dimanche 11 novembre 2007

SPIDER-MAN UN HEROS SOCIAL-DEMOCRATE



Spider-Man 3 est sorti en DVD. Je l’ai acheté. Et dire que j’ai failli passer à côté de ce superbe film que tout mon entourage comme la critique assassinait. Soi-disant que c’est vraiment n’importe quoi, ce Peter Parker qui pleure, ce bouffon vert cyclothymique et cette Mary-Jane un peu gourdasse sur les bords alors qu’elle est plutôt du genre coriace dans le Comics.


Du coup j’avais envisagé d’aller voir à la cinemathèque de ma Mairie communiste « Sicko », le dernier docu-fiction du mythomentaliste Michael Moore, traitant du système de santé américain, avant de me raviser et d’acheter mon DVD. Tiens, cela dit en passant, c’est marrant comment quasiment personne ne parle de « Manufacturing Dissent » alors que la tête de Moore reste à l’affiche. Il s’agit d’un documentaire canadien, où Debbie Melnyk et Rick Caine, déçus par ce qu’ils ont découvert sur Moore après en avoir été des admirateurs, y montrent les procédés « discutables », mensongers voir manipulatoires que Moore utilise dans ces documentaires à lui.

Tout ça pour dire qu’au final, j’ai bien fait de m’offrir Spider-man 3. La question de l’assurance maladie y est bien mieux traitée. Comment ça ?!? Attendez voir, vous allez comprendre.

Comprendre enfin puisque bande de mauvais, de toute évidence vous avez pipé que dalle à ce très grand film politique. Et oui mon cher Sam Raimi (le réalisateur), je suis le seul qui a compris ton génie. Or comme je tiens absolument à ce qu’il devienne le film culte des sociaux-démocrates du monde entier, voici la grille de lecture qui vous permettra d’apprécier enfin, ce film à sa juste valeur.

En effet Spider-man est Social-Democrate et ce film était en fait un documentaire prophétique annonçant la défaite Ségolaniste du 6 mai 2007, la mort du Bayrouisme et la victoire à terme des idées sociales-démocrates. Il pourra également être facilement transformé en un brillant clip de campagne pour mon Barack Obama adoré mais ne nous égarons point et revenons à l’explication qui s’impose en observant les personnages.

Commençons par le plus important d’entre eux puisque bien des choses en découlent. L’homme de Sable. Celui-ci qui n’a pas un « mauvais fond » comme il est dit dans le film verse dans le crime pour une seule raison. Parce que sa petite fille est malade et qu’il a besoin d’argent pour la soigner. Du coup, une conclusion s’impose. Si les EUA disposaient d’une assurance-maladie comme la nôtre, rien de tout ça ne serait arrivé. Chose que le gentil social-démocrate de Peter Parker comprend à la fin du film.

Peter Parker. Fasciné un temps par le culte de la popularité, les sondages, l’opinion, le matérialisme spirituel, le goût d’un pouvoir personnel sans limites, symbolisés par cette matière « brune » capable de transformer l’homme en bête, nous assistons à une phase où Pet se la pète. Il connaît alors la solitude du pouvoir et sa femme le quitte. Suivez mon regard. Toutefois lucide et sensible, il finira par redevenir social-démocrate et par s’allier avec un personnage qui se découvrira centriste.

Ce personnage est le Bouffon-vert. Déchiré entre l’arrogance et la générosité, le désir de vengeance et celui de justice, l’égoïsme et la solidarité, l’héritage et le mérite, regardant à droite et à gauche, le bouffon-vert ne sait pas trop où se situer jusqu’au moment où une déflagration lui crame le côté droit du visage, ce qui le pousse à s’allier sur sa gauche avec Peter afin de sauver Mary-Jane.

Mary-Jane, peu sûre d’elle même, versatile, en quête de reconnaissance, aux talents faiblards, jalouse de la notoriété de son compagnon et de la blonde qui lui tourne autour, attirée par un bouffon-vert centriste et enfin, se mettant dans un pétrin nécessitant l’alliance de toutes les forces de progrès pour la sortir de là, nous fait penser à une candidate de Gauche devenue célèbre par sa chute finale. La même chute que dans le film.

