mardi 8 mai 2007

LAURE MANAUDOU, LE PIEGE.


N’y va pas Laure, ma doudou. C’est un traquenard, ma chérie. Ces pourritures d’espions ritals t’ont tendu un piège, ma jolie.

Attends Laure, comme par hasard, moins de deux ans avant les jeux olympiques en Chine, v’là t-y pas qu’un bellâtre macaroni t’est envoyé dans les palmes. Comme par hasard son prénom, Luca, ressemble étrangement au nom de ton indissociable entraîneur. Comme par hasard ! Tout ça est tactique ma Laure et vise, par une confusion mentale orchestrée, à te détacher progressivement du seul vrai Lucas, le Philippe Lucas. Crois-moi ma Laure, on m’a appris tout ça à l’école des agents secrets…

Tout comme ils ont entraîné Materazzi à pourrir la tête de notre Zizou, le moment voulu, lors de la finale de la coupe du monde, les mêmes services secrets italiens, le SISMI, surnommés les suce-moi par des potes de la CIA (SISMI pour suck me), ont envoyé un Luca ravager le cœur fragile de notre petite Laure. C’est tout eux ça ! Je n’ai jamais pu supporter mes confrères du « Servizio per le Informazioni e la Sicurezza Militare » ni leurs méthodes. Sache donc qu’ils font tout ça :

1- Pour te faire perdre toute chance de médailles d’or comme de records en Chine ;
2- Histoire de disposer enfin d’un sous-marin nucléaire tactique. Logique ! Notre petite sirène nationale, aprés avoir été fécondée par un homme-grenouille italien, ne pourra qu'engendrer soit un dauphin qui sera dressé pour porter de mines anti-porte-avions, soit un sous-marin de poche bio-tactique. Ils veulent couler notre Charles de Gaulle, ces jaloux. Une fois, l’accouchement déclenché dans leur arsenal militaire de Messine, je peux te dire que ton Luca Marin non seulement il te plaquera pour se planquer chez sa mère mais que l’armée italienne réquisitionnera le fruit de tes entrailles.

Alors, reviens Laure ! J’ai déjà réglé ça avec Philippe. Il ne t’en voudra pas plus que d’habitude. Quant à tes besoins d’amour. J’ai déjà réglé tout ça aussi. J’ai deux, trois amis russes, très beaux, très sensibles, très riches, agents de l’ex-KGB, amateurs par ailleurs de nageuses allemandes de l’Est qui depuis la chute du mur sont un peu en manque…

Sérieux, dites-moi les nageurs français, faites quelque chose merde ! Il n'y a vraiment personne pour la pêcho ? on ne va quand pas laisser notre jolie petite sirène à ces cons de ritals. Vous savez ce qu’ils disent de nous en Italie ? Non ? Ils se foutent de notre gueule avec la blague suivante.

« Qu’est-ce qu’un italien impuissant ? »
« Un français ! »

Je n’ai jamais pu les supporter mes collègues du SISMI, puisque je vous le dis. On t’aime Laure. Je t’aime Laure. Reviens s’il te plait!

SIL cousin de l'homme de l'Atlantide

P.S. : pendant ce temps-là, une autre sirène, celle de Copenhague, se fait recouvrir d’une burka pour la deuxième fois.

lundi 7 mai 2007

MON OLYMPE


Le 7 mai 1748 naissait Olympe de Gouges, mon Olympe, la partie X de mon génotype conceptuel, l’une des marraines de la République, une Grande Dame pas assez connue à mon goût.

Tout fils indigne de ce nom vous dira qu’il y a des choses qui l’énervent chez sa mère. Aussi, il y a des trucs chez Olympe qui m’agacent et que je renie, imitant ainsi son vrai fils, l’adjudant général Aubry de Gouges.

Bon, lui le fit pour des raisons liées à sa carrière militaire, la terreur ayant triomphé de son courage alors que moi, c’est son coté « Girondin », régionaliste qui m’agace. J’ai beaucoup trop de mal à expliquer à la France du vide et aux régions pauvres que le fédéralisme ou le régionalisme sont le meilleur moyen d’assurer la cohésion nationale, pour accepter son girondisme. De même j’ai un peu de mal avec son ultralibéralisme affectif. Mon Olympe caressait en effet l’idée, sans doute pour mieux caresser autre chose, qu’il fallait que les contrats de mariage soient pour un an renouvelables. Un mariage en CDD. Pourquoi pas à temps partiel aussi, non ? N’importe quoi ! Désolé maman, mais je préfère le CDI. Faut dire qu’elle avait un côté un peu bobo et donc ce coté idées à la con. En ça aussi, elle fut une précurseuse.

Fille illégitime du marquis de Pompignan, déçue par un premier mariage, madame refusa à jamais de s’engager, considérant le mariage comme « le tombeau de la confiance et de l’amour », une excuse de meuf, préférant ainsi l’amour bohême tout en vivant aux crochets de son riche compagnon, Messire Jacques Biétrix de Rozière. Celui-ci, bon con, lui permit de mener grand train, de s’adonner à l’écriture de pièces de théâtre et de jouer un rôle important dans la Révolution française.

Mais bon, ma réserve s’arrêtera là puisque contrairement aux bobos amoureux du consensus mou ou du simple bavardage, mon Olympe mit sa tête à couper que la Démocratie et les valeurs humanistes triompheraient. Malheureusement, elle perdit son pari, certes momentanément mais suffisamment pour y laisser sa jolie tête bien pleine d’idéaux humanistes et républicains.

Militante de l’égalité entre tous les Hommes, notamment à travers son combat pour l’abolition de l’esclavage, abolition que l’on commémorera jeudi prochain ; militante de l’égalité Hommes-femmes avec sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et son célèbre slogan « la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle devrait aussi avoir le droit de monter à la tribune »; profondément démocrate, mon Olympe s’opposera courageusement aux dérives sanglantes de la Révolutions arguant du fait que « le sang, même des coupables, souille éternellement les révolutions ». C’est pour cette dernière raison qu’on lui trancha les cordes vocales.

