samedi 8 novembre 2008

UN OBAMA BIEN FRANÇAIS, PARÉ POUR 2017


Allez, un peu de provoc histoire de se gausser grassement de tous nos tartuffes obamaniaques, car après tout comme je le disais samedi dernier et comme l’indiquait également Ted Stanger, à la veille du scrutin dans l’émission « C dans l’air », les Français ont transformé l’élection américaine en un referendum sur le racisme voire en élection raciste.

Il est en effet particulièrement poilant de voir mes concitoyens et une bonne partie de notre classe politique avoir eu pour principal argument de campagne la couleur d’Obama, ce qui d’après mes sources aurait arraché une crise de rires à un certain Adolf H titulaire de la cellule 88 de la maison d’arrêt « pandémonium ». Il paraîtrait qu’il martelait entre deux rages de rire, avec un accent bavarois fortement prononcé, ici intranscriptible, « les autoroutes de l’enfer sont décidemment bien mieux pavées avec des bonnes intentions ». Mais revenons sur Terre.

Ah, la France, cette grande nation qui par universalisme indique au Monde ce qu’il doit faire selon ce précepte très gaulois, « faites ce que je dis et pas ce que je fais ».

Alors que les Gaulois ne se pressent pas d’élire ne serait-ce qu’une greluche bien de chez nous, ils somment les nord-américains de voter pour un benêt de métis sous peine d’anathème. Alors que notre pays ne comporte qu’une poignée d’élus ne faisant pas couleur locale, il met en demeure les EUA aux 10 000 élus noirs d’obtempérer à nos injonctions faute de quoi le mot « raciste » leur sera tatoué au fer rouge. De la même façon, nos partis et plus particulièrement les plus donneur de leçons en la matière, à savoir ceux de gauche et d’extrême gauche, bien qu’infoutus d’annoncer la couleur, de rendre très visibles un ou deux cadre dirigeants, font dans le sermon voire même l’inquisition. Mort de rire.

Non, il y a que la droite pour sauver l’honneur et notamment le président Sarkozy en colorant le sommet de l’état. Ce qui n’est qu’un début car à droite, il y a bien mieux encore. À bien chercher, on y trouve un Obama on ne peut plus clairement désigné.

C’est ainsi que j’ai l’immense privilège de vous présenter Stephane Durbec, qui se décrit lui-même comme « le frère jumeau en politique » de Barack Obama ; un beau métis de père antillais et de mère basque, soit notre Hawai et notre Kansas à nous ; âgé de 38 ans actuellement, ce qui fera 47 ans, l’âge d’Obama, lors des élections présidentielles de 2017 ; conseiller régional de la Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), une région qui par sa métropole Marseille et son importance correspond à l’échelle française au Chicago et à l’Illinois de Barack Obama ; qui comme Obama dit aimer son pays qui l’a « nourri de ses principes sacrés issus des droits de l’homme et du citoyen. » ; et ce malgré le racisme qu’il subit y compris au sein du conseil régional puisqu’une élue communiste l’a insulté en avril dernier en lui disant qu’il ferrait bien « d’aller se faire blanchir ».

N’en jetez plus, le parallèle est on ne peut plus limpide. Il ne peut pas s’agir de vulgaires coïncidences mais bien d’une injonction de l’Histoire.

Bon le hic, c’est qu’il n’est pas, comme je le disais plus haut, ni d’extrême gauche, ni de gauche tout court. Il n’est pas non plus encarté au Mouvement Démocrate. Pas plus qu’à l’UMP.

Et oui si vous voulez à ce point un métis pour président, si c’est-là votre principal argument, le signe évident du changement, il va falloir voter pour un candidat brun, Stephane Dubrec étant un proche de Jean-marie Le Pen, un membre du comité central du Front national. Vous comprenez maintenant pourquoi le racisme introduisait ce billet.

Avouez que ça serait un choix haut en couleurs. Mieux qu’un métis gaucho aux EUA, la France vous propose un métis facho. Et moi de dire que je me verrais dans l’obligation d’avaler mon chapeau si le FN nous faisait le coup en le désignant candidat pour 2017.

C’est qu’en plus, ils en seraient capables ces cons-là. Je soupçonne même ce métis plus brun que noir d’avoir suffisamment d’humour pour se donner pour slogans les bonnes blagues suivantes. « Si tu ne votes pas FN, c’est que t’es un raciste » ou encore « avec le FN, y’a bon Obanania ». Mieux encore, en guise de "Yes we can", je vois bien le très français "impossible n'est pas FN"...

SIL Meier’s

3 commentaires:

James a dit…

J'adore cet article !

SIL a dit…

Ola James... mi casa es tu casa :-)

James a dit…

Muchas gracias !