lundi 14 mai 2007

dimanche 13 mai 2007

BATTLE ROYALE : LE COUP DES AUTRES


Tu ne pourras pas me dire que je ne t’avais pas prévenu. Eh oui, dès le soir du 22 avril, je t’avais demandé, en cas de taule le 6 mai, de faire preuve d’un minimum de dignité politique et surtout d’éviter de paraphraser la chanson d’Abdel-Malik, la faute aux « autres ». Vu que tu n’as pas daigné m’écouter, voici la fessée que je te réservais.

C’est que t’es, tout de même, sacrement gonflée! Alors que le son du cor sonne la débandade à 20 heures tapantes, voici que tu ne trouves rien de mieux à faire qu’à poser pour la postérité, devant des téléspectateurs médusés, sur le radeau qui traversait la Berezina à rebours. Arborant un sourire dont on ne savait pas s’il exprimait une jouissance sado-maso, un sentiment de victoire schizophrénique ou le soulagement de ne pas avoir été élue, voici que tu remercies tous les soldats tombés sur le champ de bataille et qu’il faudra compter sur toi pour de nouveaux carnages, juste avant d’aller t’offrir un bon bain parmi la foule survivante qui surnageait à la surface de cette Berezina gelée. Fêter une dégelée. T’es givrée au quoi ?

Et après tu t’étonnes que mon Dominique, face à ce spectacle kafkaïen, pète un câble à l’antenne. Tu trouves le moyen de tirer la couverture à toi devant les cameras et tu voudrais que les cadres du PS te laissent faire, tranquillement, pour n’en discuter après, qu’à huit clos, dans l’intérêt d’un parti dont visiblement tu n’as cure. Tu voudrais qu’ils respectent les règles alors que tu n’en as respecté aucune. Tu sais que t’es flippante comme meuf !

Je suis dur ?!? Non, agacé ! Si je me permets de te balourder tout ça à travers tes dents refaites, c’est d’autant plus légitimement que bien avant les primaires, je soutenais déjà ta candidature. Pourquoi ?!?

1- Parce que tu exprimais pas mal de bonnes intuitions, sur le travail, la sécurité et la social-démocratie.
2- Parce que mon nounours de Dominique Strauss-Kahn n’était pas encore sorti de son hibernation. Maintenant que cela semble fait, je peux te dire et j’espère qu’il en ira autrement au PS.
3- Parce que le temps des femmes est venu et d’autant plus bienvenu quand elles sont aussi belles que toi. Et oui je te soutenais également parce que t’es bonne. Désolé, je ne suis qu’un homme.
4- T’étais effectivement une belle bête de concours, avec une bonne croupe, une belle robe et le poil juste ce qu’il faut de brillant pour gagner.

Mais voilà, autant le grand air des primaires me transporta, au point d’enfin me faire chanter « juste » sous ma douche, autant ce qui vint après me fit très vite déchanté. Question primaires, même si sur bien des thèmes développés lors des débats, tu semblais bien légère, avec une envergure politique plus proche de celle d’une ministre des PTT que de celle nécessaire à la magistrature suprême, comme parmi tous les autres prétendants aussi bien à gauche qu’à droite on n’avait que des candidats taillés pour un poste de premier ministre, je me disais que c’était jouable. À cette époque, même ceux qui s’opposaient à toi trouvaient le moyen de se ridiculiser tout seuls avec des phrases type « l’ordre juste, c’est juste l’ordre ». C’était bien parti et tu remportas les primaires. J’ai fêté cela. Mais comme je le disais plus haut, la suite de la chronique devint très vite celle d’une défaite annoncée.

Dés le lancement de la campagne d’hiver, tu oublies tes axes « primaires » qui nous avaient si bien accroché, tu fais fi des plan de batailles, des cartes d’états major, des difficultés du terrain, de l’inexpérience de tes troupes fraîchement engagées et de l’état de celles de tes adversaires. Pendant que ceux-ci fortifiaient leurs positons, mobilisaient troupes et officiers tout comme leurs arrières en martelant un message clair et galvaniseur, toi tu n’adoptais pour principale stratégie que celle du « qui m’aime me suive », celle de la fuite en avant, entourée de ta seule garde rapprochée, te coupant des arrières, n’écoutant pas les vieux généraux du parti et surtout le premier d’entre eux. Ta seule présence devait assurer la victoire.

