mardi 11 mars 2008

NICOLA’S MAGNOLIAS FOR EVER


Mà que bella ! Mà que bellissima dona ! Les photos parues dans Paris-Match étaient déjà très belles. Celles du week-end romantique, out of Europa, à destination de Robben Island, l’île où fut emprisonné Nelson Mandela, avec escale à N’djamena, où la sortie de l’avion s’est faite pour Madame Carla Bruni-Sarkozy dans un très joli tailleur bleu non pas marial mais mariannal.

Une jolie couleur tranchant nettement avec le mauve du boubou de mauvais goût, arboré par Madame Hinda Deby, la plus jeune et la plus jolie des quatre premières dames du Tchad, la seule censée rivaliser un tant soit peu avec notre Carlita nationale. Bof, on dirait plus une vulgaire chanteuse de world-music, qu’une première dame africaine qui ferait fréquemment le voyage de Genève.

S’agissant de cette descente d’avion, d’aucuns ont parlé de classe italienne. Sans aller jusque-là puisque la Classe n’est en rien italienne, ni française mais bien britannique, n’en déplaise aux traîtres du Daily Mail, ce qui me porte d’ailleurs à surveiller chaque délicieuse apparition de Pénélope Fillon, j’avoue sans aucune difficulté que les photos de la descente d’avion à N’djamena mettaient notre première dame à son avantage, ce qui me va très bien, patriotiquement parlant.

Toutefois pas autant que celles prises hier sur le perron de l’Elysée. Dame Bruni-Sarkozy y était tout bonnassement sublime. Au point que je me suis trouvé devant cette vision mariannale tout aussi ému que notre bon Shimon Péres.

Une magnifique robe porphyrogénète, qui donnait à Madame Bruni-Sarkozy des allures de Magnolia éternel. Une robe sur laquelle on pouvait voir se déposer une jolie mise en plis dont les quelques mèches qui lui caressaient les tempes soulignaient délicatement la courbure d’un iris à l’éclat humidifié par la fraîche brise qui parcourait alors la cour de l’Elysée. Un délicieux éclat que relevait le crépitement des flashs. Ouah !

Je comprends beaucoup mieux d’où vient, chez notre président, cet appétit de Barracuda, Alexandrie, Allez Carla… Barracuda !

Quant à moi, je suis de plus en plus heureux que l’autre vilaine ne soit pas revenue et que vous n’ayez rien annulé. D’ailleurs faisant d’une pierre deux coups, ou plutôt d’une pierre deux bisous, dont je dépose le premier sur votre front proéminent, si caractéristique des magyars, aux plis marqués par les épreuves récentes, et le deuxième sur la pierre tombale de Claude François dont nous commémorons le trentième anniversaire de la disparition, je me permets d’adresser le SMS suivant à Cecilia A.

« Un p'tit coin perdu très loin de la ville. Une route sauvage sous un ciel tranquille. Et cette grande entrée au bout du chemin. Je pousse la grille et soudain. Une grande maison au bout d'une allée. Une grande maison toute abandonnée. Et puis sur la porte une petite pancarte. Où l'on a écrit : A louer.

Même si tu revenais, je crois bien que rien n'y ferait. Notre amour est mort à jamais. Je souffrirais trop si tu revenais.

Le vent s'est levé, et là-haut au premier. Ce volet qui bat ne ferme toujours pas. Ce volet grinçant cachait notre amour. Tu m'avais promis mais un jour. Un jour comme un autre je t'ai attendue. Jusqu'au petit matin, mais tu n'es pas venue. Les mois ont passé, et malgré moi, j'attends. Je t'attends encore, et pourtant.

Pourtant... Même si tu revenais, je crois bien que rien n'y ferait. Notre amour est mort à jamais. Je souffrirais trop si tu revenais
… »

Roda SIL

lundi 10 mars 2008

FREE TIBET : AU PAYS DES GANDHIDES


Tel que pourrait le demander Gaston Berger, le philosophe préféré de mes e-potes de chez Métis célèbres, « que les choses soient bien claires ». Très clairement, je n’éprouve qu’une sympathie toute relative pour les représentants de la défunte théocratie tibétaine.

Une théocratie féodale dont la lâcheté, grimée de spiritualité dite compassionnelle ou quiétiste, a permis le maintien de tout ou partie du Peuple tibétain dans la misère, le servage, sous la férule d’une aristocratie abjecte, ainsi que les horreurs dues aux invasions anglaise (1904) et chinoise.

Oui, peu de sympathie pour ces caresseurs de moulins à prières comme pour leurs salades lamaïques. Car si je confesse mon goût pour certaines techniques psychiques développées par les bouddhistes, au point d’avoir bercé très efficacement mes gosses avec des mantras tibétains, les considérations dogmatiques, quelles soient dharmiques ou karmiques, visant à transformer en pouvoir religieux une recherche spirituelle, me laisse les chakras tous froids.

Les chakras seulement parce que s’agissant des muscles zygomatiques, leurs lois régissant le cycle des réincarnations tend à me les bodybuilder. Selon vos actes et vos pensées, votre niveau de conscience progresse ou régresse, vous faisant progresser depuis le stade minéral jusqu’à celui de Bouddha, du corps d’une limace à celui d’un lama, ou vice-versa. « Oui mais que doit faire la limace pour espérer une meilleure réincarnation ? Elle doit baver bien droit, c’est ça ? » Question très pertinente que pose le personnage interprété par Jack Nicholson dans « Sans plus attendre » et qui suffit à foutre tout ce fatras karmique par terre.

Enfin tout personnellement, je n’avais pas besoin de cette remarque vu que les salades à limace ou à lama d’un gars nommé Bouddha ayant abandonné femme et enfants sous prétexte qu’il devait délivrer le monde du cycle des réincarnations, d’un gars qui tourne le dos à la réalité en arguant du fait que « tout est illusion », me portent à une certaine circonspection.

« Chérie je ne peux pas m’occuper de la vaisselle car j’ai bouddhisme ce soir. Mais oui, chérie, j’ai le monde à libérer du Samsara. Mais non, ma maîtresse ne s’appelle pas Sarah. Tu mélanges tout comme d’habitude. T’embrasseras les gosses pour moi. À plus ! » Ben tiens ! Oui, au risque de pourrir tout mon karma ou de me coincer un chakra, j’ose un ben tiens !

Mais voilà, si je n’ai aucune sympathie pour la théocratie lamaïque, j’exècre infiniment plus encore la politique impérialiste chinoise, visant à dissoudre une branche de ma famille humaine. Voir disparaître corps et biens le Peuple tibétain m’est en effet insupportable. "Om taré touttaré touré soha"

C’est pourquoi ce billet témoignera sa solidarité envers « le mouvement de soulèvement du peuple tibétain » qui s’est mis en branle aujourd’hui, dans le cadre des commémorations du 49e anniversaire de l’insurrection nationale tibétaine du 10 mars 1959. "Om namo narayanaya"

Il s’agit d’une longue marche vers le Tibet censée partir de Dharamsala, en Inde, et qui espère arrivé au Tibet au début des jeux olympiques. Un mouvement s’inspirant de la marche du sel initiée par Gandhi en 1930, prélude à l’indépendance indienne.

