mercredi 14 juillet 2010

Viva la RévoluXion sexual-democrata : la partouze républicaine géante, une manifestation qui fait pschitt ou presque (Ce n’est que partie-fine remise)


Il est beau le pays de Don Juan, du marquis de Sade, du french kiss et des french lovers, c’est moi qui vous le dis. « Impossible n’est pas Français », parait-il. Que de la gueule, oui ! Ah ça, pour se démonter la trogne à coup de gnole, il y a du monde qui se bouscule dans les apéros géants. Mais pour un bon gros câlin, quasiment personne qui se déplacerait. Pendant un instant, j’ai vraiment cru que j’allais me retrouver tout seul pour cette première grande manifestation sexual-démocrate. Merci pour ce grand moment de solitude.

Je n’avais certes pas choisi la facilité. Et l’on peut même dire que tout allait contre ma brillante initiative. Tout d’abord notre président vénéré qui avait décidé d’installer sa tribune officielle au pied de l’obélisque de la place de la Concorde, notre point de rendez-vous. Copieur ! Ensuite, les éléments. Particulièrement contrariants que ces éléments. Un vrai déluge. De quoi doucher tout désir, y compris le plus brûlant. Cela dit, il suffisait de faire preuve de patience. L’amour n’est-il pas patient comme l’enseigne la Bible ? Une option que je semblais être le seul à prendre puisque vers 13 heures, pas l’ombre d’un partisan de la révolution sexual-démocrate ne m’avait rejoint aux abords de l’obélisque. Les sexuels-démocrates français sont d’un frileux, je vous jure.

Cependant, ne craignant ni le ridicule, ni la mise à l’épreuve de la foi inébranlable que je nourris envers l’être humain, je décidais d’attendre, là, sous une pluie battante, qu’un miracle se produise. Miracle qui finit par se produire. Et oui, gens de peu de foi, il se produisit bel et bien ce miracle.

Vers 15 heures, accompagnant une éclaircie, une limousine d’une blancheur immaculée s’arrête à ma hauteur. Un couple à l’allure angélique descend de celle-ci puis accomplit le geste délicat que vous pouvez voir sur la photo, référence évidente au tableau d'Eugène Delacroix où la Liberté, sein nu, guide le peuple. Le signal révolutionnaire sexual-démocrate, et l’invitation à m’engouffrer dans le carrosse, ne peut pas être plus explicite.

Je trouve à l’intérieur de la limousine, des gens à l’évidence aussi délicats que de qualité. Pour preuve, les présentations comme les échanges préliminaires sont des plus agréables. François, qui se présente comme le secrétaire général de cette cellule révoluXionnaire sexual-démocrate, m’annonce qu’un partisan particulièrement fortuné s’est proposé, au vu des conditions climatiques, d’accueillir l’événement dans le somptueux jardin exotique qu’il entretient à l’intérieur des monumentales serres attenantes à son manoir situé à une heure de Paris. Notre bon secrétaire général, visiblement de gauche, tient à préciser que malgré le décorum ancien régime, tout a été fait pour que l’aspect républicain de la manifestation soit préservé. Pour cela des invitations ont été adressées aux diverses cellules sexual-démocrates sans distinction de lieu et donc de catégorie sociale. Quant à moi, en guise d’invitation, me fut réservée cette sympathique surprise.

Ces doux propos se trouvent confirmés dès mon arrivée dans cette très belle propriété castrale. La centaine de partisans de la révoluXion bonobo, qui un peu plus loin discutent chaleureusement autour d’un apetissant buffet, semblent bien d’origines aussi diverses que variées. Tout cela reste donc on ne peut plus républicain. Me voilà soulagé, du moins d’un point de vue politique.

Je m’approche de cette assemblée en suivant mes compagnons de route. L’aboyeur m’annonce alors, me laissant tout surpris. Les partisans se tournent vers moi, tout sourires, puis applaudissent. Me voilà intimidé. Ils viennent vers moi en même temps que je vais vers eux. C’est beau. Ils me saluent, m’embrassent, me touchent. J’aime ça. Les regards sont emplis d’excitation mais aussi et surtout d’émotion. De cette émotion propre aux pionniers impatients de poser le pied et surtout les mains sur un nouveau monde à découvrir, à caresser, à chérir. Car oui, ce qui s’annonce est nouveau. Même si tout cela n’est pas encore très clair dans leur esprit, ils savent qu’il ne s’agit en rien d’une vulgaire expérience libertine de plus. Non, il s’agit de quelque chose de beaucoup plus grand, d’infiniment plus beau, de véritablement révolutionnaire. Ils commencent d’ailleurs à me presser de questions. D’autres réclament un discours. Très justement, les partisans de la république des sens réclament du sens. Ils ont raison. Le moment est venu. Venons-y.

