mardi 30 juin 2009

PENDANT CE TEMPS LA, EN OCCIDENT : SOUTENIR LES IRANIENS OU COMMEMORER JACKSON, THAT IS THE QUESTION ?


Paris, le dimanche 28 juin 2009, 15h30, avec toute ma tribu nous descendons de la Tour Eiffel. Et là que voyons-nous ? Une foule composée de plusieurs centaines de personnes d’où se fait entendre une clameur. Qu’est-ce donc ? Un rassemblement soutenant le peuple d’Iran ou rendant hommage aux victimes du régime iranien ? Et bien non ! Il s’agit d’un énième attroupement commémorant la disparition de l’autre Michael Jacksonne faux…

Soupir de lassitude, d’une très grande lassitude. Homo sapiens-sapiens, que nenni ! Homo sapiens-crétins, oui !

SIL Austin

IRAN : PETIT RESUME EN DESSINS





lundi 29 juin 2009

MICHAEL JACKSON : « LE DI-ANTALVIC M’A TUÉ »


En exclusivité mondiale, voici le nom de l’assassin du sultan de la pop. Un nom que l’on a retrouvé, lors de la découverte du corps, dans un message tracé des doigts mêmes de la victime sur de la buée qui se trouvait figée sur l’un des miroirs de la salle de bain. « Le Di-Antalvic m’a tué ». Oui, il s’agit bien du médicament et non d’un quelconque italo-serbe faisant partie de son entourage.

Ah là là, quel dommage, quelle tristesse les enfants ! Quelle tristesse que cet antidouleur n’ait pas été retiré des marchés un peu plus tôt, suffisamment pour sauver Michael Jackson, ce bienfaiteur de l’humanité qui avait découvert le vaccin contre le Sida, le cancer, mais aussi la solution aux dérèglements climatiques, à la crise mondiale, à la faim dans le monde et tant d’autres choses bien plus merveilleuses encore. Saloperie de Di-Antalvic et de corps médical incapable de s’en rendre compte à temps.

Les fans savent donc vers qui diriger leur colère, frustration et tout le tintouin. Une partie de l’industrie pharmaceutique. Ne me remerciez pas. Moi, dès que je peux rendre service…

SILaboratoire concurrent.

dimanche 28 juin 2009

« TAKE MY BREATH AWAY » : AIMER COMME DANS LES EIGHTIES



Lorsque mes gosses sont nés, l’un après l’autre ils reçurent la mission suivante : devenir un jour de parfaits petits Vulcains, du nom des habitants géniaux de la planète d’origine du docteur Spock dans la série « Star Trek », ou bien de vaillants « pilgrim explorers », les talentueux explorateurs spatiaux dont parle le film « Wing commander », capables de calculer d’instinct des vecteurs de sauts spatio-temporels. Avec pour alternative, s’ils devaient se sentir dans l’incapacité d’atteindre ces glorieux objectifs, de participer d’une façon ou d’une autre à la conquête spatiale. L’idéal étant tout de même que l’un d’entre eux décroche un jour le petit titre d’Amiral de notre future flotte interstellaire. Toutes choses expliquant que je les traîne depuis leur naissance dans les salons aéronautiques, expositions d’astronomie et tout ce qui serait susceptible de leur plonger la tête dans les étoiles. Étant donné qu’ils adorent ça, me voilà comblé.

Si je vous raconte cela, c’est pour la bonne raison que dimanche dernier, nous nous sommes rendus en famille au salon du Bourget, où nous avons pu admirer entre autre Rafale et Airbus A380, une maquette grandeur nature du Neuron, le superbe futur drone furtif de chez Dassault. « Quel chemin depuis le F-14 tomcat que pilotaient les héros du film Top-Gun », me suis-je dit, avant de sombrer dans mes typiques crises de mélancolie eighties.

Ce que j’ai pu les aimer mes années 80. J’aimais tout, depuis notre président Mitterand jusqu’à une éducation nationale qui nous poussait encore à devenir quelqu’un ; j’aimais le goût pour la culture classique qui y demeurait mais aussi pour la modernité et les nouvelles technologies (mon Amstard CPC6128) ; la musique où se mêlaient des beaux restes de sons provenant des années 70 et les sonorités qui naissaient alors (musique électronique, hip-hop) ; la télé avec le second canal qui nous offrait nos premiers mangas par le biais du Club Dorothée (Chevaliers du zodiac, Dragon Ball) mais aussi la cinquième chaîne et ses séries américaines (K2000, super-Jaimie, Kung fu, MacGyver…) ; Des séries capables de nous offrir pour générique des standards du jazz (Mike Hammer-Harlem nocturne) ou des ambiances plus futuristes comme dans « Automan » ou « Supercopter ».

J’aimais toutes ces choses qui portaient le parfum des possibles, à une époque où les horizons semblaient être faits pour être repoussés. Le mur de Berlin allait d’ailleurs s’écrouler donnant la victoire à la nation de la Liberté. Celle que nous soutenions à travers les coups d’un Stallone dans « Rocky IV » ou dans les combats aériens du film « Top Gun ».

« Top Gun », un beau symbole des années 80, d’une décennie où des gaillards pouvaient chanter « rien que pour toi » et des femmes « total eclipse of the heart » (la version française de Karenn Antonn etant aussi très bien) sans craindre le ridicule, où il était possible de danser sur des titres traitant de l’amour comme « d’un champ des bataille », sur des slows composés par des groupes de heavy-metal, tels que Scorpions ou Europe, mais aussi d’engager et d’aimer, notre premier amour, sur un film de guerre.

Quel film mes aïeux ! Quels acteurs mes cadets ! Tom Cruise mais surtout Kelly McGillis campant le rôle d’une instructrice au caractère aussi trempé que les avions qu’elle enseignait à piloter. Kelly McGillis, le genre de femmes à savoir ce qu’elle veut, intelligente, capable de prendre en chasse après une engueulade ou un malentendu, la tête brûlée qui l’a séduite, en risquant le carambolage mais surtout la délicate et courageuse confession des sentiments. Kelly McGillis, l’archétype de la femme, des femmes qui ont vraiment compté dans ma vie.

Mon premier grand amour, celle que j’ai aimé sur le « take my breath away » de ce film, en version originale, puisque mi-néerlandaise mi-americaine; mais aussi ma Magali, qui toute son existence cherchera à libérer Nora (la femme-enfant de la dramaturgie d’Henrik Ibsen), et qui en peu de temps m’a tant appris sur la femme ; et puis ma femme, la Kelly McGillis de ma vie. Celle qui m’obligea à des manœuvres de haute voltige et qui d’un baiser, d’un aveu, sut m’arrimer tel un brin d’arrêt (câble d’appontage), aussi solidement que sûrement.

Le genre de femmes qui savent débouler autrement que sur vos six heures avec le soleil dans le dos ; qui n’ont pas peur de vous embarquer dans une manœuvre en ciseaux, caressant même l’idée que vous vous crachiez tous les deux sur l’herbe fraîche, après vous avoir couper le souffle des réacteurs ou bien les avoir mis en flammes. « Take my breath away ».

Autre chose que toutes ces donzelles n’ayant que des leurres pour seules munitions. Le genre de greluche puériles qui se complaisent dans l’ambiguïté, n’assumant ni les mots, ni les flirts, ni les sentiments. De celles qui vous font tourner indéfiniment autour de la piste d’atterrissage, comme si on pouvait placer du bonhomme en orbite géostationnaire ou conserver de l’amour en stock dans un hangar sans jamais le faire voler. Certaines de ces gamines me faisant même penser à des guenons qui ne lâcheraient une branche que lorsque la suivante s’annoncerait au moins tout aussi prometteuse. En somme, le pendant féminin de tous ces sous-mecs pour qui aimer se résume à dessiner un trophée supplémentaire sur un coin de la carlingue, histoire de pouvoir défouler leur narcissisme, voire refouler leur homosexualité. Tout le contraire de Maverick et Kelly McGillis dans mon « Top Gun »…

misSILe Maverick

samedi 27 juin 2009

VOILE PAS VOILE (3) : OUI QUAND C’ETAIT BAMBI


Le port du voile oui, mais quand c’était Bambi (Michael Jackson)

(Pour plus d’explications, prière de lire ce pas si vieux billet qui spéculait sur un éventuel désir chez Mikaael de rejoindre rapidement les jardins d’enfants d’Allah. Alors, franchement, c’est qui le plus grand, Allah ou SIL ?!?!)

SILidim le Magnifique

vendredi 26 juin 2009

JEUX DE POUVOIR : NOS MEDIAS ET L’IRAN


Difficile de parler des événements iraniens et ce pour au moins deux raisons, le manque d’informations mais aussi l’état de « stupeur et tremblements » dans lequel tout cela plonge une partie d’entre nous.

Je ne sais pas pour vous mais moi, ça fait deux semaines que je tremble pour le peuple iranien. Je tremble pour tous ces gosses qui défient ce clergé aussi criminel que corrompu, qui n’hésite pas à semer la mort au hasard de ses crises de folie. Je tremble et pleure devant la photo de la jeune Neda (photo ci-après), morte pour avoir voulu vivre, et dont les yeux me font penser à ceux de mes filles.

Je tremble de tristesse, de rage et d’impuissance. Les manifestations de soutien au peuple iranien sont quasi-inexistantes et mon appui moral dans mon coin, n’est rien. J’ai même peur que mon soutien ne leur porte la poisse. Oui, la poisse, car même si je leur souhaite de réussir, je ne la sens pas vraiment leur révolution. Faute d’une sorte de Gorbatchev qui ouvrirait de larges brèches dans les murailles du régime ou faute d’un appui militaire capable de contrecarrer les milices et autres hyènes enragées de cette tyrannie, je ne vois pas comment ces gamins vont pouvoir faire. J’aimerais tant voir de jeunes capitaines marcher sur Téhéran…

Cela dit, peut-être qu’ils existent ces appuis. Il est vrai que les medias institués nous informent si mal de ce qu’y si passe, de ce qui se joue, qu’il est très difficile de penser les événements iraniens et ce depuis le début des élections présidentielles du 12 juin. Quel ramassis de couards et d’incapables que nos journaleux. La majorité d’entre eux ne sert absolument à rien, si ce n’est de relais à la propagande du régime. Toutefois qu’ils se rassurent, je viens de leur trouver une utilité. Faute de pouvoir mettre des grandes peignés sur les tronches des caciques de ce régime fascislamique, je vais pouvoir au moins me défouler sur nos connards de scribouillards.

