BLOG RADICALEMENT DEMOCRATE, POLITIQUE, COSMIQUE, SARDONIQUE, VOYAGEUR ET VULGAIRE, PARAISSANT TRÈS SOUVENT ET S'INSPIRANT DE L'ESPRIT D'UN TEMPS OÙ LE REPUBLICAIN SAVAIT ENCORE JOUER DE SES TUBES SEMINIFERES...
dimanche 14 juin 2009
ÉPREUVE DE PHILO OU DE FORCE ?
Jeudi prochain, ce sera jour d’épreuve de philosophie. Aussi, afin que cela ne tourne pas à l’épreuve de force, je vous propose de réviser avec Dupontel.
SILosophe
vendredi 12 juin 2009
UN PLAN DE RELANCE EN OR POUR « LES GENS DU NORD. »

Syndrome médiatique de Korsakoff oblige, je suis certain que la plupart d’entre vous ne se souvient plus du drame du samedi 7 mars 2009. Ce soir-là, après le match Lyon-Lille au Stade de France, des supporters lillois cherchent à rejoindre leur car. Dans ce dessein, ils décident d’emprunter une voie de chemin de fer. Un RER fauche alors le groupe, blessant huit personnes et tuant un enfant ainsi qu’un adolescent. Paix à leur âme. Les 40 jours de deuil étant passés, je puis en parler.
Je peux en parler car à l’occasion de ce drame, j’ai entendu des choses particulièrement méchantes. Comme quoi, ils l’avaient bien cherché ou du moins étaient entièrement responsables de ce qui leur était arrivé. D’autres détournèrent même les paroles de la chanson d’Enrico Macias, « les gens du nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors », en concluant, « et pourtant ce ne sont pas des lumières ». Soi-disant que chaque fois qu’il y a un drame ou un fait-divers particulièrement horrible, c’est pour le Nord.
C’est souvent vrai mais ce n’est pas une raison pour se montrer cruel. Oui, j’ai beau dire que la moquerie à caractère ethnique n’est respectable que lorsqu’elle est méchante, là je n’ai pas trop envie et opterai par conséquent pour la méthode Timsit, une méchanceté gentillette.
C’est qu’ils souffrent les gens du Nord, ils souffrent vraiment. Déjà, des voies de chemin de fer désaffectées, qui ne servent là-bas à rien d’autre que de raccourci entre deux bleds. Imaginez leur surprise de voir des trains rouler, y compris de nuit. Mais ils souffrent surtout du chômage, de l’alcool, et de diverses maladies indépendantes de toute consanguinité. Silicose, cirrhose, hépatites, sans oublier cet herpès qu’ils attrapent dans la petite enfance par le biais d’éducateurs écologistes particulièrement attentionnés, et qui pour des raisons qui échappent au corps médical, risque plus qu’ailleurs de dégénérer en encéphalite herpétique, une maladie horrible qui ne permettra au patient qui y aura survécu, d’avoir pour semblant de vie normale, une activité de supporter d’équipe de foot. Avouez que c’est horrible, non ?
Du coup, comprenez que j’ai envie d’aider le Nord. Déjà en le valorisant. Que peut-il y avoir de bien dans le Nord ? Facile ! Lille, déjà. Lille est une très belle ville. Et puis les filles. Très, très bien les filles du Nord et ce pour au moins deux raisons. Tout bon tenant de la théorie de l’évolution vous expliquera que les mutations les plus surprenantes se trouvent souvent en milieux hostiles. Le Nord étant un milieu particulièrement hostile, vous voilà certain d’y débusquer des perles moins rares qu’ailleurs. N’appelle-t-on pas la côte de la mer du Nord, « la côte d’Opale ». Tout s’explique. L’autre raison qui fait tout l’intérêt des filles du Nord, réside dans le fait que même le gars le plus timide qui soit y a toutes ses chances. À condition de ne pas être du Nord bien sûr. C’est que pour toutes les raisons susvisées dans le chapitre tares, la concurrence masculine n’y est pas très rude. De toute façon les meilleurs spécimens d’hommes du Nord, curiosité et intelligence oblige, préfèrent allez voir plus au Sud ce qui s’y passe. Par conséquent, non seulement les filles du Nord vous reconnaîtront de suite, mais surtout elles viendront vous voir d’elles-mêmes. C’est-y pas une bonne raison d’aimer le Nord, ça ? Comment ça, « non ! »
À l’évidence, je n’ai pas réussi à vous convaincre, bande de Nordophobes. Qu’à cela ne tienne, j’utiliserai mon argument massue, ma massue de Thor.
C’est que je me permets de vous rappeler que nous vivons actuellement un drame économique, non pas du fait des gens du Nord, mais que l’on doit pour partie à des fils de rentiers, consanguins, cocaïniques et amateurs de vacances à Pattaya, qui se sont amusés pendant des années à promener nos économies au bord des rails d’un TGV. Les a-t-on traité d’irresponsables ou de dégénérés ? Se moque-t-on d’eux à longueur de journée ? Non seulement ce n’est pas le cas mais surtout ceux-ci ont bénéficié et bénéficient toujours d’un plan de relance en or massif !
Par conséquent j’exige que les gens du Nord bénéficient du même traitement. Que l’on déverse sur eux des centaines de milliards. Au moins nous serons certains qu’ils consommeront, eux, avec en plus une prédilection pour les produits locaux, moules, frites et autres bières.
J’ai même une autre idée par rendre à coup de milliards, et à coup sûr, leur avenir radieux. Un avenir dans le ton de la chanson d’Enrico Macias. Enfin, dans un ton bien plus joyeux. Oui, que l’on bâtisse dans le Nord une technopole tournant autour des technologies de la fusion nucléaire, soit la technologie solaire. De quoi installer un beau jour et à demeure le Soleil dans le Nord, mais aussi de permettre à leurs jeunes ingénieurs de pouvoir un de ces jours se prendre pour des lumières. Ne me remerciez pas. Enfin, si, les filles du Nord y sont autorisées…
SILugh le polytechnicien.
jeudi 11 juin 2009
EUROPE&HAINES : IL GRÊLE DES VERS DANS LE JARDIN D’EDEN.

