dimanche 23 mars 2008

FAITS DISERTS 23-03-08


Etant donner que les convenances imposent de débuter une bonne dissertation par une citation, j’ouvre le bal des faits diserts avec cette conclusion de Gérard Miller, le plus grand psychanalyste de son immeuble qui sévit à titre privé sur les divans du service public. Mai 68 « a été le plus formidable mouvement de liberté que le XXe siècle ait connu. »

Mieux que la fin des fascismes, plus puissant que les décolonisation, la fin de l’apartheid, la chute du mur de Berlin, voici mai 68. Comme le dirait Coluche, « Géraaaard ! Faut que je te parle. » Moralité, l’Histoire, il vaut mieux la laisser aux spécialistes.

Histoire de rester parmi ceux qui se trompent de matière, j’ai entendu la chose suivante dans la bouche de mon cher Alexandre Adler. Ce mardi 18 mars, les matins de France Culture recevaient Luc Ferry qui venait déblatérer sur la réforme Darcos à coup de « populismes scolaires ». En fin d’émission, mon Alexandre s’inquiéta du sort que connaissent les matières scientifiques, se demandant s’il ne fallait pas encourager la pratique des sciences à l’école en les détachant des mathématiques. Ferry n’était pas loin d’être d’accord. Rien d’étonnant. J’ai éclaté de rire. Comment dire, détacher les sciences des mathématiques c’est comme détacher l’écriture de l’orthographe. On a bien vu ce que cela donne et c’est justement l’objet de la réforme Darcos.

Mon bon Alexandre, la crise des vocations scientifiques dans ce pays n’est pas due aux maths mais tout simplement au prix où ont les rémunère. Le jour ou les scientifiques ne seront plus payés au SMIC mais au minimum sur une base d’ingénieur, on se battra pour en faire des mathématiques, je te prie de me croire.

Le hors sujet, un procès que je ne peux pas faire, en tout cas à Edwy Plenel. Je l’ai écouté chez son collègue de l’émission masse critique du 8 mars. Outre le fait qu’il a beaucoup de potes puisque sa campagne de pub pour son site d’information atteint sa masse critique, y compris sur le service public, on se doit d’avouer qu’il maîtrise ses auditeurs comme son sujet. Grâce à son mediapark hors de prix, les journalistes vont enfin faire leur travail et les lecteurs en avoir pour leur argent. À se demander ce qu’a fait Edwy pendant toutes ces années. En plus d’une véritable info vrai, d’un Edwy en guise de Guide dans ce monde de désinformation, vous pourrez faire partie du « Club » mediapark car l’important c’est la « fidélité ». C’est marrant mais j’ai eu l’impression d’entendre un gourou m’invitant à rejoindre sa secte.

Enfin pas vraiment puisque Edwy avoue lui-même le caractère aigrefin de son projet. « la nouveauté de Mediapart c’est l’addition ». C’est tout à fait ça. 9 euros par mois pour un machin sensiblement équivalent à tout ce que je vois par ailleurs, bonjour l’addition. C’est moi ou Edwy nous ferait le coup de la start-up en 2008.

Enfin, il m’a fait rire, c’est déjà ça, notamment lorsqu’il commenta l’affaire du « cass’toi pôv’con ». écoutez moi ça. « Le peuple n’est pas vulgaire (…) je n’ai jamais dit cass’toi pôv’con à quiconque ». Magnifique, en plus d’un gourou des medias, le bourgeois Plenel se prend pour le petit peuple, ignorant à quel point chez nous, ça peut envoyer du bois. Mais bon, comme il arrive au peuple de rêver le bourgeois, rien d’étonnant à ce que des bourgeois un peu gauches rêvent le peuple.

Histoire de me faire une transition entre réflexion et action, philosophie et politique, petit détour par le religieux. J’ai adoré le pre-discour « orbi et Tibet » de Benoît XVI. Après une attitude très Ponce Pilate, devenu flagrante, il a fini par appeler à « des solutions de paix au Tibet. » Sans blague. Rien de bien surprenant après tout. Benoît est trop occupé à négocier la préservations des intérêts de son entreprise en Chine pour s’alarmer outre mesure du sort des Tibétains. Une vieille habitude de l’Eglise que celle de se taire devant des crimes contre l’humanité dans l’espoir d’un concordat. Mais comme on le dit à Rome, un mea-culpa et les affaires reprennent.