L’hôte de ces lieux, avec qui je m’entretiens, m’informe qu’il a prévu à cet effet une petite estrade en forme de coquille Saint-Jacques renversée, à l’image de celle que l’on voit sur la représentation d’Aphrodite sortant des eaux par Botticelli. C’est un peu kitch mais bon. Je grimpe sur la conque d’Aphrodite. Ça m’excite. Je frémis légèrement des testicules, comme tout homme qui s’apprête à prononcer un discours important, et me lance enfin, maître de moi, même si je sens poindre une légère turgescence.

« Mes amis, très chères amies. Oui point de retenue. Faisons comme le ciel d’aujourd’hui. Lâchons-nous ! Donc, chers amis, compagnons, partenaires. Vous ici, moi là, pourquoi ? C’est simple.

Sauf à réduire l’humain à ses moments d’égarement, il est clair que l’humain est beau, que l’humain est bon, que l’humain est foncièrement aimable. C’est une évidence. Par conséquent l’humain mérite de tout recevoir, surtout le meilleur, ne serait-ce que parce que l’humain est fait pour le don, le don de soi, le don de ce qu’il possède, le don et le contre-don. Donner, recevoir, toutes choses qui expliquent pourquoi le bonheur de l’être humain est bien plus lié à la qualité de ses échanges qu’au simple fait de posséder. C’est ainsi que face à cette certitude se pose un problème qu’il convient enfin de résoudre.

Alors que tout ou presque se redistribue, que dire à ceux qui sont frappés par la misère affective, par l’indigence des sens, par un assèchement progressif ou forcé de toute sensibilité à l’autre ? Les inviter à s’y habituer ? À l’inverse, que faire lorsque la nature nous a généreusement doté en capacités affectives, en inclinations émotionnelles et appétences sensuelles ? Tout garder pour soi, des moitiés de soi, ou ces autres avec qui tout commerce ne viserait qu’une satisfaction égoïste ?

Non ! Pour citer l’inattendu, rappelez-vous de cette sentence biblique qui demande « qu’as-tu fait de ce que tu as reçu ? ».

Oui ! Il nous faut donner. Il nous faut échanger, faire circuler tous ces remèdes à l’assèchement ou à la douleur, que son l’affection, l’amour, le plaisir partagé ; faire circuler ce fluide fécond qui découle de l’interpénétration des êtres.

Se pose toutefois, une autre question, fondamentale, elle aussi. Celle du respect du libre arbitre. Cet échange doit être volontaire, faute de quoi nous passerions d’une société du cloisonnement à celle du viol, l’autre extrême à combattre. L’individu doit être prêt à donner et à recevoir. Le sujet ne doit jamais devenir un objet. Aussi l’ouverture se doit d’être une démarche consciente. Et en ça, le communisme-sexuel ne doit pas devenir plus tolérable que l’égoïsme-sexuel. D’où le concept médian de sexual-démocratie.

Ces principes et ces limites posées, passons à l’action, aujourd’hui, dès la fin de ce discours, mais aussi demain, à travers une proposition concrète en faveur de laquelle je vous invite à militer.

Demandons aux autorités d’accorder le droit à tous les citoyens qui souhaiteraient s’insérer dans le projet sexual-démocrate, de s’inscrire dans un fichier géré par les services de la Sécurité Sociale. Services dont les ordinateurs mettront en relation deux fois par mois, par tirage au sort de numéros d’affiliés, des paires de citoyens afin qu’ils partagent un moment privilégié d’échange et d’ouverture à l’autre. Parallèlement, il sera possible aux adhérents de signifier à ce service de la Sécurité Sociale des options d’ordre homosexuelles ou bisexuelles, afin que le tirage au sort soit adapté en conséquence. Bien évidemment, on admettra que l’échange ne soit pas toujours total, pour des raisons d’absence absolue d’attrait. Néanmoins, compte tenu de la démarche d’ouverture à l’autre, il conviendra lorsque le cas se produira que ce moment se fasse tout de même le plus agréable possible.

Pour terminer et pour des raisons que vous comprendrez, je n’inscrirai pas cette démarche dans le cadre républicain de la fraternité et ne vous appellerai pas par conséquent mes frères ou mes sœurs, le tabou de l’inceste étant une avancée civilisatrice non négligeable, mais plutôt dans celui de la libre association, du partenariat ou du compagnonnage. Aussi, chers amis, très chers partenaires, compagnes, compagnons, me voici tenté de conclure par un vive la république bonobo mais aussi la Liberté, l’Egalité, et le Partenariat.
»

Ouf, voilà la partie verbeuse terminée, me dis-je lors du point final. La fin de mon discours est accueillie par des jets de vestes, de cravates et de chemises. Deux, trois soutiens-gorge traversent également les airs. François, dont j’apprendrais plus tard qu’on le surnomme « la souche », se dirige vers moi. Il me félicite à moitié amusé. « Bravo pour le discours ! Bravo pour le concept ! »

Je le remercie en répondant tout aussi amusé que je me suis limité à l’essentiel. À titre d’exemple, je n’ai pas abordé la notion bonobo d’apaisement des tensions sociales par le biais de micro-partouzes au sein des entreprises ou plus massives au sein de collectivités territoriales en crise. « Ce sera pour une autre fois », me dit-il en rigolant avant de me lancer un « place à la garden-partie-fine », le tout accompagné d’une tape sur l’épaule.

