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mercredi 10 mai 2023

10 mai : Journée nationale pour l'abolition de l'esclavage

 
Parce que les Carthaginois comme les Romains puis les esclavagistes Arabes et Turcs ponctionnèrent ma Galice de pas mal de mes vaillant(e)s ancêtres ; parce que coule dans mes veines la sueur comme le sang des serfs d’antan, le sang des belles Mauresques que mes ancêtres allaient ravir au sud de Coimbra mais aussi le sang des Noirs qu'ils ramenèrent d’Afrique au Portugal au cours du XVe siècle ; pour toutes ces raisons, je commémore aujourd’hui l’abolition de l’esclavage.

Comme par ailleurs, en plus du sang Noir, je dois bien avoir en moi un peu de sang négrier et puisqu’il s’agit de faire en sorte que celui-ci reste bien muselé, je commémore chaque année le 10 mai, notre "journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition".

Je commémore, non pas une victoire de la repentance mais ma fierté de nos Pères qui, après avoir hérité de ce crime contre l’Humanité, ont trouvé, eux, les premiers, le moyen de l’abolir et de le condamner. 

Je commémore ce progrès qu’ont su accomplir nos seuls Pères puisque en dehors du monde qu’ils nous ont bâti, l’esclavage reste endémique aussi bien en Afrique noire ou arabe qu’en Asie

Je commémore ainsi la défaite de la pensée esclavagiste, la victoire des Lumières, comme le refus de toute nouvelle servitude. 
 
Liberté ! Égalité ! Fraternité !
 
Sil
  

mardi 25 avril 2023

Révolution des Œillets : une idée pour nos cousins Russes


"Messieurs, comme vous le savez tous, il existe différents types d’État.  Les États socialistes, les États capitalistes et l'État où nous en sommes arrivés. Eh bien, en cette nuit solennelle, mettons un terme à l'état où nous en sommes arrivés !" Capitaine Salgueiro Maia

 

Les options historiques se jugent dans un contexte. Il en va de même des choix d’un homme. Aussi ceux qui vilipendent l'attitude complaisante manifestée par nos démocraties libérales, EUA en tête, envers des dictatures militaires ou nationalistes pendant la deuxième moitié du XX siècle, en faisant fi du contexte de guerre froide entre le bloc occidental et le bloc soviétique, sont soit des ignorants, soit des sots, soit des gauchos confits dans leur rhétorique marxiste d'affrontement. Soulignons en effet que les EUA ne se sont jamais opposés à des renversements de dictatures ayant pour but l'installation d'une démocratie. En ce sens ils estimèrent même un temps que Fidel Castro constituait une alternative au régime du dictateur cubain Batista. Dans ce contexte, il était on ne peut plus logique que le bloc de l'Ouest empêche les communistes d'installer leurs pions où que ce soit et à plus forte raison aux frontières des États-Unis.

Comme indiqué dans la phrase introductive, c'est également dans ce contexte que doit être jugée l'action des révolutionnaires tels que le « Che » dont la légende sévit ces derniers temps aussi bien au cinéma que chez nos jeunes et moins jeunes gauchos, notamment Olivier Besancenot qui se veut l'un de ses héritiers. Comment juger le Che ?

Peut-on en vouloir à ce petit aristocrate argentin d'avoir été ému par la misère qui sévissait aussi bien sur son continent que dans une grande partie du monde ? Peut-on le blâmer de détester la dictature et d'avoir voulu changer les choses y compris par la lutte armée ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi devrait-on chier Guevara, me demanderez-vous ? Élémentaire mes petits cocos. Parce qu'à l’inverse d’autres révolutionnaires, il n'a jamais eu pour objectif de remettre le pouvoir entre les mains du peuple mais de l'exercer en son nom. Parce qu'il a combattu la dictature au nom d'une autre, pour en installer une autre.