Le Dalaï-lama menaçant de son côté, de démissionner, si la situation dégénérait, ce qui dans la tradition bouddhiste est particulièrement douloureux. Le Dalaï-lama étant une fonction incarnée, pour démissionner, il lui faudra se désincarner. Ce qui est très douloureux. Essayer pour voir.

Politique maintenant. Alors qu’à l’Elysée ce sont plutôt les regards qui parlent soit par l’examen attentif des décolletés de mannequins israéliens, soit par un mépris à la Godard, lancé par Simone Veil au visage de Carla Bruni-Sarkozy, dans le parti du président on ne s’entend plus.

D’un côté, le capitaine Fillon qui appelle à maintenir le cap des réformes ce en quoi il a raison puisqu’une récente étude démontre que si le capitaine du Titanic avait choisi de percuter l’iceberg de face, le navire n’aurait jamais coulé aussi vite. C’est bon à savoir.

De l’autre, mon bon Jean-Pierre Raffarin appelle à mettre la barre au Centre, estimant que le navire tangue beaucoup trop à Droite. Avis que je partage avec le plus centriste des responsables de l’UMP. L’UMP n’est pas assez entre les mains de Raffarin.

Entre les coups de barre, je trouve mon bon Devedjian qui enfin se dévoile. Il y a de cela quelques temps, un ami m’avait demandé comment cela se faisait que Devedjian arrivait à encaisser la pluie d’attaques venant de son propre camp et à avaler des couleuvres de taille anacondesque avec une placidité conférant au fatalisme.

Je lui ai répondu qu’il s’agissait là d’une prédisposition génétique propre aux Arméniens comme aux Portugais. Un goût historiquement développé pour le fatum comme pour le fado. « Quand on est d’extraction minoritaire, on est habitué aux attaques ; c’est même une question de survie » tels sont les mots de Devedjian. Après tonton David et son « issu d’un peuple qui a beaucoup souffert » voici tonton Devedjian et son « issu d’un peuple qui ne veut plus souffrir ». « Extraction minoritaire ». Ce Devedjian est décidemment une vraie pépite.

Autre pépite purgatoire, la déclaration de François Bayrou venant ponctuer sa défaite électorale aux municipales de Pau. « Il y aura d'autres batailles, il y aura d'autres combats, et je vous le promets, il y aura d'autres victoires. » Je comprends pourquoi Ségolène l’aime tant. François est sa meilleure copine. Rappelez-vous la déclaration quasi similaire de Ségolène après sa taule prise à la présidentielle de 2007. « Je vous donne rendez-vous pour d’autres victoires ». D’autres victoires ? Qu’entendez-vous par là exactement mes petites dames ?

D’aucuns parleront de schizophrénie. Je pense moi, qu’il faut vraiment être de sacrées greluches pour jouer à ce point de mauvaise foi, pour transformer des galletouses en trophées.


Politique toujours et couleuvres encore, je conclurai sur cette déclaration, datée de 2004, de l’ex-gouverneur de New York, Eliot Spitzer, dit « Monsieur Propre » au zizi tout sale. Après la chute d’un réseau de prostitution, cet ancien procureur général avait déclaré « C’était une opération sophistiquée et lucrative avec des structures à plusieurs niveaux. Mais ce n’était cependant qu’un réseau de prostitution et maintenant, ses propriétaires et ses opérateurs vont devoir répondre de leurs responsabilités ». Tout comme l’ex-gouverneur Spitzer depuis qu’il s’est fait prendre la main dans le string de la désormais célèbre call-girl Kristen (en photo), à 4000 dollars de l’heure. « Opération sophistiquée et lucrative » en effet.

Madame Silda Spitzer, puisque vous vous tenez aux cotés de ce coupable mari qui nous avoue là ses frasques, auriez-vous quelque chose à rajouter. « Pour le meilleur comme pour le pire, jusqu’à ce que la mort nous sépare… Connard ».

SILda

vendredi 21 mars 2008

FASCIO NEC FASCIO : NICOLAS SARKOZY


Vu la bande de batakwekes et autres métèques qu’il trimbale dans son staff « united colors of Sarkozy », il est très vite devenu difficile pour nos gauchistes de traiter notre président de fasciste. Cependant pour demeurer plein de ressources rhétoriques, le gauchiste a trouvé autre chose. Il parle désormais de « politique fascisante » tout en traitant le ministre de l’immigration « d’albinos ». C’est pas un peu raciste ça ?