En conclusion on peut dire que Spider-man est le super héros de la 3e voie, celle de la Social-démocratie. Ça tombe bien puisque le Spider-Iman que je suis, le héros qui jette ses toiles sur la Toile, l’est également. Merci encore mon cher Sam Raimi. Il paraîtrait que tu travailles à la suite du « Seigneur des anneaux ». J’attends ça aussi avec impatience. Namarië.

Le chef du SIL, la Super I-heros League.

samedi 10 novembre 2007

APHREURISME DE SUPPORTER


PS comme PSG, faut plus trop m’en parler
G comme Grand Guignol, Guerre des Gangs ;
G comme Gaffe à Gogos et Grosse Gamelle ;
G comme reléGation en seconde division.

PSil

vendredi 9 novembre 2007

MON PRIX LITTERAIRE : THIERRY JONQUET


C’est la saison des prix littéraires. Comme il n’y a pas de raisons qui l’empêchent, le Republicoin est heureux d’attribuer à Thierry Jonquet le prix Republicoin pour son excellent roman « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte », le roman des « territoires perdus de la république ».

Ce livre, toujours d’une brûlante actualité, surtout aux Pays-Bas, fin et puissant à la fois, nous invite à trois méditations parallèles, au travers du récit des pérégrinations effectuées dans le réel Séquano-Dionysiens (9-3) par une jeune prof juive, un magistrat, des policiers et d’autres agents du réel. Voici les trois méditations qui émergent de cet excellent récit.

1- Il n’y a pas de bon sauvage ou de belle jeunesse. Il n’y a que des enfants dont il nous faut savoir ce que nous voulons en faire. Soit des sauvages, soit des continuateurs de la civilisation. Si c’est des continuateurs de la civilisation, il faut nous en occuper, leur donner un cadre constructeur, les pousser au meilleur d’eux-mêmes et non pas caresser leurs tendances primales dans le sens d’un poil naissant ou encore les abandonner à ceux qui rêvent de les transformer en armes au service de leur conquête du pouvoir.

2- Si au marché des addictions, il arrive que certaines petites affaires périclitent, comme celle des stupéfiants ou bien celle du sexe, il y en a une qui non seulement se porte à merveille mais qui grignote chaque jour un peu plus de parts de marché. Celle d’une religion prêt-à-porter de la tête aux pieds.

3- Après nous être demandés, tout le long de l’intrigue, ce que venait faire dans l’histoire le gamin schizophrène, nous comprenons page 312, après un long passage sur la folie qui parcourait la banlieue lors des « French Riots », où Thierry Jonquet voulait nous entraîner. Dans cette évidence faisant qu’il y a une différence entre des folies individuelles d’ordre biologique que nos sociétés acceptent de diagnostiquer et de traiter comme elles peuvent, et une folie collective d’ordre culturelle que bizarrement nos sociétés refusent non seulement de diagnostiquer mais également de traiter, alors qu’elles le pourraient. Une forme de schizophrénie collective.

Alors certains voudront voir dans ce roman beaucoup trop de morbidité, de noirceur et de pessimisme. J’y ai vu plutôt un roman lumineux dans le sens où la guérison n’est pas loin quand le diagnostic est enfin correctement posé. Ce qui est le cas ici.

En conclusion, « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » de Thierry Jonquet est un excellent livre, à lire absolument, qui à la limite ne pécherait que par trop de finesse humaniste, à une époque où nous aurions déjà dû passer du diagnostic à une contre-propagande brute de décoffrage, afin de combattre cette folie beaucoup trop ordinaire.

SIL

jeudi 8 novembre 2007

APHREURISME URBAIN


Coloriage des Zones en rouge, jaune ou orange…
Mesdames Boutin et Amara érigent donc le coloriage
en politique de la ville, le tout soumis à résultats.
Je la voyais venir gros comme un quartier celle-là…

Sil pété de rire.


