mardi 14 juillet 2009

CHAPITRE 2 LES OUBLIETTES DE COMMUNICATIUM (1/2)


Revenus au cœur de Lutetia et une fois arrivés rue de la Couronne en fuite, nos camarades découvrent qu’un donjon très bien gardé jouxte le palais qu’occupe Girondix. « Notre druide doit être là-dedans. Toutefois comment va-t-on faire pour le délivrer ? » Se demandaient-ils.

Le Vieux Pigeon de la Sorbonne, qui les accompagne toujours, se propose de rechercher Constitutionnix, de le prévenir que ses amis sont là et de revenir avec des informations. Après s’être glissé par une fenêtre entrouverte, avoir descendu d’interminables escaliers et s’être battu contre les rats des couloirs de la crypte du donjon, notre Vieux Pigeon finit par trouver Constitutionnix. Un Constitutionnix très affaibli mais au combien heureux de savoir que ses amis sont là.

Après les bavardages introductifs habituels, Constitutionnix indique au Vieux Pigeon qu’il serait bon que ses amis interviennent cette nuit même car il s’agit d’une nuit sans lune pendant laquelle il pourra tenter de les aider. C’est avec un grand soulagement et une très grande joie que nos amis reçoivent toutes ses informations.

La nuit venue, ils s’aperçoivent en effet, que la Lune est éteinte et qu’un brouillard druidique, compact et glacial se repend. Les dieux sont avec eux. Les dieux ont entendu l’appel du bon druide.

Les gardes au sang reptilien ne résistent pas longtemps au sang-froid des éléments. La plupart d’entre eux rentre aux abris. Les plus résistants restent pour maintenir un service de garde minimum.

Alors qu’ils réfléchissent à comment neutraliser les derniers vigiles, Didactix se rend compte qu’il est assis sur une caisse, tombée visiblement d’un camion militaire, estampillée «Achtung, Munitionum ». Il l’ouvre et découvre qu ‘elle contient des études d’opinion.

Didactix a une idée suivie d’un long moment d’hésitation. Tout écrit se doit d’être respecté et ne pas servir d’arme de jet. En réfléchissant il se souvient cependant d’une vieille jurisprudence : «Considérant qu’un prospectus publicitaire reste un prospectus, même s’il prend des formes livresques, vu qu’il n’est pas œuvre de savoir. Considérant que tout prospectus publicitaire a la poubelle pour destination finale; toute réclame qui peut être jetée peut donc servir d’arme de jet. » (Cours de Cass. morale, n°146-952 ; ifopipeau contre bibliothèque de quartier )

« Alors, t’as fini ou quoi ? Que fait-on ? Noms des dieux ! » Se permet une Syndicaline gelée après une heure d’attente silencieuse dans le brouillard glacial. « Je déteste quand tu rentres dans tes interminables catalepsies socratiques, pendant lesquelles il ne faut surtout pas te réveiller ». Didactix, lui sourit et lui dit qu’ils vont pouvoir passer à l’attaque. Pendant que Syndicaline montera à l’assaut de la forteresse, Didactix se servira du poids des mots pour le choc des paupières.

« Je vois que me revient encore le privilège de me jeter dans la gueule du loup » maugrée Syndicaline.

« Que veux-tu, t’es la seule d’entre nous à avoir été trotskiste dans ta jeunesse. Il faut bien que les techniques d’entrisme et d’infiltration que tu y as appris, servent au moins à quelque chose de concret » lui répond un Didactix goguenard.

« Mouais, quelque chose me dit que je paierai toute ma vie cette stupide erreur de jeunesse » conclu Syndicaline.

Et il en va ainsi. Didactix, en couverture, assomme à coup de pavés sondagiés tout garde qui se montre. Quant à Syndicaline, elle se glisse, s’immisce, se faufile, jusqu’à la crypte des cachots, tantôt jouant le personnel de maison, tantôt la conseillère technique, tantôt la secrétaire particulière. Tout un art que celui du camouflage trotskiste.

