lundi 9 juin 2008

L’ALLEGORIE DE LA CAVERNE ALGERIENNE


L’allégorie de la caverne est cette célèbre allégorie exposée par Platon mettant en scène des hommes enchaînés dans une demeure souterraine. Ces hommes tournent le dos à l’entrée et ne voient, projetées sur les murs, que leurs ombres où celles d’objets situés derrières eux. Des sons, ils ne perçoivent que les échos.

L’un d’entre eux se libère de ses chaînes et remonte jusqu’à la sortie. Là, il se trouve ébloui par toute cette lumière. Après avoir résisté à l’envie de retourner dans l’ombre douillette de sa grotte, il s’habitue à la lumière et se rend compte à quel point sa condition intellectuelle précédente était misérable. Pris par l’envie de libérer ses anciens camarades, il redescend alors dans la grotte et leur expose ce qu’il a vu. Ceux-ci, incapables d’imaginer une telle chose, refusent de le croire et finissent par le tuer.

Cette allégorie expose ainsi la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité ainsi que la difficile transmission de cette connaissance. Il en va de même pour la réalité islamique. Point de réalité pour certains penseurs. Ils se trouvent enchaînés au fond d’une caverne talibane observant des ombres et abrutis d’échos.

Pour avoir trop longtemps tourné le dos à la réalité, enchaînés au fond de leur grotte idéologique, certains dispensateurs d’ombres et d’échos, ne peuvent appréhender la réalité islamique que progressivement. Cette lumière leur brûle les yeux. Elle leur brûle les yeux parce qu’elle leur arrive trop vive, trop brûlante et bien trop éruptive depuis cette source d’incandescence que sont toutes ces explosions bien réelles.

Celles qui ont lieu aujourd’hui en Algérie, à Bordj El Kiffan, à Cap Djinet et à Beni Amrane…

Celles qui ont eu lieu dans les rues de Lockerbie, Glasgow, Londres, Paris, Madrid, Cologne, Amsterdam (Théo van Gogh), Moscou, Essentouki (Russie), Beslan (Ossétie du Nord), New-York, Washington, Buenos Aires, Casablanca, Alger, Tizi-Ouzou (Kabylie), Djerba, Louxor, Le Caire, Charm el Cheikh (Egypte), Nairobi (Kenya), Mombasa (Kenya), Dar es Salam (Tanzanie), Jérusalem, Tell Aviv, Beyrouth, Aman, Damas, Ankara, Istanbul, Riyadh, Al-Khobar (Arabie Saoudite), Bagdad, Kaboul, Islamabad, Karachi (Pakistan), Delhi, Calcutta, Bali (Indonésie), Davao (Philippines) etc...etc…etc…

Oui, vraiment beaucoup trop d’éclats de lumières d’un coup. Attendez, ça va passer. Toutefois, si les troubles persistaient, n’hésitez pas à chausser le même modèle de lunettes de soleil que moi. Ça aide à y voir clair tout en permettant de cacher les larmes…

SILosophe caverneux.

dimanche 8 juin 2008

IMMIGRATION : POUR UNE ACTION DISCRETE

Action discrète immigration
Vidéo envoyée par bretzelman

Histoire de finir dans la légèreté tout en démontrant qu’entre la bovinité gauchiste et celle ici toute droitière, la raison n’est pas près de triompher dans ce pays, je vous propose en guise de vidéo dominicale cette nouvelle pantalonnade très politiquement incorrecte du groupe action discrète.

Je le répète, ces petits gars ont du génie !

samedi 7 juin 2008

IMMIGRATION (7/7): BORN IDENTITIES


Histoire de compenser ma petite décharge d’hier, avouons que je reconnais au moins une vertu aux internationalistes. Ouèp, s’il y a une vertu que je me dois de reconnaître aux internationalistes, c’est la vertu du rire. Ils me font rire mais rire. Tous les jours, ils me font rire. Je me rappelle notamment de la poilade qui me saisit pendant la présidentielle 2007 après la sortie des candidats républicains sur l’identité nationale dont nos gogochistes voudraient protéger les étrangers.

À peine Ségolène sortait les drapeaux tricolores que nos internationalistes se bousculaient dans une contre-offensive particulièrement rigolote.

Car si les internationalistes conspuent la marseillaise « fasciste et violente », ils chantent avec une joie toute chauvine « l’Internationale » pas du tout portée sur le sanglant ou les « luttes finales ». Allez comprendre ! De même, les internationalistes conspuent le drapeau tricolore mais n’hésitent pas à arborer avec une fierté cocardière digne d’un hooligan batave, le drapeau rouge. Allez comprendre !

C’est comme la notion de nation. Ils ne s’y reconnaissent pas. Leur Patrie est virtuelle, extra-utérine, hors-sol, Internationale. Cependant si ces gens-là flottent au nom de la fraternité internationale, ils s’accrochent quand même à leur clocher social. La haine raciale c’est nul mais la haine sociale, c’est cool ! Allez comprendre !