Au lieu d’expliquer à la Nation les vertus et les bénéfices que nous retirons tous de l’impôt, de la solidarité collective, tu lançais des troupes à l’assaut du parti des émigrés fiscaux. Au lieu d’expliquer ce qu’est une politique de sécurité de gauche, tu te lançais juste dans l’incantation, dans la personnification de cet ordre. Au lieu d’expliquer les vertus de l’école républicaine, tu n’as fait que de te présenter comme l’un de ses fruits. Un fruit qui apparut très vite comme trop médiocre, ce qui n’est pas vendeur. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que les profs aient déserté tes rangs. Ils ne t’ont pas reconnu comme l’un des fruits de cette école. « Peux mieux faire ! » « Hors sujet ! » « Trop brouillonne ! » Brouillonne comme toute ta campagne. Un coup, on va à droite. Un coup, on prend à gauche. Là, tu décides de passer un col difficile, en plein hiver. Le coup d’après, tu décides d’une pause en terrain découvert. Puis le printemps arrive. Le moment de la bataille approche et tes troupes sont dispersées un peu partout avec des officiers privés de toute autorité comme d’instructions claires. C’est le carnage. Tu bats en retraite. Tu engages dans l’urgence des troupes mercenaires. Tu conclus des alliances de dernière minute, en position de faiblesse. Tu tentes une dernière percée. Les glaces sur la Berezina se rompent. C’est la noyade.

Et maintenant tu oses nous la jouer victime. « La pucelle abandonnée ». Sérieux, t’es pas une femme politique. T’es une gamine ! Non mais tu te fiches de nous. Passons sur les mensonges où tu mélanges les critiques de ta campagne et celles des primaires, certainement ridicules mais légitimes. Par contre t’es sacrément gonflée d’oser pleurer sur le manque de discipline du parti. Qui donc a décidé de faire fi du parti, de ses cadres et surtout de son premier secrétaire. Que votre vie privée ait du plomb dans l’aile est une chose. Une autre est celle qui va de l’intérêt de notre pays et du fait que cette campagne n’aurait jamais dû se faire sans lui. Y a pas à dire, t’as le sens de l’intérêt général.
De même t’es gonflée de nous faire croire que « chaque matin, tu t’attendais à une nouvelle petite phrase en provenance de ton camp ». Mais, ma grande, les petites phrases, tu te les faisais toute seule. Chaque matin, c’était tes atermoiements, tes voltes faces, tes propres âneries, ton manque total de cohérence qui faisaient la une des journaux. Il n’y avait pas un matin, où je n’étais pas catastrophé par l’une de tes improvisations. En parlant de cohérence, c’est comme pour mon DSK. Tu prétends faire la « social-démocratie », tu envisages l’ouverture au Centre entre les deux tours au point de t’afficher avec Bayrou, mais pendant toute la campagne et ce jusqu’à une semaine du second tour, tu refuses de t’afficher officiellement avec l’un des principaux tenants de cette social-démocratie. La victimocratie ça va deux secondes. Un peu de sérieux maintenant.

Oh, je ne te demande pas d’aller te faire brûler à Orléans, de t’exiler sur Sainte-Hélène. Je te demanderai même pas de nous lâcher les bijoux de famille et d’aller faire joujou dans ton Poitou. Tout simplement par ce que je suis de suffisamment bonne foi, et oui ça m’arrive, pour reconnaître que si tu avais d’aventure remporté la bataille, je serais actuellement en train de lécher le bout de tes pieds. Je te demanderai juste de grandir un peu et d’utiliser tes « moi ci », « moi ça » pour reconnaître que la seule responsable de cette défaite c’est vraiment toi, au lieu de jouer de notre engagement décisionnel pour nous vendre d'ores et déjà ta candidature de 2012.

Non mais sans blagues ! Tiens, prends donc cette petite crème, histoire que ton mari te l’étale sur tes jolies fesses. Elle calmera ces rougeurs. Je ne voulais pas en arriver là, mais puisque tu ne comprends que ça…

SILim Abdel-MaTrique

P.S.: en plus, histoire d'echapper aux critiques, Madame se planque à Djerba. C'est à gerber!

samedi 12 mai 2007

BÉAT XVI, LA REVANCHE...


