lundi 31 décembre 2007

APHREURISME SO BAD



Affrontements au Pakistan.
L’Islam l’a Bad,
Car un musul-ment.


NasreSIL Hodja

dimanche 30 décembre 2007

NEMO AUDITUR PROPRIAM TURPITUDINEM ALLEGANS


Cette fois-ci, c’est le fils de Monsieur d’Aucun, Jean-Kèwin, qui m’écrit. Jean-Kèwin m’interpelle sur mon côté donneur de leçons. « D’où diable vous viennent vos titres de grand moraliste devant l’Eternel » me demande-t-il.

Question moralisme, répondons brièvement puisque je m’apprêtais à aller aux putes, histoire de finir moi aussi l’année en beautés.

Pour qui me prends-je ? Ben, je me prends tout simplement pour vous tous, mes petits chéris ! Si je fais dans le Moralisme, ce n’est pas parce que je suis un être à part, encore que, mais bien parce que je suis tout pareil que vous, tas de cons.

J’ai en effet remarqué et ce depuis ma plus tendre enfance que je n’avais jamais connu une seule personne qui ne m’ait gratifié de son avis sur tout et n’importe quoi. Même le pire des abrutis a toujours su m’assener un ou deux conseils, pas toujours malvenus par ailleurs. En ça je ne diffère donc en rien de l’abruti.

Toutefois, je me dois de vous avouer, et vous aussi, une certaine originalité puisque je semble être l’un des rares sapiens-sapiens à assumer son côté moraliste et sans doute le seul à s’en amuser.

Alors, jean-Kèwin, on ne sait plus quoi dire ? Bien fait ! ça t’apprendra à invoquer ta propre turpitude. Non mais quel toupet !

SILsepareille

samedi 29 décembre 2007

APHREURISME MAL LUNÉ


À l’adresse des Français qui ont choisi notre président parce qu’il leur avait promis la Lune,
En attendant de l’avoir, ils pourront désormais l’observer de près grâce au projet Gogol Moon.


Il s’agit en fait, imitant ainsi le logiciel « Google Earth », d’un projet de cadastrage de la Lune en temps réel.

Grâce à un partenariat privilégié avec nos amis nippons de l’agence d’exploration spatiale japonaise (Jaxa) dont la sonde Kaguya vient de débuter sa mission d’exploration du sol lunaire, chacun pourra voir évoluer le petit lopin de Lune qu’un ministère des nouvelles technologies, prévu aussi à cet effet, allouera à chaque électeur qui sur l’honneur aura déclaré avoir voté pour notre président.

SILénien

vendredi 28 décembre 2007

CHRIST ET ANTÉCHRIST


Vu que c’est noël, j’ai décidé de me montrer charitable envers l’église catholique. Puisqu’une partie de mon éducation, de ma culture familiale et de ma formation intellectuelle me le permettent, je lui offre en cadeau, un boulet de Canon théologique contre l’islam. Profitez-en, ce ne sera pas noël tous les jours.

Anthropologiquement parlant, parmi tous les concepts créés par mon espèce animale douée, paraît-il, de raison il y en a un dont les développements m’ont toujours fasciné par leur truculence. Le concept d’Apocalypse. Dans presque toutes les cultures, cette fin du monde ou de cycle se doit d’arriver comme un cheveux sur la soupe biologique et tout ravager d’un coup sec, comme ça, à brûle pourpoint. Le tout d’une façon grandiose, digne d’un péplum hollywoodien, avec moult légions sataniques, des armées angéliques aux épées flamboyantes ou encore des navettes spatiales crachant du feu non pas de dieu mais radioactif. Le monde se trouvant entièrement ravagé en moins de temps qu’il aura fallu pour le créer d’après les textes sacrés. Bref, un navet aux faux airs d’art et essai.

C’est indéniable, ce qui caractérise le sapiens-sapiens outre son côté poilant, c’est décidément son sens inné du spectaculaire.

Rien d’étonnant à tout cela après tout. Les individus de notre espèce sapienne, espèce narcissique au point de se croire le centre de la création divine, ballottés dans cet immense océan de vie tels des canots de sauvetage entre les crêtes de l’euphorie et les creux de la dépression, tendent à réduire toute échelle historique à celle de leur courte vie. La création comme la fin du monde se devant d’arriver de leur vivant ou pas du tout.

Il en va de la même façon dans notre culture judéo-chrétienne. Si le Messie n’est pas descendu du ciel dans le char d’Elie avec des bataillons d’anges à ses cotés, c’est qu’il n’est pas encore venu. Tout comme si Satan ne déboule pas depuis la porte Ouest de l’horizon, en chevauchant un dragon capable de noircir d’un clin d’œil démoniaque tous les pâturages de la Terre, c’est que son règne n’est pas près d’advenir.

Mes pauvres enfants, malgré tout votre cinéma, comme vous manquez d’imagination et de capacités à vous projeter dans l’espace-temps.

À supposer que Satan existe, pourquoi ne serait-il pas patient ? Pourquoi ne conquerrait-il pas les nations les unes après les autres ? Pourquoi n’userait-il pas des mêmes stratagèmes militaires ou politiques que nous, alors que nous sommes censés lui devoir pas mal de nos ruses ? Avec toutefois cet avantage incomparable qu’il aurait lui le temps, beaucoup de temps, infiniment de temps…

De même, toujours d’un point de vue strictement religieux, à considérer que Jésus de Nazareth soit le Christ, le Messie des écritures bibliques, qui vous dit que l’antéchrist n’est pas déjà venu sur Terre lui aussi, et que son règne ne prospère pas depuis qu’il a ouvert les portes de l’enfer. Par conséquent pourquoi cet antéchrist ne serait-il pas Mahomet ? Ce « fils de la perdition » qui « nie que Jésus est le Christ » ressuscité.

Après tout, religieusement parlant, tout l’oppose au Christ. Des preuves ? En voici quelques unes !

Jésus ne convertissait que par la parole, n’hésitant pas à tendre sa joue gauche quand on lui giflait la joue droite ; Mahomet n’hésitait pas à recourir à l’épée, à trancher les mains et les langues qui le giflaient, à faire assassiner ses opposants et à exterminer des tribus entières. Épée que Mahomet utilisa pour unifier son royaume terrestre alors que celui de Jésus ne serait pas de ce monde.

Pour répondre à l’épée de Mahomet d’aucuns me parleront du « je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée» de Jésus ainsi que de son bâton. Je leur rétorquerai que ceux qui connaissent un tant soit peu la parabole de l'épée savent que cette lame n’était en rien l’outil du pouvoir du Christ ou de sa volonté de soumettre l’Homme mais bien l’une des conséquences prévisibles de la radicalité de son message d’Amour. Un message capable de diviser tel un couteau tranchant le pain, ceux qui l’accepteront de ceux qui le refuseront. Un message si radical qu’il en tranchera même des liens familiaux.

Quant au bâton, dont il se servit dans le temple pour chasser les marchands, il ne s’en servit que pour renverser des tables et non pas pour verser le sang. Les marchands. Alors que Jésus les chassait du sacré, Mahomet faisait commerce avec eux, les pillait ou les tuait pour son propre bénéfice. Le butin. Mahomet était un marchand. Un marchand que Jésus aurait chassé du temple.

Jésus était célibataire ; Mahomet polygame. Jésus guérissait, Mahomet assassinait. Mahomet fit de la pierre une arme ; Jésus fit baisser les bras de ceux qui les charriaient. Jésus bénit l’enfance ; Mahomet la souilla de sa perversion. Jésus prêchait la paix et l’amour ; Mahomet la guerre et la soumission. Jésus est alliance ; Mahomet un esclavage. Un inventaire ouvert que l’on terminera ici par un Jésus est le jour, la lumière de l'Esprit ; Mahomet l’astre de la nuit. Deux cornes en croissant de lune pour marque de la bête.

Ce faisant, il est totalement incongru de penser ou même de croire que Jésus et Mahomet servaient la même divinité. Celle de Mahomet, Allah, ne peut que participer de la racine du m-Al, trouver son écho dans les noms de pas mal de démons. Alocer comme Alastor, préfets des enfers. Il ne s’agit en rien du même dieu. Ce que semblent confirmer ironiquement les autorités islamiques de Malaisie. Celles-ci viennent d’interdire, à un hebdomadaire catholique de langue malaise, l’utilisation du mot « Allah » pour désigner Dieu.

« Les chrétiens ne peuvent pas utiliser le mot Allah, qui ne s’applique qu’aux musulmans. Allah est seulement pour le dieu musulman (…) L’hebdomadaire devrait plutôt utiliser le mot « Tuhan » qui est le terme générique pour Dieu ». Telles sont les déclarations de Monsieur Din Che Yusoff, un haut fonctionnaire de l’unité de contrôle des publications du Ministère de la Sécurité intérieure de Malaisie. Tout à fait d’accord avec lui. « Allah » n’est pas « Tuhan ».

Certains prétendent que la meilleure ruse du Diable fut de faire croire qu’il n’existait pas. Je prétends-moi que sa plus géniale trouvaille fut de se faire Dieu en faisant main basse sur tout le legs judéo-chrétien. De se faire Dieu en se donnant un prophète digne de sa folie. Car si Mahomet est bien le sceau d’une quelconque prophétie, il est celui qui a ouvert les portes des enfers pour les centaines d’années prévues au scénario eschatologique. Des centaines d’années pendant lesquelles des troupes infernales, diablement humaines, progresseront rapidement comme lentement, rageusement ou patiemment, toujours avec malice.

Tiens, histoire de faire également plaisir à ceux qui aiment les chiffres symboliques, il est curieux de constater que si on additionne l’age de Jésus lors de sa mort, 33, avec l’année de décès de Mahomet, autour de 632, on atteint 666, le chiffre de la bête. Étonnant non ! Par conséquent ne cherchez plus le Necronomicon ou toute autre bible satanique puisque vous avez le Coran, le Necoranomicon…

En conclusion, si l’islam est bien un fascisme d’un point de vue politique, il apparaît également comme un satanisme d’un point de vue religieux. Aussi, pendant que nous nous chargeons du volet politique, que les religieux s’occupent de prier pour que nos frères sous cette emprise puissent trouver les moyens de s’en libérer, au lieu de chercher querelle à la laïcité. Amen et Vade rétro Allah-stor !

Saint SILpeace

jeudi 27 décembre 2007

APHREURISME.COM




Votre Communication, outre cette désagréable impression
De manger du sable, n’est rien d’autre que le Mensonge érigé en institution



SILice

mercredi 26 décembre 2007

JESUS FOUT LE CAMP


Pour la Nativité, je me suis offert « JESUS CAMP» en DVD, le documentaire de Heidi Ewing et Rachel Grady sur ces frapadingues d’évangélistes américains. Alors que le foie-gras, les fruits de mer, le saumon fumé, la morue braisé, les mantis (raviolis arméniens), les berèkhs au fromage et à la viande, le riz au lait et la bûche glacée, étaient plutôt bien passés, la nourriture spirituelle que je me suis enfilé en digestif m’est restée sur l’estomac. Ça m’apprendra à affronter de longues périodes de jeune spirituel. J’en suis encore tout dépité, alité par une sacrée crise de foie.

Toute cette troupe d'évangélistes rêvant de mener, au nom du doux Jésus, tous ces enfants à l’abattoir, y a pas à dire, c’est à gerber.

