mercredi 29 avril 2009

LE PREMIER OBAMIRACLE : LA GRIPPE MEXICAINE


Mea culpa, mea maxima culpa, Barack n’est pas la baudruche dont j’ai fait partie des premiers à dépeindre l’hypothèse et qu’illustrerait si bien l’article anniversaire du New York Post, « 100 days, 100 mistakes for Barack Obama » (cent bévues pour 100 jours).

Non, Barack Obama est bien l’Obamessie, le paraclet qui réunira tous les peuples de la Terre ! Pour preuve, il vient de faire son premier miracle, reconnu en bonne et due forme par le Vatican.

Apprenez qu’il a vaincu le virus de la grippe porcine. Car figurez vous que lors d’un récent voyage au Mexique, il a rencontré un très éminent archéologue, Felipe Solis, décédé dans les jours qui ont suivi de la désormais tristement célèbre grippe. Malgré ce qu’en disent les médecins à la solde des agences néo-conservatrices, comme quoi le temps d’incubation est trop court pour qu’il ait pu être contaminé, mes contacts au Vatican sont formels. Barack Obama a bien vaincu le mal en trois jours. Hallelujah !

Aussi vous comprendrez mieux le sens de cette œuvre particulièrement inspirée du peintre Michael d’Antuono, « The Truth », executée à la gloire de notre Barackrist.

J’informe au passage Thierry Meyssan et ses reopennistes qu’il est parfaitement inutile de nous pondre d’ici quelques jours la théorie suivante. Sur ordre des illuminati, une branche de la CIA restée fidèle aux néo-conservateurs manipule dans ses laboratoires secrets installés en Bavière un virus porcin. Pourquoi porcin ? Parce qu’il ne manquera pas de se montrer bien plus virulent encore dans un contexte génétique modifié par les interdits alimentaires des musulmans. Rappelons que le père de Barack Obama était musulman. Le but ; tuer le président des EUA, et mettre un terme au changement. Mais pas seulement. Ce virus vise ni plus ni moins que tout le monde musulman et s’il a été testé au Mexique ce n’est pas seulement parce que le président américain s’y rendait. Il vise également les prédicateurs islamiques qui oeuvrent intensément dans ce pays. Certes cela ne se fera pas sans dégâts collatéraux mais ce n’est pas cela qui arrêtera les illuminatti ni les néo-conservateurs, n’est-ce pas ?

Donc prière à Titi Meyssan de ne pas chercher à se faire du beurre sur mon exclusivité. D’ailleurs toute tentative se traduira par un procès en droits d’auteur, que dis-je, en droits d’enquête, bien sûr…

Frère SILas

mardi 28 avril 2009

AVEC NANCY PELOSI, PINOCCHIO FAIT SOUCHE AUX EUA


Toujours au rayon "torture", signalons, en plus de la lombosciatalgie qui me cisaille le dos depuis deux jours (ça m’apprendra à jouer les plaquistes tout le week-end sans ma ceinture de force), les propos de Nancy Pelosi, l’actuelle présidente de la chambre des représentants des EUA. Celle-ci, tout en commentant la récente divulgation des dossiers guantanamesques de la CIA, prétendait qu’elle n’était pas au courant du fait que l’on infligeait le waterboarding à certains détenus de Guantanamo. J’ai là aussi éclaté de rire, ce qui lorsqu’on traîne une lombosciatalgie ne va pas sans provoquer ce qui tient plus d’un supplice chinois que cubain.

Ce qui ne m’arrêtera pas car j’informe Madame Pelosi qu’elle peut d’ores et déjà se préparer à me traîner devant les tribunaux pour diffamation et outrage à magistrat car je n’hésiterai pas à prétendre que Nancy Pelosi est une sacrée menteuse. D’ailleurs mes contacts à Salt Lake city, la capitale des Mormons, cette secte plus ou moins chrétienne dont la principale activité prosélyte consiste à répertorier les morts pour les baptiser par contumace, sont formels. Madame Pelosi descend en ligne directe de Pinocchio par la branche qui a émigré aux Etats-Unis. Ce qui vous permettra de comprendre pourquoi elle s’est fait refaire le nez, en plus du reste, à plusieurs reprises, étant donné ses prédispositions à l’allongement.

Non mais sérieusement, c’est moi où ça fait des années que l’on peut lire des articles et des débats au sujet de ce type de pratiques d’interrogatoire ?

Là c’est sûr, avec ces démocrates-là, le changement est en marche. On sent que la sécurité intérieure les préoccupe. Comme ils ne sont pas certains de faire aussi bien que l’administration précédente, autant traîner dans la boue les méthodes de l’administration Bush mais aussi tout le pays. Ah ça, j’ai toujours dit que le problème avec Guantanamo ce ne serait pas tant ce que l’on y ferait, que les ravages en terme d’image et de communication. Non seulement cette prison ne ferait pas peur aux islamistes mais surtout elle servirait de parfait moyen pour ternir l’image des EUA. Je n’imaginais juste pas que l’exemple viendrait d’une nouvelle administration.

Car au fond, les gens ne veulent pas savoir ce que l’on fait aux terroristes, comment cela se cuisine un islamiste, avoir tout ça sous le nez. S’ils s’en foutent des terroristes, ils ne veulent cependant pas passer pour des vilains pas beaux aux yeux du monde. Les gens préfèrent quand nos services de sécurité interrogent ce genre de chacals comme il se doit à même leur tanière ou sur le champs de bataille."La guerre c'est la guerre ma bonne dame". Et oui, le citoyen ne veut pas voir, à la différence en principe de son représentant.

Ah moins bien sûr que Nancy Pelosi ne soit d’une sincère naïveté, un peu comme ces petites paysannes de la chanson Guantanamera. Guarija Pelosi, si, si. Ce qui serait encore plus flippant.

Le pire étant que ce n’est même pas l’actuelle administration démocrate qui paiera le prix de ce genre de coups bas infligés à la précédente, mais bien le peuple américain. Sauf à ce que notre Barackounet ne réussisse à protéger son peuple en menaçant les terroristes de les embrasser avec la langue. À moins que ce ne soit Nancy ou Michelle qui s’y collent. La big-bisou tactique, très efficace d’un point de vue moral, comme je l’expliquais déjà en avril 2007. Pour le reste, je demande quand même à voir. Yes we can ?

MisSIL Maverick

lundi 27 avril 2009

LA TORTURE POUR LES NULS


Alors que j’écoutais mais surtout regardais sur BFMTV le journal de Ruth Elkrief, avec un plaisir difficilement dissimulable aux yeux de ma femme (aïe! pas la tête) tant ma Ruth est belle, belle au point qu’elle me ferait presque oublier Marie Drucker... mon dieu Ruth sois mienne (aïe! pas la tête)… Où en étais-je moi déjà ? Ah oui !

Alors que je regardais attentivement l’un des JT de Madame Elkrief où on y parlait des interrogatoires poussés subis à Guantanamo par nos gentils humanislamistes, voilà qu’un Jean-Kevin à crinière, écrivant pour Le Point, nous fait le coup du sanglot du petit homme blanc, avec un larmoyant « comment voulez-vous que nous soyons crédibles en matière de droits de l’homme lorsqu’on apprend que l’un des prisonniers de Guantanamo a subi à 180 reprises le supplice du waterboarding (simulacre de noyade) ». J’ai éclaté de rire.

« Pourquoi ? » Pour une raison très simple que j’expliquerai en deux mots car pour les nuls, il vaut mieux faire court. Celles et ceux qui aiment lorsque je m’attarde pourront lire ou relire ce vieux billet daté de juillet 2007.

Parce que la torture est une méthode intrinsèque aux régimes despotiques, le genre de régimes que veulent imposer tous ces gentils humanislamistes que certains plaignent. Une méthode qui vise des gens ordinaires, qui sert à torturer des foules d’innocents afin de protéger un gouvernement de criminels. Des pratiques qui y sont l’ordinaire et qui n’appellent aucun commentaire pour les raisons susvisées.

Rien à voir avec nos démocraties où ces interrogatoires poussés sont destinés à des criminels de la plus fanatique espèce, et n’ont pour seul objectif que de protéger des foules d’innocents. Une démarche extraordinaire, soumise un débat nécessaire, afin que l’on cherche à encadrer tout cela, histoire de ne pas y laisser notre âme et d’empêcher que cela se transforme un jour en véritable torture, un ordinaire…

Maintenant si les Jean-Kevin ne voient toujours pas de différence entre ces deux démarches, pour la simple raison que la torture quelle qu’elle soit resterait de la torture et puis basta, je leur propose cette petite chanson de Shakira, "la tortura", et appelle par la même occasion à ce que toutes les femmes qui m’ont torturé le cœur ou qui continuent de le faire, à commencer par Ruth Elkrief ou Marie Drucker, soient traduites devant le Tribunal Pénal international. Car je vous jure que le waterboarding n’est rien à côté de cette interminable sensation d’étouffement qu’elles m’infligent. Après tout, si tout se vaut...

El SIL qui a résisté de longues minutes au supplice de la pyramide ninja.

dimanche 26 avril 2009

25 AVRIL, MA JOURNEE DES OEILLETS



Le 25 avril 1974 à 00h20, est diffusée sur les ondes radio portugaises, la chanson de Zeca Afonso, « Grândola, vila morena ». Cette chanson est le signal. Ce signal est une aurore. Les jeunes « capitaines d’avril » (excellent film) à la tête du Mouvement des Forces Armées lancent alors leurs chars sur Lisbonne afin de mettre un terme à l’une des plus longues dictatures d’extrême droite qu’ait subit un pays.

Cette révolution sera connue sous le nom de « révolution des œillets » car non sanglante et réellement démocratique puisque menée par les fils du peuple ayant juré de remettre le pouvoir aux seules mains du peuple. Des enfants du peuple qui veilleront à ce que cette révolution ne soit accaparée par aucun parti, y compris d’extrême gauche. « On ne va pas passer d’une tyrannie à une autre !» disaient-ils.

Aussi, chaque 25 avril, je m’écoute cette magnifique chanson, dans la version interprétée par la grande Amalia Rodrigues, avec des frissons me parcourant tous les poils de l’épine dorsale. Comme quoi le poil peut s’avérer utile en matière d’émotions. Vous trouverez ci-dessous les paroles de cette chanson, en portugais puis leur adaptation, la mienne, en français.

