vendredi 3 août 2007

LA DEMOCRATIE DE MORPION


Avertissement important : Ce texte est à lire avec l’accent sud-américain, faute de quoi vous ne comprendrez rien au génie de cette œuvre. Question créativité, que tu sois chorégraphe, peintre ou que sais-je encore, j’ai en effet remarqué que tes idées paraîtront forcément géniales si tu les expliques avec l’accent sud-américain, et ce même si c’est de la merde.

En cette période propice aux jeux d’été, voici donc l’œuvre picturale que m’a inspiré récemment, le comportement électoral de mes concitoyens. Ça préfère Le Pen ou Chirac à Jospin en 2002 puis ça vote à gauche à chaque scrutin local pendant les cinq années qui suivent. Ça vote massivement pour mon Nico aux présidentielles mais ça flippe et sa revote à gauche lors des législatives sous prétexte que l’iPod™ que l’on avait prévu d’acheter pour Noël risque de prendre 5% de TVA.

Il s’agit de 9 toiles, au format variable (ici 30X30cm) porteuses de trois croix, de trois ronds et des trois autres cases permettant d’y faire figurer les couleurs de chaque pays visé. Ce Morbak représente ce jeu télévisé géant que sont devenues bien des démocraties. Des peuples, non plus éclairés par leur Raison mais plutôt par les faisandeurs d’opinion ou encore leur humeur, et qui jouent l’intérêt général sur les tables de leurs caprices électoraux, en espérant gagner très gros.

Cette œuvre est évolutive. Quand la Droite est au pouvoir, on place, comme ici, les croix en mode gagnant. La croix, parce que des droites ça tranche, tout en se croisant. Quand la Gauche est au pouvoir, ce sont les ronds qui gagnent. Le rond parce que le rond c’est doux comme la Gauche et parce que pas mal de partis de Gauche ont une pensée qui tourne en rond. En cas de cohabitation, vous disposerez les tableaux en match nul. Si d’aventure, pour rire, c’était le Centre qui remportait ce jeu, vous n’aurez qu’à mettre en ligne gagnante les couleurs du pays, non pas que je sois passé au Modem mais histoire de faire plaisir à tous les Modems qui m’entourent de très près et de faire plaisir également à mes tendance extremecentristes.

La mise à prix de cette œuvre, adaptable à chaque pays, pour tout format, est fixée à 15 000 euros (dites-le avec l’accent sud-américain, ça passera mieux).

SIL FERNANDES, artiste engagé, démocrate, social-republicain et islamopposant.

P.S : Ne vous amusez pas à me piquer cette idée. Elle est déposée à l’INPI. Je vous connais bande de copieurs…

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