Vous me direz que j’ai l’estomac bien fragile. À vrai dire il s’est trouvé fragilisé par la décoration latrine remise à notre président, par son discours laïcophobe (lol), où il fit semblant d’ignorer que les églises instituées ne souhaitent pas conseiller les âmes mais bien les gouverner, ainsi que par les grandes manœuvres de Benoît XVI contre la laïcité, et notamment cette magnifique tentative d’anschluss sur l’église orthodoxe. C’est peut-être de l’humour bavarois me direz-vous.

Non ! Benoît se fout de ma gueule, tout ça parce que j’ai grillé depuis longtemps son petit stratagème. Celui du poisson-pilote. Ce petit poisson qui se nourrit des restes coincés entre les dents des requins. Rêvant de mettre à bas la laïcité mais ne le pouvant pas du fait de nos réflexes anticléricaux encore bien installés, il laisse les sections d’assaut de l’islam démonter pierre après pierre notre édifice laïc puisque les mêmes anticléricaux de gauche n’osent pas taper sur l’islam au nom de considérations tiers-mondiste à la con. Considérations bien utiles pour le coup. C’est qu’il est tout sauf simple d’esprit mon Benoît. Les islamo-gauchistes en alliés involontaires de l’Eglise. Quelle idée de génie.

Une fois que l’islam aura démoli des pans entiers de l’édifice démocratique, que le danger islamique apparaîtra enfin comme évident, la merde islamique nous arrivant alors jusque dans les fosses nasales, la papauté pourra expliquer que puisque les démocraties laïques ont démontré leur incapacité à protéger ce que nous sommes, seul notre identité judéo-chrétienne sera susceptible de nous mobiliser et de nous sauver.

C’est qu’il n’est pas bavarois pour rien, le Benoît. Il y a chez ces gens-là comme un réflexe culturel, leur faisant croire que seule une monstruosité inversement proportionnelle, est capable de combattre une première horreur. Je dis ça parce que Adolf H. dans son « Mein K. » était arrivé à la conclusion que « puisque la démocratie libérale engoncée dans sa torpeur bourgeoise est incapable de répondre aux aspirations sociales des travailleurs, les jetant ainsi dans les bras du marxisme désintégrateur, il faut pour répondre à la violence internationale socialiste, une violence nationale-socialiste de même ampleur ».

Or comme on se doit de constater que les démocraties occidentales, soi-disant laïques, baissent continuellement leur froc devant l’islam, dissimulant leur lâcheté derrière le concept « cache-sexe » de Responsabilité, il est du coup logique que le Saint-siège se dise que seul le rassemblement sous l’étendard du Christ peut mobiliser les européens face à l’islam. C’est ainsi que je ne te jetterai pas la pierre, fils de Pierre.

Et c’est dans cette perspective que les « Jesus camp » d’entraînement sont d’ores et déjà utiles. Des camps où l’on applique à la lettre, deux trois principes évangéliques.

Le « laissez venir à moi les petits-enfants ». La prédicatrice du documentaire nous expliquant en gros que grâce au Hamas et aux autres mouvements islamiques qui n’hésitent pas à endoctriner leurs enfants, elle a enfin compris ce message du Christ. Entre l’age de 7 et 10 ans, on peut mettre tout ce que l’on veut dans la tête d’un être Humain. Or puisque « c’est nous qui détenons la vérité », il faut « mettre dans la tête de nos gosses l’envie de mourir pour le Christ ». « Les enfants sont notre avenir ». tu parles d’un avenir. La soumission, le combat et la mort.

Dans ce dessein, les évangélistes utilisent à leur sauce psychotique, un deuxième principe chrétien. « Si on te frappe la joue gauche, tend la joue droite ». C’est ainsi qu’on entraîne ces gosses à se taper sur les joues, sur le coeur et sur la tête, pour mieux se préparer au combat.

Mais rassurez vous, ces enfants bénéficient tout de même d’un minimum de loisirs. C’est important les loisirs. Ils écoutent du hip-hop et du heavy-metal chrétiens, dansent pour leur seul dieu, prient pour que Jésus leur accorde un Strike quand ils vont au bowling ou s’amusent à pourrir la tête des passants avec leur message évangéliste. Sacrés déconneurs que ces évangélistes.

Rien à dire, j’ai adoré ce documentaire. J’ai adoré cette caméra muette posée sur le personnage central du film. 150 kg de frustrations et de solitude, qui le soir venu, comble son désert affectif en dévorant les cassettes vidéo contenant les images d’une journée riche de ce cholestérol spirituel dont elle gave tous les jeunes esprits qu’elle voue à la mort au nom de la Vie. Putain de dépressifs ! Enfin je ne lui jette pas la pierre, non plus.

Non, je la balance sur les orteils des « Démocrates mous ». Sur les pieds de ceux qui n’expliquent pas à nos Peuples qu’il n’y a qu’un seul combat de légitime.
Non pas le combat d’une vérité qui n’existe pas, opposée à une autre tout aussi fantasmatique mais celui du vivre ensemble avec nos tous petits bouts de certitudes.
Non pas le combat d’une soumission opposée à une autre soumission, mais celui de la Liberté.

La liberté de croire ou pas, la liberté de faire et de défaire nos lois, la Liberté dans la Raison, la liberté de se mélanger, la liberté de choisir et de se tromper… La liberté… La liberté… La Liberté. La seule chose qui vaut notre sacrifice. Le sacrifice d’adultes pour la liberté de leurs enfants.

Les Démocrates. Où diable sont chez nous ces Démocrates épris de liberté. Des Démocrates qui n’offrent pas leur centre mou aux coups de leurs adversaires mais qui répondent coup pour coup, profondément enracinés dans leurs valeurs.

Des Démocrates qui n’abandonnent rien aux totalitarismes. Qui n’abandonnent pas aux marxistes les aspirations du Peuple en matière de justice sociale. Qui n’abandonnent pas aux fascistes le besoin d’Histoire, de Mythe et d’Identité. Qui n’abandonnent pas aux grenouilles de bénitier ou de fontaines à ablutions les besoins de l’Homme en matière de spiritualité, capables de les garantir comme de les mettre en accusation, et surtout capables de les renvoyer à la seule sphère. Des Démocrates qui n’abandonnent rien de ce qui fait l’Homme, y compris l'Amour.

En parlant d’amour et de Démocrates, il me vient à l’esprit qu’en plus d’un goût commun pour le Bushido, la voie guerrière des samouraïs, je partage avec Charles Pasqua l’un de ses sentiments concernant les Français. Un jour, alors qu’il était invité sur le plateau de l’ancienne émission politique « 7 sur 7 », la présentatrice Anne Sinclair lui demanda, d’après lui, ce dont avaient le plus besoin les Français. Charles Pasqua lui répondit : « Anne Sinclair, les Français ont besoin d’amour ». Eh oui ! Moi aussi!

Où diable sont tous ces Démocrates car tout comme l’animateur radio que l’on voit, dans le documentaire, militer pour la laïcité, se battre contre les fanatiques évangéliques, je peux vous dire que je me sens des fois, très, très seul.

Quant à mon petit Jésus, au vu de tout ce merdier religieux, je serais assez tenté de lui dire : « ne nous sauve pas Jésus, sauve-toi mon pote, sauve-toi ! Fous-moi le camp! »

Frère SILas

mardi 25 décembre 2007

APHREURISME DE NOEL


Saint Nicolas est sur la paille
Alors il vous offre ce qu’il peut


Vous souhaitant à tous et à toutes d’excellentes fêtes de fin d’année ainsi qu'une heureuse année 2008.

SIL lutin du Père Noël au chômage technique

lundi 24 décembre 2007

CANAL SAINT MARTIN TV


À l’heure où les eaux du canal St martin se déversent dans les bénitiers de la cathédrale notre dame de Strasbourg, petit retour sur les Don Quichottes et autres Sancho Pansus du cinéma, d’autant plus que Monsieur d’Aucun me reproche « de ne pas être très charitable avec nos intermittents du spectacle social ».

Que Monsieur d’Aucun se rassure, au fond, je ne suis pas mécontent de voir ces Don Quichottes jouer avec leurs lances ce rôle de taon, comme le dirait Socrate, ou d’aiguillon, comme le dirait mon bon Joffrin, si nécessaire à toute collectivité humaine. Car non seulement il nous faut penser aux sans abris mais surtout vouloir résoudre leurs problèmes. Par contre il est vrai que le St Martin du canal, le St Augustin Legrand et sa chorale des petits-enfants de Don Quichotte, le coup de la cathédrale, et le « charitable » de Monsieur d’Aucun ne vont pas sans me poser de Sacrés problèmes.

Que voulez-vous, en vilain républicain, je suis non seulement pour la séparation de l’église et de l’Etat, mais je préfère aussi la solidarité à la charité. Sans omettre qu’en citoyen doté d’une haute idée du politique, ça m’emmerde toujours que des guignols à la limite du poujadisme puissent se servir de concitoyens en déshérence pour se bâtir une sainte image médiatique. C’est mon côté i-con-oclaste républicain.

Je suis d’ailleurs bien heureux que mon bon Jean-Pierre Raffarin ait rappelé dans « le grand journal » à ce grand Auguste, que dans un état de droit, les choses se règlent par la loi et non par le fait du prince ou des gesticulations médiatiques. Tout comme dans un même état de droit, les lois s’adressent à tous que l’on soit noir, blanc ou ch’ti et pas seulement à ceux qui passent le mieux sur les écrans des idées en noir et blanc.

J’avoue toutefois que j’aurais été plus heureux encore que cette mise au point soit venue de mon camp en même temps qu’il aurait rappelé toute notre société à son devoir de solidarité envers nos concitoyens dépourvus d’abris. Nos représentants ne doivent-ils pas être aussi l’éperon qui frotte le flanc du cheval social de notre république, d’autant plus quand ils sont en selle à l’assemblée ? J’en suis persuadé.

Car au fond, que font tous ces gens dehors ? Ces personnes sont-elles dehors par « liberté », comme le dirait la très charitable Madame Boutin, une liberté glaciale, ou bien parce que refusant l’ultrasocialisation sauvage dans des dortoirs à bestiaux inadaptés à la dignité humaine en général et encore moins à des personnes en voie de désocialisation ? Et puisque que l’on est dans les questions, abordons celle de fond comme nous le faisons tous dans nos repas au bout du troisième verre de vin, et qu’à l’inverse refusent de mettre sur la table politique tous nos convives médiatiques.

« Si on leur donne gratuitement un logement décent, auront-ils envie de se sortir de la misère ? La rue et les dortoirs ne sont-il pas aussi les aiguillons qui peuvent leur faire prendre conscience de leur situation ? »

Questions auxquelles avec mes potes nous répondons en général : « parce que ça te fait rêver toi, une petite chambre dans un logement d’urgence ou de réinsertion ? La norme que nous désirons tous, c’est la petite chambrette désolée, le joli trois pièces finement meublé ou la maison avec jardin ? les deux derniers n’est-ce pas ! »

Aussi notre devoir n’est sûrement pas de jalouser le minimum vital que nous devons par l’impôt à tous les membres de notre société. Le minimum de dignité n’est sûrement pas un dortoir indigne mais bien un petit coin où l’on peut se poser en toute sécurité. À nous depuis nos jolis trois pièces meublés IKEA (PUB) ou Habitat (PUB), de leur garantir le minimum. À eux après cela, de travailler à plus s’ils le souhaitent et s’ils le peuvent, ou bien de s’en contenter.