La suite peut se résumer à ce qui était prévu au programme. Un bel et grand moment d’échange et de partage, où des liens plus ou moins profonds, plus ou moins durables, furent tissés. Je suis pour ma part pas peu fier d’avoir tout, absolument tout, donné. J’ai bien évidemment beaucoup reçu, les mercis faisant particulièrement chaud au cœur.

En partant, notre très agréable hôte, psychanalyste de son état, me demande quel déclic a mis fin à la période de latence idéologique qui transparaissait dans mes écrits, en somme ce qui m’a finalement fait sauter le pas et tout le reste. Vous le saurez demain…

SIL Invictus

mardi 13 juillet 2010

« Ja sei namorar » bande originale officielle de la urban-partie-fine du 14 juillet



Demain lors de cette merveilleuse manifestation populaire, libérale, sociale et jouissive que ne manquera pas d’être la partouze républicaine géante du 14 juillet, place de la Concorde la bien nommée (rendez-vous autour de l’obélisque, sur et sous les coups de midi, là où tout sera à son zénith), résonnera plein tubes le titre présenté ci-dessus.

La superbe chanson « ja sei namorar » des Tribalistas, un trio brésilien composé de Arnaldo Antunes, de la délicieuse Marisa Monte et du plus connu Carlinhos Brown, où il est question d’apprendre à flirter, à aimer, et où le refrain déclame tout simplement « je ne suis de personne ; je suis à tout le monde et tout le monde me veut du bien. Je ne suis de personne ; je suis à tout le monde et le monde entier se fait mien. » Amen...

SILberto SIL

lundi 12 juillet 2010

Mondial 2010 : une finale très orange mécanique


Nous avons beau savoir que le hooliganisme fait partie des spécialités néerlandaises, ce n’est pas une raison pour accepter que la bande de Bataves qui leur sert d’équipe nationale se comporte à l’image de ce qui se fait de pire en matière de supporters. 9 cartons orange, vu que la plupart d’entre eux méritaient bien plus le rouge que le jaune, c’est tout de même beaucoup. Un jeu très orange mécanique qui a transformé ce match en finale de Kung Foot.

Nous nous sommes même demandés si cette ancienne colonie espagnole avait des comptes à régler avec sa vieille métropole. C’est vrai, pourquoi tant de haine ? À un certain moment, vu la violence des coups, nous avons même craint de devoir faire provision d’oranges espagnoles pour les apporter en prison à certains joueurs néerlandais.

M’est avis qu’il va falloir mettre ces oranges amères au régime thé vert. Avec un zest d’agrumes, ce sera très bon pour ce qu’ils ont…

El SIL

dimanche 11 juillet 2010

Mondial 2010 : après l’oracle de Paul le Poulpe, il manquait celui de Paul Jorion (au rayon oraclures de marc de café).


- Très chers amis, auditeurs et lectrices, c’est avec une joie non dissimulée que je vous informe de la présence à mes côtés du professeur Paul Jorion pour une interview eXceptionnelle. Oui, oh oui, Paul Jorion, oui, le Paul Jorion qui dès 1804 avait anticipé la crise des subprimes et l’Ecopalypse aussi horrible qu’infernal qui consume le monde entier dans un feu des plus dévastateurs depuis maintenant deux ans. Oui, Paul Jorion, l’archange de l’économie, grand pourfendeur des chevaliers de l’apocalypse financier. Grâces lui soient rendues. Mon dieu ce que je suis ému.
- Merci mon ami. Je partage votre émotion à mon endroit.

- Paul, mon paupaul à moi que j’ai, dites-moi, dites-nous, oh oui, dites-nous, quelle issue voyez-vous pour cette finale qui décidemment tient en haleine le monde entier, règne animal inclus ?
- Je vois un match nul.

- Un match nul dites-vous ?
- Oui, l’Espagne va perdre, très logiquement à la suite des mauvais choix de développement qu’elle a fait, à savoir tout miser sur la bulle spéculative immobilière qui l’a entraîné là où elle est, un ravin économique, moral, sociétal et sportif. Quant à la Hollande, cette nation de spéculateurs impénitents, qui se permet de ramener sa morgue dans cette pauvre Afrique du Sud qui a tant souffert de la présence de ses colons, il est normal qu’elle perde afin de payer sa dette à l’histoire. CQFD, match nul, donc, car de toute façon, dans le système actuel, en tout, la formule consacrée « à la fin profit égal zéro » reste de rigueur !

