mercredi 11 mars 2009

11-M, MADRID, NUNCA OLVIDARÉ


Madrid, le 11 mars 2004, dix des treize bombes programmées explosent dans les gares d’Atocha, El Pozo et Santa Eugenia, faisant 191 morts et 1858 blessés. Les pires attentats de l’histoire espagnole. Le fait d’une religion de paix, d’amour et de tolérance, à ce qu’il parait…

Illustration : « bois des absents », monument commémoratif situé dans le « parque del Retiro », à Madrid, dédié aux victimes des attentats du 11-M, terme utilisé en Espagne pour désigner ces attentats.

mardi 10 mars 2009

FETEZ PÂQUES EN VIOLANT UN CURÉ…


Du moins si l’on respecte la logique complètement dingue du Vatican. Apprenez en effet que Monseigneur José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife, dans le nord-est du Brésil, a excommunié une femme qui avait fait avorter sa fillette de 9 ans, violée par son beau-père. Une décision saluée par le Vatican au nom du principe voulant que l’avortement serait plus criminel encore que le viol. Ce qui pose au moins deux problèmes. Un marketing et un autre logique.

D’un point de vue du marché religieux, à continuer ainsi d’excommunier des parents intègres soucieux de la vie de leurs enfants tout en réintégrant des religieux intégristes peu soucieux de la mémoire des victimes des pires crimes qui aient été commis contre l’humanité, m’est avis que les églises évangéliques vont se faire un plaisir de récupérer le bon grain tout en laissant l’ivraie au Vatican.

D’un point de vue logique si le viol est moins grave que l’avortement, étant donné que l’avortement est légal en France, il ne serait donc pas illégitime de violer un cureton. Une façon de fêter la vie, chère au Vatican, juste après carême…

Frère SILas

VATICAN : DE L’AVORTEMENT À L’EUTHANASIE.


Face aux tombereaux d’âneries déversées depuis les pots du Saint-Siège d’aisance, une évidence s’impose, celle d’une mort cérébrale à la tête de l’Eglise. La respiration spirituelle étant visiblement maintenue par les prières des fidèles d’une façon tout aussi artificielle qu’inutile. La solution. Débrancher les avortons du Vatican histoire qu’ils nous laissent enfin en paix et rejoignent le Père éternel qui les attend là-haut pour la fessée.

Frère SILas

Illustration : projet de papamobille avec coffres d’aisance incorporés sous les sièges, histoire de garder au chaud ce que le Saint-Siège produit actuellement de plus précieux.

lundi 9 mars 2009

FNAC : FEDERATION NATIONALE D’ANARCHISTES COMMERCIAUX


Parmi mes nombreuses résidences secondaires, il y en a trois dans lesquelles j’aime tout particulièrement passer mes fins de semaines. Les FNAC des Ternes, des Halles et Montparnasse. Aux Ternes, j’ai l’impression de marier culture et patrimoine tant le bâtiment est superbe. Dans celle des Halles, j’y vais lorsque inquiet par l’actualité internationale, je tiens à choisir mes ouvrages de géopolitique dans un cadre me rappelant celui d’un abri antiatomique. Quant à la FNAC Montparnasse, je m’y rends comme on va à Deauville. En espérant y rencontrer au détour d’un rayon l’une de mes starlettes préférées. C’est là en effet que j’ai croisé deux de mes icônes, Alexandre Adler que l’on ne présente plus et que je n’ai pas osé aborder tant j’étais sous le coup de l’émotion, mais aussi Maurice, le plus grand animateur de Radio que la France adolescente a jamais connue et que je n’ai pas osé aborder non plus de peur de prendre un coup, « Qui va là j’te prie ».

Vous l’aurez compris, ce billet a pour vocation de rendre hommage à Max Théret, fondateur de la FNAC dont je viens d’apprendre la disparition le 25 février dernier. Un hommage que je rends sous forme de réclamation car franchement ça ne va pas du tout. D’une façon tout aussi abrupte que celle qui m’a fait connaître cette disparition, je tiens à signaler qu’à la FNAC le service est un désastre, une FNACatastrophe.

Non mais c’est quoi ces vendeurs qui vous prennent de haut, genre l’ombre-jaune du rayon bédé qui se fout de votre gueule quand vous montrez votre intérêt pour une référence qu’il n’apprécie guère, ou encore cet autre Jean-Michel qui vous reprend sèchement si d’aventure vous vous tromper sur le titre du livre que vous souhaitez acheter. Le tout après vous avoir signifié d’un regard tout aussi croisé que ses bras que vous le déranger dans la grande discussion qu’il entretenait avec son camarade glandeur, oups, vendeur, et avant de vous indiquer d’un index dédaigneux dans quel rayonnage vous pouvez espérer trouver l’ouvrage en question, dans la limite des places disponibles.