Une crypte où elle découvre une odeur familière. « mais ça empeste le flan, ici ». Effectivement, dans la crypte de Communicatium, dégouline de partout une sorte de gélatine à la forte odeur de flan. N’y résistant pas, elle se risque à goûter la gélatine en question. « Il n’y pas de doute, c’est du flan. Tout ici est à base de flan, les murs, le sol, le plafond ». C’est dans cet environnement étrange qu’elle ne tarde pas à découvrir la geôle de Constitutionnix, qui la guidait télépathiquement par voie d’ondes courtes.

« Il n’y a pas un instant à perdre, mes pouvoirs s’amenuisent de minute en minute. Il me faut tenter de geler tout ce flan avec ce qu’il me reste de fluide magique pour que tu puisses essayer de briser la porte ».

« Surtout pas, cher Constitutionnix. Le flan ne gèle que très difficilement grâce à ses particularités moléculaires. Qui plus est, toute la structure risquerait de s’affaisser sur nous. Laisse-moi faire, mon bon druide. Tu as devant toi une championne universitaire de gobage de flanby. grâce à ma technique spéciale du escaping-flanby, en gobant aux bons endroits, sans toucher aux flanbys angulaires comme de voûte, je devrais pouvoir gober ce qu’il faut pour qu’on puisse te sortir de là ». Gobage que Syndicaline accompli magistralement.

Après avoir aidé le druide à s’extirper par le passage créé par voie de gobage, elle retrouve Constitutionnix encore plus épuisé que ne l’avait trouvé le Vieux Pigeon. Ses derniers efforts l’ayant totalement vidé. « Tiens bon Constitutionnix. Tiens bon, j’ai besoin de toi pour m’aider à libérer les autres Druides et pour nous faire sortir d’ici avec les quelques grammes de poudre d’escampette que j’ai ramenée avec moi ».

« Ne t’inquiète pas mon enfant, libéré de l’emprise du flan qui absorbait ce qui me restait de pouvoirs, je vais pouvoir nous fagoter au moins deux trois sorts de dissimulation. Pour les autres Druides, nous ne les trouverons plus ici ».

Syndicaline et Constitutionnix retrouvent le Vieux Pigeon ainsi que Didactix à l’extérieur. Ce dernier est surpris de ne pas les voir accompagnés de tous les autres Grands-Druides. « Je vous expliquerai tout ça, une fois au village. Rentrons vite, de grands dangers nous menacent. »

Après avoir dit ça, le vieux Druide n’a que le temps de s’asseoir dans le Taxi, hélé par Didactix, avant de s’enfoncer dans un profond sommeil. Le Taxi prend la direction de la Gare du Mont Parnax. Par chance ils n’attendront pas longtemps le premier train du matin. Arrivés au Village, Constitutionnix dort toujours. On le porte chez lui où il dormira 48 heures d’affilées. 48 heures pendant lesquelles nos héros veillent sur lui. Staracademix se proposant même de composer une chanson aux pouvoirs guérisseurs. On lui explique gentiment que ce n’est pas le moment pour les conneries.

lundi 13 juillet 2009

CHAPITRE 2 LES OUBLIETTES DE COMMUNICATIUM (2/2)


Les 48 heures se sont écoulées. Le bon druide se réveille. La fée Christine, sa douce fée de compagnie, lui prépare avec amour et lui sert son petit-déjeuner favori: un cocktail de jus de fruits bio multi-vitaminés ; ses galettes pur-beurre de DHEA, une huile druidique aux pouvoirs régénératifs, et du bon bacon de sanglier « serano », accompagné de pain druidique. Du bon pain à base de farine de glands car puisque tout est bon dans le cochon, ce que mange le cochon l’est forcement.