Ah, ça il tombe plutôt bien, le film « jeux de pouvoir », décrivant la splendeur comme la misère du journalisme. Chez nous, à quelques rares exceptions près, c’est bien de misère dont il s’agit. C’est que jusqu’à présent nos journaleux nous ont offert la totale.

Que c’était émouvant la présentation qu’ils ont faite des élections. Ce taux de participation non pas soviétique mais à limite de l’exemple pour nos démocraties. Un taux de participation qui s’expliquait bien évidemment par la qualité de l’offre en matière de candidats. Peu importe que les candidatures doivent être validées par les cerbères du régime à travers le Conseil d’Evaluation. Peu importe que seules des nuances de ce vert totalitaire étaient proposées sur les présentoirs électoraux. Peu importe car un fascislamique « ultraconservateur » (à sec), face à trois fascislamiques dits « d’ouverture » (à vaseline), c’est déjà merveilleux, la preuve que cette république est un exemple de démocratie. Vive la tyrannie modéré ! Une voie à suivre ?

Qu’elle était merveilleuse la présentation qu’ils nous ont faite du malheureux et très humanislamiste candidat Mir Hussein Moussavi. Un brave p’tit gars dont les tendances humanistes remontent loin, à cette époque où il était le premier ministre (de 1981 à 1989) du très éclairé Ayatollah Khomeiny, et qui n’ont cessé de se vérifier depuis, à tous les postes qu’il a occupé au sein de cette dictature. De se vérifier également dés les premiers jours de manifestations. Face à la foule des manifestants, ce grand opposant a fait trois petits tours et puis s’en est retourné à la niche.

Ils ont dû bien se marrer à Téhéran. À tel point qu’ils se sont dit qu’ils pouvaient pousser le comique de situation jusqu’à expulser tous nos touristes de l’information sans que cela ne leur occasionne pas plus de désagréments. À peu de choses près, ils n’ont pas eu tort. Suite à l’expulsion de nos lucides observateurs, une réaction inattendue s’est produite. Nos journalistes ont manifesté leur mécontentement. Hors de question qu’on les empêche de faire si brillamment leur travail. Et ils l’ont fait savoir en défilant non pas pour le peuple iranien mais pour leurs prérogatives médiatiques. Ils se sont même vengés en donnant la parole à ce qu’ils croient être l’opposition.

Ignorant les Libéraux et autre Démocrates iraniens en exil, ils sont allé voir les amis de Moussavi et autre opposants très modérés tels que la supposée défenseuse des droits de l’Homme Shirin Ebadi ou la cinéaste engagée (tu parles) Marjane Satrapi. Mieux encore, toujours pour illustrer l’opposition, ils ont tendu leurs micros aux très allumés moudjahiddins du peuple, sorte de secte islamomarxiste iranienne. Tout bonnement à pleurer.

Pourtant des véritables opposants iraniens, Libéraux et Démocrates, il y en a. Ils font d’ailleurs partie des rares à tenter de nous informer sur ce qui se passe là-bas. Par exemple les fondateurs de l’incontournable site iran-resist.org, qui nourrissent en grande partie les revues de presse que mon confrère JCDurbant nous propose depuis deux semaines sur son site ou sur celui d’Extremecentre où nous collaborons conjointement.

Ce sont les rares à nous informer que depuis deux semaines, les manifestations se succèdent de même que les victimes ; que les figurants du régime scandant « Moussavi, Moussavi » n’arrivent pas à couvrir l’assourdissant silence réprobateur exprimé par des centaines de milliers d’autres Iraniens, mais aussi les « Allahu Akbar » un brin provocateurs puis les « na Ahmadi, na Moussavi, faghat Azadi » (ni Ahmadi, ni Moussavi, seulement la liberté), ou encore les « marg bar jomhuri eslami » (mort à la république islamique) qui ont fait suite aux premières dizaines de victimes.

Les rares à nous raconter des scènes telles que celle qui s’est produite le jeudi 18 juin à Téhéran. Alors que le pantin Moussavi avait proposé la veille aux Iraniens de se rassembler vêtus de noir dans des mosquées afin de commémorer la mémoire des sept victimes admises par le régime, les habitants de Téhéran ont préféré se réunir sur la Place des armes, où cent ans plus tôt les Téhéranais avaient pendu l’un des héros de Khomeiny, le mollah intégriste Nouri. Sur cette place, ils ont chanté « Ey Iran », l’ancien hymne national interdit depuis la révolution islamique, ils ont brandi des écriteaux où l’on pouvait lire « la liberté a un prix et nous la payerons de notre sang ».

Mais aussi les seuls à nous transmettre la parole des Iraniens, comme celle de cette femme qui le vendredi 19 juin se demandait « Ce soir, on entend encore plus fort les cris d’Allah Akbar. Quel est cet endroit où toutes les portes sont fermées ? Quel est cet endroit où le peuple interpelle uniquement Dieu ? Quel est cet endroit où ce cri devient chaque nuit plus fort ? Tous les jours j’attends la nuit pour voir si les cris vont s’élever davantage ou pas. J’en frissonne. Je ne sais si Dieu en tremble aussi ou pas. Quel est cet endroit où nous sommes si opprimés, pris au piège. Quel est cet endroit où personne ne nous aide ? Quel est cet endroit où on doit nous faire entendre du monde entier avec notre silence ? (elle est très émue) Quel est cet endroit où le sang des jeunes coule dans les rues, mais d’autres font leurs prières au même endroit ? Ils se mettent sur ces tâches de sang pour prier ! Quel est cet endroit où ses habitants sont qualifiés de voyous ? Tu veux savoir : cet endroit est l’Iran, ta patrie et la mienne. Cet endroit est l’Iran. »

Ces mêmes véritables opposants qui se posent des questions au sujet des très timides réactions du président de « l’espoir » qu’était censé incarner messire Obama. Alors que de son côté l’ancien candidat John McCain se permet de signaler que « on tue et on bat les gens dans les rues de Téhéran et dans tout l’Iran et nous devrions les défendre. Comme nous l’avions fait pour les ouvriers polonais de Dantzig ou pour le peuple tchèque lors du printemps de Prague et comme nous avons défendu la liberté dans chaque partie du monde. Ce n’est pas ce que nous faisons en ce moment ».

En effet, pendant que l’on assassine en Iran, le président Obama préfère mettre la pression sur le gouvernement israélien. « Modéré avec les fanatiques et fanatique avec les modérés » comme le disait Jean-François Revel. Soit le principe du couard.

Nos médias préférant de leur côté, selon un principe similaire, se poser des questions quant à la crédibilité des vidéos montrant l’assassinat de la jeune Neda, plutôt que de mettre le nez du régime de Téhéran sur ses marres de sang.

Et moi d’être assez tenté de les inviter à interroger cet immense journaliste qu’est Charles Enderlin. Peut-être détient-il la preuve que le tir provenait d’un sniper israélien...

Vous savez quoi, je suis même certain que le gouvernement israélien serait prêt à rendre service en suggérant son implication. À rendre service au peuple iranien bien sûr, histoire que les medias occidentaux braquent enfin leur camera sur le sort de ce peuple. Car voyez vous, comme l’expliquait récemment Jean-Paul de Belmont pour Primo-Europe, on ne s’intéresse vraiment « aux malheurs de ce monde que quand des Juifs sont dans les parages » avec leurs fusils.

SIL

PS : je signale un meeting de soutien à l’initiative des organisations de jeunesse dimanche 28 juin. Ce meeting aura lieu à la Belleviloise à 18h30 (19- 21 rue Boyer 75020 Paris, arret de metro Gambetta ou Ménilmontant). Merci les enfants, merci pour vos petits camarades qui tombent par dizaines dans les rues de Téhéran. Juste un truc en passant. Evitez de venir avec vos keffiehs, je crois que ce serait pour le coup, particulièrement de mauvais goût…

jeudi 25 juin 2009

C'EST LES SOLDES : HAMAS BABY ARMOR


Parce que gouverner (façon de parler) c'est prévoir,
N'oubliez pas de sauter (façon de parler) sur les soldes...

SILidim le Magnifique

mardi 23 juin 2009

FACE A L'HIJAB, HISSEZ HAUT, LES VOILES DE LA LIBERTE


Je crois qu’un « enfin » n’est pas de trop, n’est-ce pas ? « Enfin », nos représentants se saisissent des oripeaux de l’islam. Une très bonne chose ! Aussi félicitons-nous de la mise en place aujourd’hui d’une mission parlementaire chargée d’enquêter sur le port de la burqa en France. Pendant les six mois que durera cette mission, nos députés et nos journalistes vont pouvoir enrichir leur vocabulaire avec des mots tels que « hijab », « khimâr », « niqab » ou « burqa ». C’est très bien ça, d’enrichir son vocabulaire. Ça permet de briller dans les dîners parisiens. Il y a juste deux trois trucs qui me soucient.

Tout d’abord, la possibilité de confier une réflexion sur ce thème à des gens qui viennent de sortir de leur sommeil en tombant du lit. Qui me dit que certains n’ont pas encore en tête des restes de rêveries multicurelles ou orientalistes, qui les porteront à tout relativiser. Qui me dit également que d’autres n’étaient pas en plein cauchemar, et que traumatisés, ils ne s’en iront pas combattre un totalitarisme avec d’autres tentations totalitaires. Qui me dit encore que d’aucuns ne se mêleront pas de ce qui ne les regarde pas.