C’est laid Benoît ! Mon Dieu que c’est laid ce que tu fais là mon Benoît ! Alors comme ça, dégoûté d’avoir perdu les voix du Portugal fœtal avec le droit à l’avortement qui vient d’y gagner sa place, voila que tu t’attaques à celles du Brésil, ce Portugal mondial. Le Brésil, ce que le génie portugais a produit de mieux. C’est mesquin, mon Benoît. Miskin va !

Soit disant que tu te refuses à perdre des parts de marché au bénéfice des évangélistes ainsi que tous les avantages fiscaux que cet Etat t’accorde, que tu tiens à reassoir ton influence morale, ton monopole du cœur sur ces terres, y prêchant le refus du matérialisme, l’abstinence et la défense de la vie.

Laisse moi, tout d’abord, te dire mon cher Benoît que tu n’as pas le monopole du cœur ! Non, tu ne l’as pas, Benoît ! Nous les laïcards, avons aussi un cœur, si, si, je te le jure sur la Bible de la Mecque !
C’est comme pour la vie. Tu n’as pas le monopole de la défense de la vie, Benoît. C’est ainsi que je déteste quand tu t’arroges celui-ci en te permettant de menacer les députés mexicains, et à couvert les brésiliens, d’excommunication selon le principe canon « que le meurtre d'un enfant est incompatible avec la communion ». Comme si les pères de l’Eglise s’étaient posés, il y a plus de mille ans, la question du fœtus.
Si tu tiens tant que ça à jouer de mauvaise foi, réponds donc à la question suivante, Benoît. Est-ce qu’un prêtre pédophile, ayant meurtri un enfant, est compatible avec la communion au point de la refuser à un député ayant voté le droit à l’avortement ?

Pour ce qui est de l’abstinence, abstient-toi donc, déjà de dire des âneries, ça sera déjà ça de pris. Ce n’est quand même pas de notre faute si t’es vilain.
Va donc faire tes jolies bulles de savon pontificales au Vatican et laisse la gestion du réel aux gens qui y vivent dedans. C'est qu'il va falloir, quand même, que tu comprennes un jour le sens de la formule christique « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». A toi les rêveries paradisiaques. A nous le réel. L’abstinence pour seule contraception ! Je rêve. Dis-moi, t'as pas l'intention d'ouvrir des camps de rééducation pour les récalcitrants quand même?

Il serait tout de même bon qu’un jour l’Eglise catholique sorte de sa logique stalinienne (sic ! Pure provoque gratuite, je sais), fasse son aggiornamento social-eucharistique ou écclésial-démocrate, comprenne que « les Chrétiens des pays démocratiques veulent une Eglise concrète, une Eglise du réel pas de l'idéologie, une Eglise efficace pas incantatoire, une Eglise qui règle les problèmes, pas une Eglise qui ressasse les solutions d'hier ».
Ou bien alors, si l’illusion du Verbe est définitivement son seul royaume, que l’Eglise accepte le marché gagnant-gagnant suivant : Dans les pays démocratiques, elle se contentera d’avantages fiscaux, de nous faire la morale de temps à autres, de prier et laissera le Droit, le Politique aux Nations. Après tout, comme nous avons tous besoin de nous bercer d’illusions, je suis sûr que bien des gens sont prêts à accepter que l’Eglise parle à leur cœur, y compris en latin, qu’elle instruise nos âmes, du moment qu’elle arrête de nous prendre la tête ou de vouloir asservir nos corps. Bande de vieux vicieux ! Pour la partie du marché concernant les autres pays, non démocratiques, on verra plus bas.

Pour ce qui est des évangélistes, là aussi il va falloir que tu t’adaptes, que tu rendes ton catholicisme plus sexy, plus tropical, que tu améliores son jeu de jambes. Tu n’as qu’à faire comme le père Marcello Rossi, ce curé très samba du mouvement « charismatique », qui tout en ne changeant rien au dogme, et en évitant de reproduire les délires de toutes ces branches agitées de l’évangélisme protestant, arrive à créer du lien, à « religere», à relier au point d’en remplir des stades entiers, alors que les églises se vident.
Et oui Benoît, à l’ère du télévisuel, au pays de la « telenovela » (les séries télé fleuves brésiliennes) , le pauvre qui reste dans ces pays ton principal fond de commerce, le pauvre ne se contente plus d’un paradis hypothétique, d’un pitch, d’un résumer du film pour calmer sa peine. Il lui faut un minimum de divertissement, de l’image, du son, du grand spectacle.
A moins que tu ne tiennes à ce que ta boutique spirituelle reste un hard-discount aux rayonnages lugubres et aux caissières tristes. Cela dit, même les hard-discount ont compris que le pauvre apprecie d'avoir le choix entre le produit pas cher à l'emballage austère et celui de grande marque plus guilleret. Je crois que tu t’es un peu trop embourgeoisé. L’emballage t’importe peu parce que tu te fais livrer. Normal pour un oisif mais insuffisant pour un miséreux.