Une marche toutefois qui, si les autorités indiennes finissent par la laisser passer, risque fort de se briser contre l’acier chinois, JO ou pas, telles les 214 tentatives précédentes, depuis 1987, de manifestations en faveur de l’indépendance.

Je signale en effet qu’à l’inverse du Dalaï-lama, Gandhi était un avocat suffisamment retors pour savoir jouer de la complexité de la pensée indienne, se donnant ainsi le beau rôle à la face du monde, tout en laissant se battre ceux qui le voulaient, oups, « ceux qui n’avaient pas assez la foi ou de courage pour renoncer à toute forme de violence ». Une politique très efficace que celle de la technique Shiva. Un sourire divin en façade qu’accompagne le jeu d’une demi-douzaine de mains qui, sorties de on ne sait où, viennent vous aplatir la face sans crier gare.

Sacré Gandhi ! Encore un qui ne m’a jamais inspiré une très grande confiance. Il a eu beau se dire végétarien, cela ne m’a jamais retiré de l’esprit qu’il nous prenait quand même un peu pour des jambons...

Sérieusement, que voulez-vous que je pense d’un gars qui écrit à Hitler en 1939, en le traitant de « cher ami », pour lui demander de renoncer à la guerre et d’atteindre ses objectifs ( l’extermination des Juifs par exemple???) plutôt par la voie de la non-violence ; qui propose le soutien armé de l’Inde pendant la deuxième guerre mondiale en échange de l’indépendance ou qui encore qualifie les paroles de Mahomet " d’un trésor de sagesse pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité tout entière ? " De tels propos ne grandissent personne, mon petit mahatma.

Tout ça n’est pas sérieux, sans parler bien sur de sa tenue aussi ridicule que populiste.

« La non-violence ». J’écoutais l’autre jour une tête de bonze qui disait « la violence ne mène à aucune autre solution que celle de la destruction ». Mais oui ! Mais oui ! Exceptés toutefois lorsqu’elle a mis fin à l’esclavage en Amérique lors de la guerre de sécession, fin au nazisme comme à l’impérialisme japonais, fin de façon plus froide au communisme…

Pour l’instant, c’est surtout la non-violence qui ne mène à aucune autre solution que celle de la destruction du Tibet.

La violence, le seul moyen de signifier aux chinois, « Quit Tibet », de bouter les 4 millions de Chinois fraîchement débarqués, contre 5 millions de tibétains, hors du Tibet. En plus franchement, ce n’est pas le terrain tibétain qui va empêcher une guerre de harcèlement. Un pays pareil, c’est l’endroit rêvé pour une guérilla. Même cet abruti de Yeti réussi à ne pas se faire prendre. Imaginez alors des commandos entraînés par quelques instructeurs américains, russes, voir vietnamiens, un peu désœuvrés, armés depuis l’Asie centrale ou l’Inde. Voilà toutes les conditions réunies pour que le toit du monde s’écroule sur le crâne de tous nos Hans aussi bâtés que butés.

Mais bon, dans ce dessein, il faudra troquer la toge aussi ridiculement orange que peu favorable au camouflage, tout comme vous me troquerez au passage le bonnet jaune pour le béret vert ou à la limite la tarte des chasseurs alpins.

Précisons quand même, histoire de ne pas corrompre d’innocents karmas et puisque les tentations terroristes ne sont jamais bien loin dans toutes ces luttes indépendantistes, que seules les cibles militaires ou ferroviaires sont légitimes. Ce n’est pas les ponts qui manquent au Tibet avec la toute nouvelle ligne ferroviaire censée faciliter la pénétration du pays tibétain. Les Chinois déplacés au Tibet pour œuvrer à l’exploitation des richesses minières du pays n’y sont pour pas grand-chose.

Cependant, si le gouvernement chinois copiait la technique utilisée par les mouvements impérialistes panarabes, consistant à se servir de leurs civils comme d’autant de boucliers humains, ce qui entraînerait immanquablement des pertes parmi les colons chinois, sachez que je vous pardonnerai et expierai à votre place ces taches sur votre karma. Et ce même s’il me faut alors baver droit pendant mille réincarnations dans la peau d’une limace. Je préfère toujours cette peau-là à celle d’un lamentable lama."Om mani padmé hum"...

SILddharta

dimanche 9 mars 2008

BARACK OBAMA : YES HE CANS !


Les Municipales françaises c’est nul ! Les présidentielles américaines c’est mieux, bien mieux, grandiose, riche en symboles, en coups bas, coups de théâtre, le tout pour un coût faramineux. Aussi vous comprendrez que je ne rajoute pas le moindre commentaire aux résultats des municipales et préfère vous soumettre une preuve supplémentaire du génie propre à mon Barackounet d’amour.

À vrai dire, mes e-potes républicains comptaient sur cette photo pour me démontrer que mon candidat américain est, à trois heures du matin, aussi vif que notre Ségolène à son zénith. Une erreur de communication puisque j’y vois-moi un signe supplémentaire de son génie, de sa sélection naturelle comme de son élection divine.

Ladys and gentlemen, c’est avec une émotion toute particulière que je révèle au Monde que Barack Obama est un super-heros, un X-men. Regardez attentivement cette photo et vous en serez, vous aussi, persuadé.

Et oui, non seulement mon Barack peut lire sur les lèvres mais mieux, il peut entendre avec les lèvres. Quoi de plus pratique quand des sondages vous mettent la tête et les oreilles sous l’eau. Hop, un tuba et les ondes phoniques arriveront jusqu’à vos papilles auditives, vous permettant ainsi de continuer à goûter l’opinion.

S’agissant des oreilles, ses osselets auriculaires émettent des fréquences facilement assimilables par les systèmes électroniques des téléphones, fréquences qu’il peut moduler comme il « l’entend », ce qui constitue un mode de cryptage fort peu onéreux et qui, avouez-le, sera susceptible de lui fournir un avantage décisif dans la gestion des crises internationales… Plus besoin d’un téléphone rouge, un portable suffira !

Par conséquent, face à ces constats, le slogan de campagne qui me parait le plus approprié est «Barack Obama, Yes he cans ! »

SIL who just calls « to say I love you »

samedi 8 mars 2008

FEMMES DE TOUTES LES NATIONS, UNISSONS-NOUS AUX COTÉS DE WAFA SULTAN.


Pour cette journée de la Femme, je vous propose d’entendre deux voix différentes, représentant deux voies possibles. C’est mon côté libéral de gauche. J’offre toujours le choix.

Aux féministes de salon, pour qui le féminisme est devenu un gaminisme, puisque continuant de réclamer toujours plus à des bons bougres qui acceptent déjà assez comme ça de déposer leurs couilles sur le paillasson, tous les soirs, en rentrant à la maison, je leur propose de visionner le clip du beau gosse Julien Clerc, « femmes je vous aime ». Ce sera ma façon de faire dans la démagogie gaministe.

Aux femmes de combat qui, à l’instar d’Olympe de Gouges, se battent pour la démocratie, l’égalité des droits, là où elles n’existent pas et là où elles reculent, je leur propose d’écouter une forte voix, qui m’est si douce. Celle de ma tendre et chère Wafa Sultan. Dans un récent débat organisé par Al Jazeera, elle écrabouille une nouvelle fois, avec talent et à grands coups de talons, les roustons des glands représentants de la pire expression phallocrate qui ait été révélée à l’Homme, l’islam. À voir ici, sur MEMRITV ou YOUTUBE 1e Partie et 2e Partie.