Quant aux Depardieu, Béart, Balasko, Bouquet et autres, dont certains fraudent cette solidarité national qu’est le Fisc, soit en expatriant leur argent soit en s’expatriant tout court en Belgique ou ailleurs, qu’ils daignent fermer leurs gueules gonflées au collagène. J’emmerde leurs petites leçons de charité médiatique. Vous me faites marrer. La plupart d’entre vous et de vos amis habitent de très jolis quartiers, de sublimes immeubles où des familles logent encore dans des chambres de bonnes ridiculement minuscules ou bien dans des loges de concierges de 25 mètres carrés avec les chiottes au fond de la cour, sans que cela vous intéresse outre mesure.

Non seulement je sais très bien de quoi je parle mais surtout je serais assez tenté de demander à nos journaliste d’investiguer sur les loges et autres chambres de bonnes à loyer immodéré existant dans les immeubles de nos star ou alentour. Ont-elles voté les travaux de mise en conformité des loges de leurs concierges ou des chambres de leurs bonnes, avec la dignité que ces stars gonflables tiennent tant à surjouer à l’écran ?

En voilà une bonne question qui ferait un excellent reportage pour Canal Saint Martin TV…

Saint Silpeace

dimanche 23 décembre 2007

L’ANNEE CELTIQUE DE LA DINDE


Selon la tradition astrologique galicienne, tradition dont je suis l’un des principaux dépositaires, nous sommes entrés depuis le 1er novembre dans l’année de la Dinde. Le lecteur attentif me rétorquera que les druides n’ont pas connu la dinde puisqu’elle nous est sortie non pas de la cuisse de Teutatès mais plutôt des valises de Cortès, après qu’il ait fait la fête aux aztèques et appris à fêter avec ceux-ci un thanksgiving unilatéral, cet hispanique leur ayant tout pris contre un thanks-a-lot !

Je répondrai à cette jeune patate du vieux continent qu’en effet, d’un point de vue druidiste, druidique intégriste, on devrait parler de l’année de la Pintade. C’était sans compter sur le tenant très persuasif de la modernisation du druidisme galicien que je suis au sein du Grand Conseil Druidique Galicien. Mes pairs ont accepté d’adopter la dinde. Que voulez-vous, il faut bien vivre avec son temps et comme Cortès, adopter ce qu’il y a de mieux dans le nouveau monde. La syphilis, le libéralisme, la pipolisation de la vie politique et la Dinde de noël ascendant courge, que l’on promène devant le beau monde, histoire de rendre sa cuisse plus tendre. Il parait même qu’elle aurait pris la place des canards de l’Elysée…

Tiens, puisque nous sommes au rayon dindes et étant donné que toutes ces pintades s’apprêtent à occuper nos prochains prime-time télévisuels mais aussi festifs, le druide de gauche que je suis va vous révéler un secret druidique jusqu’ici jalousement gardé.

Sur la tête de mon ancêtre Amorguim, par Belinho, Lugo et Galega, vous trouverez les meilleures dindes et autres pintades du nouveau comme du vieux monde, dans le Gers et plus précisément à l’Astarac. Ah les dindes de l’Astarac et surtout sa race toute particulière, la « noire du Gers » aux gloussements si soul et à la chair si délicieusement ferme. Une chair qui se mariera à la perfection avec celle du chapon grec et surtout celle du faisan hongrois.

SIL sanglier ascendant lemming.

samedi 22 décembre 2007

APHREURISME MARIN



On sait enfin pourquoi Laure ma Doudou a quitté son sicilien.
Après lui avoir promis le Stromboli, il lui a servi une pine d’oursin.


J’ai reçu par courriel un pourriel ordurier montrant notre petite sirène nationale prise dans les filets dérivants d’un chalutier sicilien battant pavillon véronais. Si j’ai bien évidemment reluqué ces piXels, ce fut toutefois en apnée, tant ils sont dépourvus de la moindre écaille de sensualité. Visiblement, que ce soit dans ses bras ou en numérique, il ne l’a jamais voulu belle et à son avantage. On remarquera même que dés le début, cette larve de maquereau baignant dans le Pento est toujours restée floue sur ses intentions. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu...

Enfin, si les garçons qui ont déjà vu une femme en tenue d’Aphrodite quittant l’écume, n’apprendront pas plus de choses sur l’anatomie de notre Laure que lorsqu’elle tutoie les dauphins en bikini, ils auront compris, au vu des clichés, pourquoi Laure a quitté son champion pour petits bassins. Une pine d’huître en érection c’est plutôt risible, comme le suggère d’ailleurs notre championne sur la photo où elle tient en main l’asticot pour hameçons transalpins.

Juste un truc, puisque cette épave italienne visiblement incapable de sortir du porc, est sicilienne et que par conséquent elle connaît le prix de l’honneur, que cette fiotte flottante n’oublie pas que le père de Laure mac Manaudou, notre bon Manannan Mac Lir, dieu celtique de nos océans, saura le faire s’étouffer dans un verre d’eau.

Pour rester dans les histoires de poissons qui rendraient le mer dégueulasse parce qu’ils baiseraient dedans, j’invite ceux qui comme moi oeuvrent à une sexual-démocratie, se définissant par la recherche de modes de redistribution des richesses affectives, à participer, aujourd’hui même, à la journée de l’Orgasme Mondial simultané.

Les pacifistes Donna Sheehan (76 ans) et Paul Reffell (55 ans) appellent en effet à une concentration massive « d’énergie biologique, mentale et spirituelle » par le biais d’un Big O (orgasme) collectif aux alentours de 7 h 08, heure française. Une forme de sexual-démocratie participative qui d’après nos allumés du chakra pelvien, devrait pouvoir modifier « le champ d’énergie de la Terre et ainsi réduire les niveaux de violence et d’agression ».

Baisse d’agressivité qui me fera le plus grand bien, étant donné que si je croisais d’ici-là le petit baigneur sicilien susvisé, je risque d’en faire des sushi, ce qui me ferait un plat de noël original mais m’occasionnerait aussi quelques soucis. Car au final, si j’avoue aimer mater ce que l’anonyme exhibe, je m’oppose à ce que l’on expose de la sorte nos trésors nationaux.

Rio SIL

vendredi 21 décembre 2007

LES 99 MUSUL-MEN


Tel le professeur Xavier toujours en quête de super-héros, je ne résiste jamais à la découverte d’une nouvelle bande dessinée qui mettrait en scène des personnages fantastiques. C’est ainsi que je suis tombé, il y a quelques jours, sur « les 99 », un comic relatant les aventures de jeunes héros musulmans dotés de quelques-uns des 99 attributs d’Allah. 99 !? Seulement ! Comment cela se fait-il qu’Allah ne dispose que de 99 attributs ? limite blasphématoire comme comptabilité mais bon passons…

Naif al-Mutawa, jeune psychologue clinicien de 34 ans, originaire du Koweït, créateur de la série, aurait eu l’idée d’un tel comic dans un taxi londonien alors qu’il se disait que le monde islamique n’avait pas de super-héros et que c’était plutôt ballot. En tout cas le résultat n’est pas terrible car après m’être rendu sur le site officiel des « The99 », je me suis téléchargé l’album « Origins » histoire de voir quelles gueules avaient les 99 attributs d’Allah le Super-puissant.

Pas terrible disais-je, au vu de ce premier album ou du moins rien d’extraordinaire en termes de narration, de graphismes ou de personnages. Parmi ceux-ci j’ai découvert Jabbar, une sorte de Hulk saoudien incarnant la Force d’Allah, Noora, une Emiratie aux pouvoirs inquisiteurs puisque capable de lire la vérité en tout être ou encore Darr qui a le pouvoir de submerger ses adversaires d’une terrifiante vague de terreur terrorisante…

Par contre j’ai kiffé grave l’histoire qui sert de genèse à ce comic. À ce point islamiquement téléphonée que j’aurais pu l’écrire moi-même.

Figurez-vous qu’au XIIIe siècle, les Mongols qui s’ennuyaient dans leurs steppes merdiques fomentèrent un complot visant non pas à tout piller sur leur passage mais plutôt à envahir Bagdad afin d’y détruire la sagesse islamique tout comme les immenses connaissances jurisprudentielles attachées au Coran. Pour préserver cet immense savoir, 99 pierres précieuses, censées matérialiser cette science, sont créées par des alchimistes islamiques et emportées au plus lointain lieu de l’empire musulman. Le Royaume de Grenade. Manque de bol, les Barbares comploteurs sont partout, à l’Est comme à l’Ouest. Ils se passent même le mot. Les rois catholiques d’Espagne fomenteront ainsi le même complot. Ne voulant en rien récupérer leurs ancestrales terres ibériques mais bien anéantir la science islamique, les troupes chrétiennes ravagent l’Andalousie et dispersent aux quatre coins de la planète les 99 joyaux d’Allah. Satanés comploteurs.

Une genèse ma foi qui fleure bon l’habituelle paranoïa islamique, ce qui pour un scénariste psychologue clinicien de son état est non seulement d’un très mauvais effet mais également très nul. Car crénom de nom, pourquoi diable n’ont-ils pas planqué les pierres d’Allah en Arabie. L’affaire se trouvait ainsi réglée... mais c’est vrai que du coup, pas de comic....enfin… revenons à notre récit.

Bien des siècles se sont passés pour nous mener à nos jours. Alors que le docteur Ramzi Razem, psychologue et historien, recherche les 99 pierres mythiques, il découvre que certaines d’entre elles ont refait surface et ont déversé leur pouvoir dans les réceptacles humains qui deviendront les héros décrits plus haut.

Le docteur Razem qui deviendra leur chef, les enverra à la recherche des autres joyaux afin que ceux-ci soient préservés des nouvelles menaces qui pèsent sur ce savoir. Car voyez-vous, les Barbares comploteurs qui passent leur vie qu’à comploter contre cette super-puissante sagesse, sont tapis quelque part, attendant leur heure pour tenter d’anéantir le truc bidule machin qui s’il était reste à La Mecque, protégé par Allah lui-même, n’aurait rien risqué du tout et aurait surtout permis au monde de voir que c’est bidon tout ça, machin truc... car effectivement la super-puissante sagesse, savoir, islamique, tout ça, on la cherche encore et on la cherchera même longtemps.

Bref « The 99 » un comic islamo-comique qui vaut le détour si vous avez vingt minutes à tuer aux chiottes.

J’attends avec impatience cet épisode où dans la plus pure-hallal tradition islamo-comique, nos super-héros annonceront aux X-men qu’en fait, ils faisaient déjà parti des 99 Musul-men sans le savoir car « tout est musulman depuis l’origine du monde » et que par conséquent ils sont invités à se soumettre à Allah faute de quoi ils seront placés dans la catégorie des super-vilains comploteurs. Idée géniale qui permettra d’atteindre les 99 personnages sans trop d’effort, vu que la narration traîne vraiment en longueur. Heureusement que je suis là mon cher Naif al-Mutawa, n’est-ce pas ?

Sinon, étant donné que je me suis tapé le « 99 origins », un peu vite, puisque n’étant pas du genre constipé, et en anglais, je n’ai pas vraiment compris si la Base d’opérations (Al-Qaïda ?) de nos musul-men se situait ou pas en Malaise. Une Malaisie que je sens être considérée par notre jeune auteur comme la nouvelle Andal-Asie, susceptible d’accueillir le saint-savoir et les saints-joyaux. Encore une fois aux marches de l’empire.

