lundi 31 mai 2010

Tristes tropiques : le totem éolien d’une tribu qui se prend un peu trop sérieux


Les Verts sont verts. De plus en plus de monde se rend compte que leur totem éolien brasse plus d’air qu’il ne produit d’énergie, alors ça les rend tristes. Drôle d’époque. Brasser de l’air en faisant beaucoup de bruit tout en se donnant des grands airs, voici en effet le symbole d’une époque qu’il était temps d’abattre ou du moins d’en encadrer la prolifération.

Cela étant dit, au fond, je ne suis pas étonné que l’on ait pu prêter une oreille attentive aux moulins à paroles écologistes et à leur totem (pour ma part, je me suis toujours interrogé sur le coût de maintenance à long terme de telles installations).

D’un point de vue plus général, voilà des années que je suis fasciné par cette capacité qu’ont les gens à prendre bien plus au sérieux, des individus qui parlent plus qu’ils ne font, que ceux qui font plus qu’ils ne parlent.

C’est fou à quel point d’aucuns sont capables de trouver formidable le glandeur qui passera des heures à battre en neige, avec moult grandiloquence, le truc quasi insignifiant qu’il aura fait dans la semaine, alors que celui qui accomplira sa tâche silencieusement, sérieusement, sans se prendre au sérieux, voire même en la présentant avec le détachement de l’humour, risquera de passer pour quelqu’un de désinvolte ou de léger. Tiens, à ce sujet, dans un certain registre, je pense à Lionel Jospin, l’austère qui se marre, et John McCain, le héros à l’esprit léger, qui croyaient que les gens allaient se souvenir de leur bilan ou de leurs capacités, et qui se sont fait voler la vedette par de jolis moulins à vent.

Fascinant, en effet, le nombre de gens qui semblent au bord de la rupture d’anévrisme, ou du moins qui te servent un magnifique air hagard lorsque tu invoques ta devise « faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux », ou que tu expliques « que parmi les maximes inscrites au mur du seigneur Naoshige (un célèbre samouraï du 16e siècle) se trouvait celle-ci, « les questions importantes doivent être traitées légèrement. » ce qui poussa maître lttei à conclure « celles sans importance doivent être traitées sérieusement. »

SILévi Strauss

dimanche 30 mai 2010

Private joke-box : Whitney Houston, c’était mieux avant



Nân mais qu’est-ce donc que ce putain de scandale ? Alors, comme ça, il suffit que notre Whitney vénérée annule un concert (celui d’avril dernier à Paris) pour cause de soucis de fosses nasales, quelque peu fragilisées par des agressions chimiques passées, pour qu’un Taiwanais tout laid se sente pousser des ailes, et ravisse ainsi subrepticement la vedette à notre belle en interprétant l’un de ses plus grands standards. Qu’on le soumette sur le champ au premier supplice chinois venu. En attendant, précisons tout de même que Whitney Houston, c’était bien mieux avant…

SILin Yu Chun

vendredi 28 mai 2010

Nortjon antiviruslava


Nous y voila, le Republicoin a subi sa première attaque. Comme vous avez pu le constater, je suis resté plus de 24 heures sans l’ouvrir. Ce qui en l’absence d’une raison importante est une chose tout bonnement impensable. La raison est que moi aussi, je viens de subir mon premier acte de piraterie numérique. C’est ballot n’est-ce pas ?

Par contre je suis tellement unique en mon genre que cette attaque en a revêtu une forme originale. Je n’ai été victime que de ma naïveté en matière informatique. Ce qui m’a flingué deux machines tout de même. Ma machine n°1 parce que je ne faisais confiance depuis plus de 15 ans qu’à mon bon vieux Windows 3.1. Celui qui tenait sur 10 disquettes et qui tournait sur mon PC « vintage » équipé à ce jour du même processeur. Un Pentium II tournant à 400 mhz. Une relique qui ronronnait jusqu’à présent dans mon garage jusqu’à ce qu’il plante et que j’apprenne que mes crétins de gamins avaient jeté les précieuses disquettes à la poubelle. Mes korrigans ignorant tout de cette ancienne technologie. À quand des cours d’histoire électronique dispensés dés l’école primaire !