Et oui, qu'il ait dézingué quelques fachos et autres cadres du régime de Batista, y compris après des semblants de procès ou d'une façon bien plus expéditive encore, c'est triste, ce n'est pas mon idéal, mais tout comme la guerre est la guerre, la révolution c’est la révolution. Je ne lui jetterai donc pas la pierre pour ces raisons. Même les plus belles révolutions ont toujours été à deux doigts du bain de sang.

Par contre qu'il ait fait exécuter et ait exécuté lui-même froidement des innocents pour l'exemple, pour le plaisir, parce qu'ils ne lui revenaient pas, ou parce qu'ils contestaient son commandement, comment le justifier ? 

Tout comme va excuser, après le renversement de la dictature de Batista, le fait d'écarter les démocrates, de les emprisonner sans aucune forme de procès dans le système de « camps de travail correctif » dont il est l'instigateur et qui sert aujourd'hui encore à emprisonner les opposants au régime castriste mais aussi des « déviants » de toute sorte. 

Non, le commandant Guevara n'a jamais été de la trempe d'un révolutionnaire tel que Fernando Salgueiro Maia, ce jeune capitaine du MAF, le Mouvement des Forces Armées, qui le 25 avril 1974, renversait l’infâme régime Salazariste. Lui et ses camarades jurèrent fidélité au peuple portugais, firent la promesse de remettre le pouvoir entre ses seules mains et refusèrent d'abattre une dictature pour en installer une autre. Un Salgueiro Maia ayant toujours eu à cœur d'éviter que le sang coule, y compris celui des caciques du régime, reconnaissant ses limites lorsqu'il recherchait l'appui de ceux qui seraient capables d'éviter l'effondrement du pays et qui n’ambitionna ni titres, ni honneurs, s'effaçant totalement devant l'histoire et le libre choix de son peuple mais pas seulement. Son action allait libérer par la même occasion une demi-douzaine de peuples africains prisonniers jusqu’alors de l’empire portugais. Un révolutionnaire à tel point discret et fidèle à ses idéaux que son nom demeure encore peu connu.

Rien de tout ça chez Guevara. Piètre commandant, piètre gouvernant, infidèle à ses trois femmes, infidèle même à Cuba et son Fidel Castro, ce révolutionnaze n'en demeurait pas moins imbu de lui-même, fidèle finalement qu'à son ego, son arme, son caquetage automatique et sa suite ininterrompue d’aveuglements.

Quel merveilleux penseur que ce médecin admirateur de Staline, capable d'affirmer «celui qui n'a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste ». C'était avant de se sentir trahi par les Russes lors de la crise des missiles de Cuba. Il se tourna alors vers l'Asie, la Chine de Mao et son grand bond dans le sang mais aussi la Corée du Nord qui d'après lui était un « modèle dont Cuba devrait s'inspirer ». La Corée du Nord. Intéressant. Finalement, comme tout bon gaucho, il finit par conclure que le seul à avoir raison c'était lui et que la révolution Chubaine était le seul communisme digne d'exportation, notamment en Afrique. Pour ce faire, lucidité encore, il n'hésita pas à s’allier avec des visionnaires tels que le congolais Laurent-Désiré Kabila, futur dictateur…

Une telle pensée pour quel bilan. Le néant ou plutôt rien en dehors de la mort. Car à part son indéniable efficacité en tant que « procureur suprême » lors de l'épuration du régime de Batista, on ne peut pas dire qu'il ait brillé par sa capacité à bâtir. Successivement Dirigeant de l'Institut National de la Reforme Agraire, président de la Banque Nationale de Cuba et ministre de l'industrie, son action ne fut couronnée que d'échecs patents. Ce qui ne l'empêchera pas plus tard de rédiger un traité d'économie. Le Gaucho dans toute sa splendeur. Théoriquement omnipotent mais pathétique en pratique.