Alors qu’un rapport de la cour des Comptes épingle la Gestion des fonds attribués par l’Etat aux banlieues depuis 5 ans ainsi que l’enchevêtrement et la lourdeur des dispositifs, nous avons pu voir Madame Amara, mercredi soir, au Journal télévisé de France2, nous expliquer qu’il faudrait en lieu et place des sigles (ZUP…) pour « bac + 10 », attribuer des petites couleurs aux quartiers en fonction des priorités. Le coloriage, une nouvelle politique d’affichage pour electeurs de ZEP ?

mercredi 7 novembre 2007

ELLE A LES YEUX CIMETTERRE…


J’ai mis assez longtemps à l’admettre mais grâce à mon psy passé du Lacan au Taliban, j’ai pu me rendre à l’évidence. Je suis bourkhinophile. Il est vrai que j’avais déjà quelques prédispositions. En effet, ce qui m’a toujours le plus attiré chez les femmes, ce ne sont ni les seins, ni les fesses mais les yeux. Je sens que vous ne me croyez pas et qu’il vous faut un exemple qui sente le vécu.

Vous vous souvenez de la pub pour wonder-bras™, celle où la jolie top-model tchèque Eva Erzigova insistait pour que vous la regardiez dans les yeux. Eh bien, vous me croirez si vous voulez mais je ne lui ai jamais rien regardé quoi que ce soit d’autre. Je sais, c’est totalement déviant comme comportement. C’est ainsi que l’autre jour, j’ai totalement perdu les pédales dans les dédales de ma perversité.

Alors que, dans le bus, je méditais tranquillement sur la portée du texte de la sempiternelle ritournelle de Manu Chao, ce chanteur pour malades d’Alzheimer, elle rentra et s’assit juste en face de moi. L’émoi me saisit instantanément. Mon cœur, mes verres de lunettes ainsi que mes cornées se brisèrent d'un coup sec. Deux yeux aussi sublimes que perses, mis en valeur par tout ce noir tissé de la tête aux pieds, fixaient mon impureté mécréante. Le désir brisa ma volonté d’airain. J’adorais d’autant plus ce regard qu’outre les yeux, j’aime surtout être dominé par ceux-ci. Aussi, je me suis dit que le statut de dhimmi qu’elle m’imposait un peu plus à chaque battement de sil, était tout naturellement fait pour moi.


Alors que sa pureté méprisait de plus en plus mon infériorité mécréante, le désir fut si fort que je sombrai entièrement dans un délire hédoniste total. Dieu d’un « paradis à l’ombre des épées », ces pupilles, de toute évidence, ne pouvaient être que celles de l’une des houries aux grands yeux, promises à tes fidèles. Soumis à de telles pensées, j’ai commencé par bander comme un âne. Puis ce fut comme un camélidé dès lors que je l’imaginais, posant langoureusement sur une peau de bête chamelière, la bourkha remontée à mi-cuisses et moi explorant les rideaux de sa pudeur avec vigueur, mes yeux enchaînés aux siens. J’ai taché mon pantalon et ça s’est vu. Visiblement, cela la flatta. Cela me gêna.

Depuis je conjure le CFCM de bien vouloir accueillir ma supplique. S’il pouvait mettre fin à cette pratique vestimentaire, j’irais enfin l’esprit sain et apaisé. Parce que depuis ce jour, dés que je vois une bourkha, la rétine rougie d’excitation, je me tripote sous ma camisole blanche. Ah, oui, j’oubliais de préciser que j’ai changé mes jeans pour l’ample camisole du soumis aux divins désirs. C’est effectivement bien plus pratique pour se toucher comme pour s’essuyer. 
S’il entend répondre à ma supplique, que le CFCM n’hésite pas à me contacter. J’ai quelques croquis à leur montrer. Des croquis de bourkhas échancrées, de bourkhas totalement transparentes excepté au niveau des yeux ou encore la mini-bourkha grillageant les yeux et s’arrêtant mi-cuisse histoire que les yeux du délit soient camouflés par l’amas de chair ainsi exposé.

