mardi 27 décembre 2016

Venise Est Une Fable : un pingouin dans la lagune vénitienne


Florence est Magnifique,
Mais Florence reste une Ville...
Alors que Venise est tout autre Chose, 
Venise est une Fable...

vendredi 23 décembre 2016

vendredi 16 décembre 2016

Sirat al Bunduqiyyah : la Fable Maure de Venise


1) Marchands vénitiens emportant les reliques 
de Saint-Marc dans des caisses de jambon, 
au nez et à la barbe des douaniers arabes d’Égypte... 
2) Frères Mastelli du Campo dei Mori... 
3) et 4) Palais Mastelli et son caravanier... 
5) Une légende raconte que les ailes ténébreuses de ce très discret palais abritaient une secte d'aventuriers arabes ayant fait alliance avec une famille vénitienne... 
6) Et 7) portes et pont maures... 
8) Trône de Saint-Pierre à Antioche décoré de motifs arabes... 
9) Croix solaire orientale de l’Éternité...


mercredi 14 décembre 2016

La Venise Hermétique : "sapienta aedificavit sibi domum"


- Palazzo Lezze : "la demeure philosophale de Venise" 
avec ses hauts-reliefs initiatiques 
(le Roi couronné de flammes;  l'Ange de la Charité).
  - Sur la Chemin sous le regard d'Isis à l'enfant Horus.
  - L'Ancien siège de la confraternité des Maçons.
  - L'église de la Madeleine et ses symboles maçonniques.
#Hermétique #RobertLangdonStyle #IlluminatitiEtGrosMinet


lundi 12 décembre 2016

Ballet magique à Venise


« Vieni con me, j’ai quelque chose à te montrer » me dit Caterina, en plongeant ses mains dans son châle et en commençant à claquer les talons, qui soulignent ses très jolis mollets dépassant sa non moins jolie jupe mi-longue en flanelle grise, sur les pavés des ruelles de Dorsoduro.

Caterina, blonde vénitienne de 45 ans, aux traits aussi fins que ses manières, et peu impressionnée par le froid humide qui, en cette saison, parvient à te chatouiller la moelle épinière, connait sa ville comme personne. « Vieni con me ». Je la suivrais bien dans les neuf enfers de Dante, me dis-je dans ma barbe de trois jours.

Nous y voilà, au beau milieu d’une placette du quartier populaire de Dorsoduro. Il est 18 heures, et le soleil de décembre s‘est couché depuis plus d’une heure. « Le ballet ne va pas tarder à commencer » m’annonce Caterina, avec une certaine solennité, un peu comme on frapperait le brigadier par trois fois sur le plancher d’une scène de théâtre.

Il ne tarde pas, en effet. Les gens sortent du travail et rentrent chez eux. Et cette placette plongée dans la pénombre, ressemblant à une passoire trouée de ruelles et arcades, venant et menant on ne sait où, voit soudainement sortir, traverser puis s’enfouir, dans tous les sens, des gens pressés par le froid, bouches et nés plongés dans leurs écharpes, cavalant en mode pilote automatique dans le dédale vénitien.

Je lâche un « Génial ! », émerveillé que je suis par le spectacle, tel un gosse admirant une pluie de météorites. Caterina m’observe du coin de l’œil. Elle sourit du regard.


Nous restons là quelques minutes puis elle me dit, « j’ai autre chose à te faire découvrir, l’un des secrets de Venise ». Nous voilà repartis en direction du pont des merveilles, non loin de l’Académie.

Sur le chemin Caterina, aux longs silences énigmatiques, chose que j’adore, finit par me dire « vois-tu, le secret de Venise ne réside pas tant dans ses rues que dans les portes que l’on peut y pousser ». En finissant sa phrase, elle s’arrête devant l’entrée d’un établissement qu’elle ouvre. La rue restée jusqu’alors dans un relatif silence résonne d’éclats de joie. Ils proviennent du très chaleureux troquet qui sent bon le repère d’amis, comme il y en a finalement tant à Venise, et dans lequel nous nous engouffrons avides de la joie de vivre qui y règne.