Non mais ça leur arracherait la gueule de sourire au client et de lever le cul de leur chaise pour nous l’apporter ? Car c’est pas que mais leur salaire c’est quand même un peu nous qui en sommes à l’origine, histoire d’utiliser une formule chère au contribuable qui aime pester quand le service public n’est pas à la hauteur de ses exigences.

Une remarque, on ne peut plus d’à propos, merci à moi-même, car je signale à nos vendeurs anars de la FNAC que même dans les services publics on ne traite pas l’usager de cette façon. Le fonctionnaire se ferait insulter sinon. Non, il n’y a qu’à la FNAC qu’on peut se permettre de mépriser ainsi l’usager, oups, le client.

Si cela ne tenait qu’à moi, je te nationaliserais tout ça, histoire qu’ils respectent enfin la charte Marianne, celle qui met le client, zut, l’usager au cœur du service. Heureusement qu’ils ont des hôtesses de caisse plutôt mignonnes car franchement, des fois, il y a de quoi sortir de là assez énervé. Tas de gauchistes ! Un peu comme le fondateur, tiens. L’esprit frappeur maison, en somme…

SIL agitateur d’idées itou

dimanche 8 mars 2009

JOURNÉE DE LA FEMME : WAFA SULTAN, JE VOUS AIME…



L’année dernière pour la même date, j’avais déjà mis à l’honneur le docteur Wafa Sultan, psychiatre syrienne expatriée aux EUA, qui venait de mettre une bonne fessée à l’islamiste de service et à son caniche de présentateur sur Al Jazeera TV. Rebelote, cette année, ma journée de la femme sera dédiée à notre Voltaire, notre Kahena, notre Olympe de Gouges, l’une des rares à combattre actuellement de la sorte l’une des pires tyrannies qui soit, « l’islam ». Oui, comme elle le dit elle-même « Attention, je dis bien combattre l’islam. Pas l’islam politique, pas l’islam militant, pas l’islam radical, mais l’islam tout court. »

Prenez en de la graine les greluches, Wafa Sultan c’est quand même autre chose que vos petites Simones d’Abreuvoir prenant pour de l’héroïsme la turlutte contre les démocraties bourgeoises.

Je remercie au passage l’excellent site Bivouac-ID pour son travail de diffusion, de traduction, et de transcription, le texte de la vidéo ci-dessus se trouvant grâce à eux ci-dessous.

Présentatrice : Wafa est une psychiatre syro-américaine née de parents musulmans très pratiquants. Un évènement a changé sa vie alors qu’elle était étudiante en médecine à Alep en Syrie. Son professeur a été assassiné dans la classe en plein cours par des membres des Frères musulmans aux cris d’Allahu Akbar. On imagine le traumatisme que cela représente. Ce meurtre a conduit Wafa a rejeter sa foi. En 1989, Wafa a immigré aux Etats-Unis avec son mari et ses enfants. Quelques années plus tard, elle a écrit un essai sur les carences du monde musulman et de l’islam.

Cela attira l’attention d’Al Jazeera qui l’invita à débattre avec un imam. Ce débat fut diffusé sur Al Jazeera, Memri le remarqua et le traduisit. Depuis, il a été vu par des millions d’internautes, il est sur YouTube. Wafa continue à dénoncer les menaces de l’islam à Washington, au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, sur Fox news, CNN, Voice of America, partout dans le monde sur d’innombrables médias. En 2006, Time magazine l’a classée parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde, et elle écrit actuellement un nouveau livre « Prisonnière échappée, pourquoi Dieu est un monstre ». Le Dr Wafa Sultan !

Wafa Sultan : Mesdames et Messieurs, je ressens toujours le besoin de rire de moi-même pour masquer cette tristesse profondément ancrée dans mon coeur, surtout lorsque je parle des femmes dans l’islam. A présent je suis libre, mais je ne peux oublier ma nièce, mariée de force à son cousin à l’âge de 10 ans. Lui en avait plus de 40. Son mariage était valide et légal en accord avec la charia parce que Mahomet, prophète de l’islam, épousa sa deuxième femme alors qu’elle avait 6 ans, lui en avait plus de 50. Je me souviens toujours de ma nièce revenant chez son père le suppliant de ne pas la renvoyer chez son mari. Il lui répondait que pour l’islam il était honteux qu’une femme quitte la maison de son mari, et que Dieu la récompenserait de lui obéir. A l’âge de 25 ans, ma nièce s’est suicidée en s’immolant par le feu. Elle est morte brûlée vive, laissant 4 enfants.