Finalement un bel impuissant que ce révolutionnaze. Comme souvent d'ailleurs. L'illustration parfaite de ce principe de mort intrinsèque au marxisme. Une conclusion qui commence à effleurer certains esprits. Alain Souchon en a même fait une chanson, «popopopo ». « Le pistolet sur la tête, du fonctionnaire bête, du paysan analphabète, ce héros romantique, qui aimait le petit déclic, et l'efficacité des armes automatiques ». Une conclusion évidente sauf pour les révolutionnazes du même acabit que je conchie de la même façon. Tiens, allons vider le pot, « popopopo »…

Vive la Liberté ! Vive la Démocratie ! 
 
SILgueiro Maia
 
 

samedi 25 février 2023

Gloire à l'Ukraine !

💙💛 Gloire à l'Ukraine !

La Bannière ukrainienne, tel un sentier azur et or, 

menant au Génie de la Liberté...

 

L'Ukraine et ses amis marchant sous les ors du Génie de la Liberté à Paris ce samedi 25 février 2023 : 'marchons! marchons! que le cruor de la tyrannie abreuve nos sillons !'


Poutine ! 

Nous n'oublierons jamais tes Crimes !

#240222 #NeverForget 


💙🤍 Russes contre la Guerre:

"Victoire pour l'Ukraine ! 

Paix pour l'Europe ! 

Liberté pour la Russie !"


vendredi 30 décembre 2022

Iran : « Femme, Vie, Liberté »


Enfin ! Grands dieux enfin ! Au pays des Lumières et des droits humains, le soutien que nous devons au peuple iranien frémit enfin.

Voilà des semaines que je me demandais où étaient passés : ma gauche laïque et humaniste, mon centre libéral, la droite de progrès, les grandes consciences des plateaux télés, les valeureux pétitionnaires du journal "Le Monde", les étudiants du "tous ensemble", les associations "féministes", les syndicats de la "lutte antifasciste" etc.

Cela se réveille enfin ! Très bien ! En espérant, je l'espère, bientôt, de grandes manifestations de soutien...


« Nous, gens de lettres, artistes, universitaires, qui n’avons cessé de revendiquer la liberté pour les femmes, sommes toutes et tous iraniennes »

Un collectif d’écrivains et d’intellectuels, parmi lesquels Belinda Cannone, Mona Ozouf, Michelle Perrot et Sorour Kasmaï, apporte son soutien à la révolte des femmes en Iran, et demandent aux pays européens de maintenir les sanctions internationales.

Collectif

Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes iraniennes ont été l’objet de la haine d’un régime autoritaire, théocratique et patriarcal qui a essayé par tous les moyens de réduire leurs droits civiques et humains, afin de mieux les refouler à la marge de la société. L’obligation du port du voile islamique constitua le vecteur principal de la politique discriminatoire mise en place dès la prise de pouvoir des ayatollahs en Iran.

Déclaré bien public, le corps des femmes fut d’emblée nationalisé par le nouveau pouvoir. Soumises à des règles très strictes conditionnant leur présence en public, les femmes, bien que voilées, sont devenues l’objet de tous les regards et de toutes les convoitises. Le modèle, la forme, la couleur ou encore la longueur de leur tenue (foulard, manteau, tchador, pantalon, bas, chaussettes) enflammèrent les esprits et provoquèrent de nombreux débats au sein de la société fortement masculinisée de l’Iran postrévolutionnaire. Les années de guerre contre l’Irak en firent à leur tour un thème récurrent de la propagande officielle et de la littérature dite de « défense sacrée »contre l’agression de l’« Ennemi mécréant ».

Un code de conduite en public, que tout un chacun pouvait rappeler à tout moment aux Iraniennes en arguant de l’honneur, de la religion et même du patriotisme, stigmatisait les femmes et soumettait leurs moindres faits et gestes à la surveillance générale de l’autre moitié de la population. « Les patrouilles de l’orientation islamique » sévissant ces jours-ci dans les rues des villes iraniennes en sont l’illustration pratique.

