jeudi 10 février 2011

Egypte : « le père de la terreur » changera-t-il de camp ? (Abou al-Hôl en a ras-le-bol)


Abou al-Hôl
en a ras-le-bol...


NaSILreddin Hodja

« Le père de la terreur », Abou al-Hôl en arabe, est le surnom que l’on donne au Sphinx de Gizeh.

Illustrations de John Sherffius (ci-dessous) et de J.D. Crowe (ci-dessus)

mercredi 9 février 2011

Nouvelle estocade du CRAN-d’arrêt : Agatha Christie au pilori


Sur nouvelle proposition du CRAN, le Politcorrectburo de notre glorieux pays a décidé de renommer les « dix petits nègres » d’Agatha Christie.

La Nouvelle-Pravda annonce que des manifestations de joie transportent actuellement les masses populaires.

Kliment VoroSILov (illustration chipée chez CGB)

mardi 8 février 2011

Nouvelles expressions de la langue française : « on se croirait place Tahrir »


Hier, en visitant l’un de mes chantiers en cours, ne voilà-t-il pas que je tombe sur l’exemple type du chantier foutoir. Pas moyen de retrouver le moindre outil.

Allez savoir pourquoi, la première expression qui m’est venu à la bouche a été : « c’est quoi ce bazar, on n’est pas place Tahrir, ici ». Allez comprendre, personne n’a saisi l’allusion. Je suis entouré de médiocres, sniff !

SIL Meier’s Tycoon

lundi 7 février 2011

Moyen-Orient : Intégrer les islamistes dans des coalitions gouvernementales, en voilà un raisonnement bien de chez nous


« En Egypte, en Tunisie ou ailleurs, il faut intégrer les islamistes au jeu démocratique ainsi que dans des coalitions gouvernementales », voilà ce que l’on entend souvent ces temps-ci, soit le raisonnement typique du gogaulois moyen, et autre Miquai d’Orsay, qui prend les barbus pour de vulgaires communistes bien de chez nous, solubles dans un étatisme à la française.

Une connerie de neuneu qui ne comprend rien à la nature de ce très vieux totalitarisme d’inspiration pseudo-divine qu’est l’islam.

SILidim le Magnifique

dimanche 6 février 2011

Private joke-box : jeu de mains pas vilain pour le nouvel an chinois (Qian Shou Guan Yin par Tai Lihua)



Afin de fêter le nouvel an asiatique voici la « danse de Guan Yin », déesse de la miséricorde, connue également sous le nom de bodhisattva à mille bras, menée par la resplendissante danseuse sourde-muette Tai Lihua. Un sublime jeu de mains du chorégraphe Zhang Jigang. Sublime à ravir.

Mon grand-père maternel dont une partie de son sang provenait de Macao m’a dit un jour que « les Chinoises ne sont pas toujours belles mais quand elles le sont, leur beauté éblouirait l’éclat du jour ». Une maxime transmise de pères en fils, sans doute depuis Macao.

Il avait raison. Cette photo de la danseuse Tai Lihua est aveuglante de vérité (cliquez pour agrandir). Vite, un petit coup de collyre, histoire de finir sur cette autre danse de Tai Lihua. « L’esprit du Paon ».

SILóng Tài-Yáng

samedi 5 février 2011

Révolte égyptienne : humour juif à destination des voisins égyptiens


A l’attention des émeutiers égyptiens : Chers amis égyptiens, vous êtes priés de ne pas abimer ou de détruire les pyramides. Nous ne les reconstruirons pas. Bien cordialement. Les Hébreux.

Version originale circulant sur le Net « Dear Egyptian rioters, please don’t damage the pyramids.
We will not rebuild.
Thank you. »

SILomon

vendredi 4 février 2011

Révolution ou révolte arabe : Mohamed Bouazizi, l’homme qui a mis le feu aux poudres (la minute hommage)



Révolte arabe : et si tout cet embrassement, n’était finalement qu’un feu de paille dont nos cousins Arabes ont le secret ?


Petite réflexion, bien plus circonspecte que douteuse, qui m’est venue subrepticement en observant des fumeurs, civils et militaires, de narguilé.

En gros, on crame et fume tout, un bon petit coup, avant de s’en retourner vers un nouveau tyran, ou bien l’ancien…

C’était la minute politiquement incorrecte.

