mardi 30 avril 2013

Un jour j’irai en Sardaigne un 1er Mai


Lorsque j’ai étudié la protohistoire européenne, je me suis particulièrement intéressé à la culture nuragique de l’île de Sardaigne. Sans doute parce que j’avais remarqué un certain nombre de points communs avec la culture galicienne de la même époque, celle de l’âge du bronze, notamment ce goût pour les forteresses mégalithiques bâties au sommet des collines qui sont devenues depuis, dans la mythologie locale, les « domus de janas », les maisons des fées.

« Janas »… figurez-vous que dans la mythologie celtibérique, c’est comme ça également que nous nommons nos fées, les « xanas », « janas » ou « mouras ». Des xanas censées vivre dans les mêmes vestiges mégalithiques, leur servant par ailleurs de puits sacrés et de cavernes aux trésors qu’elles réservent à ceux qui ne craignent pas de les aimer ou simplement de se laisser happer par leur très envoutant regard.

Des xanas que l’on avait plus de chance de rencontrer la nuit du 1er  mai. Les élus de leur cœur, ou bien leurs protégés, repartaient alors avec une pomme de pin qu’ils devaient garder une année durant, avant de la jeter dans le feu du 1er mai suivant, dans lequel elle deviendrait un merveilleux trésor.

Or parfois, je me dis, dans mes douces rêveries, qu’une pomme de pin m’attend peut-être, quelque part, sur l’île de Sardaigne. Pourquoi ça ?  Et bien parce qu’il y a de cela quelques années, à la même période, je me suis réveillé au beau milieu de la nuit en hurlant le doux nom de ma déesse adorée, la déesse Athéna, dans un dialecte qui s’avéra être, après une petite vérification, la langue sarde.

« Appeler ma déesse la nuit du 1er mai  dans la langue des janas, voilà un faisceau d’indices, aussi peu rationnel que troublant » m’étais-je dit, tout en contemplant l’image d’une autre vieille déesse sarde, que j’aimerais bien voir figurer  dans mon autel personnel. Celle qui se trouve en illustration de l’article, la « Madre Mediterranea ».

Oui, je sais, les plus rationnels d’entre vous me diront que je file un mauvais coton, de celui qui fait de très mauvaises chaussettes pour rationalistes péripatéticiens dans mon genre. Que voulez-vous, à chacun sa part de rêve et d’irrationnel, voire de douce folie.

Après tout, mon bon maitre Socrate, rationaliste parmi les rationalistes, n’était pas pour autant  un ennemi du religieux, du spirituel ou du magique. Ses dialogues avec son « daïmon », son esprit familier ou sa voix intérieure, sont même restés célèbres. Il estimait simplement qu’il ne fallait pas tout mélanger, qu’il fallait laisser ce qui relève du domaine des dieux aux dieux, sans prétendre savoir, contrôler ou en faire un pouvoir, et rationaliser ce qui est rationalisable, le monde des hommes…

C’est ainsi, qu’en cette veille de fête celtique de Beltaine, entre deux interrogations diverses et variées, je m’en vais accomplir certains vieux rites chers à mes ancêtres, recueillir une pomme de pin, tout en espérant qu’elle aura été déposée là par une Xana ou mieux une Jana, sa cousine sarde de passage en région parisienne.

SILotzorai


lundi 29 avril 2013

dimanche 28 avril 2013

Comme une envie de sentimentalisme fleuri d'oeillets


Le 25 avril 1974 à 00h20, est diffusée sur les ondes radio portugaises, la chanson de Zeca Afonso, «Grândola, vila morena ». Cette chanson est le signal. Ce signal est une aurore. Les jeunes « capitaines d’avril » (excellent film) à la tête du Mouvement des Forces Armées lancent alors leurs chars sur Lisbonne afin de mettre un terme à l’une des plus longues dictatures d’extrême droite qu’ait subit un pays.

Cette révolution sera connue sous le nom de « révolution des œillets » car non sanglante et réellement démocratique puisque menée par les fils du peuple ayant juré de remettre le pouvoir aux seules mains du peuple. Des enfants du peuple qui veilleront à ce que cette révolution ne soit accaparée par aucun parti, y compris d’extrême gauche. « On ne va pas passer d’une tyrannie à une autre !» disaient-ils.

Aussi, chaque 25 avril, je m’écoute cette magnifique chanson, dans la version interprétée par la grande Amalia Rodrigues, avec des frissons me parcourant tous les poils de l’épine dorsale. Comme quoi le poil peut s’avérer utile en matière d’émotions. Vous trouverez ci-dessous les paroles de cette chanson, en portugais puis leur adaptation, la mienne, en français.

« 1- Grândola, vila morena... Terra da fraternidade... O povo é quem mais ordena... Dentro de ti, ó cidade. 2- Dentro de ti, ó cidade... O povo é quem mais ordena... Terra da fraternidade... Grândola, vila morena.

3- Em cada esquina um amigo... Em cada rosto igualdade... Grândola, vila morena... Terra da fraternidade. 4- Terra da fraternidade... Grândola, vila morena... Em cada rosto igualdade... O povo é quem mais ordena.

