samedi 14 avril 2007

LA REVOLUTION CLEMENTINE SENT LE ROUSSI


Je ne sais pas trop ce qu’il en est chez les pécores mais chez nous à la ville, les sympathisants socialistes tels que moi, issus de la génération Mitterrand et pourris jusqu'à la moelle par le machiavélisme de notre guide suprême, notre grand-pope, sont sans doute en train de faire gagner notre candidate, malgré elle et sans son aide. Faute de plans de bataille mitterrandiens, on a du improviser. On a longuement réfléchi et finalement on a trouvé.

Alors que certains camarades s’évertuent tels des zombis de parti à répéter « Sarko fascho » ce qui ne convainc à la limite que les gogochistes déjà convaincus, mais pousse immanquablement les fatigués du gogochisme dans les bras de Nico, ou bien à taxer mon Fanfan de « mec de droite » ce qui ne fait plus peur à personne, nous les Sun-Tzu de gauche adoptons la technique du triple impact. Il s’agit d’une technique que j’ai emprunté à Ikki, l’un de mes chevaliers du Zodiac préférés. Celle de l’illusion des flammes de l’enfer. On fait culpabiliser, on fait peur et l’on discrédite le camp adverse de façon sournoise mais intelligente. Le résultat fait que bien des potes tentés par le centrisme commencent à rentrer au bercail.

Histoire de faire culpabiliser, nous avons adopté l’incantation lancée il y a quelques semaines par Jean-Daniel. Elle est d’une totale mauvaise foi et limite sectaire mais ça marche. « Quand on est de gauche, on vote à gauche ». merci Jean-Daniel.

Pour la peur intelligente donc sournoise, on se lance dans l’analyse suivante. C’est fort les analyses. Ça rend toute réaction reptilienne tout de suite plus intelligente. Suivez bien, c’est intelligent. Bien que de Moi, j’ai quand même mis des guillemets. « À partager le vote socialiste entre Bayrou et Ségolène, le risque est d’avoir ces deux-là autour de 14%. Avec un Sarkozy qui se retrouverait autour de 25% puisqu’il aurait pris bien 5% au FN, Le Pen restera tout de même autour de 15%, de quoi passer le premier tour et renvoyer les deux candidats sociaux-démocrates aux vestiaires ». Analyse sans doute partagée par mon Rocard. Et oui, si aucun de ces deux-la n’arrive à se détacher et à passer la barre des 15%, autant y aller ensemble.

Quant au discrédit lancé sur le camp centriste, il est très simple. « En démocratie, ce n’est pas une personne mais une équipe qui gouverne. Or si l’on peut juger celle de Ségolène, celle de Bayrou n’est à ce jour qu’une vue de l’esprit ».

Après cette triple attaque, en général mon interlocuteur se retrouve avec le regard vide, ses illusions centristes ébréchées et les lèvres parcourues de spasmes à l’idée d’un second tour Sarkozy-Le Pen. Après quelques minutes où l’on change de sujet, on récupère ces enfants prodigues du socialisme, en revenant sur la campagne et en concluant par un «arrête tes conneries et vote donc Ségolène ». en général, le copain tenté par le centrisme pleure un bon coup et fini dans nos bras en promettant de ne plus jamais recommencer.

Sérieux, si jamais on gagne, j’aurais besoin de vacances histoire de récupérer toute la cosmo-énergie dépensée sans compter pour ma candidate et elle nous devra un sacré merci, notre cruche poreuse, notre princesse Athéna, reine des mauvaises postures…Les fans des chevaliers du Zodiac me comprendront.

SIL Chevalier du Phoenix

BATTLE ROYALE ET ZERO ABSOLU


Après avoir publié, la semaine dernière, dans ce Blog, en même temps que dans la revue « Nature », le résultat de mes observations quant aux phénomènes quantiques présents chez la candidate socialiste, je me suis retrouvé inondé de courriers provenant de plusieurs prix Nobels de physique, de chercheurs et de membres de l’académie des sciences. Ceux-ci me questionnèrent sur ma méthodologie. Comment cela se faisait-il que j’avais pu observer ces phénomènes alors que pour se faire, il est nécessaire d’abaisser la température de la matière aux abords du zéro absolu ? Chose actuellement impossible.