« 1- Grândola, vila morena... Terra da fraternidade... O povo é quem mais ordena... Dentro de ti, ó cidade. 2- Dentro de ti, ó cidade... O povo é quem mais ordena... Terra da fraternidade... Grândola, vila morena.

3- Em cada esquina um amigo... Em cada rosto igualdade... Grândola, vila morena... Terra da fraternidade. 4- Terra da fraternidade... Grândola, vila morena... Em cada rosto igualdade... O povo é quem mais ordena.

5- À sombra duma azinheira... Que já não sabia a idade... Jurei ter por companheira... Grândola a tua vontade. 6- Grândola a tua vontade... Jurei ter por companheira... À sombra duma azinheira... Que já não sabia a idade. »


« 1- Grândola ville ensoleillée... Terre de la fraternité... Le peuple est celui qui gouverne... A l'intérieur de ta cité. 2- A l'intérieur de ta cité... Le peuple est celui qui gouverne... Terre de la fraternité... Grândola ma ville ensoleillée.

3- A chaque carrefour une amitié... Sur chaque visage l’égalité... Grândola la ville ensoleillée... Terre de la fraternité. 4- Terre de la fraternité... Grândola ma ville ensoleillée... Sur chaque visage l’égalité... Le peuple y est celui qui gouverne.

5- A l'ombre d'un grand chêne... Dont je ne savais plus l'âge... J’ai juré d’avoir pour seule compagne... Grândola, ta volonté. 6- Grândola, ta volonté... J'ai juré d’avoir pour seule compagne... A l'ombre d'un très grand chêne... Dont je ne savais plus l'âge. »

SILgueiro Maia

vendredi 24 avril 2009

LA TURQUIE : « LE PAYS DES FOUS »


Si cela ne tenait qu’à l’existence d’individus comme les écrivains turcs Orhan Pamuk, Ahmet Altan ou le collectif d’intellectuels qui appelle à reconnaître la souffrance infligée aux Arméniens d’Anatolie, la Turquie mériterait d’être accueillie à bras ouverts dans l’Union Européenne. Mais voilà, d’une part, on ne procède pas à un tel choix géopolitique sur de telles considérations, et surtout ces Turcs admirables ne représentent pas vraiment la réalité de leur pays.

Car la Turquie est « un pays de fous » comme l’explique Ahmet Altan dans un article daté du 19 février dernier. Un article où il dénonce les agissements de l’état-major et d’enseignants qui selon lui élèvent une nouvelle génération d’enfants turcs dans la haine de l’Arménien. En effet, sur ordre de l’état-major, a été diffusé récemment dans toutes les écoles primaires le DVD raciste « Sari Gelin ». Une démarche que Monsieur Altan résume ainsi : « Tu assassines plus d’un million d’Arméniens, tu effaces les traces des Arméniens de l’Anatolie, tu spolies leurs biens et par-dessus tout, tu montres aux enfants des vidéos disant voilà ce que les Arméniens nous ont fait ».

DVD auquel s’ajoute cette affaire de président d’un syndicat enseignant qui fait distribuer du « helva » (sucrerie orientale) en hommage à Hitler et une récente analyse des manuels scolaires turcs pour le moins inquiétante. Les Turcs y sont décrits comme « supérieurs à tous les autres ». Des manuels où les identités turque, musulmane, hétérosexuelle et masculine y sont glorifiées aux dépends des autres identités et nationalités.

Un « pays de fous » que l’on voudrait faire entrer dans l’Union Européenne, un pays qui non seulement ne soigne pas ses folies passées mais qui les entretient. Une entrée voulue par nos eurocrates quitte à se rendre coupables de recel de crime contre l’humanité. Une entrée voulue aussi par la baudruche Obama qui avait promis d’œuvrer à la reconnaissance du génocide des Arméniens et qui pour l’instant œuvre surtout à ce qui ne le regarde pas sans même que cela ne satisfasse les autorités turques.

Alors que le président Obama n’a toujours pas employé le terme de « génocide » lors de son discours tenu à l’occasion du 94e anniversaire du génocide arménien, le président Abdullah Gül s’est plaint du fait que son homologue américain n’a pas honoré dans ce même discours la mémoire des Turcs assassinés par les Arméniens. Honneur aux bourreaux ! Comme le dirait Monsieur Altan, « non mais quelle bande de barjots ! »

SIL de Sassoun

jeudi 23 avril 2009

TERRES D’ARMENIE ET D’AMNESIE AUSSI


Le 13 décembre dernier, avec mon épouse, nous sommes allés visiter de la famille à Marseille. Le temps était particulièrement morose. Un temps adéquat pour se rendre avec toute la smala au 2e salon du livre arménien qui se tenait à la bibliothèque Gaston Defferre. L’une des cousines de ma demi-arménienne à moi y faisait la promotion de l’excellent ouvrage « Comprendre les génocides du XXe siècle » aux éditions Bréal.

Histoire de tuer le temps au milieu de toute cette mélancolie diasporique, j’ai fait deux heures de queue afin que mes gamines puissent avoir une dédicace de Sophie Ardouin-Mamikonian sur un exemplaire des aventures de Tara Duncan, une sorte de Harry Potterian. Un cauchemar, cerné que j’étais par des adolescentes même pas jolies qui glosaient interminablement sur tel ou tel tour de magie de leur héroïne. Et vas-y que je raconte ma vie pendant des plombes à l’auteur, que je relève telle ou telle contradiction à la page 13. Horrible ! J’ai même failli rater mon bon Franz-Olivier Giesbert, membre du jury de ce salon, de qui j’ai obtenu in extremis un paraphe sur son dernier livre, « les aventures d’Amros le Celte ». Bref j’attendais avec impatience le débat qui devait clôturer cette journée culturelle. Le thème, « la presse communautaire arménienne en France ».

J’adore les débats arméniens. Ces orientaux là ont su garder bien vivante la tradition de la querelle byzantine. Ils sont capables de se quicher la tête pendant des heures sur une virgule. Y participer est tout bonnement infernal mais quand on se contente de jouer les spectateurs, c’est souvent marrant. Et bien là, pas trop. Ils étaient presque tous d’accord. Ça m’a saoulé. C’était chiant, histoire d’utiliser une terminaison arménienne. La rhétorique communautariste, me sort décidemment par les trous de nez.

En effet, en dehors d’Ara Toranian des « nouvelles d’Arménie », un garçon bien plus ouvert et moins porté sur le pathos arménien, tous les autres ont fait dans la litanie de jérémiadians. Avec une mention spéciale pour Garo Hovsepian du journal monolingue (uniquement en arménien) « Haratch ». Celui-ci regrettait que la langue se perde à cause de l’assimilation et du métissage dans le cadre français. N’hésitant pas à user d’arguments du genre « la presse arménienne a été un important vecteur d’intégration » ou à faire peur avec la supposée tentative d’invasion turque de l’Arménie en 1993.

« Ouh là que tout cela sent le nationalisme diasporique » me suis-je dit. Une volonté de maintenir une mainmise politique sur une diaspora. Un réflexe un peu pathologique pour les raisons que je m’en vais expliquer.

Entendons-nous bien, que les Français d’origine arménienne cultivent leurs racines, toute leur mémoire, défendent l’Arménie faute de non Arméniens pour la défendre, soit, c’est très bien. C’est pour toutes ces raisons que mes gosses parlent arménien. Par contre, vouloir se vivre comme une entité nationale au sein d’autres nations, ça ne va pas être possible. Et ce pour une simple raison. L’Arménie existe. Désolé de le rappeler.

Comme je le soutenais en août dernier dans mon billet « méthode assilmil : diaspora, diaspora pas », il est criminel de demander à une diaspora de refuge, privée de nation, de s’assimiler. Cela ne serait rien d’autre que la poursuite de la politique de celui qui a cherché à faire disparaître cette nation. Cependant il n’en va pas de même avec une diaspora qui dispose d’une nation.

Et c’est ainsi, en écoutant Monsieur Hovsepian que j’avais envie de lui dire, « mais faites donc comme les Juifs ». S’ils ont maintenu leur identité vivante tant qu’ils étaient spoliés de leur berceau national, force est de constater qu’ils sont cohérents, eux. Ceux qui veulent rebâtir Israël rentrent en Israël et ce malgré de multiples tentatives d’annihilation. Les autres acceptant la logique de l’assimilation.

Oui, que les nationalistes arméniens soient logiques avec eux-mêmes, qu’ils rentrent en Arménie. L’excuse d’une Arménie soviétique n’est plus, la menace d’une Turquie est plus une excuse qu’autre chose. Et même si l’Arménie actuelle n’est pas la Grande, ni même celle du Traité de Sèvres, il y a de quoi faire.

30 000 km2, 10 000 de plus qu’Israël ; plus de terres arables ; bien plus de ressources en eau. Avec leur sens des affaires, la possibilité d’en faire une petite Suisse du Caucase. Avec leurs richesses culturelles issues pour partie de leur goût pour le cosmopolitisme, la possibilité d’en faire un phare culturel dans la région. Oui, mes chers Haygagan, au lieu de pleurer, de verser dans le nationalisme diasporique franchement schizophrénique puisque oubliant la réalité arménienne, faites donc comme les Juifs, bâtissez l’Arménie. Je sais, ça ne vous plait pas comme propos, à plus forte raison que les Juifs, vous n’aimez pas trop ça, mais comme il faut bien que quelqu’un vous le dise, c’est ce que fait bibi.

En vérité, je suis fasciné depuis pas mal de temps pas le nombre de points communs entre Juifs et Arméniens. Il n’y a qu’eux pour ne pas les voir. Même existence multimillénaire dans cette région ; même lutte acharnée pour exister ; face aux empires anciens, arabes ou turcs, face à l’islam ; mêmes massacres subis, suivis d’un génocide ; même refus de disparaître mais même masochisme aussi ; masochisme dont les Juifs semblent sortis à la différence des Arméniens, surtout ceux de la diaspora, car ceux du Haut-karabakh ne semblent pas vouloir abandonner un seul pouce de terrain.

