lundi 9 juillet 2007

UNE VERITE QUI DEMANGE


Ma parole, c’est qu’on frise la surchauffe dans les milieux écologiques. Nicolas Hulot joue les bulots en filtrant la vase médiatique avec son pacte écologique, avant de s’enfoncer dans les sables mouvants du politique. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sacrifie quelques forêts histoire de pondre un énième rapport. Le Pape appelle à respecter « l’œuvre de Dieu ». Les Verts font feu de tout bois afin de surfer sur la frousse de même couleur que nous ficherait l’insécurité écologique. Claude Allègre se la joue Mammouth en voie de disparition, jugeant tout cela sans importance, et tenant à brouter tranquillement alors que tout le monde lui répète de ne pas rester dehors. Sans oublier Francis Lalanne qui tient lui aussi à « dépolluer la planète » « avant que la mort ne nous programme sur son grand ordinateur ».

Et la pollution sonore, t’en fais quoi, mon pote ?!? Rien ! il préférait organiser le week-end dernier des méga concerts de par le monde. Je ne sais pas vous, mais j’ai comme une grosse envie de fraîcheur, moi !

« Chérie, puisque t’es là à rien glander pour la planète, apporte-moi donc un petit Coca Zero bien frais, s’il te plait »… « Merci ma chaudasse, oups, merci ma chérie ! »

Que l’on ne croie pas toutefois que je sois un tenant du « laissez faire, laissez passer », que je ne souhaite pas que l’on gère raisonnablement nos ressources présentes et que l’on ne prenne pas soin de notre environnement, pelouses, squares et autres bacs à fleurs, pour notre bien ou celui de nos crétins de gamins qui ne pensent qu’à leur i-podes, leur i-fringues et autres i-conneries pendant que j’emmène les pelures du foyer au compost. Il se trouve juste qu’une fois le principe affirmé que « notre maison brûle », on a tout dit et rien fait et que moi, ça me gave. Ça me gave d’autant plus qu’outre ces grands principes, les solutions soi-disant radicales proposées par les écologistes me plongent dans la consternation. Il faut encadrer la croissance, freiner la croissance, équilibré la croissance, répartir la croissance... faute de mourir d’insolation, au moins ils me tueront de rire.

Eh, les cocos verts, allez donc expliquer aux Américains du nord comme du sud, aux asiates en général et aux chinois en particulier que notre style de vie n’est pas top pour le cosmos. Allez donc expliquer à l’Afrique qui se meurt du manque de croissance et qui vendrait 12 fois l’âme et l’atmosphère de la planète pour être à notre place que l’on va tous réfléchir à comment répartir tout ça. Avant que vous n’ayez commencé à exposer vos bonnes blagues bio, la cocotte minute terrestre aura eu le temps d’exploser 12 fois. Allons, allons, un peu de sérieux ! Vous connaissez quelqu’un, y compris parmi vous, capable honnêtement de refiler, à des quidam qu’il ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam, son bien-être ou celui qu’il bâtit péniblement pour ces rejetons. Vos objections de croissance ne sont que des foutaises ou aussi peu compatibles avec l’humain que les délires consistant à tendre l’autre joue quand on vous gifle ! Alors que faire ? C’est très simple !

Ouarf ! Ouarf ! J’adore faire ce coup-là !

S’il convient de chercher à mettre en place au niveau international les moyens de limiter la casse pour les siècles à venir, il ne faut cependant pas se leurrer. Bien des chercheurs disent que pour ce siècle, toute rectification des changements climatiques est inenvisageable. Et moi je vous dis que l’on ne sait pas si le phénomène est réversible et si la Terre ne va pas nous faire tout simplement un de ces mega « reset » dont elle a le secret. Hop, on laisse toute vie se dissoudre et on remet la soupe biologique sur le feu. Pessimiste moi ? Non ! Conscient que nous ne somme pas grand-chose et qu’à tout instant, on peut se faire exploser la carcasse par tout objet céleste mal intentionné. Alors que faire ! C'est pourtant évident!

Ouarf ! Vraiment j’adore !

