascenseur que dans une cage d’escalier ». Petite démonstration...

SILe

vendredi 27 mars 2009

1-2-3 SOLEIL AVEC 1-2-3 PEOPLE


Ce n’est pas la première, ni la deuxième fois que je le dis, encore moins la dernière, étant donné que ce que je m’apprête à répéter ne semble toujours pas évident au plus grand nombre. Le danger en matière de libertés, de surveillance des individus, aura toujours plus de chances de provenir de nous-mêmes que de nos démocraties libérales. Et oui, nous sommes nos meilleurs ennemis et afin d’illustrer ceci je vous parlerai aujourd’hui du site « 1-2-3 people » que j’ai découvert récemment.

Il s’agit d’un méta-annuaire, dans la veine de Spock, en beaucoup plus efficace, qui permet de retrouver par mal de monde. Pour l’avoir testé, j’ai pu pister pas mal de proches qui se vantaient d’être difficilement googlisables.

En tapant un nom, vous obtiendrez une page rassemblant des photos, des liens, des documents, des sites Internet, ou des forums sociaux, en rapport avec ce même nom. Pire encore, un lien vers un annuaire postal vous proposera des adresses possibles, y compris celles de certains de ceux qui sont sur liste rouge.

Un logiciel qui court-circuite l’un des principes fondamentaux de la discrétion, la compartimentation de l’information. Un logiciel tout bonnement scandaleux, n’ayant aucun autre intérêt public que d’assouvir notre curiosité malsaine et de satisfaire les ambitions commerciales des créateurs du site.

J’espère bien que les concepteurs de cet outil de fichage arrêteront très vite cette mauvaise blague, faute de quoi d’aucuns risqueraient de se servir de leur propre logiciel afin de les retrouver, histoire d’avoir une saine explication au pas de leur porte ; mais surtout que les autorités publiques empêcheront ces officines privées de faire ce que ces mêmes autorités publiques s’interdisent…

1-2-3 SILeil

jeudi 26 mars 2009

DIEUDONNE ET SA TRIBU KaKaKa, QUELLE TRISTESSE !


Pour tout un tas de raisons, Dieudonné et son borgne en chef n’étant après tout qu’un point de détail sur le tableau pointilliste du nihilisme ambiant, j’ai de plus en plus le sentiment que mon pays, mon continent, ma planète, s’enfoncent dans la nuit à la vitesse de la lumière. Si l’on ajoute à cela le coup de froid sur l’économie et un climat qui est loin de remplir toutes ses promesses en matière de réchauffement, j’ai comme une chagrine envie de faire dans l’humour déprimé, le tout sur le dos d’un humoriste paranoïaque. Sans doute, mon côté marrane.

C’est ainsi que je ne l’assaisonnerai pas comme la dernière fois mais que je pleurerai sur le sort du sieur Dieudonné M’bala, dont la fuite en avant me laisse les bras M’ballants. Et oui, là c’est sûr, on l’a définitivement perdu notre M’baladin. C’est-y pas M’ballot ?

C’est vrai quoi, un clown qui se sent obligé de s’entourer de tristes sires afin de s’offrir une funèbre carrière politique, c’est déprimant, non ? Matez-moi cette liste noire, ou brune, chacun appréciera. Alain Soral, ex-PCF, ex-FN, mais toujours fidèle à lui-même ; Ahmed Moualek, animateur du piteux site Labanlieuesexprime.org ; Kemi Seba, fondateur de la tribu Ka ; Ginette Skandrani, exclue des Verts pour sa collaboration à un site Internet négationniste ; Thierry Meyssan, le conspiranoïaque du 11 septembre, fondateur du réseau Voltaire ; sans oublier les chiites radicaux du centre Zahra. Que du M’balourd mais pas assez à son goût.

Il souhaiterait voir se joindre à lui Jean-Marie Bigard proche des milieux conspiranoïaques, l’ancien judoka Djamel Bouras proche des milieux islamistes, voire même Elie Domota, le leader des domtom macoutes du LKP, tout proche des milieux nih-îlistes. « J’aimerai faire un duo avec un autre Elie (référence à Elie Semoun), Elie Domota (…) nous devons nous battre de l’extrême droite à l’extrême gauche contre ce centre qui détient le pouvoir depuis très longtemps (…) contre le système béké. On l’appelle comme ça en Guadeloupe. En France c’est le système sioniste, c’est exactement la même chose. Ce sont les esclavagistes. Il faut qu’on se libère ». Un combat qui n’intéresserait pas Elie Domota, selon ses déclarations faites au journal Le Monde. « Je n’en pense absolument rien. Cela ne m’intéresse pas. »

C’est triste à dire, mais Dieudo aurait dû s’en douter car ça fait longtemps que les gens sensés ne se font plus trop d’illusions quant aux capacités de réflexion d’Elie Domota. Il n’y a que les médiocres d’extrême drauche ou d’extreme groite pour le trouver aussi génial que sympathique. En tout cas c’est une recrue de choix qui manquera à Dieudonné. Une déception que je peux comprendre. Avec ses déclarations à la Le Pen, son noirisme, ses théories sur l’esclavage aussi fumeuses que celles de Dieudonné, la place de Domota dans la tribu KaKaKa était toute trouvée.

Avec ses gros bras et ses porte-voix, il aurait immanquablement aidé Dieudonné à combattre « ce sionisme qui gangrène la France ».

Vous savez, ce sionisme dont la définition est le droit des Juifs à s’auto-determiner dans leur patrie d’origine et qui par conséquent rend décourageant le combat de Dieudonné. Sauf à considérer bien sûr que la patrie d’origine des Juifs est la France et qu’ils souhaitent en faire leur Israël.

Comment ça « cherche pas, il est juste antisémite et puis c’est tout ». Vous voulez me rendre d’humeur maussade, c’est ça ?

Il est vrai que la justification de sa lutte est aussi consternante que son énoncé. « C’est une aberration ; se battre contre le sionisme, c’est se battre contre l’antisemitisme ». Mot pour mot ce qu’avance depuis toujours cet autre atterrant antisioniste qu’est Siné. Tiens, pourquoi Dieudonné ne l’invite pas sur sa liste. C’est quand même navrant de ne pas y avoir penser, non ? Après tout, cet autre damné du show-biz se plaint, lui aussi, de s’être vu « interdire de travailler » par les suppôts de qui vous savez.

Pauvre Dieudonné, « interdit de travailler », lui, le propriétaire de son outil de travail, le patron du théâtre parisien « La main d’or ». Le pauvre esclave ! figurez-vous qu’il n’arriverait même plus « à nourrir ces cinq enfant ». Pourtant, il m’a l’air plutôt bien M’ballonné notre M’bala. À moins que cet ami des Ogres n’en soit réduit à manger la nourriture de ses enfants, histoire de conserver assez de forces pour mener sa « guerre culturelle ». Désolant !

Dein Kampf, son combat, le sien, celui des siens, d’un Le Pen accroché comme un mourant à ce seul « détail » minable qui restera de lui ; celui de ses alliés qui ne manqueront pas de se lâcher telles des hyènes à Durban II ; celui de tous ces idiots inutiles qui défilent en tirant dans le même sens, qui s’inspirent de ce même air du temps, qu’ils soient politiques, figurants ou comiques, comme par exemple cette troupe du cirque moscovite Nikulina lorsqu’elle propose un nouveau tour. Un clown déguisé en juif hassidique qui simule avec deux orangs-outans une cérémonie de mariage traditionnelle de la communauté juive. Une idée de spectacle pour La main d’or de notre lamentable M’bala ?

C’est malheureux à dire, mais j’ai vraiment l’impression que mon monde file vers la nuit à la vitesse de la lumière. Ce qui me donne comme une envie de voir sur une planète moins bête, si j’y suis

C-Sil-P-O cousin de Marvin

mercredi 25 mars 2009

LES ACTIFS TOXIQUES DES SOCIÉTÉS EN GÉNÉRAL


Je suis profondément déçu par le grand patronat français, mais alors déçu à un point difficilement descriptible. Moi qui croyais que certains grand patrons étaient au moins malins, avaient le sens du jeu collectif, ben non, même pas. À l’évidence, ils sont juste cons à manger du foin, que dis-je, à s’en gaver.

Mercredi 18 mars, à la veille du mouvement de grève national, les dirigeants de la Société Générale annoncent très officiellement que le conseil d’administration de la banque avait voté, le 9 mars dernier, l’attribution de 5 millions d’euros en stock-options, à son président Daniel Bouton, à son directeur général et à des directeurs délégués. Une façon de récompenser des incapables qui n’ont même pas été fichus d’assumer leurs responsabilités dans le méga scandale « Kerviel », cette perte faramineuse de 5 milliards d’euros.

Dés le jeudi c’est la levée de boucliers quasi générale. Les Syndicats bien échauffés après le défilé du jour montent au créneau, que ce soit Bernard Thibault dénonçant « l’iniquité » d’un tel comportement ou une intersyndicale de la banque en question menaçant d’une « riposte du personnel si la direction devait maintenir sa décision ». Le gouvernement, Président en tête, trouve quant à lui tout cela « scandaleux » et exige « la renonciation à l’attribution de ces stocks-options ». Les coups de boucliers sur la nuque ayant quelque peu ramolli la coquille de ces crânes d’œufs bancaire, ceux-ci annoncent en plein week-end qu’ils renoncent à leurs stock-options.

« Sarkozycus invictus » me dis-je. Mieux qu’Obama, notre président est. Alors que mon Barackounet se fait envoyer par l’assureur AIG sur les choux bio plantés dans les jardins de la Maison Blanche par sa Michelle d’épouse, le président Sarkozy réussit, lui, à faire plier le grand capital français, empêchant ainsi la distribution de bonus totalement indus, sous forme d’actions ou autres.

Que tout cela tombe à point nommé, en plein mouvement social ; que tout cela est malin ; qu’il est gentil à nos banquiers d’offrir un aussi beau rôle à notre président.

Et bien je me suis fourré le doigt dans l’œil. Pour être capables de tels renvois d’ascenseur, de jouer un rôle conscient dans le plan communication de notre gouvernement, il faudrait qu’ils sachent jouer collectif, qu’ils aient le sens de « l’intérêt général » comme le dit Christine Lagarde. Ce que je ne crois plus lorsqu’on voit comment ils se sont accrochés tels des morpions pendant quatre jours à leurs stock-options et surtout comment certains de leurs petits camarades continuent de le faire.