Ah ça, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Europe en tant que telle n’inspire plus vraiment la passion. À peine quelques velléités de crimes passionnels et encore. Et ce n’est pas le taux d’abstention qui me contredira. Même pas la manifestation d’un rejet, juste celui de l’indifférence. D’un autre coté, sans même parler des séquelles qui restent du mépris affiché par Bruxelles devant la parole des peuples exprimée lors des derniers referendums, ce n’est pas la campagne qui portait au retour du désir. Une campagne sans flirt, ni préliminaires ; pire encore, un truc d’éjaculateur précoce. On voudrait nous prendre à froid qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Alors que beaucoup se joue désormais à Bruxelles et que par conséquent une telle élection aurait mérité des mois de débats, nous avons eu droit encore une fois à une forme de déni de démocratie. Des professions de foi déposées la veille dans nos boîtes aux lettres ; des panneaux d’affichage que l’on a juste eu le temps de croiser ; mais aussi quelques maigres semaines de campagne, deux trois meetings et le même nombre de débats à peine relayés par le medias sauf quand ça saignait. On trouve la passion où on peut après tout.
Ah ça pour saigner, il y a eu du saignement, et pas que lors du désormais célèbre débat Bayrou vs Cohn-Bendit.
C’est ainsi que le Parti Socialiste, malade pour ne pas dire moribond, n’a rien trouvé de mieux que de s’administrer un remède à la docteur Knock. Fermer toutes les fenêtres sur la réalité et s’infliger une bonne grosse saignée. Et ce alors qu'ils ont besoin d’un remède de cheval. Remplacer les tocards qui tirent depuis trop longtemps l’attelage socialiste par des étalons frais et dispos. C’est vrai quoi, on en a marre de voir encore en toujours les mêmes têtes d’apparatchiks qui ont déjà donné leur meilleur ou plutôt leur moins pire et qui nous servent encore et toujours les mêmes recettes totalement dépassées. Sérieux, ça sent le patient sous cortisone tout ça ? Il n’y a qu’à voir la tête de Martine. Allez, allez, balles neuves que diable ! Donnez-nous du Valls ! Donnez-nous du Peillon ! Je suis même prêt à supporter du Hamon. En tout cas, il faut que ça bouge, que ça pulse et que ça occupe le terrain au moins autant que ceux du camp d’en face…
S’agissant du MoDem, même constat que pour le PS. Au fond, l’hémorragie de dimanche n’est pas tant due au clash avec l’autre Cohn, qu’à une vieille odeur politique, celle du moisi. Non mais c’était quoi cette stratégie, celle du « vote sanction », aussi populiste qu’insultante pour l’intelligence de l’électorat. Une stratégie qui sentait la naphtaline politicienne ; une manoeuvre susceptible de faire penser que si les thématiques européennes et républicaines abordées par mon Bayrou résonnent comme quelque chose de nouveau et de salutaire, le fond reste le même, celui de la vieille politique à papa dont les Français ne veulent plus. De quoi risquer de donner raison à Hervé Morin lorsqu’il dit que François Bayrou « est en voie de chevènementisation ». Là aussi il va falloir une transfusion et vite, faute de quoi l’anémie s’installera, pendant que d’autres se gorgeront de sang.
A l’image par exemple des sangsues de la Liste antisémite, pardon, de la liste antisioniste bien sûr. Merveilleux n’est-ce pas que ce grand pays européen, qui d’un côté juge à huit clos un barbare fier d’avoir enlevé, torturé et assassiné un jeune Français juif, et qui de l’autre propose aux élections européennes une liste dont le chef de file fustige tous ces « youpins sionistes » qui sionisent la France ? Mais oui, mais oui !
Il est vrai que jour après jour la sionisation de ce pays apparaît évidente. Que ne les voyez-vous pas, tous ces drapeaux sionistes aux fenêtres des habitations sionistes, sur les pulls des jeunes sionistes, ou encore arborés fièrement dans les mairies lors des mariages sionistes ? C’est comme toutes ces hordes de jeunes sionistes agressant en bande toute personne, mais aussi médecins, pompiers et forces de l’ordre, qui s’introduiraient dans les quartiers sionistes. Et qui depuis peu agressent même des non-sionistes dans les bus de la capitale aux cris de « sale goy ». Ne parlons même pas de tous les trafics qui ont lieu dans les quartiers soumis à la loi sioniste. Et puis vous avez vu dans les maternités toutes ces femmes sionistes, dont le taux de fécondité est trois fois supérieur à celui des non-sionistes, accouchant systématiquement de Moïses histoire de bien marquer leur différence ? Pas un Alain, un Patrick, un Jacques, un Paul. Que des Moïse. C’est un signe ça non ? Sans compter tous ces sionistes qui par dizaines de milliers débarquent clandestinement chez nous chaque année. Qui débarquent, qui refusent en grande partie de s’intégrer et qui réclament des statistiques ethniques afin de démontrer que les sionistes subissent des discriminations, histoire de bénéficier par le biais de la discrimination positive des places qui leur reviendraient de droit. Et puis tous ces attentats sionistes, avouez que ça commence à bien faire. N’est-ce pas insupportable, toutes ces églises, mosquées, temples hindous, et ambassades qui brûlent dans tous les pays aux mains des sionistes, dès que s’exprime la moindre critique à l’encontre de leur religion particulièrement prosélyte, hein ? Et tous ces intellectuels, ici et là menacés, voire égorgés à la moindre critique. Non, c’est certain, les sionistes imposent la censure, leur loi, leurs coutumes, leur langue, leur religion…
Non mais quelle bande de malades ! Et c’est dans mon pays que cela se passe, le tout sans la moindre réaction de notre gauche morale, de nos beaux parleurs et autres grandes consciences de gauche, comme de droite. Pas la moindre manifestation du genre « touche pas à mon pote ». Pas le moindre coup de gueule de la part de tous nos grandes gueules, de nos artistes, comédiens, chanteurs et autres petits comiques. Sans doute la preuve que tout cela n’est pas si grave, n’est-ce pas ?
