dimanche 21 mai 2023

Plongée dans la réalité virtuelle


Virtual Room : voici la nouvelle révolution vidéoludique et peut-être même la prochaine étape de l'industrie du cinéma : le film dont vous êtes le héros...

Une heure d’immersion dans un univers parallèle où tout est fait pour le fun. Une heure, juste assez pour en sortir un peu fatigué, plein d’endorphines et une grosse envie de recommencer. Le tout pour un prix équivalent à deux fois celui d’une place de cinéma, et un intérêt largement supérieur.

😊 Testé dernièrement : tout simplement fabuleux ! Mais aussi addictif. Après les paradis artificiels voici les paradis virtuels. 

Bon courage aux parents avec les ados qui grandiront sous casque virtuel…

Voici  le site du Virtual Room de Paris pour réserver en ligne.

Et en bonus, une petite vidéo de présentation...

Murray BoSILsky 

 

samedi 20 mai 2023

Les « Reels » et interrogations 2.0 (tiktok et cigarettes)

 

Après plusieurs plongées, masque-tuba, dans ce nouveau maelstrom numérique, depuis peu disponible sur Facebook, que sont les « reels » (mini-vidéos), et m’être amusé à tripoter ses étranges algorithmes avant sevrage radical, deux questions me taraudent :

1) Psychologie : quel ressort psychologique ou besoin à satisfaire peut nous pousser à rester des heures devant ce déferlement de vidéos courtes de piètre intérêt ou qualité, et présentant comme un désagréable arrière-gout de tentative de piratage de cervelle ? (les « reels » représenteraient désormais plus de 50% du temps de connexion sur FB).

2)  Économie : comment fait Facebook pour générer du revenu de ces vidéos (et rémunérer les auteurs) alors qu’elle n’y intercale pas de publicités ?

Comme dirait Walid « J’ai pas compris, je cherche cinq fois, six fois etc. »

Ah ! On m’informe que :

1) Ce hackage cérébral fonctionnerait sur l’utilisation quasi perverse (après tout, les narcissiques piègent leur victime de la même façon) du circuit de la dopamine (le neurotransmetteur du plaisir). En alternant séquences sans intérêt et celles susceptibles de nous procurer du plaisir, nous scrollons sans cesse dans l’espoir d’un nouveau shoot de dopamine. Diabolique !

2) Les vidéos contiendraient de la pub plus ou moins « subliminale » ou mieux « déguisée » (les vidéos de cuisine, de bricolage, de fringues, etc, contiendraient des noms de marques). En attendant mieux, beaucoup mieux. Très prochainement, sortiront des applications où les vidéos contiendront des liens commerciaux permettant d’acheter les produits des vidéos en deux clics. Bienvenus dans le monde du télé-achat compulsif 12.0. Grosses crises familiales en perspective…

Murray BoSILsky

 

mercredi 17 mai 2023

Jean-Louis Trogneux, Yannick Morez etc.

 Marianne défigurée par le populisme

 

Au rayon violences « politiques » légitimes et illégitimes

A l’heure où la démission du maire de Saint-Brevin-les-Pins, Yannick Morez, suite à son agression, et celle de Jean-Louis Trogneux, agitent le landerneau médiatico-politique, et posent la question de la violence contre les politiques et leurs proches, me voilà parcouru tout pareil par quelques questionnements, d’autant plus que les réponses ânonnées dans nos médias et réseaux ne me satisfont guère.

Précisons tout de go que je suis en général très peu friand de toute agression gratuite et surtout d’atteintes physiques aux biens comme aux personnes, chose valable pour nos politicards. Car même s’ils m’inspirent une méfiance certaine, par humanité, civilité et simple nécessité d’avoir des gens capables de gérer la coopérative nationale, ma plus violente pulsion à leur endroit est tout sauf celle de voir leur tête au bout d’une pique. Fils de pécores oblige, je préfère de loin, les petits coups-de-fourche dans le derche.

Méfiance en effet. La classe politique se divise en trois tiers. Un premier constitué de psychopathes plus ou moins dangereux et de narcissiques plus ou moins pervers ; un deuxième gros tiers fait d’opportunistes et autres poissons pilotes de la catégorie précédente ; et un troisième plus petit où se retrouvent d’honnêtes idéalistes et autres braves citoyens passionnés par le bien commun. Avouez qu’un petit tiers, cela fait trop peu pour me pousser à un angélisme béat ou à accueillir les danses du ventre de nos politiques avec des youyous aussi enthousiastes que systématiques.

Sans oublier que quel que soit le tiers, un politique est par définition une femme ou un homme de pouvoir qui cherche à façonner la société, au mieux autour de ses idéaux, qu’ils soient bons ou mauvais, au pire autour de son seul nombril. Pour moi, iels (députés comme ministres) ne détiennent donc pas, une part sacrée de la République, mais juste une part de pouvoir sur celle-ci. Tout comme j’ai beaucoup trop de mal à les voir comme des représentants de toute la Nation et non des intérêts de leur clientèle électorale nourrie, pour ne pas dire corrompue, pas leurs promesses réglées avec l’argent des autres.

Par conséquent, qu’ils souffrent que je ne les assimile pas aux braves fonctionnaires ou officiants chargés de faire respecter la loi, le plus impartialement possible, et que je ne sois pas forcément disposé à ce qu’ils disposent de la même protection que nos gendarmes, pompiers, enseignants et autres officiers d’état civil.