5- À sombra duma azinheira... Que já não sabia a idade... Jurei ter por companheira... Grândola a tua vontade. 6- Grândola a tua vontade... Jurei ter por companheira... À sombra duma azinheira... Que já não sabia a idade.
 »


« 1- Grândola ville ensoleillée... Terre de la fraternité... Le peuple est celui qui gouverne... A l'intérieur de ta cité. 2- A l'intérieur de ta cité... Le peuple est celui qui gouverne... Terre de la fraternité... Grândola ma ville ensoleillée.

3- A chaque carrefour une amitié... Sur chaque visage l’égalité... Grândola la ville ensoleillée... Terre de la fraternité. 4- Terre de la fraternité... Grândola ma ville ensoleillée... Sur chaque visage l’égalité... Le peuple y est celui qui gouverne.

5- A l'ombre d'un grand chêne... Dont je ne savais plus l'âge... J’ai juré d’avoir pour seule compagne... Grândola, ta volonté. 6- Grândola, ta volonté... J'ai juré d’avoir pour seule compagne... A l'ombre d'un très grand chêne... Dont je ne savais plus l'âge. »

SILgueiro Maia


samedi 27 avril 2013

La semaine vue d’ici : pistes rouges


Dimanche : cachez ce terrorisme islamiste que je ne saurais voir. Après avoir hésité à qualifier de terroriste, l’attentat qui a frappé Boston, le président Obama souhaite désormais ne pas tirer de conclusions hâtives de cet attentat islamiste, des fois que l’islamisme n’aurait rien à voir avec cette attaque djihadiste. Après tout, il est vrai que d’autres démocrates, comme le gouverneur de l’Etat de New York, incriminent le réchauffement climatique. Par conséquent, en effet, gardons la tête froide.

Lundi : manif pour tous. Prenant les organisateurs au mot, des (i)responsables du Front national, habitués à s’immiscer dans la moindre faille ou fente qui se présente à eux, sont parvenus à faire de l’entrisme dans la Manif pour tous, se plaçant en tête de cortège aux cotés des députés UMP et UDI. De quoi expliquer l’expression quelque peu endolorie qu’arborait Jean-François Copé ce lundi matin, lui qui appelait dernièrement à rejoindre massivement la manif de dimanche. De façon imagée, il avait la mine de celui dont le rectum aurait servi d’artère principale à tous ces manifestants non désirés. Je comprends son désarroi.

Mardi : mariage pour tous. J’apprends que dans la précipitation, Henri Guaino a voté pour alors qu’il voulait voter contre, et non l’inverse. Si je comprends bien, sa tête est contre mais sa main est pour, sans doute parce que nous avons là un homme de cœur, à moins qu’il ne s’agisse d’un acte manqué ou pire d’un appel du pied. Franchement, quel guêpier cette affaire !

Mercredi : rire jaune chez les juges rouges. Souffrant d’une image austère un peu trop pesante, les juges du syndicat Nationale de la Magistrature ont voulu faire rire le justiciable en érigeant un petit « mur des cons » dans leur local poubelle. Quels déconneurs, je vous (le) jure. Sans doute un hommage au fameux « tribunal des flagrants délires ». Manque de chance, personne ne les a pris au sérieux ou plutôt si, si vous voyez ce que je veux dire. Que voulez-vous, leurs blagues sont du genre à faire peur. En même temps, l’humour c’est comme la justice, il vaut mieux laisser ça à des spécialistes.

Jeudi : ligne rouge. Barack Obama avait promis d’intervenir en Syrie si d’aventure des armes chimiques étaient utilisées dans le conflit syrien au motif que cela constituerait le franchissement d’une « ligne rouge ». Or des armes chimiques auraient bien été utilisées. Après avoir envoyé son drone préféré vérifier si la ligne était bien rouge ou juste jaune-orangée, le président Obama envisage désormais d’adresser une contravention de 5e classe à Bachar Al-Assad pour dépassement de la ligne vermillon en question.

Vendredi : les indicateurs sont dans le rouge et le président Hollande appelle à faire du chômage une cause nationale. Pour ce faire, tous les services de l’Etat devront être mobilisés. Bref, François Hollande n’a toujours pas compris que ce n’est pas le chômage qui devrait être une cause nationale mais l’emploi, et que ce n’est pas l’Etat que le président de la république devrait mobiliser mais les entreprises, dans le sens ou il ferait bien de chercher à ne pas les décourager par une politique fiscale et réglementaire destructrice d’emplois. Car, de fait, en la matière, l’Etat n’est pas la solution mais bien le problème…

SILence dans la salle !

vendredi 26 avril 2013

Petit haïcoup familial : Salazar, un grand homme de lutte…


« Jesus et Salazar 
furent deux hommes de lutte,
                                                         Jesus, fils de Marie ; 
Salazar, sale fils de pute »

Manuel Fernandes

Avec le genre de plaisanterie ci-dessus, qu’il aimait parfois fredonner à ses petits camarades de lutte, mon grand-père aurait pu se retrouver dans l’un des camps du régime salazariste, notamment celui de Tarrafal, dans l’archipel du cap vert, où la PIDE, la redoutable police politique du régime, aimait y développer l’art de torturer les opposants politiques (voir le documentaire « 48 » de Susana de Sousa Dias). Mais bon, chez les Fernandes, on ne se refait pas. Le totalitarisme, quel qu’il soit, on déteste décidément beaucoup trop ça pour la fermer.