En attendant, en souvenir de ces yeux perses, chaque jour que la mécanique céleste fait, je chante « elle a les yeux cimeterre, elle a le regard qui tue, si elle dégaine la première, l’infidèle est foutu… »

SIL chat perse à poil long

Billet joué sur : DAILYMOTION

mardi 6 novembre 2007

AVEC MOI TOUT EST POSSIBLE


Après six mois d’une observation toute attentive, avec mes amis, nous avons enfin compris le véritable sens du slogan de campagne de notre président.

En fait, il fallait le lire au premier degré.

Avec notre président, Tout est possible… Tout pour son plaisir… Tout pour nous déplaire… Tout et n’importe quoi… Tout et son contraire… Tout quoi !

SIL à la croisée des possibles

lundi 5 novembre 2007

TRAITE DE TORDESILLAS


An de grâce 1494. Pris d’une soudaine crise de confiance, Portugais et Espagnols, avec l’assentiment de la papauté, décident de se partager le nouveau monde. Tout ce qui est à droite d’un méridien passant pas loin de la future Guyane est pour le Portugal. Tout ce qui est à gauche de ce méridien revient à l’Espagne. Yallahhh ! Carrément !

À vrai dire je n’ai jamais compris ce Yalta de l’époque. Je n’ai jamais compris car tous ceux qui fréquentent les guesh ne peuvent voir cet excès de confiance qu’avec étonnement. C’est vrai quoi, vous les connaissez les Portugais. Ce petit peuple travailleur, aux mâles timides et effacés devant leurs femelles énergiques, au caractère granitique. Un peuple avec ce regard apitoyant que l’on ne retrouve ailleurs uniquement chez les Irlandais d’avant la croissance économique, les Arméniens d’Anatolie ou les petites filles Cisjordaniennes comme Roumaines. Un peuple au regard incapable de dominer ni le monde, ni même une simple moitié.

C’est ainsi, l’autre jour, alors que mon esprit vagabondait sur les courbes méridiennes et parallèles de la sublime Sénégauloise Rama Yade, que j’imaginais enfin une scène bien plus probable sur cette première rencontre entre Portugais et Africains, et qui expliquerait le traité de Tordesillas. Quel est le rapport entre Rama Yade et le traité de Tordesillas ?

Il est dans le fait qu’elle se soit déplacée au Tchad avec notre président pour plaider la cause d’enfoirés qui tout en profitant de la détresse d’adultes en mal d’enfants, croient qu’il suffit de troqué un langage négrier pour un langage humanitaire pour pouvoir continuer de donner libre cours à des désirs d’acquisition dans cet entrepôt en libre-service que reste l’Afrique. Ayant cru jouer les petites divinités blanches en Afrique il fallait bien s’attendre à ce que le ciel africain leur tombe sur la tête. Perso, tintamarre médiatique ou pas, je n’aurais pas bougé le moindre petit doigt. Quant aux réactions du président Idriss Deby qui cherche à se refaire virginité populaire avec cette affaire, elles n’appellent de ma part aucun commentaire. Je le mets dans la même catégorie d’enfoirés que ceux qui n’ont jamais eu cure de l’intérêt des peuples africains. Mais revenons à notre traité de Tordesillas le temps que certaines ONG finissent de se repartir le monde de l’humanitaire…

Nous sommes en 1450, quelque part sur les cotes sénégalaises. Des cales du navire portugais « Arca de Zoé » débarquent toute une troupe de petits tos. Explorant les alentours, ceux-ci ne tardent pas à tomber sur un village de braves guerriers Sérères qui les accueillent avec bienveillance. Le chef du village remarque tout de suite cette mélancolie, cette « saudade », au fond des yeux de nos Portugais. Interpellé par tant de tristesse, il leur demande quel bon vent du nord-ouest les amène sur ces rivages.