La machine n°2, mon ordinateur dédié à Internet, je l’ai perdue en surfant sur des sites pornographiques russes. Décidemment la Russie, y compris numérique, n’est pas sans dangers. Méfiez-vous en tous cas des sites de cul russes. Déconnez pas ! On y attrape des saloperies russes, blondes ou rousses. Des virusses écrits en cyrillique, qui pour le coup sont indécodables. À quand les capotes numériques ?

C’est d’ailleurs en cherchant à déveroller ma machine que j’ai dramatiquement accentué le problème. Alors que je cherchais un antivirusse, pirate, bien sûr, j’ai téléchargé ce que je croyais être une version cyrillique de Norton Antivirus™. Allez comprendre toutes les subtilités du cyrillique, vous !

Au fait, il s’agissait de Nortjon Viruslava. J’avais téléchargé, sans le savoir, d’un seul coup les 93 875 virus numériques existants sur Terre. Une horreur. Ma machine passa par toutes les couleurs disponibles chez les Imac™ de première génération et finit par dégobiller des violents jets de bave siliceuse par les ports USB du clavier.

Mon informaticien de frangin m’annonça que le pronostic vital était compromis, qu’il allait falloir que je sois fort, très fort, sauf à espérer que les virusses se bouffent entre eux. J’ai donc mis, la mort dans l’âme comme dans le Bios, mon Imac™ « strawbery » surnommé « Fraise », en quarantaine. Ses gémissements nocturnes sont toutefois assez difficiles à supporter. Ma pauvre petite bécane chérie ! Sniff !

Sérieux, au lieu d’installer des boucliers antimissile à la con, aux frontières de l’empire Russe, ce qui n’aboutit qu’à mettre de l’eau dans le gaz ruscoff, chose qui n’est pas très bonne pour nos affaires, vous feriez mieux de mettre des filtres antivirusses en installant toute une batterie de « firewall » puisqu’elle est surtout là, la menace, bande de paranoïaques ! Ma pauvre petite bécane chérie ! Sniff !

Heureusement que je suis complètement parano et qu’il me reste en permanence 3 autres ordinateurs à disposition. Un qui tourne sous Linux. Un autre fonctionnant sous mon propre système d’exploitation écrit en langage social-démocrate ainsi qu’un dernier.

Mon vieil Amstrad CPC 464. Celui dont les logiciels étaient sur cassette audio. Des logiciels qui nécessitaient vingt bonnes minutes de cuisson avant de nous délivrer un Menu à l’écran. Temps de cuisson numérique capable de venir à bout de tout miasme électronique.

Les pirates de toute espèce, chinoise y compris, peuvent donc toujours essayer de m’assaillir. J’aurais toujours de quoi numériser ma pensée. Quant à l’hébergement. Aucun problème puisque parmi toutes les possibilités s’offrant nues à moi, je dispose de deux, trois bonnes coquines, oups, copines russes toujours prêtes à héberger tout ce qui sort de moi. Que vive la grande et éternelle Russie. Da svidaniya Tovaritch !

SIL ancien agent virusse.

samedi 22 mai 2010

Et voici la bombe H-ugo (Caracas’ nuclear ambitions and terrorist ties must not be ignored)


Et si Hugo Chavez se dotait de la bombe atomique avec l’aide d’une Russie exportatrice de technologie nucléaire, aussi bien à ses portes (Iran, Turquie) que loin de celle-ci (Venezuela), mais aussi principale fournisseuse d’armes du Venezuela ? Voici la question que pose un article de mars 2010 paru dans le « armed forces journal », un mensuel destiné aux officiers de l’armée américaine.

En effet, et si Hugo Chavez profitait de la focalisation de l’attention internationale portée sur l’Iran pour faire avancer son projet en douce ? Un Iran qui par ailleurs se trouve faire partie des alliés de l’actuel président vénézuélien ; un Iran mais aussi ses satellites, notamment le Hezbollah qui prendrait depuis quelques temps ses quartiers d’hiver comme d’été du côté de Caracas, ce qui est loin d’être rassurant.