Contourner les lois misogynes

Des slogans tels que « Ma sœur, ton voile est plus valeureux que le sang des martyrs », des fresques monumentales faisant de la femme voilée le rempart des combattants au front, des chants révolutionnaires rappelant le rôle de la mère et de l’épouse auprès des héros de la guerre ont marqué de leur esthétique l’espace public de ces années-là. Le hidjab est devenu un thème de propagande, son traitement littéraire dans la fiction fut surveillé de près par la censure. L’amour, le baiser, les cheveux, les lèvres, le corps féminin, le contact physique entre homme et femme et de nombreux autres thèmes furent prohibés. Combien de romans n’ont pas pu voir le jour à cause de ces purges langagières ? Combien de poèmes ont été abandonnés à la poussière des tiroirs?

Toutes sortes de mesures ont érigé des barrières infranchissables à bien des carrières féminines, depuis l’interdiction du chant et de la danse jusqu’à l’impossibilité d’accéder aux postes à responsabilités (ministres, magistrates, etc.). En quarante-trois ans de règne, la République islamique a abusé de tous les moyens et a tout mis en œuvre pour réduire les femmes iraniennes à leurs rôles de mère et d’épouse. Cependant, celles-ci n’ont jamais baissé la tête face à cette politique discriminatoire. Avides d’instruction, d’indépendance et de créativité, elles n’ont cessé de contourner les lois misogynes en vigueur, d’en repousser constamment les limites et de défier leur application.

Le voile, l’oppression patriarcale

Aujourd’hui, malgré une répression féroce, la jeunesse iranienne exprime son refus de vivre selon des préceptes vieux de 1 400 ans. Le régime islamique n’a plus aucune emprise sur cette génération qui aspire à vivre librement ou, tout simplement, « une vie banale », comme le formule si bien la chanson Barayé. Les jeunes Mahsa Amini, Nika Shakarami, Hadis Najafi, Sarina Esmaïlzadeh et toutes les victimes de ces derniers jours ont, hélas, recouvré leur identité et leur liberté dans la mort. Leurs images et leurs voix font désormais le tour de la planète.

Ni la diplomatie des démocraties occidentales, focalisées sur le danger du nucléaire, ni les nouvelles théories obscurantistes prônées par une partie de leurs intellectuels et universitaires n’ont permis de prendre la mesure de l’infamie dont ont été victimes les femmes et, à travers elles, toute la société iranienne.

Justifié par l’idée implicite que la soumission de la femme serait inhérente à la culture musulmane, le hidjab s’est vu soudain glorifié en Occident comme « symbole d’identité culturelle » ou de résistance au « patriarcat postcolonial ». Or les images de la révolution en cours témoignent exactement du contraire : le voile est, au pays des mollahs comme partout, le symbole de l’oppression patriarcale qui affirme que le corps de la femme est impur et coupable, et c’est à ce titre que les Iraniennes le rejettent.

Une révolution contre le régime

Un fossé béant sépare désormais la culture imposée par les autorités de la République islamique de celle de la population majoritairement jeune du pays. Les manifestantes des rues construisent à leur guise leur identité complexe de femme et d’Iranienne. Elles récupèrent, sous les applaudissements du public et de leurs compagnons de lutte, le droit primordial à disposer de leur corps. Elles ne réclament plus l’abolition du voile obligatoire, elles l’ont d’ores et déjà aboli. Danses et chants autour du feu célèbrent une révolution contre le régime islamique qui s’est opérée dans les esprits bien avant qu’elle ne se produise dans la rue.

C’est la raison pour laquelle nous, gens de lettres, artistes, universitaires, qui n’avons cessé de revendiquer la liberté pour les femmes, sommes aujourd’hui particulièrement sensibles au combat vital des jeunes Iraniennes pour leur avenir, mais aussi pour le nôtre et celui de toutes les femmes ; nous sommes toutes et tous iraniennes. Nous demandons au gouvernement français et à l’Union européenne de maintenir les sanctions internationales contre le régime, et d’empêcher l’exécution des prisonniers politiques. Souscrivant au cri de « Femme, Vie, Liberté », nous prenons l’engagement solennel de porter la voix des Iraniennes en France et ailleurs.

