dimanche 6 octobre 2013

Comme une envie de sentimentalisme donnant-donnant


En 1994, Pedro Abrunhosa lance une bombe musicale, « viagens » (voyages). Un album jazzy, funky, aux textes généreux, aussi sexys que tendres, où rien n’est à jeter et qui marquera les esprits avec des chansons telles que « nao posso mais » (refrain : je ne peux plus rester ainsi, penser à toi, sans t’avoir tout contre moi) ou « socorro » (refrain : Au secours, je tombe amoureux, il m’est impossible de résister à autant de charme). La toute dernière de l’album étant quant à elle un vrai petit bijou sentimental « tudo o que eu te dou ».

« Je ne sais pas ; ce que je pourrais devenir de plus ; un jour un roi ; l’autre jour sans appétit ; parfois puissant ; un courage de lion ; parfois si faible ; le cœur est ainsi fait.

Je ne sais pas ; ce que je pourrais t’offrir de plus ; un jour des perles ; l’autre jour un clair de lune ; cris de douleur ; cris de plaisir ; qu’un homme également pleure ; les jours où c’est ainsi.

Si nombreuses furent les nuits ; sans dormir ; nombreuses les chambres d’hôtel ; s’aimer puis partir ; des promesses envolées ; actées dans les airs ; mais c’est ainsi que je sais…

Tout ce que je te donne ; tu me le donnes aussi ; tout ce dont j’ai rêvé ; tu le seras ainsi ; tout ce que je te donne ; te me l’offres aussi ; tout ce je te donne.

Sur le fauteuil ; tu embrasses ma peau bronzée ; exécutes tous ces gestes ; que t’as appris au ciné ; encore, j’en redemande ; tu me transportes loin déjà ; arrête, recommence ; laisse-moi juste encore y croire.

Non ! me réponds-tu ; mais ton regard a menti ; enlacés sur le sol ; dans l’étreinte que j’y voyais ; serait-ce l’aurore ; ou bien une hallucination ; des étoiles aux mille couleurs ; extasie ou passion ; hmm, ce parfum ; m’apporte tant de mélancolie ; me tue d’amour ; me rend ma liberté ; me fait voler ; chanter ; puis m'endormir. 
» 

Traduction par SILberto SIL

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