Elémentaire, mes chers confrères ! Le Socialium enrichi, l’isotope à la base de ma candidate, s’abaisse de lui-même, sans le moindre effort extérieur, à proximité du Zéro absolu. Propriété physique induisant des effets sur tout ce qui l’entoure. Ce qui est proche du zéro reste autour d’elle et ce qui est bien au-dessus de zéro se trouve attiré par un Bayrou dont la cohérence le rapproche bien plus de la mécanique céleste que de la théorie du chaos. La preuve ?!?

Niveau éléphants, nous observons que Fabius reste alors que Strauss-Kahn lorgne au centre. Côté conseillers, il apparaît clairement à travers les Dray, Montebourg et bien d’autres que tout cela reste très proche du zéro absolu. Niveau économistes : Michel Camdessus, Jean Peyrelevade et Pascale Lamy sont côté Bayrou ; côté Royale…Zéro ! Même chose côté Journalistes. Mes instruments de mesure indiquent objectivement que Jean-François Kahn, Jean-Claude Casanova et l’ex-journaliste Jean-Marie Cavanna sont bien au-dessus de Jean-Daniel. N’oublions pas les fonctionnaires. Les agrégés et les plus intelligents parmi les profs certifiés rejoignent Bayrou alors que les cancres de la fonction publique restent scotchés à Ségolène. Voici donc pour les résultats de mon observation rigoureusement scientifique…Mais je vous sens dubitatifs, comme nécessitant un dernier exemple.

Prenons niveau hip-hop, cette variétoche râpeuse que j’adore. Qu’observons nous ? Que ma candidate a gardé le pire de cette zick aigrie avec sa diam’s en toc et en a laissé filer le meilleur. Un meilleur et surtout une chanson qui lui serait aller à merveille. Elle a laissé filer chez Bayrou, mon K-maro et son tube « Une femme like U ». Un tube riche en novlangue, en féminité virile, chanté par un rappeur porteur de croix autour du cou. Un chanteur fait pour elle. Vous en doutez. Lisez-moi ces lyrics. Vous verrez à quel point c’est évident ! entre parenthèses vous trouverez ce qui me passe par la tête quand je me mets chaque matin cette chanson pour mieux penser à elle, à ma présidente royale. Vazzy Roger, envois la Zick !

« Refrain:Donne-moi ton coeur baby ; Ton corps baby hey (oh oui, coquine); Donne-moi ton bon vieux funk ; Ton rock baby ; Ta soul baby hey ; Chante avec moi, je veux une femme like you ; Pour m'emmener au bout du monde (sur la muraille de Chine), une femme like you ; Hey ; Donne-moi ton coeur baby ; Ton corps baby hey ; Donne-moi ton bon vieux funk ; Ton rock baby, ta soûl baby hey ; Chante avec moi, je veux un homme like you ; Bad boy (ouais, je suis un bad boy) tu sais qu' tu m' plais, un homme like you ; Hey.

Quand tu chantes, j'oublie (j’essaye d’oublier surtout tes conneries) ; J'ai plus le moindre soucis (c’est ça la magie du socialisme); J'ai le mal qui fuit ; Tu donnes un son (agréable limite demago mais bon) à ma vie ;
Et puis j' sais pas qu'est-ce qui s' passe ; T'as ce regard (qui m’excite) dans la face ; Qui me ramène à la case départ, là où j' suis parti (1981); Nous ramène à la soirée du bar quand on est sortis (1981); Et c'est cette même complicité qui s'installe ; Ou quand on est sur la scène ; Et qu'on brille sous la même étoile (rouge) ; Quand ta voix croise la mienne, que j'ai ta soul (oh oui, ta soul) dans mes veines ; Que mon vibe (oh oui, mon vibe masseur) coule dans les tiennes ; Femme t'es belle mais quand tu chantes (la marseillaise) t'es sexy (oh oui) ; Flash sur elle, rock, soul baby.

Refrain

Complice on leur donne un bon son, like...A la tv, Mary J.Blige glamourous, ton style et ton charme t'es fabulous (tout à fait); Un délice pour un macadam (de campagne) ; Mhhm baby baby, si tu savais comme j' te mhhm baby baby (c’est vrai) ; Crois-moi que l'atmosphère est parfaite (elle est chaude) ; Et plus tu chantes (tes slogans), plus je j' glisse sur la pente et j'perds la tête ; Deux vies, deux voix qui s' rencontrent ; Deux histoires qui se racontent ; Une chanson pour le dire ; Y'a les mots, les images pour le décrire ; Une belle rencontre à l'ancienne ; Prends un flash! y'a d' la magie sur scène ; Le rideau tombe et c'est terminé (pourvu que non) ; Une belle collabo, des mots sur une feuille, pour se rappeler ( c’est tout ! pourvu que non).

