lundi 4 février 2008

APHREURISME EN RUINES



Un gouvernement totalement ensablé,
des promesses réduites à l’état de vestiges,
soit par conséquent et comme prévu,
une politique de civilisation disparue



Indiana SIL

dimanche 3 février 2008

LA LUTTE DES CLAQUES


Sacrée loi des séries. Depuis quelques jours, j’ai carrément l’impression d’être dans un film de Bud Spencer et Terence Hill. Après les promesses sarkozyste qui claquent entre les doigts de ceux qui l’ont élu, la claque prise par les Marchés Financiers, celle ayant sonné la Société Générale, un Michel Rocard qui claque la porte de sa Commission « machin » et moi qui parle de l’aller-retour de la main invisible et de tecktonik des claques, voici qu’un enseignant, prenant exemple sur l’ancien ministre de l’éducation François Bayrou en campagne électorale, s’y met également.

Outre le fait que mes conneries ne doivent pas toujours être lues au premier degré, sans pour autant condamner cet enseignant dont je connais que trop bien les conditions de travail, rappelons que si en 1887 un règlement pris sous Jules Ferry précise « qu’il est absolument interdit d'infliger aucun châtiment corporel » c’est pour que cette facilité éducative cesse d’être une norme acceptable.

Car au-delà des idées, sans doute inspirées par l’angélisme rousseauiste sur la nature humaine, qui sont à l’origine de ce règlement, je me contenterai d’exprimer mon étonnement devant tout raisonnement qui considèrerait comme normal l’utilisation d’une violence sur un enfant que l’on se refuserait à appliquer sur un adulte. Je sais bien que les enfants, les femmes et les plus faibles en général, ça sert à se défouler mais quand même… faut pas pousser mémé dans les orties.

Si en général on réfléchit à deux fois, après avoir soupeser l’adversaire, avant de lui appliquer un soufflet, après « un connard » servi par celui-ci, je ne comprends pas l’absence de retenue quand il s’agit d’un enfant. C’est pas que je sois un farouche opposant, loin de là, à la petite tape sur les fesses ou sur le museau comme le ferait une maman chat, voir au trait d’oreilles d’un chenapan qui refuserait d’entendre raison, mais je préfère quand même ne pas trouver cela « normal » ou allant de soi, et garder mon droit à la honte face à la défaite que constitue le fait d’en arriver à ces extrémités-là.

Car l’on ne me fera pas croire qu’un gamin faisant la moitié du poids d’un adulte et disposant du quart de ses aptitudes au langage, ne peut pas être mouché par la parole ou se voir sanctionner par une loi autre que celle du plus fort.

Cela étant dit, se pose une autre question à laquelle tous nos commentateurs se refusent. Qu’en est-il du gamin non plus de 6e mais plutôt de 4e ou de 3e, qui aussi costaud voir plus que ses professeurs masculins et surtout féminins, use consciemment de cet atout pour établir un rapport de forces à son avantage. Que fait-on des professeurs menacés, insultés, malmenés par ce genre de petits gaillards. Ces professeurs doivent-ils se laisser malmener, n’user que des ridicules outils scolaires de sanction face à ces gamins qui savent très bien qu’ils ont pris le dessus sans risquer grand-chose en retour, et qui en jouent auprès de leurs petits camarades, voir s’en servent pour établir sur ceux-ci un pouvoir absolu, aux dépens de l’Auctoritas des adultes…

Et oui, il est une chose de s’en prendre à plus faible, de prendre un souffre douleur pour défouloir et une autre de calmer des velléités de toute puissance ou de se défendre de petits caïds en cours de maturation.