Pour celles et ceux qui préfèrent en lire un compte-rendu, voici le débat relaté.

Intervenu le 4 mars 2008 dans le cadre de la republication des caricatures de Mahomet par la presse danoise qui répondait ainsi à la tentative de meurtre de l’auteur du dessin le plus connu, celui du pervers Mahomet portant une bombe sur son turban, il avait pour thème « les relations entre islam et Occident ».

Côté Occident nous avons le Docteur Wafa Sultan. Côté islam nous avons droit à une trinité médiatique. Après tout plus on est de fous et plus on prie. Le présentateur puisque plus prédicateur que présentateur, l’islamologue égyptien Talat Rmeih et Allah lui-même, étant donné que Monsieur Rmeih, ramant face aux arguments du docteur Sultan en vient à appeler Allah à sa rescousse. Une trinité inefficace puisque Wafa Sultan, seule face à ces trois-là, atomisera leur dogme, encore une fois.

« L’Occident ne comprend que la force » nous explique le docteur Rmeih qui en appelle par conséquent à ce que le monde islamique adopte une posture de confrontation face au Danemark en particulier et face à l’al-Gharb, l’Occident en général.

Réponse du docteur Sultan. Si la brutalité est bien la langue vivante 1 de l’islam, elle n’est pas celle de l’Occident, qui préfère la raison, l’autocritique et la liberté par-dessus tout.
« Toutes les religions du monde ont subi l’affront de la critique, ce qui les a aidés à grandir ». toutes sauf l’islam, qui au lieu de considérer les caricatures danoises comme « une première fenêtre sur la façade de sa prison idéologique par laquelle pourrait passer un peu de lumière », s’emmure un peu plus à travers ses enseignements dans « la tyrannie et le terrorisme ».
Des enseignements islamiques qui avilissent l’être humain, « réduisent le musulman au rang de créature irrationnelle, soumise à la tyrannie de ses émotions et incapable de se contrôler ». Des enseignements qui expliquent des réactions islamiques, caractérisées par « la sauvagerie, la barbarie et l’obscurantisme ». Des réactions qui finalement « démontrent que les dessins ne sont pas des caricatures mais dépeignent fidèlement une triste réalité ».

« La liberté est ce qu’il y a de plus sacré en Occident ». une liberté qui devrait inspirer l’islam, l’aider « à reformer ses enseignements terroristes », aider les musulmans à accepter les critiques des autres, afin que le monde puisse un jour les dépeindre sous un meilleur jour.

Que voulez-vous répondre à ça, si ce n’est resservir, après un profond soupir et un « qu’Allah me vienne en aide », la soupe habituelle pour petits sociologues blancs un peu gogoches. Ce que font nos deux compères.

Au même titre que la bave du crapaud ne peut atteindre les plumes de la blanche colombe, « l’islam est trop grand pour être atteint par des dessins et les propos totalement faux de cettttte fêêêêmme » (…) « Vous qui qualifiez nos réactions de barbares, avez-vous oublié que les EUA ont totalement détruit l’Iraq et que des douzaines d’enfants sont exterminés à Gaza dans un holocauste non fabriqué » (…) « Comment pouvez-vous dire que la liberté est sacrée en Occident alors que des cinémas y brûlent quand on critique Jésus» et alors que « l’on ne peut pas parler librement de l’Holocauste puisque des grands philosophes tels que Noam Chomsky et Bernard Lewis sont censurés dés qu’ils écrivent la moindre ligne sur ce sujet » (…) D’ailleurs « êtes-vous capable de remettre en cause les thèses sur l’Holocauste, de dénoncer les massacres à Gaza ou n’êtes-vous juste capable que de vous attaquer aux pauvres musulmans opprimés ». C’est vrai ça, pauvres (si l’on oublie les hydrocarbures) 22 pays arabes cernés par Israël. Pauvres 300 millions d’arabes mis en joue par 7 millions d’Israéliens. Pauvres petits miskines !

Une soupe, en tout cas, que ne goûte guère notre Wafa Sultan puisqu’elle est intellectuellement bien évidemment « tout aussi capable d’exercer son esprit critique sur les Israéliens que sur les Palestiniens ». Cependant sur l’Holocauste « pourquoi voulez-vous que je nie les faits et les documents historiques qui attestent de l’Holocauste ?»

Pour ce qui se passe à Gaza « le jour où vous reconnaîtrez Israël et où vous proposerez la paix à Israël, je suis certaine qu’Israël l’acceptera ». En attendant, « tant que vous enseignerez selon le Coran, à tuer ou être tués, dans la promesse d’un paradis peuplé de vierges », il ne faudra pas « vous étonner qu’Israël réponde à ce programme », et il vous faudra « accepter les conséquences de vos choix », le poids d’une tragédie choisie plus que subie. « Si vous voulez la paix, il vous faudra cesser d’enseigner la haine et le terrorisme à vos enfants mais bien l’amour, la paix, la coexistence et le travail ».

À l’heure où les Egyptiens construisent un mur en mou pour mieux se protéger de leurs « frères » palestiniens et où la Syrie ainsi que d’autres impuissances arabes participent à l’érection d’un mur extrême en Cisjordanie, les propos du docteur Sultan sont pour le moins bienvenus.

S’agissant des « cinémas qui brûlent », Wafa Sultan n’a jamais entendu parler de ce genre de faits, chez elle, aux EUA. À juste titre d’ailleurs. Pour le reste, il faut vraiment être d’une mauvaise foi toute islamique pour aller déterrer l’un des rares exemples de terrorisme chrétien, perpétré en 1988 par des catholiques tendance satanique en incendiant les cinémas « Saint-Michel » et « Gaumont opéra » lors de la sortie du superbe film de Scorsese « la dernière tentation du Christ », afin d’espérer cacher la jungle Hamasonienne du terrorisme islamique avec ce buisson catholique, certes un peu trop ardent. Que madame Sultan se rassure, même en France presque plus personne ne s’en souvient.

Conclusion de nos frères de poil à barbe qui restent scotchés sur l’Holocauste. « Si elle n’a aucun problème à s’attaquer aux livres saints, elle semble avoir beaucoup de problèmes à le faire avec les documents historiques ». Mais après tout c’est normal puisque « des agences americano-sionistes ont réussi à créer des gens hostiles à leur propre nation » et que « le gang (suivez mon regard) qui contrôle l’Occident rend impossible toute critique d’Israël (une évidence au regard de nos journaux télévisés ou écrits) comme de l’Holocauste ».

Une bien grossière erreur que cette conclusion puisque le docteur Sultan la renverra d’un passing-shot verbal, mêlant livres saints et documentation historique: « Parce qu’en tant que musulman, il vous est possible de nier l’extermination de la tribu juive des Beni Qureyza perpétrée par Mahomet et ses fidèles ? » Déjà, de toute évidence, le complot américano-sioniste qui était à l’œuvre dés le 7e siècle, très chère madame Sultan.

Bon comme ça sent la fin des haricots pour nos zozos, il ne leur reste plus qu’à tenter de se raccrocher aux branches des idées reçues. Celles « du sublime passé de la magnifique nation islamique », « de notre passé, notre identité et notre culture », tolérante au point de « reconnaître toutes les autres religions », pour mieux les digérer bien sûr.