Et puisque nous restons dans les petites leçons de stratégie religieuse, je ne saurais trop te conseiller de signer un traité de paix avec les évangélistes, voir même de conclure une alliance, selon les termes suivants:

Vous, les évangélistes, nous laissez les marchés acquis et nous, les Catholiques, vous soutenons, y compris financièrement, dans la conquête de nouveaux marchés dans nos banlieues remplies d’immigrés ainsi qu’aux frontières du monde musulman.
Du coup, d’une part, les évangélistes dégageront de nos bouches de métro où ils y font leur prosélytisme à la con, pour sillonner loin de ma vue, les rues des « quartiers » ; d’autre part, vu leur énergie fanatique, ils ne manqueront pas de la dépenser sans compter aux frontières comme à l’intérieur du monde musulman. Ce qui ne manquera pas de leur offrir un certain nombre de martyrs, c’est toujours bon les martyrs pour le bizness, et de foutre un dawa, un bordel pas possible dans la maison de l’Islam. Comme je préfère les accords bilatéraux et puisque jusqu’à présent, seul l’Islam fout la merde chez nous, il n’y pas de raison qu’on ne leur rende pas la politesse. Si en plus, on a suffisamment de tarés pour le faire. Pourquoi s’en priver.

Y a pas à dire, force est de constater que ta stratégie religieuse n’est pas au point. T’as qu’à relire le Coran, que tu sembles connaître assez bien au vu de ton discours de Ratisbonne, avec un regard plus militaire que théologique. Tu verras que c’est un très bon manuel de guerre religieuse.

Le mieux serait encore que je sois nommé Pape. Il parait que les laïcs peuvent s’asseoir sur le saint siège. Pourquoi pas un laïcard ? De toute façon je ne peux pas faire pire que Jean XII, l’un de mes papes préférés (je vous en parlerai un jour si vous êtes sages). Mais bon comme cela ne risque pas de se produire, si jamais t’as besoin de cours particuliers, tu sais où me joindre.

Bon, mon Benoît, ce n’est pas que je n’ai que ça à faire de te pourrir la tête, mais il faut que j’aille m’acheter des capotes pour ma partouze de ce soir. Enfin ça t’apprendra quand même à t’en prendre à mon Brésil que j’aime.

Allez, va donc en paix et que les dieux te bénissent, mon fils !

SIL I papiste à ses heures

L’ISLAM RÊVÉ


Jeudi soir sur France 3, vers 23h30 j’ai regardé l’émission de Frédéric Taddéi « Ce soir ou jamais ». Le sommaire s’annonçait prometteur. Il y était prévu que l’on discute, autour de la sortie de deux livre, « Un choc de religions : La longue guerre de l'islam et de la chrétienté 622-2007 » de Jean-Paul Roux et « Orients-Occidents : 25 siècles de guerre » de Thierry Camous, de la confrontation entre Islam et chrétienté.
Sans oublier, en plus du sujet, la motivation supplémentaire résidant dans le fait que j’aime bien le présentateur. Il est un tenant du principe de culture bienveillante. Jamais il ne t’agresse ou mouline des bras, histoire d’occuper l’espace comme le temps de parole. Il est même du genre à laisser parler ses invités. Avec son air sympa et son ton amical, il trouve même le moyen de te glisser deux trois questions plus intelligentes que bien des réponses en retour.

Malgré tout cela, le résultat me laissa tout pantois. Les invités nous servirent en guise de nourriture intellectuelle, toutes les bonnes soupes habituelles, de succulentes mielleuseries télévisuelles, que du raffiné, de l’argument en marge, dégoulinant de nuances. J’ai adoré.