- Mais ce serait là quelque chose de totalement inédit en matière de football. Un match nul en finale de la coupe du monde, vous n’y songez pas.
- Personne ne me croyait lorsque j’annonçais l’enfer économique que nous vivons actuellement. Or nous y sommes. Il est par conséquent normal que le visionnaire que je suis doive combattre la cécité ambiante et insistant sur le fait qu’à court terme nous sommes tous morts, à plusieurs reprises et dans d’atroces souffrances, y compris en matière de football.

- Merci Paul.
- Je vous en prie mon ami.

Jacques MarSIL

Voir également les épisodes précédents :
1) Ecollapse ou simple grippe E : « la crise de 1929 n’aura pas lieu » par Pierre-Antoine Delhommais.
2) La rumeur du Monde et de la Galaxie : Paul Jorion face à Jean-Claude Casanova.

samedi 10 juillet 2010

Rappel : partouze républicaine géante du 14 juillet autour de l’obélisque de place de la Concorde


Considérant que les apéros géants c’est déjà has-been, sans compter que le besoin de boire pour tisser du lien social c’est toujours un peu triste ;

Considérant que l’on a vu poindre ici et là des apéros plus sectaires, du genre avec ou sans alcool, halal ou bien au lard, introduisant du ressentiment là où il ne devrait y avoir que de l’amour ;

Considérant que la présidence française a mis un terme à la traditionnelle garden-party élyséenne ;

Le collectif « non aux républiques bananières, oui aux républiques bonobos » décide d’organiser le 14 juillet prochain, place de la Concorde la bien nommée, la première urban-partie-fine de l’histoire de France. Oui, la garden-party c’est fini, vive la urban-partie-fine ! Un événement (réservé aux majeurs) qui tournera résolument le dos à toute forme de mauvais sentiments. Lien social assuré ! Venez nombreux et n’oubliez pas les préservatifs.

Bien évidemment nous invitons les autorités compétentes, non seulement à accorder les autorisations nécessaires, mais également à manifester sans retenue l'enthousiasme que ne manquera pas de leur inspirer cette merveilleuse initiative…

Pour vous inscrire sur le groupe Facebook dédié à l’évènement, c’est par ici…

SIL théoricien de la sexual-démocratie.

vendredi 9 juillet 2010

Burqueen « I want to burq free » : le voile, elle s’en taquine le barbu, au nez et à la barbe du prophète (in bed without Mohammed)



Et oui… le port du voile, elle s’en fait un récital de joyeuses… chose qui m’eXcite… voili voilou !

Un attentat allah-pudeur tout en doigté
par SILidim le Magnifique.

N’hésitez pas à faire un tour par « le coin voili voilou », il vaut son pesant de tissu.

jeudi 8 juillet 2010

Tristes Tropiques : ce grand enfant qu’est le Blanc a besoin de totems à sa taille.


Ouh là là ! Madame Quidam n’est pas seule à ne pas avoir apprécié ma petite guerre des étoiles astrologique. Vu le nombre de réclamations, on peut même dire que le ciel étoilé m’est tombé sur la tête. Ce qui ne m’enlève pas l’envie de rire pour autant. On peut même dire que là encore, mes gènes aussi bien africains qu’importés du nouveau monde s’esclaffent à qui mieux mieux. Pourquoi ? Pour la très comique raison suivante.

Alors que dans certaines tribus dites primitives, des individus se donnent pour totems des végétaux ou des animaux plus ou moins familiers, chez nous, en occident, les penchants primitifs des grands enfants que nous demeurons s’expriment en s’arrogeant pour totem des constellations. Et oui, rien de moins que des amas d’étoiles, situés à des milliers d’années lumières, qui se lèveraient chaque matin avec pour principale préoccupation celle d’écrire le destin de brochettes de crétins d’hominidé. L’humain comme nombril de la galaxie. Mais oui, mais oui ! Comique, non ?

Remarquez, nous ne sommes pas les seuls, puisque d’autres tribus dites hautement civilisées, en Asie notamment, aiment bien péter, d’un point de vue totémique, beaucoup plus haut, mais alors à un point cosmique rarement atteint, que leur cul.

Non, moi, en bon primitif un tantinet mesuré, je préfère m’attacher des esprits familiers. C’est ainsi que dans la famille nos totems se résument au poirier, dont le fruit nous est interdit, et à la mésange, notre oiseau préféré. Un drôle de passereau, aussi grégaire qu’indépendant, discret qu’effronté, sociable et au caractère bien trempé, sédentaire mais doué pour l’exploration, sans compter ses facultés langagières exceptionnelles, et sa curiosité débordante. J’adore les mésanges, mésanges gardiennes…

ParuSIL Major

Addendum astrologique : histoire de me montrer aussi Blanc qu’honnête, j’avoue qu’il y a bien un système astrologique auquel j’adhère corps et âme. Il s’agit de l’astrologie cannoise (cliquez ici pour la découvrir)…

mercredi 7 juillet 2010

Tristes tropiques : « Le grand Portugalois » ou votre Silounet d’amour selon Nostradamus (histoire de nostradamuser la galerie).