Une petite technique commerciale propre aux marchands de tapis religieux qui ne fonctionne pas non plus sur le docteur Sultan. « Ah oui, le magnifique passé des têtes, mains et pieds coupés, des accusations d’hérésie, de la polygamie, de l’urine de chamelle en guise de panacée. Un magnifique passé, en effet. »

Un passé et un présent islamique réduit ainsi en confettis.

Sur ce, il ne leur reste plus qu’à soupirer une dernière fois, se cacher définitivement derrière leurs papiers et s’excuser auprès de leurs auditeurs. Résultat du débat : Wafa Sultan 2 – Al-Jazeera 0. Voltaire à côté de Wafa Sultan n’est vraiment qu’une toute ch’tite biloute.

Et dire qu’Al Jazeera est présentée comme la chaîne télé la plus moderne du monde arabe, la CNN arabe. Flippant non ?!? Quoique, histoire d’être juste, au moins Al Jazeera ose inviter Wafa Sultan à débattre sur son antenne. Ce qui n’est pas près d’arriver sur nos plateaux télé à nous. Donc, merci Al Jazeera, vous m’avez bien fait rire. Et c’est ainsi qu’Allah est grand.

SILimalikoum

vendredi 7 mars 2008

SYNDICALINE VERSUS DARK SPECULATOR : PROLOGUE


En l’an de grâce 2012 après J.C. ou selon le nouveau calendrier « réformé », l’an 17 après « La Grande Libération », toute la France sera enfin Reformée. Ils auront réussi à la réformée P4 ! ! ! 

Toute la France ? Non ! ! !

En effet, une poignée d’irréductibles attachés à la République Une, Indivisible, Laïque et Sociale résistera encore et toujours aux envahisseurs dirigés par Dark Speculator qui règne sur l’Empire de COM depuis ses îles du Grand Caïman.

Mais remontons un peu dans le temps.

En cet an 8, nos héros retranchés dans le village « Intérêt Général » résistent à l’encerclement mené par les traîtres vendus à l’occupant et qui sont cantonnés dans les camps fortifiés de « Fondepensium », « Speculatium », « Multinationalpetroleum » et « Reactionarium ».

Toutefois avant de présenter nos héros, décrivons les lieutenants du sombre seigneur, les traîtres qui ont rejoint les fortins de l’occupant et les esclaves enrôlés de force dans son armée.

Démagogix : Grand chef des armées pour la zone France: époux de Sacvuitonàlamimine, il a cherché désespérément, pendant plus de 20 ans, à devenir Grand Général, en promettant toutes les victoires, toutes les merveilles, en organisant de grands banquets sur le compte du connétable et surtout du contribuable. Démagogix n’a qu’une seule crainte : Que les factures lui tombent sur la tête!

Girondix : C’est le nouveau lieutenant de Démagogix. Appelé également Monseigneur de la Bosse puisqu’un sort jeté par Démagogix, lui fait gonfler sa bosse cervicale un peu plus à chaque mission non-remplie. Girondix est chargé d’offrir Belle France, sur un plateau doré, à Dark Spéculator. Dans ce dessein, il utilise la décentralisation pour pouvoir vendre Belle France, en morceaux, à tous les intérêts égoïstes. Il est aidé dans son projet par le Baron Ernestum Wendelium.

Petitfascix : Il est l’un des fils illégitimes de Dark Spéculator. C’est un prédateur redoutable. Son rêve, dévorer Belle France. Pour y parvenir, il raconte à ceux qui ont vraiment faim qu’il partagera la France gironde avec ceux qui seront de bons gaulois et qui se battront pour lui, Le Chef. Bien sûr il espère qu’ils mouront tous dans la bataille afin de pouvoir tout manger avec ses amis.

Vivendix : Fils prodigue de Belle France, il s’est laissé séduire par Dark Spéculator et le chant des sirènes du grand océan. Du coup, il a renié sa mère et ses tantes, les gentilles fées des rivières. Il emportera tout l’or déposé dans le lit des rivières par le bon peuple, afin de pouvoir courir ce qui s’averra être une aventure désastreuse.

Cadremoyenaigrix : Il est centurion dans l’armée de Dark Spéculator. Sa solde de mercenaire s’élève à 2 fois le SMIC pour 2 fois 35 heures de service militant. Son objectif consiste à gagner 3 fois le SMIC pour pouvoir faire partie des maîtres du monde et participer aux majestueux banquets donnés sur l’île paradisiaque du Grand Caïman.

Vendesassurancestoutrix : Meilleur ami de Cadremoyenaigrix, il s’agit d’une créature insatiable de la race inculte des commerciaux. La race à l’origine de l’Empire de Com. Il a été adoubé par Girondix, Chevalier de l’Ordre du Grand Caïman, en armure plaquée or de marque Rolix. Il combat pour son maître qui lui promet le Monde s’il atteint ses « zobjes », ses objectifs de vente.

Caissieràminiprix : Hypnotisé puis transformé en zombie par les mages de Démagogix, qui lui ont fait croire qu’il n’y avait plus de castes en ce Monde, plus de rapports de force dans le monde du travail, que les syndicats ça rend stérile, ça mange les enfants, et qu’il n’est pas un employer mais un co-équipier. Du coup, enchaîné à la rentabilité de sa caisse enregistreuse, il méprise les ouvriers, les employers, les syndicats, fier qu’il est de sa récompense de co-équipier.

Poujadix : Râleur invétéré et exigeant, il veut des hôpitaux, des écoles, des routes de grande qualité. Mais il ne veut pas payer d’impôts et ne veut pas de fonctionnaires. Il préfère donner son argent aux officiers de Dark Spéculator qui lui vendent des services toujours plus chers et de toujours moins bonne qualité.

NOS HEROS

Syndicaline: Syndicaline est tombée dans le chaudron de Dagda quand elle était toute petite. Le chaudron solidaire qui redistribue à ceux qui en ont besoin. Fille d’ouvrier métallurgiste, ingénieur en aéronautique après avoir fait un CAP, Bac-Pro, DIUT, elle étudie désormais le droit social après ses journées de travail. Ce qui lui permet de défendre les droits des salariés au sein de son syndicat.

Didactix : Ami d’enfance de Syndicaline. Humaniste ultra-qualifié, sous-payé sur une base de 10 mois annualisés, supportant l’humeur des parents, des élèves et de la bureaucratie, Didactix se bat malgré tout pour maintenir un savoir digne d’une démocratique. Un savoir qui éclaire et qui libère. Vous remarquerez qu’il ne manifeste quasiment jamais pour son salaire mais plutot pour ses élèves ou bien l’Intérêt Général.

Démocratix le chef : C’est un dirigeant politique travailleur mais un peu naïf. Il est de ceux qui travaillent pour le bien de Belle France sans la ramener. Comme il a oublié d’expliquer sa politique et de rappeler aux Français tout ce qu’il a fait pour eux, ceux-ci sont tombés dans les mensonges et les sorts d’oubli que Dark Spéculator a enseigné à Démagogix. D’ailleurs vous ne le verrez pas, il s’est retiré de la vie politique.