J’adore ce pays où lorsque l’on se refuse à l’analyse « droit au but », on se réfugie dans les marges. Aussi l’Islam malgré ses fondements clairement conquérants (voir pour ceux qui savent lire, le Coran, les hadiths, les traités des écoles juridiques et la vie de Mahomet) se trouve défini par les manifestations d’amour des êtres sensés que l’Islam n’a pas réussi à pourrir en son sein.
Avec ces messieurs, j’ai même pu réviser toutes mes techniques sophistiques. « Puisque je connais un musulman sympa, l’Islam est donc sympa ». « Puisqu’à sa marge, l’Islam produit des islams marginaux, les islams marginaux sont donc l’Islam ». Bravo, très fort ! A un certain moment de l’émission alors que Thierry Camous rappelait que le concept d’attentat suicide n’existait pas dans le monde occidental, on entendit même, histoire de relativiser ce fait, cette réponse fabuleuse. « Peut-être que ce sera un jour le cas ». Enorme !

Alors puisqu’on aime à nager en plein sophisme, laissez moi jouer aussi. Laissez moi vous dire que puisqu’aux marges du Nazisme se trouvait le merveilleux Heidegger, du Stalinisme le sympa Robert Hue, du Maoïsme le gentil Serge July, du Salazarisme sa propre mère, de Mussolini sa sœur et de l’océan meurtrier, les plages de sable blanc...puisque le cannibalisme n’est du coup qu’une affaire de goût… tout ça et pire encore n’est pas si grave...

SIL ne sachant plus où il a fichu sa carafe de ciguë

vendredi 11 mai 2007

A TRIBORD TOUTE MON CAPITAINE


Puisque notre chère Droite, pas toujours très adroite, s’apprête à lancer sa grande campagne de reformes à marche forcée, le capitaine de Villepin pressant notre Imperator d’agir, qu’elle me permette de lui suggérer d’éviter de nous reformer la France, P4 !

Capitaine SIL

MON STRAUSS-KAHN A LA GAUCHE DU REEL


Parce que la vraie Gauche n’est sûrement pas celle qui rêve le Monde en attendant d’en faire l’un de nos pires cauchemars.

Puisque la Gauche responsable, constructive et adulte a toujours été celle qui prend le monde tel qu’il est dans sa complexité pour mieux agir dans l’intérêt de tous, je vous propose des extraits de l’allocution que mon Raïs à moi, DSK, surnommé « Dôhko » le vieux maître « des cinq pics », donna hier dans un restaurant chinois lors d’un dîner de soutient à son bras droit Jean-Christophe Cambadelis.

« Ce soir je vais vous parler d'avenir, je vais vous parler de victoire et de gauche conquérante (...) si la gauche veut gagner les élections législatives et résister le mieux possible, elle doit montrer qu'elle a entendu le message de la présidentielle ».

« Il y a des causes de fond à la défaite présidentielle de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy dimanche dernier. L'échec vient de loin et repose sur le fait que les Français ont compris que nous ne sommes plus dans le monde d'il y a vingt ans. Ce n'était pas un problème d'idéologie mais un problème de réel ».

« Nous n'avons pas donné aux Français le sentiment que nous étions ancrés sur les questions réelles" et « d'une manière ou d'une autre, tous ceux qui ont dirigé ce parti (moi y compris) en sont responsables ».

« Dimanche, j'étais un peu en colère, je le suis toujours d'ailleurs, parce qu'on devait gagner. On ne peut pas se permettre de perdre quand on veut défendre ceux qui risquent de souffrir ».

« Les Français veulent une gauche efficace ; les Français veulent une gauche crédible ; les Français veulent une gauche concrète (...) une gauche du réel pas de l'idéologie (...) efficace pas incantatoire (...) une gauche qui règle les problèmes ; pas une gauche qui ressasse les solutions d'hier »

« Ce qui compte, c'est que le Parti socialiste retrouve son lien qu'il n'aurait jamais dû perdre avec la réalité économique et sociale de notre pays ». « Il faut y aller pour gagner ». « Il faut se battre ».