Une liste fondée dans l’année qui fait un score global de 1.3%, soit mieux que l’historique Lutte Ouvrière, avec des scores à deux chiffres dans certains quartiers de banlieue, notamment en Seine-Saint-Denis, département sionisé s’il en est, ce n’est pas grave, hein ? Après tout, comme j’ai pu lire ici et là, vu l’abstention, tout ça ne veut rien dire. Mais bien sûr, comme si les abstentionnistes n’auraient jamais pu voter pour cette liste s’ils s’étaient déplacés. Bel exemple de divination électorale. On minimise ou on se rassure comme on peut, après tout. Et puis, il y a plus important que toute cette haine aussi peu esthétique que télégénique.

Le plus important, c’est le score et le spectacle offert par les verts. Ça c’est du lourd. Que du plaisir. Parlons-en tiens, car tout cela ne va pas sans me fasciner.
Fascinant en effet que cette liste Europe-Ecologie, sorte de mariage de la carpe et du lapin, ayant pour programme le menu d’une auberge espagnole. La carpe José Bové pour qui « L'écologie n'est pas compatible avec le capitalisme » (Chat sur le site lemonde.fr, 7 mars 2009). Le lapin Danny qui se disait, il n’y a pas si longtemps, « pour le capitalisme et l'économie de marché » (Une envie de politique, 1998, La Découverte). L’auberge espagnole, celle où chacun apporte un petit truc. L’un, le socialisme (SMIC européen, revenu maximum) ; l’autre, le bio et les énergies 100% propres ; un autre, un peu de tiers-mondisme et d’immigrationnisme bien-pensant ; une tierce personne, son combat pour les libertés individuelles ou contre la corruption ou encore les « maladies du mode de vie » (cancer, asthme, hypertension, obésité). Le tout lié par une gentille rêverie indeterminée, « un nouveau rêve européen » et un bon gros cauchemar, « la transformation écologique de l’économie et de la société ».
Avec les communistes nous avons pour projet totalitaire « la collectivisation des moyens de production ». Avec les écologistes c’est non seulement l’écologisation des moyens de production mais aussi de toute la société. Une société nouvelle avec un homme neo-veau tourné vers « la croissance verte », soit la photosynthèse pour modèle économique et sociétal. Une idée de légumes. Figurez-vous qu’ils ont même calculé, selon une méthode que ne renierait pas un apparatchik soviétique, que tout cela créera « 10 millions de nouveaux emplois qualifiés et non délocalisables ». Quant à la main-d’œuvre non qualifié, on suppose qu’on lui collera des cellules photovoltaïques sur le dos et des dynamos aux genoux en l'enjoignant de marcher toute la journée dos au soleil. Les smicards produiront ainsi de l’énergie propre. De quoi donner un sens à leur existence. « Tu fais quoi dans la vie ? »… « Je suis dans le bioélectrique »… « Ouah »
Et oui, « nous z’afons les moyens de vous verdireuuuuuh ». Preuve s’il en fallait que le gauchistes ne change pas ; seul son délire mégalomaniaque change de nom ou de forme. Dans les années 70, il rêvait de sauver le peuple en changeant le monde. Dans les années 2000, il rêve de sauver la planète en changeant le monde. Rien n’a changé, seul l’ego a pris de l’ampleur.
« Sauver la planète ». Comme le disait le célèbre humoriste américain George Carlin : « Quoi, sauver la planète ! Ces gens-là se foutent de moi ou quoi ! Nous ne sommes pas fichus de nous occuper de nous-mêmes ou des autres et ils voudraient sauver notre putain de planète (…) cette petite boule bleue qui flotte autour du soleil et qui depuis 4 milliards d’années subit des éruptions solaires, des rayonnement cosmiques, le bombardement par des comètes ou des météorites, des phénomènes d’inversion des pôles, l’érosion, les mouvements tectoniques (…) sauver la planète au motif que nous serions une menace pour celle-ci, ainsi que pour toutes ces espèces dont la nature s’est débarrassée elle-même de la quasi totalité d’entre elles et qui continue de le faire. Tu parles, tous ces petits bobos s’en foutent de la planète. Ils s’en foutent. Ils veulent juste un monde propre où vivre, un monde sûr pour leurs Volvos. Pas de quoi m’impressionner. »
Moi non plus ! Même quand ils prennent un ton de cardinal pour me parler « de vérité et d’intelligence », comme j’en ai entendu un récemment sur Arte. « Vérité et intelligence ». J’avais l’impression d’avoir devant moi un gourou ou un archidruide tendance costard en lin. Je me suis même dit qu’à l’évidence la très sainte inquisition n’avait pas brûlé toutes les sorcières et autre adorateurs de chênes saxons. Dommage (!)
Et oui toute cette rêverie cauchemardesque n’est qu’un bon gros délire de bobos aussi médiocres que mégalos, en mal d’illusion de contrôle et de problématiques qu’ils ne seront jamais à même de maîtriser, tout ça pour éviter de gérer les problèmes très terre-à-terre qui se posent à eux ou plutôt à nous. Un machin pour des gens bêtes à manger du foin. Un foin bio que je leur laisse bien volontiers…
Fascinant également que cette tête de Cohn, choisi pour tête de liste. Ce qui est certain c’est que l’on ne pourra pas lui reprocher de ne pas être en prise directe avec l’air du temps. Une véritable éolienne que ce Cohn-Bendit. Les pales qui moulinent toujours du bon côté. Ce qui reste, après tout, une forme de pensée révolutionnaire. Tourner sur soi même en revenant régulièrement au point de départ. Ecolo-antilibéral-contestataire se présentant comme un « homme nouveau » en 2009 ; social-libéral favorable à la privatisation des services publics dans les années 90 et 2000 ; social-démocrate dans les années 80 ; contestataire-libertaire dans les années 70. La boucle est bouclée.