C’est le cas de Thierry Morin, le PDG du sous-traitant automobile Valeo, qui n’aurait en aucun cas l’intention de renoncer à un parachute doré de 3.2 millions d’euros, alors qu’il envoie 1600 salariés au chômage et laisse cette société dans une difficulté telle qu’elle nécessite l’injection de 19 millions d’euros par l’Etat via le Fond Stratégique d’Investissement. S’il pouvait s’écraser avec son parachute, ce bon à rien, ça me ferait bien plaisir.

C’est aussi le cas des cadres de Cheuvreux, une filiale de courtage du Crédit Agricole, qui s'apprêtent à recevoir quelque 51 millions d'euros de bonus, alors même que le groupe Crédit Agricole a reçu 3 milliards d'euros de l'Etat et que 75 emplois vont être supprimés.

À l’évidence, ils s’en foutent de l’intérêt général. Ils osent tout. Comme le disait Audiard, c’est à ça qu’on reconnaît les cons. Ces actifs non contents d’aggraver des passifs manifestent comme une furieuse envie d’intoxiquer tout le système. Qu’attend-on pour les désactiver ?!?

Du coup Florence Parisot a beau nous expliquer que « le Medef ne se reconnaît pas dans le comportement d’un dirigeant qui piétine ainsi l’intérêt général de son entreprise », tenter de nous refourguer son « code de gouvernance » ou encore nous parler « d’éthique », même en faisant preuve de bonne volonté, quand je les écoute parler d’éthique, j’entends surtout « et toc ! ».

« Éthique », « morale », ils n’ont que ces mots là à la bouche, à commencer par notre Président. À tel point qu’il me donne l’impression que ce pays a élu un pape et non un chef de l’Etat. Tiens, après avoir cité Jaurès, il devrait essayer le Christ. « Il est plus facile à un 4X4 de passer par le trou d’une aiguille qu’à un détenteur de stocks-options de rentrer dans le royaume des cieux ».

La morale, on sait bien comment elle fonctionne dans notre pays catholaïque ; une petite confession, deux trois pater noster et ça repart. Et puis comment voulez-vous que je ne me bidonne pas lorsque je l’entends parler de « moraliser le capitalisme » alors qu’il a parachuté un secrétaire général adjoint de l’Elysée à la tête du groupe Caisse d’Épargne-Banque populaire. Est-il prévu de lui attribuer des stocks option, à notre bon monsieur Pérol ou pas ? Mouaif, faites ce que je dis et pas ce que je fais. Du toc ! Éthique et toc !

Mais surtout rappelons à notre président qu’en effet, les Français n’ont pas élu un pape. En république la morale ne se traduit pas par des prêches ou la menace d’excommunication, mais par des lois. Chose dont il semble commencer à se rendre compte puisqu’un décret serait en cours de préparation. Celui-ci fixerait « les conditions dans lesquelles est interdite l'allocation de stock-options ou d'autres avantages et bonus lorsque des entreprises bénéficient du soutien de l’Etat ».

Peut mieux faire mais pas mal quand même. Perso je m’attendais à pire. Avec le débat sur la rémunération des patrons qui patauge dans le populisme de tous bords, je craignais que l’on se défoule un coup en cherchant à plafonner toutes les rémunérations patronales. Crainte qui si elle ne parait pas, de prime abord, trop de Gauche, n’en reste pas moins rationnelle, à l’inverse du climat ambiant. Expliquons nous.

Pour commencer, je trouve toujours particulièrement flippant de voir des gens exiger de la part d’un président de droite des mesures dites de gauche, voir très, très à gauche. Portenawak !

Ensuite, au nom de quoi, nous autres citoyens à travers nos députés, nous arrogerions-nous le droit de plafonner les rémunérations dans des entreprises privées. Franchement de quoi je me mêle. Lorsque nous sommes Le Patron, comme dans le cas des entreprises publiques ou dans celles qui reçoivent des aides de l’Etat (l’Etat c’est nous), je le conçois. Je serais même en droit d’exiger la démission de tous ces tocards ou de leur proposer en guise de reclassement un petit poste de manager à Bucarest, Bamako ou Rangoon. Par contre quand le patron s’appelle l’investisseur, je ne vois pas ce qui nous autoriserait à gérer à leur place, à leur signifier qui ils doivent virer sans ménagement et qui il doivent cajoler de façon outrancière. N’est-ce pas leur problème ? Bon, si à la suite de leurs choix stupides, les autres salariés s’énervent un peu dans les locaux ou dans les urnes, il faudra aussi qu’ils en acceptent le prix. Au fait, c’est moi où il y a des élections qui approchent ? Les Européennes, c’est ça, avec une extrême-gauche qui espère tirer de larges bénéfices électoraux de tout cela. C’est bien ça !

Pour revenir à nos affaires, je suis catégorique, la seule chose qui regarde les citoyens, en terme de rémunérations privées, c’est le taux imposition, celui que l’on choisit d’appliquer aux différents montants des rémunérations. Or force est de constater également que les Français ont voté pour un candidat qui proposait un bouclier fiscal aux plus hauts revenus. Et même s’il serait logique qu’il suspende cette mesure pendant un an ou deux, au nom de la solidarité nationale, les plus riches étant bien contents par ailleurs que le contribuable de base leur sauve le cul (en matière d’investissements voire de places au sein des sociétés aidées) par la garantie de l’Etat, je ne vois pas, là aussi, ce qui me permettrait d’exiger du président ou du gouvernement qu’ils trahissent en quelque sorte le vote de mes très chers concitoyens. Et oui, un vote ça s’assume…

Et puis, moi, décidemment, comme je l’ai déjà dis à plusieurs reprises, je suis tout sauf favorable au nivellement pas le bas. Non, délire pour délire, je préfère l’inverse. Puisque des patrons ou des cadres dirigeants refusent de s’appliquer les mêmes règles qui régissent les autres salariés, appliquons à tous les salariés les règles dont bénéficient ces patrons de grands groupes. Oui de grands groupes seulement car quand les petits patrons comme moi se viandent, ils en payent le prix, eux, par la faillite ou la ruine. Vous ne voyez pas où je veux en venir. Attendez, vous allez adorer.

En fait, je demande à ce que les députés inscrivent dans le Code du Travail la chose suivante. Dorénavant tout salarié d’une grande entreprise qui commettra une faute grave ou lourde, partira non pas comme aujourd’hui sans indemnités ni préavis, mais avec deux ans de salaires en guise de golden parachute, une petite retraite-chapeau ou tout autre bonus laissé à la libre appréciation de mes représentants. De quoi améliorer considérablement l’esprit d’entreprise, la responsabilité et le goût de l’excellence, non ?

Une idée que je soumets aux députés de droite, étant donné que ma gauche est au abonnés absents.

« Que fait ma Gauche ? » Elle bulle, elle spécule, au plus mauvais moment. Elle se voit au Zénith avec un spectacle paranoïaque, un sketch à la Bigard, nous expliquant que le président Sarkozy serait aussi dangereux pour les libertés publiques qu’une chauve-souris. Pas étonnant que nos socialistes fassent un bide et que Ségolène, la reine du stand-up, se marre de façon austère. C’est sûr, la peur des chauves-souris c’est vraiment la priorité numéro 1 des Français. Non mais quel ramassis d’ahuris ceux-là aussi !

SILalutte finale…

Celle d’un petit patronat qui à ce rythme va finir par souhaiter arranger la façade du grand.

mardi 24 mars 2009

LE BIOFEEDBACK OU LA MEDECINE QUANTIQUE


Le texte très premier degré qui va suivre n’est pas moi. Toutefois comme j’aurais très bien pu l’écrire moi-même, au second degré bien sûr, je vous le propose avec quelques commentaires personnels placés entre parenthèses. Je l’ai découvert dans ma Biocoop préférée. Et oui, je l’avoue, je fais moi aussi parfois mes emplettes dans une Biocoop. Outre le fait que la saveur des produits réactive mes gènes pécores, une semence que j’aime cultiver, le prix des produits n’est pas toujours supérieur à ceux des grandes surfaces. Figurez-vous que j’ai même trouvé des châtaignes moins chères que chez ED lorsque j’en cherchais pour honorer un vieux rituel villageois, celui de la fête de la Saint Martin. Biocoop donc où je dégotte parfois des prospectus très new age, qui lus au second degré me font toujours passer un très bon moment. Le new age, l’une des valeurs ajoutées du bio. Voici le texte en question :

Le « BIOFEEDBACK » ou « retour biologique de l’information » (ça commence bien, non ?) est une discipline scientifique (au moins) qui permet une approche (assez distante) thérapeutique ayant pour fonction de mesurer les fréquences électromagnétiques (on nous prendrait pas pour des antennes-relais par hasard) du corps grâce à des capteurs positionnés sur le client (tiens, on ne dit pas « patient » chez eux).

Une calibration (selon les normes UE ?) est alors effectuée. Le système analyse l’ensemble du corps et les disfonctionnements de santé. Lors de fréquences défaillantes détectées, des fréquences adéquates sont alors renvoyées pour progressivement rétablir l’organisme et assainir le terrain biologique (mais oui).

Basé sur une médecine quantique (qui selon l’expérience du chat de Schrodinger permet d’établir que le malade est à la fois mort et vivant) et plus précisément sur une médecine holistique (merci pour cette précision d’ordre globale), le « BIOFEEBACK » (back dans son compte en banque) agit sur l’inconscient contre de nombreuses pathologies générées par un stress au niveau cellulaire (c’est ça, une médecine d’inconscients, par des inconscients, pour inconscients).

Pas mal, non ? Décidemment, le pygmée occidental me fera toujours beaucoup rire…

SILévi Strauss

lundi 23 mars 2009

UN MOT A DIRE : ISLAMOPPOSANT


Lorsque j’ai commencé à vouloir m’opposer à la montée de l’islam dans mon pays, avec mes gros bras velus et musclés, je me suis retrouvé un petit peu gêné aux entournures par les qualificatifs à ma disposition.

Pour me qualifier, je ne disposais alors que d’un seul mot. « islamophobe ».

J’avais beau me forcer, je n’arrivais à déglutir ce mot-là que très difficilement. Ce faisant je ne l’ai prononcé puis écris qu’une ou deux fois puisque mon stylo s’est mis à fuir et mon clavier à bugger. Sans oublier l’haleine fétide que le fait de prononcer ce mot me donnait. En effet, bien que mis en avant par le régime khomeyniste afin de contrer tout blasphème contre l’islam, terme qui joue au passage sur l’ambiguïté entre islam (la religion) et Islam (la communauté des fidèles) afin de susciter l’amalgame, avant d’être utilisé également par ceux qui critiquent cette religion, le mot islamophobe n’en raisonnait pas moins à mes oreilles comme phobique, épidermique, mal ressenti, bileux, limite xénophobe, bref tout sauf raisonnable.