Je remercie ceux qui liraient « The 99 » de bien vouloir m’éclairer de leur avis dans la partie commentaires parce que si mon hypothèse est juste, je préviens la Base d’opération des Musul-men que la Chine n’est pas loin. À moins que ces nouvelles attaques barbares soient déjà prévues dans le scénario. Une sorte de retour aux vilains mongols des « origins ». Au passage, une autre question me taraude. Qui donc joue le rôle des vilains barbares chrétiens qui à l’Ouest attendent eux aussi leur heure ?

SILidim le Magnifique

jeudi 20 décembre 2007

DES SCHTROUMPFS NON PAS BLEUS MAIS ROUGES


Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie. Cet après-midi-là, nous avions TD avec Monsieur Richet, professeur d’histoire antique à Paris I, le seul prof à faire des cours bilingues, francais-grec archaïque. Un professeur bien trop brillant pour les branleurs de DEUG que nous étions. Alors qu’il cherchait un petit coin noir sur un tableau quasiment blanchi par les 145 237 mots et concepts grecs déjà inscrits, en linéaire B, pour cette seule séance, je ne sais plus trop ce qui s’est passé mais je crois que mon cerveau comme celui de mon pote Tristan ont disjoncté.

Ce faisant nous sommes passés de la course aux camemberts dans le temple d’Artemis orthia, à Sparte, à une analyse très fouillée du village des schtroumpfs, découvrant ainsi que cette série qui avait bercé notre enfance, était en fait le cheval de Troie d’un stalinisme des plus féroces. « Comment !!! » dites vous. Très simple.

Voici déjà un village où l’on ne parle que le langage des schtroumpfs, la dialectique marxiste, et où celui qui détient l’autorité et le savoir s’appelle le Grand schtroumf, petit père de son peuple. Le seul qui connaît les chemins à suivre lors des aventures des schtroumpfs. Rappelez-vous le « c’est encore loin Grand schtroumpf ? ». Ces nains bleus n’ont aucune autonomie. Si c’est pas marxiste ça ?

Et ce n’est pas tout. Quel est le schtroumpf préféré des autres schtroumpfs ? Le schtroumpf bricoleur, soit le stakhanoviste ouvrier de service. Ce qui est à mettre en parallèle avec le schtroumpf le moins aimé des autres schtroumpfs, à savoir le schtroumpf à lunettes, soit la figure de l’intellectuel bourgeois...

Mais il y a pire. Pourquoi le vilain sorcier Gargamel chasse-t-il les schtroumpfs ? Pour les transformer en or, comme le ferait tout vilain capitaliste avec le petit prolétariat en bleu de chauffe. Quant à son chat sombre et fourbe, comment s’appelle-t-il ? Vous ne trouvez pas ! Pensez donc à ce pays censé être l’allié du Grand Capital américain (Gargamel) ? Ben voila ! Azrael pour Israël...

Voilà pourquoi j’ai interdit à mes gosses, jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’age de raison, de regarder ce dessin animé marxiste et antisioniste, et pourquoi je préfère leur faire lire des Comics américains ou des Mangas japonais tels que les Chevaliers du Zodiaque ou encore Dragon Ball...

« Comment ça Dragon Ball est un manga nazi ? » N’importe quoi ! Cet inculte dit ça parce que les saïens, cette race de super-guerriers de l’espace, à laquelle appartient le gentil Sangoku, lui résonneraient aux oreilles tel le mot aryen et parce qu’ils ont les cheveux qui deviennent blonds et longs lorsque leurs capacités de combat augmentent. Grossière erreur !

Je rappelle que ce manga s’inspire non pas de délires nazis mais bien du Roi singe, un récit mythologique chinois et que d’autre part la force des super-saïens n’est aucunement liée à un concept de pureté raciale étant donné que Sangohan et Sangoten, les deux fils que Sangoku aura avec la terrienne Chichi, seront encore plus forts que leur père, ce qui valorise le métissage et non la ségrégation raciale...

SIL vs CELL : FIGHT !

mercredi 19 décembre 2007

REOPEN X-MEN


Des années que je le dis, « tous les super-héros occidentaux sont juifs », et à chaque fois des gens pour me tendre une jolie petite camisole molletonnée qui s’attache derrière. Désormais vous aussi, vous vous rendrez à cette évidence, en allant voir l’exposition « De Superman au chat du rabbin », présentée à Paris, au Musée d’art et d’histoire du judaïsme jusqu’au 27 janvier 2008. Depuis Samson et ce Golem, sorti d’une légende juive du XVIe siècle, qu’un rabbin façonna pour protéger les juifs de Prague, il y aurait une sorte de propension culturelle aux super-héros, aussi protecteurs qu’une mère juive...

Quoique, juif, juif, après un examen plus attentif, les super-héros sont surtout Ashkénazes. Désolé mais il n’y en a pas un seul de Séfarade. Voyez Plutôt.

Superman (Jerry Siegel), Batman (Bob Kane), Spiderman (Stan Lee), les X-men (Jack Kirby), Réné Frydman (bébé éprouvette), François Feldman (« rien que pour toi »), Jean-Jacques Goldman ( « il changeait la vie »), Daniel Schneidermann (arrêt sur images)...

Et non ! Michael Youn ne compte pas ! Donc pas de super-héros séfarade, à part leurs mères.

Moralité, te voilà cerné mon bon Thierry Meyssan, au même titre que tous tes amis conspirationnistes. Toi qui vois des conspiraSion partout, t’aurais du te méfier de ce côté-là. Ta défaite est proche super-vilain !

Mais ce n’est pas tout car ça fait des années également que je raconte qu’au moins deux générations se sont fait pourrir la tête par les Schtroumpfs...

Super i-heros League (SIL)

mardi 18 décembre 2007

PRIVAT APHREURISM



Servir sa fonction ou se servir de sa fonction
That is the Question !


Master SIL qui ne s’est jamais servi de sa fonction pour niquer un Top Model alors qu’il aurait pu. Ceux qui me connaissent embrasseront toute la portée de cette remarque...

PS: J’ai accepté une nouvelle trêve, « la trêve de Dieu » prévue par la tradition catholique depuis le moyen-âge. Aussi jusqu’à la Noël, je n’aborderai que des thèmes légers. Mais le 25 au soir attention, planquez vos bénitiers et autres fontaines à ablutions. Aucun système d’épuration ne vous les protégera de mon fiel.

lundi 17 décembre 2007

SHIVA PAS LA TÊTE


Il n’y a pas à dire, l’être humain, ce dieu de la déconne, sera à travers ses différents dogmes religieux, une éternelle source de poilades d’une portée cosmique. Figurez-vous que nous avons des frères sapiens au Népal qui se permettent non seulement, très classiquement, de créer leurs divinités et de leur faire dire ce qu’ils veulent bien nous faire entendre, mais qui se permettent aussi, plus exotiquement, de les destituer sans craindre le blasphème. Il me semble pourtant que de destituer un dieu c’est particulièrement osé.

C’est justement ce qui est arrivé à la « kumari », l’incarnation vivante, de la déesse hindoue Taleju.

Comme les douze autres « kumari » vivant aujourd’hui au Népal, Sajani Shakya a été choisie à l’age de deux ans par une assemblée de bonzes afin d’incarner la déesse Taleju jusqu’à sa puberté. Pendant cette période de sa vie, elle sera révérée par la population, participera avec les autres « kumari » au festival Indra Jatra, au cours duquel elle prendra part aux rituels qui octroieront au monarque le pouvoir de gouverner pour l’année entière, le tout en portant des robes d’un rouge divin et un troisième œil peint au milieu du front.

Qu’a donc fait cette divine gamine de dix ans pour se faire ainsi désacraliser, me demanderez-vous ? S’est-elle procuré le dernier best of du groupe Nirvana ? S’est-elle crêpé le chignon avec une autre jeune divinité dans la cour de re-création cosmique ? Non, rien de tout ça. Il a suffi que la petite Sajani se rende aux EUA afin d’y promouvoir un documentaire sur les traditions népalaises pour se voir retirer son statut divin. Tout déplacement à l’étranger étant considéré comme « impur » par le clergé népalais. Comme ça, dit en passant, l’argent que les touristes laissent dans les temples de Katmandou, il est impur ou pas trop ?… mais revenons plutôt à nos moutons.

Alors outre le fait qu’une divinité, par définition, fait ce qu’elle veut sans que son clergé n’ait rien d’autre à dire si ce n’est justifier ses choix, tels de vulgaires porte-paroles de gouvernement, il me semble que s’il y a bien un endroit où la visite d’une « kumari » avait un sens, s’était bien aux EUA.

Ben oui ! Des petites filles sélectionnées parmi des milliers de candidates par un jury de vieux oisifs, pour ne pas dire vicelards, maquillées comme des poupées, portant des robes ridicules, dans le but d’offrir un joli spectacle visuel à la populace, ça me rappelle en tous points les concours de mini-miss très en vogue aux EUA comme en France. Tiens, ce soir, je me materai bien l’excellent film « Little miss sunshine »…

SILdharta

dimanche 16 décembre 2007

MERCI TELEMARKET.FR


Bientôt un pic d’achats, alors pour les fêtes ayez le réflexe Telemarket. Personnellement cela fait longtemps que nous nous y sommes mis et j’avoue que depuis que ma brillante épouse a découvert Telemarket.fr , notre vie a changé. Fini les crises familiales. Bonjour la simplicité. Certes, la première fois, il vous faudra passer 30 minutes à déambuler dans les rayonnages numériques de la Matrice afin de retrouver vos produits favoris. Mais la fois d’après, votre liste de courses sera sauvegardée et il vous suffira de l’ajuster à vos nouveaux besoins. Il ne vous faudra plus que 10 minutes pour faire vos achats.

Mais ce n’est pas là le seul bénéfice que vous en tirerez. Vous en tirerez bien d’autres.

Tout d’abord, ce service vous économisera en plus du temps précieux, de l’argent tout aussi précieux depuis que les promesses de notre président sur le pouvoir d’achat font « Pschitt ». Votre liste de courses totalise en temps réel le coût de celles-ci. Finis les achats compulsifs sans trop savoir ce que cela donnera une fois arrivé en caisse. Mais finies surtout les crises de nerfs.

Car pour tout vous dire, nous avions jusqu’alors l’habitude de nous rendre dans notre grande surface préférée avec nos chats. Nos chats adorent les grands surfaces. Mais voilà, à chaque fois c’était le même cinéma oriental. Ils miaulaient à la mort histoire d’avoir le nouveau Sheba. L’instant d’après, remarquant une nouvelle marque de croquettes, ils plantaient leurs griffes dans nos lacets de chaussures pour nous signifier leur besoin compulsif. J’avais beau leur expliquer qu’elles venaient de Chine et qu’elles risquaient de les dézinguer, rien n’y faisait. Ils ne me croient pas toujours.

C’est là que nous avions droit à la crise de nerfs féline. Nos psychocats se vengeaient sur les paquets de sopalin, en les déchiquetant et en les dispersant partout dans les rayons pendant que nous tentions de les récupérer. Sans succès puisqu’ils se planquaient souvent au sommet des rayonnages. Ce qui nécessitait parfois l’intervention des pompiers, les responsables du magasin ayant assez que leurs salariés s’esquintent en cherchant à les rattraper. Bonjour la honte !