Elle eut toutefois le temps de participer à la théorisation d’un système de protection maternelle et infantile comme de recommander la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers d’hébergement pour les sans-abri. Bref, hardcore jusqu’à la mort, elle travailla à ce que la Loi abrite le plus faible. En ça, je lui dis, merci maman !

SIL de Gouges

7 MAI 2007 : LA GUERRE DES BUBONS


Décidemment, le jeune a la peau fragile. Dès que l’on cesse de le caresser dans le sens du duvet, ces follicules pilosébacés s’enflamment. À Paris et en banlieue, ces glandus à sébum, tous pleins d’idéaux tout gauches plus que de Gauche, crament les voitures du peuple, défoncent leur outil de travail, nient le vote populaire en criant au "fascisme". Pour une fois que leurs paroles sont en adéquation avec leurs actes, on dira que c’est déjà ça !

Mais il y a mieux, ces points rouges et noirs se permettent de mettre à bas le drapeau de la France, les drapeaux accrochés au fronton du Capitole toulousain puis de les cramer. Ces torchons brûlent le drapeau de notre Nation. Ils les brûlent, PUTAIN ! et ça n’émeut que moi dans ce pays, PUTAIN ! Où donc sont passées les oies du capitole ?

Pourquoi ne pas foutre aussi le feu au Reichstag, bande de p'tyrans. Comment ? vous êtes en chemin et vous vous entraînez, en boutant le feu cet aprés-midi à une église des environs de Lille. Pour une fois que ce n’est pas une synagogue, c’est déjà ça ! Comment ? Il s’agit d’un malentendu ! Vous pensiez que l’église Sainte-Anne de Loos était une synagogue !!! Grands dieux ! Sainte-Anne, bien qu’étant un vil laïcard, je t’en prie, sauve nous donc de tous ces fous !

Surtout ne zapper pas ! La suite est pas mal aussi. Non seulement je n’entends pas un seul dirigeant de la très démocratique LCR condamner les violences de leurs porte-drapeaux. Comme je n’entends pas un seul dirigeant du Parti pour lequel j’ai voté, condamner les violences des jeunes abrutis du PS. Mais je peux même lire dans la version électronique du grand quotidien de la Gauche le titre suivant, « Premier bilan de la Présidence Sarkozy : 730 voitures brûlées, 592 interpellations ».

Sarkozy déjà responsable, y compris des jeunes gauchos. Coupable d'avoir obtenu les voix de la Nation. Y a pas à dire, côté connerie, dans mon camp, on est très, très libéré. Ça commence très fort. À quand la thèse du complot UMP. Vous avez raison chers camarades, surtout continuons comme ça. Ne changeons rien ! Montrons que le fascisme est désormais à gauche. Gaucho-facho, même combat! D’une défaite faisons un enterrement. Vive le suicide collectif. Je crois que je nage en plein cauchemar nihiliste...

SIL Dermatologue

dimanche 6 mai 2007

SARCOSUCHUS IMPERATOR EST


Désolé pour ma réaction, délivrée d’une façon aussi tardive mais je reviens tout juste de la fête ?!? Ben oui, quoi, 53% ça se fête ?!? Comment ça vous ne comprenez pas ! Parce que vous n’avez toujours pas compris que je n’étais pas de Gauche mais de Droite, que j’ai toujours soutenu Nicolas Sarkozy ? Vous ne me croyez pas ? Ben, vous n’avez qu’à demander aux cryptanalystes de la DST et aux gens qui me connaissent vraiment…
Les premiers vous diront que tous mes messages de soutien sont cryptés selon une méthode très sophistiquée de « transposition » et les deuxièmes que j’ai toujours été un vieux con de Droite au fond de moi-même…

Oh, sérieux, ça va, faut me comprendre quoi. Moins de 47%, c’est vraiment ce que l’on appelle du côté de chez moi, « se manger une sacrée galetouse ». Même ma carte électorale s’est mise à transpirer quand les premières estimations sont tombées vers 18 heures sur le site du journal helvetique "Le Temps". Sincèrement, merci ma Ségo, encore une fois pour ce Zéro absolu. Et dire que tu oses te pointer avec la banane. Zero pointé. Un résultat pareil, c’est quand même un truc à vous ringardiser à mort, à vous coller une étiquette de looser dans toute la galaxie. Or moi, désolé chers camarades, mais je tiens encore à pouvoir baiser. C’est ainsi que je suis allé faire un tour du côté du siège de campagne de l’U.M.P… Non, je rigole. Au fait, j’avais trois propositions pour ce soir.

1- Une petite soirée avec des amis centristes du côté du Mac Do des Champs-Élysées, celui qui est en face du « Fouquet’s ». N’étant pas d’humeur pour un « happy meal », j’ai décliné l’offre.

2- Un giga méchoui, chez mes cousins de Noisy-le-sec, dans le 9-3. Ils voulaient faire ça avec des merguez et au feu de tout bois, dans la zone industrielle. Même pas avec du mouton. Tout fous le camp, c’est moi qui vous le dis ! J’ai donc refusé. D’autant plus que je suis plutôt chipolata.

3- J’ai donc accepté la troisième proposition. Un petit barbecue chez un ami franc-maçon de droite, du coté de Melun. C’était bon. C’était ordonné. Je me suis fait plein de nouveaux amis de Droite.. Nous avons pu nous moquer de Ségolène qui visiblement croit que l’élection présidentielle se joue à trois tours. Nous avons pu écouter les gauchistes essayer de nous faire croire que si la Gauche avait perdu c’était parce qu’elle n’avait pas été assez à gauche. Mort de rire, c’est d’ailleurs pour ça que le Peuple français a voté aussi nettement à droite. C’est logique ! Merci les gauchistes, on a beaucoup ri. D’ailleurs comme on est resté d’humeur joyeuse, y compris quand les boutonneux ont commencé à souiller la Bastille, bien que la panse pleine de chipolatas, nous avons commandé des pizzas. 47 pizzas « Royales ». Dieu ce que ça peut faire du bien de jouer les Eric Besson.