Alors bien qu’il ne soit pas toujours facile de prendre la défense de notre président, surtout lorsqu’il tient un discours sur l’immigration, le 11 mars, entre les deux tours des municipales, depuis Toulon, ancien fief du Front National, ou bien encore depuis qu’il tend à transformer notre devise « République indivisible, laïque, démocratique et sociale » en « République communautaire, catholique, bruxelloise et sécuritaire », je prends quand même le risque de le défendre un peu.

Car ce qui caractérisait tous les régimes fascistes, s’agissant des questions étrangères, était une conception raciste de leur politique. Raciste voulant dire inégalitaire et hiérarchique. Une politique qui consistait par conséquent à placer les intérêts de sa propre « race » au-dessus de ceux de toutes les autres, et surtout aux dépens des autres. Ben oui, où est l’intérêt d’être raciste si c’est pour ne pas se placer au-dessus des autres.

C’est ainsi que l’Allemagne nazi se disait « über alles » ou qu’à l’autre bout de l’échelle fasciste le Portugal de Salazar, à travers sa devise « tudo pela naçao, nada contra à naçao», « tout pour la nation, rien contre la nation », plaçait les intérêts portugais au-dessus de tous les autres ; dans la mesure de ses possibilités, cela va sans dire. Conception raciste justifiant l’invasion de tout ce qui plaira à Hitler, justifiant une guerre faite au Monde dans le cas allemand et dans une moindre mesure la conservation par le Portugal de son empire colonial jusqu’à la chute du régime en 1974.

Est-ce le cas ici ? Le gauchiste me dira que je noie le poisson puisque s’il ne s’agit pas ici de « race », il s’agit « d’identité nationale », ce qui revient au fond, à la même chose. C’est là que je saisis mon gauchiste par les manches et l’envoie bouler avec un magnifique tomoe-nage.

Car mes pépères, il y a une différence fondamentale entre placer les intérêts de sa nation au-dessus de ceux de toutes les autres nations et le simple fait que les élus d’un Peuple s’occupent des intérêts de leur Peuple avant celui des autres, et ce d’autant plus si cela est fait chez soi. Il y a une différence entre vouloir conquérir ou coloniser des parcelles entières de la planète et ne pas accepter de se faire coloniser chez soi. Il y a une différence entre vouloir soumettre les autres à nos seuls intérêts et refuser de se soumettre à celui des autres.

C’est pour cette simple raison que chaque Peuple, chaque nation et chaque gouvernement a le droit le plus absolu, mais aussi le devoir de décider de qui rentre ou pas dans sa maison et des modalités de cette entrée.

Aussi traiter de « fascisant » un gouvernement qui se pose la question « où est l’intérêt de mon Peuple », en matière d’immigration, confine au minimum au ridicule et au pire à la plus simple trahison.

Alors si l’action d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » n’est pas « fascisante », cela participe tout du moins d’une démarche « populiste », tentera le gauchiste.

Peine perdue mon pépère car encore une fois le populisme en matière d’immigration c’est d’en faire comme le Front National, la source de tous les problèmes, un problème « über alles ». Certainement pas de considérer que chaque Peuple a le droit souverain de décider de sa politique d’accueil, de considérer que l’immigration est une question politique comme les autres, subordonnée au vote populaire et à sa régulation par l’Etat.

Penser l’inverse, penser de façon symétriquement opposée à celle du Front National, que l’immigration n’est pas une question qui se pose, que l’immigration ne pose aucun problème, ce n’est rien d’autre que faire du populisme de gauche, faire croire aux étrangers que l’immigration est un droit opposable, que la France place l’internationalisation « über alles ».

Par conséquent, maladroitement, cyniquement ou sérieusement, s’occuper enfin clairement et démocratiquement de la question de l’immigration comme le fait le président Sarkozy et son ministre Brice Hortefeux, c’est enfin remettre cette question entre les mains du Peuple et assumer sa responsabilité politique devant le pays. Sûrement pas faire du populisme et encore moins dans le fascisant.

SIL SALGUEIRO MAIA

jeudi 20 mars 2008

ADECCONNE


Que l’agence d’intérim Adecco utilise Gandhi, ce grand utilisateur de ressources humaines propres au Parti du Congrés pour atteindre ses objectifs, je peux l’entendre et même le voir placardé. Ça me fait même plutôt marrer.