Constitutionnix le druide : L’un des 9 plus grands sages de Belle France. Il est l’un des gardiens sacrés des Saintes Tables de la Nation. Il est toujours prêt à aider nos amis dans la défense d’Intérêt Général, notre beau village.

Staracademix : Barde maudit, il a fait de la prison médiatique par amour de l’art. Il attend l’inspiration et le talent qui tardent à venir mais c’est un fidèle compagnon, adorateur de la déesse Solidarité.

HISTOIRE EN VERSION CONTINUE DISPONIBLE SUR LE BLOG DE SYNDICALINE

jeudi 6 mars 2008

CHAPITRE 3 « MOBILISATIONS » (1/4)


Constitutionnix avait vu juste encore une fois. Dés ce matin-là, des commandos en tenue de camouflage quittent le fort « Reactionnarium » en lançant des cris de guerre tels que « 80%…Enfin proprios de l’assemblée…On ne va pas se laisser emmerder ! ».

Armés de verve acide, ils font les premiers kilomètres camouflés à l’aide d’un très efficace sourire d’apparat enseigné par Démagogix, et d’un polo SPQR histoire de se fondre dans les jeunes actifs. Leur objectif : prendre d’assaut le bourg Televisium. Un lieu stratégique.

Le Plan prévoit qu’ils soient récupérés un peu plus loin, en aval du fleuve Hertzien, par des vedettes rapides que BadBercix leur envoie depuis son repère. Des embarcations qui remontent le fleuve Hertzien jusqu’à son confluent avec la rivière Oisive. Là, ils débarquent pour poursuivre par la route Kathodique qui les mène jusqu’au bourg visé. La bataille est brève. Ayant toujours été de faible résistance, le bourg Televisium s’offre facilement au nouvel occupant.

Dés cette journée, ils contrôlent presque tous les pigeons décodeurs, dont les habitants de Televisium sont les dresseurs. Des pigeons décodeurs, qui installés sur les antennes émettrices, se mettent alors à roucouler en dodelinant la tête une bien étrange rumeur.

Cette rumeur conte que l’on va réduire le pain des anciens, que seul le peuple travailleur cotisera plus en charriant les lourds sacs de blé, d’orge et d’avoine, dans les silos de prévoyance. Le seul peuple travailleur portera jusqu’à ce que ses vieilles jambes se brisent .

Pendant ce temps, le Baron et sa suite se goinfrera dans d’interminables ripailles, fermera ses greniers à la solidarité et en déplacera le contenu dans de gigantesques coffres hors d’atteinte. L’orge, l’or et les ballots de soie seront ainsi confisqués au bien commun ; confisqués et gardés par les terribles Trolls des montagnes ; Confisqués et comptés inlassablement par les gobelins gris des cavernes helvètes ; comptés et entassés sans cesse dans les coffres sans fond des vampires du bien commun. Le Baron rira, repus, bronzé, massé sur une île ensoleillée, protégée par des caïmans géants. Le Baron se gausserait du peuple qui plie, qui casse et qui se rend à la Rente.

La vision accompagnant cette rumeur fait frissonner le vénérable druide mais pas seulement. Tous les habitants d’intérêt général sentent un même frisson leur parcourir l’échine. Un frisson qui sonne l’heure du rassemblement. Chacun se dirige alors vers sa maison de quartier où il retrouve ses confrères.

Dans chaque assemblée, chacun discute, réfléchi, se dispute perturbant le sommeil de l’astre du Jour dans cette longue veillée sociale. De chaque maison devront sortir des délégués qui sur la place centrale du village délibèreront quant aux actions à mener.

En attendant, alors que les douze déesses de la nuit défilent dans le ciel, des éclats de voix aux accents tribuns encore imberbes bourgeonnent. Les animaux de la forêt, les lutins, les fées écoutent ces discussions, un peu perturbés par tout ce tumulte peu festif.

mercredi 5 mars 2008

CHAPITRE 3 MOBILISATIONS (2/4)


Dans la maison des enseignants, ces oreilles discrètes assistent à un échange un peu vif entre Didactix et Mlle Profsousmorphine. Cette dernière en sanglots lance à l’assemblée, dont une petite partie, au fond, corrige des copies en retard, « la grève nous est interdite car nous avons un devoir de sacrifice envers nos élèves et la société ; disposant de la garantie de l’emploi nous devons nous sacrifier! » Concluant sur la nécessité d’accueillir les élèves, elle plante nerveusement sa fourchette dans le tupperware rempli de salade qu’elle s’était préparé pour la soirée. Son ami Profsousprozax la soutient, un verre de vin blanc à la main.

Didactix, rétorque alors goguenard : « Mais oui, voyons ! Invitons Démagogix à pousser sa logique jusqu’au bout. Puisqu’on glande et qu’on a la garantie de l’emploi, il n’a qu’à faire cotiser les salariés du public 50 ans et ceux du privé 30 ans. Ainsi on obtiendra une moyenne de 40 ans pour tout le monde ! Il n’y a pas à dire, on fait culpabiliser beaucoup trop facilement un prof. »
Puis d’un ton plus sérieux, il poursuit : « La garantie de l’emploi, un prétendu avantage que nous payons doublement. Que nous avons payé en trimant pendant des années passées à préparer les concours. Que nous payons toujours puisqu’à qualification égale, nous sommes moins bien rémunérés que dans le privé ! Et puis une garantie de l’emploi que l’on peut voir, si nous imitons la mauvaise foi de nos adversaires, comme une obligation de travail toute sa vie professionnelle. Nous viendrait-il à l’esprit de jalouser les périodes de chômage rémunérées chez les salariés du privé ? Non ! Pourtant on pourrait prétendre qu’il s’agit-là d’une forme de garantie de l’emploi ou plutôt de salaire. Que l’on cesse donc avec cette grosse ficelle de la garantie de l’emploi. Alors certes oui, nous avons des devoirs. Parmi ceux-ci nous avons celui de défendre ce ciment républicain qu’est l’Ecole. Cela passe par la défense de l’institution scolaire mais aussi de notre dignité. Je ne suis pas un garde-chiourme mais bien un Professeur »

Profsousmorphine pleure alors de plus belle tout en mâchouillant rageusement un pétale d’endive. Ce qui pousse Profsousprozax à prendre sa défense en lançant un vibrant : « oui mais comment t’explique ça aux parents d'élèves, toi ?!? »

« Par Ogmios! Répond Didactix, avec des mots et si les parents ne comprennent pas ses termes simples, s’ils ne nous respectent pas, s’ils préfèrent rester attachés à la défense de leur petit intérêts égoïstes réduits à la seule obligation pour l’école de faire garderie tout en livrant des menus scolaires à la carte, et bien tant pis. La dignité et le respect passe par un rappel. Ceux qui ont obtenu les concours, c’est nous ! Ceux qui détiennent l’autorictas que confère le savoir, c’est encore nous ! Je rappelle enfin que jusqu’à présent nous avons toujours manifesté pour les autres, pour l’école, pour les élèves, jamais pour nous-mêmes, pour nos salaires calculés sur dix mois annualisés, sur nos conditions de travail déplorables. Alors ça suffit, on ne réussira plus à nous faire culpabiliser.»