En 2002, la police religieuse saoudienne empêcha des écolières de sortir d’un bâtiment en flammes, car elles n’étaient pas habillées selon les règles de l’islam. Il y avait environ 800 jeunes filles dans cette école, quand la tragédie a eu lieu. Selon la presse saoudienne, que je ne crois pas, au moins 15 filles sont mortes. Je crois le bilan bien plus lourd.

A cause de cela, et de tant d’autres tragédies humaines dont j’ai été le témoin durant les 30 premières années de ma vie, j’ai décidé de combattre l’islam. Attention, je dis bien : combattre l’islam. Pas l’islam politique, pas l’islam militant, pas l’islam radical, pas le wahhabisme, mais l’islam tout court. Je crois vraiment que l’Occident a inventé ces termes pour satisfaire au politiquement correct. En Syrie où j’ai grandi, on dit juste islam. L’islam n’a jamais été mal compris, l’islam est le problème.

Mais personne ne dit la vérité, personne ne regarde en face la cause du terrorisme qui est cette machine à laver le cerveau appelée islam. L’islam ne dépend pas de moi, ni d’aucun musulman, l’islam, c’est précisément ce que le prophète Mahomet a dit et fait. Pour comprendre l’islam, il faut lire la biographie de Mahomet. C’est très traumatisant, très choquant. Il a épousé sa seconde femme quand elle avait 6 ans, il en avait plus de 50.

Je reviens de France, où j’ai débattu avec une musulmane pakistanaise, ministre de la femme au Pakistan. Lorsque j’ai énoncé ces faits à l’assistance, elle a dit : « Mensonge ! Elle avait neuf ans, pas six ! » C’est comme si un policier vous arrêtait parce que vous roulez à 160 km/h, et que vous lui répondiez : « Mensonge ! Je roulais à 150, pas à 160 ! » « Elle avait neuf ans, pas six…»

Il a épousé sa seconde femme, c’était sa belle-fille. Il avait adopté ce fils, et à l’époque, [ce mariage] n’était pas accepté par la culture arabe pré-islamique, alors il a déclaré à ses fidèles : « Dieu m’a dit que l’adoption est interdite. » Et croyez-le ou non, l’adoption a alors été interdite par l’islam, rien que pour justifier son mariage avec sa belle-fille. Sa troisième femme, Sofia, était juive. Il est clairement écrit et documenté dans nos livres scolaires qu’il a attaqué sa tribu, il a tué son père, son frère, et son mari, et le jour même, il a couché avec elle.

Voila ce qu’est l’islam, il faut le savoir, il faut comprendre que l’islam est le problème. J’en ai assez de ces occidentaux qui me demandent d’adoucir mon message. J’en ai assez de ces gens qui me demandent : « Essayez-vous de changer 1,3 milliard de personnes ? » Oui, c’est ce que j’essaye de faire ! Oui ! Non seulement j’essaye, mais je les changerai !

Je veux que vous sachiez que la première des valeurs que j’ai apprises dans ce grand pays, c’est qu’on peut réaliser l’impossible si on croit en soi-même. Je ne crois pas qu’en moi-même. Je crois en des millions de femmes musulmanes comme Nonie Darwish et Ayaan Ali, et nous travaillons ensemble pour changer 1,3 milliard de musulmans. Ils doivent comprendre qu’ils ont le choix entre changer ou être écrasés.

Je vous en prie, ne laissez pas votre pensée civilisée vous empêcher de défendre votre merveilleux pays. S’il vous plait, défendez vos valeurs. S’il vous plait, défendez votre liberté. Défendez le paradis où vous vivez. Ne tenez rien pour acquis. J’ai savouré chaque instant de ma vie en Amérique. Se promener seule dans la rue, sans se faire traiter de putain est un don du ciel pour moi. Rien que pouvoir discuter avec un voisin, sans se voir accusée d’adultère, c’est un don du ciel pour moi Pouvoir boire un café toute seule au Starbucks, c’est un don du ciel. Je vous en prie, ne tenez rien pour acquis. S’il vous plaît, défendez ce beau pays.

