mardi 31 décembre 2013

Après «la vague», la «quenelle»


La Troisième Vague est une étude expérimentale du fascisme menée par le professeur d’histoire Ron Jones avec des élèves de première d’un lycée californien pendant la première semaine d’avril 1967, dans le cadre d’un cours sur l’Allemagne nazie. N’arrivant pas à expliquer à ses élèves comment les citoyens allemands avaient pu laisser sans réagir le parti nazi procéder au génocide de populations entières, Ron Jones décida d’organiser une mise en situation. Il fonda un mouvement nommé « La Troisième Vague », dont l’idéologie vantait les mérites de la discipline et de l’esprit de corps, et qui visait à la destruction de la démocratie, considérée comme un mauvais régime en raison de l’accent qu’elle met sur l’individu plutôt que sur la communauté. Une expérience qui échappera à son instigateur pour se répandre comme une trainée de poudre avant d’y mettre un terme…

La « quenelle » est une application en cours d’expérimentation du fascisme menée principalement par Dieudonné M’Bala, célèbre boule de pus confite dans ses frustrations et haines diverses et variés, chercheur en antisémitisme appliqué, petite catin du régime tyrannique iranien, et tragicomique à ses heures. Comme tous les médiocres un tantinet psychotiques sur les bords, pour qui le fascisme est l’une des seules opportunités, le malade en question dénonce une dictature imaginaire dans l’espoir d’installer une tyrannie bien réelle. Son mouvement est basé sur la haine d’un pseudo système mediatico-politique qui serait aux mains des Juifs du supposé empire global. Un mouvement qui a pour signe de ralliement un salut à mi-chemin entre le salut nazi et le bras d’honneur appelé « enfilage de quenelle » ; salut qui commence à se répandre comme une trainée de poudre délirante…

SILomon

lundi 30 décembre 2013

Ah les Bâtards ! Ils ont buté Albator !


Ce film méritant amplement l'éperonnage qui vient, je dirais donc que malgré la magie visuelle qui opère, et où pour une fois la 3D est tout sauf de trop, force est de constater que ce remake, cosmico-shinto-depressif des célèbres aventures du corsaire de l'espace ayant bercé notre enfance, coule à pic dans le pire des trous noirs narratifs qu'il m'a été donné d'observer. 

A voir absolument cependant :-) 

SILbator

dimanche 29 décembre 2013

Comme une envie de sentimentalisme natal


Ah les années 80...
leur douceur,
hors de tout réchauffement climatique...

SILsius

vendredi 27 décembre 2013

Une semaine très Apprenti Père Noël vue d’ici


Dimanche 22 décembre : L’Amérique a les boules. Santa Baracklaus avait juré que personne n’attraperait la grippe ce Noël 2013 grâce à sa réforme du système de santé. Pas de chance ! Elle s'est plantée dans la neige. D'aucuns avancent l'idée qu'il aurait perdu les rênes. Du coup, un nombre croissant d’Américains a mal à la tête.

Lundi : Et en plus, ils ont froid. En effet, histoire d’éviter qu’on l’enguirlande pour ses noëls passés à Hawaï, le père Barack avait promis urbi et orbi, un réchauffement climatique pour tous. Pas de chance à nouveau ! L’année prochaine, il neigera à Hawaï.

Mardi : Le pape François ou le ravi de la crèche. Depuis qu’il a été désigné homme de l’année, le pape François refuse de jouer les décorations. On le voit partout vitupérant contre la guerre, la misère et la faim. Encore un effort le  François. Tu finiras peut-être par multiplier des pains.

Mercredi : Pendant ce temps-là, le père fouettard. En France, malgré la crise, et grâce aux entreprises, les salaires augmentent plus vite que l’inflation. Cependant, au final, le pouvoir d’achat des Français diminue à cause des impôts et des taxes. Merci qui ? le Père Fou-Etat !

Jeudi : ça sent le sapin pour l’administration Hollande. Faute d'emplois promis de déposés sous le (Michel) Sapin, il ne reste plus au petit papa Hollande qu'à déposer de nouvelles promesses.