Refrain

Donne-moi ton cœur ; Donne-moi ton corps ; Donne-moi ta soul ; Ton rock'n'roll ; Je veux une femme like you ( oh que oui); Un homme like you (oh oui, désires-moi)…Refrain, x2 »

MC SILar

SARCOSUCHUS IMPERATOR : TU VUO FA’ L’AMERICANO


Dis-moi, Jean-Marie, t’es un peu con, non ?!? Remarque, tant mieux ! Moi, perso, ça m’arrange, mais quand même. À te mettre d’une telle façon le doigt dans l’œil qui te reste, c’est tout de même un truc à guider vers le précipice toutes tes idées « nationales ». Tant mieux ! comme je te disais, Moi, ça m’arrange.

C’est quoi cette idée d’avoir traité mon bon Sarcosuchus « de candidat venu de l’immigration », de « hongrois », démontrant par la même occasion que même l’étranger le plus assimilé ne trouvera jamais de grâce à tes yeux. C’est quoi cette idée d’avoir mis Sarkozy dans le camp des immigrés, dans celui des souffre-douleur de ta xénophobie, de l’avoir rendu victime donc extrêmement sympathique. Bravo et merci pour lui ! Je suis sûr qu’il boit du petit-lait bulgare, ton hongrois.

J’ai beau savoir, sur le fond, que les sauvages finno-ougriens installés en Hongrie ne sont pas vraiment comme nous, braves barbares indo-européens, qu’Attila le Hun était plus attiré par le pillage ultra-libéral que par les lumières de Rome, que les Carpates de Dracula sont plus ou moins de là-bas, force est de constater toute de même, Jean-Marie, que la blondeur de leurs femmes tient quand même plus des couleurs portées par ta fille que de celles de l’exotisme.

Et dire que tu y étais presque. À un mot près. Je sais, le français est une langue difficile à maîtriser. Et oui, mon Nico n’est en rien le candidat du Parti des immigrés mais plutôt celui des émigrés. Des émigrés fiscaux, des héritiers de la rente, des aristocacs qui se planquent à l’Etranger avec leur argent, en attendant la Restauration de leurs privilèges.

Il te suffisait de dire aussi que Nicolas le 1 ne représente en rien les idées de France mais plutôt celles reprises par package entier au bloc anglo-saxon : Ultralibéralisme, Communautarisme, « In god we trust », « chacun pour soi et Dieu pour tous ».

Il ne te restait plus qu’à conclure que si le Sarkozy n’aime pas, malgré ce qu’il prétend, notre France « Indivisible, laïque, démocratique et sociale », mais plutôt quelque état conservateurs des EUA, il peut toujours quitter notre pays pour l’un de ses paradis financiers préférés.

Quant à moi, j’aurais même ajouté que le Nico avec son côté petit, brun, gominé, ambitieux, beau parleur, toujours entouré de gros bras, me fait tourner dans la tête une petite musique. Celle chantée par Akhenaton dans son album « Métèque et Mat », «Tu vuo fa’ l’americano ».

Tu vois que t’y étais presque… C’est ballot hein ! Enfin, Moi, ça m’arrange…

MC SILar

PS : Que les américanophobes cessent de glousser. Tout comme Nico, j’aime l’Amérique. Mais, Moi, j’aime vraiment, avant quoi que ce soit d’autre, mon pays et son modèle à lui qu’il a. Quant aux hongrophobes, trêve également de ricanements. Je suis en France, l’un des rares fans du groupe musical hongrois « Bonanza Banzai ». Ce qui démontre clairement, que là où mes congénères ne s’intéressent qu’à leurs actrices porno pour les plus jeunes ou leurs dentistes pour les plus vieux, moi je m’intéresse à leur originalité nationale. C’est mon coté poupée russe.

mercredi 11 avril 2007

FAUT PAS CHARRIER : BIG BISOU


Alors que 3 soldats d’Allah ont osé se faire sauter, chez nous, à Casablanca ( je viens, moi aussi, d’acquérir un Riad pour y passer des vacances multiculturalistes pas chères), qu’Alger a volé en éclats sous l’effet des pets divins de ce matin et que la ministre pakistanaise du Tourisme, Nilofar Bakhtiar, s’est pris une grosse fatwa sur sa tête dénudée pour avoir embrassé un parachutiste français qui l’initiait à la chute libre, puisque par ailleurs la Guerre c’est vraiment trop Bad, sauf quand elle permet de mettre fin à l’esclavage (guerre de sécession), au fascisme (devinez laquelle) ou quand elles sont Rêvôlutionnaires (facile, il y en a plein), je vous propose aujourd’hui, chers dirigeants du monde Libre, d’emprunter avec moi, une autre voie...