NaSILreddin Hodja

jeudi 3 février 2011

Nouvel an chinois : pour emballer les filles, préférez les carottes aux salades (des carottes, ça tombe bien, c’est l’année du lapin)


Bonne année du lapin : selon des chercheurs des universités de St Andrews et Bristol, il existerait une relation entre la couleur de la peau et l’attractivité, les teintes jaunes étant perçues comme plus saines et attirantes. Ils ont également établi que les pigments jaunes (caroténoïdes) de certains fruits et légumes jouent un rôle clé dans le jaunissement de la peau. (Pour en savoir plus…)

SILvilagus

mercredi 2 février 2011

Révolution égyptienne : l’influence de la France se fait sentir (reopen Tahrir)


En Egypte, au moins une chose est d’ores et déjà certaine. L’influence de la France ou plutôt du français se fait sentir de façon indéniable. Les « Moubarak dégage » qui s’affichent ici et là sont donc une excellente nouvelle pour la Francophonie.

À moins que cela ne soit la preuve de l’implication des services secrets français dans cette révolution égyptienne. On comprend mieux ainsi le silence de notre gouvernement. Pire encore, doit-on y voir l’estampille d’une confrérie de francs-maçons bien de chez nous, cherchant à damer le pion aux confréries plus locales des frères musulmans ? Hein ? Hein ? Reopen now !

OSSil 117

mardi 1 février 2011

Affaire Louis Ferdinand Céline : l’affaire d’état d’un étrange pays.


Etrange pays que le notre. Etrange pays où la création n’est pas une affaire d’auteur mais une affaire d’état. Etrange pays où à l’heure de l’indignation participative et obligatoire, d’aucuns ont choisi de s’indigner du fait qu’un Céline, un temps condamné à l’indignité nationale pour ses agissements, soit privé d’une dignité qui lui serait due en vertu de son œuvre. Etrange pays où un homme se doit d’être jugé pour ses romans plutôt que pour sa biographie : une vie marquée par la haine, au cours de laquelle ce nazi français, après s’être déclaré « l’ennemi numéro un des Juif », appela à l’élimination des Juifs. Etrange que ce pays de cocagne ou tout va cul par-dessus tête.

Mis à part ça, histoire d’y aller de mon petit commentaire, et puisque j’ai la nuit devant moi, insomnies oblige, disons que je n’ai jamais pu encadrer Céline, étant donné que même en matière de littérature, j’aime bien voir à qui j’ai affaire. J’ai en effet pour habitude de contempler les portraits des écrivains que je m’apprête à lire. Or là, rien de bon. Avec Louis-Ferdinand Céline nous avons droit aux traits épais de la brute. Une face de dégénéré, celle du fin de race, histoire d’employer une terminologie qu’il appréciait tant.

A la limite, son pseudo m’a suffisamment excité pour le lire. Que voulez-vous j’ai toujours aimé les prénoms en –ine, Caroline, Clémentine, Marine, Céline. Pas assez cependant pour voyager avec son roman jusqu’au bout de la nuit, du moins éveillé.

C’est que malgré tout, j’ai lu du Céline. Histoire de ne pas insulter, ni ma curiosité, ni mon intelligence, ainsi qu’en vertu de la jurisprudence Voltaire. Il est vrai que s’il fallait écarter du regard les écrits de tous les antisémites ou racistes bien de chez nous, on ne lirait pas grand monde. Or Voltaire, ses égarements judéophobes mis à part, n’en vaut pas moins le détour pour tout le reste. Ce qui n’est pas le cas de Céline.

Comme je le disais plus haut, son roman phare ne m’a pas tenu éveillé toute la nuit. A peine le début. Malgré le style parlé, je n’ai pas accroché, et l’ennui fut le seul voyage que m’offrit Céline. Le premier soir, je tenais quarante pages avant de m’assoupir. Le lendemain je me motivais en me disant, allez, encore quelques feuillets, histoire de découvrir le prochain des dessins de Tardi qui illustraient la version que j’avais en main. Trente pages plus loin, je le posais définitivement, en lâchant un « quel ennui », agacé par le sentiment d’être mené en bateau par un auteur chez qui déborde un nihilisme de plus déprimants. Bref, je n’y ai trouvé aucun génie, sinon mauvais. Bonne nuit.

SILine