Vendredi : Plan B. Histoire de compenser ses promesses non tenues, le petit papa Hollande a décidé de confisquer tous les cadeaux jugés en trop par son administration pour les refiler aux enfants de chomeurs. Pas dit qu’il y gagne en popularité, d’un côté comme de l’autre...

jeudi 26 décembre 2013

Noël : Paris gagné


Le problème quand on est Parisien, c’est qu’on finirait presque par s’habituer à la beauté de Paris et donc par quasiment plus la voir. Or on ne devrait jamais s’habituer à la beauté. On devrait la contempler le plus souvent possible.

Du coup, petite balade nocturne en direction de la plus belle avenue du monde, brillant de mille feux, pour le plus grand plaisir des touristes et pour le mien…

PariSIL





mercredi 25 décembre 2013

Noël vaut bien une Messe à Paris


Parce que les petits canapés de foie gras passent mieux après une petite messe de Noël, on s’en est allé éviter une crise de foi dans une cathédrale de Notre-Dame de Paris remplie comme un oeuf hier soir…

Saint SILpeace

PS : le sermon avait ceci de pénible que l’officiant s’est senti obligé d’insister lourdement sur « l’affreux mur qui traverse Bethléem » tout en se lavant les mains de ce qui se passe dans la maison de ses frères ainés dans sa Foi. Pendant ce temps-là des Arafafs et leurs idiot(e)s utiles distribuaient des tracs de soutien à une certaine vision miskine de la « Palestine » sur le parvis de Notre-Dame…


mardi 24 décembre 2013

Plus christique que le peuple hébreu, tu meurs !


Toute pensée est le fruit d’un terreau culturel. Par conséquent si la pensée du Christ est le fruit de la pensée juive, il n’est pas incohérent de penser que le peuple hébreu est plus ou moins christique dans ses réflexes culturels. C’est peut-être idiot, mais je trouve ça logique.

En fait si je dis ça c’est parce que plus ça va et plus je les trouve sacrement bonne patte les Juifs en général et l’État Hébreu en particulier.

En effet voici une population qui en Europe a subi pas loin de 2000 ans de haine, de discriminations, de persécutions, d’inquisitions, de pogroms, et même un génocide en bonne et due forme, parce que s’entêtant à demeurer libre sans emmerder personne, et qui s’évertue malgré ces crimes subis à ne pas nous haïr en retour, ni même nous détester un chouia, se repliant à peine, et encore pas majoritairement, dans un communautarisme d’autodéfense dès que la météo politique tourne au brun.

Voici des gens qui, malgré les maintes et maintes crucifixions subies, préfèrent encore, pour un grand nombre d’entre eux, continuer de faire cause commune avec nos sociétés, de vouloir vivre avec nous, bâtir avec nous. Si ce n’est pas christique ça, qu’on m’explique ce que c’est d’autre. En tout cas de quoi rendre incongrue la persistance de toute prière papale invitant les Juifs à la conversion. Au fond, plus christiques qu’eux tu meurs !

C’est qu’on aurait presque envie de leur dire « mais vous allez arrêter de nous aimer, nom de Dieu ! » Enfin, c’est que cela va finir par paraître suspect. En effet, tout chrétiens que nous sommes, nous vous aurions haï pour beaucoup moins que ça, voir comme c’est souvent le cas, pour rien du tout. Faites donc un effort. Tout le monde chrétien sait que l’amour christique c’est une idée comme ça, de jetée en l’air, un idéal et non quelque chose de bien sérieux.

Plus sérieusement, que les croyants rendent grâces à leur Dieu biblique, puisque après le véritable Golgotha que le peuple Juif a connu pendant la seconde guerre mondiale, le fait est qu’il a ressuscité pour de vrai trois ans après ! Avec un indéniable avantage sur Jésus. Nous en avons la preuve bien vivante. Israël est bel et bien là et les stigmates saignent encore assez souvent.