Sil Fernandes "Boarinha"

jeudi 25 avril 2013

Ernesto Chier Guevara Vs Fernando Salgueiro Maia


Les options historiques se jugent dans un contexte. Il en va de même des choix d’un homme. Aussi ceux qui vilipendent l'attitude complaisante manifestée par nos démocraties libérales, EUA en tête, envers des dictatures militaires ou nationalistes pendant la deuxième moitié du XX siècle, en faisant fi du contexte de guerre froide entre le bloc occidental et le bloc soviétique, sont soit des ignorants, soit des sots, soit des gauchos confits dans leur rhétorique marxiste d'affrontement. Soulignons en effet que les EUA ne se sont jamais opposés à des renversements de dictatures ayant pour but l'installation d'une démocratie. En ce sens ils estimèrent même un temps que Fidel Castro constituait une alternative au régime du dictateur cubain Batista. Dans ce contexte, il était on ne peut plus logique que le bloc de l'Ouest empêche les communistes d'installer leurs pions où que ce soit et à plus forte raison aux frontières des États-Unis.

Comme indiqué dans la phrase introductive, c'est également dans ce contexte que doit être jugée l'action des révolutionnaires tels que le « Che » dont la légende sévit ces derniers temps aussi bien au cinéma que chez nos jeunes et moins jeunes gauchos, notamment Olivier Besancenot qui se veut l'un de ses héritiers. Comment juger le Che ?

Peut-on en vouloir à ce petit aristocrate argentin d'avoir été ému par la misère qui sévissait aussi bien sur son continent que dans une grande partie du monde ? Peut-on le blâmer de détester la dictature et d'avoir voulu changer les choses y compris par la lutte armée ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi devrait-on chier Guevara, me demanderez-vous ? Élémentaire mes petits cocos. Parce qu'à l’inverse d’autres révolutionnaires, il n'a jamais eu pour objectif de remettre le pouvoir entre les mains du peuple mais de l'exercer en son nom. Parce qu'il a combattu la dictature au nom d'une autre, pour en installer une autre.

Et oui, qu'il ait dézingué quelques fachos et autres cadres du régime de Batista, y compris après des semblants de procès ou d'une façon bien plus expéditive encore, c'est triste, ce n'est pas mon idéal, mais tout comme la guerre est la guerre, la révolution c’est la révolution. Je ne lui jetterai donc pas la pierre pour ces raisons. Même les plus belles révolutions ont toujours été à deux doigts du bain de sang.

Par contre qu'il ait fait exécuter et ait exécuté lui-même froidement des innocents pour l'exemple, pour le plaisir, parce qu'ils ne lui revenaient pas, ou parce qu'ils contestaient son commandement, comment le justifier ? 

Tout comme va excuser, après le renversement de la dictature de Batista, le fait d'écarter les démocrates, de les emprisonner sans aucune forme de procès dans le système de « camps de travail correctif » dont il est l'instigateur et qui sert aujourd'hui encore à emprisonner les opposants au régime castriste mais aussi des « déviants » de toute sorte. 

Non, le commandant Guevara n'a jamais été de la trempe d'un révolutionnaire tel que Fernando Salgueiro Maia, ce jeune capitaine du MAF, le Mouvement des Forces Armées, qui le 25 avril 1974, renversait l’infâme régime Salazariste. Lui et ses camarades jurèrent fidélité au peuple portugais, firent la promesse de remettre le pouvoir entre ses seules mains et refusèrent d'abattre une dictature pour en installer une autre. Un Salgueiro Maia ayant toujours eu à cœur d'éviter que le sang coule, y compris celui des caciques du régime, reconnaissant ses limites lorsqu'il recherchait l'appui de ceux qui seraient capables d'éviter l'effondrement du pays et qui n’ambitionna ni titres, ni honneurs, s'effaçant totalement devant l'histoire et le libre choix de son peuple mais pas seulement. Son action allait libérer par la même occasion une demi-douzaine de peuples africains prisonniers jusqu’alors de l’empire portugais. Un révolutionnaire à tel point discret et fidèle à ses idéaux que son nom demeure encore peu connu.

Rien de tout ça chez Guevara. Piètre commandant, piètre gouvernant, infidèle à ses trois femmes, infidèle même à Cuba et son Fidel Castro, ce révolutionnaze n'en demeurait pas moins imbu de lui-même, fidèle finalement qu'à son ego, son arme, son caquetage automatique et sa suite ininterrompue d’aveuglements.