Et quel magnifique contestataire en effet, aujourd’hui comme hier. Hier, on sentait que son sens de la contestation le portait déjà à avoir en tête l’avenir de la planète, celle des espèces fragiles, notre avenir, celle de l’espèce la plus fragile… l’enfant. Aujourd’hui, il conteste toujours. Il nous conteste le droit de lui mettre son groin dans sa fange, dans ses confessions abjectes. Celles formulées en 1975 dans son livre « Le Grand Bazar » (Editions Belfond) : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?” Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. » (…) « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. ». Propos réitérés sur le plateau de l’émission apostrophes du 23 avril 1982 : « Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. (…) Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique. C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque. »
Oui, ce petit monsieur qui aimait tant se faire chatouiller le « grand bazar » par des enfants, conteste. Il nous conteste le droit au dégoût car voyez-vous, ce petit monsieur n’a rien fait. Ce sont ces gosses qui l’ont caressé. Il n’était pas pédophile. C’étaient sans doute tous ces pervers polymorphes de gamins qui étaient adultophiles. Il n’a jamais corrompu des mineurs, mais a été victime de corruption de majeurs, une forme de viol…
Sérieux, quand je pense à cet énergumène, il ne me vient que des images animalières de l’ordre des suidés, ordre appartenant à la grande famille des ongulés. Mais je vais éviter. Je vais même tenter de faire dans le fleuri. Juste le temps de dire que lorsque l’on s’est permis de planter ses canines dans le fruit défendu le plus sacré qui soit, l’enfant, tout en s’en léchant encore les babines, on ne la ramène pas, on ne la ramène plus. On ne donne des leçons sur rien, ni à qui que ce soit, encore moins à mon François Bayrou. On ferme sa grande gueule. Quand on a corrompu le fruit du jardin d’Eden, sans jamais l’avoir assumé, on ne vient pas jouer les chevaliers blancs ou verts de la lutte anti-corruption.
Enfin, après tout, il aurait tort de se priver d’essayer. Les gens gobent. Ils sont prêts à confier le sort du verger européen à cette langue fourchue. Même si à leur décharge un « ver » peut faire illusion en se déguisant en « vert », de quoi susciter la confusion dans des cervelles un peu trop végétariennes.

Pourtant on ne peut pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus. Pierre Desproges dans son réquisitoire du 14 septembre 1982 (les réquisitoires des flagrants délires) ne présentait-il pas, très justement, « cet homme (…) à l’automne de sa vie, à la fin de son voyage (…) bon pour l’euthanasie » comme « un aliéné mental », « à la fois psychotique et névrosé », « pyromane en 68, paranoïaque depuis l’enfance ». Tout était déjà dit, non ?
Passons maintenant à nos fascinants medias aussi qu’à la tout aussi fascinante opinion publique.
Franchement j’adore ! Alors qu’ils sont d’ordinaire si friands de la vie sexuelle de l’homo politicus, là ils bloquent. Alors qu’ils sont capables de vider des citernes d’encre fielleuse sur la double vie affective de François Mitterand, la compulsivité séductrice de Jacques Chirac (rappelez-vous le « deux minutes, douche comprise » qu’on lui servait dans les années 80), celle de notre président et de son épouse actuelle, mais aussi celle de Dominique Strauss-Kahn au FMI, sans oublier l’affaire Ambiel, du nom de ce conseiller en communication de Jean-Pierre Raffarin qui a du démissionner après avoir faut l’objet d’un interpellation en compagnie d’une prostituée mineure… Alors qu’ils sont capables d’en faire des tonnes, là, non. S’agissant des turpitudes morales de Danny le ver, ce ne sont pas les faits qui choquent mais le fait que François Bayrou rappelle cela à l’autre donneur de leçons, au docteur honoris causa ès « ignominies ». « Quand le sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt », n’est-ce pas ? Voilà pour les médias. La seule erreur de Bayrou ayant été de l’avoir fait lui-même, alors qu’à son niveau, on laisse ce travail aux lieutenants. Il aurait dû rester bien au dessus de ce genre de carpocapse avec lequel il n’a rien à voir.
Quant à l’opinion publique, même pas besoin de développer. Si elle est capable de défendre ce genre de ver à granny, c’est qu’elle ne vaut pas mieux que ses médias. Broutez, braves gens, broutez, l’herbe du nouveau jardin d’Eden que vous promet Europe-ecologie est assurément verte. Une herbe qui sera, c’est sûr, de très bonne qualité…
SILilith qui s’en va prendre un petit thé vert.
mardi 9 juin 2009
JE NE COMPRENDRAI JAMAIS CERTAINES COUTUMES HOMINIDIENNES

Samedi dernier, à Colleville sur Mer, le président Sarkozy a eu ces très belles paroles :
« Ils étaient 135 000 sur des milliers de bateaux. Ils formaient deux armées : l’une américaine, l’autre britannique et canadienne. Quelques heures plus tôt, Eisenhower leur avait souhaité « Bonne chance ! ». Tous se taisaient. A quoi pensaient-ils ces jeunes soldats le regard fixé sur la mince bande noire de la côte qui émergeait peu à peu de la brume ? A leur vie si courte ? Aux baisers que leurs mères déposaient tendrement sur leur front quand ils étaient enfants ? Aux larmes retenues de leurs pères quand ils étaient partis ? A celles qui les attendaient de l’autre côté de la mer ? A quoi pensaient-ils ces jeunes soldats dont le destin avait mis entre les mains le sort de tant de peuples, sinon qu’à 20 ans il est bien tôt pour mourir ? Leur silence était comme une prière. »
Oui leur silence était une prière mais je crois aussi, pour partie, l’expression d’une incompréhension.