Personnellement, à taille égale, face à un gamin qui se sent suffisamment en position de force pour insulter, menacer ou malmener son professeur devant un groupe d’élèves, je considère que le professeur doit être en droit de répondre y compris par une bonne torgnole. Car une chose que l’on oublie souvent, c’est qu’à l’école, le professeur n’affronte pas que des individualités mais surtout des phénomènes de groupe. C’est qu’il a un banc de piranhas en face de lui, notre bon enseignant, une meute de vélociraptors qui l’observe et l’analyse en permanence, attendant la faille pour la transformer en crevasse. Souvenez-vous de tous ces professeurs que l’on a su, collectivement, rendre totalement chèvres et ce en des temps bien plus sereins pour ceux-ci…

Je me souviens de cette prof de math que des classes énervaient exprès parce qu’étant corpulente l’énervement la faisait transpirer énormément ce qui embaumait la pièce d’une âcre odeur de sueur. Odeur qui permettait à la classe suivante de débouler en chantant (PUB) « Air Wick, une bonne claque aux mauvaises odeurs ». Comme quoi, les claques, on y revient toujours et quand ce ne sont pas les adultes, ce sont les gamins… le mythe de l’homme et l’enfant bons par nature prenant au passage une bonne grosse claque salutaire.

Le petit Sil de l’Aveyron

ADDENDUM du 07-02 : Cette fois-ci c’est carrement un inspecteur d’academie de l’Eure qui gifle un delegué de parents d’élèves qui avec un autre parent, délégué lui aussi, exigeaient un entretien seance tenante. Mais là, une gifle administrée par un inspecteur à un adulte excité venu en force avec un petit camarade, mérite forcement le respect. Mes respects Monsieur l’Inspecteur…

samedi 2 février 2008

UN PEU D’EUROPE ELOIGNE DE LA NATION, BEAUCOUP TROP Y RAMÈNE


Jean Jaurès, républicain socialiste et patriote déclara en son temps "un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d’internationalisme y ramène ". Un constat visionnaire que je rappelle aux immigrationnistes quand ils contestent le droit de la France à décider de qui rentre ou pas chez elle, mais aussi aux centralistes de Bruxelles pour qui l’Unionisme semble être devenu un TOC.

Si je vous dis ça, c’est parce que ce n’est plus tenable. Le déni de Démocratie m’a fait jeter l’éponge. Leur conception de l’Europe me met Knock-Out. K.O. comme cette Marianne sur nos nouveaux timbres en l’honneur de l’UE, qui étrangement ressemble à ces personnages de BD dont on a figuré l’étourdissement suite à un coup violent par des étoiles tournant autour de leur tête. J’en suis là moi aussi…

J’en suis là alors que je suis un Européen convaincu, convaincu de vivre au sein de « la Maison Europe » une communauté de destin avec les autres membres de ma famille européenne, alors que j’ai voté Oui à Maastricht et son Euro ainsi que Oui au Traité constitutionnel. Bien que travaillé par les doutes, après lecture de celui-ci, annexes y compris, j’y avais vu un bon compromis. Un compromis que je pouvais juger sur pièces à l’inverse du plan B de nonistes qui sentait beaucoup trop le foutage de gueule comme on l’a vu.

Tout ça pour dire, que j’y réfléchis à plus de deux fois quand il s’agit de l’Europe, à qui j’estime devoir une bonne partie de mes 3P chéris, Paix, Progrès, Prospérité. Mais là, ça ne va plus !

Vous me direz, j’avais bien senti que le Traité mis à la porte reviendrait par la fenêtre. Auquel cas j’avais prévenu que bien que oui-ouiste, pour respecter au-dessus de tout le vote populaire, je n’avalerai pas la couleuvre, que dis-je, le boa constrictor qui viserait à étouffer la volonté des Peuples. Or c’est ce qu’ils ont fait.

Au lieu de mettre en place une assemblée constituante qui aurait, sans doute abouti à un compromis du même ordre avec en plus une légitimité démocratique indéniable, voici que l’on préfère négocier par-dessus les Peuples démontrant ainsi que le foutage de gueule existe tout autant dans le camp du Oui, et démontrant surtout l’existence d’un Unionisme compulsif susceptible de nier les Peuples, leurs Etats Nations et la Démocratie.