Là où l’on nage en plein burlesque, c’est quand malgré leur mépris pour la nation et leur haine d’un système dans lequel ils vivent plutôt bien, d’un système qui leur garanti la liberté d’entreprendre, je n’en vois aucun prendre le risque de monter une petite association ou une entreprise de type collectiviste, des kibboutz à la française nous permettant de juger sur pièces. Non, ces messieurs dames préfèrent rêvasser leur système, majoritairement collés aux radiateurs de la fonction publique d’une République qu’ils détestent. Même Arlette a vécu de la banque. Allez comprendre !

Comme ce burlesque ne me va bien toutefois que deux minutes et demi, je finis toujours par leur dire, soyez gentils, allez donc voir en Internationalie si j’y rigole. Allez vous faire embaucher là-bas, payer vos impôts là-bas et y bénéficier de vos prestations internationales. Soyez donc les fonctionnaires et les employés de banque de cette inter-nation là, que ce soit dans ses régions chinoises, vénézuéliennes, cubaines ou nord-coréennes ! Allez vous y faire pendre ! Bande de biffins va !

Quant aux nationalistes qu’ils viennent ici tout de suite ! J’en ai quelques-unes pour eux aussi quand je les entends réduire l’amour de la nation à celui du sang, réduire la galaxie à un astéroïde. Rappelez-moi lorsque que la conquête spatiale aura vraiment débuté, de vous placer, bande de cobayes du mésintelligent design, sur l’un des cailloux de la ceinture d’astéroïdes qui appartiendra alors à l’Empire Galactique Français, histoire de voir comment évolue votre espèce amoureuse de pureté et de lois du plus fort...

Toutefois comme le SIL est grand et bon, laissez-le vous expliquer, tas d’hypertrophiés du cerveau reptilien, un concept qui vous mettra tous d’accord sur ces questions d’identités aussi bien nationales qu’internationales. Celui de la poupée gigogne, la matriochka.

Comment cela se fait-il qu’aucun d’entre vous ne soit capable de se voir comme inscrit dans sa propre histoire, puis dans celle d’une famille, puis dans celle d’une tribu villageoise ou urbaine, puis dans celle d’une région, puis dans celle d’une nation, puis dans celle d’un continent, puis dans celle d’un monde, sans oublier un jour dans celle de notre aventure galactique. Comme si tout cela était antinomique alors que ces poupées sont nos enveloppes successives, sans lesquelles nous sonnerions creux, si nous nous limitions à une seule d’entre elles...

Un oignon identitaire qui non seulement permet de conjuguer attachement patriotique et fraternité internationale mais aussi pour le sujet qui nous occupe d’intégrer sans arracher les couches du dessous, d’intégrer sans arracher des larmes donc. Franchement, c’est qui le plus grand ?

SIL poupée russe qui dit oui

vendredi 6 juin 2008

IMMIGRATION (6/7): METHODE ASSIMIL


Afin de faire dans l'aisément assimilable, je rendrai court le cours du jour.

Que les racistes de tout poil, à barbe, à moustache ou à crâne rasé, décrètent à l’instar de pas mal de tribus primitives qu'eux seuls méritent le nom « d'hommes », sont supérieurs, et par conséquent puissent considérer que d'autres groupes fondateurs de nos nations ou venus d'ailleurs, souvent assimilés ou en voie de l'être, sont inassimilables, puissent leur coller des étiquettes ou des étoiles sur la poitrine histoire de mieux viser, mieux désassimiler et mieux les déporter, est là une folie ma foi plutôt cohérente.

Ce qui est moins cohérent comme folie, donc plus fou encore, c’est de se prétendre de la gauche humaniste tout en permettant par une dérive communautariste que des populations issues de nations étrangères existantes puissent ne pas se mêler aux autochtones, se sentent autorisées voir encouragées à ne pas s'assimiler par métissage ou adoption des lois locales, puissent devenir des extensions nationales étrangères au sein de nos nations, puissent se considérer supérieures aux hôtes, « la meilleur nation suscitée aux humains » (sourate 3, verset 110) et soient encouragées à se distinguer d’elles-mêmes par tout un tas de signes distinctifs.

Une inassimilation, un enfermement dans un carcan communautaire et colonial qui aboutira immanquablement au conflit dont le résultat sera soit notre soumission soit l'expulsion de ces populations vers leurs nations d'origine.

Le pire étant que lorsque la fureur se déchaînera, ceux qui auront réussi ou cherché à s'assimiler seront sans doute mis dans les mêmes bateaux que ceux que l'on aura laissé se vivre en colons. Et dire que c'est pour bonne partie la gauche, assez portée sur les condamnations morales, qui aura enclenché ce cycle infernal en le pavant de bonnes intentions. Espérons toutefois que l'on réussisse à corriger ce dérèglement puisqu'il en est encore temps.

