Mon Minho, contrée où le
sel se fait miel.
Terre de légendes, de
magie, de foi, de labeur et d’espérance.
Anha, au sommet de la
colline qui domine la pente méridionale où l’estuaire du Lima s’abandonne aux
étreintes de la mer, se trouve un foyer. Une maisonnette de granit, érigée des propres
mains de mon grand-père, Manuel Fernandes Ribeiro, maître tailleur de pierre
qui œuvra aux derniers élans de l’édification du sanctuaire de Santa Luzia.
Dans le quartier du
Monte, une placette. Tout autour, deux échoppes : celle de Zé Carvalho, blottie
à l’angle de la rue du Barroco, et la taverne de l’oncle Alexandre Barros, couturier
de son état, tisseur de solidarités sur le métier de la vie.
Nous sommes dans les
années 1940, dans un Portugal épargné par les ravages de la seconde guerre
mondiale, mais prisonnier des chaînes de la dictature et de la faim.
Pendant vingt ans, nous
cheminerons sur une terre du Nord du Portugal, le Minho, où chacun, à sa
manière, s’efforcera de tracer son sillon, d’échapper aux griffes du sort et
d’offrir, à lui-même comme aux siens, l’avenir le plus fertile possible.
Âpres réalités, joies
fugaces, fêtes éclatantes, amour, devoir, exils, histoires grandes ou petites,
traditions, secrets enfouis, un monde presque évanoui, peuplé de figures et de
souvenirs qui méritent l’éternité…








