Fascinant également toutes ces divisions et mésententes entre minorités historiques de la région, entre Juifs, Arméniens, chrétiens du Liban, Assyro-Chaldéens, autres syriaques, Grecs, Georgiens, et ce alors qu’ils sont tout bonnement des alliés naturels fasse aux menaces potentielles que constituent l’islam, le panturquisme et le panarabisme. Mais bon, après tout, c’est surtout leur problème...

SIL de Sassoun

mercredi 22 avril 2009

CONCOURS DE RAP : ORELSAN, SUS A L’IMPUISSANT !


Ce ne sont pas vraiment des copines ; je les trouve parfois franchement gamines ; mais là, les frangines du chenil de garde ; ouh-là-là, elles m’ont fait frémir la pine ; loin des tribunaux, avec brio et un flot assez stylé ; elles s’en vont tirer jusqu’au sang les oreilles de l’Orelsan.

Qui c’est ? Un petit bobo qui s’encanaille ; mamam professeur, papa proviseur, bébé racaille ; Orel, un teckel qui joue le rebelle ; qui traite de « pute » les filles qui le quittent ; qui traite comme des « putes » les filles qui restent ; obligées de « sucer » ce déglingué chaque 14 février ; rien que pour éviter de se faire violer, torturer, « marie-trintigner ».

Refrain : Ouaich, sus à l’Orelsan, le rapeur impuissant ; l’Orelsan talent qui rêve de flouse en vomissant ; qui met son pera pourri à tapiner ; en espérant ainsi attirer le chaland ; Orelsan cran, pan-pan, elles vont t’en mettre plein les dents ; les tasspés vont te défoncer ; ton nom sera celui du bouffon, l’Orelsan cervelle ; un teubé qui n’oseras bientôt plus raper, tellement il se fera charrier.

C’est quoi l’histoire, me demandent les gens ; la comptine d’un pauvre gland ; Orelsan couilles a les boules ; sa copine en a assez d’une langue râpeuse ; Orelsan tact ne l’a jamais rendu heureuse ; ses doigts et sa langue de cave ne savent que raper ; alors elle en a préféré une autre, plus douce et plus curieuse ; mais ce n’est pas tout ;

Orelsan rien dans le pantalon lui fait pitié ; ce fils de bonne famille traite les femmes comme des tasspés ; un truc de frustrés, de tocards sans dignité ; dans le quartier, on dit que sa pauvre mère a pleuré le jour où elle a accouché ; elle voulait une fille, elle s’est retrouvée avec un enragé ; elle a compris dès le premier cri ; la pédagogie n’a rien arrangé.

Refrain : Ouaich, sus à l’Orelsan, le rapeur impuissant ; l’Orelsan talent qui rêve de flouse en vomissant ; qui met son pera pourri à tapiner ; en espérant ainsi attirer le client ; Orelsan cran, pan-pan, elles vont t’en mettre plein les dents ; les tasspés vont te défoncer ; ton nom sera celui du bouffon, l’Orelsan roustons ; un teubé qui n’oseras bientôt plus raper, tellement il se fera brécham.

Sa copine a préféré du bonhomme ; alors Orelsan bite rêve de planter son opinel dans la donzelle ; le seul truc un peu dur qu’il porte à la ceinture ; L’Orel est hardi ; rapeur et sans reproches ; L’Orelsan honneur rêve de cogner, d’abattoir et de mâchoires décrochés ; même pas du sang du lascar mais de celui de la fille qui l’a quitté.

L’Orelsan mauvais, il fait pitié ; avec son bad son brut pour les bouffons, il peut toujours aller se rhabiller ; ouaich fiston, ne te branle plus dans le salon et si t’aimes vraiment le Japon ; compose donc une chanson où tu finiras par t’ouvrir le bidon avec un bon petit wakizashi ; un truc un peu plus bonhomme ; un truc que ton daron ne t’a visiblement pas appris. Allez, casse-toi pôv’saloperie…

Cypress Sill

mardi 21 avril 2009

MONSIEUR D’AUCUN ET MON TRES HAUT LEGISLATEUR


Monsieur d’Aucun m’interpelle. « Dites-moi monsieur Sil, c’est quoi ces histoires de Très Haut Législateur à la fin de votre billet de mercredi dernier ? Vous ne distilleriez pas une quelconque propagande catholique en loucedé, j’espère ? C’est que vos petits billets iconoclastes abreuvaient jusqu’à présent assez bien ma foi athéiste or comme je n’aimerais pas en arriver à conclure que je me suis trompé de bistrot, je me permets cette petite demande de traçabilité des produits ici proposés

Euh, il y a comme une lassitude aussi soudaine que certaine qui vient de m’embrasser, moi. Ne serait-ce que parce que je me suis déjà expliqué à ce sujet. Enfin, la pédagogie étant l’art de la répétition, pédagogeons donc un petit coup…

Rassurez-vous mon bon Monsieur d’Aucun, je ne prêche pour aucune chapelle. Toutefois, pour tout un tas de raisons personnelles, qui ne vous regardent pas, pas aujourd’hui en tout cas, sachez que je ne suis pas athée. Je suis donc je crois. Cela étant dit, d’un point de la pensée, je ne le suis pas non plus ne serait-ce qu’à cause d’une très bonne question, capable de couper le sifflet au plus fanatique des athéistes.

« Notre univers étant régit par un ensemble de lois, quid du Législateur ? Car pourquoi ne pas imaginer un univers chaotique ? »

Après le premier choc, tout bon athéiste vous répondra que les lois mathématiques ne sont peut-être qu’une affaire de perception. Une remarque qui m’arrache toujours un éclat de rire.

Perception, le fait de pouvoir calculer qu’une comète se pointera au jour et à l’heure prévue, bien longtemps après que le mathématicien ne soit plus là pour l’apercevoir ? Perception, les modèles mathématiques qui permettront de décrire et d’expliquer des objets que l’inventeur du modèle n’avait même pas imaginés ? Que nenni, voyons !

Non, il n’y a pas à pinailler, il existe bien un Grand Architecte, un Très Haut Législateur qui non-dénué d’humour s’est même amusé à pondre des lois du genre « un chat retombe toujours sur ses pattes » et « une tartine beurrée tombe toujours du côté beurré ».

Un Très Haut Législateur qui n’a cependant pas tout prévu car il faudra qu’il m’explique un jour le sens du paradoxe du chat beurré. Si on tartine de beurre le dos d’un chat et que l’on balance le tout du haut d’un immeuble, compte tenu des deux lois susvisées, de quel côté tombera tout ça et pourquoi ? À moins que l’on découvre la loi de l’antigravité en faisant enfin à l’expérience. Tiens, ils sont où mes félins ?

Kami-SILma

Illustration ci-dessous : l’une des divinités à laquelle je voue un culte et que j’ai bien l’intention de remplacer à l’issue d’un très long entraînement. Les fans me comprendront ;-)

lundi 20 avril 2009

POUR UNE POLITIQUE DE LA BOUGIE À GENÈVE EN CE JOUR DE YOM HASHOAH.


C’était couru d’avance et le président Ahmadinejad peut sourire, fier de lui. L’ONU lui a offert le parfait écrin pour y déposer son très radioactif fragment de Pierre noire (lien: reportage de Marc Sémo pour Libération).

En ce jour de commémoration de la Shoah, il a pu comme prévu nier le droit d’Israël à l’existence dans son foyer national, qualifiant ce pays entre autres « de gouvernement raciste », mais aussi minimiser et dénaturer les souffrances de l’Holocauste en les qualifiant « d’exagérées » et de « prétexte ».

Il se sera nourri des applaudissements adressés par ses supporters depuis les trois-quarts des bancs mais aussi du départ des délégations occidentales qu’il pourra présenter comme une « minorité de pays » au service du « sionisme mondial ».

Toutes choses qui confirment les craintes ainsi que les nombreuses mises en garde exprimées, et qui justifient surtout la politique de la chaise vide qu’ont préféré adopter d’emblée des pays comme les EUA, le Canada, l’Allemagne, l’Italie ou l’Australie.

Une politique finalement insatisfaisante.

Car en attendant le jour où nous oserons monter à la tribune pour leur dire les quatre vérités en face (on peut rêver, non ?), n’aurait-il pas été plus spectaculaire, en ce jour de Yom Hashoah, que chacune des délégations allume, dès le début du discours de ce grand humanislamiste iranien, des petites bougies qui auraient été laissées là, une fois nos diplomates levés ? Une façon de signifier à cette star de l’obscurantisme, dans un langage aussi diplomatique que poétique, que nous ne nous laisserons pas entraîner dans les ténèbres. Et puis cela aurait fait de très jolies photos pour les futurs manuels d’histoire, non ?

Une idée à étudier pour la prochaine conférence ou pour les prochains jours, étant donné que la délégation française a décidé de rester à Genève

SILomon désabusé

dimanche 19 avril 2009

FALA-ME DE AMOR NESSE JARDIM PROÌBIDO

Bon, alors, il faut que je vous dise que je me suis fait sévèrement pourrir la tête lors du repas pascal par toute ma tosserie. Un vrai Golgotha. L’objet du saint courroux familial ? Le fait d’avoir osé dire dans mon billet de Saint-Valentin que le brésilien est une langue bien plus belle et romantique que le portugais. « Comment oses-tu ainsi trahir ton sang ? » m’a-t-on servi entre deux tranches de gigot. Le tout suivi d’un « de toute façon, avec ton goût pour le métissage, je suis certain que tu n’as jamais aimé une Portugaise ; du coup comment pourrais-tu savoir ce que c’est d’aimer en portugais ? »

Vous me connaissez, face à une remarque aussi fallacieuse je me suis bien évidemment défendu. D’une part si mon sang a effectivement les idées larges, il n’oublie rien de ce qu’il est, tas de sanguinistes. D’autre part, j’ai bien évidemment déjà aimé en portugais ; l’un de mes plus beaux amours d’ailleurs.

Ce genre d’explication ne leur ayant pas suffi, ils ont exigé que j’expie ma faute brésilienne en pondant un billet à la gloire des chansons d’amour portugaises. Ah les petits peuples, ayant joué les empires, torturés depuis par une susceptibilité on ne peut plus ridicule !

Ce faisant, bien que préférant les chansons catholibertaires dont les Portugais on le secret, et dont je vous reparlerai lors d’une prochaine session musicale, pour n’en demeurer pas moins un garçon serviable, comme presque tous ceux de mon sang, je vous propose trois chansons d’amour en portugais que je pourrais écouter en boucle pendant des heures et dont je vous ai traduit les paroles.