L'étranger et ses enfants ne sera accepté, reconnu comme d'ici, faisant partie de ce corps, assimilé donc, que s'il abandonne la coutume qui l'a jeté sur les routes pour celle qui l'a accueilli. En se montrant reconnaissant et en nous reconnaissant, il sera reconnu. En se rapprochant de nous il se mêlera à nous avec ce qui lui est intrinsèque pour notre bien à tous. Car un brassage harmonieux des sangs ne peut se faire, comme il s'est d'ailleurs souvent fait dans ce pays, que dans le cadre culturel de ce pays.

Tout autre discours est non seulement irresponsable mais pire, sous-tend l'expression d'un sentiment définitif d'étrangeté, sous-entend qu'ils ne seront jamais comme nous, puisque de toute façon même nos international-communautariste n'ont pas l'intention de devenir ce qu'ils cajolent…

Méthode AsSILmil

jeudi 5 juin 2008

IMMIGRATION (5/7) : OPERATION PRETRE JEAN


Si nous faisons un petit bilan, qu’avons-nous ? Le Maroc est pété de richesses touristiques comme cannabiques ; l’Algérie est pétée de gaz ; la Tunisie se la pète ; la Libye est pétée de la tête et l’Egypte est prêt à péter. Bref tous ces pays qui nous envoient leurs jeunes chômeurs sont pétés de tune, regorgent de richesses diverses et variées mais malgré tout cela, nous devrions quand même continuer à les voir comme des miskins et à les recevoir chez nous en leur déroulant un tapis rouge LCR. Ben tiens !

Ben non ! Considérant que ces pays sont riches, que pas mal de leurs pays frères du Moyen-Orient sont encore plus riches, nous voici en droit de rappeler ces faits pour justifier la fermeture de nos frontières à toute nouvelle immigration islamique d'origine économique. Argumentaire très simple qui aura un double avantage. Celui d’éviter d’avoir à expliquer à ces pays que si nous ne voulons pas de leurs populations c’est aussi à cause des problèmes d’intégration, voir tout simplement de cohabitation que la culture islamique pose à nos nations. Et d’avoir à expliquer aux dirigeants de ces pays qu’il est anormal qu’ils voient dans les émigrés qu’ils nous envoient, des colons qui se doivent de faire de l’Europe une terre de prédication musulmane.

Donc démerdez-vous avec votre jeunesse, avec vos chômeurs. Débrouillez-vous entre vous. Montrez-nous votre sens de la solidarité et de la fraternité islamique. Vos pays ont tout ce qu’il faut comme ressources pour offrir à leurs populations les 3 P : Paix, Progrès, Prospérité. Et si vous en êtes incapables, c’est que vous êtes des dirigeants incapables. Et là désolé les petits gars mais nous n’y sommes pour rien.

Exit donc, à priori l’accusation de xénophobie. A priori, parce que nos amis ne manqueront pas de trouver tout un tas d’arguments larmoyants pour nous taxer de racistes, en nous renvoyant comme d’habitude à nos colonialismes passés pour mieux nous faire avaler leur colonialisme présent. Ce n’est pas grave, j’ai prévu le coup.

Comme l’immigration reste un besoin constant de nos économies, que nous sommes de moins en moins racistes mais que nous refusons légitimement d’être une terre de conquête ou de conversion pour l’islam ; comme par ailleurs le monde islamique opprime ses propres minorités et que bien des pays pauvres ne sont pas musulmans ; nous n’avons qu’à mettre en place une politique d’immigration que je codifierai sous le nom « d’opération Prêtre Jean ».

« Le Prêtre Jean » était ce roi d’un royaume mythique que les premiers explorateurs européens du continent africain s’attendaient à trouver au-delà des terres islamiques, du côté de l’Ethiopie. Un royaume en résistance depuis longtemps contre l’islam et qu’il s’agissait d’aider. « L’opération prêtre Jean » est également pour moi une référence aux opérations Moise, Josué et Salomon, organisées par Israël, afin de rapatrier les « Falachas », ces juifs noirs d’Ethiopie, menacés dans les années 80.

En somme il s’agirait de favoriser l’immigration de populations africaines ou autres, originaires de pays chrétiens et animistes, afin que l’enrichissement de ces pays, aidés en cela par l’argent des immigrés, leur permette de résister à l’avancée islamique en Afrique ou en Asie.

Mais il s’agit également de favoriser l’immigration ou tout simplement le sauvetage de populations chrétiennes, animistes ou autres, opprimées dans des pays musulmans tels que le Tchad, le Soudan, la Mauritanie, la Tanzanie…

Ceci permettrait de faire venir des populations réellement pauvres ou opprimées. Des populations qui par leur travail dans nos pays permettraient à leurs familles restées là-bas, d’être moins soumises à la pression islamique, voir même d’organiser à terme une résistance active. Par contre, il conviendra de ne pas abandonner ces populations à tous les prédateurs racistes, marxistes ou communautaristes qui voudront leur mettre la main dessus pour leur propre combat. Il faudra que nous travaillions activement à leur intégration.

Mais ce n’est pas tout.