Mais ce n’est pas tout car le chat est chapardeur. Et dire que les zoologues viennent de se rendre compte seulement maintenant, par le biais d’analyses génétiques, que tous les chats sont originaires du même endroit. Le Moyen-Orient où ce félin fut domestiqué il y a 10 000 ans. Je peux moi vous dire que je l’avais confirmé bien avant eux. Un animal à ce point porté sur la rapine ne pouvait venir que d'Asie mineure...

Tout ça pour dire, qu’une fois arrivés en caisse, c’était souvent le moment que mes chats choisissaient pour se carapater en catimini, avec un paquets de friandises, coincés entre les dents pendant que ma queue de chalands, subrepticement tendue par ces entrefaites, me regardait outrée. J’avais beau expliquer à ces gens que si mes chats sont chapardeurs c’est à cause de leurs origines orientales et du fait qu’ils ont dû subir des frustrations liées à la colonisation canine sous nos contrés, et l’occupation de leurs terres d’origine par des chacals, rien y faisait. La queue plantée derrière moi ne se détendait pas. Que voulez-vous, les gens sont si intolérants. Bonjour la honte.

Enfin, grâce à Telemarket.fr, non seulement fini la Honte mais en plus il se trouve que mes chats adorent déchiqueter leurs cartons de livraison. Que du bonheur. Vraiment. Alors pour les fêtes comme pour perpette pensez à Telemarket…

SIL époux d'une CATSEYES

samedi 15 décembre 2007

VATICAN ANTITRUST ACT


Que font la Federal Antitrust Division américaine (la FADA) et la Direction Générale de la Concurrence européenne, je vous le demande. Rien ! Visiblement, ces puissantes institutions ne font rien pour protéger les droits des consommateurs en matière d’offre religieuse, et ce au vu du numéro commercial que nous a joué cet été la société Jesus Christ Universal Limited (JCUL) ayant son saint siège social à Rome depuis 2000 ans. En effet, coup sur coup la JCUL nous a servi deux cas d’intégrisme commercial, visant à interdire toute utilisation de la marque Jésus-Christ, sans accord commercial préalable.

Mi-juillet, le club de foot de Getafe, dans la banlieue de Madrid, présente un spot publicitaire visant à attirer des nouveaux « socios » (actionnaires du club). Ce spot met en scène Adam, Abraham, Moise et Jésus qui tour à tour renient Dieu, en refusant d’accomplir des sacrifices en son nom, avant qu’apparaisse le slogan « Pour Dieu non. Seulement pour mon équipe. » Tollé immédiat dans la succursale espagnole de la JCUL. L’évêque (Directeur Commercial du secteur) de Getafe affirmant en bon « fils de Pub » qu’il en a assez que l’on utilise les symboles religieux à des fins commerciales, avant de demander à ce que le spot mis à l’index soit retiré des écrans.

Début septembre, la chaîne belge pour djeuns « Plug TV » du groupe RTL diffuse sur les autres chaînes du groupe un spot assez rigolo mettant en scène un Jésus djeuns doté de supers pouvoirs djeuns, qu’il déclenche en dessinant avec ses doigts une croix devant lui. Pouvoirs qui lui servent à rentrer en boîte de nuit, à s’entourer de jolies petites succubes et à allumer la télé pour regarder « Plug TV ». Dernière initiative qui lui vaut de se faire rappeler auprès du Père, qui le sermonne d’un « Plug TV et puis quoi encore ? Tu sais très bien que tu peux tout te permettre sur Terre mais pas ça ! » Rebelote. Tollé général chez les VRP belges du Vatican. « Belgique et chrétienté » (B&C) une association de catholiques intégristes hurle au « racisme anti-chrétien », déverse sur RTL tout son amour chrétien et par charité menace de manifester devant le siège de RTL, si le spot n’est pas retiré des écrans. Cédant pour partie, RTL décide de passer le spot après 22 heures.

Moralité de ces deux litiges commerciaux. Visiblement, dans l’aire commerciale que la JCUL considère toujours comme un marché captif, il y a encore des gens qui n’ont pas compris que la marque Jésus-Christ™ appartenait exclusivement à la JCUL. Voyez-vous, en l’an 33, un certain Paul, après avoir fait de brillantes études commerciales dans une école romaine de Tarse, puis combattu les premiers VRP chrétiens, prend le temps d’analyser le produit et se rend compte qu’il y a un gros coup à jouer. Il rachète donc tous les droits sur ce produit et se met en tête de le commercialiser à Rome, lieu où il installera le Saint Siège Social de la Major. Produit pour lequel il redéfinira tout, depuis le calibre, le prix (la dîme), les stratégies marketing jusqu’aux royalties que devront lui verser les autres utilisateurs du Label, en passant même par les retro-commissions que la JCUL versera aux intermédiaires politiques chargés de protéger le bizness de la JCUL. Et oui, les gars, on ne fait pas ce que l’on veut en matière de bizness, y compris religieux, surtout religieux.

Enfin, que la JCUL leur pardonne puisqu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Le marketing paulien n’est toujours pas enseigné à HEC. On y préfère enseigner sous d’autres dénominations, tout ce que certains autres modernes ont pompé sur cet ancien. Comme quoi un peu de catéchisme, cela peut s’avérer utile, y compris dans nos sociétés de consommation sécularisées.

D’ailleurs à bien y réfléchir, la JCUL devrait commencer par faire des vaccins de rappel au sein de son consortium, avant de jeter la pierre à d’autres, étant donné qu’exercent chez elle des directeurs commerciaux qui n’ont vraiment pas l’esprit d’entreprise. C’est ainsi que Tiny Muskens, évêque catholique aux Pays-Bas, a proposé que les fidèles de toutes les religions appèlent Dieu « Allah », afin de contribuer à la compréhension entre les différentes fois. N’importe quoi ! Vous voyez vous, Coca-Cola proposer de se faire commercialiser son l’appellation PEPSI, histoire de favoriser la compréhension entre diabétiques, un Saint Julien accepter de s’étiqueter Beaujolais, afin de favoriser la compréhension entre alcooliques. Pourquoi ne pas vendre l’eau d’égouts sous l’appellation Volvic tant qu’on y est. J’espère qu’il a démissionné depuis, ce dhimmi de Tiny Miskine.

Enfin, tout ça pour dire qu’il serait bon, à l’heure où la JCUL finalise son OPA « amicale » sur l’Orthodoxy Jésus Christos Coopérativosky, que les EUA et l’UE, ou ne serait-ce que la France étant donné l’infraction ainsi caractérisée à l’article L. 140-2 du Code du Commerce, mettent fin à cet abus manifeste de position dominante, en procédant au démembrement de la JCUL sur un modèle de type Protestant-éclaté.

Il faudrait d’ailleurs que cela se fasse assez vite, sans quoi je menace de monter un collectif qui portera cette affaire en justice, ce qui illustrera le peu de cas que nos institutions font de nos intérêts. Un procès à l’imitation de celui que le sénateur de l’Etat du Nebraska, Ernie Chambers, intente contre Dieu lui-même…

Souhaitant surtout démontrer qu’on peut intenter aux EUA, une actions judiciaire pour n’importe quoi et contre n’importe qui, le sénateur Chambers, qui par ailleurs n’hésite pas à boycotter les prières du matin à la Chambre haute de son Etat, estime que si on considère que « Dieu est partout », il est alors recevable de l’attaquer puisque Dieu est forcement à l’origine de tous les maux de la Terre, depuis les attaques terroristes jusqu’aux tremblements de terre, comme de toutes les angoisses humaines, à commencer par la mort.

Il a raison ! Par conséquent je me joins aux parties civiles dans cette massive class-action. Je suis sûr qu’il y un max de blé à se faire en rendant solidaire de tous ces maux, les autoproclamés représentants des dieux à vocation universelle en question, à savoir le Vatican, Moscou, La Mecque et pour les chiites Qom. Avec tout l’argent qu’ils ont amassé au nom de Dieu, je ne vais pas cracher sur cette manne tombée du ciel, que nous octroiera un tribunal américain où je témoignerai en jurant sur la bible. Ceux qui veulent se joindre à cette class-action n’ont qu’à déposer leurs coordonnées dans les commentaires. Je transmettrai le tout au sénateur Chambers.

Le Saint SILpice

vendredi 14 décembre 2007

AUBRAC SPIRIT : SOOREH HERA


« ALLAH O GAY-BAR » est le titre de l’exposition que l’artiste iranienne Sooreh Hera pourra finalement présenter au Musée Gouda. Une exposition constituée de photos d’homosexuels iraniens, aux visages cachés par des masques représentant Mahomet et son gendre Ali. Des clichés que Sooreh Hera a voulu exposer pour réagir à l’hypocrisie du président iranien lorsqu’il a nié l’existence d’homosexuels dans son pays.

Une exposition qui s’est vue censurée dans un premier temps par le musée municipal de La Haye, par peur d’ingérables manifestations de pacifisme et de tolérance de la part des militants de la paix islamique, et qui a valu des menaces à cette artiste qui a demandé l’asile aux Pays-Bas en l’an 2000. Péripéties qui inspireront à Madame Sooreh Hera, les commentaires suivants. « Je croyais que je trouverais la liberté d’expression aux Pays-Bas mais c’est devenu une dictature islamiste »…« Allah est grand aux Pays-Bas, et c’est la peur qui gouverne »…

Une dictature là aussi très hypocrite car le bon mécréant que je suis leur signale qu’il est dit dans le Coran plusieurs choses justifiant non seulement l’homosexualité masculine mais aussi la pédérastie céleste.

Je rappelle tout d’abord qu’Allah préfère les hommes, hommes « qu’Allah mit au-dessus des femmes pour sa préférence ». Ensuite Mahomet qui aurait visité l’enfer, prétendait qu’il est surtout habité par des femmes, ce qui permet de comprendre pourquoi au paradis d’Allah, le mot « vierges » n’est pas forcément défini au féminin. C’est d’ailleurs pour cette raison que je préserve ma virginité anale pour le paradis d’Allah, étant donné que je m’attends à m’y faire sodomiser par cette divinité infer-anale.

Et surtout je rappelle qu’il est dit aux sourates 56 et 76 que les élus de ce dieu seront servis par de jeunes garçons éternellement pré-pubères, qui devront être « vus comme des perles défilées ». Or que fait-on avec des perles défilées… On les… On les… C’est ça !

Par conséquent, j’invite nos pacifistes islamiques, Monsieur Ahmadinejad et les autres opposants à cette exposition, à relire leurs propres textes sacrés, voir les textes de l’Ayatollah Khomeiny, avant de s’opposer à une exposition qui s’avère finalement on ne peut plus inscrite dans le cadre de l’orthodoxie islamique sauf il est vrai pour la pédérastie. C’est peut-être ça qui les énerve après tout, un manque d’orthodoxie…

Mais là, au regard de notre loi humaine, c’est loin d’être une faute que Sooreh Hera ou que des homosexuels s’interdisent de se comporter comme certains curés ou certains mollahs…

SILidim le Magnifique.

jeudi 13 décembre 2007

IMCOMPREHENSIBLE


« Incompréhensible », telle fut la réaction de Xavier Bertrand, Ministre du Travail à l’annonce des journées de mobilisation dans les Transports, les mercredi 12 et jeudi 13 décembre, par un Didier Le Reste jamais en Reste d’un préavis de grève, censé favoriser sa carrière syndicale au sein de la CGT ou politique au sein du Parti Communiste.