Voici pour commencer « tudo o que eu te dou » ( tout ce que je te donne). En 1994, Pedro Abrunhosa lance une bombe musicale, « viagens » (voyages). Un album jazzy, funky, aux textes généreux, aussi sexys que tendres, où rien n’est à jeter et qui marquera les esprits avec des chansons telles que « nao posso mais » (refrain : je ne peux plus rester ainsi, penser à toi, sans t’avoir tout contre moi) ou « socorro » (refrain : Au secours, je tombe amoureux, il m’est impossible de résister à autant de charme). La toute dernière de l’album étant quant à elle un vrai petit bijou de romantisme. « tudo o que eu te dou ».

« Je ne sais pas ; ce que je peux être de plus ; un jour un roi ; l’autre jour sans appétit ; parfois puissant ; un courage de lion ; parfois si faible ; le cœur est ainsi fait.

Je ne sais pas ; ce que je peux t’offrir de plus ; un jour des perles ; l’autre jour un clair de lune ; cris de douleur ; cris de plaisir ; qu’un homme également pleure ; les jours où c’est ainsi.

Si nombreuses furent les nuits ; sans dormir ; nombreuses les chambres d’hôtel ; s’aimer puis partir ; des promesses perdues ; actées dans les airs ; mais c’est ainsi que je sais…

Tout ce que je te donne ; tu me le donnes aussi ; tout ce dont j’ai rêvé ; tu le seras ainsi ; tout ce que je te donne ; te me l’offres aussi ; tout ce je te donne.

Sur le fauteuil ; tu embrasses ma peau bronzée ; exécutes tous ces gestes ; que t’as appris au ciné ; encore, j’en redemande ; tu me transportes loin déjà ; arrête, recommence ; laisse-moi juste encore y croire.

Non ! me réponds-tu ; mais ton regard a menti ; enlacés sur le sol ; dans l’étreinte que j’y voyais ; est-ce l’aurore ; ou est-ce une hallucination ; des étoiles aux mille couleurs ; extasie ou passion ; hmm, ce parfum ; m’apporte tant de mélancolie ; me tue d’amour ; me rend ma liberté ; me fait voler ; chanter ; m'endormir.
»



Le groupe Santos&Pecadores est l’un des groupes phares de la scène rock portugaise, remarquable par un son cuivré inspiré de la soul et du Funk. Du plaisir à l’état brut apporté principalement par son chanteur Olavo Bilac, reconnaissable à sa voix rauque et à sa petite gueule d’amour. Parmi leur discographie, le live « tu », sorti en 1997, est sans doute la pièce maîtresse. On y trouve l’une de leurs plus belles chansons d’amour, l’une des plus originales aussi, « nao voltarei à ser fiel » (plus jamais, je ne serai fidèle). Depuis ce titre culte, ils se seront également illustrés avec « horas de prazer ( refrain : des heures de plaisir que je n’échangerai contre rien) et « fala-me de amor (parle-moi d’amour) dont voici le texte :

« J’ai fini par nourrir, un faible pour toi ; venu comme il est venu ; que je n’ai pas cherché à comprendre.

Je me demande où en est, cette vieille certitude ; saurais-tu me dire, ce qui a mal tourné. Car c’est qu’aujourd’hui, je savais enfin dire.

Refrain : Aime-moi, emporte-moi, au-delà de mon horizon, en me parlant d’amour ; parle-moi d’amour.

J’aimerais te dire, que je suis encore ici ; tout ce temps, en t’attendant.

Je veux te toucher, et demande ainsi, à redevenir ce que j’étais, lorsque je t’ai connu.
»



Et voici le meilleur pour la fin, Paulo Gonzo, une voix, des textes que l’on savoure comme une bonne infusion au coin du feu. De celles qui vous aident à digérer le passé, à préparer une nuit qui vous habiterez de rêves agréables. Paulo Gonzo, ce sont surtout deux titres d’anthologie « dei-te quase tudo » (refrain : je t’ai presque tout donné mais presque tout était de trop ; je t’ai presque tout donné, remballe maintenant toutes tes signaux) et surtout celui qui suit « jardins proìbidos » (jardins interdits).

« Dès que tu t’éveilles, dans les airs, s’anime la lumière spontanément ; et même le jour vient doucement, rien que pour te voir.

Et déjà conquis, il t’observe revenir, de ce monde rien qu’à toi, où j’aimerais tant, entrer un jour, afin de m’y perdre.

Refrain : afin de me perdre, dans ces recoins, où tu te promènes toute seule, sans moi. Je brûle de jalousie, de ce jardin, où n’est admis que celui que tu choisis ; où tu es la reine de toutes les éternités. Telle est ma croix, joyau de lumière, parmi toutes les femmes.

Le temps se brise, sur ton regard, dans ce geste impudique ; le ciel se déchire, et moi, je me précipite afin de m’y perdre…
»

Voilà pour aujourd’hui !

SIL qui s’en va écouter un petit morceau de sœurs Corr, car s’agissant d’amour à la portugalicienne, je retrouve dans les textes de mes cousins irlandais assez souvent la même sensibilité. « Runaway » (clip sous-titré en portugais).

vendredi 17 avril 2009

INSPECTEUR LA BAVURE, MEMBRE DU JURY


Je déteste être contredit surtout par des êtres inférieurs, ceux du genre brigadier flageolet ou inspecteur la Bavure. Vous allez comprendre.

Figurez-vous que lors du dernier repas pascal avec la famille au grand complet, j’ai de nouveau longuement discuter avec mon cousin, vous savez, l’agent de l’inspection du travail, avec qui je partage pas mal d’idées bien que l’on se situe chacun du côté opposé du Code du Travail. Il me racontait notamment la mésaventure qui arrive à l’une de ses collègues, une élève inspectrice qui vient de se faire recaler après avoir réussi le concours et avoir passé 18 mois de formation dans leur école située dans les environs de Lyon. D’après le Jury, elle ne serait pas à la hauteur de la tache. D’après ses collègues, elle serait surtout victime de discrimination, celle-ci cumulant le fait d’être une femme, handicapée et d’origine maghrébine. Discrimination qui serait d’autant plus évidente que d’autres candidats semblent tout aussi incapables, ou capables, c’est selon, que l’élève inspectrice en question.

Un récit et une thèse, celle de la discrimination, qui m’a laissé dubitatif. Car même si ce genre de situation n’est pas impossible, pour avoir passé pas mal de temps dans la fonction publique avant de devenir employeur, je reste persuadé que s’il y a un endroit où les femmes, les handicapés et les autres « minorités » ont leur chance c’est bien dans la fonction publique. Les concours y sont on ne peut plus égalitaires, à plus forte raison dans des ministères connus pour leur culture gauchisante, comme c’est le cas pour celui du Travail.

Mon cousin m’a alors fait remarquer que toute culture, y compris gauchisante, peut tordre la perception d’un jury. Et pour illustrer cela, il m’a raconté que lors de sa dernière épreuve d’admission, l’épreuve d’entretien autour d’une question de culture générale, il avait dû faire attention à certaines de ses réponses. La question autour de laquelle s’était déroulé l’entretien avait été une citation de Georges Clemenceau. Ce fondateur du Ministère du travail avait dit à l’occasion de la Grande Guerre « il est plus facile de faire la guerre que la paix ». Après s’en être bien sorti d’un point de vue analyse de cette citation, mon cousin sentit tout d’un coup le terrain se miner lorsque la discussion après s’être engagée de manière générale sur les conflits bifurqua de façon aussi brusque que précise sur le conflit Israélo-arabe. « Arghhh, sujet dangereux » se dit-il. Surtout qu’il partage plus ou moins mon avis sur la question et qu’il se doutait, culture gauchiste de ce ministère oblige, qu’en face de lui se trouveraient à coup sûr des palestinolâtres bien-pensants. Il s’en sortit en leur servant un petit couplet sur le respect du droit international, ce qui plut à nos juristes gauchisants et lui évita sans doute de se faire torpiller. Je lui ai répondu qu’il avait eu raison d’agir ainsi étant donné que l’on ne démolit pas des idées reçues en 10 minutes mais qu’il avait peut-être un peu surinterprété la situation.

Et bien peut-être pas, car dans un ministère à la culture dominante diamétralement opposée à celle du ministère du Travail, celui de l’Intérieur, Monsieur El Haddioui a subi les foudres des questions mal orientées lors de l’oral du concours interne d’officier de Police. Questions et réponses qui lui ont valu un 4/20, note éliminatoire, alors que par ailleurs ses autres notes étaient bonnes ainsi que les appréciations de son chef de service qui le présentait comme un « fonctionnaire exemplaire ». Éléments qui l’ont poussé à porter plainte pour discrimination et à obtenir, en partie, gain de cause.

Voici les questions qui ont motivé le fait que le Conseil d’Etat ait cassé pour discrimination, les résultats du concours interne 2007. « Quel est votre avis sur la corruption des fonctionnaires de police marocains ? » « Votre femme est-elle Maghrébine ? « Est-ce que vous faites le ramadan ? » « Est-ce que votre femme porte le voile ? » « Ne trouvez-vous pas bizarre ce gouvernement de la France avec des ministres arabes et un président à moitié hongrois ? »

Hallucinant non ? Non mais quel est le rapport avec les fonctions d’officier de police ? Non mais est-ce qu’on demande aux Régis et autres Jean-Louis qui concourent pour les mêmes postes s’ils font carême où laissent bobonne à la maison pensant qu’ils vont picoler avec les copains ? Tiens est-ce qu’on demande aux futurs policiers s’ils ont des problèmes avec l’alcool ou le cannabis, questions après tout moins illégitimes étant donné qu’on leur confie une arme ? J’en connais quelques-uns que seraient recalés. Plus sérieusement, est-ce qu’il viendrait à l’esprit de ce genre de jury d’interroger des candidats sur leurs opinions politiques ? « Etes-vous d’extrême-gauche, d’extrême-droite » ou mieux « avez-vous des parents communistes ou frontistes ? » .