Madame Quidam, l’une de mes commentatrices privées, arrivée depuis peu sur ce Blog, est une coriace. C’est souvent le cas chez les astrologues assoiffées de pouvoir ou d’influence sur celui-ci. Une ambition qui pousse même certaines à obtenir le titre de docteur ès sociologie, en Sorbonne. C’est dire.

Madame Quidam, donc, mécontente que je me sois fait les griffes sur ses astres dans mon billet birman de lundi, et histoire de me convaincre des vertus de ses vieilles lunes, déposa hier sur mon iBureau une thèse assez intéressante pour que je vous la soumette.

Voyez-vous, un quatrain de Michel de Nostredame, dit Nostradamus pour les intimes, parlerait ni plus ni moins de moi. Il s’agit du VI 85, l’un des quatrains dont l’action se situerait entre 1999 et 2025. Il y est dit ce qui suit :

La grande cité Tharse par Gaulois
Sera détruite, captif tous à Turban
Secours par mer grand Portugalois
Premier d’esté le jour du sacre urban


Clair comme de l’eau de roche, n’est-ce pas ? L’analyse classique de ce quatrain indique, d’après Madame Quidam, qu’Istanbul, la grande cité Tharse, sera détruite par les Français, à cause des prisonniers de l’islam, avec le secours d’un grand chef portugais ou brésilien qui arrivera par mer entre la Saint Urban (25 mai) et le premier jour de l’été (21 juin).

Mais voilà, après avoir lu tous les billets d’un Blog qu’elle qualifie de révélation, sans oublier mon côté solaire qui lui aurait tapé dans les mirettes, Madame Quidam me fait savoir que cette analyse classique est de toute évidence erronée. L’analyse suivante lui paraissant plus juste.

Le « grand Portugalois » est bien pour moi, étant donné que je fais 180 cm de haut, fait rare pour un Tos, que je fais référence sans cesse à mes ancêtres gaëliques de Galice ; et puisqu’il ne peut s’agir de ce naze de Saramago, qui bien qu’ayant été aussi bresilophile que moi, et bien que prix Nobel de littérature, n’en a pas moins discrédité toute sa pensée en comparant la Cisjordanie à Auschwitz. Tout comme il ne peut être question ici de José Barroso, le président de la commission européenne, qui après avoir plombé les comptes portugais du temps où il gouvernait, s’est permis d’infliger une amende au Portugal pour dérapage budgétaire une fois à la commission. Le « grand Portugalois » c’est donc bien moi, vu que je suis aussi l’un des Gaulois du Quatrain.

Quant à la destruction d’Istanbul par les Français, chose pour le moins étrange, il est fort probable que le véritable sens ne soit rien d’autre que les conséquences de ma capacité à ruiner les efforts de la Turquie dans son désir de passer la sublime porte de l’Europe. En convainquant par exemple mon gouvernement de s’y opposer puisque ce pays retient toujours en otage la mémoire des victimes du génocide qu’il a perpétré entre 1915 et 1923 et qu’il porte en lui la fureur du Turban. Du coup la destruction de la grande cité Tharse n’est sans doute qu’une métaphore pour ce bout de Turquie d’Europe qui ne sera jamais le pont rêvé pour les ambitions turques.

Pour l’outre-mer, il s’agit sans doute de l’océan numérique où je navigue, et la mention au fait que le serveur qui m’héberge se situe dans le nouveau monde…

Mouais ! Mouais ! Bof ! Chère Madame Quidam, apprenez que tout cela ne m’impressionne guère. Mon bon maître Cabantous, professeur d’histoire moderne dans cette même Sorbonne où l’une de vos consoeurs a obtenu son diplôme de sociologie, nous avait déjà prévenu sur un ton goguenard à la veille de nos partiels, ceux autour de la Saint Urban, que s’agissant de Nostradamus, à bien y chercher, on finirait par trouver les résultats à nos examens. J’ai préféré réviser.

Par conséquent, je vous demande, chère Madame Quidam, non pas de déposer la suite de votre thèse, ni vos honoraires mais plutôt une lettre de démission, demain matin, sur mon iBureau.



SIL plutôt grand comme Portugalois

mardi 6 juillet 2010

Tranche de vie à Harare : Mugabe a solution à tout.