Nos braves explorateurs portugais répondent alors que « leur pay’ch est tout pourri’ch » et que leurs intrépides femelles leur ont ordonné d’aller chercher des esclaves en Afrique afin de les aider dans leurs taches ménagères, étant donné qu’ils sont incapables de tenir le rythme. « S’il vous plai’ch, vous voulez pa’ch venir avec nou’ch. S’il vous plai’ch, nos femme’ch ne nous laisseront jamai’ch rentrer sinon’ch ».

Le vieux chef du village a bien un lot de captifs ramenés la semaine passée de l’arrière-pays mais en échange les portugais n’ont que de la verroterie « toute pourri’ch ». Le commandant du navire insiste de son regard. Le vieux chef se laisse alors apitoyer par nos pauvres Portugai’ch et demande à son fils Mignane, de livrer les captifs à ces pauvres bougres blancs afin qu’ils les emmènent dans leurs pays « tout pourri’ch » et que l’Afrique fasse ainsi œuvre de civilisation puisque même les Portugais, ce petit peuple qui a pourtant l’air courageux, s’avère incapable de travailler lui-même, tout seul, à son œuvre civilisatrice. D’ailleurs ne dit-on pas depuis, en Afrique, que « le Blanc est comme le crocodile. Grande gueule mais petits bras. »

Quant à la verroterie, le vieux chef se dit qu’il pourra toujours la refourguer « aux gens de Fann », une localité de tout temps connue pour ses gogos friqués capables d’acheter tout ce qu’il y d’un peu tape à l’œil. Les Portugais de leur côté repartent en pleurant de joie et en chantant un petit fado larmoyant qui parle de la mélancolie de leur pays « tout pourri’ch ».

Le problème c’est que les femelles portugaises, exigeantes au possible, demanderont toujours plus d’esclaves à leurs bonshommes. Ceux-ci inconscients de l’incroyable pouvoir apitoyant de leur regard finiront par croire qu’ils sont capables de dominer le monde. Comme par ailleurs la femelle portugaise ne trouvera rien de mieux à faire qu’à donner des idées à sa cousine hispanique, Portugais et Espagnols se retrouveront comme des cons à se partager le nouveau monde pour satisfaire aux exigences de leurs fières velues.

Vous ne me croyez pas ? Essayez de calmer une portugaise hystérique et de soutenir le regard d’un Portugais plus d’une minute sans lui donner le bon dieu sans confession. Essayez donc, vous verrez bien. Même la papauté y a cédé en 1494. Laissez tomber, ils sont trop forts, je vous dis. Ne dit-on pas d’ailleurs en Afrique que « Blanc est fort ». Tiens ça me donne envie de chanter un petit fado tout cela…

SIL tout pourri'ch

dimanche 4 novembre 2007

APHREURISME MARTEAU PILON


Dans l’affaire de la caisse occulte du syndicat patronal
De la métallurgie, un petit rectificatif s’avère nécessaire.
Il ne fallait pas lire qu’elle servait à « fluidifier le dialogue social »
Mais plutôt à lubrifier les partenaires sociaux. L’UIMM un partenaire qui vous aime.

SILedgehammer

samedi 3 novembre 2007

MON OLYMPE


Le 3 novembre 1793 est guillotinée Olympe de Gouges, mon Olympe, la partie X de mon génotype conceptuel, l’une des marraines de la République, une Grande Dame pas assez connue à mon goût.

Tout fils indigne de ce nom vous dira qu’il y a des choses qui l’énervent chez sa mère. Aussi, il y a des trucs chez Olympe qui m’agacent et que je renie, imitant ainsi son fils légitime, l’adjudant général Aubry de Gouges.