Premiers signataires :

Jean-Christophe Bailly, écrivain ;

Jean-Luc Barré, écrivain, directeur des éditions Bouquins ;

Belinda Cannone, écrivaine ;

Sorour Kasmaï, écrivaine et éditrice ;

Ariane Mnouchkine, metteuse en scène ;

Françoise Nyssen, présidente du directoire des éditions Actes Sud ;

Mona Ozouf, écrivaine et historienne ;

Muriel Pénicaud, ancienne ministre ;

Michelle Perrot, écrivaine et historienne ;

Leïla Slimani, écrivaine.

 

jeudi 1 décembre 2022

Ukraine : vieille stratégie pour temps présents


 Le plan est simple:
Nous on s'envole,
Eux ils s'écrasent

#ThinkingOutOfTheBox
#ToujoursPrendreDeLaHauteur


samedi 5 novembre 2022

« Simone, le voyage du siècle »

'Humanité, Francité, Laïcité, Équité, Féminité, Pugnacité et Bonté', voici l'héritage d'une vie, celui que nous lègue Simone Veil. 

Un film foisonnant, émouvant, impressionniste, parfois difficile à suivre mais un document indispensable...

Les Cahiers du Silnéma 

 

dimanche 13 mars 2022

Ukraine-Russie : histoires d’Alphas (Abel et Caïn 2022)

 

Nombreux sont celles et ceux qui rêvent ou qui se rêvent en mâles et femelles alpha. Sans doute le besoin ou la pulsion de domination, d’emprise, de séduction, l’illusion de contrôle face à tout ce qui nous dépasse.
 
Toutes ces braves personnes ignorent juste qu’il y a deux types d’Alpha au-dessus du troupeau des peuples et nations.

Le type le plus bêtement commun de l’Alpha est celui qui est suffisamment dominateur pour dominer les autres ou du moins chercher à le faire.

L’autre type d’Alpha, est celui qui non seulement est assez dominateur pour ne pas se laisser dominer, mais l’est suffisamment plus encore pour se dominer et refuser de dominer les autres. Ce type d’Alpha n’a pas besoin de l’expression de la crainte ou de l’emprise dans le regard de l’autre pour se sentir fort ou séduisant ; il n’a pas besoin d’envahir l’autre avec ses fantaisies pour se sentir exister ; il n’a pas besoin d’absorber ou d’abuser l’autre pour meubler son vide intérieur. L’Alpha autonome sait qui il est, connaît ses limites, affronte ses pulsions négatives les yeux dans les yeux devant son miroir, se veut paisiblement complet. L’Alpha autonome est, et cherche à respecter ce qu’est l’autre. 

L’Ukraine et la Russie illustrent un peu cela dans le champ de « l’ordre de prééminence des nations ».

D’un côté le Russe, agissant en Alpha Creux, soumis à ses pulsions visant à combler son vide intérieur ou vacuité narcissique. Faible il cherche à imposer la crainte pour se sentir fort ; insatiable d’insatisfaction, il cherche une proie pour s’en repaitre ; peu sûr de son identité, il cherche à faire reconnaître ses fantasmes existentiels aux yeux du monde ; obsédé par la domination, la destruction est sa pulsion prédominante.

De l’autre l’Ukrainien, agissant en Alpha Autonome. Sûr de son identité, seul lui importe son intégrité et sa liberté ; sûr de son courage, seul lui importe son droit à l’auto-défense et sécurité ; ne souhaitant dominer personne, il est capable d’écouter, de négocier et de coopérer ; souhaitant grandir, il cherche à se réformer et à prospérer.

Mais sur un autre volet, ces deux pays donnent corps également au mythe biblique d’Abel et Caïn.

L’histoire de deux frères. L’un aimant la liberté tout en étant attentif aux attentes de la Vie envers soi comme envers les autres. L’autre, obsédé par le pouvoir, n’étant attentif qu’aux attentes paresseuses, envieuses et meurtrières de son ego.