Un proverbe japonais dit que « la solution vient souvent d’en haut ». Comment ça?!?
Il n'y pas à dire. Vous disposez d'autant d'imagination qu'une cocotte en fonte usinée sous l'ancien empire soviétique. Levez donc les yeux, bande de limités. La solution est en grande partie là-haut ! Et oui, en installant des bases industrielles sur la lune ou dans la ceinture d’astéroïdes, riche en matières premières, exit dans le cosmos, la pollution. Sur mars, les gaz à effet de serre sont même désirés.
Notre excès démographique, hop ! dans l’espace ; La conquête de nouveaux espaces, dans l’espace ; la guerre, dans l’espace, encore que pour qu’il y ait guerre il faut rareté de la ressource or je peux vous assurer que la ressource spatiale est loin de se faire rare. Fini le syndrome de « l’île de Pacques » où des groupes rivaux dans un espace limité se tirent la bourre jusqu'à épuisement des ressources. Dans l’espace, je peux vous dire que niveau limitation de la croissance, on n’est pas prêts à se poser la question avant longtemps.
Fini le risque de disparition de notre espèce. Fini notre plus grande angoisse. Le ciel pourra bien nous tomber sur la tête, une grande partie de notre descendance ne sera plus là… Et histoire de me faire plaisir, je ne résiste pas à vous soumettre un dernier argument… Si notre avenir sur cette jolie planète se trouve définitivement cramé, on aura réussi à mettre notre descendance au frais, au frais intersidéral…

Mais j’apprends à l’instant que l’homme d’influence que je suis a réussi à rallier un ancien ministre de la défense canadien, Paul Hellyer, à l’idée d’Odyssée spatiale pour notre espèce. Cependant, à l’évidence, il n’a pas tout compris à mon exposé.
Dans sa déclaration au journal « Ottawa Citizen », Paul Hellyer demande à ce que soient rendues publiques par les différents gouvernements, les informations à propos des technologies extraterrestres en leur possession. Technologies qui permettraient de résoudre tous nos problèmes…

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Laissez-moi vous répéter, encore une fois, bande de terriens accrochés aux jupes de maman Gaïa, que l’infantilisme consistant à vouloir attendre dans le nid, que tout nous tombe du ciel, tout cuit, dans le bec, doit laisser la place à une démarche où, volant de nos propres ailes, nous irons chercher les réponses, nous mêmes, tout là-haut.L’espace seul avenir de l’espèce.

Ça tombe bien, on vient de découvrir la première planète de type terrestre habitable par notre espèce. Elle tourne autour de l’étoile Gliese 581, une étoile de type Naine Rouge située seulement à 20 années lumières de notre système solaire. Une Naine Rouge. C’est formidable ! On pourra y envoyer nos marxistes. Il ne restera plus qu’à trouver une planète habitable ou pas, tournant autour d’un trou noir ou brun, histoire d’y envoyer nos fascistes et nos islamistes puisqu’ils partagent les mêmes goûts en matière d’astres nihilistes.

SIL commandant du USS GALACTICA

dimanche 8 juillet 2007

COCA GROUND ZERO


À la cantoche, jusqu’au 11 septembre 2001, j’étais plutôt Oasis™ comme garçon. Entre deux bouchées de nourriture asséchante ou de propos assez chiants, servis par certains collègues du ministère gogochisant où j’officiais alors, ces gorgées d’Oasis me permettaient de me plonger dans des rêveries orientales fort agréables. J’étais un peu jeune et cultivais encore quelques illusions quant aux oasis.


Dès le 12 septembre 2001, à la cantoche, je suis passé au coca-cola™. Chose que remarquèrent les collègues gogochisants qui avaient refusé ce jour-là d’honorer la mémoire des victimes par une minute de silence. Ils me demandèrent de leur expliquer mon goût soudain pour ce soda. Je leur répondis par une minute de silence.
Les gogochisants aimant manier la Questionnette, ils me reposèrent la même question, le lendemain. « Bein pourquoieuuu ? » Comme j’étais encore un peu islamoptimiste et lâche au point de nier par trois fois ce soutien symbolique à l’Amérique, on fait ce qu’on peut, je leur expliquais que c’était ma façon de nourrir mon cancer du côlon, la seule « belle mort » actuellement accessible aux citoyens des pays riches. La seule où l’on se bat.

Le problème avec le coca c’est que j’ai fini très vite par ne plus en supporter l’intégral et par trouver trop fadasse le goût de sa version light. Refusant de revenir à l’Oasis™, j’ai opté pour le Fanta™ qui appartient lui aussi au groupe Coca-cola™.

Depuis, j’ai changé de ministère. Vous allez rire, j’y ai trouvé des collègues encore plus gogochisants. À la cantoche, après en avoir soupé de leurs salades américanophobes, le gaillard de gauche américanophile que je suis, s’est remis à boire du Coca lourd, mal de bide ou pas. Le coca lourd m’ayant fait mûrir en même temps que pourrir, la lâcheté s’en est allée. Devant les remarques sur ce choix de boisson, j’ai répondu sans hésiter que c’était-là ma façon de soutenir l’effort de guerre américain. Un effort qui me pesa sur l’estomac jusqu’à la sortie du Coca Zéro™. Il m’a conquis tout de suite.