Tout en mangeant, il leur raconte ce qu’il vécut et apprit pendant ses mois de captivité dans les gluantes geôles de « Communicatium. »

« Le premier mois, nous étions tous enfermés dans la même cellule. BadBercix le Grix logeait lui dans le Donjon qui surplombe les cachots, lieu où il travaillait avec Girondix à l’élaboration des plans de campagne de Démagogix. Apprenant cela par ces bavards esprits que sont les Bruits-de-couloir, nous avons demandé aux petites souris du cachot de bien vouloir espionner pour notre compte les conversations comme le contenu des plans. C’est ainsi que nous découvrîmes une partie des projets maléfiques établis par Girondix et son fidèle lieutenant BadBercix le mage des mesures. Les projets qu’ils préparaient malicieusement contre Belle France. Les invocations de BadBercix, entendues avant mon départ, n’étaient pas qu’un piège pour m’inciter à réunir en urgence le Grand Conseil au complet ».

« Parmi ces projets, Girondix mettrait tout en œuvre pour fournir au sombre Baron Wendelium trois grands marteaux en or massif. Des armes magiques que ses ancêtres ont déjà utilisées en des temps immémoriaux pour faire plier la volonté populaire, avant qu’elles ne se retournent contre eux. Des marteaux qui ne peuvent être fabriqués que par les filles du Dieu forgeron, les filles des forges, Usinoria, Saciloris et Alstomia. Divinités qui en plus d’un précieux élixir à base de sueur de travailleur, ont besoin d’enchaîner le Soleil de l’aurore quelques instants, tous les jours, afin de lui voler un peu de son feu sacré, pour pouvoir fondre et travailler l’or du cœur de la Terre ».

« Vous imaginez bien, vous qui êtes des êtres sages, que pour enchaîner le grand dieu Belenos quelques instants, il faut déployer des incantations extrêmement puissantes, des sorts nucléaires très dangereux. Or tout druide physicien qui se respecte connaît l’éternelle Loi de l’action-réaction. Tout sort a pour écho son contre-sort. Et plus le sort est puissant et plus l’écho l’est d’autant. Mais ces pauvres fous se moquent de la sagesse. Seul leur soif démesurée, leur égoïsme, l’individualisme les guide et les motive ».

« Ainsi, les sorts furent jetés, jetés au visage du firmament », nous dit avec gravité Constitutionnix.

« BadBercix et les autres mages des mesures, sous les ordres de Girondix, lancèrent toutes les nuits qui suivirent notre capture, depuis la plus haute tour du palais, des formules telles que "Usinoria, Saciloris, Alstomia… Nous vous offrons l’augmentation du temps de travail… La précarité… Les délocalisations… La rente financière… Accordez-nous les trois marteaux-pilons qui font plier les volontés… À commencer par celle du Soleil" ».

« Bien qu’enfermés dans notre cachot, matelassé de flan absorbant, nous percevions ces sorts puissants. Des sorts que nous tentions de contrer en fusionnant nos pourvoir pour lancer des contre-mesures telles que "Sol invictus, Belenos invictix…France…Belle France de la République…Ta devise est Liberté, Egalité, Fraternité… Ton principe est gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple … Que l’Esprit de Lumière reste ton frère… Qu’il brille pour nous tous" ».

« Toute la nuit, toutes les nuits nous combattîmes ainsi, jusqu’au jour où les mages de magie sombre, membres de l’ordre des caisses occultes, cherchèrent des causes à l’échec de leur invocations et perçurent enfin nos propres contre-mesures. Ils étaient surpris. Ils pensaient en effet que leurs murs de flan annuleraient tous nos sorts de vérité. Les voilà touchés dans leur orgueil. BadBercix, leur chef, réagit en faisant en sorte que nous soyons séparés les uns des autres. J’ignore par conséquent où sont mes pairs ».

« Diantre, diables et lutins ! La guigne ! » Grogne Didactix en y pensant. Comment retrouver les autres Grands-Druides maintenant que la Puce qui sait tout s’est retranchée derrière son « Fire-Wall » magique.

« Mais ce n’est pas tout », poursuit Constitutionnix.