Mais que Coluche, qui refusait de voir l’humain réduit à l’état de vulgaire ressource exploitable, serve de héraut aux commissionnaires du travail précaire, cela ne me fait pas rire du tout. Adecco déconne et mon illustre montrougien se retourne dans sa tombe. « Sans blague ! Merde ! »

SIL de la Solo

mercredi 19 mars 2008

SHIVA PAS LA TETE II


Si la religion est selon Marx et sa bande d’avatars « l'opium du peuple », n'oubliez pas que pour les dealers, cette addiction a des effets bien plus conséquents. Plaies d’Egypte, table des lois et pourquoi pas multiplication des pains ou encore marches sur l’eau. Tel est le résultat de l'étude de Monsieur Benny Shanon, professeur à l'université Hébraïque de Jérusalem.

Celui-ci dans la revue « Time and mind » nous explique en effet que les Hébreux contemporains de Moïse utilisaient des plantes hallucinogènes lors des rites religieux telles que le harmal et l'écorce d'acacia. Ce qui permet de mieux comprendre l'histoire du « buisson ardent » tout comme l'attachement des rastas aussi bien à l'ancien testament qu’à leurs buissons à eux. Bob Marley méritant ainsi, pour le coup, le statut de prophète « Lion, Zion, Lion »…

Une analyse qui sera peut-être validée par une autre étude, lancée cette fois-ci par des chercheurs de l'université d'oxford. « La foi est-elle naturelle ou culturelle ? », telle est la question à laquelle ils s'attellent. Personnellement, je répondrais bien que comme la coca, la foi pousse à l’état naturel et qu’après, c’est le traitement chimique propre à chaque culture qui en fait une drogue plus ou moins dure.

En tout cas, ces scientifiques se donnent trois ans et 2,5 millions d'euros pour savoir si la religiosité est plutôt innée, le fait de croire nous ayant alors conféré une certaine supériorité évolutionniste, ou plutôt du domaine de l'acquis, dérivant ainsi d'autres caractéristiques humaines comme la sociabilité.

En attendant le résultat de cette étude, promenons-nous dans plusieurs lieux de consommation de paradis artificiels, à commencer par l'un des plus beaux d'entre eux.

L’île de Bali, Eden javanais pour touristes et pas seulement puisque îlot hindouiste au milieu de l'océan islamique indonésien, s'est retrouvée le 7 mars dernier plongée dans le silence le plus absolu. Rassurez-vous, rien de bien grave. Pas de tsunami ni d’attentats comme ceux d’octobre 2002 et 2005.

En fait comme tous les ans, il s'agit de la fête du Nyepi, célébrant le nouvel an balinais. Histoire de faire croire aux mauvais esprits que l'île est inhabitée, espérant ainsi les éloigner, les Balinais se terrent chez eux, dans le silence. Les aéroports, discothèques et autres commerces sont fermés. Seul circule le Pecalang, une milice religieuse chargée de veiller à l'obligation de silence. « Nous zafons les moyens de vous faire Daire ».

« Comment cela se fait-il qu’ils circulent ces Pecores-langues ? C’est qu’ils risquent de faire croire aux démons que l’île est habitée ces cons-là » me direz-vous à juste titre. À vrai dire, j’ai bien une explication autre que celle voulant que tout ne soit pas toujours très cohérent en matière religieuse. Peut-être que les démons prennent cette milice religieuse, comme bien d’autres, pour des êtres de la même espèce qu’eux. Sans oublier compte tenu des attentats susmentionnés, que les démons islamiques savent très bien que l’île est habitée.

Décidemment, je comprends mieux le pourquoi du tourisme de masse sur cette île. On y fume de la bonne à Bali. Quoiqu'il paraîtrait que les têtes y tombent facilement pour tout ce qui touche le trafique de drogues chimiques. Une question de concurrence. Les religions aimant être seules à faire tourner comme à faire tomber les têtes.

Tiens, avant de partir un peu plus au nord pour la Malaisie et histoire de rester dans les têtes comme les marges de l’hindouisme, faisons un saut au Canada où les sikhs font parler d’eux. Ces grosses têtes refusent de porter des casques quand ils circulent à moto. À cause du Turban. Du coup ils se retrouvent aux prises avec les autorités canadiennes partagées quant à elles entre les tentations d’accommodement raisonnable et les conséquences en terme de coût de santé pour la collectivité.