Favorisons également la venue de femmes, d'homosexuels, de libres-penseurs, d’intellectuels menacés et d’autres islamopposants ou apostats originaires des pays islamiques, qui pourront enfin vivre en paix, travailler, penser, réussir, s’enrichir, nous apporter leur énergie créatrice et leurs compétences. Des personnes qui nous aideront par leur pensée et expérience, à organiser une résistance idéologique efficace envers l’islam. Des personnes qui d’ici travailleront à la transformation des sociétés actuellement islamiques.

Exit ainsi les accusations de racisme puisqu’elles apparaîtront tout simplement sans fondement aussi bien dans les principes comme dans les faits.

Sans oublier que nous affirmerons par la même occasion nos valeurs démocratiques, celles de liberté, de tolérance, celles d’une Europe terre d’accueil, de refuge pour les opprimés, pour ceux qui rejètent la soumission, et renverrons immanquablement les dirigeants des pays riches et islamiques à leurs turpitudes.

Et si au passage, on pouvait ouvrir nos frontières aux jolies ukrainiennes, biélorusses, et autres beautés slaves opprimées par la phallocratie glagolitique, je serais comblé. Que tous ces barbares maltraitants n’hésitent pas à nous envoyer leurs femmes. Il y a plein de garçons très gentils chez nous qui sauront en prendre soin.

Il va sans dire que si on stoppe toute nouvelle immigration économique, en provenance des pays islamiques, les populations déjà présentes chez nous, issues de ces pays, doivent voir leurs droits garantis, ne serait-ce qu’au nom de la continuité de l’état. A partir du moment où un gouvernement leur a ouvert les portes de la France, leurs droits et ceux de leurs enfants Français doivent être défendus.

SILalibela

mercredi 4 juin 2008

IMMIGRATION (4/7) : OPERATION GRIGNY


Mes potes gogochistes et autres militants pro-clandestins sont tous déprimés. Soi-disant que je leur pourrirais le moral avec mes analyses de fils d’immigré politiquement incorrect. J’ai donc décidé d’être plus gentil en proposant à notre bon Brice The Nice, un décret de régularisation radicalement novateur, qui aura l’avantage de rendre le sourire à mes potes mais aussi de les mettre en accord avec leurs convictions.

Au nom du Peuple Français, pour faire plaisir au peuple d’extrême-gauche qui aime promettre la lune aux gens qui y croient et faire du monopole du cœur un service public, nous Brice, sous les brillants conseils du Sil, décidons :

1- de dépénaliser l’hébergement ainsi que l’assistance portée aux clandestins.

2- Afin de faire cesser cette vilenie que constituent les squats insalubres et de donner un sens concret à la vie de tous ces collectivistes, tout immigré clandestin obtiendra désormais des papiers autorisant son séjour régulier sur le territoire de la République Française, s’il justifie avoir été hébergé avec toute sa famille, pendant dix années consécutives, chez un généreux citoyen immigrationniste. Dans ce cadre, il sera par ailleurs octroyé à titre exceptionnel, à tous ces citoyens qui honorent la France, la liberté de prêter à leur hôte, leur femme, leurs filles, leur travail, leur voiture et même leur carte d’électeur sur simple déclaration sur l’honneur déposée en Préfecture.

Alors, elle n’est pas belle la vie, chers camarades. Quand je vous dis que la République a toujours su offrir à tous ses enfants, même prodigues, une place au sein de son système. Allez camarades citoyens, faites nous donc rêver. Aux actes citoyens…

SIL bon conseil

mardi 3 juin 2008

IMMIGRATION (3/7) : L’ENGAGEMENT DECISIONNEL


L’engagement décisionnel observé par la psychologie-sociale, désigne la capacité que peuvent avoir des individus à accroître leur engagement dans un processus décisionnel, si des paliers successifs sont respectés. En gros, si vous demandez de but en blanc, 2 euros à un inconnu dans la rue, celui-ci sera peu enclin à vous les donner. Par contre si vous lui demandez au préalable l’heure ou encore votre chemin, actions n’ayant pas demandé de sa part un gros effort décisionnel mais ayant amorcé le processus, vous augmenterez considérablement vos chances d’obtenir vos 2 euros.

Cette technique vaut également pour nous-mêmes. Si on vous annonce d’emblée que votre bus aura un retard indéterminé, vous serez plus enclin à chercher un autre moyen de transport que si on vous annonçait cela après que vous ayez déjà attendu 10 minutes car vous serez susceptibles de vous dire que d’une part le bus ne va pas tarder et que d’autre part ça vous agacerait d’avoir attendu pour rien.

Mais ce phénomène également observable dans les techniques commerciales, de drague, dans le fait de regarder un film tout pourri jusqu’à la fin sous prétexte d’avoir payé ou encore dans toutes ces relations affectives désastreuse que l’on se persuade de maintenir coûte que coûte au motif que l’on n’a pas fait tout ça pour rien, trouve aussi son application en politique. Voici deux exemples :

1- Par exemple quand vous déclenchez et poursuivez un conflit majeur pendant 15 ans avec un petit pays d’Asie qui ne vous a rien fait, situé aux marges de l’empire ennemi, alors qu’aucune ressource, aucun intérêt vital ou stratégique ne le recommande, dont les échecs successifs traumatisent votre nation, et où 60 000 de vos enfants mourront, au motif « qu’on n’a pas fait tout ça pour rien ».