Quel merveilleux penseur que ce médecin admirateur de Staline, capable d'affirmer «celui qui n'a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste ». C'était avant de se sentir trahi par les Russes lors de la crise des missiles de Cuba. Il se tourna alors vers l'Asie, la Chine de Mao et son grand bond dans le sang mais aussi la Corée du Nord qui d'après lui était un « modèle dont Cuba devrait s'inspirer ». La Corée du Nord. Intéressant. Finalement, comme tout bon gaucho, il finit par conclure que le seul à avoir raison c'était lui et que la révolution Chubaine était le seul communisme digne d'exportation, notamment en Afrique. Pour ce faire, lucidité encore, il n'hésita pas à s’allier avec des visionnaires tels que le congolais Laurent-Désiré Kabila, futur dictateur…

Une telle pensée pour quel bilan. Le néant ou plutôt rien en dehors de la mort. Car à part son indéniable efficacité en tant que « procureur suprême » lors de l'épuration du régime de Batista, on ne peut pas dire qu'il ait brillé par sa capacité à bâtir. Successivement Dirigeant de l'Institut National de la Reforme Agraire, président de la Banque Nationale de Cuba et ministre de l'industrie, son action ne fut couronnée que d'échecs patents. Ce qui ne l'empêchera pas plus tard de rédiger un traité d'économie. Le Gaucho dans toute sa splendeur. Théoriquement omnipotent mais pathétique en pratique.

Finalement un bel impuissant que ce révolutionnaze. Comme souvent d'ailleurs. L'illustration parfaite de ce principe de mort intrinsèque au marxisme. Une conclusion qui commence à effleurer certains esprits. Alain Souchon en a même fait une chanson, «popopopo ». « Le pistolet sur la tête, du fonctionnaire bête, du paysan analphabète, ce héros romantique, qui aimait le petit déclic, et l'efficacité des armes automatiques ». Une conclusion évidente sauf pour les révolutionnazes du même acabit que je conchie de la même façon. Tiens, allons vider le pot, « popopopo »…

SILgueiro Maia

mercredi 24 avril 2013

24 avril : terres d'Arménie et d'amnésie aussi


Le 13 décembre 2008, avec ma moitié, nous sommes allés visiter de la famille à Marseille. Le temps était particulièrement morose. Un temps adéquat pour se rendre avec toute la smalian (variante arménienne de smala)  au 2e salon du livre arménien qui se tenait à la bibliothèque Gaston Defferre. L’une des proches de ma demi-arménienne à moi que j'ai  y faisait la promotion de l’excellent ouvrage «Comprendre les génocides du XXe siècle » aux éditions Bréal. 

Histoire de tuer le temps au milieu de toute cette mélancolie diasporique, j’ai fait deux heures de queue afin que mes gamines puissent avoir une dédicace de Sophie Ardouin-Mamikonian sur un exemplaire des aventures de Tara Duncan, une sorte de Harry Potterian. Un cauchemar, cerné que j’étais par des adolescentes même pas jolies qui glosaient interminablement sur tel ou tel tour de magie de leur héroïne. Et vas-y que je raconte ma vie pendant des plombes à l’auteur, que je relève telle ou telle contradiction à la page 13. Horrible ! J’ai même failli rater mon bon Franz-Olivier Giesbert, membre du jury de ce salon, de qui j’ai obtenu in extremis un paraphe sur son dernier livre, « les aventures d’Amros le Celte ». Bref j’attendais avec impatience le débat qui devait clôturer cette journée culturelle. Le thème, « la presse communautaire arménienne en France ».

J’adore les débats arméniens. Ces orientaux là ont su garder bien vivante la tradition de la querelle byzantine. Ils sont capables de se quicher la tête pendant des heures sur une virgule. Y participer est tout bonnement infernal mais quand on se contente de jouer les spectateurs, c’est souvent marrant. Et bien là, pas trop. Ils étaient presque tous d’accord. Ça m’a saoulé. C’était chian(t), histoire d’utiliser une terminaison arménienne. La rhétorique communautariste, me sort décidemment par les trous de nez.

En effet, en dehors d’Ara Toranian des « nouvelles d’Arménie », un garçon bien plus ouvert et moins porté sur le pathos arménien, tous les autres ont fait dans la litanie de jérémiadians. Avec une mention spéciale pour Garo Hovsepian du journal monolingue (uniquement en arménien) «Haratch ». Celui-ci regrettait que la langue se perde à cause de l’assimilation et du métissage dans le cadre français. N’hésitant pas à user d’arguments du genre « la presse arménienne a été un important vecteur d’intégration » ou à faire peur avec la supposée tentative d’invasion turque de l’Arménie en 1993.

« Ouh là que tout cela sent le nationalisme diasporique » me suis-je dit. Une volonté de maintenir une mainmise politique sur une diaspora. Un réflexe un peu pathologique pour les raisons que je m’en vais expliquer.

Entendons-nous bien, que les Français d’origine arménienne cultivent leurs racines, toute leur mémoire, défendent l’Arménie faute de non Arméniens pour la défendre, soit, c’est très bien. C’est pour toutes ces raisons que mes gosses parlent arménien. Par contre, vouloir se vivre comme une entité nationale au sein d’autres nations, ça ne va pas être possible. Et ce pour une simple raison. L’Arménie existe. Désolé de le rappeler.

