lundi 21 juin 2010

Mondial 2010 : Ils sont tous devenus foot ma parole (allez les bleus, les plaies et les bosses)


En 1998, la victoire d’une équipe de France qualifiée alors de « black blanc beur » était devenue, à grands coups d’envolées lyriques, celle de cette France diverse à qui l’avenir ne manquerait pas de sourire. Soit une rêverie aussi mignonne que ridicule.

10 ans plus tard, le pitoyable spectacle offert pendant l’actuelle coupe du monde en Afrique du sud par notre sélection nationale, qualifiée de « génération caillera », est vu par-ci par-là comme la preuve des « conflits ethniques » qui sapent notre république. Nous voilà passant d’un délire à un autre. N’importe quoi !

Ah cette manie de transposer sur ce spectacle sportif plus régressif que cathartique tout et n’importe quoi. Car si échec il y a (on peut toujours rêver d’un miracle pour demain et après), il est avant tout celui de nos petits apparatchiks du sport qui n’ont pas réussi à faire de cette équipe une équipe, tout simplement parce qu’ils ne se sont toujours pas adaptés à tout un tas de nouvelles données, autres qu’ethniques. On ne vous félicite pas !

SILeffrinckoucke







dimanche 20 juin 2010

Private Joke-box : mes enfants, ma bataille ? (spécial fête des pères)



Les enfants ne sont une possession, une citadelle à prendre, ou des objets de sujétion, que pour les égoïstes, les immatures et les imbéciles. Tout simplement parce qu’ils appartiennent à la Vie et ne nous sont confiés qu’un très bref instant afin qu’ils puissent recevoir tout notre amour.

Aussi, bien qu’après t’avoir écouté me démonter en pleurant, va sans la moindre crainte, puisque seul leur (votre) intérêt a toujours compté pour moi. Va, je ne te ferai pas une Balavoine, je n’engagerai aucune force dans cette misérable forme de guerre qui vous a toujours hanté et qui vous hantera à jamais…

Sun tSIL

samedi 19 juin 2010

Aphreurisme révélateur


Ce qu’il y a de positif lorsque quelqu’un vous prend tout,
c’est que vous êtes certain de vous retrouver avec ce que vous êtes…

SILamproclès

Aphreurisme avec un gros coefficient de marée


A vida é como o mar.
Hà marés cheias e marés baixas,
mas sempre com alguma coisa para apanhar

SIL Sargaceiro

La vie c’est comme l’océan.
Il y a des marées hautes et des marées basses,
mais toujours quelque chose à ramasser

vendredi 18 juin 2010

Misogyne, tu quoque mi Sili ?


Madame Quidam me fait part de son malaise. « Dites-moi mon cher Sil, j’ai beau vous savoir à la pointe du combat féministe, bien plus enragé parfois sur ce terrain que nos chiennes de garde, je ne peux m’empêcher de penser que certains de vos billets, et plus particulièrement les derniers en date, versent un tantinet dans la misogynie ? C’est que cela ne vous va pas au teint. Que vous arrive-t-il, mon petit gars ? »

Ah ma bonne-dame Quidam, si vous saviez ; si vous saviez à quel point la misogynie m’est étrangère. Étrangère, oui. Cependant, pour ne rien vous cacher, apprenez également que j’ai toujours détesté les mielleuseries de toutes sortes, et que par conséquent mon féminisme est tout bonnement l’un des fronts de mon engagement humaniste. Car au fond, je fais rarement ce genre de choses pour plaire ou pour expier quoi que ce soit, mais plutôt par conviction. Sans compter que je ne voudrais pas que mes admiratrices les moins matures pensent que je suis une sorte de couille molle françoyse qui dirait toujours oui à sa bourgeoise. Aussi, féministe, oui, mais pas moins mâle.

C’est que des fois, je me sens déjà suffisamment greluche comme ça. Vous en connaissez beaucoup des gaillards qui avouent avoir pleuré une demi-douzaine de fois sur le film « Titanic » de Cameron, et pire encore sur « Full Contact », lors de la scène finale, celle où la police militaire française relâche Jean-Claude Vandamme afin qu’il rejoigne sa nièce dont il a promis de s’occuper après l’horrible décès de son frère.