La différence majeure avec Jésus étant qu’au lieu de faire son Ascension au sens chrétien du terme, le peuple hébreu fait son Aliyah selon un nouveau sens. Il rejoint, jour après jour, les Juifs restés en Terre d’Israël, leur terre de toujours, avec pour objectif d’y vivre jusqu’à la fin des temps.

Mais voilà, il y a un problème. « Chassez le naturel et il revient au galop ». À peine ressuscité voici que ce peuple tombe dans des travers christiques susceptibles de le faire remonter sur la croix.

En effet, rappelons que Israël a subi, à plusieurs reprises, depuis sa renaissance en 1947, des tentatives d’éradication, menées à six (minimum) contre un ; qu’il a trouvé le moyen de gagner les différentes guerres ; mais aussi et surtout de rendre certains territoires conquis, comme le Sinaï, en gage de bonne volonté. Si ce n’est pas là encore, l’application du très christique « aime tes ennemis », je vous demande bien ce que cela peut être ?

Un travers difficile à guérir. Car plus récemment, les voilà qui évacuent Gaza, histoire de donner un énième gage de paix. Or que récoltent les enfants d’Israël ?

L’élection par la population de Gaza d’un gouvernement islamofasciste qui au lieu de s’occuper des besoins de sa population, ou de bâtir l’équivalent d’un État tel que Malte, Singapour, Andorre ou Monaco, préfère fabriquer de la frustration en même temps qu’il se dote d’infrastructures clandestines afin de continuer la guerre.

Conséquence, les roquettes se mettent à pleuvoir, ce qui engendre à minima un blocus. Qu’à cela ne tienne ! Par des centaines de tunnels, le gouvernement du Hamas, au lieu de faire venir vivres et médicaments, s’arme de plus belle. Résultat, il grêle sur la démocratie israélienne.

N’est-ce pas là carrément ce que l’on appellerait tendre la joue gauche après s’être fait frapper la joue droite ?

Se rappelant quand même leur volonté première, à savoir vivre enfin sur leur tout petit bout de Terre, les Israéliens décident de répondre aux attaques avant de ne pouvoir plus rien voir. C’est que les deux joues gonflent à vue d’œil. Mais bon, comme ils ne peuvent décidemment pas s’en empêcher, vas-y qu’Israël prévient tout le monde qu’il va devoir intervenir dans les jours qui viennent, se privant ainsi de l’effet de surprise, tout en livrant l’aide nécessaire à la population de Gaza, en lieu et place du gouvernement du Hamas…

Et c’est-là que nous autres chrétiens, intervenons. Il était temps (!) Façon de parler. Car comble de l’ironie, quelques nations chrétiennes, à commencer par la cité-État du Vatican, trouvent cela insuffisamment christique à leur gout.

Incapables de faire la différence entre un régime démocratique qui attaque des milices totalitaires afin de défendre ses civils et un régime totalitaire qui attaque des civils en se réfugiant derrière ses propres civils… mettant sur le même plan l’agresseur et l’agressé, celui qui cherche la guerre et celui qui veut la paix, celui qui déclenche les hostilités et celui qui doit y répondre… ils demandent qu’Israël cesse de se défendre.

À l’évidence, d’aucuns souhaiteraient que les Israéliens continuent de donner l’exemple en matière de christianisme. Qu’ils acceptent, sans doute, une bonne fois pour toutes de monter sur la croix et de ne surtout pas en descendre. C’est peut-être ça finalement la demande de conversion formulée par la papauté.

Enfin soyons juste puisque l’Eglise, à l’image du cardinal Kasper qui en novembre 2008 appelait Juifs et Chrétiens à « coopérer pour le bien de l’humanité, en nous opposant à toutes les attitudes antisémites, anticatholiques et antichrétiennes, et à toute forme de discrimination », commence peut-être à faire siennes les paroles que René Gutman, Grand Rabbin de Strasbourg, formulait en septembre 2001 lors du colloque judéo-luthérien de Dobogòkô (Hongrie). « A notre époque l’antisémitisme est antichristianisme et l’antichristianisme est antisémitisme ».