Bon ben, ce n’est pas tout ça, mais il faut que j’aille me coucher. Demain, il me faudra expliquer à la Gauche maniaco-dépressive que nous n’allons pas tous mourir le 16 mai. Puisque l’Angleterre a survécu à Margaret Thatcher, l’Espagne à Aznar, l’Italie à Berlusconi et les EUA à Bush fils, il n’y a pas de raison pour que Sarkozy nous enterre tous. Alors, on se réveille dare-dare, on jette à la poubelle les restes de pizzas royales et l’on travaille enfin à la rénovation social-démocrate française. Vazzy Dominique, on te suit…

En attendant, longue vie à notre Imperator Sarcosuchus et encore bravo pour cette magnifique victoire. Sérieux…beau gosse !!!

SIL pizzaïolo pour tortues ninjas

vendredi 4 mai 2007

BATTLE ROYALE : ULTIMATE FIGHTING


Ah la vache ! Eh ben, qu’est-ce qu’elle t’as mis mon bon Nico ! Pourtant c'est pas faute de t'avoir prevenu dans mon billet du 22 avril que ça allait saigner. Sinon ça va ? T'as pas trop mal ? Montre moi ça, veux tu !

Bon, côté fond, Les fans de Nico l’auront trouvé génial, ceux de Ségolène auront trouvé celle-ci formidable et les socialistes dans mon genre auront apprécié en plus la couleur enfin sociale-démocrate du verbe. S’agissant des indécis ou des centristes du premier tour, une partie aura trouvé Nico bien plus au fait des dossiers, tout comme bien plus clair et l’autre se trouvera enfin rassurée. Ségolène est loin d’être la gourdasse insipide que l’on décrivait. Ils peuvent donc voter pour elle l’âme politique en paix. En ça, chapeau bas ma gente Dame. Non seulement vous venez de gagner la bataille du Centre mais surtout, même en cas de défaite, vous venez de légitimer votre candidature de 2007 comme celle de 2012. La Battle Royale n’est pas prête de s’arrêter là tout comme les cauchemars de certains éléphants. Mais revenons à la forme et à mon « oh la vache ! »

Et oui, en deux heures et demi de temps, ma Ségo a fait subir à mon Nico, la totale, l’intégralité de ce qu’une femme qui en impose peut faire subir à un homme sous neuroleptiques pendant un débat domestique qu’il s’agisse de politique, de l’avenir des gosses ou du choix de vacances. Le pire, c’est que visiblement mon Nico n’était ni habitué à ce genre de scènes de ménage, ni même préparé. Pourtant, il n’a eu droit qu’à tous les classiques de la gonzessitude: le coup des vieux dossier, le mépris, le sarcasme, la mauvaise foi féminine dans toute sa splendeur, le « je t’embrouille la tête » avec des trucs hors sujets, la grosse colère au moment où tu t’y attends le moins… Faut croire que la presse a beaucoup exagéré quant au coté caractériel de Cecilia. Ce n’est pas Gilles Besson que t’aurais du emmener en Corse pour te coacher mais Michelle-Alliot Marie. Une basque de caractère, il n’y a pas mieux comme sparring-partner. Reprenons !

D’entrée de jeu, voilà t’y qu’elle lui fait le coup du bilan, soit la fameuse technique du "je t'envoie tous les vieux dossiers", par classeurs entiers, à travers les dents. De quoi te mettre d’emblée, les nerfs en pelote. Tu crois alors respirer en répondant à ses attaques mais non, puisque après avoir repéré où elle allait frapper en écoutant ta plaidoirie, elle se met à t’embrouiller la tête avec tout ce qui passe par la sienne. Ça a l’air con comme ça, mais non ! Comme tu es tout perdu dans ta tête, donc moins vigilant, elle peut désormais bien mieux placé ses banderilles.

Piqué au vif, tu te décides quand même à contre-attaquer en tentant de la mettre face à ses contradictions. C’est là qu’intervient la mauvaise foi féminine, maîtrisée ici à la perfection par mon amour de candidate. Une vrai ceinture noire 10e dan, je vous dis. Dans les yeux, elle te dit que tout depuis le nucléaire, le social, l’économique, la recherche, la politique étrangère comme la conquête de l’espace « sera décidé en concertation avec les partenaires sociaux », « qu’elle fera raccompagner toutes les policières à la maison », que l’on récupèrera tous les chats perchés dans les arbres et que si tu prétends le contraire, c’est que t’as pas de couilles et qu’il te faut alors « éviter de briguer des responsabilités politiques ». Comme le dirait Diam’s, « Oh ! T’es une victime ou quoi ? ».

A ce stade, l’homme du commun soit envoie chier sa gonzesse en allant pisser, soit ironise avec des « oui, ma chérie », ou bien se met à bafouiller, à transpirer du slip et à lâcher des « Ah bon ! ». Il comprend surtout que bien qu’étant sûr de lui, connaissant ses dossiers par cœur, qu’il lui faut lâcher l’affaire. Que veux-tu, quand ta femme a décidé que 2 et 2 font 451, 2 et 2 feront 451. Le pire, c’est que certaines sont si douées que tu finis par t’interroger sur la possibilité du 451. De toute évidence, ma Ségolene est trés douée. Ne te frappe pas ainsi mon Nico, elle est trop forte pour toi, voilà tout ! T’auras beau essayer comme hier la pharmacopée la plus novatrice, ils n’y a rien à faire. Tu me donneras quand même, au passage, la marque de tes calmants. Ils m’ont l’air super efficaces mais je m’égare.