Sa robe foncée, son goût corsé en même temps que frais et agréable en font, ma foi et mon foie, un coca on ne peut plus gouleyant.

Quant au Zéro, il vient à point nommé. Il conjugue à la perfection, le nom que l’on donnait aux kamikazes japonais de la seconde guerre mondiale avec le besoin attenant de les siphonner et le niveau de mon humeur lorsque j’ai longé, tête baissée, les larmes aux yeux, l’une des arrêtes de Ground-Zero.

Allez ! À la vie ! Puisqu’il le faut ! Saoulons nous au Coca Ground-Zero pour ne pas oublier ! Coca Ground-Zero, Ma boisson commémorative.

SIL on the left, proud to be an american's friend

ESPRIT D’OUVERTURE OU BIEN ESPRIT FRAPPEUR


Après avoir rappelé la loi d’Illich sur les questions de rendement du travail, voici venu le principe de Peter sur les questions de portefeuilles ministériels. Ce principe énonce que toute individu gravissant l’échelle hiérarchique finit par atteindre son seuil d’incompétence.

Le problème étant qu’une fois arrivé à ce seuil, il redescend rarement vers celui où il se montrait compétent.

Du coup je comprends mieux l’esprit d’ouverture prôné pas notre Président, au moment où le principe de Peter semble frapper, d'aprés mes sources occultes, à la porte du Ministère de la Justice, de l’Enseignement Supérieur et de l’Ecologie après avoir frappé à celui des Finances.

L’esprit d’ouverture n’est que l’expression de la lucidité de notre Président. Il a compris depuis longtemps que la communication est à Droite mais que les compétences sont à Gauche.

SIL frappeur

samedi 7 juillet 2007

LE GRAND PORTUGALOIS


Madame Quidam est une coriace. C’est souvent le cas chez les astrologues assoiffés de pouvoir ou d’influence sur celui-ci. Leur ambition les pousse même à obtenir le titre de docteur ès sociologie, en Sorbonne. C’est dire.



Mécontente que je me sois fait les griffes sur ses astres dans mon billet du 25 juin et histoire de me convaincre des vertus de sa lune puisqu’elle sentirait pousser en moi la graine de grand homme de Gauche étant donné que je réfléchis en homme de Droite, Madame Quidam déposa hier sur mon e-bureau une thèse intéressante.

Un quatrain de Michel de Nostredame, dit Nostradamus pour les intimes, parlerait ni plus ni moins de moi. Il s’agit du VI 85, l’un des quatrains dont l’action se situe entre 1999 et 2025. Il y est dit ce qui suit :

La grande cité Tharse par Gaulois
Sera détruite, captif tous à Turban
Secours par mer grand Portugalois
Premier d’esté le jour du sacre urban


Évident n’est-ce pas ? L’analyse classique de ce quatrain indique, d’après Madame Quidam, qu’Istanbul, la grande cité Tharse sera détruite par les Français, à cause de prisonnier de l’Islam, avec le secours d’un grand chef portugais ou brésilien qui arrivera par mer entre la Saint Urban (25 mai) et le premier jour de l’été (21 juin).

Madame Quidam précise par ailleurs, ce Blog ayant été une révélation pour elle tout comme mon côté solaire, qu’après avoir lu tous mes billets, que cette analyse classique est de toute évidence erronée. L’analyse suivante lui paraissant plus juste.

Le grand Portugalois est bien pour moi étant donné que je fais 180 cm de haut, fait rare pour un tos, que je fais référence sans cesse à mes ancêtres gaëliques de Galice, et puisqu’il ne peut s’agir de ce gros naze de Saramago qui tout en étant aussi bresilophile que moi, et bien que prix Nobel de littérature n’en a pas moins discrédité toute sa pensée en comparant la Cisjordanie à Auschwitz. Comme il ne peut s’agir non plus de Barroso, le Président de la commission européenne qui après avoir plombé les comptes portugais du temps où il gouvernait, s’est permit d’infliger une amende au Portugal pour dérapage budgétaire une fois à la commission. Le grand Portugalois c’est donc bien moi, vu que je suis aussi l’un des Gaulois du Quatrain.