Celle tracée par ce grand pionnier que fut le fils de Dolto, mon bon Carlos qui pour être barbu n’en est pas moins un gros humaniste. Vazzy Roger, envois la Zic !

« Parlé : Approchez, approchez, on va danser le Big bisou ; Big bisou en anglais ça veut dire gros baiser ; Donnez-vous un baiser moelleux ; A l'endroit que je vous indiquerai.

1 - Nos grands-pères et nos grand-mères ; Faisaient tell'ment de manières ; Qu'ils mettaient parfois jusqu'à cent ans pour s'embrasser ; C'est un souvenir du joli temps passé ; Dépassé ; Railliez-vous ; Au Big bisou

Parlé : Et d'abord ; Sur la main ; Style ancien Noble et tout. Attention sur la main embrassez-vous... Stop ! Big bisou, big bisou ; Juste après ; De plus près ; Sur la joue ; Attention sur la joue embrassez-vous... Stop ! Big bisou, big bisou

2 - Les parents de nos parents ; Etaient quelque fois marrants ; Ils pensaient que les bébés ça vient en s'embrassant ; C'est un souvenir du joli temps d'avant ; Mais maintenant ; On s'en fout ; Big bisou...

parlé : Et d'abord ; Plus hardi ; Le bibi ; Dans le cou ; Attention dans le cou embrassez-vous... Stop ! Big bisou big bisou ; Enchainez ; Sur le nez ; Pas dessous. Attention sur le nez embrassez-vous... Stop ! Big bisou, big bisou ; Les timides et les maladroits ; N'osent pas faire le premier pas ; Méfiez-vous plus rien n'est défendu ; Quand on fait la danse du ; Big bisou, big bisou.

3 – Emotion ; Grand frisson ; Sur la bouche ; Big bisou...
4 - Si tu veux ; Sur les ch'veux ; Blonds ou roux ; Big bisou...
5 - Plus facile ; Sur les cils ; You kiss you ; Big bisou...

6 – Descendons ; Sur l'tendon ; N'importe où ; Big bisou...
7 – Remontons ; Sur l'menton ; Un p'tit coup ; D'big bisou...
8 - Tous ensemble ; Sur la jambe ; Sur les g'noux ; Big bisou ...
9- Le nombril ; Y compris ; Bisez-vous ; Big bisou... »

Paroles: Claude Lemesle & Jacques Plait. Musique: Joe Dassin & Bernard Estardy 1977 © Music 18 / Musicarlos

Promis, juré! La prochaine fois, vous saurez tout sur le zizi!

SIL Big Bisounours

Illustration : il s’agit du drapeau saoudien, la seule caricature islamique autorisée. On peut y lire la Shahada, soit la profession de foi musulmane, précisant « qu’il n’y de dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète ». Voici pour la représentation textuelle de Mahomet. Quant aux armes, en guise de bombe, on y voit un sabre. C’est mieux ! Ça fait plus orthodoxe sans aucun doute…

BIDIBULLES FINANCIERES : LE NOEL DE FORGEARD


Chers passagers en partance pour l’ANPE, à bord de nos charrettes Airbus, votre commandant de bord vous souhaite un bon voyage. Afin de vous rendre celui-ci plus agréable, Votre commandant vous propose un petit texte de sa composition puisque vos misères l’ont inspiré. C’est formidable l’inspiration ! En effet, chers licenciés, votre heure est grave, il s’agit d’en rire. Alors rions un peu. Je suis sûr qu'on peut y arriver. Cependant comme il est d’usage pour moi lors de mes ascensions ou des descentes pour vous, nous irons par paliers. Avant de vous faire rire, je vais commencer par vous réjouir.

En effet alors que mon appareil vire de bord et que vous êtes virés tout court, gnarf, gnarf, réjouissez-vous, bande d’aigris, d’avoir étés dirigés par un PDG muni d’un tel flair. Figurez vous que sans le moindre radar, il a su prendre ses options, juste avant le trou d’air qui s’annonçait et partir ainsi avec 3 millions d’euros de plus values. Ça c’est du pilotage de haut vol, à l’ancienne. Forgeard est un chevalier du ciel, un As du manche, vous dis-je ! Formidable !