Peu de temps après, j’ai découvert le mot « islamosceptique ». Ce mot a commencé par me plaire. Me plaisant, je l’ai tutoyé. Il avait l’avantage de procéder du questionnement et du doute qui me sont tous deux chers. Toutefois, ce n’était pas encore ça. Après avoir lu et relu, encore et encore, ces 7 dernières années, le Coran, les Hadiths, des biographies de Mahomet et moult autres ouvrages, que voulez vous, niveau doutes, je n’en ai plus le moindre quant à l’aspect mortifère et totalitaire de cette idéologie religieuse. Les seuls doutes demeurant sur la façon de la combattre, au mieux des intérêts des peuples déjà soumis ou bien en cours de soumission.

C’est alors qu’une idée m’assaillit, un matin, peu après mon réveil, tout en savourant mon Nesquik (PUB). Je me suis rappelé que les opposants aux régimes fascistes ou communistes n’avaient jamais été qualifiés de fascistophobes, communistophobes ou bien de fascitosceptiques et communistosceptiques mais plutôt d’opposants au fascisme et d’opposants au communisme. C’est ainsi que dans une même éructation synaptique me vinrent les notions « d’idéologie fascislamique » et de « Fascislm » ainsi que le qualificatif d’islamopposant. Qualificatif qui me va comme un gant.

islamopposant™, islamopponent™, la marque des vainqueurs... Crush the Fascislm...

SIL ganté de velours.

Illustration : il s’agit du drapeau saoudien, la seule caricature islamique autorisée. On peut y lire la Shahada, soit la profession de foi musulmane, précisant « qu’il n’y de dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète ». Voici pour la représentation textuelle de Mahomet. Quant aux armes, en guise de bombe, on y voit un sabre. C’est mieux ! Ça fait sans aucun doute bien plus orthodoxe…

samedi 21 mars 2009

CONTRA A SIDA, ENFIM UMA SOLUÇAO (POST EN PORTUGAIS)


La version française de ce billet est disponible ici (cliquez)

Contra a SIDA, bem melhor que a camisinha, use Bento XVI!

Desculpem eu não concordar com vocês, grainha d’excomungados, mas o nosso querido papa tem inteira razão. Seguramente, contra a SIDA, o preservativo não é a panaceia. Sim! Sim! Tenham lá paciência.

Isso faz que a partir dessa conclusão a igreja fica com o dever de procurar uma solução, enquanto toda essa malandragem cientifica não encontrar a solução. Uma pesquisa eclesiástica por vezes um pouco trapalhona mas no entanto sincera.

Se falo de trapalhices é por referir-me à certas iniciativas um pouco desastradas, por exemplo a facto de andar a violar rapazinhos. Se contra a SIDA esse método pode parecer eficaz, na condição de ser o único à violar sempre a mesma criança, obviamente essa pratica fica no entanto um pouco afastada do ideal cristão. Iniciativas que forçosamente o Vaticano sente-se obrigado de perdoar pois como poderia ele condenar pesquisadores evangélicos que andam procurando com paixão soluções para os dramáticos problemas da humanidade.

È assim que aparece necessário eu intervir para salvar a alma do Vaticano e evitar-lhe outras propostas de danados.

Se a castidade e a fidelidade pode aparecer uma solução acima, abaixo, como pelas traseiras também... acima do preservativo, não é uma razão para esquecer um dos mais importantes mandamentos do Deus judaico-cristão, “não mataras”. Ora a carne sendo fraca frente ao pecado, ela também o é frente à SIDA, pois a SIDA mata. Por isso há que encontrar uma solução radical para que não haja mortos, sem impedir o amor do próximo ou da próxima.

Milagre, encontrei! Uma medalhinha com o retrato de Bento XVI que todos os católicos levarão à volta do pescoço. A única coisa capaz de tirar o tesão sem impedir o namoro. Algo de eficaz pois provei esta solução. Funciona!

Imaginem-se, namorando com uma colega, um padre, uma secretaria ou patroa (cada um faz como quiser), à porta do escritório, num parque ou na sacristia. Começam por partilhar palavrinhas doces e meiguinhas. Depois duns toques lá vai um beijinho, outro, pois uma beijoca, mais outra. As mãos manifestam sua impaciência. De apalpanso em amasso, a roupa esta ficando demasiadamente presente. Os botões das camisas são sacados como rolhas de champanhe. Um, dois, três, surpresa ! Ao desfazer o terceiro botão, bimba, lá aparece tal um milagre à medalhinha com um sorriso papal. Là aparece e là se vai o tesão pro caralho. Ficam vossemecês sorrindo um pouco vergonhosos mas felizes de terem salvado as suas almas. Coisa bacana, nè ?

Frade SILas

vendredi 20 mars 2009

VENDÉE GLOBE, ENFIN LE TOUR D’HONNEUR


Je profite de l’arrivée à bon port, dimanche dernier, de Norbert Sedlacek, l'ultime concurrent du Vendée Globe, pour aborder un point qui ne saurait rester plongé plus longtemps dans le monde du silence.

Dans le milieu maritime, il y a deux écoles, celle de l’argent et celle de l’honneur. Du moins si l’on en croit ce célèbre échange entre Surcouf (1773-1827), intrépide marin français ayant fait fortune dans la course, et un officier de la marine anglaise. « Enfin, Monsieur, avouez que vous, Français, vous battiez pour l'argent tandis que nous, Anglais, nous battions pour l'honneur… » Réponse de Surcouf : « Certes, Monsieur, mais chacun se bat pour acquérir ce qu'il n'a pas. »

Or comme ce ne sont sûrement pas les modestes sommes promises à nos vaillants concurrents qui attesteront l’appât du gain chez nos marins d’eau lourde, il est évident qu’ils risquent leur vie dans ces courses pour l’honneur ou les honneurs. C’est là qu’il y a un problème.

Dans tous les sports honorables, le vainqueur se doit d’offrir au public un tour d’honneur. Que l’on ne le réclame pas aux concurrents du Tour de France pour les raisons d’honorabilité susvisées et afin de leur éviter une surconsommation de produits aux effets stupéfiants, je le conçois. Ce qui n’est pas le cas s’agissant des concurrents du Vendée Globe. En effet, je ne vois vraiment pas ce qui les autorise à déroger à ce code de l’honneur sportif.

Allez, Monsieur Desjoyeaux, c’est vous le vainqueur, c’est donc à vous de nous offrir une petite circumnavigation d’honneur. Rassurez-vous, personne ne vous demande de battre un quelconque record. N’allez pas risquer votre peau et la coque de votre Foncia et fonçant comme un poisson volant. Nous vous autorisons à faire toutes les escales publicitaires qui vous permettront d’honorer les engagements commerciaux pris envers votre sponsor. Une bonne façon de susciter des vocations de mécènes, et donc celle aussi d’intrépides marins, pas assez honorés à mon goût…

René Robert Cavelier de La SIL

jeudi 19 mars 2009

« WANTED » : THE FRENCH REMAKE « LE CORBEAU DE L’HERAULT »


Et bien non, messieurs les Américains, vous ne serez pas les seuls à pouvoir vous vanter de tuer vos présidents avec des « magic bullet », de celles qui entrent par l’épaule et sortent par le coude opposé. Vous ne serez pas les seuls à produire des films où les héros savent donner de l’effet à leurs balles de pistolet semi-automatique, un peu comme au billard ou lorsque Zidane vous place un tir improbable en pleine lucarne. Non !

Nous aussi, nous savons faire. Grâce à un fleuron de la « french technology », La Poste, nos activistes d’extrême-groite ou d’extrême-drauche, conformément à une tradition impotente transmise de père en fils, dans la lignée de ceux qui en 1941 savaient déjà où adresser leurs courriers, peuvent être certains que les balles qui accompagnent leurs menaçantes missives à tête chercheuse (celle du facteur) sauront immanquablement atteindre leur cible, qualité du service public oblige.

Oui, je parle du désormais célèbre corbeaux, ou mieux corbeille à papier, qui pour n’avoir rien de mieux à faire de ses journées, a décidé d’envoyer des lettres de menaces, accompagnées d’une balle, à des personnalités politiques ou autres marquées à droite. Pas beaucoup de pages mais déjà un succès scénaristique. C’est qu’il sait y faire, le bougre. Tous les ingrédients du nanar à la française sont là.

Des méchants, très méchants, la droite ; des gentils, très gentils, l’extrême gauche, armés mais pas méchants, et réclamant aux vilains méchants des trucs très gentils, comme « l'arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan (cofondateur du groupe terroriste Action Directe), de Julien Coupat (soupçonné de sabotages contre des lignes SNCF), l'arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna ».

Mais aussi, du suspense, du mystère, des rebondissements et du soleil, notre corbeille à courriers nichant semble-t-il du côté de Montpellier. On attend avec impatience la fin du film car c’est en général la seule valeur ajoutée du cinéma français par rapport au nord-américain, où les fins sont souvent bâclées et sans surprise. Une fin qui donnera une suite logique à un nanar 2 ; où Maître Collard, abonné aux séries B judiciaires, jouera le rôle de l’avocat. J’ai hâte de rigoler…

Les cahiers du SILnema

mercredi 18 mars 2009

FACE AU SIDA, VOICI ENFIN LA SOLUTION.



Contre le Sida ; mieux que le préservatif ; il y a Benoît XVI.

Désolé les petits gars et les petites garces mais Benoît XVI est dans le vrai. En vérité je vous le dis, face au Sida, le préservatif n’est sûrement pas la panacée. Désolé d’insister mais l’église catholique a raison de poser les questions qui fâchent car l’église cherche, elle au moins, une solution, en attendant que ces feignasses de chercheurs aient trouvé La Solution. Elle cherche peut-être maladroitement mais elle n’en cherche pas moins ardemment.

C’est pour cette raison, sans doute, que certains de ses membres ont opté un temps pour le viol des petits garçons. Le problème c’est qu’il s’agit là d’une solution à un coup, par ailleurs un tantinet éloignée de l’idéal chrétien, et par conséquent tenant de la voie sans issue. Une erreur que l’église a pardonné car on ne condamne pas les chercheurs spirituels qui pour avoir la tête dans le guidon peuvent commettre quelques bévues à l’insu de leur plein gré. Comme par exemple également, d’insister sur la chasteté et la fidélité tout en oubliant qu’il y a plus important comme commandement ; « tu ne tueras point ». Et oui, le Sida tue. Or c’est quand même un souci.

C’est là que j’interviens car je pense avoir trouvé une solution qui permettra de conjuguer amour du prochain, idéal chrétien et respect de la vie. Un portrait de Benoît XVI que tout catholique portera autour du cou. De quoi calmer toute velléité turgescente tout en n’empêchant pas le flirt. J’ai essayé, ça marche !