Mon rêve est de voir mon pays, la Syrie, aussi libre que l’Amérique, et non le contraire. Quand j’étais en Syrie, je pleurais beaucoup. Maintenant que je suis libre, je pleure encore plus, pour toutes ces femmes restées là-bas. Mon rêve est de les libérer un jour. Puisse-t-il être le rêve de toute l’humanité. Merci beaucoup. Dieu vous bénisse, Dieu bénisse l’Amerique.

AMEN

vendredi 6 mars 2009

REOPEN HUDSON 5 : SILENT RUNNING


Réveil en fanfare à la rédaction. « Hep ! Hep ! Hep ! On se réveille mes pingouins ! J’ai enfin des nouvelles du professeur Waldman », nous lance Master Sitt, notre Rédac-chef, en déboulant dans l’eXc-salle de rédaction. « Enfin » nous disons nous. Il est vrai que deux semaines se sont passées depuis le dernier contact et que sans nouvelles, l’inquiétude montait parmi nous. Avait-il réussi à se mettre hors de portée des agents-chasseurs NeoConSSionistes ? Visiblement oui !

« Bon, en piste mes pingouins, le professeur Waldman a des informations de la première importance sur la conSSpiration qui se joue. Sil, lachez donc votre photo de Sarah Palin et emmenez Jugurta avec vous. Simon n’est pas là mais comme Waldman vous connaît, ça devrait aller. Le rendez-vous est fixé dans une heure devant la bibliothèque municipale. Allez, allez, on s’active les palmes. »

Quarante-cinq minutes plus tard, nous voila au coin de la 42e Ouest et de la 5e avenue, là où se situe la bibliothèque. Encore un quart d’heure et nous serons fixés. Jugurta en profite pour apprécier la grâce dégagée par un groupe de jeunes touristes japonaises. Elles mitraillent la façade de l’édifice mis à l’honneur dans le film global-cooliste « the day after tomorrow ». Elles ne sont pas les seules à mitrailler les façades. C’est là qu’un SMS tombe sur le natel, le tout dernier téléphone portable de technologie suisse (horloge parlante et cryptage de données financières intégrés) que m’a prêté Master Sitt pour les besoins de l’opération.

« Je pensais que la proximité avec des livres tirés d’arbres antisionistes nous protégerait en nous prévenant d’une éventuelle intrusion sioniste. Je me suis trompé. Beaucoup trop d’entre eux ont été écris par des sionistes, traitement qui a corrompu la cellulose du support. Nous ne serons pas en sécurité dans la bibliothèque. Retrouvez-moi dans dix minutes devant le guichet central de Grand Central Station. »

« Jugurta, changement de cap, laisse tomber tes hentaï modèle Canon, il nous faut nous rendre à Grand Central ». « Dommage » laisse choir mon Jugurta…

Trois cents mètres plus loin se trouve en effet la célèbre gare ferroviaire new-yorkaise, la plus importante au monde par son nombre de quais, 44. Dix minutes plus tard nous y sommes. J’aperçois le professeur Waldman à côté du guichet central. Il nous semble agité, regardant dans tous les sens, à tel point qu’il ne nous aperçoit pas tout de suite. Il semble guetter quelque chose de bien précis.

« Professeur Waldman ». « Oui » nous répond-il en sursautant, « ah, c’est vous, vite mêlons nous à la foule pour plus de sécurité. »

« Vous semblez nerveux professeur. Ne craignez rien. À cette heure-ci, au milieu d’une telle affluence, aucun agent neoconSSioniste ne se risquera à nous attaquer »

« Détrompez-vous, ils viennent de mettre au point une nouvelle arme particulièrement redoutable ».

« De quoi s’agit-il professeur ? » lui demandons-nous. « Ni plus ni moins d’une nouvelle espèce avicole génétiquement modifiée. Des moineaux thermobarriques, dont l’aspect inoffensif dissimule de redoutables machines à tuer ». Jugurta fronce les sourcils. Il est vrai qu’il n’est pas habitué à recevoir des révélations de cet ordre. Ce qui n’est pas mon cas. Le professeur poursuit.

« Mais ce n’est pas tout. Dans cette enveloppe vous trouverez la réponse aux questions que nous nous posions lors de notre dernier entretien, à savoir comment font-ils pour anesthésier la vigilance de la population… »

Il s’interrompt soudainement puis lâche un « diantre, ils sont là, au niveau du guichet central, nous sommes repérés. Prenez l’enveloppe et sauvez-vous. Je vous recontacterai. »

À peine le temps de regarder en direction du guichet central, que le professeur Waldman s’est déjà évanoui dans la foule. Portant de nouveau notre regard dans cette direction, nous apercevons un grand gaillard, un peu malingre, tirant vers la quarantaine, les cheveux gominés, et le visage recouvert de boutons d’acné, surtout sur le nez. Sur ses épaules, deux moineaux, les yeux rouge-sémaphore, semblent parés pour le catapultage.