C’est qu’à titre d’exemple, j’ai tout de même entendu notre président affirmé devant nos représentants à Versailles que la burqa « n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement ». Qui est-il pour donner l’interprétation convenable à un ordre d’Allah. Rappelons que toutes les variantes du voile s’appuient, entre autres, sur un commandement d’Allah ordonnant aux fidèles de s’adresser aux épouses de Mahomet, ce beau modèle sur lequel tout bon musulman se doit de calquer son existence, « qu’au travers d’un hijab (voile, rideau…) » (Sourate XXXIII, verset 53) ? Qui est-il pour déterminer quel point d’asservissement exigé par cette religion, dont le nom signifie « soumission », est légitime ou pas ? Qui est-il mais surtout de quel droit, ce président d’une république laïque se mêle de dogme religieux ?

Rassurez-vous, va ! Le fait d’avoir développé une déviance sexuelle d’ordre burqinophile ne me fait pas voir pour autant, politiquement parlant, d’un très bon œil, tous ces défilés de voiles et autres rideaux coraniques. Il est juste hors de question d’accepter que nous jetions le bébé républicain des libertés avec l’eau répugnante du bain islamique.

Alors comment combattre efficacement la burqa, me demanderez-vous ? C’est assez simple !

Tout simplement, en affirmant les valeurs, y compris constitutionnelles, qui fondent notre nation. La liberté et l’égalité. La liberté de conscience et d’expression, la liberté de croire mais aussi de blasphémer ; la liberté de respecter le croyant mais aussi de ratatiner la gueule de cette perversion spirituelle qu’est l’islam. En affirmant également le principe d’égalité hommes-femmes, celles-ci ayant le droit de déterminer quand et comment elles sortent. Une égalité qui est fille de la dignité humaine, et qui passe par le droit à une identité propre ainsi que par celui de se montrer en public selon des principes déterminés par son libre arbitre plutôt que par un code fixé à jamais. Rappelons également que le préambule de notre constitution garantit le droit de circuler librement, de circuler sans avoir à être recouverte d’une bâche censée calmer une quelconque paranoïa masculine, quelle soit humaine ou divine.

C’est simple, on combattra la burqa non pas en refusant de la voir mais en s’attaquant à l’idéologie, l’islam, qui fait de cette inégalité (entre autres inégalités) une prescription, en démontrant le caractère tout sauf libérateur de cette injonction phallocrate pour ne pas dire phALLAHcrate.

C’est simple, face aux voiles de la soumission se doivent d’être hissées celles de la liberté.

Conception du débat qui doit nous convaincre de laisser celles qui tiennent à porter ce signe de soumission aux ordres d’Allah, que ce soit par masochisme, bêtise, ignorance, faiblesse, militantisme, imitation dévouée du modèle de comportement constitué par Mahomet et ses épouses, ou toute autre raison, de pouvoir le faire. Dans la rue chacun doit rester libre de s’habiller comme il veut, que ce soit pour des raisons religieuses, marketing ou autres. Libre dans les limites prévues par la loi.

Car rappelons que l’on ne se balade pas tout nu dans la rue. Une loi dont je souffre puisque contraire à mes prescriptions religieuses, mes croyances druidiques m’imposant d’honorer en permanence la Nature en lui offrant la vue d’un membre constamment turgescent. Par conséquent, tout comme on ne se balade pas tout nu dans la rue, chacun devrait demeurer reconnaissable, pas forcément à notre vue, faute de quoi toutes nos stars se verraient obligées d’enlever ces immondes lunettes de soleil qui leur cachent le visage, mais reconnaissable des autorités. Un angle d’attaque qui permettra de surcroît d’aborder une partie de cette question de façon très large et non islamocentrée.

Aussi la future loi prévoira que tout citoyen, en dehors des périodes de carnaval et autres fêtes d’halloween, se doit de présenter une tenue permettant aux forces de l’ordre ainsi qu’à tout agent de la république de vérifier son identité dans les conditions prévues par la loi. Formulation mesurée qui permettra le port d’un voile quel qu’il soit, tout en soumettant la ou le porteur à l’obligation de le retirer sur demande policière ou d’un agent de l’administration. Si je dis ça, c’est pour penser également à ces couillons de motards qui en plus des stars nous gâchent une belle occasion d’imposer à tout le monde d’aller tête nue. J’ai beau savoir que souvent, leur casque ne protège rien de vraiment précieux, on ne va pas les laisser rouler sans aucune protection, quand même…

SILidim le magnifique

lundi 22 juin 2009

REPRISE ECONOMIQUE: “COME ON, DO THE LOCOMOTION WITH ME”


Aucun souci, aucun souci ; je suis totalement disposé à croire que la reprise est pour 2010. Je suis disposé à croire mon Dominique Strauss-Kahn qui l’affirmait mercredi dernier. A plus forte raison que Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, l’homme qui avant la crise avait toujours gardé un pied prudent non loin de l’embrayage des taux d’intérêts, le disait déjà fin mai.

Concluant une réunion du G30 (le club des banquiers centraux), tenue à Rome le mercredi 20 mai, Monsieur Trichet avait déclaré « nous sommes dans une situation où nous assistons à un ralentissement progressif de la chute du PIB dans le monde industrialisé. Nous verrons probablement que la chute est de plus en plus faible, mais les chiffres resteront négatifs et cela pourrait durer toute l'année en cours. Les chiffres positifs vont apparaître dans le courant de l'année prochaine ». Donc va pour les chiffres positifs de l’année prochaine.

Il y a juste qu’en attendant la reprise, j’ai comme une question qui me taraude.

Au-delà de son aspect malsain ou pas, il est un fait que la croissance mondiale a été boostée par la financiarisation de nos économies. La spéculation a indéniablement joué un rôle de locomotive. Or depuis que la locomotive financière a démontré qu’elle ne tenait pas ses pointes de vitesse sur de longues distances, je me demande bien ce que l’on va nous accrocher comme nouvelle locomotive. C’est que d’une part le nombre de wagons à tirer ne cesse d’augmenter et que d’autre part, la micheline diesel que l’on nous a placée, de toute urgence, en tête de train, ne tirera l’attelage qu’un certain temps et surtout n’ira pas assez vite pour rendre le voyage suffisamment intéressant pour tout le monde.

En somme, il va falloir trouver un nouveau moteur capable de propulser nos économies, faute de quoi la stagnation sera notre rythme de croisière pour un bon bout de temps. De quoi souligner l’un des propos tenus aujourd’hui même par notre président devant le Congrés : « La crise n'est pas finie, nous ne savons pas quand elle se terminera ».

En même temps, cette question ne semble tarauder que moi, donc pas de panique, pas de panique. D’ailleurs je vous propose de dédramatiser en chantant un titre particulièrement boostant que l’on doit à la sublime Kylie Minogue. Oui, faute de locomotion à grande vitesse faisons comme si : « come on, come on, do the locomotion with me »…

SILie Minogue

dimanche 21 juin 2009

LA MUSIQUE EN FÊTE, C’EST AVEC IVETE (FESTEJANDO A MUSICA NO MARACANA)

1997, une partie du Brésil, puis du Portugal, dansent sur la musique d’un groupe brésilien. Il s’agit de « Banda Eva », avec Ivete Sangalo aux commandes vocales. Ce n’est pas la plus grande des chanteuses brésiliennes, ni la plus classe, mais la magie opère déjà très puissamment. L’album « ao vivo », « live », sorti cette année là, est d’ailleurs excellent. Rien à jeter. Il se vendra comme des petits pains. Parmi les titres, certains feront un carton plein, comme « alô paixao, alô ternura », « allo passion, allo tendresse », ou bien « minha pequena Eva », la chanson d’un nouveau départ qui avait pour thème « la fin de l’odyssée humaine sur la Terre », avec un nouvel Adam et une nouvelle Eve qui décident d’aller s’aimer dans l’Espace. L’album contiendra également le titre présenté ci-après. « Beleza rara », « ma perle (beauté) rare ». Goûtez-moi ça ! Vous trouverez la traduction du texte à la suite du clip :



« Il est hors de question que le temps t’emmène un jour loin de moi ; car notre romance, mon cœur, est si belle.

Tu es celle qui commande sur ce cœur qui n’a pour seule raison de battre, que le fait de t’aimer ; et qui te donnerait le monde, si besoin était.

Ton parfum m’enveloppe dans son arôme rosé, fait éclore en moi l’envie d’être à tes côtés ; car même l’océan n’a pas l’éclat enchanteur de ton regard, ma perle rare.

Impossible de te nier sans que mon monde ne cesse de tourner.

Mille et une fois j’ai tourné, rêvant de rencontrer au moins une fois, quelqu’un pour qui aimer ne serait pas qu’un simple jeu ; mille et une fois j’ai tourné, rêvant de rencontrer au moins une fois, quelqu’un qui te ressemblerait, ma perle rare.

Aujourd’hui, je suis heureux et chante ; uniquement grâce à toi ; aujourd’hui, je suis heureux et chante, uniquement parce que, mon amour, je t’aime…
»

Comme je vous l’indiquais plus haut, la magie opèrera puissamment, à tel point qu’Ivete Sangalo ne tardera pas à entamer une carrière solo, où volant de succès en succès, elle deviendra l’une des chanteuses les plus populaires du Brésil. Oui, ce n’est pas la plus grande, ni la plus classe, mais Ivete, c’est Ivete. Un sacré bout de femme, totale, entière, puissante. Une déesse chtonienne donnant absolument tout sur scène. Ivete Sangalo, sans doute l’un des avatars de San-Gaïa ou mieux encore, de la déesse-mère antique et celtique des Portugaliciens, San-Galega. Que voulez-vous, quand Ivete Sangalo chante et danse, de puissants courants telluriques vous parcourent l’échine dorsale. En tout cas moi ça le fait ! Quant à vous, je vous laisse découvrir deux extraits de son indispensable DVD enregistré lors d’un concert donné en 2006 dans le mythique stade du « Maracana ». 70 000 personnes reprenant les paroles et autres prières d’Ivete (« prà cima », « debout »), c’est ce que l’on appelle fêter la musique. J’aurais tant donné pour y être. « Ivete, olha que eu te amo viu ! » Enfin je me console avec le DVD. C’est déjà ça ! Voici le premier titre « abalou », « ébranlé », et la traduction sous la vidéo.



« Tu es ma moitié ; bien mieux que d’en rêver ; un amour si rare de vivre ; et je profite de cet instant pour te dire.