Vous êtes là avec votre coquine ou votre coquin, dans un coin, en train de vous dire des mots doux et durs à la fois. Un petit bisou s’esquisse, part, puis un autre, puis voici le tour du baiser florentin. On commence à se caresser sous les tuniques. La pression monte. On se met à déboutonner tout ça et là, paf, le sourire de Benoît XVI imprimé sur un pendentif. Plus rien, si ce n’est l’échange d’un « au revoir » fraternel prononcé par deux paires de lèvres cernées de joues rougies. Franchement, elle n’est pas belle la vie. Cela fonctionne aussi très bien avec des portraits cloués au-dessus des lits d’hôtels de passe…

Frère SILas

PS : par contre si un portrait de Benoît XVI, cela vous excite, c’est alors que vous êtes un dangereux pervers, et là je ne peux plus rien pour vous. Prière de consulter un confrère exorciste d'obédience islamique…

PS2 : Le Vatican est prié de me faire parvenir mes commissions, on ne peut plus méritées, sur les ventes d’effigies du Pape qui ne manqueront pas d’exploser.

Addendum du 28 mars 2009 : vous trouverez en cliquant ici, en exclusivité, des propos tout bonnement ignobles tenus par Benoît XVI et qui n’ont pas bénéficié de la même publicité chez les medias mainstream que ceux sur le préservatif. Un scandale !

mardi 17 mars 2009

REOPEN-AZF ? BOF !


Alors que s’ouvre aujourd’hui la quatrième semaine du procès AZF, journée où l’on examinera le déroulement de l’enquête, faisons état de quelques doutes au sujet des alterthèses qui fleurissent en librairie. D’aucuns suspecteront encore une fois mon islamisation rampante mais tant pis. Car ce n’est pas que l’idée de voir des islamistes derrière toute explosion me répugne, mais enfin tout de même, quand un scénario ne tient pas debout, il faut peut-être admettre qu’il ne tient pas debout.

Alors, en effet, il y a des zones d’ombres dans cette affaire d’explosion intervenue dix jours après les attentats du 11 septembre 2001. Comme l’écrivait Anne-Marie Casteret dans son article du 14 janvier 2003 pour L’Express, il y aurait même sept raisons de ne plus croire à un accident : « L'explosion a été revendiquée par plusieurs groupes; le rapport des RG n'a pas été exploité; deux expertises médicales ont disparu; il y aurait eu deux cadavres de trop sur le cratère; l'emploi du temps du manutentionnaire Hassan J. n'a pas été vérifié; son ami Samir A. avait un curieux profil; et, enfin, 21 kilos de chrome 6 s'étaient mystérieusement volatilisés. Ça fait beaucoup »

Ça fait beaucoup mais pas le poids face à d’autres questions très basiques que l’on peut se poser.

Pourquoi aucun responsable d’Al-Qaida n’a revendiqué cette catastrophe aussi spectaculaire que meurtrière (30 morts, 2500 blessés) par l’envoi d’un communiqué à un journal ou d’une cassette à Al-Jazira comme cela a été le cas pour les attentats de Londres et Madrid ? Au moins un responsable d’une organisation islamique d’envergure. Autre chose en tout cas qu’une lettre anonyme, un fax envoyé par un groupe Alpha Bravo, un Jihad islamique quelconque, ou encore l’appel d’un individu se revendiquant du groupe Houarla Islamia et se disant à l’origine de l’explosion. Mouaif, ça ne fait pas sérieux tout ça. C’est même limite vexant. Pour quelle raison serions-nous privés d’une revendication en bonne en due forme établie par la maison-mère du terrorisme islamique ? Nous n’en sommes pas dignes ?!?

S’il s’agissait d’un groupe islamique indépendant, pourquoi commettre un attentat sans le faire reconnaître, que ce soit auprès des autorités mais aussi auprès des medias nationaux ou étrangers, au cas où les medias français seraient à la botte d’un pouvoir cachottier ? Personne pour s’en vanter, avouer, y compris une fois placé à l’abri. Rien ou pas grand-chose sur les sites islamistes. Ça fait beaucoup trop de pas grand-chose, non ?

Pourquoi n’y a-t-il pas grand monde pour chercher à démontrer la thèse de l’attentat ou des personnalités officielles pour s’offusquer d’un complot silencieux ? Tous de mèche, quel que soit le bord politique ? Ce n’est pas sérieux. M’est avis tout de même que l’on aurait entendu notre bon juge Bruguière, spécialiste de la lutte anti-terrorisme, ruer dans les brancards.

Enfin pourquoi la société Total n’utilise-t-elle pas la thèse de l’attentat ne serait-ce que pour faire un écran de fumé lors du procès ?

Non, personnellement, d’instinct, comme ça, je pencherais plutôt pour la piste toulousaine, celle d’un dilettantisme propre au sud-ouest conjugué à la routine et à l’utilisation de salariés un peu abrutis, un peu illettrés, incapables de reconnaître une base d’un acide, n’ayant sans doute jamais bénéficié de formations à la sécurité et livrés à eux-mêmes, sans encadrement ou presque. Mais je ne voudrais surtout pas préjuger de la suite du procès, ni me substituer à la souveraine appréciation du tribunal.

Plus sérieusement, mes pensées vont aux victimes et à leurs familles…

SILfate d’ammonium

lundi 16 mars 2009

BARACK OBAMANIX : LE NOUVEAU SYMBOLE DE L’AMERIQUE


« L’administration Obama a annoncé un nouveau symbole pour les États-Unis. C’est la capote anglaise, qui visualise la position du gouvernement présent avec plus de précision.

Une capote permet l’inflation, stoppe la production, détruit les générations futures, protège un grand nombre de cons, empêche le plaisir, et donne un sentiment de sécurité quand vous êtes baisé.
» Post pompé sur eXc.

dimanche 15 mars 2009

PROTOCOLES DE MASSAGES DE FIONS : ZEITGEIST OU POLTERGEIST


L’un de mes frangins m’a adressé, il y a de ça quelque temps, un petit courriel m’invitant à me rendre sur un lien Dailymotion afin d’y visionner une vidéo qui le troublait. Le film s’appelle « Zeitgeist » (« l’esprit du temps » en allemand), date de 2007, dure 120 minutes, traite du méga complot religieux et financier qui serait à l’œuvre depuis plus de 2000 ans, et m’a énervé autant qu’il m’a intéressé.

M’a intéressé ne serait-ce que pour m’avoir permis de découvrir dans quelle veine, esprit du temps ou nébuleuse, s’inscrit la désormais célèbre e-video « l’argent dette » (j’y reviendrai), et qui n’est que le développement de la troisième partie de Zeitgeist ainsi que de la première de Zeitgeist II, sorti tout comme « l’argent dette » en 2008.

M’a énervé pour les raisons que j’explique ci-dessous à mon frangin et dont je vous propose le courriel en guise d’analyse. La vidéo suivant quant à elle ce courriel…

Salut frérot. Pas mal ; pas mal du tout comme film. Parmi toutes les vidéos délirantes de la nébuleuse CONS-pirationiste, qui bizarrement racontent toutes à peu près la même chose, comme quoi la pensée unique n’est pas toujours là où on croit, c’est la plus aboutie (la plus abrutie aussi). Non, sérieux, après deux heures d’un tel essorage à sec, tout cerveau pas totalement formé risque fort de ne plus savoir où il habite. Une très belle œuvre de propagande et de manipulation, reprenant ni plus, ni moins, en plus new-age, les thèmes que l’on retrouve dans Mein Kampf ou dans les protocoles des sages de Sion, un autre délire antisémite vieux de plus d’un siècle.

Plus sérieusement, ces gens-là sont tout simplement ce qu’ils dénoncent. Si la conspiration existe bien, elle est dans leurs cervelles. Pour revenir au do-cul, voici la recette.

Prends quelques faits avérés, souvent anecdotiques. Mélange-les avec des rumeurs, des faits déformés, des témoignages qui vont dans le sens de ta vision, que ce soit celui du concierge de l’une des tours jumelles (William Rodriguez), les impressions à chaud des pompiers, les « révélations » de mecs en mal de pub ou virés de tel ou tel service, ou carrément des délires mythomanes genre « on m’a présenté un Rockefeller de qui je suis devenu le meilleur ami en 48h et qui à la 50e heure de notre relation fusionnelle m’a révélé son projet de mainmise sur le Monde » (ben tiens). Surtout ne cite pas trop tes sources, histoire que l’on n’aille pas vérifier si ce que tu dis est vrai. Saupoudre le tout de détails pimentés pris à la marge des dossiers et qui ne changent rien au fond. Insiste sur ce qui est suffisamment spectaculaire pour susciter le doute, les coïncidences ou les trucs logiques qui peuvent paraître douteux. Par exemple, un grand père Bush banquier, ce qui est logique puisque les Bush sont une grande et vieille famille américaine comme il y en a dans tous les pays ; de là à faire des Bush, une famille unie autour d’un complot financier… Quand on connaît la capacité des familles à se déchirer sur des conneries, je n’ose imaginer sur une affaire aussi sordide ? Quand on sait également que Georges Bush senior se battait sur le front du Pacifique pendant que son père dirigeait l’une des banques qui auraient encouragé la guerre, je me marre.

Pour finir, passe tout ça au mixeur avec une jolie musique, des belles images choc et le gâteau est bon pour dégustation. N’y mets pas de beurre. Le beurre c’est ce que tu récolteras de ce gâteau un tantinet étouffe-chrétien.

Exemples de déformations, pris dans la vidéo :

Horus est bien ressuscité sauf que c’était un dieu pas un homme. Ensuite Horus n’a jamais été crucifié puisque la crucifixion n’est arrivée en Orient qu’avec les Romains.

Les témoignages historiques ou d’historiens s’agissant de la vie de Jésus sont effectivement quasi inexistants. Ce que les auteurs oublient de dire c’est qu’il n’y a pas plus de documents prouvant l’existence de Moïse, Bouddha et même Mahomet.

La religion est effectivement un outil de pouvoir et de contrôle social sauf qu’il répond en même temps à un besoin profondément humain puisque l’on retrouve la religiosité chez tous les peuples humains depuis la petite tribu égalitaire jusqu’aux sociétés dites « développées ».