L’incompréhension, Reste ma réaction, non pas concernant ces pressions sur des négociations ou du Reste sur les destins politiques de certains, mais plutôt sur l’Omerta qui touche les problèmes de dos de Bernard Thibault. Un plein le dos qui serait dû à des débordements talibans au sein de la CGT.

J’apprends en effet de-ci, de-là, que le secrétaire général de la CGT serait sous protection puisqu’il subirait des menaces de mort. Une tête de cochon transpercée d’un poignard ayant été déposée devant son domicile familial en 2006. Son chat ayant été quant à lui déclaré égorgé par France-Soir avant qu’un communiqué officiel, en date du 23 novembre, nous apprenne qu’il se porterait « très bien ».

Blagues chafouines mises à part, que ce genre de comportements, qui seraient le fait d’une frange extrémiste de la CGT, mécontente du tournant réformiste insufflé par Bernard Thibault, un réformisme très combatif au demeurant, mécontente de son action visant à détacher ce grand syndicat du petit esprit stalinien propre au PC, et de la consigne de neutralité défendue par Bernard Thibault lors du referendum sur le Traité Constitutionnel Européen, puissent se produire sans que d’autres militants de la CGT s’y opposent fermement, ou au moins symboliquement en manifestant leur solidarité envers leur secrétaire général, sent mauvais. Car au lieu de la solidarité, j’entends plutôt s’exprimer la loi du silence.

Si vous rajoutez à cela le fait que peu de militants syndicaux aient manifesté leur indignation devant l’évacuation sous bonne escorte, subie par un François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, qu’un certain nombre d’extrémistes syndicaux voulaient malmener lors des manifestations du mardi 20 novembre, plus l’anecdote que Plantu raconta le 18 novembre 2006 et que vous lirez ci-après, moi si j’étais militant ou adhèrent CGT, je serais assez susceptible de déchirer ma carte. Il n’y a de minorité agissante que s’il y a une majorité consentante...

S’agissant de Plantu, le 18 novembre 2006 au micro de France-Inter, en parlant des caricatures en général, celui-ci déclare «En France, vous pouvez caricaturer tout le monde : Ben Laden, Bush, Chirac, le pape… mais pas touche au Syndicat du livre !». Pour illustrer son propos, il raconte alors que dans le cadre des festivités pour les 25 ans du TGV, le magazine « La vie du rail », lui avait commandé un dessin. Après que l’inspiration ait fait son œuvre, il propose un dessin représentant deux chinois, en 2030, aux commandes d’une rame TGV de la SNCF, qui rigolent en évoquant « l’heureux temps » des 35 heures et des grèves. Un dessin qui plaira aux rédacteurs de « La vie du rail » mais qu’ils s’abstiendront de publier par crainte des réactions syndicales à la SNCF et chez le Syndicat du Livre CGT qui aurait pu bloquer l’impression du Magazine. Consternant...

Aussi en attendant un syndicalisme de masse, par l’assujettissant du bénéfice des dispositions conventionnelles à l’adhésion syndicale, qui diluera dans la masse et relèguera aux oubliettes tout ces extrémistes syndicaux, le petit patron du BTP que je suis exprime ici sa profonde solidarité envers un Chérèque exfiltré et envers un Thibault menacé.

SILidaire de sa secrétaire comme des secrétaires généraux susnommés.

mercredi 12 décembre 2007

L’ALLEGORIE DE LA CAVERNE AFGHANE


L’allégorie de la caverne est cette célèbre allégorie exposée par Platon mettant en scène des hommes enchaînés dans une demeure souterraine. Ces hommes tournent le dos à l’entrée et ne voient, projetées sur les murs, que leurs ombres où celles d’objets situés derrières eux. Des sons, ils ne perçoivent que les échos.

L’un d’entre eux se libère de ses chaînes et remonte jusqu’à la sortie. Là, il se trouve ébloui par toute cette lumière. Après avoir résisté à l’envie de retourner dans l’ombre douillette de sa grotte, il s’habitue à la lumière et se rend compte à quel point sa condition intellectuelle précédente était misérable. Pris par l’envie de libérer ses anciens camarades, il redescend alors dans la grotte et leur expose ce qu’il a vu. Ceux-ci, incapables d’imaginer une telle chose, refusent de le croire et finissent par le tuer.

Cette allégorie expose ainsi la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité ainsi que la difficile transmission de cette connaissance. Il en va de même pour la réalité islamique. Point de réalité pour certains penseurs. Ils se trouvent enchaînés au fond d’une caverne talibane observant des ombres et abrutis d’échos.

Pour avoir trop longtemps tourné le dos à la réalité, enchaînés au fond de leur grotte idéologique, certains dispensateurs d’ombres et d’échos, ne peuvent appréhender la réalité islamique que progressivement. Cette lumière leur brûle les yeux. Elle leur brûle les yeux parce qu’elle leur arrive trop vive, trop brûlante et bien trop éruptive depuis cette source d’incandescence que sont toutes ces explosions bien réelles.

Celles qui ont lieu dans les rues de Lockerbie, Glasgow, Londres, Paris, Madrid, Cologne, Amsterdam (Théo van Gogh), Moscou, Essentouki (Russie), Beslan (Ossétie du Nord), New-York, Washington, Buenos Aires, Casablanca, Alger, Tizi-Ouzou (Kabylie), Djerba, Louxor, Le Caire, Charm el Cheikh (Egypte), Nairobi (Kenya), Mombasa (Kenya), Dar es Salam (Tanzanie), Jérusalem, Tell Aviv, Beyrouth, Aman, Damas, Ankara, Istanbul, Riyadh, Al-Khobar (Arabie Saoudite), Bagdad, Kaboul, Islamabad, Karachi (Pakistan), Delhi, Calcutta, Bali (Indonésie), Davao (Philippines) etc...etc…etc…

Oui, vraiment beaucoup trop d’éclats de lumières d’un coup. Attendez, ça va passer. Toutefois, si les troubles persistaient, surtout n’hésitez pas à chausser le même modèle de lunettes Oakley™ ( PUB) que moi. Ça aide, des fois…

SILosophe caverneux.

mardi 11 décembre 2007

DONA INGRID, LA PREMIERE TELENOVELA GLOBALE


L’affaire Betancourt à l’écran et en boucle,
Soit la première Telenovela politique et mondiale.
Une superproduction Globale « da TV Globo »...


La première « Real-Telenovela Mondial » dont voici le Synopsis. Dona Ingrid, jeune héritière de l’une des plus grandes haciendas du nouveau monde, s’ennuie dans son hacienda. S’ennuyant, elle rêvasse. Or quand on rêvasse il arrive parfois que l’on veuille jouer les politiciens. C’est ainsi que Dona Ingrid, un peu brillante, un peu idéaliste, très photogénique et juste ce qu’il faut d’ambitieuse, décide de devenir Président de la grande coopérative « haciendera », et ce à la tête de son tout nouveau Parti. « Oxygènio verde » parce que l’oxygène, elle le voit vert. Allez comprendre.

Vert ou pas, elle veut le poste de Président. Le problème c’est qu’une partie de ses soutiens habitent dans une autre hacienda située au milieu de la jungle verte. Une jungle infestée de sauvages sanguinaires. Des sauvages qui d’après ceux qui seraient revenus vivants de cette jungle, rendraient un culte, à base d’offrandes de feuilles de Coca et de sacrifices humains, à un terrible dieu rouge nommé Karlmarxcoatl. Le dieu aux 100 millions de sacrifiés et qui d’après la légende doit revenir un jour par la grande porte de l’horizon Est.

Tout ceci n’effraye pas Dona Ingrid qui espère convertir à son Vert à elle, tous ces peaux rouges de cet Enfer vert. Le Padre Sepulveda aura beau lui dire que ces gens-là sont dépourvus de toute âme, elle enfilera quand même son petit tee-shirt moulant « Oxygènio Verde » et ira tenter de s’oxygéner les poumons dans la jungle.

Patatras, elle se fait capturer par les sauvages. Que dolor !

Par la grâce de Dieu et de la Vierge Marie, la famille de Dona Ingrid connaît beaucoup de gens influents de part le monde. Des gens que la famille de Dona Ingrid convaincra de sauver car seule Dona Ingrid peut sauver le Monde. En effet, alors que la montée du Dioxyde de Carbonne rend le Monde entier de plus en plus nerveux, une vieille légende indienne prophétiserait que celui qui libérera Ingrid, la vestale de « l’oxygènio verde », libérera suffisamment d’oxygène dans le Monde pour compenser l’augmentation des gaz à effet de serre...

Milagro !

Désormais tout le monde voudra sauver Dona Ingrid. Depuis ces anciens amants français jusqu’au Gogo Chavez, le Président de la coopérative collectiviste d’à coté, pour à vrai dire une toute autre raison. Comme celui-ci a fermé la principale chaîne télé d’opposition, qui par ailleurs diffusait des Telenovelas en continu, afin de compenser ce préjudice populaire, il a décidé d’être l’un des acteurs principaux de cette toute première Real-Telenovela Globale. Il paraîtrait même que Ahmadinejad, le colonel Kadhafi, voir même Kim Jong Il, feraient partie des prochaines Guests Stars de la Telenovela « Dona Ingrid ».

En attendant de savoir si Dona Ingrid sera libérée ou bien sacrifiée sur l’autel du dieu sanguinaire Karlmarxcoatl, je vous propose de voir, revoir, re-revoir encore, au cours des 15 prochains épisodes, Mélancolie, la fille de Dona Ingrid, pleurer à l’écran et insulter tous les autres « hacienderos » en leur reprochant de ne rien faire pour libérer sa mère, cette priorité devenue mondiale... puisque le sort du Monde en dépendrait...

SILson Aguiar Filho

lundi 10 décembre 2007

APHREURISME PIPEAUTEUR



C’est quelque peu étrange mais
Quand un Marxiste me parle de Démocratie réelle
Ça me fait exactement le même effet
Que lorsqu’un Fasciste me parle d’Amour vrai.


Acide SILfurique


Petit aphreurisme (affreux aphorisme politiquement incorrect) à l’adresse de tous les Besancenot, Buffet, Le Pen et autres Totalitaires qui nous bourrent le mou avec leurs concepts même pas idéalistes, mais bien simplistes, populistes, mensongers et schizophréniques, visant à nous faire oublier que leurs racines ne plongent ni dans la Démocratie, ni dans l’Humanisme mais bien dans le sang. Le sang des enfants du Peuple, du petit peuple, tels que moi, qui ont toujours été utilisés et sacrifiés dans leurs guerres ou combats pour l’accession à un pouvoir absolu. Je vous vomis...

dimanche 9 décembre 2007

ADLER LE DERNIER JANISSAIRE


J’aime Adler. C’est ainsi. Non pas Laure mais Alexandre. Oui j’aime Adler. Amour qui me vaut une certaine haine de la part de ma famille arménienne qui ne le supporte pas à cause d’une passion turque capable de lui faire nier la Passion subie par le peuple arménien. Amour qui me vaut également des frictions avec des amis, spécialistes de telle ou telle question, qui prétendent qu’Adler conclurait toujours trois vérités par un gros mensonge. M’en fous, j’aime Adler.

Ce qu’il y a de bien avec ma famille, c’est que lorsque je suis à court d’arguments, au bout de mes longs plaidoyers pro-Adler, je peux la traiter d’antisémite, étant donné que finit toujours par poindre chez ces chrétiens d’Orient quelque relent judéophobe, quand ce n’est pas un « Adler est un fourbe ». procès en fourberie que je contre facilement avec un vieux proverbe turc, très en vogue autour de 1915, qui finit par détendre l’atmosphère. « Un Arménien vaut deux Juifs ».