Un mélange explosif, pour toute la région mais pas seulement, à plus forte raison lorsque l’on connaît la rhétorique mégalomane de cet ancien amateur de coups d’état, le goût pour les joujous militaires de cet ancien lieutenant colonel (voir le défilé militaire du 19 avril dernier), et surtout sa capacité de nuisance à travers l’utilisation de guérillas du type FARC ainsi que sa volonté de consolider sa révolution. À surveiller de près, non ?

SILgueiro Maia

Flashpoint : The Chavez challenge. Caracas’ nuclear ambitions and terrorist ties must not be ignored. BY PETER BROOKES

In the media, President Hugo Chavez seems to be portrayed more commonly these days as a threat to golf, which he considers “bourgeois” and is trying to eradicate in Venezuela, than to regional stability.

If only that were the case.

Overshadowed by America’s strategic distractions with the wars in Afghanistan, Iraq and with terrorism, and nettlesome nuclear troubles with Iran and North Korea, to name a few, Chavez is all but flying under the threat radar.

But threats there are: From his ties to terrorist groups and rogue regimes to his military modernization and nuclear ambitions, the Venezuelan caudillo is becoming a real reason for concern on the security front.

To ignore what is happening in Venezuela under Chavez’s hand, potentially affecting broad swaths of Latin America, the Caribbean and the homeland, would be a big mistake – and done only at our peril. (Pour en savoir plus…)

vendredi 21 mai 2010

20 mai, journée mondiale « tout le monde dessine Mahomet » : Mahomet ou l’interné de la Kaaba (cubisme islamique)


Comme suite au recent appel du CACAH, le « Citizens Against Citizens Against Humor », voici ma modeste contribution à la defense de la Liberté d'expression.

PicasSIL

« La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre offensive contre l’ennemi. » Pablo Picasso.

mercredi 19 mai 2010

20 mai, journée mondiale « tout le monde dessine Mahomet » : « Mahomet pop-art »


« Un jour, chacun pensera exactement ce qu’il a envie de penser, et alors tout le monde aura probablement les mêmes opinions. » Andy Warhol

lundi 17 mai 2010

Le couple Bruni-Sarkozy me plait beaucoup tout d’un coup (the diplomatic french touch)


CB - « Dites-moi ma chère Michelle, après une observation attentive de votre présidentiel époux, qui discoure depuis cette estrade, je me disais que s’il ne semble pas avoir grand chose dans la tête, à l’évidence il a un très joli séant. Oserais-je d’ailleurs vous confesser mon goût particulièrement prononcé pour les adolescents un tantinet attardés. Aussi suis-je tentée de vous inviter à rester après le souper de ce soir. Je prévois une petite partie fine entre gens de qualité. Je suis certaine que vous apprécierez. Peut-être vous détendrez-vous un peu, et apprendrez, sait-on jamais, à jouir, enfin. Des mâchoires serrées en permanence, de cette façon, est un signe qui ne trompe pas, ma chère, pas moi en tout cas… »

MO - « WHAT ?!?!? »

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« Quand Carla Bruni parle de sa vie sexuelle à Michelle Obama » le Lundi 10 Mai 2010 par Slate.fr.

D’habitude, quand un journaliste américain, même respecté, publie un livre sur son président, son ouvrage a peu de chances de faire la Une des médias de ce côté-ci de l’Atlantique. Mais un petit passage du livre de Jonathan Alter, éditorialiste pour le magazine hebdomadaire Newsweek, devrait garantir à son auteur d’attirer l’attention du public un peu partout dans le monde, rapporte le New York Daily News.

Il décrit en effet, sans citer sa source, comment Carla Bruni-Sarkozy s’est vanté devant la première dame américaine Michelle Obama qu’elle et son mari Nicolas Sarkozy ont fait attendre un chef d’Etat pendant qu’ils faisaient l’amour:

« Bruni voulait savoir si, comme les Sarkozy, Michelle et le président avaient déjà fait attendre quelqu’un de cette manière. Michelle a ri nerveusement et répondu non« . (pour en savoir plus…)