Si le christianisme est devenu religion d’empire avec Constantin au 4e siècle, les auteurs oublient de préciser que ce n’est en rien parce que l’Empereur romain l’a décidé un beau jour, comme ça, histoire d’accroître son pouvoir (la religion romaine qui faisait de l’Empereur un dieu était déjà suffisamment efficace de ce côté-là). C’est tout bonnement parce que ça faisait 3 siècles que le christianisme progressait dans l’empire, que la répression ne servait à rien, qu’il menaçait l’empire d’éclatement et qu’il a fallu résoudre le problème.

Si la religion est si efficace que ça, ils oublient d’indiquer qu’elle n’a pas protégé le royaume de France de la révolution française (la France est-elle sortie du complot selon ces môssieurs, ou pas ?). Ils oublient de dire que les pionniers américains fuyaient la répression religieuse pour vivre leur religiosité librement.

Quant aux faits récents, 1e guerre mondiale, le complot bancaire, celui de Pearl Harbor, du golfe du Tonkin, sans oublier le 11 septembre et le gouvernement mondial, rien que des bull-shits !

La 1e guerre mondiale est due à un vieux conflit franco-germanique (guerre 1870) dans un contexte impérialiste, qui n’attendait qu’une bonne occasion pour péter, et non pas à un conflit anglo-allemand qui aurait eu pour objectif la vente d’armes.

S’agissant des banques et de la dette, effectivement, « la dette » est l’un des mécanismes de création monétaire ! Ce que nos documenteurs oublient de dire c’est que les Etats ont adopté ce système pour la simple et bonne raison que détenir la planche à billets est quelque chose de beaucoup trop tentant, est susceptible de produire de plus grandes perturbations économique, notamment par la perte de confiance dans les monnaies nationales. Aussi il vaut mieux passé par des banques privées. Ça encourage la discipline budgetaire et la confiance des investisseurs. Les auteurs oublient également de parler des mécanismes de destruction monétaire. Quant aux complots que constitueraient les différentes crises, ça me fait bien rire. Quand on voit tout ce que les milliardaires ont perdu dans l’actuelle crise. L’affaire Madoff étant de son côté la preuve que les « puissants » peuvent se faire entuber eux aussi, qu’ils soient juifs (Spielberg, Wiesel, le gotha de NY), émirs du Golf ou princes de Monaco.

Gouvernement mondial. Effectivement, des intellectuels et des politiques y pensent. Par exemple, Jacques Attali y est favorable. Les auteurs oublient juste d’expliquer que pour ces gens il s’agit d’un gouvernement ayant vocation à régler les problèmes qui touchent la planète et nous à enrégimenter les peuples. Une sorte d’ONU en plus efficace. Ils oublient juste de dire aussi que les Américains trouvent l’ONU déjà assez emmerdante comme ça, préférant le bilatéralisme ; alors un gouvernement mondial… C’est comme la révélation du marché secret commun allant du Mexique au Canada. Mais ça fait des années que ça existe (ALENA). Tout comme ceux qui s’informent, un peu ailleurs qu’à la TV, savent que des accords pour un grand marché transatlantique sont en cours de préparation.

11 septembre. Fascinant, cette vidéo qui traite des attaques du 911 sans à aucun moment parler de l’islam, du djihad, du djihadisme, faisant l’impasse sur l’exemple du fondateur de cette religion en matière de guerre, de terrorisme et d’expansion. Faisant l’impasse sur la trentaine de dictature islamiques, la trentaines de conflits dans le monde islamique et aux frontières de celui-ci, les massacres, le génocide du Darfour, le terrorisme quotidien que subissent les population en terre d’islam, la doctrine expansionniste wahhabite. Tout ça ne serait qu’illusions ? Illusion l’Iran et ses menaces d’élimination d’Israël, illusion les 200 000 morts dûs aux islamistes algériens (la CIA c’est ça ?), les Touaregs massacrés au Niger, les Chrétiens massacrés au Nigeria ou en Egypte, les noirs réduits en esclavage en Mauritanie, les massacres perpétrés par les islamistes en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au sud de la Thaïlande, en Indonésie, aux Philippines. Des illusions ? L’œuvre de la CIA ? Ils sont combien à la CIA ? 100 000 ? 1 million ou plus encore ? Ça doit leur coûter bonbon, non ? Tu m’étonnes qu’ils passent vite là-dessus, préférant s’attarder sur la ridicule question des 100 000 dollars qu’aurait reçu Mohamed Atta, l’un des instigateurs des attentats. Sais-tu combien de millions de dollars en impôts sur les sociétés a perdu la seule ville de NY ce matin du 11 septembre 2001 ? 100 000 dollars de donnés à Mohamed Atta pour perdre des millions en retour, c’est ça ?!?

Sur le fond et arrière fond de ce documensonge :

C’est quand même marrant cette histoire de « gens » qui depuis l’Egypte antique tireraient les ficelles de l’histoire du Monde. Voilà donc des « gens » qui ont pris leurs mythes en Egypte (tiens ça me rappelle une histoire de « gens » ayant fui l’Egypte lors d’un exode), qui auraient traîné en Mésopotamie (tiens y a pas des juifs, oups, des « gens » qui auraient été emmenés en captivité en Mésopotamie) récupérant au passage des histoires de déluge (Gilgamesh).

« Gens » qui vers le 4e siècle obtiennent que leur histoire de Christ (encore un juif) devienne l’outil de contrôle de l’empire romain, puis des sociétés européennes. Avant de découvrir qu’en plus de la religion, la banque c’est encore mieux pour réduire les peuples en esclavage (ah les juifs, oups, les « gens » et la banque), en faisant fi de la démocratie. Moi qui croyais selon d’autres conspirationnistes que les « juifs », oups, « ces gens » étaient aussi derrière la démocratie, grâce aux francs-maçons « juifs ». C’est à y perdre son hebreux, oups, son latin. Avec pour couronnement tout ce « terrorisme » inventé par ces « gens » afin de contrôler tout ce que nous faisons, et nous mettre une puce sous la peau qui leur permettrait de nous débrancher si d’aventure nous cession d’être gentils. Portnawak !

T’as l’impression d’être un esclave toi ? Que tes biens ne t'appartiennent pas, ne sont que de l’argent dette ? Que tu ne peux pas faire ce que tu veux ? T’arrives même à faire parfois des petits trucs illégaux, alors des trucs légaux ?

En tout cas, pas moi ! Tout comme les Américains n’ont pas vraiment l’impression que leur vie a changée depuis le « Patriot Act » ! Apparemment les ricains trouvent qu’il n’y a pas plus d’agents du FBI sous leur lit qu’avant. Les ennemis de l’Amérique pouvant même continuer de manifester, un peu comme nos connards pro-Hamas, alors. Non, il n’y a que les terroristes qui sont bien plus emmerdés, et encore pas assez à mon goût !

Ah le fameux complot de ces fameuses « gens », les « innommables » comme les désigne Raphaël Confiant, un écrivain antillais.

Ce qui est drôle, c’est que les auteurs de ce genre de merde n’ont même pas peur de se contredire. Ils commencent par dire que la religion n’est rien d’autre que de la manipulation et ils finissent en citant Sri Chinmoy, le gourou d’une secte qui a pas mal de succès aux EUA et en France, un gourou qui se prend pour l’une des incarnations de Dieu. Ils dénoncent la religion en disant qu’elle contrôle tout puis remplacent Dieu par « des gens » qui contrôleraient tout. Va comprendre autre chose que le refus de prendre sa vie en main…

Sérieux, le ou les auteurs auraient mieux fait de baptiser leur vidéo « poltergeist », l’esprit frappeur ou mieux les esprits frappés. Et dire qu’on en est encore là !

SIL passablement agacé…

samedi 14 mars 2009

CAMELOS LISBOETAS EM FAVOR DA GEMINAÇAO LISBOA-GAZA (POST EN PORTUGAIS)


La traduction en français de ce billet est disponible sur le post suivant (cliquez ici)

Uma amiga minha informou-me que no dia 20 de Janeiro os deputados municipais da cidade de Lisboa aprovaram uma moção de geminação da capital portuguesa com a cidade de Gaza. Uma iniciativa que provocou a “surpresa” e a “indignação” do embaixador d’Israel em Portugal, o senhor Ehud Gol.

Pessoalmente, não me surpreende assim tanto que os deputados comunistas e do Bloco de Esquerda possam dar origem à iniciativas deste género. Pois este tipo de camelos partilham a mesma lógica dos grandes imbecilectuais como José Saranabo, perdão, Saramago, capazes de comparar a Cisjordânia com os campos de extermínio nazis.

Não, o que me surpreende mais é este nabos não terem proposto de voltar à chamar a capital portuguesa pelo nome que lhe davam os invasores muçulmanos ou seja Al-Isbunah. Ao lado de Gaza, Al-Isbunah fica muito mais bonito que Lisboa, não? Oxalá ou Inch-Allah...

Mais seriamente, o que fica surpreendente é a abstenção das outras formações politicas da esquerda como da direita, uma abstenção significando uma ausência total de reflexão sobre este tema.

Um ditado diz o seguinte “Lisboa não se vê mas cheira-se”. Neste caso, obviamente, Lisboa Cheira mal. Uma situação que não agrada à alguns cidadãos da capital portuguesa, os quais propõem de assinar a petição seguinte (carregue aqui):



Nós, lisboetas abaixo-assinados, somos solidários com o povo palestiniano nestes tempos críticos e apoiamos a criação de um estado palestiniano independente dentro do espírito do Direito Internacional. No entanto, repudiamos a ideia de que Lisboa possa ser geminada com a Cidade de Gaza como foi aprovado pela Assembleia Municipal por proposta do Bloco de Esquerda, apoio do PC e abstenção do PS, PSD e CDS-PP. 



Parece-nos contrário à ordem internacional geminar a capital de um país democrático com uma localidade de um território ainda por reconhecer como nação pela ONU e o resto do mundo. Mais ainda, na altura em que a Assembleia Municipal vota essa geminação, aquela cidade é governada por um grupo terrorista (assim reconhecido pela União Europeia) que tomou o poder num golpe de estado violento e antidemocrático, e que aproveita a Cidade de Gaza para constantemente atacar alvos civis no país vizinho, actos que promete continuar e dos quais se vangloria publicamente.



Os abaixo-assinados consideram uma desonra para Lisboa - cidade com uma história de liberdade com 900 anos - ver o seu nome associado ao fomento do terrorismo. Nesse sentido exigimos a imediata suspensão da medida
.

vendredi 13 mars 2009

ON A QUIMBOISÉ PAPA DOM


Le chef des tontons macoutes du LKP, Elie Domota, dit Papa Docmota ou encore Papa DOM, m’inquiète à plus d’un titre. D’un point de vue de la santé mentale, je trouve toujours inquiétant d’observer des fonctionnaires syndicalistes cracher rageusement sur une république qu’ils ont choisi de servir. À plus forte raison lorsque ces syndicalistes se veulent indépendantistes. Sans compter que mine de rien c’est quand même un peu insultant pour le citoyen-contribuable qui leur verse leur salaire. Mais bon, dans ce pays, sous couvert syndical, chacun est totalement libre de ses opinions, y compris des plus incohérentes ; et c’est très bien ainsi.