Mais laissez donc faire, voyons ! Sous ces turbans, il n’y a de toute façon rien à protéger et si d’aventure il y avait quelque chose, faites donc signer aux représentants de la communauté Sikh une décharge. Puisqu’ils aiment à ce point les traitements d’exception, qu’ils prennent en charge, en cas d’accident, l’intégralité des frais médicaux ou d’assurance. Ils pourront toujours renvoyer les petites notes de frais au Temple d’Or, leur lieu saint indien situé au Panjâb.

En Malaisie donc, ce sont d'autres autorités religieuses qui travaillent de la cafetière ou plutôt de la théière. Madame Kamariah Ali, considérée par les autorités religieuses comme musulmane de naissance, vient d'écoper de deux ans de prison pour avoir rendu un culte non-musulman. L'apostasie étant interdite à tout musulman. « Nulle contrainte en religion (islam) », parait-il. En fait, Madame Kamariah a participé à l'une des cérémonies du mouvement Sky Kingdom. Un mouvement religieux qui prêche l'œcuménisme et qui voue un culte à des théières géantes, symboles d'effusion divine, de pureté et d'amour coulant du ciel. Un breuvage que ne goûte guère le tribunal islamique local puisqu'il a fait détruire l'une de ces théières kitch, haute de deux étages.

Faits à rapprocher des récentes manifestations d'hindous se plaignant d’être victimes de discriminations, réprimées par la police malaise, et des cargaisons de bibles à destination des communautés chrétiennes saisies par les douanes, tels de vulgaires ballots de cocaïne. Comme quoi, que l'on se drogue au religieux, oui, mais que l'on fasse des mélanges, non !

Des ballots de drogue chrétienne qui devront néanmoins être délicatement entreposés puisque j’informe la police malaise que l’une des plus hautes autorités de l’islam, le Cheikh Muhammad Sayyed Tantawi de l'Université Al-Azhar du Caire, la cité vaticane de l'islam sunnite, déclare que ceux qui endommagent la Bible doivent être décapités. Les Chrétiens apprécieront cette attention toute délicate. Le Cheikh Tantawi, encore une reine de cœur au pays des merveilles islamiques.

Du même genre sans doute que celles qui viennent de décapiter l’une des têtes de l’église catholique orientale, Mgr Paulos Faraj Rahho, archevêque de Mossoul. Les Chrétiens apprécieront également cette autre attention toute délicate.

Délicates attentions qui poussent sans doute l’Eglise à perdre de plus en plus la tête. Outre le silence monacal de Rome sur le sort réservé au Tibet par la Chine, l’Eglise par l’intermédiaire de son Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, qui avec le comité équivalent de l’université d’Al-Azhar forment la Commission Islamo-Chrétienne, « condamne fortement la nouvelle publication des caricatures injurieuses » à l’encontre du pervers Mahomet.

Il y a pas à dire, une alliance d’arriérations contre la civilisation de Raison est bien en marche.

Rome et drogue toujours, Mgr Gianfranco Girotti dans les colonnes de « l’osservatore romano », organe de presse du Saint Siège social catholique, annonce une reforme des sept péchés capitaux. Paresse, orgueil, gourmandise, luxure, avarice, colère, envie. Ils deviendront les sept péchés capitalistes ou plutôt des « péchés sociaux » comme le dit machin Girotti. On y trouvera le commerce comme la consommation de drogue, l’accumulation excessive de richesses, la pollution, les manipulations génétiques, les expériences sur l’humain, l’injustice sociale, l’avortement comme la pédophilie.

Étant donné que le Code Pénal me suffit amplement mais que je ne m’oppose en rien à ce que l’Eglise adopte pour elle-même une sorte de convention collective à caractère pénal ou peccamineuse plus contraignante, dans une démarche constructive, je leur propose mon conseil spirituel pour cette reformation.