Oui, je n’ai jamais compris pourquoi c’est à des gamins de faire la guerre. Je sais bien qu’il en est ainsi chez pas mal d’espèces animales, la notre y compris, qu’il s’agit là d’une forme de canalisation de cette violence intrinsèque à la jeunesse, mais non, non, je ne comprendrai jamais pourquoi il revient à des enfants de se sacrifier pour leurs parents. Ça n’a aucun sens, au sens humain, je l’entends. Pas le moindre !
Non, cela devrait être interdit. On devrait interdire la guerre aux moins de 35 ans, à tous ceux qui n’ont pas eu d’enfants. Instruction militaire ou martiale oui, mais la guerre non !
Et moi, si un jour ça devait péter de nouveau, je vous jure que j’interdirai à mes gosses d’y aller. Je les assommerai, les enfermerai dans la cave s’il le faut, mais ils n’iront pas à la guerre. Pas à ma place. C’est moi qui prendrai le fusil pour eux, moi et sûrement pas eux. Il est hors de question qu’ils se battent pour moi, qu’ils assument dans la mort la stupidité des choix de ma génération. Il est hors de question que je leur survive, hors de question que j’ai à retenir mes larmes lors de leur départ !
Il est décidemment des coutumes chez le sapiens-sapiens que je ne comprendrai jamais, jamais…
SILeonidas
lundi 8 juin 2009
BARACALIMERO OU LA PLEUREUSE DE LA MAISON BLANCHE

Ouf, nous l’avons échappé belle ! Pas loin de l’une de ces plages du débarquement que le Premier ministre britannique Gordon Brown a rebaptisé « Obama Beach », nous avons échappé de peu aux excuses de notre Baracalimero galactique pour les crimes de guerre que les troupes yankees auraient perpétrés en Europe à l’occasion de notre libération.
C’est que la repentance et le pleurnichage sont devenus chez lui un Trouble Obsessionnel Compulsif. S’inspirant, sans doute là aussi, de notre Ségolène nationale, une autre pleureuse africaine, voilà qu’il s’excuse pour tout, absolument tout :
L’Irak, Bush, Guantanamo, les émissions de CO2, la piètre qualité des voitures de chez General Motors, la ségrégation raciale, Hiroshima, Dresde, l’esclavagisme, les massacres d’amérindiens, les excès déplorables du Christ, l’absence de reconnaissance par les Nord-américains du merveilleux message et exemple de Mahomet, et surtout d’être arrivé trop tard dans l’Histoire humaine pour éviter tous ces désastres…
Oui, retenu sans doute par un conseiller, nous avons échappé de peu à une petite flagellation supplémentaire ayant pour cause les inévitables bavures de l’opération Overlord. Un pleurnichage du genre, « Z’est trop inzuste ce que nos soldats ont fait subir à l’Europe en 1944, trop t’inzuste ! »
De quoi expliquer que n'en pouvant plus, Baracalimero s’en va jouer les pleureuses officielles en Afrique, « attristé » qu’il est par la mort de ce merveilleux dictateur qu’était Omar Bongo. « La mort z’est trop inzuste. Que l’on m’excuse pour elle ». Un TOC, je vous dis, un TOC…
SILgmund Freud
dimanche 7 juin 2009
MA LAMPE D’ALLAHDIN : UN HAREM JAPONAIS SINON RIEN.
Qu’on se le tienne pour dit, le jour où je me convertirai à l’islam, je ferai en sorte de posséder un harem japonais. Ben oui, il est fort probable qu’un jour j’en arrive à me convertir. C’est que je ne suis ni dépressif, ni stupide comme garçon.
Vous ne pensez tout de même pas que je vais passer un tiers de ma vie à vous alerter sur les dangers de cette idéologie suprématiste qu’est l’islam, puis une fois que vous la laisserez s’installer au pouvoir, pousser le sens du sacrifice jusqu’à me dénoncer moi-même à la mosquée-kommandatur la plus proche, sacrifiant ainsi mes biens, ma précieuse vie ainsi que celle de mes proches ? Que nenni les neuneux !
Le jour où l’islam installera sa loi chez nous, moi hop, un petit coup de Shahada, la profession de foi musulmane, et me voilà couvert. On ne pourra plus me toucher, je serai un « frère ». Facile en plus, une simple phrase suffit. « Achhadou an lâ ilâha illa-llâh, washadou ana muhammadun rasûlu-llâhi ». « Je témoigne qu’il n’y a de vraie divinité qu’Allah et que Mahomet est son messager ». Oups, je crois que je viens de me convertir sans le faire exprès. Ce n’est pas grave, on dira que je prends de l’avance.
En plus je suis certain que je ferai non seulement un bon musulman mais aussi un très bon islamiste. Je connais déjà mon coran mieux que ma bible et il me suffira de me mettre sérieusement à l’arabe, langue dans laquelle je baigne de plus en plus. De quoi espérer devenir très vite recteur d’une grande mosquée. Un élément important de mon machiavélique plan. Imaginez le tableau. Bibi, depuis sa mosquée, exfiltrant des vrais Juifs pendant que je dénoncerai des anciens collabos et autres nouveaux dhimmis à la police religieuse au motif qu’ils sont Juifs. Ah, ben, c’est que j’ai l’intention de me marrer, voire même d’accroître mon patrimoine tout en me débarrassant des ennemis de mon pays. Un magnifique exemple de taqiya, cet art islamique de la dissimulation que je porterai au sommet de son raffinement. Quand je vous dis que je ferais un magnifique islamiste. On va rire, on va rire, mais pas seulement. On va jouir, on va jouir aussi, et moi plus que tout autre.
Car une fois devenu recteur ou commandeur des croyants, j’ai bien l’intention de me doter d’un harem ; un harem exclusivement composé de Japonaises. J’adore ça, les Japonaises. J’ai même déjà une idée s’agissant des Japonaises en question. Ni plus ni moins que tous les membres féminins, présents, passés ou à venir, du groupe de j-pop (pop-japonaise) « morning musume » dont vous trouverez ci-dessus l’un de mes titres préférés « aruiteru », « je marche ».