Un Unionisme qui aboutira à ce rythme, sauf violente réaction inverse et en chaîne, à ce que les Etats européens finissent par disposer de moins de pouvoirs que les Etats brésiliens ou plus sérieusement ne disposent plus de leur pleine souveraineté contrairement aux Etats américains, et ce alors que ces deux Nations se sont construites, contrairement aux nôtres, sur le Fédéralisme. Incroyable non !

Et bien non ! Si c’est cette Europe que vous voulez, ce sera sans moi car pour me voir accepter le piège de l’engagement décisionnel, il faut qu’il soit doux et charmant ce qui n’est pas le cas ici. Déçu de la victoire du Non mais attaché au respect du choix exprimé, je dis Non à cette Europe et souhaite que les véritables démocrates en fassent de même au lieu de marier la chèvre et le chou, comme on le fait dans mon Parti Socialiste.

Quelle honte que cette pantalonnade, où l’on va à Versailles pour s’abstenir. La démocratie reconnaîtra les siens. Si encore vous aviez mis nos con-concitoyens devant leurs ambiguïtés, j’aurais compris. En effet voici que 55% des votants disent non en 2005 au Traité constitutionnel mais votent au premier tour des présidentielles de 2007 à 80% pour des candidats du Oui…

« Aussi mes chers concitoyens, vous comprendrez que nous puissions légitimement nous interroger sur les motivations anti-chiraquiennes du Non, plutôt que sur le fond de la question et que démontrant encore une fois que vous n’êtes pas mûrs pour la démocratie participative, nous en concluions que la démocratie représentative, y’a pas mieux et que par conséquent nous allions discuter de tout ça entre gens sérieux à Bruxelles pendant que vous vous occuperez des Soldes ».

Oui, ce discours tout en ne me faisant pas changer d’avis sur le nécessaire respect du vote de 2005, je l’aurais compris.

Sûrement pas cet autre où « étant garants de la démocratie, participative y compris et du vote populaire, nous allons par conséquent nous asseoir sur votre vote, en permettant à un texte similaire à celui que vous avez rejeté, de passer au Congrès grâce à notre abstention ». Magnifique foutage de gueule, qui ne manquera pas de vous revenir comme un boomerang en pleine poire.

Aussi, vous comprendrez aisément que je me refuse à un tel déni de démocratie et rappelle avec d’autres que « QUAND ON DIT NON, C’EST NON ! » sinon c’est du VIOL.

MisSIL Patriot

PS1 : je signale au passage que si notre président s’était engagé, avant son élection, à débloquer la situation par un nouveau Traité, celui-ci s’était engagé parallèlement à tenir compte de ce que le Non exprimait… ce qui ne semble pas être le cas avec ce traité dit « simplifié »

PS2 : Le Comité National pour un Référendum appelle à un grand rassemblement populaire aujourd’hui Samedi 2 février à 14h30, Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13° - M° Porte d’Ivry : http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/

Egalement le lundi 4 février à Versailles - Rendez-vous à partir de 14h avenue de Sceaux, angle avenue du Général de Gaulle, à proximité des gares de Versailles Rive Gauche et Versailles Rive Droite.

vendredi 1 février 2008

DE FIL EN FIL : QUI EST LE SIL ?


Le SIL est double, le SIL est triple, le SIL est tout. Acclamez-le ! Comme tous les super héros, le SIL a une face diurne, le Syndicat de l’Ironie Libérée. En tant que tel, il se moque, il titille par amour de la France et désir d’éternité démocratique. Mais le SIL a aussi une face nocturne. Il est la Super I-heros League. Sous cette forme, le SIL opère sur le Net. Il est la Ligue des super-héros électroniques.

Il y compte par exemple le « Surfeur d’Argent », héros condamné à parcourir l’inframonde numérique à la vitesse du mega-bit ou plus récemment Automan. Ce héros numérique qui vient de nous rejoindre sera chargé de matérialiser tout ce que le SIL tapotera sur son clavier.

Son plus grand représentant restant cependant Spider-Iman, le super héros qui jette ses toiles sur la Toile, afin de sauver le monde. Et oui, rien que ça ! Je suppose que vous voulez connaître son repère secret ?