Comme je le soutenais dans mon billet « méthode assilmil : diaspora, diaspora pas », il est criminel de demander à une diaspora de refuge, privée de nation, de s’assimiler. Cela ne serait rien d’autre que la poursuite de la politique de celui qui a cherché à faire disparaître cette nation. Cependant il n’en va pas de même avec une diaspora qui dispose d’une nation.

Et c’est ainsi, en écoutant Monsieur Hovsepian que j’avais envie de lui dire, « mais faites donc comme les Juifs ». S’ils ont maintenu leur identité vivante tant qu’ils étaient spoliés de leur berceau national, force est de constater qu’ils sont cohérents, eux. Ceux qui veulent rebâtir Israël rentrent en Israël et ce malgré de multiples tentatives d’annihilation. Les autres acceptant la logique de l’assimilation. 

Oui, que les nationalistes arméniens soient logiques avec eux-mêmes, qu’ils rentrent en Arménie. L’excuse d’une Arménie soviétique n’est plus, la menace d’une Turquie est plus une excuse qu’autre chose. Et même si l’Arménie actuelle n’est pas la Grande, ni même celle du Traité de Sèvres, il y a de quoi faire. 

30 000 km2, 10 000 de plus qu’Israël ; plus de terres arables ; bien plus de ressources en eau. Avec leur sens des affaires, la possibilité d’en faire une petite Suisse du Caucase. Avec leurs richesses culturelles issues pour partie de leur goût pour le cosmopolitisme, la possibilité d’en faire un phare culturel dans la région. Oui, mes chers Haygagan, au lieu de pleurer, de verser dans le nationalisme diasporique franchement schizophrénique puisque oubliant la réalité arménienne, faites donc comme les Juifs, bâtissez l’Arménie. Je sais, ça ne vous plait pas comme propos, à plus forte raison que les Juifs, vous n’aimez pas trop ça, mais comme il faut bien que quelqu’un vous le dise, c’est ce que fait bibi.

En vérité, je suis fasciné depuis pas mal de temps pas le nombre de points communs entre Juifs et Arméniens. Il n’y a qu’eux pour ne pas les voir. Même existence multimillénaire dans cette région ; même lutte acharnée pour exister ; face aux empires anciens, arabes ou turcs, face à l’islam ; mêmes massacres subis, suivis d’un génocide ; même refus de disparaître mais même masochisme aussi ; masochisme dont les Juifs semblent sortis à la différence des Arméniens, surtout ceux de la diaspora, car ceux du Haut-karabakh ne semblent pas vouloir abandonner un seul pouce de terrain.

Fascinant également toutes ces divisions et mésententes entre minorités historiques de la région, entre Juifs, Arméniens, chrétiens du Liban, Assyro-Chaldéens, autres syriaques, Grecs, Georgiens, et ce alors qu’ils sont tout bonnement des alliés naturels fasse aux menaces potentielles que constituent l’islam, le panturquisme et le panarabisme. Mais bon, après tout, c’est surtout leur problème...

SIL de Sassoun

Addendum : pour en savoir plus sur le portrait arménien qui figure ci-dessus c'est en cliquant ici... 

mardi 23 avril 2013

La gauche (socialiste) illégitime à gouverner ?


Revoilà le petit couplet habituel. Voguant de crise en crise, critiquée de toutes parts pour son action calamiteuse, voici que la gauche socialiste nous ressort sa petite jérémiade victimaire habituelle : «la droite, elle ne fait rien qu’à nous embêter, elle ne reconnaît toujours pas la légitimité à gouverner de la gauche».

Qui a parlé de légitimité, tas de gauches ? Non, que la gauche socialiste se rassure. Légitime par le vote populaire, elle l’est parfaitement.

En fait c’est de compétence et de capacité dont il s’agit. Or de ce point de vue, elle démontre encore une fois sa parfaite incapacité à gouverner…

SILalutte finale 

lundi 22 avril 2013

Attentats de Boston : le responsable s'appelle Mahomet


Mahomet : pseudo-prophète, mais surtout, menteur, manipulateur, pervers, voleur, violeur, pédophile, assassin, terroriste, criminel de guerre, j’en passe et des meilleurs…

Pour vous en rendre compte c'est en cliquant à côté : attention vidéo violente mais cruellement véridique...

SILimalikoum mes frères

dimanche 21 avril 2013

Comme une envie de sentimentalisme cynégète


Comme une envie d'accrocher
une tête de djihadiste empaillée
au-dessus de ma cheminée

CernunnoSIL

samedi 20 avril 2013

Une semaine vue du Républicoin : un synonyme de changement…


Dimanche : Pyongyang Style. Nos agences de renseignement savent enfin depuis quel quartier général le tyran nord-coréen Kim Joufflu a passé le week-end à balancer des menaces nucléaires sur certains de ses voisins. Depuis Séoul, la capitale de la Corée du Sud où il s’est rendu incognito afin d’assister au concert de Psy qui a eu lieu samedi. D’aucuns prétendent qu’il se rendra au prochain concert de lady gaga à Tokyo. La région peut par conséquent dormir tranquille. Ce gros guignol ne bombarde que par SMS.