Grand Dieu, ce que j’aimerais me promener avec toutes ces jolies japonaises dans la campagne nippone, tout en chantonnant une ballade au texte aussi bucolique qu’entraînant. Un texte vous invitant à vous balader avec le ciel pour horizon, un futur que l’on a hâte de voir venir et de l’amour tapissant le cœur. Un amour capable de vous faire aller à l’essentiel, d’envoyer balader à base de « trop tard » celles et ceux qui auront posé des lapins aux rendez-vous de vos sentiments ou qui ne savent pas écouter avec vous les mélodies de ce monde. Un amour épris de justice et de paix ; qui vous comblera. Ouahh !
Et moi, par Allah le plus grand, avec les « morning musume », je suis certain d’être comblé, toujours, tout le temps, qu’elles chantent cette ballade, m’exécutent une chorégraphie endiablée dans de très jolies jupettes, à l’image de l’un de leurs derniers clips « Mikan », d'un précédent particulièrement glamour-rock "Kanashimi", ou m'offrent quelque chose de beaucoup plus sensuel, toutes de kimono vêtues, comme dans cet autre titre que j’adore « Sakura Mankai » où il s’agit de confesser son amour sous une pluie de fleurs de cerisier.
Cela étant dit, sache mon cher Allah que si jamais tu trouvais ma supplique un tantinet exagérée, je saurai me montrer raisonnable en me contentant de trois d’entre elles. Celles que je te présente aux différents moments de la vidéo (instants entre parenthèses). La très jolie Kusumi Koharu (0:19 ; 0:57), la magnifique Hitomi Yoshizawa (0:28 ; 0:40 ; 1:10) et ma favorite, la sublimissime Sayumi Michishige (0:08 ; 0:44 ; 1:14 ; 1:27). Grand Dieu ce qu’elle est belle. À se damner ; elle est tout bonnement à se damner.
Tiens en parlant de grandeur divine, sache également mon Allah chéri que si jamais tu te révélais infichu de répondre positivement à ma prière, qu’il serait alors fort probable que je me pose de sérieuses questions quant à ta toute puissance. Aigri comme je ne manquerais pas de l’être, dans le cas où mes « morning musume » ne me seraient pas offertes, à l’instar de toutes celles que tu as livrées pieds et poings liées à ton prophète, il serait même possible que je fasse savoir au monde entier qu’Allah est un incapable ; à peine un mauvais génie pour lampes à pétrole…
Aussi, s’il te plait Allah, dis oui ! Dis oui !
AmateraSIL
vendredi 5 juin 2009
HILLARY CLINTON OU LES HILARANTES TRIBULATIONS D’UNE FEMINISTE AU CAIRE.
jeudi 4 juin 2009
LE RACISME, FORCEMENT UNE AFFAIRE DE RACE SUPERIEURE

Grâce à nos sémillants bien-pensants de gauche, il est désormais acquis que le racisme est une affaire de blancs, exclusivement. Les asiatiques ne peuvent pas être racistes, même quand par exemple le gouvernement chinois sinise le Tibet ou le Xinjiang. Rien à voir avec du racisme. Tout ça est à mettre sur le compte de l’idéologie ultralibérale qui par contagion pousse ces braves chinois à l’impérialisme sauvage, colonisateur, capitaliste, tout ça. Pareil pour les Arabes. Eux non plus ne sont pas capables de racisme. Quand ils arabisent le Darfour, le sud Soudan, les différents territoires berbères ou veulent faire disparaître l’état hébreu, ils ne font que répondre à l’agression sionistoccidentale que Mahomet a subi, il y a 14 siècles, et à laquelle ses vaillants disciples résistent depuis. Ne parlons même pas des noirs africains. Non, restons raisonnables, ma bonne-dame. Le racisme est un sujet pour des gens sérieux, voyons, pour les blancs, un truc digne d’une race supérieure, la nôtre.
Je sais, je suis méchant mais que voulez-vous, c’est tout de même amusant de constater à quel point cette condescendance bien-pensante, exprimée par nos gauchos, a quelque chose d’ironique, en plus de son côté sinistre. Reprendre, involontairement je vous l’accorde, preuve de leur dangereuse stupidité, reprendre disais-je une forme de pensée raciste par cette capacité à refuser aux autres sapiens-sapiens les travers que nous avons pu développer avant de les combattre, au-delà d’une saine colère, cela me fait bien rire.
C’est ainsi que je n’ai pas pu m’empêcher de grogner un « crétin de blanc » au fond de mon lit, une nuit de mai 2008, à la lecture de l’article de John Carlin pour Mail & Guardian, repris par le n°917 du Courrier International, qui traitait alors des émeutes xénophobes qui se déroulaient en Afrique du Sud. 50 immigrés africains avaient été assassinés, dont certains brûlés vifs ou égorgés, en ce mois de mai 2008 par des sud-africains noirs dans les townships des alentours de Johannesburg. Un phénomène qui n’avait rien de nouveau puisque notable depuis au moins trois ans, mais qui avait surpris par son ampleur, au point que le président Thabo Mbeki décida de déployer l’armée dans les townships.
Après avoir introduit son article en mentionnant un éditorial du City Press (quotidien à destination des sud-africains noirs) signé par Andile Mngxitama, où celui-ci expliquait que ces violences étaient dues à une forme de « négrophobie », John Carlin se sentit obligé de rechercher les causes de cette négrophobie avec sa petite grille d’analyse bobo. Conclusion, tout ça c’est social. L’économie sud-africaine connaît une croissance rapide, mais les couches les plus pauvres de la population n’en profitent guère. Une situation injuste qui alimente les actuelles poussées xénophobes. À moins qu’ils ne reproduisent ou mieux, singent, sur d’autres noirs, ce que le vilain blanc leur a fait subir… (Soupir).