- Comrade Bob, Comrade Bob, vous nous avez bien dit qu’en cas de problème, quel qu’il soit, nous pourrions toujours compter sur votre incommensurable sagacité ?
- Oui, en effet. Que t’arrive-t-il, mon grand ?

- Je crois que j’ai attrapé la chtouille lors de notre récent voyage à New York avec une call girl du cru. Présentement, me soulager est devenu un supplice zoulou.
- Quoi ! Ne vous avais-je pas prévenus, toi et tes petits camarades, qu’il vous faudrait éviter tout commerce avec les femelles de Babylone la grande ?

- Effectivement Comrade Bob, effectivement ? Mais c’était trop tentant. Je venais de subtiliser la carte de crédit d’un infâme diplomate occidental assis sur la même travée que nous. Alors j’ai nourri l’envie concomitante et concupiscente de faire d’une pierre deux coups. Mais me voilà maintenant avec ce problème fort gênant.
- Bien joué en effet, à ceci près que la sorcellerie des prostituées de Babylone la grande est vraiment puissante. Te voilà renseigné à tes dépens. La prochaine fois tu écouteras mes avertissements.

- D’accord mais que faire à présent ?
- C’est simple, il te suffit d’avoir des rapports sexuels avec une vierge. Sa pureté lavera ta souillure.

- C’est ce que j’ai fait dès notre retour, Comrade Bob, mais cela n’a pas fonctionné.
- C’est qu’elle n’était plus vierge alors. Ah, toute cette corruption morale que ces démons de Blancs parviennent à introduire dans nos merveilleux pays et qui fait qu’un pauvre père ne peut même plus être certain de la virginité de ses filles. Qu’ils soient maudits, tous, absolument tous ! Elle avait quel âge cette traînée ?

- Treize ans.
- Quoi, treize ans, et même plus vierge ! Démons de Blancs ! Tu as fait exécuter cette immonde perverse, j’espère ?

- J’ai préféré faire preuve de mansuétude Comrade Bob. Je l’ai placée dans un bordel de la capitale afin qu’elle prenne conscience de tout le mal qu’elle a causé à l’honneur de sa famille mais aussi qu’elle s’est fait à elle-même.
- C’est bien, mon grand, c’est bien. La magnanimité est une grande qualité. Tu feras un éventuel futur bon père pour notre belle nation. Sinon pour ton problème, au lieu de perdre du temps à chercher des vierges qui se font rares, je te conseille d’exproprier un Blanc de ses terres ou de son entreprise. C’est assez efficace contre la chtouille également.

- Merci Comrade Bob ! Merci infiniment ! Mais je viens également pour un autre problème, plus politique, cette fois-ci. La production agricole a encore baissé dans le district de Mutare.
- Bon, bon, ne mélangeons pas tous les problèmes. Agissons avec méthode. Combien de propriétaires blancs reste-t-il encore dans ce district ?

- Un seul Comrade Bob ?
- Et bien voilà la source du problème. Il suffit par conséquent d’exproprier ce parasite leucoderme pour que la production remonte.

- C’est qu’elle a tout de même chuté de 15 %, Comrade Bob !
- 15 %, en effet, c’est beaucoup. Raisonnons un instant, veux-tu. Voilà ! En plus de l’expropriation, tu ordonneras à nos services locaux de dégoter quinze vierges du coin, prises comme d’habitude parmi les filles de nos adversaires, que nos camarades placés à la tête des exploitations confisquées aux Blancs seront chargés de fertiliser, afin qu’un cycle procréatif vertueux s’enclenche conséquemment. Bon, ça c’est fait. Sinon, dis comme ça en passant, qu’as-tu fait de la carte de crédit que tu avais récupéré à New York ?

Frederik Courtney SILous

lundi 5 juillet 2010

Tranche de vie à Naypyidaw : le général Than Shwe a le feu nucléaire au cul (la junte a peur)


-Dis-moi Anawrahta, mon brave chauffeur en qui j’ai toute confiance, c’est moi où il plane en ce lieu comme un climat d’insécurité ?
- Malgré les 11 000 mille soldats, en rangs serrés, ici présents, généralissime Than Shwe (NDLR : chef de la junte Birmane) ?

- Oui ! Par les onze feux du Malheur, rien n’y fait. J’ai beau avoir convoqué pour ce petit défilé protocolaire le nombre de soldats correspondant aux conseils de mes numérologues, je continue à percevoir la manifestation de vibrations maléfiques. Elles sont là, tout autour de nous. Je les sens. Elles m’assaillent. Elles m’étouffent. Je me sens tout flétri, comme vidé de mon puissant mana fertilisateur. Mais d’où viennent-elles ? Pas du troufion lobotomisé et zombifié par mes mages, qui me sert d’absorbeur d’ondes négatives et qui se trouve à côté de toi, en tout cas. Mais j’y pense, ce n’est pas toi, au moins, mon brave Anawrahta, en qui j’ai toute confiance, qui pervertis mon fluide magique, hein ?
- Ah non maître des légions célestes. Impossible que cela vienne de moi. Même si j’étais capable d’une telle infamie, je vous rappelle que vous détenez toute ma famille en otage dans l’une des caves du complexe résidentiel où se trouve assignée Aung San Suu Kyi. Par conséquent vous savez que vous pouvez avoir toute confiance en moi.