Toute bienséance mise à part, je considère même qu’il est tout à fait sain qu’une femme ou homme de pouvoir demeure « à portée de gifle », du moins verbale.

Au plus forte raison qu’on ne m’enlèvera pas de l’esprit qu’une grande partie de cette violence (celle qu’a subi Jean-Louis Trogneux n’étant que l’expression de la plus stupide haine qui soit), s’explique par la crise d’adolescence (il était temps) d’un peuple en quête d’autonomie ou d’émancipation politique et qui exige de plus en plus d’avoir voix au chapitre. En cela, Yannick Morez n’aurait peut-être pas subi son agression, certes aussi ignoble qu’injustifiable, s’il avait soumis l’ouverture du « centre pour étrangers », à consultation locale. Des progrès démocratiques à l’américaine ou suisse deviennent donc indispensables.

D’ailleurs, au vu de la pusillanimité ambiante et des leçons de morale tous azimuts de nos zélites et leurs très serviles zélotes, je rappellerai cette phrase de mon grand Clemenceau : « le droit d’injurier les membres du gouvernement doit être mis hors de toute atteinte ».

Je rappellerai également le Droit à l’insurrection inscrit dans la constitution : Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Constitution du 24 juin 1793 Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen).

Maintenant, pour être aussi peu élitiste que populiste, et pour ne pas considérer toute crise de nerfs "populaire" comme une insurrection légitime, je rappellerai que les velléités d’excès de pouvoir manifestée par le « peuple » ou des « portions » d’icelui, ça se calme devant les prétoires et ça se refroidi à coup de canon à eau.

ClemenSIL

 

mercredi 10 mai 2023

10 mai : Journée nationale pour l'abolition de l'esclavage

 
Parce que les Carthaginois comme les Romains puis les esclavagistes Arabes et Turcs ponctionnèrent ma Galice de pas mal de mes vaillant(e)s ancêtres ; parce que coule dans mes veines la sueur comme le sang des serfs d’antan, le sang des belles Mauresques que mes ancêtres allaient ravir au sud de Coimbra mais aussi le sang des Noirs qu'ils ramenèrent d’Afrique au Portugal au cours du XVe siècle ; pour toutes ces raisons, je commémore aujourd’hui l’abolition de l’esclavage.

Comme par ailleurs, en plus du sang Noir, je dois bien avoir en moi un peu de sang négrier et puisqu’il s’agit de faire en sorte que celui-ci reste bien muselé, je commémore chaque année le 10 mai, notre "journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition".

Je commémore, non pas une victoire de la repentance mais ma fierté de nos Pères qui, après avoir hérité de ce crime contre l’Humanité, ont trouvé, eux, les premiers, le moyen de l’abolir et de le condamner. 

Je commémore ce progrès qu’ont su accomplir nos seuls Pères puisque en dehors du monde qu’ils nous ont bâti, l’esclavage reste endémique aussi bien en Afrique noire ou arabe qu’en Asie

Je commémore ainsi la défaite de la pensée esclavagiste, la victoire des Lumières, comme le refus de toute nouvelle servitude. 
 
Liberté ! Égalité ! Fraternité !
 
Sil
  

mardi 2 mai 2023

"Je verrai toujours vos visages"

"Je verrai toujours vos visages"

Percutant, bouleversant, stimulant, mêlant force de conviction, finesse de l’intelligence et virtuosité de l’interprétation.

Avec notamment, une magistrale Elodie Bouchez, une sidérante Adèle Exarchopoulos, une très touchante Miou-Miou et la découverte du remarquable Dali Benssalah .

Un véritable coup de poing cinématographique doublé d’une véritable claque humaniste qui fait du bien par où elle passe. Courrez-y ! 


PS : Je sifflerai juste un petit bémol s’agissant du mot «restaurative» accolé à « Justice ». Quand j’entends « justice restaurative », allez savoir pourquoi, j’imagine la déesse Thémis en leggins sur un vélo avec un sac « deliveroo » dans le dos…

 

lundi 1 mai 2023

Le Syndicalisme une Conquête Libérale


Lundi 1 mai, après plusieurs jets de logorrhées extrêmement pénibles à suivre, Gogo l'Insoumis me dit « je suis certain que le libéral que tu es déteste les syndicats et le syndicalisme, n’est-ce pas ? ».

Après un soupir, de ces soupirs caractéristiques de ma soupirite, maladie que j’ai contractée après un contact aussi prolongé que répété avec l’inculture dont souffre notre société, je lui réponds « connais-tu Waldeck-Rousseau ? ».

« Non, quel est le rapport ? » qu’il me rétorque. Je soupire de nouveau.

Sans développer la question d’un syndicalisme rouge qui est au syndicalisme ce que le communisme est à la démocratie, je me contente de rappeler la chose suivante.

« Waldeck-Rousseau, non seulement faisait partie de ces immondes libéraux dont je suis, attachés à la liberté d’association, mais surtout il fut le ministre de l’intérieur qui fit voter le 21 mars 1884 la loi qui porte son nom. La première loi autorisant la formation de syndicats en France. »

Gros blanc en face, ou plutôt gros rouge qui tache…

Waldeck-RousSIL