N’oubliez pas également tas d’exécutants que c’est grâce à lui qu’Airbus a dépassé Boeing, que l’A380 fut mis en chantier et que l’activité de l’entreprise, donc la vôtre, a pu croître. Un vrai pilote d’essai vous redis-je ! Aussi point de critique démagogique sur son salaire ou à celui des patrons en général. Qui dit hautes responsabilités, dit hautes rémunérations. La limitation de celles-ci n’est qu’un truc de jaloux. Non seulement ce n’est pas mon genre, mais je suis même assez content que le capitalisme cherche à me faire rêver. Je sais que je vais encore faire mon original mais dans un système comme le nôtre c’est à la fiscalité d’établir la justice sociale et non à une quelconque limitation des salaires, imposée par oukase. Mais voilà que j’entends du tumulte depuis ma cabine de pilotage. Vous n’approuvez pas ? Dites-moi bande de frustrés, en quoi ça peut vous gêner qu’un patron gagne 1, 2, 10 ou même 100 millions puisque par la fiscalité, en principe, c’est plus de la moitié de cette somme qui nous reviendrait à tous. Moi ça me va ! Alors je vous entends m’adresser l’argument de l’évasion ou des niches fiscales. En effet c’est aussi un débat qu’il faut mener mais ça ne change rien qu’au fond, ça me va ! Alors réjouissez vous !

Réjouissez vous puisque nous allons tous demander, par esprit de justice sociale, à bénéficier des mêmes conditions de licenciement dont a bénéficié le commandant Forjeard. Ben oui, ce qui devait arriver arriva. Grisé par la vitesse et la hauteur stratosphériques que prenait son destin industriel, il poussa la machine trop vite, trop loin et ce fut le crash, un crash à plusieurs milliards de pertes.

Oh ça va ! pas de moqueries faciles! il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne commettent pas d’erreurs. C’est d’ailleurs assez courant que les meilleurs salariés ou les plus anciens, ça revient un peu au même, se fassent balourdés pour faute grave surtout quand une possibilité de départ pour une toute autre raison, non fautive, puisse se traduire par des indemnités de rupture assez conséquentes. Or là aussi il y a eu faute. Plusieurs milliards de pertes, 10 000 personnes que l’on licencie pour redresser la barre, le fait de se barrer avec 3 millions en stock-options levées juste à temps comme par miracle, cela s’apparente à s’y méprendre à une faute grave voir lourde. Faute professionnelle qui se retrouve sanctionnée de deux ans de salaire en guise d’indemnité de licenciement et du payement d’une prime de non-concurrence, soit 8 millions d’euros pour punition. De quoi voir venir. D’autant plus que cette erreur de pilotage ne l’empêchera pas, je suis prêt à parier, de se voir confier d’autres brillant appareils industriels à piloter. Ça, c’est de la justice sociale comme je l’aime.

Aussi veuillez applaudir, manifester votre joie puisque tous les salariés de France, qui se feront dorénavant licencier pour faute, seront indemnisés de la même manière. Quant aux licenciés pour motif économique, ils bénéficieront de conditions encore plus avantageuses. C’est formidable non ?!?

Comme ce vol nous mènera jusqu’à la fin de l’année, histoire que les négociations autour du Plan Social aboutissent, je me permets de souhaiter dors et déjà un joyeux Noël 2007 à Monsieur Forgear Noël, ainsi qu’à vous tous puisque celui ci ne manquera pas d’être joyeux si la jurisprudence Forgeard se fait valider par toutes les Cours de cassation Sociale ou mieux, se fait codifié dans le Code du Travail.

C’est pas tout ça mais votre commandant a un Plan Social à piloter. Il vous laisse donc à votre phobie de l’avion. Mais pas avant de vous souhaiter un bon voyage, un bon séjour à l’ANPE et en espérant que vous reprendrez notre compagnie.

SIL ancien élève à Top Gun

mardi 10 avril 2007

PEDOPHILIE, DES GÈNES A LA GÊNE


À chaque fois que se pose la question de l’inné ou de l’acquis, c’est toujours la même chose. Les nuls en math nous expliquent que tout, chez l’homme, n’est que bavardage et que faute de traiter les problèmes, au moins, parlons-en. De leur côté, les nuls en orthographe nous soutiennent qu’il n’est pas d’inconnues à une équation humaine qui ne puissent se résoudre par le charabia logarithmique. Ouais, et après ?