« Avant de nous expédier loin les uns des autres, Girondix me rendit visite dans mon cachot pour m’y infliger une blessure supplémentaire. Il commença par tenter de me séduire avec des mots parfumés de miel et de lavande. Il échoua. Je ne me laissais pas, bien évidemment, tromper par ces senteurs. Bien que fatigué, je voyais clairement les sornettes et autres couleuvres qui sortaient de la bouche du Bossu en sifflant ».

« Prenant conscience de son incapacité à me tenter, il finit par m’ordonner de me mettre à son service. Demande qui fut accueillie par une fin de non-recevoir, étant donné que je n’avais rien à lui offrir, ni à lui, ni à ses maîtres, pauvre esclave qu’il était ».

« C’est alors, un sourire narquois accroché aux lèvres telle de la morve acide, qu’il me bava dessus les mots suivants : Oh ! que si, pauvre fou. Tu as bien des choses à m’offrir. Ne me sous-estime pas Constitutionnix. Je sais qui tu es et les pouvoirs que tu détiens. Tu commandes à des armées noosphériques. Tu as hérité du pouvoir des mots dorés or je veux ce pouvoir ».

« Ce à quoi j’ai répondu "Mes armées de lettres dorées ne seront entre tes mains que de vulgaires soldats de plomb". Une réponse qui en appela une autre bien plus brutale. Me souriant, Girondix me rétorqua la chose suivante ».

« Je me contenterai de mots de plomb, vieil alchimiste de la parole. Je n’ai pas de temps à perdre et je ne te laisse pas le choix. Tes confrères sont en mon pouvoir et je n’ai pas besoin d’insister sur le fait que je n’hésiterai pas à les dissoudre dans l’oubli. Tu es suffisamment intelligent pour reconnaître ta défaite et trop stupide pour me laisser faire une chose pareille »

« La sentence fut sans appel et ma défaite bien cruelle, mes chers enfants. Ce monstre de Girondix vampirisa l’essentiel de mes pouvoirs. J’en suis désolé. J’en suis profondément désolé », insiste Constitutionnix en conclusion du récit de sa captivité.

« C’est un druide affaibli et bien pauvre en magie désormais, que vous avez secouru. Je n’ai plus à vous offrir que quelques sorts, un peu de savoir et les conseils d’un vieux fou ».

« Nous n’échangerions cela contre aucune armée de mots ou de tout autre ordre. C’est toi que nous voulons à nos cotés » lui disent en choeur Syndicaline et Didactix.

Heureux de cette marque d’amitié, Constitutionnix termine son repas en disant que l’on n’a, de toute façon, plus le temps de partir à la recherche des autres druides. « Nous devons nous préparer ». Se préparer car les troupes ennemies se préparent, elles aussi, pour la campagne post-électorale.

« Comment Girondix a-t-il vampirisé les pouvoirs de Constitutionnix », me demanderez-vous. Une curiosité fort légitime que j’étancherai un peu à l’écart de notre bon Druide puisque vous aurez compris qu’il n’est pas capable de vous parler, pour l’instant, de ce souvenir douloureux.

Après que Girondix lui a ordonné de lui remettre le pouvoir des mots d’Or, Constitutionnix lui dit « Puisque tu veux ce pouvoir, le voici ». Puis le druide tendit ses bras en direction de Girondix. L’atmosphère devint humide et lourde, comme chargée d’électricité. Une odeur de mercure et de cyanure se mit à flotter. Constitutionnix se mit à trembler violemment. Sa sueur ruissela jusqu’à ses pieds. Là, sur le sol, les gouttes formèrent des billes liquides qui se mirent à rouler vers le bossu pour finir par reformer une flaque sous ses pieds.

Alors que Contitutionnix tendait toujours ses bras parcourus de spasmes vers Girondix, une brume épaisse aux reflets dorés s’extirpa par les pores de la peau et le bout des doigts du druide. Ses ongles tombèrent. Le druide gémit ; le bossu sourit.