Quant à la destruction d’Istanbul par les Français, chose pour le moins étrange, il est fort probable que le véritable sens ne soit rien d’autre que les conséquences de ma capacité à ruiner les efforts de la Turquie à vouloir passer la sublime porte de l’Europe. En convainquant par exemple mon gouvernement de s’y opposer puisque ce pays retient toujours en otage la mémoire des victimes du génocide qu’il a perpétré entre 1915 et 1923 et qu’il porte en lui la fureur du Turban. Du coup la destruction de la grande cité Tharse n’est sans doute qu’une métaphore pour ce bout de Turquie d’Europe qui ne sera jamais le pont rêvé pour tous les Turcs.

Pour l’outre-mer, il s’agit sans doute de l’océan numérique où je navigue, et la mention au fait que le serveur qui m’héberge se situe dans le nouveau monde.

Mouais ! Mouais ! Mouais ! Chère Madame Quidam, tout cela ne m’impressionne guère. Mon bon maître Cabantous, professeur d’histoire moderne dans la Sorbonne où vous avez obtenu votre diplôme nous avait déjà prévenu à la veille de nos partiels, ceux autour de la Saint Urban, que s’agissant de Nostradamus, si on y cherchait bien, on finirait par trouver les résultats à nos examens. J’ai préféré réviser.

Par conséquent, je vous demande, chère Madame Quidam, non pas de déposer la suite de votre thèse, ni vos honoraires mais plutôt votre lettre de démission, demain matin, sur mon e-bureau.

SIL plutôt grand comme Portugalois

vendredi 6 juillet 2007

SARCOSUCHUS CONDUCATORUM NON EST


À l’adresse des gogochistes qui me fatiguent, en prétendant que notre Sarcosuchus Imperator serait pire que le Conducator Jean-Marie Le Pen, pour la bonne raison qu’il mettrait les idées de ce dernier au pouvoir, notamment avec ce ministère de « l’Immigration et de l’Identité Nationale », je ne dirai qu’une seule chose pour faire simple.

Sous Le Pen un tel ministère serait plutôt celui de « l’exmigration et pour l’identité raciale ».

Celui qui ne voit toujours pas de différence, qu’il me le dise, histoire que je l’installe dans un coin de ma classe à recopier des lignes et des lignes de déclinaisons latines.

SILius Cesar

jeudi 5 juillet 2007

CARTE BLANCHE VISA PREMIER


L’Elysée viendrait de faire opposition à la carte bleue de notre First Lady suite à la divulgation du code secret de la dite carte bancaire par notre bon vieux Canard Enchaîné. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Les deux mon général.

Un bien, puisque le contribuable républicain à l’inspiration sociale-démocrate toute scandinave, que je suis, n’est pas mécontent que n’importe qui, notre première dame n’existant pas juridiquement, ne puisse pas faire n’importe quoi avec nos deniers publics. J’ai toujours été défavorable à l’attribution de cartes blanches de toute façon, surtout aux femmes.

Le mal résidant dans l’hypocrisie de Gauche comme de Droite ainsi que dans la morale provisoire à cette histoire.

Pour l’hypocrisie de Gauche, c’est facile. Il est très étonnant que tous ces moralistes n’aient pas hurlé au loup de la même façon quand la Gauche logeait à l’Elysée. Ce faisant, ils prêtent le flanc ainsi au « nul ne peut invoquer sa propre turpitude. »
Je me suis, pour ma part, toujours interrogé sur cette manie qu’on avait de créer une fondation quelconque pour chaque première dame de ce pays. C’est quoi le but ? Payer les frais de représentation ? Compliqué non ?

Pour l’hypocrisie de Droite, c’est tout aussi facile. Alors que la Droite s’est faite la championne en matière de bonne gestion et d’économies budgétaires, elle ne trouve pour toute défense que d’hurler à la mesquinerie et de renvoyer les socialistes à leur turpitudes passées, en oubliant au passage que la LOLF, par laquelle la Droite ne fait que jurer, fut mise en place par mon bon Jospin, pour plus de transparence budgétaire et répondre à la logique d’audit permanent devenue très en vogue dans ce pays. Logique que je trouve personnellement assez ridicule quand son application se fait dogmatique, voire quasi-magique. La LOLF est la Loi Organique relative aux Lois de Finances. Elle est censée permettre une gestion plus transparente de l’argent public, de traquer les gaspillages et de permettre de trouver « des marges de progrès ».
Du coup il est assez mesquin de reprocher à René Dosière, le député socialiste de l’Aisne ayant porté cette affaire de carte bleue sur la place publique, et à notre bon Canard Enchaîné, d’avoir parfaitement intégré cette même logique d’audit et de vouloir l’appliquer. LOLF ! (Lot Of Laughs in France ; le mort de rire français)

Personnellement, Loki, mon mauvais esprit scandinave, me pousserait plutôt à exiger que les dépenses publiques de nos gouvernants soient consultables sur Internet, comme en Scandinavie ou au Canada, histoire de pouvoir pourrir, quand il n’y a rien à la télé, la tête de mon représentant préféré, au prétexte que le choix d’une bouteille de vin à 50 euros pour accompagner un dîner protocolaire était scandaleux alors qu’il y en avait des très bien à 20 euros.