Profsousprozax laisse tomber son verre de vin blanc et se met à pleurer lui aussi. L’assemblée des profs applaudit timidement, excepté ceux qui, au fond, corrigent leurs copies. Ils applaudissent timidement. Ils n’osent pas trop. Ils ont perdu l’habitude d’être fiers.

Après cela, Didactix est choisi pour figurer parmi les délégués qui représenteront la maison des professeurs à l’assemblée générale du village. Il quitte la maison des professeurs et part à la rencontre de Syndicaline. Celle-ci jointe par téléphone portable lui a indiqué qu’elle se trouvait chez son père, occupée à la fabrication de munitions sans donner plus de détails. Didactix a envie de voir ça.

En chemin, il croise des amis qui se rendent dans telle ou telle maison ou qui en reviennent, lui relatant ce qu’il y a été dit. C’est ainsi que Cégétix lui indique que leurs amis Locomotrix, Lignesix, Nationalelectrix, se mobilisent fortement, refusant le chantage dit « des privilèges » ou de « la prise en otage des usagers ».

« Quels privilèges ? » demanda Locomotrix lors de la réunion. Avant de poursuivre sur le fait que si nul salarié n’est prêt à renoncer aux dispositions conventionnelles, aux primes spécifiques et autres « avantages », ou plutôt « des dûs-sociaux », liées aux spécificités de tel ou tel métier, de telle ou telle entreprise, il ne voit pas pourquoi il devrait renoncer aux dispositions en matière de retraites prévues par son contrat de travail.
Quant à « la prise en otage des usagers », Lignesix a indiqué que servir le public ne signifie pas accepter d’être asservi par des considérations privées propres à telle ou telle partie du public. À partir du moment où il paye le prix de la grève en y sacrifiant son salaire, la légitimité de l’action est sienne. « Et puis après tout, on ne bloque ni les rues, ni les trottoirs. Si on n’aide pas à se déplacer, on n’empêche personne de le faire. Chacun demeure libre de circuler autrement qu’en se servant de nos services. Les choix possibles restent nombreux. L’habitude du plus pratique n’est pas loi.»

Un Cégétix qui doit se rendre dans sa propre maison de quartier où l’y attendent ses camarades Métallurgix, Aéronautix, Carrosserix. Il rapportera à ses camarades ce qu’il a entendu ici ou là et notamment chez Locomotrix et Lignesix. Il leur dira « que les salariés du public sont prêts à défendre leur dû-social, y compris en sacrifiant leur salaire, mais espèrent aussi aider à sauvegarder par leur mobilisation le dû-social du plus grand nombre ».
Cégétix poursuivra d’ailleurs en rappelant qu’après-tout « l’avantage du secteur public n’est pas tant la garantie de l’emploi mais celle de cotisation. Et oui, même s’ils doivent cotiser plus longtemps, ils pourront le faire dans de meilleures conditions que nous puisqu’avec des périodes de chômage parfois très longues et qui touchent beaucoup d’entre nous en fin de carrière, ce sont nos capacités à cotiser dans de bonnes conditions qui sont ainsi menacées. Aussi en défendant leurs droits en matière de retraites, ils défendent également, voir plus encore les nôtres. »

Didactix quitte Cégétix en lui souhaitant de pouvoir convaincre ses camarades et poursuit sa route. Passant aux abords de certaines maisons de quartier ou d’un parc où s’improvise une réunion, il entend des salariés fatigués dire « On cotisera plus longtemps le jour où les rentiers, ceux qui naissent retraités cotiseront un tant soit peu ».

Il voit même certains d’entre eux, au détour d'une rue, commencer à fabriquer des banderoles en vue des futures manifestations. Parmi celles-ci, il y en a une qui attire son attention par son originalité. Des salariés du textile, d’origine chinoise, ont fabriqué une banderole en forme de dragon avec des slogans inscrits sur le flanc de la bête en papier. Un dragon-rouge pour lequel ils improvisent une danse sociale…

mardi 4 mars 2008

CHAPITRE 3 MOBILISATIONS (3/4)


Un peu plus loin, le voilà qui croise deux vieilles connaissances, Péhèmix et bétépix qui fument une cigarette d’un air détaché, à l’extérieur du pavillon où se tient la réunion de leur fraternité patronale.

« Ben, en voilà des drôles de têtes. Que faites-vous dehors les gars ? » demande Didactix.
« Nous attendons notre tour, cher camarade » répondent en chœur les deux compères, avant de se voir demander par Didactix « pourquoi ne pas attendre à l’intérieur ? »

« Afin d’éviter l’agacement par Lugh ! Tu sais bien comment ça fonctionne dans notre maison des petits patrons » souligne Bétépix.

« À vrai dire, pas vraiment » leur signifie Didactix interrogatif.

« Comment t’expliquer », dit Péhèmix, tout en écrasant sa cigarette. « Voilà ! Lors de nos réunions, chaque groupe prend la parole tour à tour selon un ordre préétabli, le notre intervenant en tout dernier lieu ». Puis il explique ce qui suit.

Le premier groupe conduit par Capitalrix est constitué de faux petits patrons puisque leurs petites entreprises appartiennent à des grands groupes. Ils représentent l’un des nouveaux visages de ceux qui sont au sommet de la chaîne alimentaire économique. Capitalrix affirmera que toutes les entreprises, quelles que soient leur taille, ont les mêmes intérêts, que les grandes entreprises ne sont pas les adversaires des petites mais des alliés face à la mondialisation, que ces grands groupes bien que représentant moins de 10% des entreprises produisent plus de la moitié de la valeur ajoutée et leur fournissent bien du travail. Par conséquent ces grands groupes doivent êtres écoutés quand ils expliquent que la mondialisation implique que les Etats fassent peser le coût de leur modèles sociaux sur les bénéficiaires, les seuls travailleurs. Des travailleurs qui doivent se débrouiller pour leur être utiles en tant que salariés en forme, bien formés, compétents, efficients, sans que les grandes entreprises n’aient à participer par l’impôt à ce qui permet cela, et utiles en tant qu’enthousiastes consommateurs sans avoir à participer à ce qui permet cela également, que ce soit en termes de salaires ou de pensions. "Fabuleux non ?!?"

Le deuxième groupe est constitué par les poissons pilotes du premier. Indépendants mais coincés entre la concurrence exercée par les grands groupes à l’intérieur et celle des entreprises installées dans les paradis fiscaux et autres enfers sociaux, ils finissent par adhérer au message du premier. Certains étant même heureux de manger les miettes coincées entre les dents des prédateurs économiques. « Nos charges, nos charges, nos gages » ! Et tant pis pour les salariés.

Manger pour vivre ou vivre pour manger, telle est la question de la mondialisation.

Puis il y a le groupe de ceux dont la devise est chacun pour soi. Artisans, chefs de micro-entreprises, ils estiment que tout le monde doit trimer autant qu’ils triment. Chacun sa vie, chacun son petit profit, chacun sa propre prévoyance et tant pis pour la cohésion de la nation.

« Enfin vient le tour de notre groupe », soupire Péhèmix.