La brume se fit de plus en plus compacte, finissant par former dans l’espace de magnifiques entrelacs, si denses que l’on aurait dit les entremêlements des branches de l’If. Des entrelacs où des lettres ogamiques apparurent, accompagnées d’un bruit sourd, comme celui d’encoches que l’on frapperait sur du bois.

Ces lettres d’or, filles du silence, finirent par se détacher des entrelacs et par se précipiter vers la bouche et les narines de Girondix qui les accueillit en riant. Les entrelacs gémirent telle l’écorce d’un arbre que l’on déchire ; le bossu sourit. Constitutionnix s’effondra et Girondix, dit Messire de la Bosse, quitta le cachot fier de lui.

dimanche 12 juillet 2009

PETITES TENSIONS ET AUTRE TURGESCENCES LORS DU TOUT RECENT G8 (LITTLE BROTHERS AND SISTERS ARE WATCHING YOU)



Pendant que mes très sympathiques mais néanmoins paranoïaques concitoyens hurlent à tous crins au « Big Brother », et ce alors qu’ils peuvent mater comme bon leur semble tous les jolis petits culs et autres minois qui déambulent dans la rue, sans craindre de voir ces petits écarts offerts en pâture au public, je constate que les grands de ce monde n’ont pas la même chance.

Vous voilà, sur une estrade, détendu du gland, avec votre pote. Soudain, une jeune nymphette brésilienne, répondant au doux prénom de Mayora Tavares, s’approche. Sa chevelure dorée mise en valeur par cette jolie robe écarlate commence par accrocher votre regard. Puis c’est son déhanché qui fleure bon la samba. C’est le moment où vous jetez un regard complice à votre petit camarade, du genre « mate-moi ce qui arrive, je suis certain que le popotin sera sublime ». Bingo, il l’est…

Manque de bol, une camera se trouve fixée droit sur vous deux.

Celle-ci filme alors l’insistance avec laquelle le président Sarkozy reluque le séant de la demoiselle mais aussi le professionnalisme avec lequel le président Obama se rattrape aux branches, en aidant une autre jeune femme à descendre de l’estrade, preuve au passage que Michelle Obama n’est pas du genre à passer ce genre d’incartades à son Barackounet et que celui-ci a dû par conséquent développer toute une gamme de subterfuges. M’est avis que ça a dû chauffer à la Maison blanche…

Aussi évitez donc de trop me gonfler avec votre Big Brother ? Comme si votre misérable petite vie pouvait présenter plus d’intérêt que celle des grands de ce monde. Franchement, quelle bande de rigolos vous faites, mes chers concitoyens, je vous jure…

SILittle Brother qui trouve le séant de Mayora Tavares très joli.

APRES LE « PÔV’CON » DU PRESIDENT SARKOZY, VOICI LE « BATARD » DU MINISTRE AMARA.


En déplacement le 2 juillet dernier à Romans-sur-Isere, où se tenait, je crois, un salon de l’aculture, Madame Amara, ministre de la faune et de la flore urbaine, se serait retrouvée nez à nez avec un dindon de basse-cour d’immeuble à loyer modéré. Les glougloutements intempestifs de ce dernier, au sujet de la burqa, ayant visiblement tapé sur les nerfs de la ministre en question, celle-ci lui aurait servi un « ould el haram », ce qui en bon français signifie « bâtard ». Qui dit mieux ?!?

Ah qu’il est loin ce temps béni où un président Mitterrand répondait au « Mitterrand fous le camp », proféré par un gueux au salon des bœufs, d’un « c’est une rime mais une rime pauvre ».

Roche de SILutré

samedi 11 juillet 2009

VOILE PAS VOILE (7) : NON AU VOILE ISLAMIQUE, OUI AU VOILE SAPHIQUE.