Pourtant il me semble que le mot « négrophobie », employé par Monsieur Mngxitama, parlait de lui-même, non ? Que ce mot fait bien référence à une problématique raciale ?
Apparemment non, car pour le petit blanc, l’homme noir est incapable de se montrer xénophobe ou raciste. Décidemment, quel incapable cet homme noir ! Même pas fichu d’entrer dans l’histoire du racisme. Non, ses bouffées de violence ont forcément une autre explication.
Ah le mythe de l’homme africain, ce grand enfant aussi beau que sauvage, bon par nature ; incapable de concevoir des hiérarchies ethniques, de préméditer tout seul comme un grand quelques beaux nettoyages ethniques, ayant besoin du père blanc pour apprendre ce que l’imaginaire humain est susceptible de produire de plus pervers. Un mythe qui me met en transe systématiquement.
Car je rappellerai à John-Kevin Carlin, en guise d’exemple de racisme ou d’ethnicisme local, quelques hauts faits attribués à ce Chaka Zoulou qui me fascina tant, à travers la série télévisée, lors de mon adolescence.
Vois-tu mon petit John-Kevin , Chaka Zoulou fut au XIXe siècle le fondateur d’un empire sud-africain, l’empire Zoulou. Il était issu d’une ethnie dont le nom « Zoulou » vient de l’expression « ama zoulou », et qui signifie « le peuple du ciel ». Et oui, « du ciel », de tout là-haut, situé bien au-dessus de tout le monde. Une ethnie supérieure, quoi !
Vois-tu mon petit John-Kevin, pour bâtir son empire, qui quatre ans après sa première campagne militaire couvrait un territoire aussi vaste que la France, Chaka Zoulou pratiqua une politique d’assimilation aussi brutale que radicale. Les vieillards des peuples vaincus étaient supprimés, les femmes étaient incorporées et les jeunes n’avaient la vie sauve qu’à la condition de devenir de vrais zoulous en abandonnant leur nom, leur langue et en intégrant l’armée de Chaka. Je te laisse imaginer l’ampleur du carnage chez les peuples Nguni, Swazi, Sotho et Xhosa.
Alors John-Kévin, tu comprends mieux le sens du mot « négrophobie » employé par Monsieur Mngxitama où tu préfères continuer de confondre, ici, la mèche sociale avec l’explosif ethniciste ou plus largement raciste. Si t’as besoin de cours particulier, surtout n’hésite pas à appeler. Je te ferai un prix d’ami…
SILka SILou
Illustration ci-dessous : un petit diptyque que m’a inspiré un soir, ce Napoléon noir qu’était Chaka Zoulou ; un soleil noir à l’aurore dorée et au zénith déjà crépusculaire, rouge sanguinolent.
mercredi 3 juin 2009
mardi 2 juin 2009
LES SIMONIAQUES ET AUTRE OSTROGOTHS DE L’ANTIRACISME

Tous les peuples qui sont rentrés dans l’Histoire savent que l’être humain n’est pas toujours à la hauteur de ses plus belles idées, mais aussi que l’éducation de notre espèce demeure une tache particulièrement ardue, voire parfois désespérante. Constatation que les vieux sages de l’ethnie Peul (Sénégal) illustrent de façon proverbiale en indiquant que « celui qui a soulevé le derrière d’un crapaud remarquera qu’après l’avoir relâché, celui-ci retombe souvent vers le sol ». Chose que n’aurait pas contredite le philosophe chinois Lao-Tseu lorsqu’il soulignait cela en disant « quand le sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt ».
Le même constat qui aurait fait dire à Diogène de Sinope (philosophe grec, 413-327 av. JC), un jour où saoul comme un cochon après avoir sifflé ce qui restait de mauvais vin au fond de l’amphore géante qui lui servait d’abri, mais pas assez cependant pour oublier la médiocrité de ses congénères et leur imperméabilité à la philosophie, que tout compte fait « on ne donne pas du lard à des cochons ». Un avis que partagera quelques siècles plus tard un certain Jésus de Nazareth qui, d’humeur cynique ou agacée ce jour-là, préconisera lui aussi de ne pas « donner les choses saintes aux chiens et de ne pas jeter des perles aux pourceaux » (Mt 7:6). Il ne croyait pas si bien dire.
Prenez par exemple le message du Christ. Offrez-le à des Romains décadents ou de fraîche date tels que les Ostrogoth, les Lombards et autres barbares, sortant à peine des tourbières qui leur servaient de bauge, et vous obtiendrez une série de calamités. Les évangiles deviennent immanquablement l’outil d’inquisitions, de massacres, d’enjeux de pouvoir, d’enrichissement et autres barbaries, totalement aux antipodes du message et de l'exemple du petit Jésus.
Avec l’un des plus beaux fruits de nos Lumières, qu’est l’antiracisme, c’est la même chose. Laissez-le aux chiens, aux crapauds et autres pourceaux et vous obtiendrez le même résultat.
D’aucuns s’en serviront pour jouer les très saints inquisiteurs ou conduire leur chasse aux sorcières. Pour d’autres, l’antiracisme servira de faire valoir politique, médiatique, financier et que sais-je encore. Comble du comble, certains permettront à l’antiracisme de faire avancer des agendas totalitaires et suprématistes. N’est-ce pas ce que fait le MRAP sous la conduite de Monsieur Mouloud Aounit, en attaquant ceux qui critiquent l’islam ? N’est-ce pas ce que l’on a pu voir très récemment à Athènes, où sous prétexte de manifestations antiracistes, qui faisaient suite à la rumeur d’un coran malmené, des Ostrogoths d’antiracistes ont mis à sac le quartier du Parlement aux cris « d’Allahou Akbar », « Allah est le plus grand ». « Le plus grand », supérieur donc ; est-ce bien un message égalitaire ?