Comprenant qu’il est cuit, l’homme du commun tente le coup des ex dont visiblement elle n’avait cure ou essaye de rattraper sa partenaire par le biais du sexe. Il lui envoie une remarque du genre « avec vous je serais une victime consentante ». En général, la fille rougit.
Là, que nenni ! La fille en question lui a répondu du tac au tac « tant mieux, au moins, il y aura du plaisir ». Trop forte ! Ségolène garde toujours le dernier mot comme le dessus. Le dessus... ma position préférée. Celle qui laisse les mains libres pour les caresses. Dieu, ce qu’elle a pu m’exciter à ce moment de la discussion. C’est elle la maîtresse, je te dis. Si elle a envie que ça dure, elle ralentit la cadence. Et si tu crois mener la danse, elle te fait alors jouir d’un bon coup de reins sans que tu puisses te retenir.

Mais ce n’est pas fini. Histoire que tu rabaisses ta garde, elle te fout la paix pendant quelques instants. Juste le temps de te détendre, de placer deux trois idées sympas histoire de démontrer que tu es vraiment un mec super sympa. Et là patatras ! Elle transforme ton humanisme, ta bonhomie en ignominie. Elle te pique une de ces colères, sortie de derrière les fagots, au point que tu ne sais même plus où t’habites. T’as beau essayer d’éteindre le feu avec des « calme-toi ma chérie », elle s’enflamme derechef.
Elle te répond comme toutes les femmes « je ne m’énerve pas; c’est toi qui m’énerves ». De crainte de te manger des assiettes, un rouleau à pâtisserie ou une bonne taloche, tu t’enfonces dans ton siège, t’as envie de te planquer sous la table. Comme tu ne le peux pas, tu cherches un soutient du coté de tes potes. Tu regardes PPDA espérant un geste de solidarité. Il essaye de l’interrompre. Elle le rembarre en lui demandant d’aller ranger sa chambre et de laisser parler les grandes personnes.

Tu t’enfonces alors, à chacune de ses phrases assassines, un peu plus dans ton fauteuil pendant qu’elle se redresse continuellement, avec sa veine du coin de l’œil qui se gorge de sang entre chaque décharge. Elle devient à chaque phrase un peu plus belle et toi un peu plus laid, un peu plus petit, un peu plus nain. Le méchant crocodile se transforme en petit canard de baignoire.
Cependant ton hypothalamus s’emballe. Il tambourine ton cerveau reptilien d’une série de « tais-toi salope », « mets toi à quatre pattes que je te montre qui c’est le bonhomme ». Tu rêves d’appliquer la méthode d’Eddy Mitchell dans « le bonheur est dans le pré », la gifle suivie d’une bonne sodomie, mais tu ne peux pas le faire. Ton néo-cortex d’homme civilisé te l’interdit. Alors elle te domine. Et ton cerveau mammalien, ce lâche, te commande de la jouer petit garçon devant sa maman.

Et c’est là que tu te ridiculises, que tu sors cette phrase qu’aucun autre prétendant à une telle fonction n’aurait jamais osé prononcer. « Ce n’est pas gentil de dire des choses comme ça ». Tu te rends comptes. Tu vois un Mitterrand dire ça à un Giscard en 1974 ou un Chirac faire de même devant ma divinité politique en 1988. Bien sur que non ! « Ce n’est pas gentil... » Miskin, sérieux !
Elle t’aura tout fait, mon bon Nico. Ce n’est pas grave, va ! Ça ne te rend que plus sympathique après tout, plus humain, si proche de nous, les autres hommes du commun. Tout ça fait de toi un mec que l’on peut aimer, un pote possible. Le Sarcosuchus Imperator, ce n’est vraiment que de la gueule, de la fanfaronnade bien de chez nous, bien gauloise. « Ce n’est pas gentil... » J’en pleure encore.

Les deux speakerines hallucinent, esquivent tes regards implorants. Ils n’osent pas trop la ramener de peur de s’en prendre une, eux aussi. Cependant il leur faut poser une dernière question. « Que pensez vous de votre partenaire ? »

Totalement subjugué, sans doute séduit et excité comme moi par cette femme qui pour la première fois depuis ta maman te tiens tête ainsi, tu lui avoues ton respect, que c’est elle la patronne, la matrone, la maîtresse de la maison France. La même question lui est posée. Que répond elle ?

Rien ! Elle parle à la France. Elle s’en bat les ovaires de ta gueule. Elle ne te calcule pas. Après n’avoir quasiment jamais prononcé ton nom de tout le débat, t’avoir mis à une distance galactique avec des « vous », « vos », « les vôtres », « votre parti », elle conclu ce remake du « Mépris » à la Godard par un « tu n’existe pas ! »

T’en peux plus. Il te reste trois minutes mais tu déposes les armes. Tu les lui laisses, ses « trois minutes », de peur qu’un seul de tes mots n’entraîne une nouvelle avoinée. C’est quelle est tout à fait capable de prendre le temps pour le faire, comme elle l’a fait comprendre aux deux speakerines, qui cela dit en passant auront décroché le prix des deux plus belles potiches de la 5e République avec une mention spéciale pour Arlette Chabot qui n’aura placé que deux mots, « Bonjour » et « France 2 ».

Sérieux, les femmes fuyaient le vote « Ségolène » parce qu’elles la croyaient faible, idiote, incapable de protéger la maison France, préférant ainsi le petit male suffisamment agressif pour se montrer protecteur. Elles ont découvert mercredi 2 mai 2007 leur maître ultime en gonzessitude, une manieuse de rouleau à pâtisserie redoutable, rouleau qui entre ses mains tient de l’arme 6e catégorie, voir même dissuasive, tout à fait capable non seulement de protéger la maison France mais également tous ses enfants.
Sérieux, les gars, pourvu que ce soit notre Nico qui gagne dimanche sans quoi ont va déguster, c’est moi qui vous le dis. Maître Ségolène, en cas de victoire, serait tout à fait capable d’ouvrir des Dojo dans toute la France et d’enseigner à toutes nos greluches les techniques redoutables de son art verbal à l’accent martial. Votez Nico, les gars ! Surtout, votez Nico !