Que tu es mon bis ; à ce point si proche ; que lorsque j’y pense, je m’envole ; et dire qu'il aura suffit que tu rentres dans ma vie pour qu’elle soit belle.

Je refuse de me détacher de toi ; il est bon de fixer l’instant ; nous sommes faits l’un pour l’autre ; l’affaire est entendue ; car tu m’as gagné.

Ébranlé, ébranlé, secoué, balancé ; mon cœur n’est désormais que bonheur ; ébranlé, ébranlé, ceci est de l’amour pour de vrai.
»

Difficile de trancher s’agissant de la dernière chanson à vous offrir, car des chansons remarquables chantées par Ivete, il en a, en fait, beaucoup trop. « Quando à chuva passar », « lorsque la pluie cessera », « se eu nao te amasse tanto assim », « si je ne t’aimais pas autant »… Puisqu’il faut choisir, voici « poeira », « poussière », une chanson qui décape, c’est le cas de le dire.



« J’ai décroché le pompon lorsque tu m’es tombée du ciel ; toi, ma passion bien réelle ; vivre l’émotion ; conquérir ton cœur ; être heureux ma vie entière.

Ton sourire est si beau ; l’éclat de tes yeux ; mon ange, mon chérubin.
La douceur de tes baisers ; la chaleur de tes bras ; parfum de jasmins.

Il est arrivé dans mon espace ; en y prenant toute la place ; un amour hors du commun ; qui m’a pris et attaché ; dansé tout contre moi ; puis de plaisir décapé toute poussière.

Poussière… poussière… poussière… décapé toute la poussière…
»

braSIL

samedi 20 juin 2009

MORNING MUSUME : KANASHIMI TWILIGHT


Demain c’est fête de la musique. Aussi, histoire de vous mettre en jambe, je vous propose ce morceau du célèbre girls-band japonais Morning Musume, pour lequel mon iPote Tranxenne m’a refilé son virus. Un morceau qui me met dans une forme pas possible tous les matins au réveil.

Ce titre très glamourock s’appelle « Kanashimi Twilight », « triste aurore » et parle d’une histoire d’amour contrariée, thème que nos Morning Musume traitent d’une manière endiablée, comme une façon de tourner la page. Un peu comme dans la « lambada », ce tube brésilien devenu planétaire et que tout le monde a pris pour une chanson de fête alors que cette chanson traite du même thème que notre « kanashimi twilight ». Une partie du texte de la « lambada » se traduisant par « en pleurant s’en est allé celui (ou celle) qui m’a tant fait pleurer. En larmes, il (ou elle) sera, lorsqu’il (ou elle) se rappellera d’un amour qu’il (ou elle) n’a pas su cueillir ». Ah ben, c’est sûr, tout de suite, on rigole bien moins !

Enfin, tout ça, tout ce qui invite à aller de l’avant, n’en demeure pas moins très sain, et indépendamment du thème de la chanson, moi ça me donne une patate d’enfer. Or comme je suis de centre-gauche, je partage, je partage. Et puis avouez que ça nous change des Pussycat-dolls et autre groupes de pouffe-girls composés de pintades siliconées. Là, les bonnets c’est du taille B, B comme bonheur…

Au fait, pour revenir à la « lambada », je vous préviens que demain nous irons fêter la Musique du côté du Brésil, avec des chansons du feu de dieu, où l’amour sera traité de façon décapante. Ça sera chaud bouillant. Vous comprendrez demain. « Poeira, poeira, poeira, levantou poeira… »

AmateraSIL

vendredi 19 juin 2009

RITALOPHOBE MOI !?! "MA PORCA MISERIA !"


« Monsieur SIL, vous n’êtes qu’un vil menteur » me fait savoir monsieur d’Aucun. Apparemment, il aurait détecté chez votre humble serviteur des tendances ritalophobes qui démentiraient mes propos antiracistes. Pour pièces à convictions, il avance ce billet où je m’attaquais à l’ex-ami de notre Laure Manaudou ou encore cet autre où je hurlais ma haine de tous ces ritals qui nous ont volé la coupe du monde 2006.

Je l’avoue, mea culpa, mea maxima culpa. Monsieur d’Aucun a raison. Je hais les Italiens. C’est simple, je veux leur mort, leur mort à tous. Que toutes ces ordures de ritals crèvent dans d’atroces souffrances. Oui, qu'ils sachent que je prie toutes les nuits Gaïa afin qu'elle réveille son enfant Vésuve et que celui-ci, pris de rage, engloutisse toute l’Italie sous un déluge de lave. Qu’ils crèvent jusqu’au dernier ! J’aurais ainsi ma vengeance pour tout ce qu’ils ont fait endurer à mes ancetres, en Galice, pendant l’occupation romaine, sans oublier Alesia ou Numance, l’une des plus belles cités celtibériques jusqu’à l’arrivée des Romains. Soyez maudits ! Oui que cette race soit maudite ! D’ailleurs si le sort m’accordait un jour l’honneur de présider aux destinées de mon pays, qu’ils sachent qu’à l’instant même où me seront remises les commandes du feu nucléaire que l’intégralité de notre arsenal sera déversé sur la botte italienne. Mais ce n’est pas tout, nos services secrets auront pour mission d’abattre où qu’ils se trouvent dans ce bas monde, chaque Italien qui demeurera en vie. Jusque dans les latrines, nous les buterons jusque dans les latrines. Et histoire de ne prendre aucun risque, toute personne ayant un nom se terminant en « i », y passera aussi…. Aaaaarrrrghhh (!)

Bon, on se calme ! Je déconnais là ! C’est que j’adore l'Italie, moi, surtout les Italiennes. Et s’il m’arrive de taper sur les ritals c’est pour une série de très bonnes raisons. Que voulez-vous, mon cher Monsieur d’Aucun, les ritals sont suffisamment intelligents et proches de nous pour accepter que nous les taquinions méchamment ; suffisamment proches de nous pour nous rendre la politesse d’ailleurs. Certains prétendent même qu’ils ont commencé les taquineries. Plus proches de nous autres Français que les Ch’tis, les Landais et autres Corses, de qui il est interdit de se moquer sous peine de poursuites judiciaires et autres emmerdes médiatiques. Et oui, les ritals c’est un peu plus que des cousins. Ce sont nos frères, et ce à plus d’un titre.

Par exemple, à titre personnel, mon voisin est rital, Calabrais plus exactement, une origine qui ne porte pas d’emblée à la confiance et pourtant figurez-vous qu’il fait partie des rares personnes à qui je confierais les clés de mon appartement sans la moindre hésitation, ce qui n’est pas le cas de mes vrais frangins puisqu’ils seraient capables de m’y fiche un merdier pas possible. Pour vous dire à quel point j’aime l’Italie, il me suffit de vous faire savoir que le seul chanteur de R&B que j’apprécie, et ce alors que je ne suis pas loin d’exécrer ce genre musical, se trouve être Italien. Un Tiziano Ferro qui fait de moi « un rital qui le resterait » dés qu’il se met à chanter « perdono » ou « Imbranato », un pur bijou textuel mettant en scène comme peu de chansons ont su le faire nos mâles sentiments.

Et il n’y a pas que pour ces petites considérations musicales ou personnelles que j’aime l'Italie. Car des raisons faisant qu’entre la France et l’Italie c’est à la vie à la mort, fusionnel, chaud, inséparable, il y en a plein. À commencer par le fait, qu’en France, presque tout ce qu’il y a de bien s’avère être d’origine italienne.

Nos vins, notre cuisine, nos parfums, nos plus belles actrices, nos paysages, nos châteaux, notre architecture, nos génies, nos idées, notre religion, nos institutions, nos premières dames mais aussi nos plus grandes reines, celles qui ont le mieux servi la France. Catherine de Médicis était Italienne et elle a incarné la France avec une rare passion. Au point que l’un de nos plus beaux massacres, celui de la Saint Barthélemy, est pour le coup lui aussi un peu italien. Passionnel, je vous dis. D’ailleurs à bien y réfléchir, on peut dire que toutes nos guerres franco-italiennes ont été des guerres civiles. Des guerres à ce point familiales que l’on évite d’en parler. C’est qu’il y en a eu des guerres. Elles remontent même « à la plus haute antiquité » comme le dirait Alexandre Vialatte.

Le premier fait notable remonte à l’année -390. Brennus, à la tête d’une armée gauloise, décide de prendre Rome, ce qu’il fera violement mais en latin, preuve déjà de ce cousinage. En effet c’est à ce chef gaulois que nous devons la célèbre locution latine « vae victis », « malheur aux vaincus », prononcée lorsqu’il chercha à extorquer aux Romains plus d’or que prévu. Suite à cela, les Romains eurent leur revanche en romanisant à sec, en profondeur et toujours en latin toute la Gaule, ce qui installera le couple gallo-romain dans une forme de routine, le tout jusque vers la fin du Moyen-Âge, époque où les ambitions italiennes de la France vont raviver les passions.

En 1264 le pape Urbain IV décide de remettre la couronne des royaumes de Naples et de Sicile au roi français Charles d’Anjou. Celui-ci tout à son bonheur se rend détestable aux yeux des Siciliens qui massacreront tous les Français de l’île le 31 mars 1282, lors de ce qui restera connu dans l’histoire sous le nom des « vêpres siciliennes ». Si nous perdons la Sicile, le royaume de Naples restera sous contrôle français par le biais de la maison d’Anjou jusqu’en 1442, date où les Espagnols en prennent possession.

Quelque chose de totalement insupportable à nos yeux puisque à partir de 1494 les rois de France ne cesseront de faire valoir leurs revendications sur le trône de Naples puis sur celui du Duché de Milan, et ce à travers 11 guerres d’Italie (de 1494 à 1554). Quand je vous dis que c’est fusionnel, c’est fusionnel ! Assez en tout cas pour que les Italiens ne manifestent aucune rancune particulière envers cette guerre de quasi cent ans, alors que nous n’avons toujours pas pardonné aux Anglais leurs prétentions sur notre pays lors du siècle de conflit (1337 à 1453) qui nous opposa à eux. Si c’est pas de l’amour ça, qu’est-ce donc ?