Puissent ces deux frères se réconcilier avant que ne se produise l’irréparable…
 
Sil
 

mardi 8 mars 2022

8 mars : Liberté Egalité Adelphité

Liberté Égalité Adelphité
 
Tellement envie, de fêter nos victoires collectives
Celles de nos aïeules, fières et non vindicatives,
Leur ayant permis, d’être pleinement femmes,
Nous ayant appris, à être totalement hommes.
 
Et si peu envie, de marcher aux côtés de harpies,
N’ayant qu’un gynisme, revanchard et stérile,
À opposer, dans un mimétisme des plus puérils,
A ce vieux machisme, aussi grabataire que futile.
 
Une «guerre des boutons», dans sa version genrée,
Ne saurait m’intéresser, pas plus que le défilé,
Des nouveaux curés, et des Sœurs de la Bonne Pensée,
Dispensateurs de chimères, pitiés et bouc-émissaires.
 
D’instinct et d’étude, j’ai appris à me méfier,
De celles et ceux qui, la femme, veulent cloitrer,
Dans le rôle de victime, de petite fille en sucre,
Bonne à modeler, au gré des besoins et hostilités.
 
Ceux-là n’aiment pas la femme, pas plus que l’homme.
Aux caricatures pour futur, je préfère cultiver la liberté,
De chacun et chacune, à pouvoir paver sa chaussée,
Sans panneau indicateur, aussi impératif que trompeur.
 
Ne jamais oublier le passé, pour en éviter les erreurs.
Mais ne pas en faire un mitard, un toxique disque rayé,
Qui empêche de voir, la beauté du chemin accompli,
Ainsi que le Champs des possibles, qui devant vous fleurit.
 
Aller de l’avant, découvrir son intime identité,
Se viander, se relever, se battre, trouver la sérénité,
Apprendre à s’aimer, chérir, construire son bonheur.
Voilà ce que je souhaite, à ma fille et à mes sœurs.
 
Et parce que la Liberté comme l’Égalité
Ont pour prix, « la vigilance éternelle »,
J’ose ici ce cri : Liberté Egalité Adelphité !
 
Sil
 
PS : Bonne Journée pour les Droits des Femmes
 

mercredi 23 février 2022

Ukraine Je t'Aime


 Taras Chevtchenko avec un Kobza sur les rives dorées du Dniepr 

par Konstantin Trutovsky 


J'espère de tout cœur que les pertes civiles et drames humains seront les moindres possibles.
 
Et j'espère que cette ultime et folle agression signera surtout la fin du régime de Vladimir Poutine, et ce dans l'intérêt du peuple Russe comme de celui des autres.
 
Je pense bien fort à mes amis Ukrainiens...


"Notre âme ne peut pas mourir, 

La liberté ne meurt jamais

Taras Chevtchenko

 

"Le Testament" 

Taras Chevtchenko

Quand je mourrai, enterrez-moi 
Dans une tombe au milieu de la steppe 
De ma chère Ukraine, 
De façon que je puisse voir l'étendue des champs, 
Le Dniéper et ses rochers, 
Que je puisse entendre 
Son mugissement puissant. 

Et quand il emportera de l'Ukraine 
Vers la mer bleue 
Le sang des ennemis, alors 
Je quitterais les prairies et les montagnes 
Et m'envolerai 
Vers Dieu lui-même 
Pour lui offrir mes prières 
Mais jusque-là 
Je ne connais pas de Dieu ! 

Enterrez-moi et debout ! 
Brisez vos fers, 
Et arrosez du sang impur des ennemis 
La liberté ! 
Puis, dans la grande famille, 
La famille nouvelle et libre, 
N'oubliez pas d'accorder à ma mémoire 
Une bonne parole ! 

 


         Toute la Majestuosité du Dniepr lors d'un de mes passages 

au-dessus de mes très chères plaines ukrainiennes