Ensuite, de façon plus pratique, qu’un directeur d’ANPE ne maîtrise pas le sens de certains mots qui ont trait au travail, voilà quelque chose d’alarmant ; comme quoi on recrute vraiment n’importe comment en Guadeloupe. « Esclavage », oui, à l’évidence Elie Domota ne sait pas ce que ça veut dire. « Nous ne laisserons pas une bande de békés (blancs) rétablir l’esclavage » dit-il en parlant des patrons blancs qui refuseraient de signer les accords de hausse de salaires. Toute contestation de cette vérité n’étant rien d’autre, toujours selon lui, que du « négationnisme ». Inquiétant, non ?

À moins qu’il connaisse le sens du mot « esclavage » auquel cas, cette remarque est susceptible de constituer une incitation à la haine raciale, comme le fait savoir le Parquet de Pointe-À-Pitre. Incitation visant à affoler une majorité de la population avec une menace fantasmée dans le but d’en terroriser une autre afin d’en tirer profit. Le type de propos qui a valu en 2004 à Jean-Marie Le Pen une condamnation pour provocation à la haine raciale.

Rappelez-vous de ses propos tenus un an auparavant dans une interview accordée au quotidien Le Monde. « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. » Et oui, même méthode !

Pour ceux qui n’ont toujours pas compris ce qu’il y a de haineux dans les déclarations de Le Pen, voici une petite explication, fort utile par ces temps où il faut tout expliquer. Si l’islamisation d’une société est bien évidemment liée au nombre de musulmans parmi celle-ci, la soumission qui en découle ne se fait pas forcément au bénéfice des musulmans. Pour dire les choses très simplement, si d’aventure les islamistes parvenaient à prendre le pouvoir dans notre pays, à l'exception des islamistes, tout le reste de la population serait amenée à baisser les yeux, que ce soit les Français « souchiens » ou les Français dits « musulmans ». Les pays islamiques en étant la meilleure preuve. Aussi agiter la menace d’une prise de pouvoir par « les musulmans » est donc un fantasme doublé d’une incitation à haïr afin d’en tirer un bénéfice, ici, électoral.

Il en va de même s’agissant des propos de Papa DOM, avec toutefois un côté bien plus dingue encore. Car si le projet de prise de contrôle de la planète par les islamistes est clairement inscrit dans le Coran, je mets au défi nos domtoms macoutes de produire un semblant de document exprimant la moindre velléité de rétablissement de l’esclavage aux Antilles par une « bande de békés ». Donc ce fantasme a bien vocation à inciter à la haine afin d’en tirer un profit, ici, multiple. Le seul « négationnisme » dont parle Elie Domota étant quant à lui d’ordre asimovien, psychohistorique, soit une forme originale de négation de l’histoire future et non passée.

Bref Papa DOM est cuit et pour le sauver de la même condamnation qui toucha Le Pen, à qui il a emprunté d’autres slogans du genre « la Guadeloupe aux Guadeloupéens », il lui reste soit à plaider la bêtise comme proposé dans le deuxième paragraphe soit à plaider la folie passagère ou mieux encore la possession.

Car franchement, entre ses méthodes miliciennes, son « noirisme », son incompétence, il est évident que Elie Domota est possédé par l’âme errante de François Duvalier, l’ancien dictateur Haïtien, surnommé Papa Doc et grand amateur de vaudou, tradition qui en Guadeloupe est désignée sous le terme de Quimbois.

La possession, voici la seule carte à jouer lors du prochain procès d'Elie Domota. Une brillante carte pour laquelle je demande à être payé en poulets blancs, noirs ou mulâtres, les trois se valant, ce qui me permettra après le procès de procéder à son désenvoûtement. Vraiment, que ne faut-il pas faire pour le bien de la république ?

Papa SILegba

jeudi 12 mars 2009

« LES DESSOUS DU VOILE », OH OUI !


Je ne voudrais pas vous ennuyer avec mes petits soucis mais le fait est que je suis fort embêté. D’un côté j’ai très envie d'écrire une chronique dithyrambique au sujet de l’ouvrage que s’apprêtent à publier mes très chers petits camarades de Riposte Laïque et d’un autre côté je suis vraiment très embêté.

Comment en effet ne pas féliciter l’équipe de Riposte Laïque pour la future publication de leur ouvrage « les dessous du voile ». Un livre qui se veut « un outil pour tous ceux qui, confrontés à l’offensive de l’islam, se trouvent parfois désarmés par des discours culpabilisants. » Un livre qui martèle à raison que « critiquer ce fascisme politico-religieux, ce n’est pas du racisme, c’est défendre nos idéaux : la liberté d’expression, la liberté de conscience, l’égalité des hommes et des femmes, la séparation du religieux et du politique. Nous n’avons pas à subir cette offensive passivement, ni à nous laisser intimider par les petits commissaires politiques du politiquement correct ». Un livre, enfin, publié à compte d’auteur et qui par conséquent a un peu plus que les autres besoin de notre, de votre soutien…

Comment mais voilà, je dois vous avouer que plus ça va et plus je suis non pas pro-choix mais pro-voile. Oui j’avoue. Vous me direz qu’à force de traîner dans des banlieues gâtés par l’islamisme, je m’habitue à l’inadmissible mais non, je crois que j’aime ça, et ce pour deux raisons.

Primo, le voile offre un avantage assez radical, celui de bâcher très souvent des boudins hallals et autres poulpes salafistes. C’est très bien ainsi, vivez heureuses, vivez cachées. Merci Mahomet pour cette délicate attention qui satisfait tous les esthètes.

Deusio, ma perversion burkinophile est visiblement en train de se fixer. Car laiderons mis à part, quand je croise une belle musulmane, cachée pour partie derrière son voile, diable, ça m’excite bien plus que n’importe quelle pin-up qui déambulerait séant à l’air.

C’est ainsi que l’autre jour, du côté de Nanterre, alors que j’écoutais tranquillement dans le bus depuis mon iPod la version techno du « Pater Noster », qu’une très jolie turque, d’après la langue qu’elle parlait, monte en charriant une poussette, accompagnée de son bouseux d’Anatolie.

Lui, rien à signaler si ce n’est un côté ottoman mal dégrossi. Elle, mes grands dieux, ouille ouille ouille ! Un petit air pedzouille pas dénué de charme ; un voile beige délicatement ajusté sans être rigidement fixé ; mais surtout, une tunique tout aussi beige que son voile et qui marquait ses hanches, ses fesses ainsi qu’une taille restée fine malgré la récente grossesse. Mais ce n’est pas tout. Le haut de la tunique offrait une vue plongeante sur le sommet de la poitrine, sans doute non protégée pour faciliter l’allaitement. Une poitrine parfaitement galbée, douce et charnue ; à croquer. Je pouvais même distinguer les petites papilles de l’épiderme délicieusement gonflées. Franchement, il m’a fallu penser ardemment à Guy Carlier pour me calmer. C’est dire l’excitation.


Est-ce que je m’islamise ? Qui sait car pour tout vous dire je traîne de plus en plus sur des sites pornographiques spécialisés dans les femmes voilées. Un régal. Dur, dur de résister Allah tentation. Aussi les « dessous du voile », je dis oui, et plutôt deux fois qu’une, surtout s’il y a des photos !

SILidim le Magnifique

mercredi 11 mars 2009

11-M, MADRID, NUNCA OLVIDARÉ


Madrid, le 11 mars 2004, dix des treize bombes programmées explosent dans les gares d’Atocha, El Pozo et Santa Eugenia, faisant 191 morts et 1858 blessés. Les pires attentats de l’histoire espagnole. Le fait d’une religion de paix, d’amour et de tolérance, à ce qu’il parait…

Illustration : « bois des absents », monument commémoratif situé dans le « parque del Retiro », à Madrid, dédié aux victimes des attentats du 11-M, terme utilisé en Espagne pour désigner ces attentats.

mardi 10 mars 2009

FETEZ PÂQUES EN VIOLANT UN CURÉ…


Du moins si l’on respecte la logique complètement dingue du Vatican. Apprenez en effet que Monseigneur José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife, dans le nord-est du Brésil, a excommunié une femme qui avait fait avorter sa fillette de 9 ans, violée par son beau-père. Une décision saluée par le Vatican au nom du principe voulant que l’avortement serait plus criminel encore que le viol. Ce qui pose au moins deux problèmes. Un marketing et un autre logique.

D’un point de vue du marché religieux, à continuer ainsi d’excommunier des parents intègres soucieux de la vie de leurs enfants tout en réintégrant des religieux intégristes peu soucieux de la mémoire des victimes des pires crimes qui aient été commis contre l’humanité, m’est avis que les églises évangéliques vont se faire un plaisir de récupérer le bon grain tout en laissant l’ivraie au Vatican.

D’un point de vue logique si le viol est moins grave que l’avortement, étant donné que l’avortement est légal en France, il ne serait donc pas illégitime de violer un cureton. Une façon de fêter la vie, chère au Vatican, juste après carême…

Frère SILas

VATICAN : DE L’AVORTEMENT À L’EUTHANASIE.


Face aux tombereaux d’âneries déversées depuis les pots du Saint-Siège d’aisance, une évidence s’impose, celle d’une mort cérébrale à la tête de l’Eglise. La respiration spirituelle étant visiblement maintenue par les prières des fidèles d’une façon tout aussi artificielle qu’inutile. La solution. Débrancher les avortons du Vatican histoire qu’ils nous laissent enfin en paix et rejoignent le Père éternel qui les attend là-haut pour la fessée.

Frère SILas

Illustration : projet de papamobille avec coffres d’aisance incorporés sous les sièges, histoire de garder au chaud ce que le Saint-Siège produit actuellement de plus précieux.

lundi 9 mars 2009

FNAC : FEDERATION NATIONALE D’ANARCHISTES COMMERCIAUX


Parmi mes nombreuses résidences secondaires, il y en a trois dans lesquelles j’aime tout particulièrement passer mes fins de semaines. Les FNAC des Ternes, des Halles et Montparnasse. Aux Ternes, j’ai l’impression de marier culture et patrimoine tant le bâtiment est superbe. Dans celle des Halles, j’y vais lorsque inquiet par l’actualité internationale, je tiens à choisir mes ouvrages de géopolitique dans un cadre me rappelant celui d’un abri antiatomique. Quant à la FNAC Montparnasse, je m’y rends comme on va à Deauville. En espérant y rencontrer au détour d’un rayon l’une de mes starlettes préférées. C’est là en effet que j’ai croisé deux de mes icônes, Alexandre Adler que l’on ne présente plus et que je n’ai pas osé aborder tant j’étais sous le coup de l’émotion, mais aussi Maurice, le plus grand animateur de Radio que la France adolescente a jamais connue et que je n’ai pas osé aborder non plus de peur de prendre un coup, « Qui va là j’te prie ».