Quant à mes potes spécialistes qui aiment à ce point jouer les petits huissiers, je leur balance souvent un « ah bein ça c’est facile de réciter tous les noms de chef de tribus ouzbeks sans se tromper, alors que si mon Adler s’emmêle parfois les pinceaux, c’est parce qu’il connaît presque tous les noms, prénoms, dates de naissance, numéros de téléphone et adresse courriels de presque tous les chefs de tribus vivants ou morts, depuis la Guinée-Bissau jusqu’au lac Baïkal ».

Oui, j’aime Adler. Chacun son aveuglement après tout. Moi Adler. Lui, la Turquie. Toutefois, le propre des gens qu’on aime c’est qu’ils sont susceptibles de nous décevoir. Que je sois de mauvaise foi en défendant Adler soit, mais que mon Adler soit souvent limite lorsqu’il défend la Turquie ça me déçoit.

En fait, ce n’est pas tant qu’il défende la Turquie qui me gêne. Ce qui me gêne c’est qu’il n’arrive pas à me convaincre, contrairement à bien d’autres sujets, et qu’il utilise des artifices rhétoriques qui insultent son talent. Des artifices rhétoriques empruntés aux techniques « prophétiques ». Le coup de l’espoir ou celui de la fin du monde. Comment ça « tu la craches ta Valda ». Vous avez senti que j’ai du mal à en venir aux faits. C’est ça aussi d’aimer. On garde, on garde, on prend sur soi, alors qu’il faudrait que ça sorte. OK. OK. OK

Oui, mon cher Alexandre, en fait je te parle de tes deux chroniques du mois d’octobre pour les matins de France culture. Celle du 18 octobre « Quand la Turquie se rebiffe » et celle du 22 « Pologne, Turquie et les aléas de l’Europe ».

Celle du 18 octobre où tu as utilisé la technique « Fin du Monde » propre aux témoins de Jéhovah et autres mauvais prophètes. Voici la prophétie.

Alors que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, entre la Turquie et les EUA, tout comme entre les Turcs et les Kurdes de Turquie, à travers l’octroi d’une large autonomie, mais aussi avec les Kurdes d’Iraq puisque Barzani et Talabani sont de vieux interlocuteurs d’une Turquie qui a investi massivement dans le Kurdistan iraquien comme dans tout l’Iraq, voici que les Américains ont décidé de fiche tout par terre, en favorisant la création d’un Kurdistan quasi-indépendant, devenu non pas le refuge du PKK mais carrément sa base arrière. Tout ça pour punir injustement une Turquie qui a refusé de soutenir son vieil allié américain lors du déclenchement de la guerre d’Iraq.
Ce faisant, ce « nouveau coup de maître de Georges Bush », comme quoi Adler aime Bush sauf si Bush n’aime plus la Turquie, a non seulement fédéré le parti islamo-bizounours de l’AKP et l’armée turque autour de la menace kurde, mais aussi jeté la Turquie dans les vilains bras de la Syrie, où la CIA encourage la sédition de sa minorité kurde, de l’Iran et de la Russie. Poutine étant de plus en plus admiré par les militaires turcs.
Conséquences de ce « coup de maître » qui expliquent pourquoi la Turquie vient d’autoriser par voie parlementaire l’utilisation de la Force en Irak, « ce qui revient à déclarer la guerre aux EUA ». Ce qui revient aussi à plomber définitivement la candidature turque à l’entrée en Europe, à plomber l’OTAN voir même à provoquer la fin du Monde puisque « quand on aura vu les dégâts causés, il sera toujours temps de pleurer… »
Ben ouais quoi, ils sont vraiment cons ces Américains de se rendre enfin compte qu’on ne peut vraiment pas faire confiance aux Turcs, malgré tout ce que les Américains ont fait pour eux.

Chronique suivante. Dans celle du 22 octobre, « Pologne, Turquie et les aléas de l’Europe », mon Alex chéri, aidé en cela par l’actualité, décide d’utiliser l’autre technique préférée des prophètes pour convertir ses auditeurs. Celle de l’espérance.

Car voyez vous, quand « l’Europe mène une politique sage, déterminée et à long terme » elle récolte toujours de bons fruits. Une main invisible se charge de séparer le bon grain de l’ivraie. C’est ainsi qu’après avoir supporté « les frères Ubu » Kaczynski avec leur populisme et leurs relents antisémites, l’Europe assiste à la victoire en Pologne d’un parti libéral pro-Européen.
C’est donc pour cette raison que l’Europe doit absolument adopter envers la Turquie une même « politique sage et patiente ».
Car après tout, à bien y réfléchir, cette guerre déclarée contre les terroristes kurdes du PKK, avec des chars et tout et tout, il nous faut la comprendre. Premièrement, parce que l’Espagne a mené la même guerre contre l’ETA, y compris sous un gouvernement socialiste (avec des chars et tout et tout, y compris en rentrant avec au Pays Basque français peut-être ? Portnawak !). Deuxièmement parce que l’Europe est responsable de cette guerre déclenchée par la Turquie. La preuve résidant dans la corrélation directe entre deux courbes ? la courbe ascendante d’une Turquie de plus en plus inquiète pour sa sécurité, en même temps que baisse ses perspectives d’intégration en Europe ? (ça c’est de la corrélation). La preuve ultime résidant dans le fait que jusque-là tout allait bien au Kurdistan sous occupation turque puisque par « un effet positif des idées islamistes » (sic), l’AKP avait accordé une large autonomie aux Kurdes, ne serait-ce que parce que ces islamistes les considèrent comme faisant partie du même monde musulman (ouf ! z’ont de la chance de ne pas être chrétiens ceux-là aussi).
Moralité, tout ce qui se passe de négatif, en Asie Mineure, est lié aux effets pervers d’un défaut d’Europe et le jour où nous redeviendrons tout gentils, sages et patients comme nous avons su l’être avec ces satanés Polacs, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Mais bien sûr mon bon Alexandre… Si les Américains ont enfin compris qu’on ne pouvait pas leur faire confiance, que les Turcs ne respectent une alliance que lorsqu’elle est à leur avantage, nous, nous devrions nous crever les yeux ou continuer de nous assoupir dans des bains turcs. Sérieux mon Alexandre d’amour, va falloir arrêter les conneries, m’enfin ! Car même si tes arguments peuvent trouver preneur, ils ne changeront jamais un certain nombre d’évidences.

1- Tu pourras hurler au loup gris, à la fin du monde, à l’espoir turc autant que tu voudras, de bonne ou de mauvaise foi, ce n’est pas pour autant que tout cela rendra illégitime le fait que nous décidions souverainement de qui rentre ou pas en Europe. Personnellement, ce n’est pas parce que les Turcs essayent de nous rentrer par les arrières depuis 800 ans, que j’ai l’intention de finir par céder à ce désir…

2- L’argument du « vaut mieux les avoir avec nous que contre nous » finit quant à lui par devenir particulièrement saoulant et ce sur plusieurs points. On a vu ce que ce même argument utilisé en 1972 a donné avec les Anglais. Cela fait plus de 30 ans qu’on se farcit leurs caprices. Encore que, les Anglais, on a toujours pu compter sur eux quand il fallait se battre, sans oublier qu’il est très difficile de penser qu’ils ne font pas parti de la même famille que nous, tout comme ces polonais, aussi casse-couilles qu’ils puissent être.
Alors que les Turcs, non seulement ils ne font pas partie de la famille des peuples européens mais en plus, tendent à démontrer qu’ils font, ont fait, feront toujours comme bon leur semble, ne respectant aucune alliance, ne respectant pas les droits humains issus de notre tradition de pensée européenne, envahissant d’autres pays européens (Chypre) ou autres (Irak) au gré de leurs délires nationalistes.
Sans compter que si le seul argument se résume à un « avec nous plutôt que contre nous », moi je serais plutôt favorable à ce que l’on intègre la Chine ou mieux que l’on s’intègre à la Chine, histoire que la prophétie de Jean Yanne « les Chinois à Paris », ne voit jamais le jour. Quoique la fin de ce superbe film est plutôt heureuse…

3- Sincèrement, tes arguments me font de plus en plus penser à ceux d’un gars qui expliquerait à un autre qu’il a envie de sa femme et que par conséquent il a intérêt à la lui donner, s’il ne veut pas qu’il la viole. Une pratique qui ne semble pas extraordinaire en Turquie, comme le montre cette vidéo d’une femme emmenée de force dans un Taxi, ainsi que la réaction des passants… Oui, je sais, c’est laid ce que je viens de faire mais j’y peux rien moi, Alexandre. C’est quand même toi qui utilise en permanence l’agressivité turque comme argumentation, prouvant ainsi au passage que cette agressivité existe et nous donnant au final toujours moins envie d’y céder.

Car au fond, que veux-tu que je te dise. Tout ça c’est bien gentil mais c’est non ! non ! non et re-non ! et pas seulement parce que je ne les reconnais pas comme faisant partie de ma famille de peuples…

En effet, pourquoi l’Europe devrait-elle intégrer tout ce qui aurait besoin de se faire civiliser, d’intégrer tous les barbares qui se trouveraient aux bords du Limes. C’est quoi cette condescendance. Pourquoi les Turcs ne pourraient-ils pas développer leur propre projet de modernité ? Pourquoi la lumière ne viendrait-elle que de Rome ou de son traité. Et si au final ils en étaient effectivement incapables, que veux-tu que ça me foute.

Et oui, mon Adler que j’aime et que j’adore, s’ils veulent s’allier avec l’Iran, la Russie, le Venezuela, Monaco, grand bien leur fasse. S’ils nous détestent et bien qu’ils nous détestent. S’ils veulent le conflit faute de fiançailles, et bien qu’ils viennent le chercher le conflit, qu’ils osent dégainer les premiers, histoire qu’on leur reprenne Constantinople, l’Ionie, Chypre, qu’on puisse donner un Kurdistan au Kurdes, l’Arménie du traité de Sèvres aux Arméniens, et qu’on les renvoie d’où ils viennent. À la limite, grands princes, nous autres Gaulois, leur céderont ce qui fut notre Galatie, histoire que ceux qui ne seront pas partis d’où ils viennent, en Asie Centrale, puissent avoir leur petite Turquie autour d’Ankara. Et oui, s’ils veulent rigoler, jamais en retard d’une bonne déconnade, je suis prêt à rire…

Toutes ces menaces, envies d’y céder, cette illusion de « peuples fédérés » à la Romaine, appliquée à la Turquie, c’est un peu comme ce projet d’Euro-Méditerranée. Décidemment tout ça me fait penser à Rome et au fait que l’histoire est susceptible de se répéter si les hommes ne changent pas. Car comment espérez-vous réussir là où Rome a échoué avec sa politique de séduction des Barbares, d’extension indéfinie d’un Limes (frontière fortifié) devenue de plus en plus indéfendable.
À vrai dire, à chaque fois que je joue au jeu vidéo « Civilization » (PUB), je me demande pourquoi Rome s’est amusé à multiplier ses frontières, au lieu de les réduire. Par exemple en Europe, j’aurais ravagé été après été, hiver après hiver les forêts de Germanie, histoire de digérer les Germains comme j’avais digéré les Celtes et surtout de faire une jolie frontière courte et rectiligne depuis la mer noire jusqu’à la mer Baltique en passant par les Carpates et la Vistule (fleuve traversant la Pologne). Une frontière qui aurait été bien plus efficace contre tous les barbares des steppes ou autres nomades envahissants.