Quant à moi, après la prestation de ma chérie, je me dis qu’elle m’a caché des choses. De toute évidence, cette nana est à coup sûr la fille spirituelle cachée de Mitterrand.
Comment que je la kiffe trop, moi ! Dans les yeux je vous le dis. Elle serait capable de mettre à l’amende tous les dirigeants de ce monde, Poutine y compris... Sérieux, je comprends mieux quand mon pote Régis, videur de boite de son état, m’explique qu’il préféra toujours avoir à faire à un troll en colère qu’à une minette en furie. Tu m’étonnes Régis !

J’espère par ailleurs, très sincèrement, que TF1 vidéo va nous sortir ce débat en DVD car je vous assure que ce combat politique dans l’arène médiatique, c'est du pur Collector. « Battle Royale : l'Ultimate Fighting ». N’oubliez surtout pas d’y mettre des bonus : la préparation, l’échauffement, les vestiaires, les coulisses, les douches, Arlette chabot en pleurs, PPDA en panique, j’en passe et des meilleurs...Sincèrement, je ne regrette vraiment pas d’avoir raté la prestation de mon Julien de la « nouvelle star ».

SIL, petit scarabée, 5e dan en « Verbal Taijutsu », en gonzessitude quoi ! Ma femme étant mon maître à moi...

jeudi 3 mai 2007

FAUT PAS CHARRIER : CELINE


Dites, c’est moi où ça n’indigne pas grand monde que notre compatriote, Céline Cordelier, de l'association humanitaire « Terre d'Enfance », qui a été séquestrée par les talibans afghans, nous soit livrée empaquetée de la tête aux pieds et qu’elle soit tenue dans cette tenue d’appeler à la libération de son camarade Eric depuis les locaux de l’ambassade de France qui sont à ce que je sache un territoire français. C’est un cadeau que l’on fait aux talibans ou bien la crainte ainsi exprimée de déballer le leur. Vous avez raison, il était piégé et vous ne l’avez même pas désamorcé.

Que pour des raisons liés au nécessaire sauvetage des autre otages, l’on ne fasse pas poser cette jeune femme de façon triomphale, tout sourire, en bikini, un verre de whisky à la main droite, un gros beuz d’herbe afghane dans la main gauche tout en écoutant du hard-rock à s’en faire péter les enceintes, je le conçois mais de là à mettre en scène notre humiliation collective, la douleur de Céline, à baisser notre froc d’une telle façon, ce n’est plus « accepter le déshonneur pour avoir la paix », c’est ériger le déshonneur en doctrine politique.

Enfin quand même, ce n’était pas bien difficile pour l’ambassade de se féliciter de la libération de notre otage, de remercier ceux qui ont facilité cette libération, d’appeler à celle d’Eric tout en prétextant des raisons médicales faisant que Céline serait incapable de s’exprimer devant les cameras. Prétexte même pas fallacieux tant l’état de choc de Céline était à ce point visible.

Vous savez, ce n’est pas en se voilant la face que nous la sauverons, notre face, de la tyrannie islamique. Faut pas charrier quand même !

SILim Ait Dar-al-Sulh

CHARRIER : v. i. avoir à cœur de faire appliquer la Charia // Pop. Faut pas charrier ! Signifiant : Il est exagéré de tenter un tant soit peu l’application d’une loi à ce point étrangère à toute Raison. Par extension. Exagérer.

mercredi 2 mai 2007

MAI 68 – MAI 2007 : LA GUERRE DES BOUTONNEUX


Vous me fa-ti-guez avec votre « mai 68 ». Non seulement je n’étais pas encore né, mais surtout je n’étais même pas à l’état de projet dans les cartons gonadiques de mon paternel qui manifestait alors dans les cortèges ouvriers pour plus d’équité sociale tout en appelant ses camarades à l’absence de casse ou de désordre. Ouais, vous m’em-mer-dez avec votre « mai 68 ». Voila, je suis tout agacé maintenant et moi quand on m’agace, je canarde.

Oh, je ne canarderai ni le vent de liberté, ni la mise à bas de la phallocratie, du paternalisme autoritaire, ni toutes ces manifestations qui visaient à la modernisation sociale et sociétale de notre pays. Non, ce qui m’agace, c’est :

1- Quand on nous fait croire que sans votre « mai 68 », il n’y aurait pas eu de modernisation dans nos sociétés. Désolé mes petits pépères des peuples mais le monde occidental a connu dans son intégralité la modernisation de ses sociétés, sans poussée d’acné étudiante. Désolé mais votre « mai 68 » n’est même pas la pointe de l’iceberg du courant progressiste d’alors. À la limite, une crête, un bouton que l’on éclate d’un coup de pic à glace.

2- Que ce soit la frange la plus niaise, inconséquente, tyrannique, narcissique, conne, et je m’arrêterai là pour aujourd’hui, de la société qui ait servi de porte-voix à ce mouvement. L’adolescent. Le jeune a toujours été con que ce soit avant 68, après 68 ou pendant 68. Ce thème est un classique depuis la Grèce antique. « Le con ça ose tout. C’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnaît » nous dit Audiard. Or comme le jeune ose tout et n’importe quoi, on peut en conclure par syllogisme que si le jeune ose tout et que le jeune est con, l’être suprême a fait le con jeune pour qu’on puisse le reconnaître. CQFD.

Tout était nul dans votre quinzaine émeutière. Les barricades. Que c’est mignon tous ces châteaux de sable. Sous les pavés, les jeux de plage. Les jets de pavés. Mort de rire ! Les trentenaires qui ont fait la révolution des œillets, après avoir un peu mieux compris le monde et le sens du combat démocratique, ils avaient pris des chars et des fusils, eux ! Ils ne s’en sont pas servis, eux ! Ils ne voulaient rien cramer eux ! ils voulaient bâtir, eux !
Vos leaders. Bien que décris comme rougeauds, ils étaient tellement pourris, qu’ils ont du se mettre au vert histoire de se refaire une virginité. Et les slogans, mes dieux, les slogans ! Ça étudie et ce n’est même pas foutu de pondre un slogan un tant soit peu réfléchi. Les gars, les études ce n’est ni à la cafétéria, ni en se branlant dans la cour de la Sorbonne qu’on les fait, mais en bibliothèque et dans l’amphi. Non mais regardez moi ça, « Vive Mao », « CRS SS », « il est interdit d’interdire ». Grands dieux que c’est con, que c’est médiocre, que c’est jeune, quoi !