Puisque vous le valez bien, sachez que le repère secret du SIL se situe quelque part sur les îles Kerguelen, quelque part… Je ne vais pas non plus tout vous révéler tout de même ! Voici pour son portrait physique. Qu’en est-il de sa pensée, qu’a-t-il dans la tête ?

Sachez que le SIL a tout dans la tête, l’Europe, le Monde, l’Univers. Oui, le SIL est tout, le SIL n’est rien, c’est dire à quel point il est tout. Oui, le SIL est mégalo mais le SIL est aussi la modestie incarnée. Il est d’ailleurs champion intergalactique de modestie. D’aucuns vous diront que le SIL ne se prend pas pour de la merde. Ils ont raison mais doit-on préciser que le SIL est à l’œil ce que le poil de cul est à l’anus. Or le SIL n’est pas un poil de cul. Le SIL est génial.

Oui le SIL est tout mais avant le Tout, le SIL a la France en tête, la France et les Français. Le SIL est patriote ou plutôt dans sa version de gauche non-phallocrate, Matriote. Le SIL aime la langue française. Par contre le SIL nie à la convenance bourgeoise le monopole du bon parler, du bien écrire, du vrai Français. Pourquoi ? Parce que le SIL est fils de paysans, enfant de l’aristocratie ouvrière, un pécore fier de l’être, un mange merde. C’est d’ailleurs parce qu’il en connaît le goût, qu’il peut arguer de ce qui est moins merdique pour la République. Cette filiation fera du SIL un être fin, grossier, abrupt, nuancé, beauf comme bobof. Le SIL est donc le Peuple.

Toutefois, si le SIL est enfant du petit peuple, il emmerde le populisme, le paternalisme aussi bien de gauche que de droite. À quoi cela se verra ?

Au fait que si le SIL tape sur nos représentants et surtout sur nos candidats, le SIL tapera plus fort encore sur le Peuple parce qu’il n’oublie pas que le pouvoir procède « du Peuple, pour le Peuple, par le Peuple ». Et puisque la source du pouvoir réside dans le Peuple, il est normal que la source du pouvoir soit la plus titillée. Ne serait-ce parce que les représentants du Peuple sont à son image.

C’est pour cette raison que le SIL souhaite une représentativité nourrie par un Peuple éclairé par les savoirs, tous les savoirs, le goût du pluralisme, éclairé par le sens de notre devise « liberté, égalité, fraternité ».

Le SIL prône que seul les savoirs élèvent l’Homme contrairement à l’accumulation de biens ou de désirs, exempte de sens. Le sens est pour le fait que l’accumulation de biens doit et peut participer à l’élévation spatiale de nos sociétés, si cette accumulation est pensée. Cependant le SIL n’est pas scientiste puisqu’il sait que le Savoir n’est pas un but mais un chemin.

Le SIL ne croit pas dans les utopies et autres solutions miracles. Il établit et affirme l’évidence que seul un système complexe est apte à gérer la complexité humaine et que ce système « quantique » s’appelle la République, une démocratie représentative, avec des hommes et des femmes chargés de réfléchir à plein temps, à notre place, sur les questions qui importent à nos sociétés.

Vive le SIL, Vive la République, Vive la France.

jeudi 31 janvier 2008

« COMME DES CONNARDS... »


On m’accuse de-ci de-là, sur la chaîne télé du Hezbollah, à moins que ce ne soit dans le « New York Times », le « Picaros de Caracas » ou dans Libé, je ne sais plus, de taper sur les immigrés et leurs rejetons indignes plus qu’indigènes de la République. C’est vrai ! Je vais me gêner tiens ! Sans compter que je ne suis pas près de m’arrêter.

Cependant afin de couper court à toute poussée de duvet bien-pensant, je m’en vais de ce pas de clavier préciser ma pensée, ce qui me permettra de retaper sur les immigrés sans avoir à répondre de vos états d’âmes hypocrites.

Car à vrai dire, histoire de mettre tous les connards, de bords extrêmement opposés, dans le même sac une fois pour toutes, ce qui m’emmerde vraiment, c’est de nous voir coincés entre la canaille et la racaille parce que les partis politiques au lieu de rappeler ce qui va suivre préfèrent caresser ce qu’ils estiment être leur électorat naturel.