Pour preuves supplémentaires, signalons qu’afin de nous consoler de la perte de notre Italie chérie, nous prenons immédiatement après ça, pour reine puis régente, une Italienne en la personne de Catherine de Médicis (1547 à 1559) ; puis une autre, Marie de Médicis reine (1600-1610) puis régente également (1610-1617). D’ailleurs quand ce n’étaient pas des reines italiennes qui régnaient, c’étaient des Premiers ministres italiens tels que Mazarin (en poste de 1643 à 1661) qui gouvernaient la France pour son plus grand bien. Le tout malgré l’italophobie que des aristocrates aussi aigris qu’incapables cherchaient à diffuser.

C’est certain ! Aucune contestation n’est possible. Entre l’Italie et la France, il existe bien un lien particulier. Un lien qui s’est également vérifié lors de l’immigration italienne. Une génération après leur arrivée, ils étaient aussi Français que les Français. Pourtant, les débuts n’ont pas été faciles. Ils ont même fait partie des rares vagues d’immigration à avoir subi des émeutes xénophobes, notamment la tuerie d’Aigues-Mortes du 19 août 1893, qui a fait 8 morts et 50 blessés parmi les travailleurs italiens. A-t-on vu la deuxième et troisième génération se plaindre, demander réparation ou une quelconque discrimination positive. Non, ils se sont fondus dans la nation française, si bien qu’aujourd’hui quatre millions de Français ont des origines italiennes qu’ils ne ramènent pas à tout bout de champs dans la discussion. Des frères, je vous dis. Une fraternité que même le choix de l’Axe par l’Italie pendant la seconde guerre mondiale n’a pas altéré.

Et moi de vous dire pour conclure que je n’ai jamais vraiment compris pourquoi on ne ferait pas un seul pays, avec Lyon pour capitale. Lyon c’est assez central et puis ça nous rappellerait des souvenirs remontant à l’Empire romain, ce bon vieux temps où Jules César se moquait ostensiblement des Gaulois dans ses mémoires. Des moqueries césariennes qui ont donné en Italie le genre de vannes suivantes : « Qu’est-ce qu’un Italien impuissant ? Un Français ! ».

Des vannes auxquelles nous nous devons de répondre. Ce qui explique que je m’y applique parfois, mais autrement que par des coups de boulle, car contrairement à notre Zizou national, je sais que les vannes d’un Materazzi n’ont rien de personnel ; juste quelque chose de culturel, un truc entre les Italiens et nous que le reste du monde ne peut pas comprendre…

SILvio Berlusconi ;-))

jeudi 18 juin 2009

« QU’EST-CE QUE C’EST QUE CES NOTES ?!?».


Spécial conseils de classe du troisième trimestre : je crois que voilà résumé en un seul dessin quarante années de délires, centrés autour d’un pédagogisme forcené et de la mise au centre du système scolaire du petit ego de l’enfant roi.

Par contre ce que ne montre pas ce dessin, c’est la personne du Principal de l’établissement flanqué depuis peu aux cotés des parents de nos pokémons. Car figurez-vous que l’une des dernières conséquences de tout ce délire est que dans certains collèges ZEP, les Principaux, en bon petits bureaucrates soumis à la doctrine du chiffre pour le chiffre, suggèrent fortement aux professeurs de surnoter. L’objectif étant d’être bien vus de leur hiérarchie mais surtout de faire en sorte que les cancres ne redoublent pas et soient refourgués aux lycées d’enseignement professionnel et général. Une tendance à l’inflation des notes qui signifie par conséquent une tendance à la dévaluation des savoirs. Encore une pente savonneuse…

Voyez-vous, ce qu’il y a de bien avec les idées complètement stupides, c’est qu’en les laissant aller jusqu’au bout de leur logique, elles produisent des effets de plus en plus abracadabrantesques.

Il est peut-être temps de changer de logique et de revenir à celle où le Savoir, avec l’autorité, la discipline et le sens des responsabilités qui en découlaient, était au centre du système, non ?

SILalutte des conseils de classe.

mercredi 17 juin 2009

REOPEN LA MOUCHE D’OBAMA (REOPEN THE LORD OF FLIES)


En vérité je vous le dis, on nous cache tout, on ne nous dit rien. Toutefois heureusement que les crimes et autres complots presque parfaits trouvent parfois sur leurs chemins des esprits aussi brillants que celui de Titi Meyssan, Jean-Marie Bigard ou le mien pour en révéler l’existence à une planète transie d’admiration.

Et oui, mes très chers frères et soeurs, ce que vous avez pris pour la simple expression des pouvoirs extraordinaires du président Obama, lui seul ayant réussi à ce jour à assommer une mouche, ou pour un message diplomatique adressé à toutes les majestés-les-mouches des tyrannies de cette planète, est trés loin de se réduire à cela. De quoi s’agit-il alors ? Élémentaire mes chers Watson…

En fait, il s’agissait d’une tentative d’attentat à la mouche, conduite par un diptère pas vraiment comme les autres. Ce que vous avez vu, était l’un des tout derniers drones de l’armée sioniste. Un drone sioniste déguisé en mouche tsé-tsé, et chargé de lui transmettre la maladie du sommeil, histoire qu’il ait du mal à garder l’œil ouvert sur les dossiers contraires aux intérêts de l’empire sioniste. Si vous ne me croyez pas, je vous invite à cliquer sur ce lien on ne peut plus sérieux (publication du MIT) qui nous exposait en 2007 l’état des recherches en la matière, un état dépassé depuis, comme nous avons pu le voir en direct à la télévision.

Heureusement que le président Obama a été averti de la menace par son clairvoyant confesseur et directeur de conscience, le pasteur antisioniste Jeremiah Wright, par ailleur chef des SSS, Secret Spiritual Services. Heureusement car il a ainsi pu, d’une claque deux coups, anéantir la menace tout en adressant un message codé aux plus grands maîtres spirituels de la planète : le règne de Belzébuth sur Terre, dont la mouche est l’un des avatars et symboles, est bientôt terminé. L’empire de Sion l’a dans le fion ! ObamAllelujah !

Frère SILas qui remercie son Titi d’amour pour la transmission des preuves irréfutables qui nous ont conduit à ces extraordinaires révélations.

mardi 16 juin 2009

LA LOI D’ILLICH ET LE PROBLEME DES RETRAITES


À l’évidence, si notre beau Brice the nice aime les chiffres, ce qui est très louable, il ne maîtrise que les additions et les soustractions. Dès que le problème devient un peu plus complexe, il se prend les pieds dans les inconnues équationnelles. Prenons par exemple le problème des retraites. Et bien, pour Monsieur Hortefeux, ministre du Travail, augmentation de l’espérance de vie + baisse du nombre des cotisants = retraite à 67 ans.

Alors, bien qu’il ait précisé que cette question devait être traitée sans tabous, forme d’invitation à lui dire aussi franchement que désobligeamment ce que nous pensons de ce type de raisonnement propre aux blondes, je lui propose de la jouer plus mesuré, en lui mettant en tête certaines données qu’il semble méconnaître.

D’un côté, en effet, nous voilà avec un souci, l’augmentation de l’espérance de vie et la baisse du nombre de cotisants. Comme il se trouve que le bon sens ainsi que celui des responsabilités veulent que l’on rappelle aux bénéficiaires d’un système de solidarité qu’ils en sont les principaux contributeurs, et faute d’inviter les gens à faire plus de gosses, la question de la main à la poche mérite en effet d’être posée, que ce soit par l’augmentation des cotisations, de la durée de celles-ci ou de la baisse des pensions de base.

Cependant, se limiter à cela, serait faire fi des autres données du problème et donc se planter dans sa résolution. Car le problème, c’est également ça :

Considérant que la majorité des gens n’exerce pas le métier de leurs rêves, un métier qui constituerait en soi la finalité de leur existence, et qui leur apporterait toutes les satisfactions attendues, mais qu’au contraire, leur travail s’avère une nécessité, nécessité usante pour la plupart d’entre eux. Usante à plus forte raison que le métier est physique ou pénible, réalité qui subsistera toujours indépendamment de la tertiarisation de nos économies.

Au moment où les employés mais aussi les cadres se plaignent d’une dégradation générale de leurs conditions de travail, d’une perte d’autonomie, voire de sens à leur activité ; et où les maladies liées au travail (troubles musculosquelettiques, troubles psychosociaux, cancers professionnels) explosent du fait des nouvelles méthodologies, nouveaux matériaux, nouveaux modes de management (voir mon billet de l’économie otaku au karoshi).

Considérant également le fait que beaucoup trop d’entreprises ne jouent pas vraiment le jeu du pacte social, en embauchant tardivement de part leurs exigences en matière d’expérience, et se débarrassant très vite de leurs jeunes seniors du fait de leurs exigences en matière de productivité ; Tout en étant par ailleurs bien heureuses d’avoir à disposition une main d’œuvre formée, en bon état, motivée et productive, capable donc de participer à la fructification d’un capital, toutes choses qui impliquent un coût collectif.

Considérant au final, pour ces raisons et bien d’autres encore, que l’on ne peut pas demander toujours aux mêmes de faire des efforts, que le capital en fait de moins en moins et que la rente n’en fait pas beaucoup, il va falloir trouver autre chose que le coup de la retraite à 67 ans, faute de quoi le sentiment d’injustice sociale se fera grandissant, en même temps que se feront sentir les effets de la loi d’Illich par la baisse de la motivation et de la productivité. « Au-delà d’un certain seuil d’exigence, tout rendement humain tend à décroître ». « C’est qu’il faudra tenir jusqu’à 67 ans, mon petit vieux »…

Professeur EppeSIL

lundi 15 juin 2009

VOS HISTOIRES DE BLANCS NOUS EMMERDENT PROFONDEMENT


Franchement, ce n’est pas toujours évident d’avoir une personnalité atypique. Je vous l’assure, les êtres complexes n’ont pas toujours une vie simple. Heureusement que je possède un Moi non dénué de caractère, qui écoute son Surmoi à peu près quand il le faut, sait mettre son Ça au pas, et organise comme il convient les prises de paroles au sein de mon génome.