Le port du voile oui… mais noué d’une certaine façon (que nous ne révélerons pas) afin que les musul-lesbiennes puissent se reconnaître entre elles…

Dommage que les gays ne puissent pas faire de même, encore que je me suis laissé dire que certains d’entre eux arrivaient très bien à rendre leurs tendances « à voile et à vapeur » conformes à l’étiquette coranique. Et oui, c’est à ces petites choses que l’on voit qu’Allah l’a dans le cul. Silimalikoum...

vendredi 10 juillet 2009

ANTISIONISME-ANTISEMITISME, C’EST KIF-KIF BOURRICOT


Comme vous allez vous en rendre compte, je pourrais faire de la brillante analyse qui suit un petit essai de 50 pages qui ne manquerait pas de me rapporter quelques pépètes, mais voilà, non seulement je n’ai pas le temps, et surtout un simple billet suffira pour démontrer qu’antisémite et antisioniste c’est kif-kif bourricot. Pour l’essai, un auteur aussi désœuvré que dans le besoin n’aura qu’à développer le petit canevas qui va suivre. Je lui demanderai juste de signer un petit chèque de remerciement à l’ordre de ma femme. Comprenez, ce sont les soldes !

Voyez-vous, comme dans toute pathologie de ce genre, ce ne sont pas les faits qui comptent, mais les fantasmes. Aussi, peu importe que pendant 2000 ans, la diaspora israélite, ne soit restée qu’une minorité, qu’elle n’ait à aucun moment cherché à disposer d’un Etat à elle au sein de nos nations européennes, n’ait jamais commis d’exactions militaires sur ses voisins, ou même qu’aucun Juif n’ait jamais régné sur aucune de nos nations, imposant l’hébreu pour langue, le judaïsme pour religion d’Etat et la guerre ou la colonisation pour politique d’expansion. Peu importe que les terres, les châteaux de la Loire et autres réels symboles de richesse ou puissance n’aient jamais été juifs. Peu importe. Dans cette maladie qu’est l’antisémitisme, ce qui a toujours compté, c’est le délire. Celui voulant que le Juif soit un assassin par nature pour la sainte raison que des Juifs aient condamné à mort un autre Juif du nom de Jésus ; mais aussi cette autre folie poussant certains à accuser les Juifs d’empoisonner les puits des Chrétiens, de manger les enfants chrétiens pour pessah ou d’être les propagateurs de la peste noire ; ou encore ce fantasme qui ferait du Juif l’unique ou principal vecteur de la corruption et ruine de ce bas monde. Ah, la fixette juive. Toutes choses, qui dans la tête de nos malades, justifierait l’annihilation du Juif.

La fixette et le fantasme, exactement les mêmes symptômes que l’on retrouve dans l’antisionisme. Là aussi, peu importent les faits, seul compte le délire. Peu importe qu’Israël soit effectivement le berceau national du peuple hébreu, et que ce peuple dispose d’un recueil de chroniques nationales, la bible, relatant cela en long et en large. Peu importe que les voisins d’Israël aient cherché dès la déclaration d’indépendance de 1947 à annihiler à plusieurs reprises l’état hébreu voire le cherchent encore ; que les Israéliens demeurent une minorité dans ce médiocre-orient sous domination arabo-musulmane ; que malgré tout cela, les Israéliens arabes disposent des mêmes droits politiques que les autres Israéliens et de bien plus de liberté que dans les pays arabes. Peu importe l’évidence. Ce qui compte c’est de fantasmer. De prétendre qu’Israël est raciste, et n’a pas le droit comme bien des Etats, d’être le foyer d’un peuple identifié depuis des millénaires. De prétendre que l’existence d’Israël empêche non seulement la paix dans la région mais menace également celle du monde. Peu importent les dizaines ou centaines de milliers de victimes en Algérie, au Darfour, au Congo, au Tibet et ailleurs. Seul compte le prétendu « génocide » que perpétrait Israël sur ses voisins arabes. Un Etat d’Israël qui n’hésiterait pas à user d’armes et de méthodes diaboliques, un peu à l’image du vieux mythe du Juif empoisonnant les puits chrétiens ou rependant la peste. Une entité israélienne qui aurait pour vocation celle de s’étendre et de s’enrichir à l’infini. Il est vrai qu’Israël est à ce point riche qu’elle en éclipse par sa splendeur celle des monarchies arabes. Que ne les voyez-vous pas toutes ces tours dorées où s’affairent des légions de serfs philippins aux passeports confisqués. Un Etat d’Israël qui serait le principal vecteur de la corruption et ruine de ce monde. Ce qui dans la tête de nos malades justifierait son annihilation.