SIL chevalier du Phoenix, en stage du coté des « cinq pics »

jeudi 10 mai 2007

10 MAI : VERS L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE


Parce que les Carthaginois comme les Romains puis les marchands arabes ponctionnèrent ma Galice de pas mal de mes vaillants ancêtres ; parce que je porte comme nom celui du seigneur wisigoth qui asservit mes ancêtres suevo-celtibères ; parce que coule dans mes veines la sueur comme le sang des serfs d’antan, le sang des belles mauresques que mes grands-pères allaient ravir au sud de Coimbra et le sang des noirs que mes pères ramenèrent d’Afrique au Portugal dés le 15e siècle ; pour toutes ces raisons, j’ai commémoré aujourd’hui même l’abolition de l’esclavage.

Comme par ailleurs, en plus du sang noir, je dois bien avoir en moi un peu de sang négrier et puisqu’il s’agit que celui-ci reste bien endormi, je commémorerai chaque année le 10 mai.

Je commémorerai, non pas une victoire de la repentance mais la fierté de nos pères qui, après avoir hérité de ce crime contre l’humanité, ont trouvé, eux, les moyens de l’abolir et de le condamner. Je commémorerai ce progrès qu’ont su accomplir nos seuls pères puisque en dehors du monde qu’ils nous ont bâti, l’esclavage reste endémique aussi bien en Afrique noir ou arabe qu’en Asie. Je commémorerai ainsi la défaite de la pensée esclavagiste comme le refus de toute nouvelle soumission.

D’ailleurs, chaque 10 mai sera pour moi l’occasion de plaider pour sa commémoration à l’échelle mondiale puisqu’il s’agit d’une question mondiale. J’ai même quelques idées de dates à condition que les historiens s’attèlent à préciser les dates de révoltes suivantes.

Par exemple celle des Zandj en 689 dans l’Irak Abbasside, la toute première révolte d’esclaves noirs. Certes, il nous faudra avant cela convaincre le monde musulman de reconnaître son côté précurseur dans la traite négrière passée et persévérant dans celles présentes (soudan entre autres). Mais ce n’est pas près d’arriver. Pour cela, il faudrait qu’ils arrachent à pleines poignées, les pages de leur code de conduite sacré, téléfaxé paraît-il depuis un quelconque paradis, leur malsain Coran.
Si l’on veut faire plus politiquement correct, ben, on n’a qu’à fixer la date à chaque Pessah, la fête commémorant la sortie des esclaves hébreux d’Egypte. Aïe, j’oubliais que pas mal d'entre vous détestent les jujus, les juijuis, les sioniste.
Bon, ben, puisque tous les chemins mènent à Rome, on n’a qu’à prendre comme date commémorative mondiale, le jour où débuta la révolte de Spartacus. C’est bon comme ça ? Ils sont contents mes bwanas ?!? Allez, la lutte continue…

SIL très Roots comme garçon.

PRIX DE L’HUMOUR POLITIQUE : MARIANNE JAMES


La « Nouvelle Star » dans son émission d’hier rendait hommage à l’un de ses plus beaux désastres, en lui permettant de chanter sur scène au moins une fois dans sa vie. Richard, un chanteur de superette, resté figé dans les années 80, nous honora ainsi d’une prestation généreusement calamiteuse. Un vrai pot-tout-pourri made in 1980.

Le jury, bon prince, salua son courage de kamikaze musical en même temps que sa totale absence de talent. Abondant en ce sens, Marianne James lui dit que sa place n’était pas à Baltard, le théâtre où se joue chaque mercredi l’émission, mais « à la Concorde ». Le Richard, pipant que dalle à la vanne qui venait de fuser au-dessus de son oreille, pas du tout musicale, se trouva tout flatté pendant que je riais aux éclats. Très, Très bon Marianne !

Entre les chanteurs de génie tels que Miss Dominique, Christophe Willem ou le Julien de cette année, les bons mots de Dove comme « Je te trouve suppositoire » pour soporifique, les œillades lubriques du Manoukian sur les jeunes chanteuses, les charges assassines de Manu Katché et les traits d’esprit de ma jolie Marianne, j’avoue apprécier assez fortement cette émission musicale non seulement de qualité mais également pas toujours politiquement correcte.

Oh, ça va ! Je justifie comme je veux mes goûts de merde. Chacun les siens après tout ! Alors, oui j’aime la « nouvelle star ».

Cela dit, chère Marianne, le Richard, il aurait pu tout aussi bien trouver sa place mardi dernier sur la scène de Charlety, vu le nombre de tocards rouleurs de oinjs qui s’y trouvaient.