En parlant de pasteur Luthérien, une, en tout cas, qui refuse de verser dans la moindre ambiguïté est Angela Merkel, cette fille de pasteur, qui rappelle régulièrement le droit pour Israël de vivre en sécurité et qu’il est parfois préférable de montrer de quel bois on se chauffe plutôt que vouloir en faire une croix sur son destin. « La responsabilité de l’évolution de la situation dans la région incombe clairement et exclusivement au Hamas ». Bien dit Angie. Je t’aime. Israël for ever !

Histoire de conclure de façon parabolique, en cette période de la nativité, voici une petite question. Et si le retour du Christ n’était pas tout simplement le retour de sa nation, la résurrection d’Israël ? Pas mal comme métaphore messianique, non ? Et dire qu’il aura fallu attendre bibi :-) pour enfin comprendre la portée de la pancarte clouée au-dessus de la croix du petit Jessy : INRI. Jésus de Nazareth Roi des Juifs ! Non pas le souverain des Chrétiens mais bien un roi Juif ! Eh oui, tas d’aveugles !

SILomon

lundi 23 décembre 2013

L’Apprenti Père Noël rate son C.A.P.


Désolé de me montrer aussi lapidaire mais après avoir vu « l’Apprenti Père Noël et le flocon magique » je me vois obligé de dire qu’il n’y a pas de quoi casser quatre branches  à un sapin.

Pour résumer : c’est l’histoire d’un apprenti Père Noel en pleine névrose enfantine, qui pour réussir son brevet de pilote de rennes devra passer par deux trois séances de thérapie brève à la sauce neigeuse.

Bref, ce film n’est pas vraiment un cadeau : plutôt pauvre visuellement ; trop névrotique ; limite chiant. Ne m’étonnerait pas que ce soit une production parisienne, tiens…

SILutin du Père Noël

dimanche 22 décembre 2013

Comme une envie de sentimentalisme "imbranato"


Rome, aéroport de Fiumicino. Sur le départ, une envie de sentimentalisme made in Italy me prend. J'active mon iPod. Dès les premières notes, un sourire se glisse sur mon visage. « Sono un imbranato », « je suis un empoté » de Tiziano Ferro. Tout moi, mis en chanson. 

« (…) E scusa se non parlo piano ; ma se non urlo muoio ; non so se sai che ti amo… E scusami se rido, dall'imbarazzo cedo ; ti guardo fisso e tremor ; all'idea di averti accanto ; e sentirmi tuo soltanto ; e sono qui che parlo emozionato… e sono un imbranato ! »


« (…) Et excuse-moi si je ne parle pas doucement ; mais si je n'hurle pas j’en crève ; sais-tu seulement que je t'aime… Et excuse-moi si j’en ris, si je cède à l'embarras ; je te regarde fixement et je tremble ; à l'idée de t'avoir à mes côtés ; de me savoir rien qu’à toi ; me voici ici, te parlant avec émoi... je suis si maladroit ! »

Empoté, maladroit, c’est exactement ça. Moi d’ordinaire si furtif et implacable sur le terrain des combats, deviens pour ainsi dire aussi balourd que vulnérable sur celui de l’amour. Remarquez, cela ne me dérange pas plus que cela. Il n’y a que de cette façon que je le conçois.

Car si j’envisage volontiers d’avoir à me défendre, contre-manipuler ou mettre à genoux les ennemis du genre humain, je n’ai jamais supporté l’emploi d’un langage conquérant, chasseur ou collectionneur, en matière de sentiments. 

« Conquérir le coeur de quelqu’un », « nulle citadelle n’est imprenable », voilà des formules qui m’ont toujours inspiré un profond mépris. Tout comme ont toujours constitué pour moi, des actes de haute trahison sentimentale, les minauderies, les « je t’aime, moi non plus », la manipulation, ou toutes ces petites et grande manœuvres amoureuses s’écartant du domaine de la simple séduction.