Ce qui m’amène au présent. Alors qu’on a réussi enfin à faire cette frontière cohérente et naturelle de l’Europe occidentale, il faudrait reproduire l’erreur romaine en faisant passer notre frontière par les sables mouvants du Sahara et les monts poreux d’Anatolie. Refaire un Mare Nostrum pour s’y noyer. Nâââânnn !

Encore qu’à vrai dire, le projet Euro-Méditerranée, on ne sait pas trop de quoi il s’agit. Ce qui n’est pas génial non plus. Car entre ceux qui en Afrique sentent qu’il s’agit de leur refourguer de la verroterie institutionnelle histoire de justifier un déséquilibre commercial et ceux qui en Europe craignent qu’il ne s’agisse par ce projet de leur refiler gratos la Galerie des Glaces, avouez que ce flou risque surtout d’engendrer de l’incompréhension et des aigreurs de part et d’autre.

Ce qui m’amène à conclure sur la nécessité de maintenir une Europe cohérente, avec des frontières naturelles, un Limes défendable, une famille de peuples solidaires. Un ensemble capable de discuter avec d’autres ensembles qui se définiront par eux-mêmes, avec qui nous commercerons, dialoguerons au mieux des intérêts de chacun, si possible...

SILius César

PS : Les Janissaires étaient ces soldats d’élite de l’empire Ottoman, qui avaient été enlevés enfants dans des villages chrétiens, puis férocement dressés au combat comme au service de l’empire. Ce qu’ils faisaient avec une efficacité aussi surprenante que leur fidélité envers leurs ravisseurs.

samedi 8 décembre 2007

APHREURISME LAMAÏQUE



Dites-moi ! Votre Dalaï-lama, il est où ?
Et bien, il est dans Tulku !


Telle sera désormais l’une des réponses possibles que les autorités religieuses tibétaines en exil pourront adresser aux Chinois, depuis que Pékin s’est mis en tête de vouloir valider bureaucratiquement toute future désignation du Tulku, l’âme réincarnée du Dalaï-lama, faute de quoi « ladite réincarnation serait déclarée illégale et invalide ». J’ai failli m’étouffer de rire comme si je m’étais brossé les dents avec une pâte chinoise à l’anti-gel.

Ils sont vraiment trop forts ces communistes chinois. Après s’être faits les gardes rouges d’un capitalisme totalement débridé, voici qu’ils se font les bonnets rouges du bouddhisme tibétain, capables qu’ils seraient de fabriquer sans contrefaire des bouddhas vivants. Tellement attachés à cette tradition bouddhiste qu’ils en viennent à juger scandaleuses les propositions du Dalaï-lama actuel.

Celui-ci estimant que la réincarnation n’a de sens que quand c’est le clergé tibétain officiel qui contrôle le machin, vient de décider que tout cela est suranné. Histoire, sans doute, de faire rentrer le bouddhisme tibétain dans la modernité, il propose que les futurs Dalaï-lamas soient désignés par leurs prédécesseurs encore vivants ou bien démocratiquement à la « Vatican Style » parmi un collège de grands moines tibétains.

À moins... à moins, comme il le propose également que sa réincarnation puisse se faire en dehors du Tibet. Proposition qui du coup ferait entrer le bouddhisme tibétain dans le 21e, voir 22e siècle, c’est sûr...

Toutefois le « Comité Scientifique Lamaïque » s’interroge. Auront-ils les moyens techniques de leurs ambitions. C’était déjà tellement galère de débusquer à dos de Yak les anciens Dalaï-lamas au Tibet, qu’ils se demandent comment faire dans le Monde entier. C’est vrai ça, à moins d’installer une balise GPS sur l’âme du Bouddha vivant, cela ne va pas être facile. À quand le premier satellite tibétain chargé de suivre la transmigration des âmes et de localiser les Tulkus. En attendant que le MIT ou Richard Gere résolvent le problème, rien ne les empêche de répondre aux Chinois que leur futur Tulku... et bien... ils le trouveront dans leur...

SILdharta

vendredi 7 décembre 2007

LES EFFETS LAXATIFS DE LA COLONISATION


Monsieur d’Aucun m’écrit de nouveau. Cela faisait longtemps. Il ne va pas très bien. Entre moi qui ai osé parler du vin comme « d’un effet négatif de la colonisation romaine » et notre Président qui aurait selon lui « à moitié baissé son froc devant les Algériens, en commençant par retirer sa ceinture », il est tout dépité. Que je m’y sois mis avant notre Président et que je semble avoir une mauvaise influence sur celui-ci, le catastrophe au possible car « Monsieur SIL, vous qui vous dites un peu historien, ne pouvez pas être sans ignorer, tout du moins, les effets positifs de la colonisation romaine ».

En effet mon cher Monsieur d’Aucun, en effet, je ne suis pas sans ignorer tout ça car vous n’êtes pas sans savoir que je ne méconnais presque rien de la réalité de notre continuum espace-temps.

S’agissant des effets positifs de la colonisation romaine, pour tout vous dire, je ne suis pas mécontent que nos cousins romains nous aient colonisé un bon coup car avouons-le, avant les routes pavées, leur administration, leurs lois et leur commerce, l’Europe des tribus celtiques c’était bien le bordel. À tel point que dans ma Galice celtique, ils ont dû installer des légions à demeure, dans notre ville sanctuaire de Lug(h)o, tant nous étions réfractaires à tout ordre, surtout romain. C’est qu’on leur a fait la misère à ces pré-Ritales. Face à leurs légions, choc après choc, jour et nuit, été comme hiver, nous résistions avec une férocité telle, à leur volonté de nos faire rentrer dans le rang SPQR, que l’historien Polybe, lorsqu’il témoignera des batailles menées contre les Celtes d’Ibérie, parle de « Guerres de feu ». Du reste, nous sommes restés de tels casse « colhões » (facile à traduire) qu’il a fallu attendre l’église catholique et sa liturgie latine pour nous faire oublier nos langues celtiques et nous imposer cette langueur toute latine. Ces cons de romains avaient fini par comprendre que notre mélancolie gaélique nous portait à être plus sensibles aux messages larmoyants d’un gars que se serait sacrifié pour nous, qu’aux ordres impériaux de soumission. Enfin quittons la colonisation romaine pour revenir à des considérations plus générales.

Car d’un point de vue général je tiens à signaler trois trucs :

1- La colonisation fut le propre du sapien-sapiens dés sa venue au Monde (cliquer sur l'illustration). Un sapiens-sapiens toujours en quête d’espace vital, de situations favorables et d’expansion possible pour le bien de sa progéniture. Aussi que le groupe humain qui n’a jamais colonisé daigne jeter la première pierre. Même les « gentils indiens » venus il y a 15 000 ans en Amérique par le détroit de Béring et qui se plaignent de la colonisation hispanique voir d’un «génocide» ont supplanté des populations, d’autres « indiens » plus anciens, qui avaient débarqué sur ce continent 20 000 ans avant eux, après avoir sauté d’île en île du Pacifique. D’ailleurs en parlant de colonisation Hispanique, histoire de faire dans « l’effet positif » provocateur, je ne suis pas mécontent que la colonisation espagnole ait mis fin à "l’auto-génocide" que les Aztèques, Mayas et autres barbares civilisés, pratiquaient sur eux-mêmes et leurs voisins dans le cadre de leurs satanés sacrifices humains de masse. C’est vrai quoi ! Ils m’ont quand même l’air d’aller un peu mieux depuis 500 ans, c’est moi qui vous le dis.

2- Si la colonisation fait partie de notre histoire comme de celle de toute l’espèce humaine, je tiens quand même à signaler, cela dit en passant, que les seuls à avoir poser un regard moral sur cette pratique... et bien c’est nous... nous autres vilains blanc censés demander pardon à tous et pour tout. Demander pardon peut-être aussi parce que nous sommes les seuls culturellement capables de le faire. Na ! Et oui, mes chers Batakweks, les seuls à avoir dit « la colonisation est un crime » c’est nous ! Les seuls visiblement, à accepter le poids moral de ce crime comme de bien d’autres, c’est encore nous ! Toujours nous !

3- Et pendant que les seuls à se repentir, c’est re-nous, quoique les Japonais s’y mettent aussi, comme quoi les deux bombes nucléaires qu'ils ont bien cherché ne leur ont pas fait que du mal, qu’est-ce qu’on voit ? Que ceux qui exigent des excuses, non seulement sont partis à 10, il y a 14 siècles depuis La Mecque, pour se retrouver à 300 millions depuis l’Atlantique jusqu’à l’océan Pacifique, mais mieux encore continuent à coloniser du feu de dieu. En Kabylie ou dans d’autres contrées Berbères mais aussi au Darfour où le gouvernement de Khartoum après n’avoir pas du tout planifié l’éradication des populations noires locales, ne planifie pas du tout non plus le remplacement observé des populations indigènes par des populations arabes venues d’ailleurs. Je sais que le jeter de caillasse c’est quasiment plus fort que vous mais là pour balourder la première pierre va falloir quand même faire gaffe à ce qu’elle ne vous revienne pas en pleine poire.

Ceci étant dit, il est une chose d’expliquer anthropologiquement et historiquement nos crimes passés envers nos frères sapiens et une autre de valider moralement par la Loi ces mêmes injustices. Car valider par la loi une injustice passée non seulement constitue une régression morale mais surtout entérine pour le présent voir le futur quelque chose qu’on estimait appartenir au révolu. Rendre « positif » c’est rendre possible. C’est en ça que toute loi sur les aspects positifs de la colonisation sont et resteront une aberration morale à ne pas produire.

Une aberration aussi ridicule que la repentance, encore plus quand cette demande de pardon s’adresse à ceux qui perpétuent le crime en question.

Bref, nos colonisations, il va falloir arrêter d’en faire un foin permanent car faute d’être un âne, j’ai beaucoup de mal à le digérer. Avançons ! Avançons !

Quant à la question de « baisser son froc en retirant sa ceinture », que ceux qui continuent de prendre notre Président pour un imbécile, incapable de faire la différence entre une « Islamophobie » condamnable et une « islamophobie » discutable, qu’ils n’oublient pas, au moins, que lorsque l’on retire sa ceinture, cela peut être en vue de baisser son froc pour se faire ramoner le conduit à passifs historiques, en effet, mais aussi, éventuellement, de s’en servir pour chicoter.

S’agissant de la mauvaise influence que j’aurais sur lui (après une semaine fatigante, ça fait du bien de jouer les mégalos), je ne sais pas qui lui a chanté mes Fados sur la question harkie, en tout cas je suis particulièrement heureux qu’on s'atèle enfin à réparer cette injustice. Ils ont choisi la France. Ils se sont battus pour la France. Ils ont souffert avec leurs enfants pour la France. Ils ont tout perdu. Nous leurs devons donc tout et plus encore. Biens, honneurs, places. Je ne veux plus les voir dans des cases pourries alors que leur place serait plutôt à Neuilly. Je ne veux plus voir leurs fils et filles galèrer pour avoir un travail ou suivre des études de qualité alors que leur place est dans les Maisons d’éducation de la Légion d’honneur, que leur place est parmi les cadres de cette République. Oui, je les veux à l’honneur, portés bien haut par les bras de Marianne...

SIL de las Casas