SIL à la recherche de nouveaux stores.

mercredi 9 mai 2007

MINORITY REPORT


D’un côté, des scientifiques en mal « d’illusions de contrôle », de pouvoirs magiques scientistes, qui espèrent réussir à déjouer des complots terroristes en scannant nos pensées, selon le principe énoncé par le professeur John-Dylan Haynes, chercheur en sciences de la cognition et du cerveau au Max Planck Institut, et voulant que « chaque pensée et donc chaque intention est associée à un schéma unique d’activité du cerveau ». « Ainsi le projet d’une attaque terroriste doit correspondre à un schéma particulier ». Et « Si on est capable de le reconnaître, on doit pouvoir prédire que quelqu’un fomente un tel complot », nous dit toujours le professeur Haynes. Bah, tiens!

De l’autre coté, tous les paranos que nous sommes qui s’inquiètent du fait que des scientifiques puissent scanner, numériser nos pensées, tout ça parce qu’elles sont très souvent inavouables. La belle affaire ! Et alors ?

Rassurez-vous, moi aussi , il m’en passe par la tête, des tonnes de saloperies que la morale ou la loi réprouve. Aussi mon aire de Broca, tapie dans ma région frontale inférieure, m’adresse jusqu’à l’amygdale modératrice, au moins deux, trois envies de génocide quotidiennes. Mon hypothalamus, lui, face aux stimuli permanents des rues parisiennes, m’éjacule jusqu’au sommet du neo-cortex des dizaines d’envies d’accouplement par jour. Sans oublier, tout en ne sachant pas très bien d’où cela me vient, l’envie fréquente d’escalader l’échelle sociale en m’essuyant les pieds sur la tête de mes congénères. La belle affaire ! Et alors ? même pas peur !

Et oui, j’ai fini par accepter que dans mon crâne, la reptilité, soit mon inhumanité, côtoie mon humanité, l’horrible côtoie le merveilleux, le primitif l’évolué, la barbarie le civilisé.

Et tant que je m’évertuerai péniblement à coucher de l’avouable sur le papier comme sur les pages de ma vie, je peux bien penser ce que je veux, comploter, fantasmer, délirer, déconner…
Nos boîtes crâniennes se devant de rester à jamais le territoire de toutes les libertés, de tous les impossibles ; un territoire à l’abri de toutes les inquisitions possibles. Car si je conçois que l’on puisse pécher en actes, paroles ou omissions, ça fait bien longtemps que je refuse de confesser l’intégralité de mes pensées.

Cela dit, si ça peut faire avancer la science, vous pourrez toujours me faire passer le cerveau reptilien au scanner. Je suis assez doué pour y mettre en scène des horreurs en technicolor. Bande de petits voyeurs…

Docteur SIL

LA DEMOCRATIE D’HUMEUR


Voici le concept de démocratie d’humeur maintenant ! Il n’y a pas à dire, dans ce pays, niveau pensée politique, on sait être extrêmement créatif. Après avoir fait passé notre démocratie d’éclairée par la raison à celle d’opinion, voici que l’on théorise en ce moment même la démocratie d’humeur ou bien d’impression.

En effet, mon fanfan d’amour, celui de Hollande et non du Béarn, histoire de négocier la remise des allumettes qu’il avait prêtées aux enfants terribles de la Gauche, s’en est allé leur dire que c’est dans l’urne que l’on doit exprimer sa colère et non dans la rue. Je te négocierai ça à grands coups de pied dans le cul, moi, oui! Propos repris en substance, ce matin sur France info, par l’autre là, celui qui m’a privé de ma Marie Drucker, mon soleil télévisuel de minuit, le fanfan par moi honni, le Barouin. « L’humeur s’exprime dans les urnes ». N’importe quoi !

Pendant ce temps-là, puisque nos politologues préfèrent jouer les commentatrices de mercerie en posant cette grave problématique « le plus classe pour un président, c’est le Yacht ou le voilier ? », et puisqu’ils aiment par ailleurs les leçons de morale à la con, qu’ils veuillent bien accepter en même temps que les politiciens susvisés, la mienne de petite leçon à la…

Les urnes ne sont pas un punching-ball, un défouloir pour petites frappes. Je rappelle que quand on vote, non seulement on se doit de réfléchir jusque dans l’isoloir à l’intérêt général plus qu’au nôtre mais que l’humeur n’a rien à y faire, dans l’isoloir.