Nous en ressortirons trois heures plus tard. Je suis aux anges. Nous déambulons tranquillement dans les ruelles de San Polo. Nous ne croisons quasiment personne. Les volets des bâtiments sont fermés. Certains laissent passer un peu de lumière mais globalement, la Serenissima est belle et bien plongée dans le noir. Le brouillard accentue l’effet d’outremonde. C’est tout bonnement merveilleux. Nous marchons sans mot dire pour mieux savourer le rythme du cliquetis de nos pas sur les pavés ainsi que les quelques bruits épars qui émergent, parfois, de ci, de là.

« Venise se goute comme ça » me fait comprendre Caterina. Nous flirtons du regard drapés dans la brume vénitienne… 
 

mercredi 7 décembre 2016

En plein Syndrome de Stendhal à Venise et Florence


Étonnamment, j'oublie. Et puis dès que j'arrive chez eux, il me revient fissa pourquoi j'adore ces salauds de Ritals...

Leurs réalisations culturelles, la bouffe, la beauté de leurs femmes, tous ces petits détails qui me poussent à lâcher souvent un "ouah la classe !", ce génie qui les rend capables de si bien ordonner le chaos...

Sans oublier leur langue, cette putain de langue qui me rend fou et que j’hésite à parler de peur d'en écorcher la splendeur...

Alors je les écoute. Je les écoute, y compris s'engueuler, tout émerveillé...

C'est si beau de s'engueuler en italien car c'est la seule langue qui donne envie de faire l'amour juste après... 

Faut absolument que j'apprenne à faire ça :-)


vendredi 2 décembre 2016

Bons Baisers d’Istanbul (3/3)


Quelques mois auparavant, les Stambouliotes s’étaient regroupés massivement place Taksim pour protester contre le projet de construction d’une mosquée en ce lieu. Je voulais tenter de comprendre pourquoi. J’ai vite compris.

La place Taksim n’est pas une simple place. La place Taksim est un oasis de Liberté. Des aires de jeux pour enfants dont les éclats de rires égayent le lieu. Des jardins avec des bancs publics, où comme dans la chanson de Brassens des amoureux se bécotent, lui confèrent une douceur particulière.

La scène est amusante. Nous sommes assis. Non loin de nous se trouvent trois bancs. Sur le premier, un vieux Stambouliote qui lit son journal. Sur le second, un trentenaire qui regarde la vie passer et qui de temps à autres jette un regard amusé vers le troisième banc. Sur celui-ci un couple d’adolescents s’embrasse goulument tout en se caressant de façon appuyée par-dessus et parfois sous leurs vêtements d’hiver. Avec ma belle Ottomane, nous nous laissons aller également à quelques bons baisers d’Istanbul, avant de descendre la magnifique avenue Istiklal, les Champs Elysées de « La Cité ».

Un peu plus loin, la tour Galata au pied de laquelle on achète un cornet de marrons chauds puis les berges de la Corne d’Or. Je comprends également d’où vient le nom. Le Soleil est bas et il embrase de sa lumière dorée ce bras du Bosphore taillé en forme de corne d’abondance. Nous assistons au spectacle en sirotant un jus de grenade fraichement pressé et en dégustant un fish-kebab composé de poisson tout juste péché couché dans du pain croustillant avec un filet de citron et une poignée de salade. Purée ! Aussi simple que délicieux !

Par ce magnifique coucher de soleil hivernal, nous sautons dans l’un des bateaux promenades qui s’apprête à voguer sur le Bosphore. Le parfait moment pour gouter aux bons baisers d’Istanbul, cette cité aux confluents de l’Orient et de l’Occident, du passé et de la modernité, de la prière et du désir de vivre...