En effet il convient de dire à la racaille qui s’est vue offrir les mêmes outils scolaires d’ascension sociale que les autres, outils qu’elle préfère cramer plutôt qu’utiliser, qu’elle n’est que de la merde liquide de la pire espèce et qu’elle n’a plus qu’à aller fermenter dans la fosse septique de son choix ou bien qu’à saisir les mains que bien gentiment la République tend pour leur donner une seconde chance.

Mais il m’importe aussi de faire comprendre à tous les employeurs suffisamment cons pour ne pas se rendre compte qu’un Karim qui a réussi à tracer sa route, à se former, malgré des conditions de vie pas toujours cajolantes et en déployant 10 fois plus d’efforts que la moyenne, vaut 10 fois plus qu’un quelconque Kevin qui s’est vu livrer son Bac en boite, son diplôme d’école de commerce de la même façon par son papa et son emploi par les réseaux de ce dernier. Cet employeur qui ferme ses portes à Karim est non seulement un pauvre con mais surtout de la vile canaille.

Car quand je vois que l’on ferme les portes à Karim pour les ouvrir à Kevin, j’ai comme envie de plonger ces employeurs-là dans la même fosse à purin que celle où j’ai mis la racaille puisque ces deux branches pourries gâtent d’une même façon la grandeur de notre République.

En effet, si la racaille met à mal notre sens de l’hospitalité en utilisant l’excuse des discriminations subies par Karim pour ne rien foutre d’autre que « le Dawa », la canaille met à mal notre postérité par le risque de conflits de tous ordres, en amalgamant aussi bien dans la tête des gauchos que des fachos ou, pire encore, de Karim, des individus qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.

Faits qui me poussent, en conclusion, à chanter à la canaille comme à la racaille ce magnifique refrain de la chanson de Michael Youn…

«tumtumtumtumtum-tum-tum-tum-tumtumtum…tumtumtumtumtum-tum… Comme des connards ! »

Aussi je demanderai à ce que la Droite cesse de caresser sa canaille, la Gauche sa racaille, que l’on mette le nez de tous ces merdeux sur le fruit de leurs entrailles et que l’on avance enfin. Merde à la fin !

SIL vidangeur polonais de fosses septiques

mercredi 30 janvier 2008

LE SYNDROME DE BEYROUTH


En cette saison propice à l’élagage, où les cèdres se taillent en croix à coups d’attentats dans les quartiers chrétiens, compte tenu des sempiternels commentaires convenus, convenants et à venir qui s’apprêtent à me pourrir le foie, j’ai décidé à titre thérapeutique de jouer encore une fois la discordance et l’originalité. Attendez, vous allez adorer !

Vous connaissez tous le syndrome de Stockholm, ce syndrome où les victimes d’une prise d’otages finissent par se lier d’affection avec leurs ravisseurs, par les comprendre et même par adhérer à leur message. Et bien, ce syndrome n’est pas né à Stockholm. Les inventeurs de ce syndrome ne sont en rien les buveurs d’alcool de patate venus du froid mais les otages du monde musulman et si l’on avait voulu théoriser ce syndrome depuis plus longtemps, il suffisait d’analyser la dhimmitude en vogue là-bas depuis 14 siècles.

La dhimmitude, est le statut du non-musulman en terre d’islam, ce statut de sous-homme « protégé » par l’islam séquestreur, s’il accepte le paiement dans la joie et la compréhension du combat de son « protecteur », d’une rançon permanente mais échelonnée sur les 100 000 prochaines générations.

Alors certes, se pose la question de la première communauté dhimmi digne de donné son nom à ce syndrome. Comme j’ai autre chose à faire que d’effectuer cette recherche, le mercredi j’ai piscine, et que ceux qui représentent à la perfection ce genre de victimes se trouvent au Liban, j’ai décidé unilatéralement d’entériner l’appellation « Syndrome de Beyrouth ».