Vous l’aurez compris, ce billet a pour vocation de rendre hommage à Max Théret, fondateur de la FNAC dont je viens d’apprendre la disparition le 25 février dernier. Un hommage que je rends sous forme de réclamation car franchement ça ne va pas du tout. D’une façon tout aussi abrupte que celle qui m’a fait connaître cette disparition, je tiens à signaler qu’à la FNAC le service est un désastre, une FNACatastrophe.

Non mais c’est quoi ces vendeurs qui vous prennent de haut, genre l’ombre-jaune du rayon bédé qui se fout de votre gueule quand vous montrez votre intérêt pour une référence qu’il n’apprécie guère, ou encore cet autre Jean-Michel qui vous reprend sèchement si d’aventure vous vous tromper sur le titre du livre que vous souhaitez acheter. Le tout après vous avoir signifié d’un regard tout aussi croisé que ses bras que vous le déranger dans la grande discussion qu’il entretenait avec son camarade glandeur, oups, vendeur, et avant de vous indiquer d’un index dédaigneux dans quel rayonnage vous pouvez espérer trouver l’ouvrage en question, dans la limite des places disponibles.

Non mais ça leur arracherait la gueule de sourire au client et de lever le cul de leur chaise pour nous l’apporter ? Car c’est pas que mais leur salaire c’est quand même un peu nous qui en sommes à l’origine, histoire d’utiliser une formule chère au contribuable qui aime pester quand le service public n’est pas à la hauteur de ses exigences.

Une remarque, on ne peut plus d’à propos, merci à moi-même, car je signale à nos vendeurs anars de la FNAC que même dans les services publics on ne traite pas l’usager de cette façon. Le fonctionnaire se ferait insulter sinon. Non, il n’y a qu’à la FNAC qu’on peut se permettre de mépriser ainsi l’usager, oups, le client.

Si cela ne tenait qu’à moi, je te nationaliserais tout ça, histoire qu’ils respectent enfin la charte Marianne, celle qui met le client, zut, l’usager au cœur du service. Heureusement qu’ils ont des hôtesses de caisse plutôt mignonnes car franchement, des fois, il y a de quoi sortir de là assez énervé. Tas de gauchistes ! Un peu comme le fondateur, tiens. L’esprit frappeur maison, en somme…

SIL agitateur d’idées itou

dimanche 8 mars 2009

JOURNÉE DE LA FEMME : WAFA SULTAN, JE VOUS AIME…



L’année dernière pour la même date, j’avais déjà mis à l’honneur le docteur Wafa Sultan, psychiatre syrienne expatriée aux EUA, qui venait de mettre une bonne fessée à l’islamiste de service et à son caniche de présentateur sur Al Jazeera TV. Rebelote, cette année, ma journée de la femme sera dédiée à notre Voltaire, notre Kahena, notre Olympe de Gouges, l’une des rares à combattre actuellement de la sorte l’une des pires tyrannies qui soit, « l’islam ». Oui, comme elle le dit elle-même « Attention, je dis bien combattre l’islam. Pas l’islam politique, pas l’islam militant, pas l’islam radical, mais l’islam tout court. »

Prenez en de la graine les greluches, Wafa Sultan c’est quand même autre chose que vos petites Simones d’Abreuvoir prenant pour de l’héroïsme la turlutte contre les démocraties bourgeoises.

Je remercie au passage l’excellent site Bivouac-ID pour son travail de diffusion, de traduction, et de transcription, le texte de la vidéo ci-dessus se trouvant grâce à eux ci-dessous.

Présentatrice : Wafa est une psychiatre syro-américaine née de parents musulmans très pratiquants. Un évènement a changé sa vie alors qu’elle était étudiante en médecine à Alep en Syrie. Son professeur a été assassiné dans la classe en plein cours par des membres des Frères musulmans aux cris d’Allahu Akbar. On imagine le traumatisme que cela représente. Ce meurtre a conduit Wafa a rejeter sa foi. En 1989, Wafa a immigré aux Etats-Unis avec son mari et ses enfants. Quelques années plus tard, elle a écrit un essai sur les carences du monde musulman et de l’islam.

Cela attira l’attention d’Al Jazeera qui l’invita à débattre avec un imam. Ce débat fut diffusé sur Al Jazeera, Memri le remarqua et le traduisit. Depuis, il a été vu par des millions d’internautes, il est sur YouTube. Wafa continue à dénoncer les menaces de l’islam à Washington, au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, sur Fox news, CNN, Voice of America, partout dans le monde sur d’innombrables médias. En 2006, Time magazine l’a classée parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde, et elle écrit actuellement un nouveau livre « Prisonnière échappée, pourquoi Dieu est un monstre ». Le Dr Wafa Sultan !

Wafa Sultan : Mesdames et Messieurs, je ressens toujours le besoin de rire de moi-même pour masquer cette tristesse profondément ancrée dans mon coeur, surtout lorsque je parle des femmes dans l’islam. A présent je suis libre, mais je ne peux oublier ma nièce, mariée de force à son cousin à l’âge de 10 ans. Lui en avait plus de 40. Son mariage était valide et légal en accord avec la charia parce que Mahomet, prophète de l’islam, épousa sa deuxième femme alors qu’elle avait 6 ans, lui en avait plus de 50. Je me souviens toujours de ma nièce revenant chez son père le suppliant de ne pas la renvoyer chez son mari. Il lui répondait que pour l’islam il était honteux qu’une femme quitte la maison de son mari, et que Dieu la récompenserait de lui obéir. A l’âge de 25 ans, ma nièce s’est suicidée en s’immolant par le feu. Elle est morte brûlée vive, laissant 4 enfants.

En 2002, la police religieuse saoudienne empêcha des écolières de sortir d’un bâtiment en flammes, car elles n’étaient pas habillées selon les règles de l’islam. Il y avait environ 800 jeunes filles dans cette école, quand la tragédie a eu lieu. Selon la presse saoudienne, que je ne crois pas, au moins 15 filles sont mortes. Je crois le bilan bien plus lourd.

A cause de cela, et de tant d’autres tragédies humaines dont j’ai été le témoin durant les 30 premières années de ma vie, j’ai décidé de combattre l’islam. Attention, je dis bien : combattre l’islam. Pas l’islam politique, pas l’islam militant, pas l’islam radical, pas le wahhabisme, mais l’islam tout court. Je crois vraiment que l’Occident a inventé ces termes pour satisfaire au politiquement correct. En Syrie où j’ai grandi, on dit juste islam. L’islam n’a jamais été mal compris, l’islam est le problème.

Mais personne ne dit la vérité, personne ne regarde en face la cause du terrorisme qui est cette machine à laver le cerveau appelée islam. L’islam ne dépend pas de moi, ni d’aucun musulman, l’islam, c’est précisément ce que le prophète Mahomet a dit et fait. Pour comprendre l’islam, il faut lire la biographie de Mahomet. C’est très traumatisant, très choquant. Il a épousé sa seconde femme quand elle avait 6 ans, il en avait plus de 50.

Je reviens de France, où j’ai débattu avec une musulmane pakistanaise, ministre de la femme au Pakistan. Lorsque j’ai énoncé ces faits à l’assistance, elle a dit : « Mensonge ! Elle avait neuf ans, pas six ! » C’est comme si un policier vous arrêtait parce que vous roulez à 160 km/h, et que vous lui répondiez : « Mensonge ! Je roulais à 150, pas à 160 ! » « Elle avait neuf ans, pas six…»

Il a épousé sa seconde femme, c’était sa belle-fille. Il avait adopté ce fils, et à l’époque, [ce mariage] n’était pas accepté par la culture arabe pré-islamique, alors il a déclaré à ses fidèles : « Dieu m’a dit que l’adoption est interdite. » Et croyez-le ou non, l’adoption a alors été interdite par l’islam, rien que pour justifier son mariage avec sa belle-fille. Sa troisième femme, Sofia, était juive. Il est clairement écrit et documenté dans nos livres scolaires qu’il a attaqué sa tribu, il a tué son père, son frère, et son mari, et le jour même, il a couché avec elle.

Voila ce qu’est l’islam, il faut le savoir, il faut comprendre que l’islam est le problème. J’en ai assez de ces occidentaux qui me demandent d’adoucir mon message. J’en ai assez de ces gens qui me demandent : « Essayez-vous de changer 1,3 milliard de personnes ? » Oui, c’est ce que j’essaye de faire ! Oui ! Non seulement j’essaye, mais je les changerai !

Je veux que vous sachiez que la première des valeurs que j’ai apprises dans ce grand pays, c’est qu’on peut réaliser l’impossible si on croit en soi-même. Je ne crois pas qu’en moi-même. Je crois en des millions de femmes musulmanes comme Nonie Darwish et Ayaan Ali, et nous travaillons ensemble pour changer 1,3 milliard de musulmans. Ils doivent comprendre qu’ils ont le choix entre changer ou être écrasés.

Je vous en prie, ne laissez pas votre pensée civilisée vous empêcher de défendre votre merveilleux pays. S’il vous plait, défendez vos valeurs. S’il vous plait, défendez votre liberté. Défendez le paradis où vous vivez. Ne tenez rien pour acquis. J’ai savouré chaque instant de ma vie en Amérique. Se promener seule dans la rue, sans se faire traiter de putain est un don du ciel pour moi. Rien que pouvoir discuter avec un voisin, sans se voir accusée d’adultère, c’est un don du ciel pour moi Pouvoir boire un café toute seule au Starbucks, c’est un don du ciel. Je vous en prie, ne tenez rien pour acquis. S’il vous plaît, défendez ce beau pays.

Mon rêve est de voir mon pays, la Syrie, aussi libre que l’Amérique, et non le contraire. Quand j’étais en Syrie, je pleurais beaucoup. Maintenant que je suis libre, je pleure encore plus, pour toutes ces femmes restées là-bas. Mon rêve est de les libérer un jour. Puisse-t-il être le rêve de toute l’humanité. Merci beaucoup. Dieu vous bénisse, Dieu bénisse l’Amerique.