Plus sérieusement, ce qui me désole, c’est que le Canard vient de tuer dans l’œuf, l’une des étapes vers la modernisation de l’état français. Désolé de me montrer aussi affirmatif, mais les dépenses effectuées par carte bleue sont contrôlables à la différence de celles en liquide, telles qu’elles devaient être effectuées jusqu’à présent par les premières dames successives. Toutefois, je lui pardonne puisqu’un canard ça aime par nature le liquide. Quand on y patauge, on laisse bien moins de traces.

Par contre ce qui m’inquiète ce sont les répercussions en termes d’image pour notre pays. Que la première Dame de France soit obligée en 2007, de quémander des petites enveloppes au secrétaire de son mari, est non seulement humiliant pour elle mais également pour mon pays. Ceci risquant de rappeler au Monde entier que la France a attendu 1965 pour accorder l’autonomie financière à la femme. Et ça, là encore, il n’y que moi pour y penser. Preuve que je suis vraiment le seul chroniqueur républicain de gauche dans ce pays.

Alors, que l’on veuille bien donner rapidement une existence juridique à notre Première Dame et qu’on lui rende notre carte bleue.

SIL militant pour les droits des First Ladies.

mercredi 4 juillet 2007

L’APHREURISME DU JOUR



En attendant les quelques concentrés de chaleur,
Faute d’un réchauffement climatique efficient,
Tempus Merdus sont les deux mots
Que j’ai à dire au temps….


Master SIL

C’EST MON CHOIX



Il est encore temps de choisir. Les tentatives de massacres en Grande-Bretagne appellent de ma part également ce qui précède comme ce qui suit.


S’il n’y a pas d’islam modéré ou d’islam libéral, islam signifiant littéralement « soumission », force est de constater qu’une large majorité des musulmans est modérée, souhaite vivre paisiblement dans un cadre garantissant leur liberté individuelle, leur prospérité et celle de leurs enfants.

Aussi, nous ne répéterons jamais assez que tout comme ce n’était pas l’Allemand qui était notre ennemi mais plutôt l’Allemagne nazie, le Russe mais bien une Russie Communiste, ce n’est pas le musulman qui est notre ennemi mais bien l’islam, ses militants et ses soldats ainsi que les états se revendiquant de cette idéologie conquérante. La première victime de l’islam étant d’ailleurs le musulman lui-même.

Par conséquent, il convient tout aussi inlassablement d’œuvrer au rapprochement des individus quelques soient leurs origines et leurs croyances, dans notre cadre républicain, dans nos cadres démocratiques et de sanctionner fermement, afin que le vivre ensemble soit possible, toute discrimination qui se fonderait sur ce que l’on est et non pas sur ce que l’on fait.
Ce dernier point visant certains lascars, dont l’existence est tout aussi indéniable, et qui ne fichant rien à l’école, parlant mal, présentant mal, agissant mal, n’ont pas à s’étonner du rejet qu’ils suscitent et qui n’ont pour le coup à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Et oui, par ces temps, c’est tout le monde qu’il convient de mettre devant ses responsabilités et non pas une seule catégorie de la population. Action réaction.

Toutefois, si nous nous battrons toujours pour défendre les droits des musulmans modérés comme de toute autre minorité, il va falloir qu’ils se battent également pour nous. Il va falloir qu’ils entendent les trois choses suivantes :

1- Que fondamentalement, nos pays ne leur doivent rien en tant que communautés. S’ils ont quitté leurs terres d’origine, c’est bien parce que celles-ci ne leur garantissaient pas les conditions de vie qu’ils ont trouvé chez nous.

2- Que nos nations ont une histoire, une identité propre, et que bien qu’étant capables d’intégrer tous les apports individuels possibles, elles n’accepteront néanmoins jamais de se faire dépouiller de leurs identités collectives au bénéfice d’une autre, sans un bain de sang.

3- Qu’il va falloir faire un choix entre la soumission et la liberté, la communauté nationale ou hallal qui vous a jeté sur les routes et celle qui vous a accueilli. Il va falloir choisir votre allégeance car nous sommes en droit, chez nous, de vous demander à quel camp vous appartenez et que vous participiez activement au maintien de nos cohésions nationales.