Sacré bordel que mon génome ! À titre d’exemple, mon sang marrane m’encourage souvent à m’enrôler dans Tsahal, surtout lorsqu’il tombe sur des photos de jolies Israéliennes en uniforme ; mon sang suève et wisigoth veut boire de la bière, ce que mes globules made in Macao ne supportent pas ; mon génome galicien ne pense lui qu’à bouffer du Romain ou mettre les voiles sur les côtes irlandaises ; et aujourd’hui c’est une autre partie de moi-même qui réclame la parole. Soi-disant qu’on l’entend rarement alors que je lui ai laissé la parole les 2 et 4 juin derniers. Ah mes pleurnichages africains…

Oui, c’est de mon sang noir dont il s’agit. C’est que je suis un Babtou au sang bantou, moi ! Sachez en effet que les Portugaliciens font partie des peuples européens possédant le plus fort taux de gènes subsahariens. « Le Portugal, le pays où le noir est couleur ». De quoi expliquer notre petit cul musclé. Le petit cul seulement puisque la proéminence du vit africain est en fait un cadeau des Portugaliciens, offert dans le cadre de nos échanges cuculturels et autres effets positifs de la colonisation… Comment ça je « divague ».

Apprenez messieurs dames que les toutes dernières recherches anthropologiques menées au sein de l’université de Tombouctou viennent de mettre fin à un angoissant mystère. L’ouverture des archives de la célèbre mosquée Djingareyber de Tombouctou, où s’y trouvent conservés de précieux parchemins datant des premières incursions musulmanes au Mali, a notamment permis l’accès aux données anthropomorphiques compilées par les négriers arabes. Figurez-vous que ceux-ci avaient effectué plusieurs recensements des tribus africaines par taille pénienne. Nos négriers voulaient des esclaves noirs certes, mais avec un membre central pas trop grand, histoire que même émasculé, il ne leur fiche pas la honte par la taille de l’appendice qui subsistait. Or il apparaît, d’après ce catalogage effectué courant XIVe siècle, que les hommes des tribus des côtes de Guinée disposaient alors d’un membre mesurant en moyenne 13 centimètres. Ces données ayant été perdues un temps, suite à une tempête de sable, une nouvelle enquête fut conduite au XVIe siècle par le célèbre explorateur Ibn Bitoun. Et là, étonnamment la moyenne pénienne chez les mêmes tribus côtières était passée à 18 centimètres. Une étrangeté pour les universitaires actuels. Un mystère qui vient d’être levé après qu’un chercheur particulièrement brillant a eu l’idée de superposer la carte des pénis avec celle des comptoirs portugaliciens. Bingo ! Là où les Portugais s’étaient installés, la taille de zizis locaux avait connu une très forte croissance. Voilà pour la petite, que dis-je, pour cette grande histoire.

Bref, mon sang noir réclame la parole. Il la réclame pour vous faire savoir qu’il en a marre. Car après mûre réflexion, celui-ci vient de se rendre compte que finalement Européens et Arabes, malgré les quelques décalages temporels et spatiaux, c’est kif kif. Les Arabes ont beau afficher un teint plus hâlé, il n’en reste pas moins que tout ça c’est blanc tout pareil. Blanc bonnet et bonnet blanc. Blanc tout pareil avec le même genre d’ambitions universalistes à la con.

L’universalisme chrétien puis un autre dit « civilisateur » du côté des Européens. De l’autre, 14 siècles d’un universalisme arabo-musulman, devenu depuis quelque temps de plus en plus agressif, ce qui se passe au Soudan étant un exemple parmi d’autres.

L’islam, encore une idée de Blancs, servant d’excuse pour nous coloniser, nous assimiler chez nous, nous faire abandonner nos langues pour l’Arabe. Des Arablancs qui encore une fois nous enjoignent d’admettre leur vérité pour seule vérité et exigent que nous nous tournions vers leur capitale, cinq fois par jour, face contre terre, afin de remercier leur divinité psychopathe, chose que même les Européens n’avaient ni exigé ni obtenu de nous.

Donc, oui, messieurs les Blancs, Arabes et autres, Arabes surtout, les autres nous foutant la paix depuis quelques temps, vous nous emmerdez profondément. À plus forte raison que vos délires universalisto-galactico-mégalos vous mèneront encore une fois vers une confrontation généralisée entre Blancs et à laquelle nous serons priés de participer. En somme, encore une guerre de Blancs qui va virer au conflit mondial. Sincèrement, on ne vous remercie pas.

Sérieux, vous ne voudriez pas nous foutre un peu la paix, hein ; nous laissez nous faire coloniser par quelque chose d’un peu plus exotique que du Blanc-cassé. Par du Chinois par exemple. Oui, je sais, cette manie que nous avons de nous faire coloniser c’est un brin stupide, je vous l’accorde. Cependant ce n’est pas une raison par vous incruster encore et toujours. C’est que beaucoup d’entre nous sont désormais favorables à la colonisation choisie plutôt que subie. Donc, tenez-vous le pour dit. Les seuls Blancs que nous acceptons volontiers sont les Berbères, nos Blancs à nous, nos Blancs autochtones d’Afrique du Nord, ainsi que les Blancs d’Afrique du Sud, des Blancs qui acceptent enfin d’être gouvernés par des Noirs. Les colons arabes sont donc priés de faire comme les Européens en leur temps, c’est-à-dire retourner dans leur métropole d’origine, l’Arabie. Oui Messieurs les Blancs, laissez-nous avec les Chinois. La colonisation chinoise, ça c’est l’avenir.

Sinon, je profite de cette aimable tribune qui m’est offerte pour adresser un petit message à mes frères Africains.

Non mais c’est quoi cette idée Allah con que vous avez eu de non seulement élire l’autre Kadhafou du désert à la tête de l’Union Africaine mais surtout de lui avoir octroyé le titre de Négus. Le titre de « roi des rois d’Afrique » à cet agent de notre arabisation et islamisation, à celui qui porte sur sa tunique une Afrique verte, soit tout un symbole mais aussi tout un programme. Vous voulez ma mort ou quoi ? Une chose est certaine, il y a vraiment beaucoup trop de crétins parmi mes frères Africains…

SILka SILou

dimanche 14 juin 2009

ÉPREUVE DE PHILO OU DE FORCE ?


Jeudi prochain, ce sera jour d’épreuve de philosophie. Aussi, afin que cela ne tourne pas à l’épreuve de force, je vous propose de réviser avec Dupontel.

SILosophe

vendredi 12 juin 2009

UN PLAN DE RELANCE EN OR POUR « LES GENS DU NORD. »


Syndrome médiatique de Korsakoff oblige, je suis certain que la plupart d’entre vous ne se souvient plus du drame du samedi 7 mars 2009. Ce soir-là, après le match Lyon-Lille au Stade de France, des supporters lillois cherchent à rejoindre leur car. Dans ce dessein, ils décident d’emprunter une voie de chemin de fer. Un RER fauche alors le groupe, blessant huit personnes et tuant un enfant ainsi qu’un adolescent. Paix à leur âme. Les 40 jours de deuil étant passés, je puis en parler.

Je peux en parler car à l’occasion de ce drame, j’ai entendu des choses particulièrement méchantes. Comme quoi, ils l’avaient bien cherché ou du moins étaient entièrement responsables de ce qui leur était arrivé. D’autres détournèrent même les paroles de la chanson d’Enrico Macias, « les gens du nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors », en concluant, « et pourtant ce ne sont pas des lumières ». Soi-disant que chaque fois qu’il y a un drame ou un fait-divers particulièrement horrible, c’est pour le Nord.

C’est souvent vrai mais ce n’est pas une raison pour se montrer cruel. Oui, j’ai beau dire que la moquerie à caractère ethnique n’est respectable que lorsqu’elle est méchante, là je n’ai pas trop envie et opterai par conséquent pour la méthode Timsit, une méchanceté gentillette.

C’est qu’ils souffrent les gens du Nord, ils souffrent vraiment. Déjà, des voies de chemin de fer désaffectées, qui ne servent là-bas à rien d’autre que de raccourci entre deux bleds. Imaginez leur surprise de voir des trains rouler, y compris de nuit. Mais ils souffrent surtout du chômage, de l’alcool, et de diverses maladies indépendantes de toute consanguinité. Silicose, cirrhose, hépatites, sans oublier cet herpès qu’ils attrapent dans la petite enfance par le biais d’éducateurs écologistes particulièrement attentionnés, et qui pour des raisons qui échappent au corps médical, risque plus qu’ailleurs de dégénérer en encéphalite herpétique, une maladie horrible qui ne permettra au patient qui y aura survécu, d’avoir pour semblant de vie normale, une activité de supporter d’équipe de foot. Avouez que c’est horrible, non ?

Du coup, comprenez que j’ai envie d’aider le Nord. Déjà en le valorisant. Que peut-il y avoir de bien dans le Nord ? Facile ! Lille, déjà. Lille est une très belle ville. Et puis les filles. Très, très bien les filles du Nord et ce pour au moins deux raisons. Tout bon tenant de la théorie de l’évolution vous expliquera que les mutations les plus surprenantes se trouvent souvent en milieux hostiles. Le Nord étant un milieu particulièrement hostile, vous voilà certain d’y débusquer des perles moins rares qu’ailleurs. N’appelle-t-on pas la côte de la mer du Nord, « la côte d’Opale ». Tout s’explique. L’autre raison qui fait tout l’intérêt des filles du Nord, réside dans le fait que même le gars le plus timide qui soit y a toutes ses chances. À condition de ne pas être du Nord bien sûr. C’est que pour toutes les raisons susvisées dans le chapitre tares, la concurrence masculine n’y est pas très rude. De toute façon les meilleurs spécimens d’hommes du Nord, curiosité et intelligence oblige, préfèrent allez voir plus au Sud ce qui s’y passe. Par conséquent, non seulement les filles du Nord vous reconnaîtront de suite, mais surtout elles viendront vous voir d’elles-mêmes. C’est-y pas une bonne raison d’aimer le Nord, ça ? Comment ça, « non ! »

À l’évidence, je n’ai pas réussi à vous convaincre, bande de Nordophobes. Qu’à cela ne tienne, j’utiliserai mon argument massue, ma massue de Thor.