Ce n’est pas que cela ne me tenterait pas de fermer les portes de la fonction publique à tout sympathisant d’une forme de pensée antirépublicaine, qu’elle soit politique ou religieuse, mais bon, dans notre pays on est jugé pour ce que l’on fait et non pour ce que l’on est ou pense. Et même si des enquêtes de mœurs plus approfondies peuvent se justifier pour des postes à risque, à haut niveau de sécurité, ce n’est sûrement pas le cas ici.

Et puis, pour tout vous dire, ce qui m’énerve vraiment c’est encore une fois de sentir mon pays pris en tenaille entre les doux-rêveurs qui se refusent à regarder en face le danger des totalitarismes, islamique y compris, islamique surtout, et tous ces corniauds qui au lieu de s’attaquer à l’idéologie islamique et à ses activistes, préfèrent s’attaquer à des musulmans de base. On s’attaque à ce que l’on peut, après tout. Et visiblement, il y en a beaucoup qui peuvent peu.

J’espère sincèrement que les auteurs de ce genre de bavures, qui n’en restent pas moins marginales, seront sanctionnés, histoire qu’elle soient vraiment marginalisées. Car personnellement, contrairement aux gauchos et aux fachos qui n’attendent rien ou alors n’importe quoi de notre Police, j’attends moi beaucoup de cette institution fondamentale de notre Etat de droit. J’espère également que pour toute compensation, le brigadier El Haddioui bénéficiera d’autre chose que le seul droit de se retaper toute la préparation à un nouveau concours, comme le propose le Ministère de l’Intérieur. La mauvaise blague a assez duré, non ?

ClemenSIL

jeudi 16 avril 2009

ÎLES KERGUELEN : UN CHOIX À CÔTÉ DE LA PLAQUE ?


Juste un petit billet pour remercier les députés qui ont eu l’idée géniale de nous permettre de personnaliser un peu nos futures plaques d’immatriculation, notamment en nous autorisant à afficher le numéro du territoire français pour lequel on ressentirait les plus fortes attaches.

Grâce à eux, je vais pouvoir réaliser un rêve, celui d’immatriculer mon véhicule avec le code des îles Kerguelen (98-4-04) et d’y apposer les armoiries des Terres Australes et Antarctiques Françaises, le blason à tête de manchot royal. Encore merci !

SILs Olav

mercredi 15 avril 2009

CACHEZ DONC CETTE RÉALITÉ QUE JE NE SAURAIS VOIR.


Certes le policier qui a mis en ligne la vidéo de l’agression du désormais célèbre Jean-Kevin dans un autobus a commis une faute. Il a enfreint sciemment la loi sur le secret de l’enquête, faute qui peu difficilement être ignorée. Cependant, force est quand même de reconnaître que son geste relève de l’acte de bravoure, de résistance, surtout quand on voit le niveau des réactions, le niveau de fange dans laquelle s’enfonce mon pays. J’ai honte, si vous saviez comme j’ai honte de ce mauvais film bien de chez nous. Une comédie dramatique où les acteurs principaux interprètent à merveille leur rôle, malheureusement.

Nos agresseurs tout d’abord. Fidèles à eux-mêmes, prévisibles à souhait. Courageux puisque jouant comme à leur habitude du cinq contre un. Ne se trompant pas de combat puisque sachant cibler parfaitement le plus haïssable des sapiens-sapiens, le « sale blanc » ici décliné sous la forme du « Français de merde ». Généreux de par leur capacité à distribuer des mains pleines de châtaignes et à répartir équitablement le bien d’autrui. Bref, un humanisme à fleur de peau qui ne manquera pas d’émouvoir nos bonnes âmes comme nos bons ânes, surtout ceux d’extrême-gauche pour qui un crâne rasé qui commet une ratonnade est un fasciste, mais pour qui un crâne-encapuchonné qui commet une françonnade est un camarade en lutte. Putain de malades !

La victime ensuite. Oui, je ne jouerai pas l’hypocrite. Elle aussi, elle me fait honte. Parfaite du début à la fin. « Une bonne tête de victime » comme on le dit dans nos cités. Ce qui explique pourquoi nos prédateurs s’en sont pris à lui. L’instinct. Ils ont dû sentir la proie facile. Il a beau faire une tête de plus que son agresseur principal, il ne fait pas un seul geste pour se défendre. Pas le moindre coup de rendu. La dignité sans doute. Sa seule réaction ayant été de tenter de récupérer son portefeuille. Beau réflexe ! Le pompon étant ses déclarations dans le Figaro. Un monument de noblesse. Ce jeune homme qui « veut passer à autre chose », n’a pas entendu les injures racistes dont il a été l’objet. Par contre en brillant esprit analytique qu’il est, il a pu se rendre compte que ses assaillants étaient ivres ou drogués, seule chose capable d’expliquer de tels propos car de toute façon, triste réalité ou pas, il se refuse à « passer pour l'incarnation d'une certaine image sociale qui aurait été prise à partie par des étrangers ». Il veut oublier le plus vite possible ce qui l’a le plus blessé, la diffusion des images sur internet. Trop dur de voir la réalité en face, n’est-ce pas ? Encore un lucide ! Encore un candidat pour jouer le Christ crucifié lors des sanglantes célébrations de Pâques aux Philippines. Dis-moi Jean-Kevin, si jamais des envies de gifles me venaient, je peux t’appeler ou pas ?

Au tour de son autoproclamé protecteur maintenant, le sémillant Olivier Duhamel, professeur de ce bon élève de science Po, qui nous expliquait hier dans sa chronique matinale sur France culture que son élève « suscite l’admiration » par « la leçon de déontologie journalistique qu’il donne dans son interview ». Dieux que c’est beau la dignité bobo ! N’hésitez surtout pas à vous faire raccompagner en Noctambus par Olivier Duhamel. Même s’il ne lèvera pas le petit doigt pour vous éviter de vous faire défoncer la gueule, il saura trouver les mots qui feront de vous un être supérieurement digne. Une chose qui n’a pas de prix, non ? Dis-moi Olivier, surtout n’oublie pas d’orienter ton élève vers une carrière au Quai d’Orsay. Sa place naturelle s’y trouve. Il y fera une très forte impression.

Les autorités. Ah, nos autorités. La grande classe. Mais surtout une efficacité redoutable. Un temps record pour retrouver et placer en garde-à-vue le dangereux policier à l’origine de la diffusion de ces images. Du jamais vu. Il casserait même déjà des cailloux à Cayenne. Par contre s’agissant de nos petits barbares de la RATP, on n’a pas l’impression qu’on s’occupe avec la même célérité de leurs cas. « Ah bon ! ». Excusez-moi mais on m’informe que je raconte n’importe quoi. Les autorités auraient demandé que l’on floute les visages des agresseurs sur les photos, histoire de préserver leur dignité ainsi que leur droit à l’image. Ah cette satanée dignité. De plus elles plancheraient jour et nuit sur une nouvelle loi speciale "bandes" qui mettra fin à ce genre de dysfonctionnements comportementaux, selon un vieux et très Verbeux principe biblique, « que la paix soit et la paix fut ». Une nouvelle loi alors qu’on ne donne pas les moyens à la justice d’appliquer celles déjà existantes. Mort de rire. Aussi drôle que les propositions de l’opposition, « plus de prévention ». Prévention ? Prévenir quoi et qui exactement ? Tu parles ! Je t’inverserai enfin le principe de double peine, moi et fissa. Ben oui, jusqu’à présent c’est nous qui non seulement nous cognons (c’est le cas de le dire) ces connards de fafounets à casquettes et qui en plus casquons pour que la justice les garde au chaud quand elle décide enfin de sévir. Personnellement je renverrai chez eux tous ces xénophobes allogènes qui crachent sur la France, ses lois, et les Français. De quoi libérer pas mal de places de prison. De quoi donner surtout à réfléchir. Et oui moi aussi je sais faire de la prévention…


Passons à l’opinion publique maintenant. Égale à elle-même. Bovine à souhait. Tétanisée de surprise. Elle a déjà oublié les agressions de masse qui sont produites lors des manifestations lycéennes anti-CPE de 2006. Qu’elle se rappelle de tous ces « sales petits blancs » pris en chasse par de jeunes humanistes à cagoule. Qu’elle se souvienne des images de cette gamine à terre, le visage en sang. Sacrée opinion publique. Elle a déjà oublié les gamins de confession judaïque pourchassés dans le XIXe arrondissement parisien. Elle feint de ne toujours pas savoir que ce genre d’agressions est monnaie courante depuis des années. Même pas de quoi étonner, en temps normal, une troupe de zombies. Enfin, pour moi, c’est du tristement banal et pas que s’agissant de « sales Français » attaqués. Tenez l’autre jour, un ami me racontait qu’il avait assisté à une scène intéressante à Arcueil (région parisienne, 94). Alors qu’il sortait d’une grande surface le voilà qui tombe sur une troupe d’humanistes de cités qui invectivaient en des termes particulièrement fleuris les deux vigiles d’origine africaine non-musulmane qui souhaitaient vérifier leurs sacs. Ce qui a le plus surpris mon pote c’est quand l’une des filles de la bande a dit à son copain « tu ne vas pas te laisser emmerder par un sale nègre quand même ». Allez, une autre pour la route, avant d’enchaîner. L’autre jour mon cousin d’origine Sri-lankaise qui dans son 9-3 a souvent maille à partir avec nos mêmes jeunes humanistes des caves, au motif que son ethnie n’est même pas référencée dans leur livre saint, me racontait que le dernier accrochage s’était conclu encore une fois par un « casse-toi avec ta blanche ». J’oubliais de préciser qu’il est marié avec une Française ce qui les trouble doublement. Que fait SOS Racisme ? Rien à part des guignolades ! Bref, que du banal, sauf pour nos bobovins. Allez enchaînons…

Car j’ai gardé le meilleur pour la fin ; les témoins du lynchage.