Mes petits gars et mes petites garces, quand on veut se défouler, on fait du Taekwondo, on tape à grands coups de tonfa sur les crânes gauchistes comme fascistes. À la limite on m’imite. On taille sa pelouse pendant trois heures au sécateur ou bien encore on taille des croupières sur son blog, le soir venu, histoire de voter le lendemain tout détendu. Je te jure, il y a vraiment des tartes qui se perdent.

SILanthrope

9 MAI : L’EUROPE AJOURNEE


Plombier…Plan B…bande de teubés ! Il était évident que la rhétorique noniste était plombée... Cela dit il est tout à fait logique que règne la rêverie textuelle là où le bovarysme est roi. Or comme le bovarysme est une maladie textuellement transmissible, il s’agit de se protéger. Protégeons nous !

Oh, je vous vois venir d’ici, bande de rêveurs. Je ne tomberai pas dans le piège de prétendre que le projet européen était génial, que l’UE est parfaite, ses têtes à claques de bureaucrates excitants et le compromis bandant. Après lecture du traité et de ses annexes, je puis même affirmer sans honte, bien que les mains salies par une encre de mauvaise qualité, que mon hypophyse n’a pas joui. Il me semble toutefois, sauf malentendu d’origine onaniste, qu’il ne s’agissait en aucune façon de se branler. Si tel était le cas, il eut été préférable d’opter pour un bon porno.

Ceci dit, bande d’utopiste, il est hors de question qu’on vous laisse le monopole du patriotisme ou celui du progrès social. Non ! Non et non ! Car au début comme au final, par qui étiez vous représentés : Des trotsko-staliniens figés dans les années 30, des socialos cramoisis soucieux de se refaire une virginité électorale à courte vue, des régionalistes médiévaux, des ultralibéraux des années folles et des nationalistes tout aussi figés dans les années 30 que leurs camarades internationalistes. Que de grands esprits aux idées larges, propres au compromis, au pluralisme et aux projets démocratiques…Meuhhhh ! Si bien des choses m’ont gavé dans ce projet, elles n’en restèrent pas moindres que dans le blabla noniste désireux d’un tout nouveau véhicule pour l’Europe mais fabriqué selon les méthodes des années 30.

Du coup bien que moyennement emballé par le model proposé, j’ai quand même du reconnaître que l’airbag, l’ABS et la direction assistée étaient de belles avancées en terme d’équipement institutionnels. Parce qu’en attendant votre véhicule classe B, bande de consommateurs compulsifs, grâce à vous, nous continuerons à rouler dans un vieux model pour de nombreuses années alors que les routes deviennent de plus en plus dangereuses.

Après avoir taper sur les nonistes j’ai quand même envie de me farcir les autres, mes têtes de listes trop proches de la tête de turc. Quèqu’on fait maintenant ?!? Qu’attendez vous pour procéder à l’élection d’une assemblée constituante ? L’Europe doit-elle se faire avec et par les peuples, oui ou non ?! Si c’est non, il ne faut pas s’étonner alors que les peuples vous le retournent en pleine poire et que des tenants du oui comme moi rejoignent alors les tenants du non. Ensuite soyez un peu machiavéliques que diable, Mes ouiouistes ! Quand vous dites qu’on ne peut pas revoter le texte ou élire une assemblée constituantes parce que les autres pays ont déjà voté oui, que c’est compliqué, que c’est pas une constitution mais un traité constitutionnel…et patati…et patata… je vous réponds hors patati et patata que la règle du jeu démocratique était que si l’un des peuples disait non, tout tombait à l’eau. Bon ! Alors puisque tout est tombé à l’eau je ne vois qu’une assemblée constituante qui aura l’ultime avantage de diluer au niveau européen les nonistes français, bataves ou anglais. Du coup, il est fort probable que d’une telle assemblée sorte un texte non seulement équivalent au premier mais surtout estampillé d’une légitimité démocratique indiscutable. Gnark ! Gnark ! Gnark !

Allez les ouiouistes ! Au travail ! On ne va quand même pas attendre que les nonistes apprennent à compter jusqu’à B !

SIL de la Tourette