Lundi : Du pain et des jeux. Faute de pain ou plutôt de croissance, et histoire de mieux nous rouler dans la farine, le gouvernement Hollande nous a offert un nouveau divertissement socialiste, la journée « portes ouvertes » du patrimoine des ministres. Un spectacle qui a fait plus de sorties que d’entrées mais qui se sera tout de même montré utile. Les collègues du professeur d’allemand Jean-marc Ayrault sauront désormais qu’il leur est possible de se constituer un patrimoine d’un million et demi d’euros, ce qui est une bonne nouvelle pour la fonction publique. De leur côté, les Parisiens apprendront qu’il est possible d’être écologiste et de rouler avec des twingos de 1997 ultra polluantes. Et pour rester sur Cécile Duflot (façon de parler, bien sûr, pardon pour cette vision d’horreur), celle-ci pourra ajouter à sa liste de logements réquisitionnables pour sans abris, les résidences secondaires, tertiaires ou quaternaires de tous ses riches collègues que le président déteste.

Mardi : Au rayon je ne sers à rien. Le président Obama est apparu à la télévision avec la même mine que celle arborée par Jerôme Cahuzac lors de sa confession télévisée, pour expliquer qu’il ne savait pas si l’attentat de Boston était un attentat et si les responsables de l’attentat sont bien des terroristes. Dommage qu’il n’en ait pas parlé avant avec Manuel Valls. Celui-ci lui aurait conseillé de jeter la suspicion sur l’ultra-radical mouvement de la Manif-pour-Tous. Certes ces dernier sont plutôt du genre bombes à eau bénite, et encore, que cocotte minutes bourrées de clous, mais sait-on jamais. Ne mettons de côté aucune piste, même la plus savonneuse.

Mercredi : Obama style. L’or baisse et tout le monde économique se perd bien plus en conjectures qu’en spéculations. Tout comme le président américain, personne ne comprend ce qui se passe. En même temps, à leur décharge, tous les indicateurs sont complètement azimutés : voici l’or qui baisse parce que les actions montent sans raisons valables si ce n’est grâce à l’abondance de liquidités qui stimulent des bulles et non la production ; un dollar à la hausse alors qu’il vaut de moins en moins du fait de l’emballement de la planche à billets américaine ; un chômage à la baisse au moment où l’on atteint des niveaux records d’Américains éjectés du marché de l’emploi, etc. C’est moi où l’avion économique aborde une zone de fortes turbulences sans instruments de vol fiables et des altimètres complètement brouillés ? Ce qui ne va pas sans me rappeler quelques célèbres crashs.

Jeudi : satanée jeunesse. Un jeune sur dix se serait déjà filmé en train de copuler. Une information qui en confirme une autre lorsque l’on sait que chaque vidéo dure en moyenne dix secondes. Une information passée sous silence médiatique afin d’éviter, vous le comprendrez bien, une hausse du taux de suicide chez ces djeuns. Toujours au rayon jeunesse satanique. Une mère de famille aurait ligoté et torturé, pour son bien, son jeune garçon de dix ans. Selon l’avocate de celle-ci, ce très radical garnement condamnait l’homosexualité de sa mère et aurait conçu le projet de rejoindre Frigide Barjot et sa Manif-Pour-Tous. De quoi justifier un petit exorcisme de gauche, n’est-ce pas ? Une nouvelle qui n’aura pas manqué de réjouir le Jean-Michou en marinière de la LGBT, aussi caricaturalement vaselineux sur le fond que sur la forme, qui expliquait jeudi matin sur l’antenne d’itélé, que le fait d’avancer des arguments contre le mariage gay est une façon d’appeler au meurtre des homos. Youpi ! voilà donc un gamin qui n’aura pas tué sa mère homosexuelle, grâce à la vigilance de celle-ci…

Et le vendredi : c’est mariage homo. Bon ! Faisons nos comptes. Malgré ses promesses, peut-on dire que l’électorat du président Hollande a récolté les fruits de son vote ? Où donc se trouve la présidence normale, respectable, exemplaire, en lutte contre le chômage, l’insécurité, et bataillant pour la croissance, l’emploi, et plus encore ? C’est simple. Dans leur cul, au fond, à gauche ! Un trait vulgaire, on ne peut plus d’à-propos, qui vous permettra de mieux comprendre pourquoi le président s’arc-boute sur le seul point de son programme qu’il tient envers et contre tous à mener au bout du bout. Vous la mettre bien au fond, pour ceux qui ne la sentiraient toujours pas venir…

VaSILine

vendredi 19 avril 2013

Boston : ville fantôme ou presque


A Boston, la faune urbaine 
a été mise en cage pour permettre
de donner la chasse au loup tchétchène.