Si le conducteur du bus a bien évidemment eu raison de suivre les procédures, la passivité des autres passagers tient quand même de l’hallucinant, non ? Franchement, elle est où la dignité, là ? Au sud, c’est ça ! Comme en 40, direction plein sud, soit à l’échelle du Bus, la porte de sortie. Remarquez, rien de bien surprenant là aussi car figurez-vous que tout ça m’a rappelé une petite scène dont j’ai été l’acteur, il y a de cela quelques mois. Après avoir assisté à une séance de cinéma au Gaumont de l’Aquaboulevard, porte de Balard, à Issy-les-Moulineaux, nous décidons avec mes frangins de grailler un truc vite fait au McDo. La foule est nombreuse à se presser aux différentes caisses. Parmi cette foule, nous remarquons deux files plus loin que trois crânes-encapuchonnés jouent des coudes histoire d’avancer plus vite. Tout à leur manœuvre, ils n’ont pas entendu que l’hôtesse qu’ils souhaitaient atteindre venait d’indiquer aux clients qu’elle allait bientôt fermer sa caisse, ce qui expliquait pourquoi il y avait peu de monde devant elle. Nos trois lascars ayant pris le peu de monde pour une aubaine et non une prochaine cessation de service déboulent derrière le dernier client. L’hôtesse leur signifie qu’elle ferme. Ni une, ni deux, les « vas-y » commencent à pleuvoir avant de donner lieu à des demandes plus impératives puis à des insultes à base de « pute » devant la fin de non recevoir exprimée par la demoiselle. Franchement, vous croyez que les clients immédiatement autour seraient intervenus pour demander à nos humanistes de cages d’escalier de cesser leur cinéma. Non ? Pas un ! A quelques mètres de là, nous leurs demandons d’arrêter leurs insultes. Demande accueillie par un « nique ta race ». Un « nique ta race » qui appelle en retour de ma part un « qu’est-ce qu’elle a ma race ? Elle ne te plait pas ma race ? T’es un cousin de Le Pen ? » Que n’avais-je pas dit là. Nos trois lascars laissent la petite demoiselle et s’approchent de nous en nous insultant. Le mâle alpha de la bande approchant même son crâne du mien selon ce rituel très prisé chez nos amis, s’attendant à un mouvement de recul de ma part qui signifierait alors ma soumission ou un geste brusque qui ne manquerait pas de justifier un premier horion de sa part. Je n'ai pas bougé. Se rendant compte qu’ils étaient trois et nous aussi, ce qui est contraire à leurs règles d’engagement, le rapport de un pour cinq étant préférable, ils s’en vont sans demander leur reste en relevant le menton et en nous tançant du regard, rituel de dignité propre à cette racaille. Vous savez quoi ? En prenant nos plateaux-repas, ce n’est même pas nos crânes-encapuchonnés que j’ai vomi du regard mais toute cette foule juste bonne à brouter une Mc-salade. Tas de couards !

Et puis je me suis dit, qu’on n’est pas aux EUA. En France, le courage n’est plus notre trait culturel le plus affiné. On n’est pas du genre à décider de reprendre le contrôle d’un avion transformé en missile par une catégorie d’humanistes pas très éloignée par nature de celle qui nous occupe. C’est qu’on a une dignité à préserver nous, celle qui consiste à se faire enculer en silence, avant de nettoyer le vit ennemi avec le bout d’une langue délicate et raffinée. Ce qui m’amène à me dire que je suis très heureux que l’on ait réintégré l’OTAN car voyez-vous quelque chose me dit que l’on ne va pas tardé à avoir besoin de nos très chers alliés, de ceux qui ont su garder une culture de la riposte et du refus de la soumission. Ben, oui, les républicains de combat ou ne serait-ce que de conviction sont encore bien loin d’être légion dans notre beau pays.

Comme d’autre part, face aux assauts grandissants de toutes ces sections d’humanistes à casquettes et à calottes, je n’ai pas envie de me retrouver dans une même tranchée avec les seuls qui ont gardé une culture du fusil, à savoir nos raclures d’extrême droite ou d’extrême gauche, vous comprendrez que je sois particulièrement content de notre intégration totale dans le club des démocraties armées, la nouvelle ligue de Délos.

« Comment ça les extrêmes seront du combat ? » me demandez-vous.

C’est simple. L’extrême droite le sera par xenophobie et racisme, souhaitant virer de ce pays tout ce qu’elle juge indigne par nature et ce alors qu'une grande partie de l'immigration en question chérit ce pays. Quant à l’extrême-gauche, si pour l’instant elle joue aux idiotes inutiles, je peux vous assurer qu’elle sera des combats, comme en 1941. Elle le sera lorsqu’elle se fera mettre profond par leurs alliés d’un petit soir. Et je peux lui assurer qu’elle fera partie des premières à sentir la dure réalité venir lui chatouiller le duodénum. Je lui fais confiance, elle trouvera même des justifications à ce revirement. Elle commencerait même déjà à en chercher. « Si la tyrannie verte s’installe, combattons-là afin de construire sur les décombres de la démocratie bourgeoise une société plus juste ». Que nos rouges n’oublient juste pas que nous autres démocrates dotés de mémoire serons là, les yeux rougis de larmes, pour leur rappeler leurs compromissions et trahisons passées, leurs rêveries internationalistes pour partie à l'origine du bain de sang et pour les traduire devant le tribunal de l’histoire car nous ne laisserons pas, pas cette fois, aucun de ces putains de totalitaires, qu’ils soient rouges, verts ou bruns, se relever fièrement avec nous de tous les décombres qui s’annoncent. Car oui, cette vidéo n’est pas seulement le reflet d’un présent que beaucoup refusent de voir. Elle est malheureusement de plus en plus celle de l’avenir. Si vous saviez, après avoir couché mes gosses chaque soir, combien je prie le Très Haut Législateur de me donner tort…

SILéonidas

mardi 14 avril 2009

LE VIEUX PIPEAUPULISME ANTICAPITALISTE


Bon, bon, bon, puisque même les gens les plus raisonnables perdent tout sens commun avec la crise actuelle, il est de mon devoir d’aider à remettre un peu d’ordre dans tout ça. C’est que ça tourne au grand n’importe quoi, quand même. Regardez ma Ségolène. Après s’être dit blairiste, avoir vanté les mérites du Marché et qualifié le très libéral rapport Attali de « cadeau pour la France » voici qu’elle se met à voir tout rouge, justifie la révolte, voire appellerait même à la révolution. Vous me direz que ses sautes d’humeur n’étonneront pas grand monde mais bon, quand même.

Par contre les dérapages populistes de mon François Bayrou m’inquiètent un peu. Attention au fossé mon fanfan.

Car même s’il a raison de dire que le « capitalisme est amoral par nature », on ne peut pas s’empêcher de se sentir pris pour un jambon lorsqu’il rend synonyme amoral et immoral en prétendant que le capitalisme s’oppose à l’humanisme, que par conséquent il nous faut s’opposer à lui, avant de conclure par un « le capitalisme est inégalitaire par essence et l’humanisme égalitaire par vocation ». Une forme de populisme très catho-démocrate que l’on va de ce pas remettre à sa place étant donné que moi le populisme quel qu’il soit, ça me gave. Explication.

Oui, mon Fanfan, le capitalisme est amoral, au sens où il ne porte pas de morale en lui ; pas plus qu’une bétonneuse, un tracteur, une autoroute, une centrale nucléaire ou une navette spatiale. Pour la bonne raison que le capitalisme est un outil et que tout outil, y compris une charrue, peut devenir une arme par destination ou par négligence. La morale, le droit, la régulation, appelle ça comme tu voudras, s’applique à l’utilisateur et non à l’outil. L’humanisme étant par conséquent l’ensemble de valeurs qui guide notre action et non ce qui serait intrinsèque à l’outil, ce qu’il nous transmettrait. Et oui, ce n’est pas le katana qui fait le samouraï mais l’inverse.

Aussi, opposer le capitalisme à l’humanisme est un non-sens car utilisé comme il se doit, l’outil capitalisme peut servir des idéaux humanistes. Rappelons quand même que ce n’est pas le socialisme, ni le communisme mais bien le capitalisme qui a été et demeure le moteur de la prospérité de notre république sociale.

Rappelons également, puisqu’il nous faut tout rappeler, que c’est l’argent produit avec l’outil capitalisme qui fournit le crédit nécessaire à nos projets personnels ou économiques, qui génère les salaires du secteur public et privé, qui alimente notre système de répartition, notre sécurité sociale, tout quoi. François Bayrou a beau nous dire « le capitalisme ne peut pas être un projet de société », ce que je peux comprendre au sens où le moyen n’est pas une fin en soi, le capitalisme n’en reste pas moins le moteur, la principale turbine de nos sociétés.

Une réalité bien comprise, de toute façon, par un grand nombre de citoyens. Car la grande majorité des salariés sait très bien qu’ils ont besoin de patrons pour assumer à leur place les responsabilités et les risques dont ils ne veulent pas. Patrons qui sont bien contents de trouver une oreille attentive chez leur banquier quand ils débarquent avec leurs projets. Banquier qui sert également l’intérêt de la majorité des citoyens quand il accepte de leur octroyer un crédit auto, habitation ou autre. Et oui, le peuple a bien compris que le capitalisme est un outil plutôt intéressant. Il finit donc par comprendre également qu’on insulte son intelligence lorsqu’on cherche à canaliser ses frustrations du moment afin d’en tirer un bénéfice électoral.

Moralité, il va falloir tenir un discours un peu plus centriste et moins pipeaupuliste mes cocos car à part donner raison à tous nos branleurs de gauchistes et autres parasites d’extreme-groite ou drauche, vous ne convaincrez pas grand monde sur la durée. Ce genre de discours très loin de favoriser la responsabilité des acteurs, de tous les acteurs que nous sommes, tend plutôt à susciter l’inverse.

Mais bon, je ne me fais pas trop d’illusions pour savoir que ces tendances nous viennent de loin.

Parfois j’imagine les discussions qui ont dû avoir lieu à chaque innovation, et ce depuis l’invention du biface, il y a 1.5 millions d’années. « Tu ne peux pas faire ça, tailler du silex pour en faire un biface crée forcément une situation inégalitaire par rapport à celui qui n’en disposera pas. C’est amoral, anti-humaniste et patati et patata. Nous ne sommes plus des bêtes quand même.» Réponse du philosophe-capitaliste erectus, « tu te trompes car vois-tu, avec mon biface, je vais pouvoir chasser des bêtes bien plus grosse, ce qui permettra de repartir plus de viande au sein la communauté ». Une réponse qui aura énervé notre homo erectus pipeaupuliste, lui aura suscité une saine révolte, et lui aura fait se saisir du biface en question pour le planter entre les omoplates de notre pré-capitaliste au nom de l’humanisme erectus.