Jugurta le reconnaît. « J’ai vu cette tête sur le trombinoscope de Master Sitt, là où se trouvent catalogués tous les agents neoconSSioniste qui sévissent dans le secteur. Ce gars c’est Dror. Je comprends mieux pourquoi il se fait appeler ainsi, le moineau, en hébreux. »

« C’est pas tout ça mais je crois que ton Dror vient de nous reconnaître, lui aussi. Allez vite, on se taille… »


C’est ainsi que nous nous retrouvons, à la suite de quelques zigzags, à descendre la cinquième avenue. Après quelques sprints et une marche forcée, nous nous arrêtons dans un starbucks, histoire de souffler un peu. « Sil, il va falloir que tu reprennes le sport. Un petit sprint et te voilà tout essoufflé » me lance un Jugurta goguenard. « Au lieu de dire des conneries, ouvre plutôt l’enveloppe, histoire de voir ce qu’il y a dedans ».

« Tiens c’est marrant, mais en plus de toute la paperasse, il y a un sachet avec des graines ».

« Et bien je crois qu’on se penchera sur ces graines un peu plus tard », dis-je sur un ton inquiet, « car je viens de voir passer devant la vitrine du Starbucks deux moineaux à l’allure suspecte »

« Bon ben, il ne nous reste qu’une solution » me dit Jugurta. « Laquelle mon habile kabyle ? »

« Nous sommes à quelques centaines de mètres du Madison Square Park, nous y serons en sécurité ». Je lui demande si c’est grâce aux arbres.

« Non, grâce aux écureuils. Mistress Lagrette, l’acolyte de master Sitt, s’amuse depuis des années à en faire de redoutables ninjas au service de la protection de NY. Les moineaux, Thermobarriques ou pas, n’auront aucune chance face à nos samoureuils. »

« En attendant, il va falloir y arriver jusqu’au parc. ».

« Pourquoi tu dis ça », me demande Jugurta. « Parce que des moineaux nous guettent depuis l’horodateur situé devant la vitrine ».

« C’est pas grave » affirme Jugurta, « Avec un peu de chance le professeur Waldman nous a donné ces graines afin de faire face à ce genre de situations. En sortant du Starbucks, tu jettes les graines en direction des moineaux et le temps qu’ils aient fini de les picorer, on s’engouffre dans le premier taxi qui passe, direction le Madison Square Park ».

« Pas mal ! De toute façon on n’a pas le choix. Et puis je ne tiens pas à savoir tout de suite ce que ça fait de se battre contre des moineaux thermobarriques ».

Nous avons de la chance, les moineaux se jettent sur les graines et nous dans le premier cab qui passe. Une fois arrivés dans le parc nous contactons Master Sitt afin de lui faire état de notre situation.

« Don’t worry mes pingouins, je vous envoie ce qu’il faut pour vous sortir de là. En attendant, surtout ne vous éloignez pas des écureuils de mistress Lagrette ».

« Ça ne risque pas » fait remarquer Jugurta alors que je raccroche, « c’est qu’ils sont plutôt du genre collants ».

« Sois gentil avec nos amis mon Jugu car les ennuis viennent de pointer leur bec. »

En effet, à quelques dizaines de mètres de nous, une demi-douzaine de moineaux aux yeux rouge-sémaphore se sont perchés sur un arbre, mettant immédiatement nos écureuils en alerte. Après dix longues minutes d’observation, un moineau se lance dans notre direction. Un écureuil part immédiatement à sa rencontre. Afin d’intercepter le moineau il exécute une magnifique culbute dans les airs. Chose faite. Sauf que sous l’impact le moineau se transforme en une sorte de gélatine acide qui dissous sous nos yeux hallucinés l’écureuil qui cherchait à l’attraper.

« Je crois qu’on est mal là » nous disons nous. Les samoureuils sont d’accord avec nous. Ce qui n’empêche pas deux autres de nos amis de se lancer à la rencontre de deux moineaux qui viennent droit sur nous en mode rase-mottes.

Changement de tactique, après une figure acrobatique inconnue jusqu’alors, ils finissent par savater en plein vol les deux moineaux qui en s’écrasant chacun contre un arbre dissolvent le tronc provoquant ainsi leur chute au beau milieu des passants stupéfaits.