John Portuguese SIL-lips

PS : Bel exemple également de discipline civique toute américaine...

jeudi 18 avril 2013

Miss Amanda Thatcher


la petite fille de la dame de fer 
a un très joli regard d’acier

Sir Sil 

mercredi 17 avril 2013

Pourquoi leur « mariage pour tous » est antilibéral


Et bien pour un raison très simple qui tient à l’application de l’un des principes libéraux les plus fondamentaux qui soit :

La liberté des homosexuels (le droit à une union civile reconnue) s’arrête là où commence celle des enfants (le droit fondamentalement humain à un père et une mère)…

Conclusion toute libérale : si le droit à une union civile est un droit on ne peut plus légitime, les exigences en matière d’homoparentalité ne sauraient l’être, point barre !

SILibéral

mardi 16 avril 2013

Socialisme : de la dictature du prolétariat à celle des minorités


Voilà ! Après un petit passage de l’idéologie socialiste par mon accélérateur d’évolutions pathologiques, je viens de comprendre la logique communautariste et positivement discriminatrice de la gauche socialiste de France et d’ailleurs.

Pour tout vous dire, j’avais commencé par émettre l’hypothèse selon laquelle ces bons à rien d’autre que ‘détruire tout ce qui marche (économie, institutions, structures sociales) et mettre en marche tout ce qui détruit’, s’étaient mis en tête de pervertir jusqu’au dernier les principes et idéaux de nos démocraties libérales.

Après tout, n’ont-ils pas déjà corrompu notre « égalité en droit » en la transformant en égalitarisme aigri. Alors pourquoi ne pas transformer le principe « du droit du plus faible », voulant que toute constitution digne de ce nom se doit de protéger les droits des minorités et de l’individu, en « loi des plus faibles ou minorités », ce principe selon lequel certaines exigences des minorités ethniques, sexuelles, religieuses ou autres, doivent s’imposer à tous ?

C’était avant que mon incubateur d’idéologies pathogènes ne me crache le résultat suivant : faute de prolétariat sur qui appuyer leur dictature, tous ces médiocres bourgeois socialistes assoiffés de pouvoir ont décidé de se servir des différentes minorités comme marche pied politique…

SILalutte finale... 

lundi 15 avril 2013

La journée des patrimoines


Le tout nouveau divertissement socialiste

Les temps étant moroses, aussi bien pour le gouvernement que pour tout le pays, le Parti Socialiste a décidé de nous offrir une journée de divertissement patrimonial en nous permettant de visiter les déclarations de patrimoine des ministres.

Il nous a fait savoir également que ce n’est qu’un début. Pour l’édition journée portes ouvertes 2014, nous pourrons nous balader toute une journée durant sur les comptes bancaires rendus accessibles en ligne pour l’occasion.

Certains parlent, en 2015, de permettre la visite des appartements des ministres et peut-être de rendre accessible la collection d’oeuvres d’art de Laurent Fabius.

Bof ! Personnellement, je préférerais visiter la collection de lingerie d’Aurélie Filippetti, bas de laine exceptés…

Tout ça pour dire que je n’ai que faire de savoir ce que les ministres et députés font de leur argent. Ce qui m’importe c’est de savoir, sou pour sou, ce que mes représentants font de notre argent, notamment des fameuses réserves parlementaires allouées aux élus…

SILalutte finale... 

dimanche 14 avril 2013

samedi 13 avril 2013

Et si la Corée du Nord poussait Israël à contrer l’Iran


Nous savons depuis début février que le régime de Pyongyang est capable de miniaturiser des charges nucléaires de 7 kilotonnes (la moitié de la puissance de la bombe qui a détruit Hiroshima).

Nous savons depuis hier que la Corée du Nord se trouverait en capacité d’armer des missiles avec des ogives nucléaire.

Nous savons également que non seulement l’Iran poursuit son programme nucléaire militaire en toute impunité mais aussi que son programme est lié à celui du régime nord-coréen.

Par conséquent, comme le rappelle David A. Patten de chez Newsmax, et si devant tout ces faits, Israël se trouvait obligé de hâter ses plans visant à contrer la menace nucléaire iranienne qui pèse sur son existence même…

SILomon

vendredi 12 avril 2013

Corée du Nord : mourir à 10 ans de faim dans un caniveau


Photo d’un enfant d’une dizaine d'années, mourant de faim dans un caniveau du paradis anticapitaliste cher à Che Guevara, sous le regard indifférent des passants et de militaires occupés à charger de la nourriture dans un camion…

« Le jour où la Corée du Nord s’effondrera, on découvrira un des univers concentrationnaires les plus impitoyables de l’histoire, avec des témoignages de survivants dont les récits feront honte au monde libre.
Et l’on s’interrogera alors sur les raisons pour lesquelles les informations disponibles n’ont pas conduit à rompre les relations diplomatiques et à demander des comptes à Pyong-Yang. »
(Thérèse Delpech, L’ensauvagement : Le retour de la barbarie au XXIe siècle, p. 312, Ed. Grasset, 2005)

SILence

jeudi 11 avril 2013

Le pingouin mangera-t-il le caïman ou bien l’inverse ?