Ce qui n’est rien sans doute à côté des débats qui ont eu lieu lors de la domestication du feu. Imaginez les controverses enflammées lorsque des manieurs de feu un peu désinvoltes ont incendié par inadvertance un bosquet habité par des petits camarades. « Faut-il moraliser le feu ? » « Le feu ou le fléau de la modernité ». « Pour une civilisation sans feu ». Ah ça, ils ont dû bien se quicher la tête nos philosophes pyrophiles et nos pipeaupuliste pyrophobes.

500 000 ans plus tard, face à l’outil capitalisme, mêmes débats, mêmes tentations et toujours la même incapacité à voir, de toutes parts, que l’outil n’est qu’un moyen et non une fin en soi. Un outil qui a démontré en matière économique sa supériorité par rapport à tous les autres, mais qu'il convient de garder bien en main faute de quoi, aïe, aïe, aïe. Un peu comme pour le biface en somme…

SILex Silurien

lundi 13 avril 2009

GLOBAL WARMING : ENFIN LA VERITÉ !


L’expression anglaise « Global Warming » désigne la notion de « réchauffement climatique global ». Bien qu'étant un ennemi du franglais, j’avoue tout de même préférer le terme de « Global Warming ». Ça claque ! Ça fait très titre de Film catastrophe made in Hollywood, Hollywood qui, si l’on en croit certains européens, n’est pas loin d’être responsable du réchauffement climatique. Tout est toujours de la faute d’Hollywood, de ces satanés Américains, même quand une majorité d’Etats américains a ratifié le traité de Kyoto.

Bon, soyons sérieux ! Alors que les sciences dures s’en tétanisent les membranes du cerveau à force de chercher les causes de cette hypothèse climatique et surtout les moyens d’y remédier, je suis fier d’annoncer à la galaxie toute entière qu’une science molle, la mienne ou plutôt l’Anthropologie vient d’apporter la réponse définitive pour ce qui est de l’origine comme de la solution au problème.

Alors les gars, qui est-ce qui nous a mis dans la merde, encore une fois? Qui c’est ? Et bien, les Meufs, les gars !

Et oui messieurs, la cause du « Global Warming » est la Femme ! Comment suis-je arrivé à cette conclusion ?!? Facile !

L’hiver dernier, avec ma tribu « arc-en-ciel », nous nous décidâmes à passer des vacances là où plongent quelques racines familiales, à Bidarray, au beau milieu de la réserve de ces « european natives » que sont les Basques. Dans ce dessein, nous avions prévu de louer un chalet pour 12, en bordure du GR10, un célèbre parcours de randonnée, histoire de marcher un peu entre deux rasades de vin, de jambon et de fromage de pays.

Dés notre arrivée sur les terres basques, nous dûmes réviser nos prétentions pédestres à la baisse. Il faisait un temps à ne pas mettre un potiok (une espèce de poney 4x4 basque) dehors. Une horreur ! À tel point que mon filleul, mi-Guadeloupéen mi-Normand, fit une violente réaction épidermique au froid, de type fraise tagada, dés notre arrivé à Biarritz et ce malgré ses gènes normands. C’est dire !

Une fois arrivés au chalet, ce fut bien pire. Un froid humide à vous donner des envies d’Enfer, nous saisit y compris à l’intérieur de la maison. Je ne vous cacherai pas que tout cela jeta un froid particulièrement coupant.

Du coup, les emmerdes ne tardèrent pas à poindre le bout de leur nez gelé. Les femelles se mirent à geindre, nous sommant de trouver une solution.

« Réchauffement climatique, mon cul, oui ! » me dis-je. Pendant que ces dames et leur marmaille se jetaient sur le Nutella, nous les mâles, sortions sous l’Iparra (vent du nord) afin de couper du bois.

Et c’est là, alors que le bois se faisait débiter sous les coups rageurs de nos haches, que mon frangin me fit entrevoir la lumière en nous faisant remarquer que réchauffement climatique ou pas, cela faisait déjà deux étés qu’il tombait malade, tant le temps était pourri, et qu’il allait sans doute nous choper une fluxion de poitrine à force de jouer les bûcherons pendant cette semaine de vacances qui se devait d’être reposante. Oui, c’est là, au mot bûcheron que la vérité me prit à froid.

Le réchauffement climatique n’est pas lié aux comportements de l’Homme mais a bien pour unique origine les lubies de la Femme. Et oui ! Qui donc se plaint du froid en permanence ? La Femme ! Qui demande à ce que le chauffage soit allumé dès le mois d’octobre et ce jusqu’aux saints de glace, en Mai ? La Femme ! Du coup qui est la cause de notre dépendance aux hydrocarbures ? les gonzesses !

Qui devait nous emmerder déjà sous les différentes périodes glaciaires afin d’obtenir une température convenable à l’intérieur de la grotte ? la femelle Erectus ! Du coup, l’invention du feu… La faute aux femmes ! L’origine de la taille du Silex pour nous fabriquer des haches nous permettant de jouer les bûcherons ? toujours la femelle Erectus comme la Sapienne !

Croyez-en mes gènes, messieurs dames, puisque niveau silex, à part moi-même qui suis de la première génération à ne tailler que du crayon, dans ma famille, tous les mâles du côté de mon père étaient tailleurs de pierre, de père en fils. Croyez-moi, cette Vérité qui démange était tapie au fond de moi depuis des millénaires. La voilà enfin révélée. Par conséquent, en bonne logique, la solution au réchauffement climatique réside dans la disparition de la Femme. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la Logique !

Plus sérieusement, tout ça était bien prévisible. Il y a, en effet, chez moi, en Galice Bracare (celle du Portugal), une chanson populaire qui traitait déjà, depuis longtemps, de l’inconséquence de nos actes et de leurs conséquences désastreuses pour notre avenir. Écoutez plutôt (traduction plus bas) cette chanson de Tony Moreira.

« X’tava à assar sardinhas com o lume à arder. Queimei a pilinha sem ninguem saber. Se fosse outra coisa, nao me importava. Mas foi a pilinha que tanto estimava ».

« En grillant des sardines sans surveiller le feu ; j’ai braisé ma pine sans en faire l’aveu. Si j'avais cramé autre chose, je ne serais pas d'humeur chagrine; mais il s’agissait de ma pine que je tenais en haute estime. »

Tout est dit !

SILex SILurien

dimanche 12 avril 2009

STAND BY SIL



En voilà une bonne idée que le mouvement « playing for change » a eu là. L’idée de réunir tous ces chanteurs éparpillés de par le monde autour de cette superbe reprise du titre « stand by me ».

Une chose est certaine, on resterait à coup sûr bien plus longtemps encore à écouter Roger Ridley, Grandpa Elliott, Clarence Bekker et les autres, ici immortalisés. Allez chauffe Marcel, c’est trop beau ce que tu fais…

Silaï

samedi 11 avril 2009

CELEBREM A PASCOA ESTUPRANDO UM PADRE... (post en portugais)


La version française de ce billet est disponible ici (cliquez)

Pelo menos se desejarem respeitar a lógica completamente diabólica do Vaticano. Pois saibam, se ainda não o sabem, que esse grande estupor de José Cardoso Sobrinho, bispo de Recife, là no nordeste do Brasil, decidiu excomungar uma pobre mãe, por ter feito abortar a sua filhinha de 9 anos após ter sido violada pelo padrasto. Uma iniciativa que levou o apoio do Vaticano pois o aborto é para estas pessoas um crime bem pior do que uma violação. Um raciocínio interessante que no entanto levanta dois problemas. Um do ponto de vista comercial ; outro dum ponto de vista lógico.

Do ponto de vista comercial, se a igreja católica continuar assim à excomungar
parentes íntegros, aflitos pelo futuro das suas crianças, e no mesmo tempo continuar à reintegrar padres integristas, daqueles como o bispo Williamson que andam negando a Shoà, pouco aflitos pela memoria das vitimas dum dos piores crimes cometidos contra a humanidade, é de apostar que as igrejas evangélicas vão continuar de recolher o bom grão, deixando o pior para a igreja católica.

Dum ponto de vista puramente lógico, se o estupro é menos grave do que um aborto, então pode aparecer legitimo violar um padre nos países onde o aborto é legal. Lógico, não? Um modo de festejar, logo depois do Quaresma, essa tão bela visão da vida proposta pelo Vaticano...

Frade SILas

vendredi 10 avril 2009

ALBUM PANINI : DSK’S PRETTY PRINCESS


Très cher maître DSK, vous savez bien que je vous aime, spirituellement j’entends, si vous voyez ce que je veux dire, « non », ce n’est pas grave ; que j’ai été parmi les premiers à sentir que le FMI vous ferait un très bon tremplin national, ce qui commence à inquiéter notre président actuel, expliquant ainsi pourquoi il cherche à vous griller en vous proposant un poste de premier ministre ; et que je vous soutiens, y compris lorsque vous péchez par gourmandise. Aussi vous ne m’en voudrez pas de vous soumettre une petite requête à vocation cathartique.

L’autre jour avec des amis nous nous disions qu’après tout, puisque vos tendances sexual-démocrates, connues depuis des années du tout Sarcelles comme du tout Paris, n’empêchent pas d’être de gauche, loin de là, et sont tout sauf mal perçues dans un pays encore porté, dieux merci, sur la gauloiserie, il serait fort aimable à vous d’accepter de partager avec nous l’étendue de vos richesses libidinales. Une forme de redistribution. Une façon de nous rendre fiers de notre champion.

Nous avons même trouvé le moyen de rendre cela sympathique, ludique, voire rémunérateur. Par ces temps de crise, il n’y a pas de petit profit. Et puis une campagne présidentielle c’est de plus en plus cher. Ce moyen s’appelle tout simplement un album Panini.

Rappelez-vous, ces albums dont nous étions friands à l’adolescence, où nous collions des vignettes à l’effigie de nous joueurs de football nationaux ou internationaux, nos héros de dessin animés et autres. Ces vignettes avec lesquelles nous apprenions les lois de l’offre et de la demande, échangeant nos doublons contre des raretés, dans ces bourses d’échanges que constituaient les cours de recréation. Il y en avait des dorées, des rares, des dévaluées, des collector.