-Je ne comprends pas alors. J’ai pourtant écouté toutes les recommandations de mes plus proches conseillers. Mes généraux ont recruté autant de soldats qu’il y a de moines dans ce pays, 400 000. On ne sait jamais. Des fois qu’ils se mettraient, par je ne sais quelle diablerie, à se transformer en moines Shaolin, dotés de superpouvoirs. Mes fengshuirbanistes m’ont invité à déplacer notre capitale, à quitter Rangoon pour ce trou perdu au centre du pays histoire que les courants dominants de notre commandement aussi suprême que bienfaisant ne rencontrent aucun obstacle. Mes mages m’ont conseillé d’enfermer ce démon d’Aung San Suu Kyi au cœur d’un vortex d’énergie tellurique afin d’aspirer sa puissance karmique, et pouvoir mieux l’assaillir d’incantations yadaya (NDLR : sorte de Vaudou Birman). Et mes numérologues m’ont fait savoir que depuis 2009 le chiffre qui préside à la destinée de la Birmanie est le 11, ce qui nous a fait condamner, le onzième jour du onzième mois de cette année 2009, à 11 heures, le reste des traîtres à la nation à 65 (6+5=11) ans de prison chacun. Toutes choses qui devraient garantir la paix et l’harmonie dans notre éternel empire. Cependant rien n’y fait. Je perçois l’avenir comme incertain. Des forces maléfiques nous préparent un mauvais coup. Je le sais. Je le sens. T’es certain que ce n’est pas à cause de toi, au moins, mon brave Anawrahta, en qui j’ai toute confiance ?
- Vos très saines inquiétudes s’expliquent peut-être par l’incapacité de vos astrologues à prévoir les révoltes de 2007 ou encore la récente naissance d’un éléphant tout blanc (NDLR : symbole de renouveau et augure de changements politiques pour la junte).

- Ah, ne me parle pas de ce sacré éléphant de malheur, ni des manquements de ces satanés astrologues. Ces fêlons, devenus incapables de voir les menaces qui pèsent sur notre merveilleux pays, après s’être laissés corrompre par les forces du mal, l’ont d’ailleurs payé de leur personne. Mais je m’en veux, un peu, il est vrai. J’aurais dû me montrer plus sage que le grand bouddha de la miséricorde, qui finalement n’a pas su contenir mon juste courroux. Je n’aurais jamais dû les fusiller jusqu’au dernier. Car en attendant qu’advienne une nouvelle génération d’astrologues débarrassée de toute corruption démoniaque, me voilà réduit à demander conseil sur des dossiers techniques à mes seuls numérologues. C’est qu’il n’y a rien de plus pénible à écouter, que les ratiocinations d’un numérologue sur un dossier technique.
- C’est bien vrai ça, ô digne continuateur de l’empire Birman. Ils voulaient faire passer, pour des raisons de sécurité spirituelle, tous les boulons de vos voitures officielles de douze millimètres à onze, mais aussi les moteurs de douze à onze soupapes. Choses impossibles à trouver, même en Corée du Nord.

- S’il n’y avait que ça. Inspiré par le génie de nos vaillants ancêtres, j’ai décidé de lancer notre programme nucléaire, dont le feu suprême est le seul capable de nous protéger des onze flammes du malheur karmique. Et bien figure-toi, que d’après mes numérologues, pour que le programme fonctionne, il me faut bâtir 11 sites de production, avec 92 centrifugeuses (9+2=11) dans chacun de ces sites. Pire encore, il faut absolument que le principal matériau fissile dispose d’un numéro atomique en somme de 11 ou de 9, notre autre chiffre fétiche. Or des isotopes avec un chiffre à base de 11 ça n’existe pas. Quant à l’uranium 234 (9), tout seul, il ne sert à rien. Quelle malédiction. Tu n’aurais pas une idée des fois.
- Sur le plan nucléaire, pas trop. Par contre j’aurais fait abattre l’éléphant blanc par un crétin de touriste occidental que l’on aurait introduit après ça, complément drogué, dans la résidence de Aung San Suu Kyi afin de la rendre responsable aux yeux du peuple et des moines de ce sacrilège infâme.

- Bonne idée mon brave Anawrahta. Très bonne idée. Tu as gagné le droit de voir ta famille ce week-end.