« Les moineaux se crachent pour mourir » lance Jugurta. Nos écureuils ne semblent pas trop apprécier cette poésie. C’est leur maison qui vient de s’ecrouler.

C’est là qu’une moto s’arrête à notre hauteur. « Dites-moi les mariolles, ça vous dirait de vivre ou pas trop ? » délicieusement moulée dans une combinaison en cuir de crocodile, ne laissant apparaître à travers son casque que son regard de braise, nous reconnaissons immédiatement Naibedieva, Naibed pour les intimes, une copine de master Sitt, ancien agent russe qui serait passée depuis à la VEVAK, les services secrets iraniens. « Allez montez vite, accrochez-vous et échappons à toutes ces saloperies sionistes. N’en profitez pas pour me peloter ».

C’est moi qui me colle à Naibedieva. Jugurta peste en disant « j’ai presque plus de place à l’arrière, faut vraiment que tu maigrisses. En plus avec un peu de malchance c’est moi qui me prendrai les moineaux thermobarrique sur la tête ».

« Promis Jugurta, je perdrai du muscle dès que possible, en attendant accroche-toi y, allez démarre Naibed »…

Les piafs se jettent à nos trousses au moment où retentissent au loin les sirènes des pompiers appelés suite à la chute des arbres, et où le moteur de notre grosse cylindrée se met à rugir. Nous descendons la 5e avenue. Le trafic nous empêche de dépasser les 60 km/h, nous mettant ainsi à portée du vol de nos dangereux passereaux, qui par conséquent se rapprochent de nous.

Naibed tourne alors à gauche sur la 8e rue Est puis 300 mètres plus loin à droite sur la Broadway. La circulation y est fluide. Les sémaphores nous sont favorables. Elle met les gaz et nous distançons la menace. Un kilomètre après, à la hauteur de Broome Street elle bifurque sur la droite direction l’Holland Tunnel où nous espérons nous trouver à l’abri. Un très bon choix. Plus de moineaux thermobarriques à l’horizon. Quelques kilomètres plus loin, Naibed nous dépose au pied des eXc-bureaux et repart comme elle est venue, en trombe…

jeudi 5 mars 2009

CRISE DE L’AN 9 : POUR LES BRANLEURS DE LA MAIN INVISIBLE


À l’heure de la débandade financière, en attendant que la main invisible revienne de sa longue convalescence pour cause de syndrome du canal carpien, tous les conseils sont bons à prendre, notamment celui-ci qui ne pourra qu’encourager la fluidification des placements :

« La bourse va mal alors faites-vous tatouer un euro sur le sexe. Cela vous procurera 4 avantages qu’aucun autre produit ne peut vous offrir.

1) Vous ferez croître facilement votre investissement ;
2) Vous aurez plaisir à toucher votre argent ;
3) Vous serez le seul à décider où vous le placer ;
4) Vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que votre femme vous pompe vos économies.
»

Pour tout vous dire, je ne vous cacherai pas que cette idée de tatouage n’a rien d’original. En fait elle a été pompée sur votre serviteur par sa conseillère en placements. Voilà l’histoire. Lors de notre premier cinq-à-sept, elle me demanda « c’est quoi ce gros grain de beauté que tu as sur le sexe, ce n’est pas cancéreux, j’espère ».

« Caresse-le et tu verras bien de quoi il s’agit », fut ma réponse. C’est ainsi que quelques instants après, elle vit se déployer la geste du roi Gesar de Ling, une épopée tibétaine, la plus longue de l’histoire de la littérature. Plusieurs millions de vers. Après dix années de cinq-à-sept, elle en est toujours qu’à la moitié. Ne m’en veuillez pas mais j’ai toujours préféré le savoir aux avoirs, tout en n'ayant rien contre le cumul, comment veux-tu, comment veux-tu que…

SILing

mercredi 4 mars 2009

BEN LADENNIS THE MENACE (!)


Étant donné que je trouvais pour le moins discriminant et surtout blessant le fait de ne toujours pas avoir reçu de menaces de mort, alors que je tire à boulets bleu-blanc-rouge régulièrement sur tous les tyranneaux, à commencer par ceux de l’islam, j’ai décidé de poster une annonce sur Djihad-magazine. « Penseur bien sous tous rapports, cherche petite fatwa afin de faire avancer ses ambitions littéraires, politiques, financières et sexuelles ; prière de se rendre sur le Republicoin ». Quelle brillante idée j'ai eue là ! Ça n'a pas raté.