À ne pas confondre forcément avec un conflit déclenché après des actes de guerre, se justifiant d’un point de vue stratégique, dont la campagne fut un succès, les objectifs initiaux atteints, ayant fixé sur place des forces ennemies, n’ayant fait « que » 3000 morts de votre coté (désolé de rappeler qu’un soldat peut mourir) et permettant surtout de faire comprendre à « l’empire » qui veut votre mort, qu’aucun organe, y compris son cœur ne sera à l’abris d’une riposte totale, en cas de nouvelle menace ou attaque. Je sais c’est totalement politiquement incorrect comme brève analyse.

2- Par exemple quand on continue à faire appel à une immigration dont une trop grande partie de la population reçue a démontré son incapacité à s’assimiler, une bonne partie à s’intégrer et dont une frange démontre chaque jour sa ferme intention de nous désintégrer. Immigration à laquelle on continue de faire appel, dont on continue de refuser de voir qu’elle pose plus de problèmes qu’elle ne permet d’en résoudre. Immigration à laquelle nous sommes tenus de donner chaque jour un peu plus de gages qu’à toutes celles passées, présentes ou à venir. Immigration dont on se dit maintenant, qu’après avoir échoué à tout lui donner en tant qu’individus, qu’il nous faudrait tout lui donner en tant que nation, et ce au sein même de nos nations. Tout ça au motif « qu’on n’aurait pas fait tout ça (accords d’immigration, regroupement familial) pour rien » et qu’on réussira bien à nous rendre aimables d’une culture qui nous déteste.

À ne pas confondre forcément avec d’autres politiques d’immigration passées, présentes et à venir qui, malgré les impondérables, ont abouti à l’intégration et à l’assimilation de populations qui participent depuis à l’enrichissement et à la construction de nos nations.

Ainsi vont les pièges de l’engagement décisionnel…

Garçon doSIL

lundi 2 juin 2008

L’IMMIGRATION, UN SUJET TROP SERIEUX… (2/7)


… Pour le laisser aux immigrés. Le titre le plus approprié aurait été « l’immigration est un sujet bien trop sérieux pour le laisser aux sociologistes et autres immigrationnistes », mais ça faisait un peu trop long comme titre. Et puis, au final le « Immigrés » représentait bien ce courant de pensée voulant que la France ne soit qu’un contenu sans contenant, ne soit qu’un couloir de l’histoire, sans porte, sans fenêtres, ni le moindre style architectural. Un couloir internationaliste. Beurk !

Et puis le « Immigrés » représentait bien également tous ceux qui font des réactions anaphylactiques à la simple évocation de ce mot. Ceux qui font semblant d’oublier que la France s’est aussi construite avec ses vagues d’immigration intérieures comme extérieures, pour le pire mais surtout le meilleur. Tous ceux qui vivent dans une maison où les portes et les fenêtres ne s’ouvrent jamais pour laisser rentrer la lumière du jour ou bien un peu d’air frais. Beurk également !

Et puis encore le « Immigrés » représente celui qui va parler. À vous de décider s’il convenait de le laisser traiter de ce sujet. Beurk ?

Non, l’immigration n’est pas la cause de tous nos maux puisqu’elle permet d’en résoudre certains. Non, l’immigration n’est pas forcément La Chance de la France puisqu’elle pose des problèmes qu’il faut résoudre et non nier. Deux assertions qu’il s’agira de dynamiter ici.

Dynamiter la pensée inique mais aussi la pensée unique, ces deux semblants de pensée qui ne sont que deux mêmes réflexes inversés. Deux réflexes opposés qui monopolisent le temps de parole, qui polluent le débat et qui nous pompent l’air. Les xénophobes me gavent comme les immigrationnistes me gonflent. Frères ennemis, ils restent frères et moi je ne suis pas de cette famille.

Comment puis-je, ne pas être xénophobe, moi le fils de portugais, assimilé et matriote, me demandera le xénophobe haineux? Comment puis-je ne pas être immigrationniste, moi le fils d’immigrés, l’enfant du prolétariat, me demandera l’immigrationiste béat ? Comment cela ce fait-il que je me refuse à tomber dans l’une ou l’autre de ces deux facilités. Pour les raisons que nous allons voir maintenant.

1- Parce que mes immigrés et prolétaires de parents m’ont plutôt bien élevé. Ils ne m’ont transmis aucun ressentiment excessif, et ce faisant, ni raison de ne pas exercer mon devoir de responsabilité, ni raison de ne pas saisir ce que m’offrait mon pays de naissance. Pourtant, niveau ressenti, ils auraient pu, eux aussi, me bercer dans cette facilité.