L’amour, le désir, l’attachement, n’est beau qu’ainsi, énoncé aussi délicatement que possible, de la façon la moins intrusive qui soit, de celle qui me pousse à préférer caresser ses doigts du regard plutôt que de lui forcer la main, mais néanmoins le cœur à découvert, les cartes sur la table, loin d’un poker-menteur, debout, l’âme à nu, l’armure au vestiaire. La base de toute discussion sincère, d’un respect mutuel, quelle qu’en soit l’issue de l’aveu. 

Cela étant dit, même brutal ou hurleur, je le préfèrerai toujours à des émois froids, fourbes, lâches ou fuyants. « …E scusa se non parlo piano ; ma se non urlo muoio ; non so se sai che ti amo… » En effet, au moins c’est clair… Bravo jeune homme !

SILimbranato

samedi 21 décembre 2013

Week-end Rome Antique avec mon Doudou


Il n’y avait personne pour venir avec moi à Rome. 
Du coup j’ai emmené mon Doudou :-)

SILs Olav

- La Pingouin du Tibre
- Le Pingouin des Forum impériaux
- Le Pingouin du Colisée 
- Le Pingouin de la Fontaine de Trevi
- Le Pingouin de la Place Saint-Pierre
- Le Pingouin du Vatican
- Le Pingouin d'Athéna (musée du Vatican)
- Le Pingouin sur les Routes qui mènent à Rome








vendredi 20 décembre 2013

Rome : les incontournables (tout ou presque)


- Le Capitole (ci-dessus et ci-dessous)
- Les Fontaines
(de Moïse, des chevaux de mer, place des 4 fontaines, du Triton, de Trevi)
- La piazza Navona (jour et nuit)  - La piazza del Popolo
- Le Colisée - La basilique Saint-Jean-de-Latran
- L'église de la Trinité-des-Monts
- La place Saint-Pierre - Le musée du Vatican
- Les rives du Tibre - Les routes de Rome

Drôle d’impression. Rome est une très belle ville. Cependant il lui manque quelque chose. Je ne sais pas si ce sont toutes ces ruines qui lui donnent un air délabré, en plus de tous ces tags ou papiers gras jonchant le sol, sans compter le prix pour visiter la moindre ruine. 

Serait-ce un symptôme de mon côté forcené de la restauration. Il est vrai que pour moi un monument, comme tout mur, c’est fait pour demeurer debout, en vie. Un Toc d'enfant de maçon portugais sans doute. D’ailleurs si ça ne tenait qu’à moi, les Forums impériaux, le Colisée et les autres monuments du type Acropole (en Grèce), etc, seraient tous restaurés à l’identique. Comme ce serait beau. C’est vrai quoi, ils pourraient s’inspirer de Paris sur ce coup-là. Tous nos monuments antiques sont debout : le siège du Parti Socialiste, Communiste et même l’Arc de Triomphe…

D’ailleurs, histoire de rester dans le monumental, beau comme l’antique, l’endroit qui me manquera le plus à Rome, restera la place du Capitole, et surtout celle de Saint-Pierre. Quelle majestuosité. Quelle sérénité. On pourrait rester des heures place Saint-Pierre. Ça manque de bancs en marbre blanc, mais dieux, ce que l’on y est bien. Et je ne vous parle même pas du musée du Vatican. Certes j’ai trouvé des allures de blockhaus surchargé de graffitis à la Chapelle Sixtine, dont rien de principal dans l’ouvre de Michel-Ange ne ressort, vous écrasant même sous toute cette charge picturale plutôt que de vous élever l’âme comme à Sainte Sophie ou dans la Mosquée Bleue d’Istanbul. Cependant  tout le reste était particulièrement transportant. D’autres églises le sont également, telle la basilique Saint-Jean-de-Latran, avec ses statues de trois mètres représentant de façon titanesque les douze apôtres du Christ. Quelle claque !