Il va falloir que les musulmans modérés manifestent que leur modération n’est pas un silence de consentement envers l’action de leurs coreligionnaires qui travaillent à l’installation de la soumission sur nos terres, mais bien le choix de la liberté. Et oui, il est venu le temps où il s’agit vraiment de mettre tout un chacun devant ses responsabilités.

Faute de manifester ce choix de façon claire, tous nos efforts pour que l’amalgame entre Islam et musulman ne se fasse pas s’effondreront, nos luttes anti-discriminatoires échoueront, la folie des foules se déchaînera et il vous faudra alors assumer les conséquences funestes de votre choix modéré...ou timoré. Mais il n’est pas encore trop tard.

Par ces temps tourmentés, il me semblait important de vous rappeler ceci, puisque je vous aime aussi et que j’attends de vous ce que j’attends d’un membre de ma famille. Là encore, à la différence des bien-pensants de Gauche comme de Droite qui de toute évidence, n’attendent rien de vous.

SILice de Sablier.

mardi 3 juillet 2007

L’ALLEGORIE DE LA CAVERNE AFGHANE


L’allégorie de la caverne est cette célèbre allégorie exposée par Platon et qui met en scène des hommes enchaînés dans une demeure souterraine. Ces hommes tournent le dos à l’entrée et ne voient, projetées sur les murs, que leurs ombres où celles d’objets situés derrières eux. Des sons, ils ne perçoivent que les échos.

L’un d’entre eux se libère de ses chaînes et remonte jusqu’à la sortie. Là, il se trouve ébloui par toute cette lumière. Résistant à l’envie de retourner dans l’ombre douillette de sa grotte, il s’habitue à la lumière et se rend compte à quel point sa condition intellectuelle précédente était misérable. Pris par l’envie de libérer ses anciens camarades, il redescend alors dans la grotte et leur expose ce qu’il a vu. Ceux-ci, incapables d’imaginer une telle chose, refusent de le croire et finissent par le tuer.

Cette allégorie expose ainsi la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité ainsi que la difficile transmission de cette connaissance. Il en va de même pour la réalité islamique. Point de réalité pour certains penseurs. Ils se trouvent enchaînés au fond d’une caverne talibane observant des ombres et abrutis d’échos.

Pour avoir trop longtemps tourné le dos à la réalité, enchaînés au fond de leur grotte idéologique, certains dispensateurs d’ombres et d’échos, ne peuvent appréhender la réalité islamique que progressivement. Cette lumière leur brûle les yeux. Elle leur brûle les yeux parce qu’elle leur arrive trop vive, trop brûlante et bien trop éruptive depuis cette source d’incandescence que sont toutes ces explosions bien réelles.

Celles qui ont lieu dans les rues de Lockerbie, Glasgow, Londres, Paris, Madrid, Cologne, Amsterdam (Théo van Gogh), Moscou, Essentouki (Russie), Beslan (Ossétie du Nord), New-York, Washington, Buenos Aires, Casablanca, Alger, Tizi-Ouzou (Kabylie), Djerba, Louxor, Le Caire, Charm el Cheikh (Egypte), Nairobi (Kenya), Mombasa (Kenya), Dar es Salam (Tanzanie), Jérusalem, Tell Aviv, Beyrouth, Aman, Damas, Ankara, Istanbul, Riyadh, Al-Khobar (Arabie Saoudite), Bagdad, Kaboul, Islamabad, Karachi (Pakistan), Delhi, Calcutta, Bali (Indonésie), Davao (Philippines) etc...etc…etc…

Oui, vraiment beaucoup trop d’éclats de lumières d’un coup. Attendez, ça va passer. Toutefois, si les troubles persistaient, surtout n’hésitez pas à chausser le même modèle de lunettes Oakley™ ( PUB) que moi. Ça aide, des fois…

SILosophe caverneux.

lundi 2 juillet 2007

LA TORTURA DE SHAKIRA


Qui peut encore prétendre que l’on n’apprend rien à la télévision. L’autre soir, lors de la dernière émission de la saison, « ce soir ou jamais », présentée par mon bon Taddéi, j’ai non seulement découvert le concept de « souchien » (pour Blanc de souche) cher à Mademoiselle Bouteldja des indigènes de la république, mais également la sympathologie. Toute une science.


La sympathologie est l’état dans lequel se trouve notre pensée. Le but de la sympathologie ? Trouver ce qui fera le plus sympa comme discours. Par exemple, est-ce que la torture c’est Fun ou bien est-ce trop Bad. Vous l’aurez deviné. Il ne s’agit pas de penser mais de donner envie au bon sauvage de devenir comme nous puisqu’en démocratie nous sommes avant tout sympas. La sympathologie n’est pas une pensée mais un exemple.