Pas plus tard qu’hier, j’ai reçu mes premières menaces de mort de la part d’un certain Abdel Dahuron. Celles-ci visaient aussi bien votre fidèle serviteur que sa famille nombreuse. Les premiers éléments de l’enquête font apparaître qu’elles ont été postées depuis un ordinateur du cybercafé Lipp, situé avenue de l’observatoire. Afin de remercier ce brave Abdel Dahuron, j’ai bien évidemment répondu à ce courriel de menaces qui m’obligeait. Depuis le temps que j’avais des choses à dire aux tueurs à gages du petit Allah.

Très cher Abdel, tout en vous remerciant pour votre aimable sollicitude, permettez-moi néanmoins de restreindre le cadre de notre possible collaboration. Que vous souhaitiez m’abattre, je le conçois, c’est de bonne guerre. Et puis pour très mal me connaître vous ignorez par conséquent à quel point je suis aimable. Ce faisant j’accepte de bonne grâce votre courroux tout en vous priant de ne pas trembler lorsque vous manifesterez l’intention de m’occire pour la bonne raison que ma réponse ne manquera pas d’être aussi prompte que radicale.

Le point sur lequel je souhaiterais attirer votre attention concerne ma famille. Comment vous expliquer afin que vous compreniez ? J’ai trouvé ! Voyez-vous, vous avez vos sanctuaires, vos lieux saints aux coeurs de pierre, toutes choses intouchables à vos yeux. Et bien, figurez-vous que moi aussi. La vie est mon sanctuaire et ma famille est mon lieu saint. Par conséquent, toute velléité d’y porter le moindre coup est susceptible d’accueillir en retour de ma part une réponse un tantinet disproportionnée, encore que. Comment, me demanderez-vous ?

Et bien comme précisé plus haut, sur le terrain qui nous occupe, je ne connais que la loi du Metalion, sanctuaire pour sanctuaire, lieu saint pour lieu saint. Vous ne voyez pas où je veux en venir. C’est pourtant simple. Imaginez que votre victime, dont la famille aura été décimée, désespérée, se dise qu’elle n’a plus rien à perdre. Imaginez que touchée par l’aristie ou mue par la colère du berserk, aussi aveugle que de longue portée, elle contacte un vieux général russe qu’elle avait perdu de vue et qui lui-même a perdu son enfant unique sur un front islamique quelconque. Imaginez que ce dernier lui fournisse tout le nécessaire pour porter jusqu’à La Mecque un mini-engin nucléaire capable d’exploser la tête du serpent islamique. Imaginez un peu mon cher Abdel. Imaginez donc les risques qu’il y a à jouer continuellement avec les nerfs des peuples libres, à vouloir détruire ce qui leur est le plus précieux. Ne risquent-ils pas de finir par prendre quelques libertés avec leurs nerfs ?

Finalement n’est-il pas plus raisonnable d’aller boire un verre à la brasserie Lipp et de porter un toast à la paix et à la vie ? En attendant votre réponse, je vous laisse imaginer. Phoenix genma ken ! Très cordialement.


SILipp

mardi 3 mars 2009

NOS ANCÊTRES LES ICISSIENS


Je ne sais pas si j’aime bien Jamel Debbouze. D’un côté, ses sketches me font rire. Son humour me parle. Sur scène, on le sent connecté avec lui-même, entier, vrai, il y brille par son talent. Ce qui le rend drôle mais aussi attendrissant. Ce qui me rend heureux de sa réussite.

De l’autre côté, quand il parle de politique, qu’il se met à « penser », c’est une calamité. Son sens du comique vire au pathétique et celui de l’improvisation au bouffon. Notamment quand il compare les banlieues françaises au Kosovo ou qu’il embrasse un Dieudonné qui vient de saluer le public avec un Isra-heil, bras tendu, après un sketch antisémite commis sur le plateau d’Olivier Fogiel. Mais aussi lorsque parlant de ce qu’il « serait », il lâche un « j’ai grandi ici, vécu ici, je suis un icissien ».

« Icissien », ça t’arracherait la gueule de te dire Français, c’est ça ? Ça veut dire quoi « icissien » ? Un Marocain d’ici, un Arabe d’ici, un colon, un locataire, quelqu’un d’installé dans un pays dont le nom et la nationalité le gênent ? Il va falloir être un peu plus clair mon garçon car moi « icissien » je ne connais pas. Essaye au moins pour voir. « Français », allez vas-y, dis le, je suis sûr que tu peux y arriver.