Et il est là le drame. Comme on ne leur a jamais dit qu’ils étaient ridicules, ils ont fait de leur irruption cutanée une pensée, de leur sébum un dogme. Ils ont cherché à remplacer d’une façon tout aussi définitive le paternalisme autoritaire par leur infantilisme devenu avec l’âge un pépèrenalisme bien-pensant. En plus, comme ils étaient avant tout des enfants de bourgeois, et que le discours parental finit toujours par revenir d’une façon ou d’une autre, ils ont fait rimer inconsciemment libertarisme avec libéralisme. Le « il est interdit d’interdire » sociétal ressemblant à s’y méprendre au « laisser faire, laisser passer » entrepreneurial.
Ce qui permet de comprendre pourquoi pas mal d’entre eux sont passés facilement de l’un à l’autre et que tout comme le libéralisme a déjà donné sa crise de 29, le libertarisme ne peut que mener à un crack sociétal. Et oui le pépèrenalisme est bien le fils du paternalisme, le libertarisme l’enfant prodigue du libéralisme, enfant qui se calme toujours lorsque vient le jour de l’héritage.
Paternalisme et infantilisme. Deux mêmes conneries, toutes deux placées à équidistance de la République. La République des Lois, celle des Droits et des Devoirs, celle de la responsabilité individuelle couplée à la solidarité collective, la République de la Liberté, de l’égalité et de la Fraternité.

Voilà pourquoi le paternalisme comme l’infantilisme, le libéralisme comme le libertarisme, pour le seul bénéfice des plus forts ou des plus braillards, où se sont toujours les mêmes qui se retrouvent au final tous nus, m’emmerdent tout autant et pourquoi je ne souhaite pour mon pays aucun de ces dogmes. Vive la République, « Indivisible, Laïque et Sociale ». Vive la Liberté, l’Egalité, la Fraternité.

SIL d’Avril

L’ARBRE REPUBLICAIN


Libéralistes ou libertaristes, droit de l’hommistes, égalitaristes…. Ce qu’ils peuvent me fatiguer tous ces limitistes ! C’est que je tiens quand même à rappeler à tous nos penseurs s’écharpant autour de « mai 68 », que notre République s’est donnée une devise à 3 grosses branches afin de favoriser une photosynthèse qui puise ses photons dans l’esprit des lumières ou à 3 grosses racines pour plus de stabilité.
Et je rappelle que quand on ne met l’accent que sur l’un des trois ou même deux, ce sont les autres principes qui morflent et donc le tout, bande de massacreurs à la tronçonneuse.

Histoire d’être plus clair pour les huîtres d’école de commerce ou les boutonneux inscrits en sciences humanitaristes, développons juste un peu, histoire que les boutures de mon génie suprême puissent prendre chez tous ses cons.


Mes pépères, si vous insistez soit sur le fraternalisme, soit sur l’égalitarisme c’est la liberté (le souffle créateur du génie humain) qui morfle. De l’autre coté, quand on ne jure que par le libéralisme, ce sont la fraternité (nos devoirs envers les autres) et l’égalité (nos droits personnels) que l’on piétine, ce sont l’équité et le partage, les deux ingrédients du ciment social que l’on dissout dans l’acide des égoïsmes.

Alors, bande d’élagueurs compulsifs, vous voudrez bien éviter de me scier l’une des trois banches maîtresses de l’arbre républicain ou de donner des grands coups de pioches autour de ses racines.

SILviculteur républicain.

LA BATAILLE DU SANCTUAIRE : L’APPEL DE CHARLETY


A l'heure où notre princesse se prepare au duel de ce soir, mes amis centristes comme socialistes souhaitant tester mon sectarisme socialiste, en manque d’idées, d’entrain et surtout assaillis par l’odeur prégnante de la défaite, souhaitent me voir engagé plus en avant dans cette bataille.

D’une part, bien que le chevalier du Phénix ait toujours été le plus libre des chevaliers de bronze, et ce ne sont pas les fans des « chevalier du zodiaque » qui me contrediront, qu’ils sachent que je n’ai jamais esquivé quelque bataille que ce soit. Ce faisant, je me bats sans peur de la défaite puisque coté loose, je les sens plutôt bien, au point qu’ayant voté « oui » lors du referendum sur le traité constitutionnel européen, j’avais donné comme pronostic 55% pour le non. Donc je me bats en sentant assez bien les 53 % pour mon Nico.

Toutefois il est vrai, que les derniers coups portés à Bercy, par les tenants de la valeur « travail », tels qu’Henri Salvador et autres rentiers avec « le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver », m’ont plié de rire. Le souffle coupé, paralysé par un point de coté, je n’étais plus en état de combattre.
C’était sans compter sur les pouvoirs de ma princesse Segureno San. Sentant ses chevaliers en danger, elle projeta depuis le stade de Charlety, sa rayonnante cosmo-énergie, son amour, son verbe revitalisant. Elle nous réveilla et nous redonna l’énergie du combat. Alors voici mon attaque démontrant pourquoi il faut voter pour Segureno San.

Déjà parce qu’elle est plus grande que Nico et surtout beaucoup plus belle. Grands dieux, ce qu’elle est belle. Ensuite toujours dans la catégorie n’importe quoi, parce qu’elle a en dépit des rumeurs un conjoint, susceptible de former avec elle un couple royal alors qu’en face, la presse étrangère s’interroge quant aux capacités de mon Nico à nous offrir un couple présidentiel. Puis, toujours dans la catégorie n’importe quoi, j’ai bien envie de voir la Gauche se dépatouiller avec les résultats de son angélisme et gérer les braises qui couvent en banlieue, au lieu de l’entendre nous dire « Ce sera moi ou le Chaos ».