Pour l’après on patientera jusqu’au paragraphe suivant. Cependant sans avoir à attendre que ces deux dogmes aient fini de s’écharper, je vous propose en guise de solution à ce problème, celle proposée par Albert Einstein. Parlant de l’Humain, il le définit un jour comme composé de « 100% d’inné, 100% d’acquis et 100% de hasard ».

Solution qui me pousse à conclure que quelle que soit la cause de la pédophilie, la seule chose dont on peut être surs, c’est que son acceptation ou sa condamnation est elle, en tout cas, 100% culturelle. Or chez nous, ce crime est condamné et c’est déjà très bien ainsi.

Je dis ça parce qu’entre le parti des pédophiles néerlandais (PNVD) souhaitant abolir toute « majorité » sexuelle, un rapport gouvernemental indien établissant que plus d’un enfant sur deux serait victime d’abus sexuels en Inde et un certain prophète très en vogue qui a donné l’exemple en broyant de l’intérieur, la féminité d’une petite fille de 9 ans, il ne faudrait pas que l’on oublie, avant tout, pourquoi il s’agit d’un crime.

SILphilis

FAUT PAS CHARRIER : GHOFRANE HADDAOUI


Les 10, 11, 12 et 13 avril 2007, aura lieu à Aix-en-Provence le procès des charrieurs de pierres qui se sont sentis autorisés à lapider Ghofrane Haddaoui, 23 ans, pour ne pas avoir été assez soumise mais plutôt trop intégrée, trop libre, trop laïque, trop belle, beaucoup trop une femme française.

Alors, puisque la République a toujours honoré ceux et celles qui à leur façon se sont battus et sont morts en vivant selon les idéaux de celle-ci, honorons la mémoire de Ghofrane Haddaoui et n’oublions pas Sohane Benziane ainsi que Sherazade Belayni qui sont mortes pour s’être opposées au même esprit de tyrannie. Elles sont les dignes filles d’Olympe de Gouges, qui monta sur l’échafaud le 3 novembre 1793 pour avoir été trop libre, trop belle, trop nourrie d’idéaux républicains, beaucoup trop une femme française.

Je laisserai pour finir la parole à la mère de Ghofrane qui sur le site http://ghofrane.ifrance.com/ nous dit ceci :

Le mot de la Présidente : Pour une identité laïque de la communauté arabo-musulmane
(20 novembre 2006)

Au lieu de chercher à ramener systématiquement la communauté d'origine arabo-musulmane au centre de la religion, afin de la réduire à l'islam comme si c'était une condamnation à vie, nous devons oeuvrer pour sa libération des chaînes de l'emprise religieuse qui ne cesse de nous exploiter au nom de dieu.

Face au rassemblement du culte musulman qui promeut le renforcement du communautarisme et piétine nos valeurs républicaines, nous devons dresser un rassemblement de nous, laïques musulmans, qui prônons l'intégration et la tolérance, la laïcité "sensée", pour être le porte-parole de l'ensemble des variantes d'une société. Jamais les laïques n'ont eu aussi peu la parole à ce sujet, alors donnez-nous aussi la parole car la mise en place du CFCM sous le patronage de l'état est une erreur monumentale. Dans un pays qui a l'histoire de la France, comment peut-on réduire toute une communauté à une telle représentation ? Il est inadmissible au troisième millénaire que le monopole des décisions soit entre les mains religieuses qui ne cessent de nous terroriser intellectuellement et physiquement à l'échelle planétaire.

La mise à mort du fanatisme religieux ne se réalisera qu'a travers d'une structure sans faille qui doit s'ériger de toute urgence afin de limiter le pire sous le drapeau de la République. On exige un islam pacifique, un islam de paix et de miséricorde, de partout dans le monde.

Monia Haddaoui, Presidente de l'association Ghofrane

FUMEUR DE CHIITE


Il semblerait de toute évidence que le régime des mollards nourrit des désirs d’uranium enrichi, alors qu’une partie de la population iranienne comme de la communauté internationale attend une mutation du régime. En effet, à grands renforts de gesticulations 3D, le régime sec de Téhéran vient d’annoncer son intention d’installer cinquante milliards ou cinquante mille, je ne sais plus exactement, centrifugeuses d’enrichissement d’uranium. Qu’en dit le peuple iranien ? Il aimerait que l’on enrichisse un peu plus son maigre quotidien et que l’on accélère les particules de la reforme démocratique. Et ben, vous savez quoi ? J’ai la solution qui mettra tout le monde d’accord.