Certes, lui le fit pour des raisons liées à sa carrière militaire, la terreur ayant triomphé de son courage, alors que moi, c’est son coté « Girondin », régionaliste qui m’agace. J’ai beaucoup trop de mal à expliquer à la France du vide et aux régions pauvres que le fédéralisme ou le régionalisme sont le meilleur moyen d’assurer la cohésion nationale, pour accepter son girondisme. De même j’ai un peu de mal avec son ultralibéralisme affectif. Mon Olympe caressait en effet l’idée, sans doute pour mieux caresser autre chose, qu’il fallait que les contrats de mariage soient pour un an renouvelables. Un mariage en CDD. Pourquoi pas à temps partiel aussi, non ? N’importe quoi ! Désolé maman, mais je préfère le CDI. Faut dire qu’elle avait un côté un peu bobo et donc ce côté idées à la con. En ça aussi, elle fut une précurseuse.

Fille illégitime du marquis de Pompignan, déçue par un premier mariage, madame refusa à jamais de s’engager, considérant le mariage comme « le tombeau de la confiance et de l’amour », une excuse de meuf, préférant ainsi l’amour bohême tout en vivant aux crochets de son riche compagnon, Messire Jacques Biétrix de Rozière. Celui-ci, bon con, lui permit de mener grand train, de s’adonner à l’écriture de pièces de théâtre et de jouer un rôle important dans la Révolution française.

Mais bon, ma réserve s’arrêtera là puisque contrairement aux bobos amoureux du consensus mou ou du simple bavardage, mon Olympe mit sa tête à couper que la Démocratie et les valeurs humanistes triompheraient. Malheureusement, elle perdit son pari, certes momentanément mais suffisamment pour y laisser sa jolie tête bien pleine d’idéaux humanistes et républicains.

Militante de l’égalité entre tous les Hommes, notamment à travers son combat pour l’abolition de l’esclavage ; militante de l’égalité Hommes-femmes avec sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et son célèbre slogan « la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle devrait aussi avoir le droit de monter à la tribune »; profondément démocrate, mon Olympe s’opposera courageusement aux dérives sanglantes de la Révolutions arguant du fait que « le sang, même des coupables, souille éternellement les révolutions ». C’est pour cette dernière raison qu’on lui trancha les cordes vocales.

Elle eut toutefois le temps de participer à la théorisation d’un système de protection maternelle et infantile comme de recommander la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers d’hébergement pour les sans-abri. Bref, hardcore jusqu’à la mort, elle travailla à ce que la Loi abrite le plus faible. En ça, je lui dis, merci maman !

SIL qui aime sa maman

vendredi 2 novembre 2007

LES INTERMITTENTS DU SPECTACLE SOCIAL


Délits d’initiés par des fils à papa railleurs qui ne méritent rien d’autre si ce n’est une bonne grosse paire de claques ; patrons fautifs qui nous gratifient d’en haut, d’un bon gros doigt d’honneur pendant qu’ils font du parapente en golden parachute ; travailler plus pour mourir plus vite dans les locaux même de l’entreprise ; nivellement par le bas pour les salariés mais nivellement par le haut pour notre président ; le tout au nom d’une modernité qui fleure bon parfois l’ancien régime…

Vous savez quoi ? Surtout ne changez rien. Ignorez donc « l’action-réaction », ce principe fondamental de la physique et continuez à faire montre d’une arrogance sociale totalement décomplexée. Continuez car vous ne manquerez pas de ressusciter une notion que j’espérais morte à jamais, celle de la lutte des classes. Au fait, quand je dis « continuez », c’est pour rire. Vous êtes à ce point inquiétants que je tenais quand même à prévenir.

Quant aux intermittents du spectacle social, les Augustin Legrand, les Balasko, Béart et autre Depardieu qui entre deux rôles surjouent la solidarité, oups qui militent légitimement pour que tout le monde bénéficie d’un logement décent, ils ont raison. Faut pas laisser les gens dehors par ce réchauffement climatique global. Les hôtels c’est nul, vos hôtels particuliers c’est mieux. À votre bon cœur, messieurs dames. Et surtout n’hésitez pas à loger chez vous tous ces pauvres malheureux et à faire du monopole du cœur votre service public. C’est vrai quoi, vous savez bien que le bon peuple a besoin de guides, d’exemples venus d’en haut. Or qu’y-t-il de plus haut et de plus lumineux qu’une étoile du show bizness et ce même s’il s’agit de vulgaires naines blanches ?