Un groupe de petits patrons estimant que la prospérité des uns participe à celle des autres, qui refuse de subir la pression de grands groupes, la pression de leurs intérêts financiers, d’où découlent sous-traitances en cascade, avec pour conséquence le fait que les risques soient finalement assumés par ceux qui se trouvent en bout de chaîne, pour le seul profit des requins de la finance. Une pression synonyme de faibles marges pour leurs petites entreprises, d’une moindre valeur ajoutée pour la nation, de salaires plus bas distribués à leurs salariés, d’une couverture-sociale quasi-absente pour eux-mêmes. Un groupe qui estime que le travail doit être bien plus récompensé que la spéculation et qui dénonce l’internationale des rentiers, qui de toute ethnie, de tous pays, s’entendent par-dessus leurs concitoyens pour défendre leurs seuls intérêts.
Un groupe qui tiendra un tout autre discours en assemblée. Il expliquera, entre autres, que dans une société apaisée et adulte, chacun doit accepter ses responsabilités. Les salariés se devant de reconnaître l’utilité des entreprises et la valeur des entrepreneurs en tant qu’agents économiques. Des entrepreneurs qui doivent assumer quant à eux leurs obligations sociales et fiscales.

« Un discours que tu devines difficilement convaincant surtout s’il vient après la longue série de litanies libéralistes », maugrée Bétépix. « Je comprends », acquiesce Didactix, « c’est pas gagné !»

« C’est pas qu’on désespère car je suis certain qu’un jour, notre conception des choses apparaîtra comme évidente au plus grand nombre, mais en attendant c’est pas plus mal de s’en griller une petite à la fraîche » dit Péhèmix en reprenant une cigarette.

Soudain, un bruit sourd. « C’est quoi ça ! » s’exclame Didactix en se retournant. « Oh, rien de grave. C’est Dogmatix qui comme d’habitude espionnait les discussions qui se tiennent dans notre maison et qui vient de tomber de son échelle sociale » sourit Bétépix.

« Oui, je vous espionnais et alors », leur sert un petit personnage hirsute portant des lunettes noires et une chemisette à l’effigie du Che. « De toute façon, vous les patrons, on ne peut pas vous faire confiance, toujours prêts que vous êtes à comploter contre les travailleurs. Mais cela changera un jour. Par la revanche de la classe prolétaire, nous renverserons votre dictature infâme ! »

« Oui, je sais, Dogmatix, pour installer la vôtre de dictature, bien réelle cette fois-ci », répond Péhèmix froidement. « On connaît la chanson camarade. Il faudra juste que tu expliques un peu mieux aux gens comment tu réussis à décréter que les patrons ne sont pas des travailleurs, à décréter que je ne travaille pas, comment dans une société ouverte et libérale comme la nôtre, contrairement aux sociétés de castes de type ancien-regime, tu peux continuer à délirer sur la lutte des classes. Que je sache, il t’est possible de devenir fonctionnaire, où la notion d’exploiteur-exploité est toute relative, artisan, profession libérale ou que sais-je encore de totalement libre ou inexploité. Tu peux même devenir patron hyper-sympa, dirigeant d’une coopérative ou cogestionnaire d’un entreprise collectiviste si cela te chante. Que nous n’ayons pas toujours les mêmes intérêts soit, que des gens se regroupent pour défendre des intérêts communs re-soit, mais de là à décréter la guerre permanente me pousse à te conseiller de passer du café à la tisane mon pote. »

« Ben, oui tiens, et si tu remplaçais le drapeau rouge par le thé de même couleur. Il paraît que c’est plein d’antioxydants. Ça te fera un substitut utile à tes drogues anti-occident, non ? », complète Bétépix.

« Ça ne m’étonne pas de vous, bande de patrons. Nier le pouvoir que vous avez sur vos salariés, c’est tout vous ça ! » répond Dogmatix.

« Un pouvoir, un pouvoir, faut voir ? Car dans une République, sociale y compris, comme la nôtre, on a surtout des obligations et des responsabilités. T’oublies bien vite que notre pouvoir de direction est tempéré par un Code du Travail tout sauf laconique. Un ensemble de lois que je ne rejette pas, mais que je semble à l’inverse de toi, intégrer dans ma réalité. Car vois-tu, mon cher Dogmatix, contrairement à toi, je ne nie ni la réalité, ni mes droits, ni mes devoirs et surtout pas mes responsabilités. Dis-moi déjà, mon petit Dogmatix, quelles responsabilités assumes-tu déjà ? Ne fronce pas le front à ce point, tu vas te claquer un anévrisme. Et oui, mon gars, surtout n’hésite pas à créer ton entreprise histoire de voir ce que ça fait… C’est ça, tourne-nous le dos, va bouder et n’hésite pas à retomber de ton échelle le jour où t’auras autre chose que des malédictions et autres prières marxistes à nous opposer… Il commence à m’énerver celui-là aussi », conclut Péhèmix agacé.

« Eh ben ! il est plutôt rigolo votre petit camarade », s’esclaffe Didactix, en faisant remarquer, au passage, que la porte du pavillon vient de s’ouvrir sur un personnage qui semble les appeler. « Et oui, c’est notre tour d’intervenir » indique Bétépix d’un clin d’oeil. « Bonne chance » lance un Didactix en forme de salutation.

lundi 3 mars 2008

CHAPITRE 3 MOBILISATIONS (4/4)


Le père de Syndicaline ouvre la porte et indique à Didactix que celle-ci s’amuse dans la cave avec quelques vieilles machines qu’il avait racheté, une fois à la retraite, lors du démantèlement de l’usine dans laquelle il avait travaillé une bonne partie de sa vie. Des machines que Syndicaline adorait tripatouiller quand gamine, il lui arrivait de retrouver son père, après sa journée de travail.

Une fois descendu l’escalier métallique qui mène à la cave, et qui semble avoir été récupéré, lui aussi, dans l’usine défunte, il y trouve Syndicaline occupée à usiner des petites plaques en acier. Une petite pile étant déposée à ses pieds. « Qu’est-ce que tu fabriques alors que tout le village s’agite dans tous les sens ? ».

« Justement un besoin de calme. À vrai dire, je ne sais pas trop. Une impulsion subite m’a fait fabriquer ces petites plaques métalliques où j’y ai gravé des slogans sociaux. Avec l’aide de Constitutionnix, je compte en faire des armes de jet magiques, au cas où, comme dans le dessin animé Catseyes, que j’appréciais tant quand j’étais gamine. »

« Décidément tu seras toujours une originale. Allez, viens, puisqu’en parlant de Constitutionnix, celui-ci nous attend ».

S’enfonçant dans le parc, où Constitutionnix lui a indiqué qu’il s’y recueillerait, Didactix et Syndicaline tombent sur un kiosque à musique où semble se terminer une réunion d’intermittents du spectacle. L’ambiance a l’air houleuse.

La réunion s’est effectivement mal passée puisque après avoir reconnu Staracademix, celui-ci leur raconte qu’il y a eu un clash. Une partie des artistes accusait une autre d’avoir saboté le système de l’intermittence en le rendant illégitime par son parasitage alors que tout un tas d’artistes en ont vraiment besoin. D’avoir saboté le système avec des maisons de productions qui ont fait d’énormes bénéfices en se servant de façon totalement scandaleuse de ce système de chômage.
L’intermittence ayant servi, entre autres, à rémunérer des congés payés et des périodes de travail dites « de préparation », que ces maisons de production auraient dû prendre en charge. Un appât du gain et une irresponsabilité qui a parasité puis fini par détruire un système de solidarité.