François Hollande voudrait lancer ses hordes infernales contre les paradis fiscaux afin d’éradiquer ceux-ci…

Comme quoi le sympathique Pingouin de l’Elysée me fait finalement penser à un caïman d’eau filtrée : grande gueule, petits bras…

SILs Olav

mercredi 10 avril 2013

mardi 9 avril 2013

« Si ça se refroidit c’est parce que ça se réchauffe »


Article cherchant à expliquer le mécanisme du réchauffement glaçant, par ci, reportage du JT de France 2 du 29 mars expliquant qu’on se les gèle parce que le temps se réchauffe, par là…

Et moi de me dire que c’est dans ces moments-là que l’on se rend compte que le réchauffisme tourne de plus en plus à la manifestation religieuse d’une secte de givrés.

Tout ça parce que des maniaques de la régulation croient mordicus que le libéralisme a déréglé le climat, et qu’une bureaucratie mondiale se doit de mettre de l’orde social et politique dans un phénomène qui n’a jamais été « réglé ».

Oui, messieurs les pseudo régulateurs du climat, mettez-vous bien dans le crâne que le climat, depuis les grands ou petits âges glaciaires jusqu’aux périodes de réchauffement, n’est pas près d’être déréglé pour la très simple raison qu’il n’a jamais été réglé…

GréSIL d'avril 

lundi 8 avril 2013

Interrogations autour du supposé compte en Suisse de Laurent Fabius


Tu quoque mi Fabii ?

Question 1 : Quelqu’un sait-il si le ministre des affaires étrangères se fait du mauvais sang ?

Question 2 : Est-il si anormal que ça qu’un ministre des affaires étrangères possède un compte voire plusieurs comptes bancaires à l’étranger vu qu’il y passe tout son temps ?

Question 3 : Y a-t-il un socialiste sans compte en Suisse dans la salle ?

SILcéron


dimanche 7 avril 2013

Comme une envie de sentimentalisme samouraï


Le jour, dans une prochaine réincarnation, où je redeviendrai de nouveau totalement Japonaise, j’espère avoir la beauté, la grâce et la classe de cette sublime dame. 

En attendant ce jour-là, mieux qu'une "petite dose de paix", je peux d'ores et déjà dire que je n'en ai jamais trouvé autant, que du côté de mon archipel sacré, et plus particulièrement, paradoxalement, juste en face d'Hiroshima...

AmateraSIL

samedi 6 avril 2013

Affaire Cahuzac : jadis au Japon


Plutôt que de jeter la pierre,
tendre un sabre,
et puis enfin laisser couler...

Jadis au Japon, Hollande aurait tendu un wakizashi à Cahuzac et Manuel Valls aurait joué le Kaishakunin de service pour ce seppuku. Ah le bon vieux temps... 

SILóng Tài-Yáng

jeudi 4 avril 2013

«Mes tatouages préférés sont les prénoms de mes enfants» David Beckham


Les mots qu’ils n’ont pas dans le cerveau,
telles des antisèches,
Ils se les tatouent au creux de la peau.

Le phénomène grandissant des joueurs tatoués m’avait déjà particulièrement marqué lors de l’Euro 2012. C’est bien le seul truc qui m’avait marqué d’ailleurs. Je m’étais demandé tout d’abord s’il s’agissait d’un hommage à l’esprit d’équipe ou de troupeau, tatoués tels du bétail qu’ils étaient, avant de me dire qu’ils imitaient peut-être leur voiture de course. Un tatouage ça rend le véhicule plus facilement identifiable en cas de vol. Vu le prix que valent ces joueurs de baballe, il vaut mieux se montrer prudent.

Et puis je me suis dit qu’il s’agissait là, sans doute, d’une forme de poésie, de la poésie d’illettrés affichant sur leur peau les mots qu’ils n’ont pas dans le cerveau, étalant à l’extérieur la culture qu’ils n’ont pas à l’intérieur.

Toutes choses qui m’ont fait penser à ce vieux dicton portugais, que mon grand père adorait, « o saber não ocupa lugar », « le savoir ne prend pas de place ». Si c’est vrai côté tête, au niveau de l’épiderme, visiblement, on arrive très vite au maximum des capacités offertes.

Quant à la récente déclaration de David Beckham au sujet de ses tatouages, elle ne va pas sans m’inquiéter. Se serait-il tatoué les prénoms de ses enfants pour ne pas les oublier. Il est vrai que l’excès de jeu de tête peut s’avérer dangereux…

Eusebio da SILva

mercredi 3 avril 2013

«Ben alors Timmy, qu’est-ce qui ne va pas ?» Barack Obama


- Ben alors Timmy, qu’est-ce qui ne vas pas ?
- Y’a rien qui va M’sieur le président !

- Ah bon ! T’as pas réussi à trouver de jolis œufs en chocolat ?
- Non seulement ça, M’sieu le président, mais il y a aussi le fait que mon papa fait partie des 15% d’afro-américains au chômage qui ne voient ni le stimulus ni votre présidence améliorer quoi que ce soit, sans compter que je viens de trébucher dans l’un des multiples trous de la dette qui grignotent votre pelouse…

- Michelle, tu peux venir par ici s’il te plait ?

John portuguese SIL-lips