Sinon, au rayon améliorations, à mon humble avis, la ville de Rome gagnerait  à mettre en valeur les berges du Tibre. Adorant les balades le long des fleuves, je m’y suis longuement promené. Or je m’y suis senti bien seul. En même temps, je comprends les Romains. Les berges tibérines ont quelque chose de plus lugubre que de sentimental. Elles ne sont pas éclairées. Et les bâtiments longeant la rive ne sont pas des plus seyants. Le rare point de lumière, en plus du Château San Angelo, étant la synagogue en face de l’ile Tibérine.

Parmi les choses que j’aurais le plus aimé, à part écouter cette langue parfaite qu’est l’italien, signalons  cette délicieuse crainte, à chaque fois que l’on veut faire ses lacets, de poser mes pieds sur un monument antique, et par conséquent de le profaner.

Ah l’italien, le parfait idiome, puisque aussi bien fait pour l’amour que pour les coups de gueule. A tel point que j’adore écouter les Italiens se quicher la tête. Même le « va fanculo » a quelque chose de plaisant dans cette langue…

SILius César












jeudi 19 décembre 2013

La Romaine : un mythe s’effondre


Rome, côté femelles, je vous avouerai ma déception. Certes les jolies filles y sont légion. Mais à l’évidence, les Parisiennes leur mettent la race. En effet, si mon regard se trouve alpagué à Paris toutes les trente secondes en moyenne par une beauté made in France, à Rome,  le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai rarement été ébloui. D’ailleurs l’un des rares éblouissements que j’ai connu à Rome est venu du soleil levant. Une sublime Taiwanaise rencontrée dans le musée du Vatican, dont le magnifique sourire échangé finit de me fracasser les cornées. Les autres plus jolies rencontres étant d’ailleurs deux superbes Gauloises logeant à l’hôtel Gambrinus où je suis descendu.

Bref, j’ai trouvé la Romaine fadasse : d’une beauté assez superficielle et d’un regard ni particulièrement vif, ni suffisamment brillant. Je me suis d’ailleurs demandé si c’était l’hiver qui produisait cet effet, concluant sur le fait qu’il faut venir en saison pour cueillir de la Romaine et hors saison pour visiter Rome.

Dernière remarque. Autant qu’il m’en coute de l’avouer, je me suis rendu compte que les Romains ont plus de classe et de charme que leurs bonnes femmes, alors qu’en France c’est exactement l’inverse. Ce qui m’a permis de comprendre pourquoi les Italiens ont migré chez nous, sans leurs radasses ; pourquoi ils ont fait autant de ravages chez les Gauloises ; et pourquoi des  Gaulois ont voulu leur faire la peau à maintes reprises depuis Aigues-Mortes ; c’est qu’ils sont beaux ces salauds :-)

SilPQR

Rome : concours de la taxe la plus con du monde


Je ne sais si cette funeste idée leur est venue lors d’un séminaire international  avec nos énarques, mais parmi les taxes les plus connes du monde, l’une de celles qui remporte assurément le palme est celle du séjour à Rome. 

Figurez-vous qu’à la fin de votre séjour, vous devrez acquitter lors de votre départ de l’hôtel une taxe se montant à trois euros par jour, sous prétexte de participer à l’amélioration des infrastructures touristiques.

Donc, grosso merdo (il n'y a pas d'autres mots), plus vous avez envie de claquer votre argent dans les commerces de la ville et plus vous payez une taxe pour des machins qui serviront à d’autres et encore. C’est qu’ils n’auraient même pas pensé à faire un forfait ou un tarif dégressif. Non ! Plus tu aimes Rome et plus t’es mis à l’amende. Plus ostrogothe comme idée, tu meurs !

Du coup, cette histoire m’a tellement gavé que la vieille oie capitoline, dont je suis la réincarnation, a décidé d’acheter tous ses souvenirs au Vatican…

SILalutte finale

PS : illustration : tornade aviaire au crépuscule au-dessus de la place Termini. Je trouve qu'elle illustre bien ce propos :-)

mercredi 18 décembre 2013

Tranche de vie métropolitaine : lâcher de Roms à béquilles


Mercredi matin, station Réamur-Sébastopol. Avec ma Chérie, nous quittons une rame de la ligne 3 et nous nous dirigeons vers les quais de la ligne 4. Dans le couloir, une vingtaine de mètres devant nous, se trouve un habitué de celui-ci. Un vieux Gaulois qui se lève tôt pour faire la manche. 