Pour l’uranium enrichi, je suggère qu’on le leur envoi, par les airs. Ceci fera d’un missile deux coups au but puisque les radiations provoqueront immanquablement la mutation génétique du régime.

Pour le coup, les tenants de l’esprit de Munich ou de Masshad me diront que c’est idiot parce que l’on n’a pas les moyens de mener une guerre contre l’Iran et d’occuper le pays. Qu’ils sont cons ces Munichois ou Masshadois. C’est bien une constante ça tiens. Qui vous a parlé d’occuper l’Iran. Je m’en fous, de l’Iran, moi ! Je propose juste que tout en faisant en sorte d’épargner le plus possible les populations et surtout celles opposées au mollards, que l’on bombarde tous les lieux, sièges et symboles du pouvoir islamique ; que l’on annihile leur superbe présente en épargnant les splendeurs passée, histoire que le peuple oublie ce qui est sans oublier d’où il vient.

Je me réserverais juste, peut-être, un petit plaisir personnel. Je Demanderai bien aux américains de m’en livrer un ou deux, histoire de leur épiler la barbe à la pince; ou à la cire ; j’hésite encore.

J’hésite d’autant plus qu’il est fort probable que tout leur bordel nucléaire leur pète à la gueule sans l’aide de qui que ce soit. C’est comme leur futur missile nucléaire. Bien que verrouillé sur Israël, il y a de fortes chances qu’il atterrisse de façon impromptue aussi bien à Beyrouth, à Ramallah qu’à Amman ou bien encore, fasse une aussi brève que définitive escale à Damas. Du coup vous comprendrez que j’hésite encore à fumer du Chiite radioactif.

SIL chat d’Iran à poil long.

lundi 9 avril 2007

COCA GROUND ZERO


À la cantoche, jusqu’au 11 septembre 2001, j’étais plutôt Oasis™ comme garçon. Entre deux bouchées de nourriture asséchante ou de propos assez chiants, servis par certains collègues du ministère gogochisant où j’officiais alors, ces gorgées d’Oasis me permettaient de me plonger dans des rêveries orientales fort agréables. J’étais encore un peu jeune et cultivais alors quelques illusions quant aux oasis.

Dès le 12 septembre 2001, à la cantoche, je suis passé au coca-cola™. Chose que remarquèrent les gogochisants qui avaient refusé ce jour-là d’honorer la mémoire des victimes par une minute de silence. Ils me demandèrent de leur expliquer mon goût soudain pour ce soda. Je leur répondis par une minute de silence. Le lendemain, ils me reposèrent la question. Comme j’étais encore un peu islamoptimiste et lâche au point de nier par trois fois ce soutien symbolique à l’Amérique, on fait ce qu’on peut, je leur expliquais que c’était ma façon de nourrir mon cancer, la seule « belle mort » actuellement disponible pour les citoyens des pays riches. La seule où l’on se bat.

Le problème avec le coca c’est que j’ai fini très vite par ne plus en supporter l’intégral et par trouver trop fadasse le goût de sa version light. Refusant de revenir à l’Oasis™, j’ai opté pour le Fanta™ qui appartient aussi au groupe Coca-cola™.

Depuis, j’ai changé de ministère. Vous allez rire, j’y ai trouvé des collègues encore plus gogochisants. À la cantoche, après en avoir soupé de leurs salades américanophobes, le gaillard de gauche américanophile que je suis, s’est remis à boire du Coca lourd, mal de bide ou pas. Le coca lourd m’ayant fait mûrir en même temps que pourrir, la lâcheté s’en est allée. Devant les remarques sur ce choix de boisson, j’ai répondu sans hésiter que c’était-là ma façon de soutenir l’effort de guerre américain. Un effort qui me pesa sur l’estomac jusqu’à la sortie du Coca Zéro™. Il m’a conquis tout de suite.

Sa robe foncée, son goût corsé en même temps que frais et agréable en font, ma foi et mon foie, un coca on ne peut plus gouleyant.

Quant au Zéro, il vient à point nommé. Il conjugue à la perfection, le nom que l’on donnait aux kamikazes japonais de la seconde guerre mondiale avec le besoin attenant de les siphonner et le niveau de mon humeur lorsque j’ai longé, tête baissée, les larmes aux yeux, l’une des arrêtes de Ground-Zero. Allez ! À la vie ! Puisqu’il le faut ! Saoulons nous au Coca Ground-Zero pour mieux oublier ! Coca Ground-Zero, Ma boisson commémorative.