CQFD, antisémite, antisioniste, c’est kif-kif bourricot !

Que fais-je des Israéliens ou des Juifs antisionistes, alors ? C’est simple, je ne m’en étonne pas et je les traite de bourricots. Ne m’en étonne pas car tout comme il y avait des Juifs antisémites, quoi de plus logique qu’il y ait des Juifs ou des Israéliens antisionistes, des Juifs ou des Israéliens touchés par la haine ou le mépris de soi, tout simplement parce qu’ils confondent saine autocritique et légitimation des délires véhiculés par leurs bourreaux ou ennemis. Bourricots donc !

Tous antisémites alors ? Pas vraiment. Bourricots surtout. Dans toute cette triste histoire, il y aura toujours plus d’ignorants, d’imbéciles, d’idiots utiles, de lâches, de suiveurs et d’opportunistes que d’antisémites ou d’antisionistes aussi engagés qu'enragés. Bourricots donc !

SILomon qui s’en va rendre à Samson sa mâchoire d’âne…

jeudi 9 juillet 2009

NON, L’ANTIAMÉRICANISME N’EST PAS « UNE MÉTAPHORE DE L’ANTISÉMITISME » !


Il y a de cela deux ans, Bernard-Henri Levy, à qui il arrive moins que d’autres certes mais parfois quand même de verser dans la calembredaine, affirmait dans son ouvrage « un cadavre à la renverse », « que l’antiaméricanisme est la métaphore de l’antisémitisme », dans le sens où la focalisation sur les EUA en tant que source de tout mal lui rappelait comme des vieux souvenirs particulièrement désagréables.

Pourquoi est-ce une baliverne ? Pour des raisons que je vous expliquerai sous forme d’une métaphore suffisamment imagée pour être comprise par tous, y compris par ceux qui n’utilisent que les fonctions reptiliennes de leur cerveau.

Voyez-vous, dans l’antisémitisme, tout y respire la lâcheté, la nullité la plus absolue, une forme de dégénérescence hominidienne. En fait, l’antisémite me fait penser à tous ces primates qui tabassent leur femme. Vous savez, ces porcs qui ne foutent rien de véritablement utile, ni de leur cervelle ni de leurs dix doigts, qui envoient leur femme au charbon pour nourrir le foyer et qui le soir venu exigent qu’elles s’occupent de toute la maisonnée. Le genre de raclure qui se contente d’éructer des ordres sans fondement et qui histoire de défouler un quelconque besoin primaire se permet de cogner sa femme au motif qu’elle n’en ferait pas assez ou voudrait prendre un quelconque ascendant sur lui.

Toutes choses que l’on ne retrouve pas dans l’antiaméricanisme. Car si ce sentiment n’en demeure pas moins, dans notre cas français, absurde, il a quand même beaucoup plus de gueule. Absurde car si des grandes nations comme la Russe ou la Chinoise peuvent, du fait de longues périodes de confrontation, arborer un antiaméricanisme bonhomme, ce n’est pas notre cas. Se montrer antiaméricain lorsque l’on doit à nos cousins notre liberté et une partie des conditions de notre prospérité, ce n’est ni bonhomme, ni malin.