Un clash qui ne s’est pas terminé par des chansons douces mais plutôt par des noms d’oiseaux sur des airs de gansta-rap. Chaque groupe partant de son côté. Du coup, voici les plus fragiles d’entre eux à la merci du Baron Wendelium qui leur chante « vous avez chanté tout l’été…eh bien ! Dansez maintenant ! »

« Nous qui vivions chichement mais heureux, en proposant nos macarons d’amour, deux tranches de voix, une tranche de cœur, nous voilà trahis par ceux qu’on croyait des nôtres et poursuivis par les sbires de l’Empire de Com. Il ne nous reste plus qu’à reprendre la route, histoire de faire contre mauvaise fortune bon cœur » se lamentent Staracademix et son compère Chantecommuncoccyx avant de quitter Didactix et Syndicaline.

Un Didactix et une Syndicaline qui suivent de loin une autre partie de la Bande d’artistes. Bande qui semble se diriger tout comme eux vers le temple où médite Constitutionnix. Un temple situé en contrebas d’une petite butte, par le sommet de laquelle passe le sentier emprunté par nos amis et d’où ils assistent à l’un des rituels propres au village « Intérêt Général ».

La cime de cette petite butte offre en effet une vue parfaite sur la place centrale du village. Agora où siègent les divinités protectrices de celui-ci. Or à certaines occasions, il arrive que les habitants défilent collectivement devant les divinités Liberté, Egalité, Fraternité et déposent sur les autels de celles-ci, des offrandes que l’on appelle « Tax ». Les « Tax » étant des offrandes réellement magiques puisque ce sont les seules offrandes adressées à des divinités, dont on est sûr de revoir une bénédiction en retour. Des bénédictions en termes de biens publics, de services bien concrets et autres bienfaits solidaires.

La place est illuminée de mille torches portées par les habitants. Les statues et les temples sont éclairés d’éclats dorés. La musique semble rythmer les déplacements de la foule. Un bien beau spectacle qu’il leur faut quitter pour retrouver leur bon druide.

Un Constitutionnix qui a été rejoint par les confrères de Staracademix, qui les précédaient sur le sentier. Il s’agit de la troupe de Tanguix et ses 30 copains. Une joyeuse bande de grands enfants qui a déboulé dans le temple, fagotés de camisettes arborant des icônes protectrices telles que Actarus à bord de Goldorax, Capitaine Flaminus, Albatorix, avec des sucettes en bouche ou à la main, tout en chantant « ce matin, un lapin a tué un chasseur ; c’était un lapin qui ; c’était un lapin qui… »

Constitutionnix bien que préoccupé par la suite des événements, les accueille avec sa bonhomie habituelle. « Mes enfants, je vous vois de bien bonne humeur. Voilà quelque chose de fort agréable. »

Tanguix et ses amis voyant bien que le vieux druide est préoccupé, se proposent de le distraire un peu avec leurs chansons. Le vieux druide accepte, oubliant ses pensées et se laissant entraîner par leur bonne humeur.

Une fois le druide rendu joyeux, Tanguix et ses amis demandent au bon druide une histoire, en retour. « Quelle d’histoire souhaitez-vous entendre, mes enfants? »

« Oh, bon druide, s’il te plait, raconte-nous encore une fois l’histoire de notre déesse-mère, Belle France de la République. Après la discussion mouvementée que l’on a eu avec nos camarades, on ressent comme un besoin de retour aux fondamentaux. »

C’est à ce moment-là que Didactix et Syndicaline entrent dans le temple. Saluant leur druide d’un clin d’œil, ils s’assoyent avec les autres afin d’écouter cette histoire dont ils ne se lassent jamais.

dimanche 2 mars 2008

MEFAITS DIVERS 02-03-08


2500 roquettes lancées depuis deux ans par les forces armées des différentes autorités de Gaza, visant exclusivement des civils, et constituant autant d’actes de guerre, se sont abattues sur Israël sans que L’ONU ou l’UE n’aient appelé pendant tout ce temps-là avec vigueur à la fin de ces violences aveugles, à l’arrêt de l’utilisation des populations civiles de gaza comme boucliers humains protégeant ces attaques terroriste ou même conditionné notre très généreuse aide financière à un arrêt immédiat des attaques.

Par contre cette même communauté internationale se permet d’exiger d’Israël une inaction et une lâcheté comparable à la sienne pour preuve d’une communauté de valeurs. Ridicule ! Et après Kouchner ose appeler Israël à la « sagesse ». « But I don't agree, stupid ! » Comme il le dirait presque lui-même.

Des déraisonnements similaires qui incitent certains à condamner le démocrate Uribe quand il fait dézinguer un salopard Farciste qui utilise un pays tiers pour mener des attaques contre des civils, mais qui poussent d’aucuns à applaudir les petites manœuvres et autre fanfaronnades du leader Farciste Chavez, qui depuis Caracas menace la Colombie d’une guerre, au nom d’une solidarité de classe envers ces pourritures de Picaros, tout en traitant Uribe de « terroriste ». C’est bien connu, la Colombie finance avec ses pétrodollars des guérillas marxistes au Venezuela comme ailleurs.

Des certains prêts à croire les billevesées des FARC quand ils prétendent qu’ils s’apprêtaient, comme par hasard, à libérer Dona Betancourt et d’aucuns pas loin d’applaudir un Chavez quand il affirme qu’il « ne laissera pas la Colombie devenir l’Israël de l’Amérique latine ». Comme quoi les juifs sont vraiment partout…

Pendant ce temps-là, sur l’autoroute, j’entends Radio Bleu-Berry qui me parle « d’accusations de lancement de roquettes » (2500 preuves au bas mot) et qui m’explique également que l’on assiste en Turquie à une « libéralisation du port du foulard islamique ». À quand la libéralisation du port de la croix gammée tant qu’on y est…

Toujours au rayon des brillantes analyses de mômes, Marion Cotillard vient d’être victime du complot militaro-industriel américain. Droguée puis enlevée par les extra-terrestres de la Base 51, elle ridiculise la France en déclarant à l’insu de son plein gré que le 11 septembre est une œuvre de fiction et le premier pas sur la Lune un navet hollywoodien. Tout comme son Oscar s’avère être finalement en chocolat à la lécithine de soja made in china. Sacrées poussières d’étoiles !

De façon plus terre à terre, la Droite française se demande si le président Sarkozy ne va pas réussir à dissoudre l’UMP sans même dissoudre l’assemblée.

Pendant ce temps-là mon petit voisin, Nico The Menace, qui gouverne son pays fictif d’un doigt de fer, ordonne à tous les conducteurs de la ligne 13 de son circuit de trains électriques de faire systématiquement un arrêt de 5 minutes à la station Guy Môquet afin que les mêmes machinistes donnent lecture de la lettre de celui-ci.

Il espère occulter ainsi sa désastreuse politique diplomatique. Alors qu’il avait réussi à négocier avec Angie, sa cousine germaine, un partage équitable des carambars comme des malabars, offerts par leur tonton de Bruxelles, il a tout gâché en demandant à celle-ci, histoire de conclure l’accord, de lui montrer sa zezette pendant que lui, lui montrerait son zizi. « Bravo ma biroutte ! »