SIL proud to be an american's friend

BIDIBULES FINANCIERES : L’ETAT NE PEUT PAS TOUT


Lorsque mon Jospin d’amour lança aux cons pour le biens des masses, que « l’Etat ne pouvait pas tout », les sociaux-démocrates tels que moi comprirent que la Liberté d’imaginer, de créer, d’entreprendre, de se responsabiliser, avait de nouveau droit de cité à gauche. Les Dogmatistes de gauche comprirent quant à eux qu’ils devaient assassiner Jospin.

Leur besogne accomplie, ils tendirent leur kalachnikov aux dogmatistes de Droite qui comprirent que dorénavant c’était à l’Entreprise de tout pouvoir, à la place de l’Etat. Comme si le bilan de la révolution russe de 1917 comme celui de la crise de 1929 n’avaient pas démontré la stupidité de ces deux dogmatismes-là. Pas assez apparemment puisque la voix du dogmatisme entrepreneurial est forte et claire et que sa rhétorique a un très bon jeu de jambes.

Et ouais, l’Entreprise peut désormais tellement tout, danse avec une telle grâce que quand elle se prends les pieds dans le tapis, c’est parce que ses partenaires ne sont pas à la hauteur. Soit l’Etat l’étreint de trop ou bien pas assez. Soit le consommateur est trop volage et le salarié, un infâme goujat pour ne pas avoir d’yeux que pour elle. Et ouais, l’Entreprise fait la belle. Voir même, en oubliant toute grâce, l’Entreprise roule des mécaniques, grisée qu’elle est par les amphétamines financières et la cadence techno-rave de ses aspirations rythmiques.

À ses cotés, l’Etat pris de vertige, en oublie que c’est à lui de mener la danse, de la réguler pour le bien de tous les autres danseurs présents sur la piste. Il trébuche et pour se faire pardonner, multiplie les ronds de jambe. Afin de plaire à mademoiselle, l’Etat en vient à demander à tous, de calquer leurs pas sur celui de la dame. Les entreprises sont mobiles. Les capitaux le sont tout autant. C’est donc au tour des bonnes gens maintenant. Sautillez ! sautillez bon peuple ! plus haut que diable ! décollez-moi ces pieds ! remontez-moi ces genoux ! La Mobilitude, telle est la nouvelle danse. Elle n’est pas près de s’arrêter.

Quant à ceux qui s’y refuseraient, sachez que j’ai encore ma kalachnikov pour vous apprendre à danser ; à danser au rythme des rafales qui s’abattront alors sous vos pieds. La Mobilitude, on en reparlera bientôt !

DJ SIL

MARX OS 4


Mes potes trotskistes n’arrivent pas à croire que je refuse de me rendre à l’évidence de leur bonne Foi marxiste. Foi qui serait la seule bonne, la seule vraie autour de son exégèse trotskiste. Une exégèse qui serait la seule bonne parce que jamais mise en œuvre et parce qu’elle se serait construite dans l’opposition au Stalinisme. Outre le fait que je me refuse à toute idée de dictature, qu’il n’y en a pas de bonne, même prolétaire, quoi que vous disiez, votre Léon Trotski, on l’a vu à l’œuvre parmi les chefs de la révolution Russe et comme fondateur de l’armée rouge. Exit donc l’argument de virginité.

Exit d’autant plus que votre technique de la nouveauté, les consommateurs de l’ère informatique que nous sommes, nous ne la connaissons que trop bien.

« Si le Système d’exploitation MARX OS 1(OS pour Operating System ») était pourri jusqu’à son Code Source; si le MARX OS 2 a fait se planter bien des nations ; si le MARX OS 3 buggait à mort ; promis juré sur «Le Capital » de Caracas, le MARX OS 4 sera formidable. Testez-le. En cas de panne, vous pouvez compter de toute façon, sur l’assistance technique de notre parti et de sa rhétorique réparatrice».

Tu parles ! Le programme est pourri, voilà tout ! Changez donc de système d’exploitation au lieu de nous prendre pour des utilisateurs Windows.

Quant à moi, si mon « operating system » démocratique de marque REPUB OS 5 a besoin de mises à jours fréquentes, sachez que jusqu’à présent, c’est celui qui m’a donné le plus de satisfactions et que je ne suis pas près d’en changer et ce malgré toutes vos salades marketing autour de votre MARX OS 4. Bon ben, ce n’est pas tout ça mes cocos, mais il faut que j’aille travailler pour la République. Je vous laisse à vos bouliers marxistes…

SILicon valley