Sinon, vous en êtes où de vos contributions fiscales ? Vous savez, cet argent que de moins en moins de gens reversent de bonne grâce et qui sert à financer cette solidarité nationale qui vous tient tant à cœur, de temps en temps…

SILex tranchant

jeudi 1 novembre 2007

DJIHAD : LE POID DES MOTS, LE CHOC DU VERDICT


Par des temps où ma Kabylie saigne fréquemment pour résister encore et toujours à son arabisation et à son islamisation, où Alger comme Casablanca peuvent voler en éclats, où le sud du Tchad, le Sud et l’ouest du Soudan, le reste d’Egypte copte, le Liban chrétien, le Caucase orthodoxe, Israël, les démocrates turcs, iraquiens, iraniens ou autres, l’Inde, le Sud de la Thaïlande comme des Philippines, les bouts d’Indonésie encore non islamisés, où, pour ainsi dire, toutes les marches de la maison de l’Islam, Europe y compris, saignent fréquemment pour les mêmes raisons que ma Kabylie, j’entends mes objecteurs habituels prétendre que je suis dans l’erreur.

Ces objecteurs d’inconscience m’enjoignent de croire par le biais de leurs fatwas médiatiques que tout cela n’a rien à voir avec le Djihad, par le simple fait que tous les plus grands penseurs de la galaxie depuis le big-bang ont démontré que le Djihad désigne l’effort sur soi et rien d’autre. Compris !?! Bien sûr Messieurs !

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’au moindre trait d’humour, de Rabat jusqu’à Djakarta, différentes populations appellent à un Djihad où l’on crame des drapeaux, des photos, des ambassades, des églises, des prêtres, des intellectuels et où l’on appelle au meurtre des infidèles sans que les autorités religieuses trouvent à redire, à excommunier ou à fatwaser. Pourtant, d’ordinaire elles ne sont pas avares en fatwas ces autorités. Non, elles préfèrent nous seriner que « L’islam est paix et amour puisqu’on vous tue à vous le dire ». Allah rigueur, s’il lui arrive de commettre quelques crimes, ils sont d’ordre passionnels mais en rien méchants. C’est un malentendu ! « Fi loui un bizoux ! »

De toute évidence, force est de constater que la culture de l’effort sur soi prêchée par nos illustres penseurs n’a pas encore pris racine dans le monde qu’ils décrivent avec une si impressionnant acuité. Remarquez, cela vaut également pour ces messieurs puisqu’il leur faudra déployer bien plus d’efforts pour réussir à nous faire avaler leurs salades vertes toutes moisies.

Quant au procès de Madrid, celui des attentats du 11 mars 2004 (191 morts, 1825 blessés), où l’on apprend que 3 des principaux accusés viennent d’écoper de 40 000 années de prison chacun, puisque le Djihad fait partie du banc des accusés, qu’il est consubstantiel à l’islam, mais que cela ne figurera sans doute pas dans les attendus du jugement, j'appelle à ma barre la plus grande autorité en la matière, Momo le prophète qui nous dit ce qui suit dans son Hadith n° 29, intitulé « ce qui fera gagner le paradis »:

Parlant de l’Islam, Momo nous dit que « le sommet de l’édifice consiste en la soumission à Allah, sa colonne est la prière et le dôme est le DJIHAD ». Je crois que tout est dit. Merci Momo, tu peux retourner t'asseoir en attendant que ce procès se poursuive en appel.

SILim Ait Dar-al-Sulh

Illustration : il s’agit du drapeau saoudien, la seule caricature islamique autorisée. On peut y lire la Shahada, soit la profession de foi musulmane, précisant « qu’il n’y de dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète ». Voici pour la représentation textuelle de Mahomet. Quant aux armes, en guise de bombe, on y voit un sabre. C’est mieux ! Ça fait plus orthodoxe sans aucun doute…