Greluche mais également femme. Ne faites pas cette moue-là, voyons. Je n’y peux rien. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu le sentiment qu’une partie de moi murmurait, chantait et hurlait comme une femme, une partie de moi que je n’ai jamais vécu comme un corps allogène, bien au contraire. Voilà à quel point je me sens étranger à toute forme de misogynie.

D’ailleurs, histoire de tout vous révéler, mes intimes, ceux qui connaissent mon passif (passé ou récent) avec ce côté obscur du matriarcat qu’est la paranoïa gyniste (les hommes, le monde, la vie, sont mes ennemis, et mes enfants ma seule véritable propriété), s’étonnent parfois que je ne fasse pas preuve d’un peu plus de misogynie. Je leur réponds en général que lorsque l’on sait faire la part des choses, on fait la part des choses. Oh, ce n’est pas l’envie qui me manque quelques fois d’envoyer balader toutes les femelles en leur disant « démerdez vous avec vos véritables ennemis », et laissez-moi avec cette douce ribaude bien plus douée que vous pour le réconfort. Oui mais voilà. Le fait que les femmes aient leur folie propre à traiter, et qu’un certain nombre d’entre elles savent très bien nous rendre dingues, n’enlève rien au fait que nos mères, nos sœurs et nos filles ont des droits pour lesquels nous devons tous nous battre. Moralité, macho ma non troppo…

John Stuart Sill

jeudi 17 juin 2010

Femme de caractère : entre Gwenhwyfar et Penthésilée, mon cœur aura balancé


Un homme au caractère bien trempé se doit d’aimer une femme de caractère, à plus forte raison lorsque notre gaillard est d’origine galicienne (voir plus bas). Toutefois il y a caractère et caractère. Celui de la guerrière celte ou celui de l’Amazone, soit celui d’une alliée de l’homme ou alors celui d’une ennemie de ce dernier. Une problématique qui remonte à la plus haute antiquité.

En effet, dans ces temps anciens où se déclamaient mythologies grecques et celtiques, deux images similaires dans la forme mais profondément différentes dans le fond marquèrent les esprits des hommes du continent européen.

L’image de mes aïeules qui en Galice, en Grande Bretagne et en Gaule, étaient capables de partir au combat aux côtés de leurs époux, autant dévêtues qu’eux, formant ainsi avec leurs conjoints des couples aussi unis que nus dans l’amour comme dans la guerre. Des femmes de lutte, au caractère de bronze et d’acier, fières, éprises d’amour comme de liberté, mais néanmoins alliées des hommes. Les héros celtes en ont fait des reines et des déesses dignes de tous leurs exploits. Elles les méritaient.

L’image de l’Amazone, originaire du centre de l’Anatolie (Turquie actuelle), pour qui l’homme est un ennemi à combattre ou à soumettre, un vulgaire reproducteur, dont la fille sera destinée à porter la même malédiction que sa mère, et le fils à devenir un misérable esclave après avoir été aveuglé ou estropié. L’image de femmes envoûtantes au point que même les héros grecs (Achille ou Héraclès) succombèrent à leur charme. À leur charme mais aussi à leur rage et à leur folie puisque toutes leurs histoires d’amour avec des reines amazones se soldèrent par des drames, ceux-ci finissant par tuer leur Amazone, soit la plus grande défaite de nos héros hellènes. Lever la main sur sa femme, aussi impitoyable soit-elle, quelle piteuse défaite, en effet. On n’a jamais enseigné l’art de l’esquive au héros de la mer Egée ou quoi ?

aSIL, sorti tout défait mais néanmoins victorieux des griffes de PenthéSILée

Addendum : à lire également, « le syndrome de l’amazone » ainsi que l'intéressante vision de « Penthésilée » par Heinrich von Kleist.


Gwenhwyfar (Guenièvre) reine de Bretagne (keira Knightley dans « The King Arthur)

mercredi 16 juin 2010

Aimer la sagesse au propre comme au figuré


« Dans tous les cas, mariez-vous. Si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux ; et si vous tombez sur une mauvaise, vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l’homme. » Socrate

Avouons tout de même que certains types de Xanthippes, aux prénoms trompeurs, vous feraient plus facilement tutoyer les sommets de la folie que ceux de la sagesse. Cela dit, dieux que c’est bon la folie, des fois. Ah les femmes ! Enfin…

SILamproclès

mardi 15 juin 2010

Hommes-Femmes, faisons donc l’amour, pas la guerre.