Ensuite, en ce qui concerne ma candidate à proprement parler, on est tout de même obligés de lui reconnaître un certain nombre de qualités. Tout d’abord, sa capacité à rassembler puisqu’elle a réussi là où mon Lionel chéri a échoué. Elle a intégré à sa bande l’autre hystérique de Taubira qui n’aurait jamais accepté de se joindre à elle si la Marie-Ségo était vraiment une peste et surtout mon erreur de 2002, le Chevènement. Et oui j’ai voté pour Mister Bean, quoique à bien y réfléchir, j’ai surtout voté pour son porte parole d’alors, mon Max Gallo adoré. Oh, ça va, on fait tous des âneries, surtout quand on vote... N’oublions pas également qu’elle est à ce jour la seule à avoir réussi, au second tour, l’union de la Gauche depuis l’Arlette jusqu’au Strauss-Kahn. Ça, c’est de la synthèse !

Mais j’ai mieux comme preuve de son intelligence et de son ouverture d’esprit. Voila t’y pas qu’entre les deux tours, au lieu de se battre pour ses propres idées, que ma Marie-Ségo s’est battue pour celles de mon bon Bayrou, au point de lui polir le chinois pendant une bonne semaine. Tu m’étonnes qu’il ait la banane, l’autre. Un paluchage d’une telle ampleur, d’une telle qualité avec le droit en plus de s’essuyer sur une jolie petite jupe plissée, y a de quoi être aux anges.

Mais il est temps de lancer mon ultime attaque. Puisque nous savons tous à quoi ressemble une campagne électorale, qu’une équipe de campagne n’est pas la même chose qu’une équipe de gouvernement, je finirai non pas en m’attaquant à l’illusion du marketing électoral mais à celle de l’homme ou de la femme providentielle.

PHOENIX GEMNA KEN ! Par « l’illusion démoniaque du phénix », êtes-vous si peu libres ou à ce point attachés à l’esprit de troupeau pour rêver encore d’un berger ou d’une bergère. Posez vous donc la question suivante. Puisqu’en Démocratie ce n’est pas un Dictateur qui commande mais une équipe qui gouverne, qu’elle est la meilleure équipe pour ce Pays ?

Pour vous aider à y répondre, et vous amener vers moi, voici quelques éléments subliminaux. Que ce soit en matière diplomatique, économique, budgétaire, de gestion des crises, les gouvernements de Gauche n’ont absolument pas démérité par rapport aux gouvernements de Droite. Loin de là même. Pourquoi en irait-il autrement cette fois-ci. Les intelligences et les compétences au sein du PS, sont toujours là.
On me répondra qu’en matière de sécurité, l’angélisme a prévalu. Comme, vous le dites, « il a prévalu ». C’est du passé. Depuis, non seulement Jospin a fait son propre inventaire mais ma Ségolène s’est même mise à marteler ses convictions quant à ces questions. Comme je vous le disais, les intelligences et les compétences sont toujours là.

En guise de conclusion et puisque mon Nico aime les métaphores footballistiques, laissez-moi vous assener que je préfère personnellement une équipe où le capitaine s’appelle Strauss-Kahn, à celle où le capitaine s’appellerait Fillon. HO YOKU TENSHÔ ! Que les ailes du Phénix vous emportent vers le ciel et démentent mon pronostic initial!

SIL Chevalier du Phénix qui n’oublie pas également l’importance des parlementaires.

mardi 1 mai 2007

ACH ! ALARM ! ZABOTACHE !


Ça y est, le Republicoin a subi sa première attaque. Comme vous avez pu le remarquer, je suis resté 4 jours sans l’ouvrir. Ce qui sans une raison importante est une chose tout bonnement impensable. La raison est que moi aussi, je viens de subir mon premier acte de piraterie numérique. C’est ballot n’est-ce pas !

Par contre je suis tellement unique en mon genre que cette attaque en a revêtu une forme originale. Je n’ai été victime que de ma naïveté en matière informatique. Ce qui m’a amené à flinguer deux machines. Ma machine n°1 parce que je ne faisais confiance depuis plus de 15 ans qu’à mon bon vieux Windows 3.1. Celui qui tenait sur 10 disquettes et qui tournait sur mon vieux PC à ce jour équipé du même processeur, un Pentium II tournant à 400 mhz. Une relique qui ronronnait jusqu’à présent dans mon garage jusqu’à ce qu’il plante et que j’apprenne que mes crétins de gamins avaient jeté les précieuses disquettes à la poubelle puisque ne connaissant pas cette ancienne technologie. A quand des cours d’histoire électronique dés l’école primaire !

La machine n°2, mon ordinateur dédié à Internet, je l’ai perdue en surfant sur des sites pornographiques russes. Décidemment la Russie, y compris numérique, n’est pas sans dangers. Méfiez-vous en tous cas des sites de cul russes. Ne déconnez pas ! On y attrape des saloperies russes, blondes ou rousses, des virusses écrits en cyrillique, qui pour le coup sont indécodables. A quand des capotes numeriques?

D’ailleurs en cherchant à déveroller ma machine, j’ai dramatiquement accentué le problème. Alors que je cherchais un antivirusse, pirate, bien sûr, j’ai téléchargé ce que je croyais être une version cyrillique de Norton Antivirus™. Allez comprendre toutes les subtilités du cyrillique, vous ! Au fait, il s’agissait de Nortjon Viruslava. J’avais téléchargé, sans le savoir, d’un seul coup les 93 875 virus numériques existants sur Terre. Une horreur. Ma machine passa par toutes les couleurs disponibles chez les Imac™ de première génération et finit par dégobiller des violents jets de bave siliceuse par les ports USB du clavier.