C’est que je me permets de vous rappeler que nous vivons actuellement un drame économique, non pas du fait des gens du Nord, mais que l’on doit pour partie à des fils de rentiers, consanguins, cocaïniques et amateurs de vacances à Pattaya, qui se sont amusés pendant des années à promener nos économies au bord des rails d’un TGV. Les a-t-on traité d’irresponsables ou de dégénérés ? Se moque-t-on d’eux à longueur de journée ? Non seulement ce n’est pas le cas mais surtout ceux-ci ont bénéficié et bénéficient toujours d’un plan de relance en or massif !

Par conséquent j’exige que les gens du Nord bénéficient du même traitement. Que l’on déverse sur eux des centaines de milliards. Au moins nous serons certains qu’ils consommeront, eux, avec en plus une prédilection pour les produits locaux, moules, frites et autres bières.

J’ai même une autre idée par rendre à coup de milliards, et à coup sûr, leur avenir radieux. Un avenir dans le ton de la chanson d’Enrico Macias. Enfin, dans un ton bien plus joyeux. Oui, que l’on bâtisse dans le Nord une technopole tournant autour des technologies de la fusion nucléaire, soit la technologie solaire. De quoi installer un beau jour et à demeure le Soleil dans le Nord, mais aussi de permettre à leurs jeunes ingénieurs de pouvoir un de ces jours se prendre pour des lumières. Ne me remerciez pas. Enfin, si, les filles du Nord y sont autorisées…

SILugh le polytechnicien.

jeudi 11 juin 2009

EUROPE&HAINES : IL GRÊLE DES VERS DANS LE JARDIN D’EDEN.


Ah ça, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Europe en tant que telle n’inspire plus vraiment la passion. À peine quelques velléités de crimes passionnels et encore. Et ce n’est pas le taux d’abstention qui me contredira. Même pas la manifestation d’un rejet, juste celui de l’indifférence. D’un autre coté, sans même parler des séquelles qui restent du mépris affiché par Bruxelles devant la parole des peuples exprimée lors des derniers referendums, ce n’est pas la campagne qui portait au retour du désir. Une campagne sans flirt, ni préliminaires ; pire encore, un truc d’éjaculateur précoce. On voudrait nous prendre à froid qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Alors que beaucoup se joue désormais à Bruxelles et que par conséquent une telle élection aurait mérité des mois de débats, nous avons eu droit encore une fois à une forme de déni de démocratie. Des professions de foi déposées la veille dans nos boîtes aux lettres ; des panneaux d’affichage que l’on a juste eu le temps de croiser ; mais aussi quelques maigres semaines de campagne, deux trois meetings et le même nombre de débats à peine relayés par le medias sauf quand ça saignait. On trouve la passion où on peut après tout.

Ah ça pour saigner, il y a eu du saignement, et pas que lors du désormais célèbre débat Bayrou vs Cohn-Bendit.

C’est ainsi que le Parti Socialiste, malade pour ne pas dire moribond, n’a rien trouvé de mieux que de s’administrer un remède à la docteur Knock. Fermer toutes les fenêtres sur la réalité et s’infliger une bonne grosse saignée. Et ce alors qu'ils ont besoin d’un remède de cheval. Remplacer les tocards qui tirent depuis trop longtemps l’attelage socialiste par des étalons frais et dispos. C’est vrai quoi, on en a marre de voir encore en toujours les mêmes têtes d’apparatchiks qui ont déjà donné leur meilleur ou plutôt leur moins pire et qui nous servent encore et toujours les mêmes recettes totalement dépassées. Sérieux, ça sent le patient sous cortisone tout ça ? Il n’y a qu’à voir la tête de Martine. Allez, allez, balles neuves que diable ! Donnez-nous du Valls ! Donnez-nous du Peillon ! Je suis même prêt à supporter du Hamon. En tout cas, il faut que ça bouge, que ça pulse et que ça occupe le terrain au moins autant que ceux du camp d’en face…

S’agissant du MoDem, même constat que pour le PS. Au fond, l’hémorragie de dimanche n’est pas tant due au clash avec l’autre Cohn, qu’à une vieille odeur politique, celle du moisi. Non mais c’était quoi cette stratégie, celle du « vote sanction », aussi populiste qu’insultante pour l’intelligence de l’électorat. Une stratégie qui sentait la naphtaline politicienne ; une manoeuvre susceptible de faire penser que si les thématiques européennes et républicaines abordées par mon Bayrou résonnent comme quelque chose de nouveau et de salutaire, le fond reste le même, celui de la vieille politique à papa dont les Français ne veulent plus. De quoi risquer de donner raison à Hervé Morin lorsqu’il dit que François Bayrou « est en voie de chevènementisation ». Là aussi il va falloir une transfusion et vite, faute de quoi l’anémie s’installera, pendant que d’autres se gorgeront de sang.

A l’image par exemple des sangsues de la Liste antisémite, pardon, de la liste antisioniste bien sûr. Merveilleux n’est-ce pas que ce grand pays européen, qui d’un côté juge à huit clos un barbare fier d’avoir enlevé, torturé et assassiné un jeune Français juif, et qui de l’autre propose aux élections européennes une liste dont le chef de file fustige tous ces « youpins sionistes » qui sionisent la France ? Mais oui, mais oui !

Il est vrai que jour après jour la sionisation de ce pays apparaît évidente. Que ne les voyez-vous pas, tous ces drapeaux sionistes aux fenêtres des habitations sionistes, sur les pulls des jeunes sionistes, ou encore arborés fièrement dans les mairies lors des mariages sionistes ? C’est comme toutes ces hordes de jeunes sionistes agressant en bande toute personne, mais aussi médecins, pompiers et forces de l’ordre, qui s’introduiraient dans les quartiers sionistes. Et qui depuis peu agressent même des non-sionistes dans les bus de la capitale aux cris de « sale goy ». Ne parlons même pas de tous les trafics qui ont lieu dans les quartiers soumis à la loi sioniste. Et puis vous avez vu dans les maternités toutes ces femmes sionistes, dont le taux de fécondité est trois fois supérieur à celui des non-sionistes, accouchant systématiquement de Moïses histoire de bien marquer leur différence ? Pas un Alain, un Patrick, un Jacques, un Paul. Que des Moïse. C’est un signe ça non ? Sans compter tous ces sionistes qui par dizaines de milliers débarquent clandestinement chez nous chaque année. Qui débarquent, qui refusent en grande partie de s’intégrer et qui réclament des statistiques ethniques afin de démontrer que les sionistes subissent des discriminations, histoire de bénéficier par le biais de la discrimination positive des places qui leur reviendraient de droit. Et puis tous ces attentats sionistes, avouez que ça commence à bien faire. N’est-ce pas insupportable, toutes ces églises, mosquées, temples hindous, et ambassades qui brûlent dans tous les pays aux mains des sionistes, dès que s’exprime la moindre critique à l’encontre de leur religion particulièrement prosélyte, hein ? Et tous ces intellectuels, ici et là menacés, voire égorgés à la moindre critique. Non, c’est certain, les sionistes imposent la censure, leur loi, leurs coutumes, leur langue, leur religion…

Non mais quelle bande de malades ! Et c’est dans mon pays que cela se passe, le tout sans la moindre réaction de notre gauche morale, de nos beaux parleurs et autres grandes consciences de gauche, comme de droite. Pas la moindre manifestation du genre « touche pas à mon pote ». Pas le moindre coup de gueule de la part de tous nos grandes gueules, de nos artistes, comédiens, chanteurs et autres petits comiques. Sans doute la preuve que tout cela n’est pas si grave, n’est-ce pas ?

Une liste fondée dans l’année qui fait un score global de 1.3%, soit mieux que l’historique Lutte Ouvrière, avec des scores à deux chiffres dans certains quartiers de banlieue, notamment en Seine-Saint-Denis, département sionisé s’il en est, ce n’est pas grave, hein ? Après tout, comme j’ai pu lire ici et là, vu l’abstention, tout ça ne veut rien dire. Mais bien sûr, comme si les abstentionnistes n’auraient jamais pu voter pour cette liste s’ils s’étaient déplacés. Bel exemple de divination électorale. On minimise ou on se rassure comme on peut, après tout. Et puis, il y a plus important que toute cette haine aussi peu esthétique que télégénique.


Le plus important, c’est le score et le spectacle offert par les verts. Ça c’est du lourd. Que du plaisir. Parlons-en tiens, car tout cela ne va pas sans me fasciner.

Fascinant en effet que cette liste Europe-Ecologie, sorte de mariage de la carpe et du lapin, ayant pour programme le menu d’une auberge espagnole. La carpe José Bové pour qui « L'écologie n'est pas compatible avec le capitalisme » (Chat sur le site lemonde.fr, 7 mars 2009). Le lapin Danny qui se disait, il n’y a pas si longtemps, « pour le capitalisme et l'économie de marché » (Une envie de politique, 1998, La Découverte). L’auberge espagnole, celle où chacun apporte un petit truc. L’un, le socialisme (SMIC européen, revenu maximum) ; l’autre, le bio et les énergies 100% propres ; un autre, un peu de tiers-mondisme et d’immigrationnisme bien-pensant ; une tierce personne, son combat pour les libertés individuelles ou contre la corruption ou encore les « maladies du mode de vie » (cancer, asthme, hypertension, obésité). Le tout lié par une gentille rêverie indeterminée, « un nouveau rêve européen » et un bon gros cauchemar, « la transformation écologique de l’économie et de la société ».