Soudain, parmi la foule qui se presse dans le couloir, nous sommes  dépassés par un Rom à béquilles au léger boitillement, visiblement pressé, lui aussi, d’aller au travail. Il passe devant le vieux Gaulois sans même un regard. Le vieux Gaulois lui jette un œil avec une mine renfrognée, de celles que l’on offre aux gâche métier. Je me tourne vers ma mie et lui dit : «en matière de mendicité, voici la différence entre l’amateur et le professionnel». 

Elle n’a pas fini de rire qu’un deuxième, puis un troisième Rom à béquilles, nous dépassent. Je remarque là aussi que la boiterie n’est pas encore assurée. J’indique à ma chère et tendre que nous nous trouvons de toute évidence face à des Roms en plein échauffement. Dieux que c’est beau d’assister aux préparatifs d’athlètes de haut niveau. 

Après les couloirs, nous nous engouffrons dans un train partant en direction de la Porte d’Orléans. Trente minutes plus tard, nous descendons de la rame et retrouvons nos Roms susvisés. 

Cette fois-ci, c’est nous qui les dépassons. Le rythme de la claudication est enfin réglé, lentement mais surement, avec des spasmes soigneusement travaillés. Leur journée de travail va pouvoir commencer, et la nôtre aussi…

SILgano

mardi 17 décembre 2013

Le «racisme» sent meilleur quand il vient de la gauche


Un guignol quelconque mais néanmoins haut placé dans l’administration Hollande, a fait savoir la semaine dernière, dans le cadre du débat sur le coût de l’AME pour le contribuable (plus d’un demi-milliard d’euros), qu’il fallait maintenir l’aide médicale d'Etat, pour la très simple raison que pas mal de migrants en situation irrégulière sont porteurs ou vecteurs de maladies graves qu’il convient de surveiller. Énorme ! Résumons :

Depuis la sortie de Manuel Valls sur les Roms, on sait que certains migrants seraient inassimilables. Et maintenant avec Duchemol, nous apprenons qu’ils sont vecteurs de maladies graves et que c’est pour cette raison que tout ça doit nous couter un bras afin d’éviter de choper la malaria ou l’Ebola (au lieu de renvoyer tout ça fissa chez soi).

Heureusement que de tels propos n’ont pas été tenus par des ministres de droite, faute de quoi nous aurions immédiatement plongé dans les "heureslesplussombresdenotrehistoire". 

Comme quoi, les constats « nauséabonds » ont toujours meilleure haleine quand ils sentent la rose. Drôle de pays tout de même…

SILarose l'important

lundi 16 décembre 2013

Salaire minimum, délire maximal


Au-delà des effets néfastes en matière d’emploi, les arguments utilisés par les défenseurs de l'augmentation du SMIC me laissent songeur par leur logique quelque peu délirante.

Soyons clair. Il est parfaitement normal et sain de considérer qu’un travailleur doit disposer d’un revenu minimal qui lui permette de vivre dignement de son labeur.

Il y a juste qu’il est particulièrement délirant de considérer qu’il revient à l’entreprise de financer ces généreuses considérations. Aussi délirant, d’ailleurs, que de faire payer les allocations familiales par les entreprises. Car diable ! Quitte à marteler des évidences, une entreprise n’est pas là pour faire la charité ou assurer la solidarité, mais bel et bien pour répondre à des impératifs économiques.

C’est en effet, nouvelle évidence souvent occultée, au citoyen de décréter  le niveau de solidarité de la société dans laquelle il vit. Mais surtout, c’est à lui de l’assumer par l’impôt. 

Mais il est vrai que chez nous, nos solidaristes adorent la solidarité tant qu’elle est payée par les autres…

SILalutte Finale...

dimanche 15 décembre 2013

Comme une envie de sentimentalisme turco-andalou


"Anlatamiyorum Gözlerin Ne Renk Ve Ben
Neden Seni Unutamiyorum Dur Bir Bak..."