Mon informaticien de frangin m’annonça que le pronostic vital était compromis, qu’il allait falloir que je sois fort, très fort, sauf à espérer que les virusses se bouffent entre eux. J’ai donc mis, la mort dans l’âme comme dans le Bios, mon Imac™ « strawbery » surnommé « Fraise », en quarantaine. Ses gémissements nocturnes sont cependant difficiles à supporter. Ma pauvre petite bécane chérie ! Sniff !

Sérieux, au lieu d’installer des boucliers antimissile à la con, aux frontières de l’empire Russe, ce qui n’aboutit qu’à mettre de l’eau dans le gaz ruscoff, chose qui n’est pas très bonne pour nos affaires, vous feriez mieux de mettre des filtres antivirusses, d’installer toute une batterie de « firewall » puisqu’elle est surtout là, la menace, bande de paranoïaques ! Ma pauvre petite bécane chérie ! Sniff !

Heureusement que je suis complètement parano et qu’il me reste en permanence 3 autres ordinateurs à disposition. Un tournant sous Linux. Un autre fonctionnant sous mon propre système d’exploitation écrit en langage social-démocrate et un dernier. Mon vieil Amstrad CPC 464. Celui dont les logiciels étaient sur cassette audio, logiciels qui nécessitaient vingt bonnes minutes de cuisson avant de nous délivrer un Menu à l’écran. Temps de cuisson numérique capable de venir à bout de tout miasme électronique.

Les pirates de toute espèce peuvent donc toujours essayer de m’assaillir. J’aurais toujours de quoi numériser ma pensée. Quand à l’hébergement. Pas de problème puisque parmi toutes les possibilités s’offrant nues à moi, je dispose de deux, trois bonnes coquines, oups, copines russes toujours prêtes à héberger tout ce qui sort de moi. Que vive la grande et éternelle Russie. Da svidaniya Tovaritch !

SIL ancien agent virusse.

DE FIL EN FIL : QUI EST LE SIL ?


Le SIL est double, le SIL est triple, le SIL est tout. Acclamez-le ! Comme tous les super héros, le SIL a une face diurne, le Syndicat de l’Ironie Libérée. En tant que tel, il se moque, il titille par amour de la France et désir d’éternité démocratique. Mais le SIL a aussi une face nocturne. Il est la Super I-heros League. Sous cette forme, le SIL opère sur le Net. Il est la Ligue des super-héros électroniques. Il y compte par exemple le « Surfeur d’Argent », héros condamné à parcourir l’inframonde numérique à la vitesse du mega-bit. Son plus grand représentant reste cependant Spider-Iman, le super héros qui jette ses toiles sur la Toile, afin de sauver le monde. Et oui, rien que ça ! Je suppose que vous voulez connaître son repère secret ?


Puisque vous le valez bien, sachez que le repère secret du SIL se situe quelque part sur les îles Kerguelen, quelque part… Je ne vais pas non plus tout vous révéler tout de même ! Voici pour son portrait physique. Qu’en est-il de sa pensée, qu’a-t-il dans la tête ?


Sachez que le SIL a tout dans la tête, l’Europe, le Monde, l’Univers. Oui, le SIL est tout, le SIL n’est rien, c’est dire à quel point il est tout. Oui, le SIL est mégalo mais le SIL est aussi la modestie incarnée. Il est d’ailleurs champion intergalactique de modestie. D’aucuns vous diront que le SIL ne se prend pas pour de la merde. Ils ont raison mais doit-on préciser que le SIL est à l’œil ce que le poil de cul est à l’anus. Or le SIL n’est pas un poil de cul. Le SIL est génial.


Oui le SIL est tout mais avant le Tout, le SIL a la France en tête, la France et les Français. Le SIL est patriote ou plutôt dans sa version de gauche non-phallocrate, Matriote. Le SIL aime la langue française. Par contre le SIL nie à la convenance bourgeoise le monopole du bon parler, du bien écrire, du vrai Français. Pourquoi ? Parce que le SIL est fils de paysans, enfant de l’aristocratie ouvrière, un pécore fier de l’être, un mange merde. C’est d’ailleurs parce qu’il en connaît le goût, qu’il peut prétendre ce qui est moins merdique pour la République. Cette filiation fera du SIL un être fin, grossier, abrupt, nuancé, beauf comme bobof. Le SIL est donc le Peuple.


Toutefois, si le SIL est enfant du peuple, il emmerde le populisme, le paternalisme aussi bien de gauche que de droite. À quoi cela se verra ?


Au fait que si le SIL tape sur nos représentants et surtout sur nos candidats, le SIL tapera plus fort encore sur le peuple parce qu’il n’oublie pas que le pouvoir procède « du peuple, pour le peuple, par le peuple ». Et puisque la source du pouvoir est dans le peuple, il est normal que la source du pouvoir soit la plus titillée. Ne serait-ce parce que les représentants du peuple sont à son image.


C’est pour cela que le SIL souhaite une représentativité nourrie par un peuple éclairé par les savoirs, tous les savoirs, le goût du pluralisme, éclairé par le sens de notre devise « liberté, égalité, fraternité ».


Le SIL prône que seul les savoirs élèvent l’Homme contrairement à l’accumulation de biens ou de désirs, exempte de sens. Le sens est pour le fait que l’accumulation de biens doit et peut participer à l’élévation spatiale de nos sociétés, si cette accumulation est pensée. Cependant le SIL n’est pas scientiste puisqu’il sait que le Savoir n’est pas un but mais un chemin.


Le SIL ne croit pas dans les utopies et autres solutions miracles. Il établit et affirme l’évidence que seul un système complexe est apte à gérer la complexité humaine et que ce système « quantique » s’appelle la République, une démocratie représentative, avec des gens chargés de réfléchir à plein temps, à notre place, sur les questions qui importent à nos sociétés.


Vive le SIL, Vive la République, Vive la France.