Je leur propose de remplacer le péché de paresse par celui de sermon car le verbe c’est bien joli mais ça ne fait pas tout, loin de là ; l’orgueil par le papisme tant il la ramène sans cesse, ces temps-ci, le Benoît ; la gourmandise par le péché de prosélytisme, l’Eglise semblant n’être jamais assez repue de bonnes âmes ; la luxure par la pédophilie pour des raisons malheureusement évidentes ; l’avarice par l’anti-laïcisme étant donné que ce n’est pas bien du tout de refuser le partage du pouvoir ; la colère par le péché d’anathème, par ces temps où les condamnations cléricales pleuvent…

Et le péché d’envie par celui du désir profond que toutes ces têtes de noeud arrêtent de nous prendre la tête au sens propre comme au défiguré…

GaneSHIL

PS: TOUT COMME LES AUTRES JEDI DE L'EXTREMECENTRE, LE REPUBLICOIN SOUTIENT LUCIEN SAMIR AREZKI OULAHBIB DE RESILIENCE TV DONT LA NEBULEUSE ISLAMISTE VEUT DECIDEMMENT LA TÊTE.

mardi 18 mars 2008

TIBERI SANTO SUBITO


Du temps des affaires politico-financières de la Mairie de Paris, Xavière Tiberi avait défendu son mari d’un poignant « mon mari est un saint ». Personne n’avait voulu la croire alors qu’on disait Jean Tiberi capable de faire voter les morts mais surtout réussissait visiblement à marcher en eaux troubles. Et de deux !


Le troisième miracle nous est apparu à la lumière télévisuelle de dimanche soir.

Alors qu’il était donné largement battu à 20 heures, réunissant 42% des suffrages contre 46% pour sa rivale socialiste Lyne Cohen-Solal, donné battu encore à 21 heures au point que son épouse faillit en perdre la foi puisque ayant affirmé « j’ai eu un choc, il était donné perdant », voici que bureau après bureau surgit la bonne nouvelle. 45% pour frère Jean, 44.1% pour Madame Cohen-Solal.

Tiberi revenait d’entre les morts politiques, s’extirpait des limbes sondagières. « Malgré les sondages et des estimations difficiles, la vérité est apparue » annonça-t-il à la tribune de la salle des fêtes de la mairie. Et de trois !

Alléluia mes frères, réjouissez-vous dans vos demeures. Jean Tiberi est un saint. Amen.

Frère SILas

lundi 17 mars 2008

SARCOSUCHUS IMPERATOR : LE SONDAGE


Je ne sais pas ce qu’ils ont tous, ou plutôt si, je sais, mais j’ai passé mon week-end à refaire des devis.

Tous mes clients veulent des travaux hard-discount alors que les prix des matériaux de construction se font de plus en plus hard. Si ça continue, je vais devoir mâcher du verre pilé, histoire de m’en faire de la laine d’isolation, afin d’éviter de couler toutes mes marges dans le béton.

Ce faisant, comme je suis un peu charrette question billets, je me permets d’en ressortir un que j’avais publié en février 2007. Un petit sondage qui n’avait pas reçu beaucoup de réponses puisque vous n’aviez pas encore le recul nécessaire. Comme ça commence à être le cas, je pense que vous pouvez y répondre à présent :

Savez-vous ce que l’on dit en Afrique du crocodile ? Non ! 
Pourquoi cela ne m’étonne-t-il donc pas...

On dit en Afrique du crocodile, de façon proverbiale, que la caractéristique principale de cet animal est d’avoir une grande gueule mais de tous petits bras.

Considérant ces faits, pensez vous que cela soit tout aussi valable pour le plus haut placé d’entre eux, le Sarcosuchus imperator, 12 mètres de long, le plus gros de tous les crocodiliens ayant existé sur Terre ?

Si c’est oui, tapez 1.
Si c’est non, tapez 2.
Si votre opinion est sans intérêt, tapez 3.
Si vous n’avez pas compris le sens du proverbe, dégagez !


SIL gardien du masque sacré d'Amma

samedi 15 mars 2008

SCRUTINATOR : LE JOUR OÚ LES MACHINES VOULURENT VOTER


C’est un monde tout de même ! Puisqu’on vous répète que nous ne voulons pas de vos machins à voter ! M’enfin !

Sérieux, entre nos petits frères, comme nos grandes actrices, qui voient du « Big Brother » ou des « complots » tout partout, sans oublier nos vieux qui venaient tout juste de s’y faire, à cette idée encore toute neuve qu’est la Démocratie, faut vraiment être un peu dur de la feuille et du bulletin de vote ou bien le Maire d’une ville récemment tertiarisée pour demeurer fasciné par les nouvelles technologies au point de tenir à jongler, de cette façon, avec notre vieille porcelaine démocratique, faite main.