Yaşar 
(l'un des deux artistes, au top des ventes à Istanbul, ramené dans ma besace) 

Je peux tout par amour,
Absolument tout ce que je peux,
Excepté me soumettre ou accepter de me faire mettre...

YaSIL

samedi 14 décembre 2013

Instanbul : Allah en mon Pouvoir


Et pour finir, au rayon vieux fantasmes mégalos, me voici à Sainte-Sophie tenant Allah entre mes doigts sans même me brûler. Allah ! Ah ! Ah ! J’écrase ou j’écrase pas ?

NaSilreddin Hodja 

vendredi 13 décembre 2013

Oui à l’entrée d’Istanbul dans l’Europe


Ville moderne transpirant la civilisation par tous les pores ; gens tout aussi civilisés qu’agréables ; mosquées ouvertes et églises pas fermées ; lettres latines facilement prononçables ; latrines pas seulement turques partout disponibles ; commodités de toute sorte, en veux-tu, en voilà ; pas un seul tag* ; j’en passe et des meilleurs…

Aussi, lorsque l’on fait le bilan, on se dit, qu’à deux, trois améliorations près, on serait bien tenté de laisser entrer la Turquie dans l’Union Européenne. Figurez-vous qu’on y croise même, beaucoup moins de voilées qu’en région parisienne.

Pour les améliorations, il s’agirait notamment de rendre systématiques les plaques indiquant le nom des rues et de faire un effort au niveau des marches. Je sais bien que le problème semble remonter à la plus haute antiquité puisque celles de Sainte-Sophie sont tout aussi tordues que celles du restant de la cité, mais enfin, tout de même. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai failli me tordre une cheville, y compris à Sainte-Sophie.

Mais bon, cet élan d’ouverture bute sur le fait qu’Istanbul a bien plus les caractéristiques d’une magnifique locomotive d’un monde turc particulièrement vaste, que d’un vulgaire Wagon du train européen. Ce qui n’empêcherait en rien, cela dit, des accords privilégiés avec cette nation phare d’un monde voisin.

Après, pour plaire aux insatisfaits, on peut toujours couper la poire en deux. On autorise l’entrée d’Istanbul dans l’Europe et on laisse le reste de la Turquie au monde Turc ;-)

SILiman le Magnifique

PS : en fait, le seul endroit où j’ai trouvé des tags disgracieux à Istanbul, c’était sur la façade du « Café français » de la place Taksim (ci-dessus). De toute évidence, ils étaient là pour illustrer un cliché que les Turcs se font de notre pays, celui du bordel ambiant. On pouvait même distinguer le mot « zoo » sur la porte de l’établissement. Bien vu !

jeudi 12 décembre 2013

Le Bâton de Moïse à Istanbul (si ! si !)


On peut dire que j’aurais fouillé toutes les salles du palais de Topkapi pour le trouver celui-là. Le Bâton de Moïse que j’ai photographié puis transporté clandestinement dans mon appareil, au risque de finir dans un triste remake de « Midnight Express ».

Aussi, vous comprendrez le pourquoi du flou d’une photo (gauche) ravie au regard du vigile de la salle arborant un faciès de brute anatolienne. Pour les râleurs insatisfaits par la qualité d’une image qui aurait pu me coûter la vie, je vous ai trouvé sur le Net celle d’un quidam qui est parvenu à en capturer une beaucoup plus nette (droite) et à l’envoyer via iCloud avant de mourir dans d’atroces souffrances.

Donc voici le bâton de Moïse : entre la baguette de sorcier égyptien et celle de sourcier israélien. Ce qui permet de mieux comprendre le sens de toute cette histoire. Merci les Turcs !

En bonus, ci-dessous, la photo tout aussi clandestine, des épées et de l’arc, plaqués or, d’un certain prophète d’une religion d’amour, de tolérance, d’humilité et de paix, tout ça, tout ça…

SILiman le Magnifique