En fait pour rester dans la métaphore, cela me fait penser à ces lascars qui détestent leur beau-frère ou cousin avec qui ils se mettent en compétition sans forcement jouer dans la même catégorie. Un beau-frère ou cousin entreprenant mais solidaire, puisque souvent prêt à sortir les membres de sa famille de la mouise. Le genre de lascar un peu veule, pas très dégourdi, franchement aigri, qui veut péter plus haut que son cul et qui au final a toujours besoin qu’on lui rende service ou qu’on le sorte de la merde dans laquelle il s’est mise, tout en crachant dans la main qui lui a été tendue.

Par conséquent, si notre antiaméricanisme s’avère une attitude pas très futée, elle n’est pas pour autant comparable avec l’antisémitisme…

SILogique

L’ORDRE BRUN ROULE EN FORMULE 1


Ce que je peux en avoir marre de mettre dans le mille, moi ! Souvenez-vous, lorsque je me plaignais, il y a quelque temps, de voir mon monde s’enfoncer dans la nuit à la vitesse de la lumière. Et bien je n’étais pas bien loin, car en attendant l’installation de moteurs hyperdrive, l’ordre brun roule déjà en Formule 1.

Du moins si l’on croit les propos de Bernie Ecclestone, patron de la F1, qui disait récemment que Hitler avait été un dirigeant « efficace ». « Efficace », c’est cela oui !

SILverstone

Addendum figuratif : En illustration proposée ci-dessous, vous trouverez une photo de Bernie Ecclestone, soit l’une des plus belles figurations de la « tête de con » qu’il m’a été donné d’admirer…

mercredi 8 juillet 2009

« BEN LADEN DÉVOILÉ », C’EST BIEN, MAIS MAHOMET À POIL, C’EST MIEUX ! (IN BED WITH MOHAMMED)


L’un de mes super-héros favoris, Monsieur Sifaoui, a décidé de commettre un attentat anti Al-Qaida avec sa BD « Ben Laden dévoilé » qui sortira le 10 septembre prochain, ce qui me fait dire que la rentrée sera chaude.

C’est d’ailleurs en prévision de cela que je me permets d’y aller de mon petit attentat-Allah-pudeur en soutenant qu’un « Ben Laden dévoilé » c’est bien, mais qu’un Mahomet à poil, c’est mieux !

SILidim le Magnifique

VOILE PAS VOILE (6) : OBLIGATOIRE POUR LES MOCHETES DES MOSQUEES


« Je suis vilaine mais grâce au voile, j’ai une vie sociale »… et oui ! puisque bonne musulmane ne signifie pas forcément musulmane bonne, la loi devra au moins rendre la burqa possible voire obligatoire pour les mochetés…

SILidim le Magnifique.

Addendum légal : le sujet ou l’objet (c’est selon le point de vue) de cette photo peut bien évidemment faire jouer son droit à l’image afin de faire retirer cette caricature de ce site. Ça va être difficile, mais il peut quand même essayer. Juste histoire de se marrer…

mardi 7 juillet 2009

OUIGHOUR MON AMOUR


Alors que dans la province du Xinjiang, les autorités chinoises répriment dans le sang (156 morts et plus de 1000 blessés) les manifestations turques (les Ouighours étant une ethnie turque) qui font suite à des affrontements interethniques, entre Ouighours musulmans et Chinois Han (l’ethnie majoritaire en Chine), qu’en est-il des réactions côté monde Turc (7 pays) et plus largement dans le monde arabo-musulman ?

À l’évidence, « walou » ! Pas un drapeau chinois brûlé, pas une ambassade saccagée, pas une échoppe vandalisée, rien, absolument rien du tout !

Ah si ! Une minute je vous prie. On m’informe d’une réaction… Al-Qaida aurait déclaré la guerre à… la France pour avoir fait de la burqa un sujet de débat parlementaire ?!?! Euh… Remarquez, on s’attaque à qui on peut, n’est-ce pas ?

Toutes choses qui ont pour vertu de montrer où chacun se situe dans la chaîne idéologique –alimentaire : ... > Chine > Islam > démocraties molles du genou > …

SILkhan