Thakin SIL

Addendum gratuit : Au rayon tyrannic park, ne pas manquer « mes fous rires made in Pyongyang »

dimanche 4 juillet 2010

Maria Bethânia, la voix de mon Anima


Aujourd’hui je vous traduirai trois chansons de Maria Bethânia, dont l’indispensable cédé live « ao vivo » (le DVD l’étant tout autant) tournait en boucle chez moi, il n’y a pas si longtemps. Le 18 juin, jour de son anniversaire.

Maria Bethânia, comment vous dire… en fait, rien, je crois que je l’aime trop pour vous en parler, na ! Plus sérieusement, quand elle chante, elle me laisse coi, ses chansons épousant à la perfection les sentiments que je vis ou que j’ai pu vivre à certains moments de ma vie, à tel point que je la considère depuis longtemps comme la voix de mon Anima.

Aussi vu que j’ai encore toutes ses chansons qui me trottent dans la tête depuis le 18 juin, comprenez que je demeure coi. Le mieux c’est juste que je vous la fasse écouter.

Le choix des chansons a été extrêmement difficile, chacune d’entre elles étant un joyaux quasiment indissociable de la rivière de diamants mélodiques qui s’écoule de ses lèvres. Enfin, je vous en ai pris trois. Les voici.

SILberto SIL

Fera férida ( fauve blessé).



Je n’y changerai rien ; mon cas est sans la moindre solution ; je suis un fauve blessé ; dans mon corps, dans mon âme et dans le cœur…

J’ai tout arrêté ; j’en suis sorti en vie ; mes rêves et mes habits ; déchirés lors de cette sortie. Mais me voilà blessé ; étouffant mon gémissement ; après avoir été la cible parfaite ; en plein cœur maintes fois atteint.

Animal farouche ; domestiqué oublie le danger. Je me suis laissé tromper ; et même par toi manipuler.

Je sais ; toute la tristesse qui fut mienne ; mais même ainsi on vit ; périssant d’amour à petit feu.

Je sais ; le cœur pardonne ; mais n’oublie pas aisément. Et je n’ai rien oublié.

J’ai beaucoup trop marché ; sans jamais regarder derrière moi ; libre de mes pas ; animal indompté, sans cap, ni amarres. Je me suis senti bien seul ; trébuchant sur mon chemin ; cherchant un abri ; une aide, une place, un ami.

En animal blessé ; par l’instinct motivé ; j’ai effacé toutes mes traces. Vaine tentative d’oublier.

Je sais ; que les fleurs étaient vrais ; même si elles n’ont pas résisté ; aux tempêtes qui se répètaient.

Je sais ; les cicatrices parlent ; même si les mots taisent ; ce que je n’ai pas pu oublier.

Je n’y changerai rien ; mon cas est sans la moindre solution ; je suis un fauve blessé ; dans mon corps, dans mon âme et dans le cœur…



Emoções (émotions).



Lorsque je suis ici ; je vis ce merveilleux moment ; rien qu’en te regardant ; et toutes ces émotions ressentant. Elles sont déjà si nombreuses ; des moments que je ne suis pas près d’oublier ; des détails d’une vie ; des histoires que j’ai raconté ici.

Des amitiés, j’en ai trouvées ; des mélancolies, j’en ai laissées. Et parfois je t’ai permis ; de me voir pleurer, sourire.

Je sais tout ce que l’amour ; est capable de m’offrir. Je sais, j’ai souffert ; mais ne cesserai jamais d’aimer ; car si j’ai pleuré ou si j’ai souri ; l’important c’est que des émotions, j’ai vécu.

Aussi, me voilà ici ; revivant ce merveilleux moment ; juste en face de toi ; les émotions se répétant ; en paix avec la vie ; et tout ce qu’elle m’apporte ; avec cette foi qui me fait ; un peu trop optimiste ; et si j’ai pleuré ou si j’ai souri ; l’important c’est de garder son coeur bien vivant…



Explode coração (que mon cœur explose).



Inutile de tenter dissimuler ; faire semblant ou cacher ; ce qu’il est impossible d’occulter. Toutes ces choses que je ne puis plus taire ; puisque l’éclat de ce regard ; t’a trahi et m’a remis ; ce que tu cherchais à contenir ; ce que tu refusais de m’avouer ; et qui me tourmentait.

Inutile d’avoir peur ; de pleurer, de souffrir ; se donner, se perdre et se retrouver ; face à tout ce qu’est la vie…

Ce que je souhaite, c’est de pouvoir m’ouvrir ; afin que cette vie me pénètre enfin ; comme s’il s’agissait du soleil ; déflorant l’aurore. Je veux sentir la douleur de ce matin.

Naître, rompre, déchirer ; possédant mon corps et alors ; moi qui pleure ; qui adore ; qui hurle… Comme une folle, hallucinée et enfant ; sentant mon amour qui se repend. Impossible de tenir bien plus longtemps ; que mon cœur explose maintenant.