Rassurez-vous, je ne vais sûrement pas faire l’apologie de la Torture. Moi aussi, je suis un mec sympa, en plus d’être sensé. Non, je vais juste exploser les deux piliers du sympathisme sur ce thème-là et vous proposer ce que tout cela m’inspire. De l’inédit puisque je n’ai trouvé ce qui suit nulle part et que je me dis que cela peut vous intéresser, si d’aventure, tout comme pour moi, le sympathisme vous gave grave.

Le premier argument contre la Torture est celui de l’empathie. Imaginez-vous à la place d’un pauvre terroriste ou d’un quelconque ramolli du bulbe à coups de Coran, enchaîné à Guantanamo, subissant un interrogatoire poussé. C’est pas bien n’est-ce pas ? Oui !
C’est en gros la démarche de nos sympathologues comme des militants américains qui proposent aux passants de subir un échantillon de mauvais traitements afin qu’ils se rendent compte que la torture ce n’est vraiment pas bien.
Ce à quoi un militant antipathique répondra qu’il suffit de proposer aux mêmes passants de visionner quelques échantillons d’images d’attentats et de photos de victimes pour que ceux-ci se portent volontaires pour mener à leur tour des interrogatoires poussés. Conclusion. L’empathie, c’est trop pas fiable.

Second argument sympa. Si les Démocraties utilisent les mêmes méthodes que leurs ennemis, comment voulez que les gens vivant sous dictature veuillent de notre démocratie ? Un antipathique vous répondra : « pour les deux trois raisons que nous allons voir maintenant bande de sympas, ignorants de vos propres valeurs ».

1- Parce que lorsque les enjeux sont des dizaines, des centaines, voir des milliers de victimes innocentes, les petits enjeux de marketing démocratique passent bien loin derrière nos vies. Et encore, je ne parle pas de la vie de nos gosses, histoire d’être sympa avec les sympas.

2- Parce que je ne suis pas sûr que nos démocraties soient là pour faire rêver. Si les peuples ne se persuadent pas un peu par eux-mêmes qu’il n’y a pas mieux, je ne vais pas me fatiguer à leur faire un dessin en plus de mes discours. Personne n’a livré la démocratie sur un plateaux, ni à nous, ni aux autres peuples qui l’ont conquise et pensée.

3- Pour une raison bien plus fondamentale, tas de sympas. Parce que les démocraties n’utilisent pas les mêmes méthodes que leurs ennemis. Dites-moi. Comment cela se fait-il qu’aucun d’entre vous ne fasse la différence entre l’Ordinaire et l’Extraordinaire ? Vous ne savez plus où vous habitez ou quoi ?

Expliquons nous.

Il me semble qu’il y a une différence entre un pays dictatorial qui torture des foules d’innocents pris au hasard pour protéger un gouvernement de criminels et un pays démocratique qui « torturerait » des criminels tout sauf pris au hasard, pour protéger des foules d’innocents , non ?

Il me semble qu’il y a une différence entre des dictatures où la torture est l’ordinaire et des pays démocratiques où nos excès envers des criminels sont de l’ordre de l’extraordinaire. L’ordinaire restant chez nous la possibilité pour les victimes de nos excès de recouvrer non seulement la liberté mais d’obtenir réparation pour ces injustices. Alors que l’injustice dans les dictatures se règle d’ordinaire avec une balle derrière la nuque et on en parle plus.

Il me semble que toutes ces différences créent bien une différence de nature entre la Torture et ce que vous nommez nos « tortures ».

Toutefois si cette démonstration ne vous a pas suffi et que vous ne faites toujours pas la différence entre des choses bien différentes, voici une petite chanson qui finira de vous convaincre. Elle parle de torture. Elle s’appelle d’ailleurs « la tortura » :

« No pido que todos los días sean de sol ; No pido que todos los viernes sean de fiesta ; Tampoco te pido que vuelvas rogando perdón ; Si lloras con los ojos secos ; Y hablando de ella…

Ay amor me duele tanto ; Me duele tanto ; Que te fueras sin decir a dónde ; Ay amor fue una tortura... Perderte. »


Je sais, ce n’est pas très sympa de vous ramener à votre médiocrité mais bon, j’assume sans problème cela aussi, devant les dieux et devant les hommes. Dans l’intérêt de nos démocraties, heureusement qu’il y a des gens pour assumer une posture autre que la plus confortable, celle des sympas. Des gens qui acceptent de se frotter à nos démons, de voyager aux limites de nos valeurs, de se poser des questions morales que le commun refuse, de porter le poids de certains choix, tout ça pour préserver notre innocence et notre avenir. Des gens qui paraissent antipathiques mais qui disposent d’un sens moral sans doute bien supérieur à celui des gens sympas ; Et c’est très bien comme ça…

Même si là où je rejoins les gens sympas, c’est dans la nécessaire vigilance collective à maintenir pour que l’extraordinaire ne devienne jamais notre ordinaire.