Les vignettes de l’album « DSK’s pretty princess » seraient classées par pays, catégories socioprofessionnelles, vraies conquêtes et affabulatrices. Imaginez les scènes à l’université, au bureau, au café, « j’échange quatre Tristane Banon contre une Prioska Nagy». « Non, j’en veux pas de ta mythomane sans valeur, je garde mon Hongroise, c’est une dorée »…

SIL théoricien de la sexual-démocratie

jeudi 9 avril 2009

EGOTRIP : I’M FAST, SO FAST


Bon, que ma famille, frangins, frangine, femme, gosses et meilleurs amis raillent mon talent, se fichent de moi, me reprochant même de perdre du temps à écrire mes petites billevesées, je le conçois. Après tout on n’est jamais si bien trahi que par les siens. Ce qui me fait penser au passage à Jacques Delors qui expliquait récemment qu’il verrait bien « François Fillon ou Alain Jupé », plutôt qu’un socialiste, succéder à José Manuel Barroso, l’actuel président de la Commission européenne. Une belle épine dans le pied de sa fille Martine qui s’apprête à lancer le PS dans la bataille des Européennes. Ah la famille…

Par contre que des e-potes, disposant de tout le loisir et distance nécessaire pour apprécier l’aspect nobélisable de ma production scripturale, se permettent des critiques aussi malvenues qu’injustifiées, non, ce n’est pas normal. C’est même franchement dégueulasse !

Car figurez-vous que l’autre jour, mon e-pote James Arabond s’est permis de me traiter de « prolifique », genre « j’ai du mal à te suivre » sous entendant un, « t’as combien de nègres à ton service pour produire autant ».

Devant une telle attaque, je me suis senti obligé de défendre ma fierté blessée en invoquant deux causes totalement indépendantes de ma volonté :

1) Pour se trouver soumis à la dure loi de la concurrence, en fait mes deux hémisphères cérébraux se tirent la bourre continuellement depuis pas mal de temps. Par conséquent dès que mon hémisphère droit pond un billet pataphysique, il y a le gauche qui s’atèle à produire un truc carré, avec un corps calleux central qui compte les points et décide de l’ordre de publication. Des fois c’est la bagarre…

2) Mais surtout, à l’image de Mohamed Ali « je suis si rapide que l’autre soir en éteignant la lumière dans ma chambre d’hôtel, je me glissais dans mon lit avant même que la chambre ne soit plongée dans l’obscurité ». 
Et puis, histoire de partager avec vous tous mes petits secrets, Apollo, mon coach personnel, m’impose de travailler encore et toujours mon jeu de jambes. Du coup je ne suis jamais là où on m’attend. I’m fast, so fast…

SILvester dit l’étalon galicien

mercredi 8 avril 2009

« LES BÊTISES » DE MADEMOISELLE ROYAL


Comme je l’ai déjà expliqué en mai dernier, les propos de Nicolas Sarkozy au sujet de « l’homme africain » n’étaient pas seulement condescendants, ils étaient tout bonnement racistes. Entendons nous bien, je ne dis pas que Nicolas Sarkozy est raciste. Non, tout comme je ne pense pas une seule seconde que Jacques Chirac ou François Mitterrand révélaient leur antisémitisme latent lorsque le premier parlait de « nos compatriotes juifs, musulmans ou tout simplement français » et le second des « juifs étrangers » s’agissant des Français juifs internés dans les camps par le régime de Vichy, je suis certain que les propos tenus à Dakar en 2007 par le chef de l’Etat ne révèlent pas plus son racisme. Tout cela n’est que l’expression d’un vieux fond culturel qui nous colle aux semelles et qu’un grand nombre d’entre nous tente de décrotter avec plus ou moins de réussite.

Après tout comme le disait Albert Einstein « Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé. » Cela étant dit, entendons nous bien une nouvelle fois. Mon petit propos n’est en rien un encouragement à battre notre coulpe. Non, pour la bonne raison que nous faisons partie de ces rares peuples à reconnaître nos crimes passés et à tenter de désintégrer nos préjugés. Il s’agissait donc ici, bien plus d'alerter et d'encourager que d'expier.

Mais bon, je m’éloigne un peu du sujet et surtout de mon envie de fesser un tantinet le joli séant de Mademoiselle Royal suite à sa toute récente sortie sénégalaise où elle s’est excusée au nom de la France pour les propos tenus par le président Sarkozy. Aussi revenons à notre sujet. Car histoire d’enseigner à cette représentante autoproclamée de la France, que le fait de s’excuser à la place des autres est susceptible d’entraîner une réponse du berger à la bergère, voici un petit exercice personnel qui lui rappellera des souvenirs.

Au nom de la France, je prie le Canada d’accepter mes excuses. En se prononçant pendant la compagne présidentielle pour la « liberté et la souveraineté » du Québec, Miss Royal avait insulté ce pays frère, dont pas mal de soldats sont morts à plusieurs reprise pour notre liberté. Quoi que l’on pense du fond de la question, elle a fait montre d’une ingérence tout à fait scandaleuse dans les affaires démocratiques d’un pays ami. Aussi, très chers Canadiens, daignez accepter mes plus plates excuses.

Au nom de la France, je prie également Israël d’accepter mes excuses. En rencontrant un député du Hezbollah lors d’un déplacement au Liban, député d’un parti qui prône la destruction d’Israël et qui lors de cet entretien avait comparé l'occupation israélienne du Liban au « nazisme », elle s’est rendue complice d’insultes ignobles à l’encontre de l’Etat hébreux. Aussi, très chers Israéliens, veuillez accepter ces très sincères excuses.

Au nom de la France, je prie enfin, pour l’instant, le sens de la bêtise chez mademoiselle Royal tenant parfois du comportement compulsif, le peuple chinois et tibétain, plus particulièrement les opposants et autres victimes du régime chinois, de recevoir mes excuses les plus navrées. En prenant lors de son bravitudinal déplacement en Chine, la justice de ce pays en exemple, notamment pour sa célérité, notre candidate à l’élection présidentielle a insulté la mémoire de toutes les victimes des méthodes particulièrement expéditives du Parti Communiste Chinois. Aussi, très cher peuple chinois, je te prie d’accepter mes modestes excuses.

Dis-moi François, tu ne voudrais pas rendre un grand service à notre France ? Celui de récupérer ton ex afin de la cadrer un peu, car à l’évidence notre internationale Ségolène « ne fait que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là… »

SILvain Lebel

mardi 7 avril 2009

« COMME UN LIS AU MILIEU DES EPINES, TELLE EST MON AMIE…»


Quel est le but de la Vie. La Conscience ? La Conscience seule, tout seul. Pour quoi faire ? Pour aimer ! L’objectif de la Vie est d’aimer. Aimer avec quoi ? Avec un cœur à l’abri de sa cuirasse thoracique. Pas seulement ! Aimer comme le fait le dieu d’Israël. En hébreux, on aime avec les entrailles, avec ce qu’il y a de plus fragile, de plus vulnérable.

On aime comme on désire. On aime comme on sème, comme on attend, comme on goûte. On aime comme on frémit, comme on tressaille. Avec ces mêmes entrailles qui se tordent, qui se nouent, qui se plient, qui se dressent, qui saignent et qui accouchent.

C’est sans doute à cause de la complexité de ce mystère qu’est l’amour, que le cantique des cantiques attendra le Ier siècle de notre ère pour intégrer le canon biblique.

Un mystère qui demeure puisque ce chant d’amour s’interprète tantôt comme l’amour du Christ pour son Eglise, celui d’une jeune fille pour son futur époux, ou bien encore, telle l’interprétation donnée par Rabbi Akiba, comme une déclaration d’amour symbolique entre le dieu d’Israël et son peuple.

Or tout comme ceux qui sont à l’origine de notre foi, tout comme nos frères aînés dans cette foi, j’aime avec mes entrailles. Dans cet amour, j’aime Israël comme on désire, comme on sème, comme on attend et comme on souffre…

« Tu es belle mon amie, comme Thirsta, agréable comme Jérusalem, mais terrible comme les troupes sous leurs bannières.

Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis, qui remontent de l’abreuvoir ; Toutes portent des jumeaux ; Aucune d’elle n’est stérile. Ta joue est comme une moitié de grenade.

Derrière ton voile, il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, et des jeunes filles sans nombre. Une seule est ma colombe, ma parfaite ; Elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient et la disent heureuse. Les reines et les concubines aussi et la louent. Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières
» Ca 6:4

SILomon

lundi 6 avril 2009

SYLLOGISME BARDIQUE


Seul le souverain est digne de ma satire ;
Seul le peuple est souverain ;
Seul le peuple est vraiment digne de ma satire.


TalieSIL

dimanche 5 avril 2009

« TERRITOIRES PERDUS DE LA REPUBLIQUE », LE FILM : « LA JOURNEE DE LA JUPE ».



Si vous avez aimé « les territoires perdus de la république », l’ouvrage collectif rédigé sous la direction d’Emmanuel Brenner qui dès 2002 diagnostiquait « l’antisémitisme, le racisme, le sexisme » et plus généralement l’obscurantisme violent qui sévissait déjà largement en milieu scolaire, alors vous aimerez « la journée de la jupe ».

Ce film de Jean-Paul Lilienfeld, magistralement interprété par Isabelle Adjani, et qualifié « d’événement historique » par Alain Finkielkraut, campe à l’écran cette réalité devenue de plus en plus frappante. Un film qui a d’ailleurs crevé l’écran par son succès, ARTE ayant battu son record d’audience ( 2.2 millions de téléspectateurs).

Ceux qui ne l’ont pas vu peuvent le faire au cinéma. Pour ceux qui n’en ont pas la possibilité, ils peuvent toujours le faire ici. Quant aux plus pressés, un condensé de 12 minutes est disponible ci-dessus.

En attendant, en guise d’introduction, je leur propose de lire cet excellent billet de Jean-Paul Brighelli, l’auteur du non moins célèbre ouvrage « la fabrique du crétin ».

Et oui, il y a des gens qui avaient déjà tout vu juste et d’autres, "des crétins", au monde-diplodocus, chez Libé, Le Monde ou ailleurs, pour continuer de pérorer et se permettre le luxe du déni de réalité.

Allez, vas-y Jean-Paul, envoie du bois

SILex sed lex