82 communes continuent en effet d’expérimenter grandeur nature le vote électronique dans le cadre des actuelles municipales 2008. Après les OGM en pleins champs, voici le DEM, Démocratie Electroniquement Modifiée, que l’on cherche à nous faire avaler. Vera-t-on un jour des militants du No-DEM débrancher des machines de vote.

En attendant, question théorie, des informaticiens néerlandais sont parvenus à changer le logiciel d’une machine et des chercheurs de l’université du Connecticut ont réussi à détourner le logiciel d’une autre. Question pratique plusieurs cas de défaillances du système ont été relevés ces dernières années, aux EUA comme en Europe.

Parmi ces cas, en 2006, en Floride, 18000 voies semblent ne pas avoir été enregistrées dans des élections qui se sont jouées à 369 voix. Mai 2003, à Schaerbeck, Belgique, le décompte des voix a excédé de 4000 le nombre d’inscrits. Côté explications, les experts ont conclu à « l’inversion spontanée et aléatoire d’une position binaire ». Excellent, non ?!? On dirait de la prose Monsanto.

Municipales 2008, à Aulnay-Sous-Bois, une association de citoyens porte plainte contre X après avoir constaté des bris de scellés sur 4 machines à voter lors du premier tour.

Alors sur le principe du vote électronique, je ne connais que trop bien votre argumentaire. D’une part, le résultat serait immédiat. Youpi ! D’autre part, organiser des élections, c’est compliqué, chiant, tout ça quoi, si tu vois ce que je veux dire ?

À vrai dire, pas vraiment ! Et question principes, je vous répondrai alors que :

1- Si d’organiser des élections, remplir sa fonction de Maire c’est trop contraignant, refilez vos places à l’un de vos adjoints et allez donc jouer aux Maires virtuels sur SIM CITY ; la version 4 est vraiment excellente ; on peut même y suivre à la trace quelques administrés de notre choix.
2- Les excuses balancées plus haut, sont bidons ! Tout cela sent surtout l’argent public que l’on tient absolument à refiler à des entreprises privées aux dépens de l’Intérêt Général.
3- Surtout, on ne répétera jamais assez que la confiance dans le vote a été acquise de longue lutte et qu’elle tient à trop peu de choses pour que l’on s’amuse avec… Bande de démocrates virtuels va !

Quant à ceux qui seraient intéressés par la pétition lancée par les informaticiens Pierre Müller et Chantal Enguehard, visant à supprimer ce virus anti-démocratique, je les invite à se rendre sur www.ordinateurs-de-vote.org.

SILicon Valley

vendredi 14 mars 2008

LES CONSEILS DU CONSEILLER NEMO : FAIRE CARÊME.


Si le prix des œufs, du beurre ou de la farine vous conduisent tout droit à la ruine, soyez malins, consommez chrétien. Respectez le carême qui se déroule ce mois-ci. Le carême, c’est bon pour le pouvoir d’achat, c’est très bon contre l’inflation. Et oui, en vérité je vous le dis, mangez moins et vous ferez de sacrées économies.

Tant que vous ne vous lâchez pas trop sur le poisson, afin de remplacer la viande, et notamment sur le poisson clown, ce qui serait contraire à mes intérêts… Quoique vu les prix du poisson, vous ne risquerez pas non plus la surconsommation.

SILure du Tibre

jeudi 13 mars 2008

APHREURISME DES APHREURISMES



« Comme un lis au milieu des épines »
(Ca 2 :2)
Telle est mon amie parmi ses folles voisines.



SILomon



Addendum du 16-03-08 : à l’attention de mes lecteurs qui, Israéliens y compris, n’ont visiblement pas reconnu sur la photo Rana Raslan, miss Israël 1999, jeune Israélienne de père arabe et de mère chrétienne. Une miss qui défendit les couleurs d’Israël lors du concours miss univers dans une très jolie robe à l’étoile de David stylisée. Un bien beau symbole, c’est le cas de le dire. « Le fait de la démocratie israélienne » comme l’a dit Benyamin Netanyahu, alors Premier Ministre.

Un post que j’adresse avec amour à Israël et avec une gifle à tous les imbecillectuels arabes et islamiques qui ont osé boycotter un salon du livre ayant mis Israël en tête des rayonnages.

