Si l’on s’en tient à leur logique de malades,
les Asiatiques ne peuvent pas être racistes, même lorsque par exemple le
gouvernement chinois sinise le Tibet ou le Xinjiang. Rien à voir avec du
racisme. Tout ça est à mettre sur le compte de l’idéologie ultralibérale qui par
contagion pousse ces braves Chinois à l’impérialisme sauvage, colonisateur,
capitaliste, tout ça tout ça…
Pareil pour les Arabes. Eux non plus ne sont pas
capables de racisme. Quand ils arabisent le Darfour, le sud Soudan, les
différents territoires berbères ou veulent faire disparaître l’état hébreu, ils
ne font que répondre à l’agression sionistoccidentale que Mahomet a subi, il y
a 14 siècles, et à laquelle ses vaillants disciples résistent depuis…
Et ne
parlons même pas des très innocents Noirs africains, malgré les violences xénophobes (en Afrique du Sud) et autres génocides (Rwanda) qui ponctuent l’histoire africaine...
Non, soyons raisonnables, ma bonne-dame. Le racisme est un sujet pour des gens
sérieux, voyons, pour les Blancs, un truc digne d’une race supérieure, la nôtre
(!)
Je sais, je suis méchant mais que voulez-vous, c’est tout de même
amusant de
constater à quel point cette condescendance bien-pensante, exprimée par
nos bobos Gauchos, a quelque chose d’ironique, en plus de son côté sinistre.
Reprendre,
involontairement, je vous l’accorde, preuve de leur dangereuse
stupidité,
reprendre disais-je une forme de pensée raciste par cette capacité à
refuser
aux autres sapiens-sapiens les travers que nous avons pu développer
avant de
les combattre grâce à des valeurs universelles, au-delà d’une saine
colère, cela me fait bien rire.
Ah le mythe de l’homme africain, ce grand enfant aussi beau que sauvage, bon
par nature, victime par essence ; incapable de concevoir des hiérarchies
ethniques, de préméditer tout seul comme un grand quelques remarquables « nettoyages ethniques », ayant
besoin du « Père blanc » pour apprendre ce que l’imaginaire humain
est susceptible de produire de plus pervers. Un mythe qui me met en transe
systématiquement.
Car je rappellerai à tous ces crétins des campus antiracistes « sudistes »
et autres, en guise d’exemple de racisme ou d’ethnicisme local, quelques hauts
faits attribués à ce Chaka Zoulou qui me fascinait tant pendant mon adolescence.
Vois-tu mon petit Sudiste, Chaka Zoulou fut au XIXe siècle le fondateur d’un empire
sud-africain, l’empire Zoulou. Ce grand stratège était issu d’une ethnie dont le nom « Zoulou
» vient de l’expression « ama zoulou », et qui signifie « le peuple
du ciel ». Eh oui, « du ciel », de tout là-haut, situé bien au-dessus de
tout le monde. Une ethnie supérieure, quoi !
Vois-tu mon petit Sudiste, pour bâtir son empire, qui quatre ans après sa
première campagne militaire couvrait un territoire aussi vaste que la France,
Chaka Zoulou pratiqua une politique d’assimilation aussi brutale que radicale.
Les vieillards des peuples vaincus étaient supprimés, les femmes étaient « incorporées »
et les jeunes n’avaient la vie sauve qu’à la condition de devenir de vrais Zoulous en abandonnant leur nom, leur langue et en intégrant l’armée de Chaka,
en première ligne, cela va de soi.
Je te laisse imaginer, mon petit Sudiste, l’ampleur
du carnage chez les peuples « racisés » Nguni, Swazi, Sotho et Xhosa...
SILka SILou
Illustration ci-dessus : un petit diptyque que m’a inspiré un soir, ce
Napoléon noir qu’était Chaka Zoulou ; un soleil noir à l’aurore dorée et au
zénith déjà crépusculaire, rouge sanguinolent ; un diptyque à portée
universelle…
Illustration ci-dessous : encore une superbe caricature du grand Dilem...