En fait, la comparaison entre évangiles et antiracisme est à ce point parfaite que nous pouvons même voir à l’oeuvre des simoniaques de l’antiracisme. La simonie qui désigne le commerce d’un bien spirituel, tire son nom de cet épisode biblique où Simon le Magicien voulut acheter à Saint Pierre le pouvoir de faire des miracles afin d’en tirer des bénéfices (Actes, VIII.9-21). Or tout comme il y avait ceux qui se faisaient de l’argent avec les sacrements, nous avons maintenant des antiracistes qui se font de l’argent en dispensant la bonne parole antiraciste.
Illustrant cela voici l’abbé Thuram. Figurez-vous, en effet, que le président du Conseil Général d’Alsace, Monsieur Adrien Zeller, a récemment invité l’ex-footballeur Lilian Thuram, membre du Haut-Conseil à l’Intégration, à intervenir devant des lycéens. Une demande qui a reçu pour réponse de L’abbé Thuram, un tarif simoniaque. 20 000 euros pour une intervention d’une heure et demie. La Région a bien essayé de lui expliquer le sens de la démarche éducative mais rien n’y a fait. Que voulez-vous, un sacrement antiraciste prodigué par l’abbé Thuram, ça n’a pas de prix. Épatant, non ?
Enfin, histoire de conclure comme j’ai commencé, soit avec un peu de sagesse sénégalaise, et puisque l’antiracisme comme bien d’autres messages de progrès attireront encore longtemps des prêcheurs parasites, méditez donc cet autre vieux proverbe peul « si la parole est malade que les oreilles soient bien portantes »…
Frère SILas
lundi 1 juin 2009
DE FIL EN FIL : QUI EST LE SIL ?

Mais qui diable est le SIL ? C’est simple ! Le SIL est double, le SIL est triple, le SIL est tout. Acclamez-le ! Comme tous les super héros, le SIL a une face diurne, le Syndicat de l’Ironie Libérée. En tant que tel, il se moque, il titille par amour de la France et désir d’éternité démocratique. Mais le SIL a aussi une face nocturne. Il est la Super I-heros League. Sous cette forme, le SIL opère sur le Net. Il est la Ligue des super-héros électroniques.
Il compte parmi ses membres le Silver Surfer, héros condamné à parcourir l’inframonde numérique à la vitesse du mega-bit ou plus récemment Automan. Ce héros numérique qui vient de nous rejoindre sera chargé de matérialiser tout ce que le SIL tapotera sur son clavier.
Son plus grand représentant reste cependant Spider-Iman, le super héros qui jette ses toiles sur la Toile, afin de mieux sauver le monde. Et oui, rien que ça ! Je suppose que vous voulez connaître son repère secret ?
Puisque vous le valez bien, sachez que le repère secret du SIL se situe quelque part sur les îles Kerguelen, quelque part… Je ne vais pas non plus tout vous révéler, quand même ! Voici pour son portrait physique. Qu’en est-il de sa pensée, qu’a-t-il dans la tête ?
Apprenez que le SIL a tout dans la tête, l’Europe, le Monde, l’Univers. Oui, le SIL est tout, le SIL n’est rien, c’est dire à quel point il est tout. Oui, le SIL est mégalo mais le SIL est aussi la modestie incarnée. Il est d’ailleurs champion intergalactique de modestie. D’aucuns vous diront que le SIL ne se prend pas pour de la merde. Ils ont raison, mais doit-on préciser que le SIL est à l’œil ce que le poil de cul est à l’anus. Or le SIL n’est pas un poil de cul. Le SIL est génial.
Oui le SIL est tout mais avant le Tout, le SIL a la France en tête, la France et les Français. Le SIL est patriote ou plutôt dans sa version de gauche non-phallocrate, Matriote. Le SIL aime la langue française. Par contre le SIL nie à la convenance bourgeoise le monopole du bon parler, du bien écrire, du vrai Français. Pourquoi ? Parce que le SIL est fils de paysans, d’artisans, enfant de l’aristocratie ouvrière, un pécore fier de l’être, un mange merde. C’est d’ailleurs parce qu’il en connaît le goût, qu’il peut arguer de ce qui est moins merdique pour la République. Cette filiation fera du SIL un être fin, grossier, abrupt, nuancé, beauf comme bobof. Le SIL est donc le Peuple.
Toutefois, si le SIL est enfant du petit peuple, il emmerde le populisme, le paternalisme aussi bien de gauche que de droite. À quoi cela se verra ?
Au fait que si le SIL tape parfois sur nos représentants et surtout sur nos candidats, le SIL tapera plus fort encore sur le Peuple parce qu’il n’oublie pas que le pouvoir procède « du Peuple, pour le Peuple, par le Peuple ». Et puisque la source du pouvoir réside dans le Peuple, il est normal que la source du pouvoir soit la plus titillée. Ne serait-ce parce que les représentants du Peuple sont à son image.
C’est pour cette raison que le SIL souhaite une représentativité nourrie par un Peuple éclairé par les savoirs, tous les savoirs, le goût du pluralisme, éclairé par le sens de notre devise « liberté, égalité, fraternité ».
Le SIL prône que seul les savoirs élèvent l’Homme contrairement à l’accumulation de biens ou de désirs, exempte de sens. Le sens est pour le fait que l’accumulation de biens doit et peut participer à l’élévation spatiale de nos sociétés, si cette accumulation est pensée. Cependant le SIL n’est pas scientiste puisqu’il sait bien que le Savoir n’est pas une destination mais un chemin.
Le SIL ne croit en aucune utopie et autre solution miracle. Il établit et affirme l’évidence que seul un système complexe est apte à gérer la complexité humaine et que ce système « quantique » s’appelle la République, une démocratie représentative, avec des hommes et des femmes, sous le contrôle du Peuple, chargés de réfléchir à plein temps aux questions qui importent à nos sociétés...
Vive le SIL ! Vive la République ! Vive la France !
aSIL Talon
Inscription à :
Articles (Atom)