Comme tous les immigrés de l’intérieur (exode rural) ou de l’extérieur, ils ont connu la xénophobie. Ça fait mal, ce n’est pas bien mais comme dit mon père, c’est tellement humain. « Chez nous, au pays, les gens de mon village méprisent ceux du village de ta mère, qui en retour nous le rendent bien en nous détestant ouvertement. Si tu savais ce que j’ai pu entendre quand j’ai décidé d’épouser ta mère. Si tu savais ce que je peux encore entendre. »

Comme tous prolos, ils ont connu des exploiteurs. Ma mère me raconta que son premier employeur, qui habitait alors du côté de la place Clichy, l’avait séquestrée pendant 6 mois sous prétexte de lui obtenir des papiers. Si la Police n’était pas passé par là un beau jour et si ma mère n’avait pas trouvé le moyen de se manifester auprès de celle-ci, qui sait ce qui se serait passé. Mon père eut plus de chance. Il garde un souvenir très ému de la famille Schneider, à qui appartenait la carrière alsacienne, du côté de Bust, où il travailla un an. Il nous raconte souvent en rigolant que les premiers mots qu’il apprit à dire en France furent « zwei beer bitte » à la brasserie du coin. Le « vieux » Schneider ne parlant même pas français.

Exploiteurs ou pas, ce fut dur. Ils trimèrent. Oh oui, ce qu’ils trimèrent. Si vous saviez à quel point ils étaient heureux de trimer en France. De trimer dans un pays où trimer servait à quelque chose, où trimer signifiait bâtir. Bâtir, contrairement au pays qui les jeta sur les routes. Là-bas, sous le Portugal de Salazar, travailler signifiait trimer dans les champs, dans la pêcherie de morue du coté de Viana do Castelo, en gagnant à peine de quoi manger. Une soupe de choux galiciens, de fanes de navets et deux sardines que ma mère partageait avec ses 8 frères en sœurs. Les modalités de partage se faisant selon la tâche à accomplir le lendemain. Ceux qui devaient travailler le plus dur avaient droit au milieu des sardines. Les autres se partageaient les têtes et les queues.

En France, elle trimait mais elle mangeait. Elle était tellement heureuse que le travail paye, que courant de patronne en patronne, elle en oubliait de manger son sandwich sur son strapontin du métro. Ça me rappelle son année de prise de retraite. Lors du récapitulatif de carrière, elle se redécouvrit des patronnes inscrites dans l’ordinateur de la CNAV, dont elle avait oublié l’existence. Oui, en France, travailler avait un sens. La tristesse d’un Fado prenait les accents colorés des « Vira », ces danses galiciennes aux rythmes endiablés fouettés par le son des cornemuses et des tambours que l’on joue les jours de fête. Dans ce pays qui ne lui devait rien, se bâtir un avenir était possible.

Et si ma mère insiste sur bien une chose, c’est sur le fait de remercier cette France qui ne lui devait rien, qui n’avait aucune obligation de l’accueillir. Elle vous dira d’ailleurs qu’elle n’en aurait pas voulu à la France, si elle n’avait pas pu la recevoir. Dans sa tête, c’était très clair. Le responsable de sa misère était bien ce Portugal, ce Salazar et personne d’autre. Si la France avait dû lui fermer la porte, elle aurait suivi des amis en Allemagne ou son frère au Canada. Ce fut la France et elle ne le regrette pas. Car elle l’aime, sa France. Ce pays où elle fut heureuse de nous donner naissance. Ce pays qu’elle nous apprit à respecter, à aimer et à servir. C’est pour ces raisons qu’elle se révolte à chaque fois qu’elle entend un immigré exprimer du dépit, cracher sur la France en disant que la France lui doit ceci ou cela, doit payer pour ceci ou cela.

Mon père, tout aussi reconnaissant envers la France mais plus enclin au pardon envers sa nation d’origine, bien qu’haïssant le régime de Salazar, m’apprit à faire la part des choses. S’il lui apparaissait comme normal que je ne me reconnaisse en rien dans la nation portugaise, il lui semblait important que je n’oublie pas d’où venait mon sang et le nom de cette région magnifique où plongent mes racines. Aussi, il demanda à ses enfants de penser en portugalicien chez lui mais en français la porte passée. Le carnet scolaire ayant servi à mon père de talon pour mesurer notre intégration, lui faire savoir si nous avions assimilé ce qu’être français veut dire, en termes de savoirs, de traditions, de lois et d’histoire. Grâce à cela je sais que je peux m’enraciner tel un Breton ou un Guadeloupéen, dans une région, « d’où je suis fait », ma Galice Bracare, tout en ne faisant allégeance qu’à la France, ma nation, celle qui m’a fait. Merci papa. Merci maman.

2- Merci car c’est grâce à tout cela que je peux faire la part des choses, refuser la pensée inique comme la pensée unique.