Mouaif, tout ça tend à me rappeler cette manie qu’ont certains musulmans de nier l’identité des pays dans lesquels ils s’installent afin d’installer la leur. Un coup c’est tel centre d’études qui prétend que les Amérindiens sont en fait d’origine arabe. Le coup d’après c’est Dalil Boubakeur, le rectum, oups le recteur de la mosquée de Paris, qui en réponse « aux racines chrétiennes de la France » invoquées par Benoît XVI prétend que « la culture musulmane aussi a été suffisamment présente en France au Moyen Age. On ne peut exclure l’apport de la civilisation musulmane à la société française » (Le Parisien 13-09-08). Mais oui ! Mais oui !

On sait bien qu’Allah a promis le monde à l’islam et que toutes les techniques sont bonnes pour faire avancer l’agenda inscrit dans le Coran mais enfin tout même. C’est qu’il ne faudrait pas nous prendre pour des jambons. Signalons en effet à tous ces « icissiens » que le coup du « nos ancêtres les Gaulois » on l’a déjà tenter en Afrique et ailleurs, avant de nous rendre compte que jamais les indigènes avaleraient un truc pareil. « Y’a pas bon le Gaulois ».

Aussi, il faudrait quand même pas espérer nous faire avaler le coup du « vos ancêtres les musulmans ». Ça marche peut-être dans le Levant, au Maghreb et chez certains Algonquins mais pas chez nous. Chez nous, de fraîche comme de longue date, on se définit comme Européens et Français, sûrement pas comme « Icissiens »…

Un Sil français

lundi 2 mars 2009

DU NIHILISME AU ZAZEN


L’autre jour, un ami sportif de haut niveau, chez qui la lecture de mes billets provoque parfois des fractures de fatigue du côté de l’os frontal, me hèle et me dit, « que tu écrives plus vite que je n’arrive à lire, c’est suspect mais pourquoi pas, chacun sa spécialité après tout. Mais là où je ne te suis plus, c’est sur le fait que tu puisses passer autant de temps d’entraînement à réfléchir à tous ces trucs, sans claquage ni foulure. Tu te dopes ou quoi ? ».

Tout est dans l’échauffement, que je lui réponds. Je commence toujours par deux trois citations de Jean-claude Van Damme et monte après en puissance jusqu’à Alain Finkielkraut. Une fois ainsi échauffé, je m’attaque aux choses sérieuses. « L’échauffement, pfutt, je suis très bien placé pour savoir que ça ne suffit pas. T’as forcement un secret », me rétorque-t-il.

Bon, c’est vrai et puis à toi je peux le révéler. Il ne t’aura pas échappé que je traite assez souvent du marxisme, du fascisme et de l’islam. Et bien figure-toi que cela me repose énormément. Sentant mon pote au bord de la rupture d’anévrisme, j’enchaîne…

Tout comme les muscles se détendent en ne faisant rien, le cerveau se repose en ne pensant à rien. Or pour ne penser à rien, il y a deux méthodes. Une passive et une active. La première consiste à vider son esprit, fixer la flamme d’une bougie ou encore un point devant soi afin d’arrêter toute pensée. La méthode active consiste à fixer son esprit sur rien ou bien des choses qui ne servent à rien. Comme le fascisme, le marxisme, l’islam sont des exemples parfaits de nihilisme, de pensées qui ne servent à rien, y penser c’est se reposer…

Sar Sil Aurobindranath

dimanche 1 mars 2009

JAMEL, MEMBRE DU CLUB DES AMIS DU COCHON ?



Le salon de l’agriculture 2009 se clôt sur un nouveau succès en matière de fréquentation mais également sur de profondes inquiétudes. La filière porcine à travers l’association des amis du cochon se plaint de traverser « une crise profonde » due à des cours « historiquement bas ».

C’est dans ce contexte, qu’afin de relancer la filière porcine, je lui propose le meilleur spot publicitaire qui soit. Ce numéro de Jamel Debbouze avec pour slogan « le porc, un dessert à la viande »…

Car si à l’inverse du cochon, tout n’est pas toujours bon chez Debbouze, notamment ses opinions sur lesquelles je reviendrai bientôt, avouons que ses sketches sont souvent excellents, notamment celui-ci qui traite du cochon comme d’un fantasme. Du petit-lait. Un vrai délice. Aussi bon qu’un cochon de lait. De quoi lui décerner la présidence d’honneur du club des amis du cochon, non ?

Sus scrofa SILius