AMEN

vendredi 6 mars 2009

REOPEN HUDSON 5 : SILENT RUNNING


Réveil en fanfare à la rédaction. « Hep ! Hep ! Hep ! On se réveille mes pingouins ! J’ai enfin des nouvelles du professeur Waldman », nous lance Master Sitt, notre Rédac-chef, en déboulant dans l’eXc-salle de rédaction. « Enfin » nous disons nous. Il est vrai que deux semaines se sont passées depuis le dernier contact et que sans nouvelles, l’inquiétude montait parmi nous. Avait-il réussi à se mettre hors de portée des agents-chasseurs NeoConSSionistes ? Visiblement oui !

« Bon, en piste mes pingouins, le professeur Waldman a des informations de la première importance sur la conSSpiration qui se joue. Sil, lachez donc votre photo de Sarah Palin et emmenez Jugurta avec vous. Simon n’est pas là mais comme Waldman vous connaît, ça devrait aller. Le rendez-vous est fixé dans une heure devant la bibliothèque municipale. Allez, allez, on s’active les palmes. »

Quarante-cinq minutes plus tard, nous voila au coin de la 42e Ouest et de la 5e avenue, là où se situe la bibliothèque. Encore un quart d’heure et nous serons fixés. Jugurta en profite pour apprécier la grâce dégagée par un groupe de jeunes touristes japonaises. Elles mitraillent la façade de l’édifice mis à l’honneur dans le film global-cooliste « the day after tomorrow ». Elles ne sont pas les seules à mitrailler les façades. C’est là qu’un SMS tombe sur le natel, le tout dernier téléphone portable de technologie suisse (horloge parlante et cryptage de données financières intégrés) que m’a prêté Master Sitt pour les besoins de l’opération.

« Je pensais que la proximité avec des livres tirés d’arbres antisionistes nous protégerait en nous prévenant d’une éventuelle intrusion sioniste. Je me suis trompé. Beaucoup trop d’entre eux ont été écris par des sionistes, traitement qui a corrompu la cellulose du support. Nous ne serons pas en sécurité dans la bibliothèque. Retrouvez-moi dans dix minutes devant le guichet central de Grand Central Station. »

« Jugurta, changement de cap, laisse tomber tes hentaï modèle Canon, il nous faut nous rendre à Grand Central ». « Dommage » laisse choir mon Jugurta…

Trois cents mètres plus loin se trouve en effet la célèbre gare ferroviaire new-yorkaise, la plus importante au monde par son nombre de quais, 44. Dix minutes plus tard nous y sommes. J’aperçois le professeur Waldman à côté du guichet central. Il nous semble agité, regardant dans tous les sens, à tel point qu’il ne nous aperçoit pas tout de suite. Il semble guetter quelque chose de bien précis.

« Professeur Waldman ». « Oui » nous répond-il en sursautant, « ah, c’est vous, vite mêlons nous à la foule pour plus de sécurité. »

« Vous semblez nerveux professeur. Ne craignez rien. À cette heure-ci, au milieu d’une telle affluence, aucun agent neoconSSioniste ne se risquera à nous attaquer »

« Détrompez-vous, ils viennent de mettre au point une nouvelle arme particulièrement redoutable ».

« De quoi s’agit-il professeur ? » lui demandons-nous. « Ni plus ni moins d’une nouvelle espèce avicole génétiquement modifiée. Des moineaux thermobarriques, dont l’aspect inoffensif dissimule de redoutables machines à tuer ». Jugurta fronce les sourcils. Il est vrai qu’il n’est pas habitué à recevoir des révélations de cet ordre. Ce qui n’est pas mon cas. Le professeur poursuit.

« Mais ce n’est pas tout. Dans cette enveloppe vous trouverez la réponse aux questions que nous nous posions lors de notre dernier entretien, à savoir comment font-ils pour anesthésier la vigilance de la population… »

Il s’interrompt soudainement puis lâche un « diantre, ils sont là, au niveau du guichet central, nous sommes repérés. Prenez l’enveloppe et sauvez-vous. Je vous recontacterai. »

À peine le temps de regarder en direction du guichet central, que le professeur Waldman s’est déjà évanoui dans la foule. Portant de nouveau notre regard dans cette direction, nous apercevons un grand gaillard, un peu malingre, tirant vers la quarantaine, les cheveux gominés, et le visage recouvert de boutons d’acné, surtout sur le nez. Sur ses épaules, deux moineaux, les yeux rouge-sémaphore, semblent parés pour le catapultage.

Jugurta le reconnaît. « J’ai vu cette tête sur le trombinoscope de Master Sitt, là où se trouvent catalogués tous les agents neoconSSioniste qui sévissent dans le secteur. Ce gars c’est Dror. Je comprends mieux pourquoi il se fait appeler ainsi, le moineau, en hébreux. »

« C’est pas tout ça mais je crois que ton Dror vient de nous reconnaître, lui aussi. Allez vite, on se taille… »


C’est ainsi que nous nous retrouvons, à la suite de quelques zigzags, à descendre la cinquième avenue. Après quelques sprints et une marche forcée, nous nous arrêtons dans un starbucks, histoire de souffler un peu. « Sil, il va falloir que tu reprennes le sport. Un petit sprint et te voilà tout essoufflé » me lance un Jugurta goguenard. « Au lieu de dire des conneries, ouvre plutôt l’enveloppe, histoire de voir ce qu’il y a dedans ».

« Tiens c’est marrant, mais en plus de toute la paperasse, il y a un sachet avec des graines ».

« Et bien je crois qu’on se penchera sur ces graines un peu plus tard », dis-je sur un ton inquiet, « car je viens de voir passer devant la vitrine du Starbucks deux moineaux à l’allure suspecte »

« Bon ben, il ne nous reste qu’une solution » me dit Jugurta. « Laquelle mon habile kabyle ? »

« Nous sommes à quelques centaines de mètres du Madison Square Park, nous y serons en sécurité ». Je lui demande si c’est grâce aux arbres.

« Non, grâce aux écureuils. Mistress Lagrette, l’acolyte de master Sitt, s’amuse depuis des années à en faire de redoutables ninjas au service de la protection de NY. Les moineaux, Thermobarriques ou pas, n’auront aucune chance face à nos samoureuils. »

« En attendant, il va falloir y arriver jusqu’au parc. ».

« Pourquoi tu dis ça », me demande Jugurta. « Parce que des moineaux nous guettent depuis l’horodateur situé devant la vitrine ».

« C’est pas grave » affirme Jugurta, « Avec un peu de chance le professeur Waldman nous a donné ces graines afin de faire face à ce genre de situations. En sortant du Starbucks, tu jettes les graines en direction des moineaux et le temps qu’ils aient fini de les picorer, on s’engouffre dans le premier taxi qui passe, direction le Madison Square Park ».

« Pas mal ! De toute façon on n’a pas le choix. Et puis je ne tiens pas à savoir tout de suite ce que ça fait de se battre contre des moineaux thermobarriques ».

Nous avons de la chance, les moineaux se jettent sur les graines et nous dans le premier cab qui passe. Une fois arrivés dans le parc nous contactons Master Sitt afin de lui faire état de notre situation.

« Don’t worry mes pingouins, je vous envoie ce qu’il faut pour vous sortir de là. En attendant, surtout ne vous éloignez pas des écureuils de mistress Lagrette ».

« Ça ne risque pas » fait remarquer Jugurta alors que je raccroche, « c’est qu’ils sont plutôt du genre collants ».

« Sois gentil avec nos amis mon Jugu car les ennuis viennent de pointer leur bec. »

En effet, à quelques dizaines de mètres de nous, une demi-douzaine de moineaux aux yeux rouge-sémaphore se sont perchés sur un arbre, mettant immédiatement nos écureuils en alerte. Après dix longues minutes d’observation, un moineau se lance dans notre direction. Un écureuil part immédiatement à sa rencontre. Afin d’intercepter le moineau il exécute une magnifique culbute dans les airs. Chose faite. Sauf que sous l’impact le moineau se transforme en une sorte de gélatine acide qui dissous sous nos yeux hallucinés l’écureuil qui cherchait à l’attraper.

« Je crois qu’on est mal là » nous disons nous. Les samoureuils sont d’accord avec nous. Ce qui n’empêche pas deux autres de nos amis de se lancer à la rencontre de deux moineaux qui viennent droit sur nous en mode rase-mottes.

Changement de tactique, après une figure acrobatique inconnue jusqu’alors, ils finissent par savater en plein vol les deux moineaux qui en s’écrasant chacun contre un arbre dissolvent le tronc provoquant ainsi leur chute au beau milieu des passants stupéfaits.

« Les moineaux se crachent pour mourir » lance Jugurta. Nos écureuils ne semblent pas trop apprécier cette poésie. C’est leur maison qui vient de s’ecrouler.

C’est là qu’une moto s’arrête à notre hauteur. « Dites-moi les mariolles, ça vous dirait de vivre ou pas trop ? » délicieusement moulée dans une combinaison en cuir de crocodile, ne laissant apparaître à travers son casque que son regard de braise, nous reconnaissons immédiatement Naibedieva, Naibed pour les intimes, une copine de master Sitt, ancien agent russe qui serait passée depuis à la VEVAK, les services secrets iraniens. « Allez montez vite, accrochez-vous et échappons à toutes ces saloperies sionistes. N’en profitez pas pour me peloter ».

C’est moi qui me colle à Naibedieva. Jugurta peste en disant « j’ai presque plus de place à l’arrière, faut vraiment que tu maigrisses. En plus avec un peu de malchance c’est moi qui me prendrai les moineaux thermobarrique sur la tête ».

« Promis Jugurta, je perdrai du muscle dès que possible, en attendant accroche-toi y, allez démarre Naibed »…

Les piafs se jettent à nos trousses au moment où retentissent au loin les sirènes des pompiers appelés suite à la chute des arbres, et où le moteur de notre grosse cylindrée se met à rugir. Nous descendons la 5e avenue. Le trafic nous empêche de dépasser les 60 km/h, nous mettant ainsi à portée du vol de nos dangereux passereaux, qui par conséquent se rapprochent de nous.

Naibed tourne alors à gauche sur la 8e rue Est puis 300 mètres plus loin à droite sur la Broadway. La circulation y est fluide. Les sémaphores nous sont favorables. Elle met les gaz et nous distançons la menace. Un kilomètre après, à la hauteur de Broome Street elle bifurque sur la droite direction l’Holland Tunnel où nous espérons nous trouver à l’abri. Un très bon choix. Plus de moineaux thermobarriques à l’horizon. Quelques kilomètres plus loin, Naibed nous dépose au pied des eXc-bureaux et repart comme elle est venue, en trombe…