La pensée inique, celle qui nous juge non pas pour ce que nous faisons, mais pour ce que nous serions. Qui nous juge parasites, quoi que nous fassions, nous enferme dans un statut d’étranger, tout en étant heureuse de nous voir accomplir les travaux qu’elle refuse de faire pour son propre pays.

La pensée unique, celle qui tout autant, nous juge pour ce que nous serions et non pas pour ce que nous faisons. Qui nous juge bons et purs, qui nous enferme dans cette identité social-mythique qui n’existe pas, qui nous ment en nous faisant croire qu’ici tout nous serait dû, sans devenir d’ici ou faire comme font les gens d’ici pour avoir ce qu’ont ces gens d’ici. Une pensée unique qui suscite envers nous, par son inconscience et cette croyance en des portes éternellement ouvertes à tous, tout autant de haine que l’autre. Une croyance oubliant que toutes les politiques migratoires procédèrent de choix politiques. Un choix, une organisation, une volonté, un temps ouverte, un temps fermée au gré des besoins et des capacités en générosité de ce pays.

Grâce à cela, je peux dire aux gens à qui la France a ouvert ses portes, soyez les bienvenus, venez construire ici ce que l’on vous a empêché de construire chez vous. Les outils sont là. À vous de bâtir. Vos droits sont les suivants. Vos devoirs sont les suivants. À moi le devoir de veiller à ce que vos droits soient respectés.

Grâce à ça, je peux dire aux hommes et aux femmes à qui mon pays a signifié souverainement « notre maison ne peut pas vous accueillir », qu’il ne sert à rien de se montrer véhément. La France ne vous doit rien. Vous n’avez rien à exiger de nous. Vous ne nous appartenez pas. Retourner votre colère vers vos états, rois ou potentats, vers ceux qui vous ont jeté sur les routes. Essayer donc une autre porte.

Grâce à tout cela, je peux dire qu’il n’y a pas d’Immigration mais des immigrations. Chacune avec ses spécificités. Chacune avec ses problématiques. Problématiques qu’il convient de poser pour déterminer non seulement si nous pouvons ou voulons de telle ou telle immigration, mais également pour essayer d’apporter les réponses les moins idiotes possibles. Grâce à cela, je peux rejeter l’amalgame véhiculer aussi bien par les fascistes, que par les gogochiste, au mieux de l’intérêt de mon pays comme de celui des populations accueillies.

Et c’est dans ce cadre que les prochains billets vous proposeront deux solutions. Une à la con. Une deuxième qui mérite à mon avis réflexion. Mais avant cela je vous parlerai de « l’engagement décisionnel », utile pour le sujet qui nous occupe mais pas seulement.

SIL DE SOUZA

P.S. : spéciale dédicace à mon lectorat bobo puisque je sais très bien ce qu’il dira. C’est fou mais à chaque fois qu’un fils du petit peuple ou d’immigrés n’accepte pas l’idée de se faire guider par leur bien-pensance, n’accepte pas leur vulgate pour seule science, ces bobofs nous traitent de gros beaufs. Ce à quoi je réponds bof ! Quant aux nationalistes, comme d’hab, ce qu’ils peuvent dire, je m’en branle. Qu’ils aillent mourir.

L’IMMIGRATION ENTRE CŒUR ET CERVELLE (1/7)


"Si vous n'êtes pas de gauche à vingt ans, c'est que vous n'avez pas de coeur. Si vous n'êtes pas de droite à quarante, c'est que vous n'avez pas de cerveau !" Winston Churchill.

À l’heure où le ministre de l’immigration annonce une baisse de 6 % du nombre d’immigrés illégaux sur notre territoire et où parallèlement la CGT demande la régularisation de « tous les sans-papiers », aidée en cela par des élus et des mairies communistes, je vous propose cette semaine un gros retour sur cette question qu’il m’arrive de traiter, notamment tout récemment avec le billet sur la CGT canal clandestin et celui sur les ultra-libéraux de l’immigration.

Ce petit détour se fera, trentaine oblige, entre cœur et cervelle. La trentaine qui, si l’on suit la logique de mon vénéré Churchill, étant le meilleur âge pour penser en matière de politique. Aussi lisez, faites-moi confiance et applaudissez…

Sir SIL

dimanche 1 juin 2008

ABANIBI OBOHEBEV OBOTABACH ISRAËL

"Abanibi" Eurovision Israël 1978
Vidéo envoyée par Ben-Yehuda

Comme je me refusais à rester sur une note pessimiste et histoire de clôturer mes festivités du 60e anniversaire de la re-création d’Israël, je vous propose la chanson qui remporta le concours de l’Eurovision en 1978.

Une chanson dont le titre comme le refrain signifient « Je t’aime », ani ohev otach, dans le javanais des enfants israéliens. Des Ba, Bi, Bo sont insérés entre les syllabes. Une chanson pour dire Abanibi Obohebev Obotabach Israël…

SILomon

PLEASE DON’T PUSH THE BUTTON

Tout en restant dans l’Eurovision, nous partons aujourd’hui pour le Très-Moyen-Orient, où l’Iran joue avec le feu de l’Enfer. Il paraîtrait en effet que l’apocalypse est pour bientôt puisque le Mahdi, annonciateur de la fin des temps, serait déjà à l’œuvre d’après le président Ahmadinejad. Il dirigerait même l’Iran. « Le Mahdi est en charge des affaires du monde et sa main dirige toutes les affaires du pays » selon le président iranien.