Je ne sais pas pour vous, je ne sais pas si c’est l’un des effets de la crise, mais autour de moi le nombre de couples qui volent en éclats me rappelle les chiffres des liquidations d’entreprises en 2009. Encore l’autre jour, l’un de mes proches, particulièrement proche, me faisait état de son dépôt de bilan conjugal, avec une histoire, ma foi, qui m’en rappelle décidemment pas mal d’autres. Une nouvelle affaire de guerre des sexes. Expliquons nous.

Il fut un temps jadis (à vrai dire, un temps pas vraiment caduc) où beaucoup trop de crétins immatures, pas tout à fait sortis des jupes de leurs mères, se mariaient en trouvant normal de couiner sans cesse, parce que le repas n’était pas prêt, leur chemise pas repassée, les gosses pas torchés, la bière pas assez fraîche, les potes pas assez souvent à la maison, et patati, et patata… et qui ne comprenaient pas que leurs femmes leur signifient de fréquents ras-le-bol. Ne comprenant pas, n’étant pas enclins au compromis, ou à supporter les états d’âme d’une bonne femme, ces bougres-là abandonnaient femme et enfants et s’en allaient voir ailleurs si l’herbe était plus verte.

Il est désormais une époque, la nôtre (qui tout bien considéré, ne date pas d’aujourd’hui), où un certain nombre d’éternelles gamines, dont la vie n’est qu’une suite de caprices visant à meubler une maison de poupées, trouvent normal de râler sans cesse, au prétexte que leurs bons cons de maris, qu’elles traitent comme de vulgaires « seconds », ne font preuve de jamais assez de compréhension, ne sont pas assez ceci, pas suffisamment cela, ne leur font pas ci, ne les emmènent pas là, et pourquoi ci, et pourquoi pas ça… et qui s’étonnent que leurs tendres époux leur signifient parfois un sérieux ras-le-bol. Ne comprenant pas, n’étant pas disposées au compromis, ou à supporter le moindre état d’âme d’un bonhomme, ces bougresses-là répudient ceux-ci en leur ravissant les enfants, ces merveilleux Instruments de la Vie au son desquels ils aimaient tant se réveiller chaque matin et se coucher chaque soir.

Vivement qu’hommes et femmes soient en mesure de signer un traité d’entente cordiale…

AxSIL Rose content d'apprendre que la ravageuse Shy'm est susceptible de le comprendre car "elle sait", au moins, elle...

lundi 14 juin 2010

Humour belge juif


Pourvu que le petit Julien parvienne à éteindre la mèche qui menace de faire exploser notre bonne vieille Belgique...

Juste une petite pensée pour notre chère Belgique avec une bonne blague belge juive :

Dans une caserne, un attroupement. Le commandant ordonne que les Wallons se rangent à sa gauche et les Flamands à sa droite.

Trois juifs lèvent alors la main et demandent « et les Belges, où qu’ils se rangent ? »

SILiégeois sans crème chantilly

dimanche 13 juin 2010

Private joke-box : « nao voltarei a ser fiel »



À ma demande toute personnelle, voici un autre titre (voir dimanche dernier) emblématique de la scène pop-love portugaise, l’incontournable « nao voltarei a ser fiel » du groupe « santos e pecadores » dont je vous parlais déjà une fois précédente. Traduction ci-dessous :

« Je me suis donné dans la nuit, le rôle principal. Je suis entré dans une pièce, sans savoir bien laquelle. Aujourd’hui je serai l’amant qui te verra danser. Demain, l’âme errante qui ne manquera pas de t’abandonner.

Non, je ne serai plus jamais fidèle, fidèle…

Je recherche la folie dans la nuit illusoire. Oublier un jour de plus d’une vie dérisoire. Peu m’importe ce que tu pourras bien prétendre. Je représente la vérité que j’aurais décidé. Non, je ne serai plus jamais fidèle, fidèle… »

En portugais :

« Fiz-me na noite, actor principal. Entrei numa peça, nem sei bem qual. Hoje sou o amante, que te vê dancar. Amanha o errante, que te vai deixar.

Nao, nao voltarei a ser fiel, fiel.

Procuro a loucura, na noite fingida. Esquecer mais um dia, de vida vazia. Nem sequer jà me importa o que possas dizer, represento a verdade, que eu bem entender. Nao, nao voltarei a ser fiel, fiel
. »


SILberto SIL