El SIL torturado del corazon por Shakira, Beyonce y sobre todo por Rihanna y su paraguas

dimanche 1 juillet 2007

DE FIL EN FIL : QUI EST LE SIL ?


Le SIL est double, le SIL est triple, le SIL est tout. Acclamez-le ! Comme tous les super héros, le SIL a une face diurne, le Syndicat de l’Ironie Libérée. En tant que tel, il se moque, il titille par amour de la France et désir d’éternité démocratique. Mais le SIL a aussi une face nocturne. Il est la Super I-heros League. Sous cette forme, le SIL opère sur le Net. Il est la Ligue des super-héros électroniques.


Il y compte par exemple le « Surfeur d’Argent », héros condamné à parcourir l’inframonde numérique à la vitesse du mega-bit. Son plus grand représentant reste cependant Spider-Iman, le super héros qui jette ses toiles sur la Toile, afin de sauver le monde. Et oui, rien que ça ! Je suppose que vous voulez connaître son repère secret ?

Puisque vous le valez bien, sachez que le repère secret du SIL se situe quelque part sur les îles Kerguelen, quelque part… Je ne vais pas non plus tout vous révéler tout de même ! Voici pour son portrait physique. Qu’en est-il de sa pensée, qu’a-t-il dans la tête ?

Sachez que le SIL a tout dans la tête, l’Europe, le Monde, l’Univers. Oui, le SIL est tout, le SIL n’est rien, c’est dire à quel point il est tout. Oui, le SIL est mégalo mais le SIL est aussi la modestie incarnée. Il est d’ailleurs champion intergalactique de modestie. D’aucuns vous diront que le SIL ne se prend pas pour de la merde. Ils ont raison mais doit-on préciser que le SIL est à l’œil ce que le poil de cul est à l’anus. Or le SIL n’est pas un poil de cul. Le SIL est génial.

Oui le SIL est tout mais avant le Tout, le SIL a la France en tête, la France et les Français. Le SIL est patriote ou plutôt dans sa version de gauche non-phallocrate, Matriote. Le SIL aime la langue française. Par contre le SIL nie à la convenance bourgeoise le monopole du bon parler, du bien écrire, du vrai Français. Pourquoi ? Parce que le SIL est fils de paysans, enfant de l’aristocratie ouvrière, un pécore fier de l’être, un mange merde. C’est d’ailleurs parce qu’il en connaît le goût, qu’il peut prétendre ce qui est moins merdique pour la République. Cette filiation fera du SIL un être fin, grossier, abrupt, nuancé, beauf comme bobof. Le SIL est donc le Peuple.

Toutefois, si le SIL est enfant du peuple, il emmerde le populisme, le paternalisme aussi bien de gauche que de droite. À quoi cela se verra ?

Au fait que si le SIL tape sur nos représentants et surtout sur nos candidats, le SIL tapera plus fort encore sur le peuple parce qu’il n’oublie pas que le pouvoir procède « du peuple, pour le peuple, par le peuple ». Et puisque la source du pouvoir est dans le peuple, il est normal que la source du pouvoir soit la plus titillée. Ne serait-ce parce que les représentants du peuple sont à son image.
C’est pour cela que le SIL souhaite une représentativité nourrie par un peuple éclairé par les savoirs, tous les savoirs, le goût du pluralisme, éclairé par le sens de notre devise « liberté, égalité, fraternité ».

Le SIL prône que seul les savoirs élèvent l’Homme contrairement à l’accumulation de biens ou de désirs, exempte de sens. Le sens est pour le fait que l’accumulation de biens doit et peut participer à l’élévation spatiale de nos sociétés, si cette accumulation est pensée. Cependant le SIL n’est pas scientiste puisqu’il sait que le Savoir n’est pas un but mais un chemin.

Le SIL ne croit pas dans les utopies et autres solutions miracles. Il établit et affirme l’évidence que seul un système complexe est apte à gérer la complexité humaine et que ce système « quantique » s’appelle la République, une démocratie représentative, avec des hommes et des femmes chargés de réfléchir à plein temps, à notre place, sur les questions qui importent à nos sociétés.

Vive le SIL, Vive la République, Vive la France.