Le Mahdi est selon la tradition islamique un descendant de Mahomet qui doit éradiquer la mécréance et châtier les infidèles, avec une attention toute particulière pour les Juifs puisque l’antéchrist est censé être Juif et que selon les paroles de Mahomet « à la fin du monde, lorsqu’un Juif se cachera derrière un rocher ou un arbre, le rocher tout comme l’arbre s’écrieront, Ô musulman ! Ô serviteur d’Allah ! Il y a un Juif derrière moi, et le musulman viendra pour le tuer ».

Des déclarations à rapprocher de la poursuite du programme nucléaire et militaire iranien. Avec des missiles à têtes chercheuses, les rochers n’auront plus besoin de hurler, et avec des missiles nucléaires, quelques coups suffiront. Car à la différence de la « guerre froide » où aussi bien les Russes que les Nord-américains craignaient l’apocalypse nucléaire, dans le cas présent l’apocalypse est prévu au programme.

Un délire apocalyptique qui ne semble faire bouger pas grand monde à part le premier ministre australien Kevin Rudd. Celui-ci a déclaré que son gouvernement étudiait la possibilité de traîner le président iranien devant la Cour Internationale de Justice pour incitation à la violence envers Israël. « Les déclarations répétées du président iranien, qui sont antisémites et expriment une détermination à rayer l’état d’Israël de la carte, sont sans le moindre doute possible, scandaleux au regard des principes modernes des relations internationales »

Des déclarations pas assez criantes apparemment puisque tous nos lâches et autres sourds et aveugles, acceptent qu’à la table des nations l’un des convives menace toutes les cinq minutes son voisin de table, sans que cela ne suscite leur indignation ainsi qu’une très claire mise de points sur les i.

C’est dans ce contexte que je vous propose en guise de vidéo dominicale, celle des représentants d’Israël au concours de l’Eurovision 2007. Une perle d’humour juif, tout dans l’ironie dépressive. « Push the Button » dont voici le texte en français :

Le monde est rempli de terreur,
 si quelqu'un fait une erreur,
 il se fait sauter pour l'éternité. 
Il y a des dirigeants fous qui veulent nous tromper,
 et sont prêts à faire mal avec la technologie. À être des démons,
ils vont appuyer sur le bouton.
Appuyer sur le bouton ! appuyer sur le bout… appuyer sur le bout… appuyer sur le bouton !

Il y a plein de souffrance,
dans les rues il y a trop de violence,
et on a beaucoup de chance d’être vivant même pas blessés.
Avancement tactique de régime fanatique,
situation tragique qui me met les larmes aux yeux.

Et je ne veux pas mourir,
je veux voir les fleurs s'épanouir,
je ne veux pas devenir kaput ka boum.
Et je ne veux pas pleurer,
je veux m'amuser,
me dorer au soleil.

Mais pourtant,
il appuiera sur le bouton,
appuiera sur le bouton, appuiera sur le bout… appuiera sur le bout… appuiera sur le bouton !

Les messages explosent autour moi,
les fusées volent et tombent autour de moi,
les gendarmes et les voleurs courent autour de moi,
me sautent dessus et me prennent la tête.
Alelaï Alelaï, mon Dieu réponds-moi,
ce cauchemar est trop long.
Je vis tout juste et tous me visent, il est trop tôt peut-être pour chanter,
que je t'ai donné ma vie.
O la la les flics.
O la la l’équipe de secouristes.

Là voilà la chanson sans "salam", rouge n’est pas qu'une couleur mais plutôt comme le sang,
le cœur s’arrête de respirer.
Que l'âme ne me lâche pas. Voilà la guerre, voilà le souffle,
Boum boum on y est.
Entre la roquette et la machette, entre le spectateur et le reporter,
entre le kidnappeur et le kidnappé, entre la pluie et la canicule.
L'escalade grimpe l'escalier et s'installe, personne ne lève le petit doigt.
Les extrémistes se radicalisent, les officiers officialisent,
les naïfs se retiennent et attendent les chiffres,
et la réponse: tout le monde est résigné

Le monde est plein de démons et c'est nous les pions, et les mafieux décident de l'avenir avec des jetons.
Une gestion bien lente, un bateau plein d’eau,
et tous boivent un coup et font naufrage ensemble.

C'est peut-être trop dur,
Il faudrait chanter des chansons de palmiers et de désert sans drapeau.
Je vis je vis je vis encore et si je continue à avoir peur.
Alors moi aussi je dirai,
je vais appuyer sur le bouton,
appuyer sur le bouton, appuyer sur le bout… appuyer sur le bout… appuyer sur le bouton !