Avec les communistes nous avons pour projet totalitaire « la collectivisation des moyens de production ». Avec les écologistes c’est non seulement l’écologisation des moyens de production mais aussi de toute la société. Une société nouvelle avec un homme neo-veau tourné vers « la croissance verte », soit la photosynthèse pour modèle économique et sociétal. Une idée de légumes. Figurez-vous qu’ils ont même calculé, selon une méthode que ne renierait pas un apparatchik soviétique, que tout cela créera « 10 millions de nouveaux emplois qualifiés et non délocalisables ». Quant à la main-d’œuvre non qualifié, on suppose qu’on lui collera des cellules photovoltaïques sur le dos et des dynamos aux genoux en l'enjoignant de marcher toute la journée dos au soleil. Les smicards produiront ainsi de l’énergie propre. De quoi donner un sens à leur existence. « Tu fais quoi dans la vie ? »… « Je suis dans le bioélectrique »… « Ouah »

Et oui, « nous z’afons les moyens de vous verdireuuuuuh ». Preuve s’il en fallait que le gauchistes ne change pas ; seul son délire mégalomaniaque change de nom ou de forme. Dans les années 70, il rêvait de sauver le peuple en changeant le monde. Dans les années 2000, il rêve de sauver la planète en changeant le monde. Rien n’a changé, seul l’ego a pris de l’ampleur.

« Sauver la planète ». Comme le disait le célèbre humoriste américain George Carlin : « Quoi, sauver la planète ! Ces gens-là se foutent de moi ou quoi ! Nous ne sommes pas fichus de nous occuper de nous-mêmes ou des autres et ils voudraient sauver notre putain de planète (…) cette petite boule bleue qui flotte autour du soleil et qui depuis 4 milliards d’années subit des éruptions solaires, des rayonnement cosmiques, le bombardement par des comètes ou des météorites, des phénomènes d’inversion des pôles, l’érosion, les mouvements tectoniques (…) sauver la planète au motif que nous serions une menace pour celle-ci, ainsi que pour toutes ces espèces dont la nature s’est débarrassée elle-même de la quasi totalité d’entre elles et qui continue de le faire. Tu parles, tous ces petits bobos s’en foutent de la planète. Ils s’en foutent. Ils veulent juste un monde propre où vivre, un monde sûr pour leurs Volvos. Pas de quoi m’impressionner. »

Moi non plus ! Même quand ils prennent un ton de cardinal pour me parler « de vérité et d’intelligence », comme j’en ai entendu un récemment sur Arte. « Vérité et intelligence ». J’avais l’impression d’avoir devant moi un gourou ou un archidruide tendance costard en lin. Je me suis même dit qu’à l’évidence la très sainte inquisition n’avait pas brûlé toutes les sorcières et autre adorateurs de chênes saxons. Dommage (!)

Et oui toute cette rêverie cauchemardesque n’est qu’un bon gros délire de bobos aussi médiocres que mégalos, en mal d’illusion de contrôle et de problématiques qu’ils ne seront jamais à même de maîtriser, tout ça pour éviter de gérer les problèmes très terre-à-terre qui se posent à eux ou plutôt à nous. Un machin pour des gens bêtes à manger du foin. Un foin bio que je leur laisse bien volontiers…

Fascinant également que cette tête de Cohn, choisi pour tête de liste. Ce qui est certain c’est que l’on ne pourra pas lui reprocher de ne pas être en prise directe avec l’air du temps. Une véritable éolienne que ce Cohn-Bendit. Les pales qui moulinent toujours du bon côté. Ce qui reste, après tout, une forme de pensée révolutionnaire. Tourner sur soi même en revenant régulièrement au point de départ. Ecolo-antilibéral-contestataire se présentant comme un « homme nouveau » en 2009 ; social-libéral favorable à la privatisation des services publics dans les années 90 et 2000 ; social-démocrate dans les années 80 ; contestataire-libertaire dans les années 70. La boucle est bouclée.

Et quel magnifique contestataire en effet, aujourd’hui comme hier. Hier, on sentait que son sens de la contestation le portait déjà à avoir en tête l’avenir de la planète, celle des espèces fragiles, notre avenir, celle de l’espèce la plus fragile… l’enfant. Aujourd’hui, il conteste toujours. Il nous conteste le droit de lui mettre son groin dans sa fange, dans ses confessions abjectes. Celles formulées en 1975 dans son livre « Le Grand Bazar » (Editions Belfond) : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?” Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. » (…) « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. ». Propos réitérés sur le plateau de l’émission apostrophes du 23 avril 1982 : « Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. (…) Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique. C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque. »

Oui, ce petit monsieur qui aimait tant se faire chatouiller le « grand bazar » par des enfants, conteste. Il nous conteste le droit au dégoût car voyez-vous, ce petit monsieur n’a rien fait. Ce sont ces gosses qui l’ont caressé. Il n’était pas pédophile. C’étaient sans doute tous ces pervers polymorphes de gamins qui étaient adultophiles. Il n’a jamais corrompu des mineurs, mais a été victime de corruption de majeurs, une forme de viol…

Sérieux, quand je pense à cet énergumène, il ne me vient que des images animalières de l’ordre des suidés, ordre appartenant à la grande famille des ongulés. Mais je vais éviter. Je vais même tenter de faire dans le fleuri. Juste le temps de dire que lorsque l’on s’est permis de planter ses canines dans le fruit défendu le plus sacré qui soit, l’enfant, tout en s’en léchant encore les babines, on ne la ramène pas, on ne la ramène plus. On ne donne des leçons sur rien, ni à qui que ce soit, encore moins à mon François Bayrou. On ferme sa grande gueule. Quand on a corrompu le fruit du jardin d’Eden, sans jamais l’avoir assumé, on ne vient pas jouer les chevaliers blancs ou verts de la lutte anti-corruption.

Enfin, après tout, il aurait tort de se priver d’essayer. Les gens gobent. Ils sont prêts à confier le sort du verger européen à cette langue fourchue. Même si à leur décharge un « ver » peut faire illusion en se déguisant en « vert », de quoi susciter la confusion dans des cervelles un peu trop végétariennes.


Pourtant on ne peut pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus. Pierre Desproges dans son réquisitoire du 14 septembre 1982 (les réquisitoires des flagrants délires) ne présentait-il pas, très justement, « cet homme (…) à l’automne de sa vie, à la fin de son voyage (…) bon pour l’euthanasie » comme « un aliéné mental », « à la fois psychotique et névrosé », « pyromane en 68, paranoïaque depuis l’enfance ». Tout était déjà dit, non ?

Passons maintenant à nos fascinants medias aussi qu’à la tout aussi fascinante opinion publique.

Franchement j’adore ! Alors qu’ils sont d’ordinaire si friands de la vie sexuelle de l’homo politicus, là ils bloquent. Alors qu’ils sont capables de vider des citernes d’encre fielleuse sur la double vie affective de François Mitterand, la compulsivité séductrice de Jacques Chirac (rappelez-vous le « deux minutes, douche comprise » qu’on lui servait dans les années 80), celle de notre président et de son épouse actuelle, mais aussi celle de Dominique Strauss-Kahn au FMI, sans oublier l’affaire Ambiel, du nom de ce conseiller en communication de Jean-Pierre Raffarin qui a du démissionner après avoir faut l’objet d’un interpellation en compagnie d’une prostituée mineure… Alors qu’ils sont capables d’en faire des tonnes, là, non. S’agissant des turpitudes morales de Danny le ver, ce ne sont pas les faits qui choquent mais le fait que François Bayrou rappelle cela à l’autre donneur de leçons, au docteur honoris causa ès « ignominies ». « Quand le sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt », n’est-ce pas ? Voilà pour les médias. La seule erreur de Bayrou ayant été de l’avoir fait lui-même, alors qu’à son niveau, on laisse ce travail aux lieutenants. Il aurait dû rester bien au dessus de ce genre de carpocapse avec lequel il n’a rien à voir.

Quant à l’opinion publique, même pas besoin de développer. Si elle est capable de défendre ce genre de ver à granny, c’est qu’elle ne vaut pas mieux que ses médias. Broutez, braves gens, broutez, l’herbe du nouveau jardin d’Eden que vous promet Europe-ecologie est assurément verte. Une herbe qui sera, c’est sûr, de très bonne qualité…

SILilith qui s’en va prendre un petit thé vert.

mardi 9 juin 2009

JE NE COMPRENDRAI JAMAIS CERTAINES COUTUMES HOMINIDIENNES


Samedi dernier, à Colleville sur Mer, le président Sarkozy a eu ces très belles paroles :

« Ils étaient 135 000 sur des milliers de bateaux. Ils formaient deux armées : l’une américaine, l’autre britannique et canadienne. Quelques heures plus tôt, Eisenhower leur avait souhaité « Bonne chance ! ». Tous se taisaient. A quoi pensaient-ils ces jeunes soldats le regard fixé sur la mince bande noire de la côte qui émergeait peu à peu de la brume ? A leur vie si courte ? Aux baisers que leurs mères déposaient tendrement sur leur front quand ils étaient enfants ? Aux larmes retenues de leurs pères quand ils étaient partis ? A celles qui les attendaient de l’autre côté de la mer ? A quoi pensaient-ils ces jeunes soldats dont le destin avait mis entre les mains le sort de tant de peuples, sinon qu’à 20 ans il est bien tôt pour mourir ? Leur silence était comme une prière. »

Oui leur silence était une prière mais je crois aussi, pour partie, l’expression d’une incompréhension.

Oui, je n’ai jamais compris pourquoi c’est à des gamins de faire la guerre. Je sais bien qu’il en est ainsi chez pas mal d’espèces animales, la notre y compris, qu’il s’agit là d’une forme de canalisation de cette violence intrinsèque à la jeunesse, mais non, non, je ne comprendrai jamais pourquoi il revient à des enfants de se sacrifier pour leurs parents. Ça n’a aucun sens, au sens humain, je l’entends. Pas le moindre !

Non, cela devrait être interdit. On devrait interdire la guerre aux moins de 35 ans, à tous ceux qui n’ont pas eu d’enfants. Instruction militaire ou martiale oui, mais la guerre non !

Et moi, si un jour ça devait péter de nouveau, je vous jure que j’interdirai à mes gosses d’y aller. Je les assommerai, les enfermerai dans la cave s’il le faut, mais ils n’iront pas à la guerre. Pas à ma place. C’est moi qui prendrai le fusil pour eux, moi et sûrement pas eux. Il est hors de question qu’ils se battent pour moi, qu’ils assument dans la mort la stupidité des choix de ma génération. Il est hors de question que je leur survive, hors de question que j’ai à retenir mes larmes lors de leur départ !

Il est décidemment des coutumes chez le sapiens-sapiens que je ne comprendrai jamais, jamais…

SILeonidas