Sérieux, comment voulez-vous que l’on ne désespère pas de ces nations quand leurs intellectuels démontrent à ce point aussi peu de réflexion, à tel point l’obscurantisme, le refus de reconnaître l’autre, la participation par d’autres moyens aux manœuvres d’une idéologie impérialiste panarabo-islamique.

18H03 : Après le boycott, la menace terroriste. J’apprends que le salon du livre a fait l’objet d’une alerte à la bombe, nécessitant son évacuation pendant près d’une heure. Comme quoi « intellectuels » et terroristes peuvent se rejoindre sur un certain nombre d’objectifs…

mercredi 12 mars 2008

PIERRE, TU ES PIERRE ET SUR TOI…


Monsieur d’Aucun m’écrit cette fois-ci pour me dire « qu’à bien y réfléchir, vos petits billets ne sont que du Pierre Desproges remis au goût du jour... ». Il vient sans doute d’achever la lecture de son Télérama hebdomadaire. Ne sachant pas s’il s’agit de l’une de ses diatribes habituelles ou bien d’une amorce de virage dithyrambique, je prends « le goût du jour » pour une preuve de goût et non pas pour une marque de dégoût. Sachez, Monsieur d’Aucun, que je vous en remercie.

Quant à ce qu’il sous-entend en matière d’influences, il n’est pas le premier à supposer que je veuille bâtir mon église sur cette Pierre-là.

Lorsque j’ai commencé à mettre en pages mon génie, ayant fini par ressentir l’impérieux besoin de reconnaissance, comme par ailleurs je ne pouvais ni compter sur ma femme, ni sur mes frangins qui savaient déjà à quel point je suis gland, j’ai proposé à mon pote Fredo de se pencher sur mon cas, en espérant qu’il me confirme que mon génie est vraiment génial. Après avoir lu mes premiers essais, il me dit que c’était « nul à chier » mais que ça lui rappelait du Desproges, auteur qu’il tient en très haute estime et que c’était déjà ça. N’ayant toujours pas, à l’époque, lu du Desproges, il se proposa de me prêter toute sa collection en me disant « prends en de la graine, petit con ».

C’étaient les vacances et dés les premières pages, je m’écriais « papa ! » et me dis « fichtre, je suis le fils caché de Pierre Desproges ». Je m’en allais d’ailleurs, dès le lendemain, fleurir sa tombe et contacter mon avocat afin de préparer un procès en reconnaissance de paternité. Toutefois, alors que je continuais les jours suivants à m’enfoncer sa plume dans le derrière, j’ai fini par me rendre compte que celle-ci n’atteignait pas mon point B, le point bovaryste de la jouissance littéraire. Il manquait un truc à ce text-toyz.

Comment ?!? Vous vous dites que je suis sacrement gonflé de souiller ainsi la plume de Pierre ?!? Alors, sachez donc que :

1- Il est vrai que je suis plutôt gonflé comme garçon, d’aucuns prétendant même que je ne manque pas d’air. Alors, du vent !

2- Si d’aventure, il avait bien été mon père, il aurait fallu que je le tue de toute façon. C’est comme ça ! C’est freudien !

3- Desproges défonçait. Défoncer, défoncer mais pour défendre quoi ? Et il est là le vide. Son exercice de style ne défendait rien. C’est très joli cette forme d’humour sans fond mais ça sent quand même le caprice d’enfant gâté de la démocratie, un enfant refusant de rendre grâces. Et sincèrement, si son œuvre ne m’inspirait pas un certain respect comme une tendresse certaine, je serais assez tenté de dire que ce qui caractérisa le mieux cette oeuvre fut le cancer.

Pour en finir avec cette question du « trafic d’influences », je dirais que puisque nous ne faisons tous que de réinvestir nos héritages et qu’à ce titre, Pierre Desproges s’est sans doute inspiré d’Alexandre Vialatte et a rongé l’os de Pierre Dac jusqu’à la moelle, qui lui-même se revendiquait de ceux d’Alphonse Allais et autres fils de la tradition chansonnière occidentale, tradition remontant jusqu’aux bouffons royaux et autres bardes d’antan, vous me permettrez de rendre hommage à nos pères en tirant un trait sur leurs écrits pour mieux souligner les miens.

Gare au GroSIL méchamment présent.