Ben oui, mes gaillards, après 14 siècles de prise d’otage, force est de constater que vous avez oublié qui vous étiez. De peuple levantin, multimillénaire, héritier des phéniciens et de bien autres passages et brassages, de peuple sémitique, vous voila devenus à vos propres yeux des Arabes. Chers Libanais chrétiens, étant donné le sort réservé aux apostats en Terre d’Islam, si vous étiez arabes, vous seriez soit musulmans soit morts.

« Mouais, je suis au courrant que vous parlez arabe »…et alors ?

1- Vous n’aviez qu’à pas oublier l’araméen ou le syriaque
2- Ce n’est pas parce que je parle une langue latine malgré moi que cela fait de moi un latin ou un rital.

Mais comme les symptômes du syndrome ne s’arrêtent pas là, vous voilà devenus également judéophobes par solidarité envers l’islam. Je dis judéophobe car vu que vous faites également partie de la famille sémitique, vous traiter d’anti-sémites eut été malvenu et un peu schizophrène, quoique à bien y réfléchir vous ne seriez pas à un déchirement prés.

Alors certes, on ne peut pas dire que le christianisme vous vaccinait contre le travers judéophobe mais j’avoue tout de même que quand j’écoute beaucoup d’entre vous déverser leur haine du Juif et d’Israël, je suis atterré. Qu’aviez-vous à vouloir les annihiler conjointement à vos voisins dés 1947. Faut-il s’étonner alors qu’Israël vous observe depuis avec une certaine méfiance ? Quand on sème l’ivraie, on récolte l’ivraie mes amis.

Comme si votre adhésion dhimmi au nationalisme arabe ne suffisait pas, vous voilà même, à travers certains de vos chefs, devenus les supplétifs du Hezbollah. Vous voici redevenus des janissaires, les janissaires de la révolution chiite. Les janissaires étaient ces féroces soldats de l’empire ottoman qui avaient été raptés, enfants, dans les villages chrétiens puis dressés au combat par les turcs.

Dites-moi, mes gaillards, ce n’est pas bientôt fini ce cinéma oriental ? Quand prévoyez-vous de secouer le joug qui vous opprime ? Comment ? Ah bon ?!?

C’est un peu facile de me rétorquer que je fais partie de ceux qui ne s’intéressent qu’au sort d’Israël. Parce qu’en fait je m’intéresse au sort de toutes les minorités opprimées, de tous les otages présents en terre d’islam : les sémites juifs, les sémites chrétiens, les autres sémites, les berbères, les zoroastriens, les yezidis, les animistes, les bouddhistes, les hindouistes, les agnostiques, les laïcs, les athées, les libres-penseurs, les démocrates… J’estime que tous ces groupes opprimés, bafoués dans leurs droits personnels et où les quelques droits octroyés ne suffisent pas à créer l’illusion de l’égalité, sont tous des alliés naturels.

Eh oui, très chers chrétiens d’orient, mes pauvres otages libanais, tas de miskines, votre allié naturel est votre voisin, Israël. Vos alliés pourraient être l’Europe si nous étions moins lâches. Vos alliés naturels sont les USA. Tant que l’Islam restera conquérant, il n’y aura jamais d’égalité entre vous et eux. Vous êtes et serez toujours des dhimmis, des sous-hommes, des troupes supplétives.

Mais au fond de vous-mêmes, je suis sûr que vous connaissez la solution. Vous libérez du joug de l’oppresseur tant qu’il est encore temps…

Attention, il n’est pas question de remplacer un racisme par un autre, une prise d’otages par une autre. Les Arabes progressistes, laïcs, démocrates, de toute la région, ont vocation à secouer le même joug en compagnie des sémites chrétiens, avec les sémites juifs ou autres… Ce joug n’est pas celui d’un sang mais avant tout celui d’une idéologie, l’islam et son expression régionale moderne qu’est le nationalisme arabe.

Le Liban, s’il veut redevenir libre, lui-même, doit tout simplement mettre l’islam à sa place, à savoir, hors du Liban. Quant à ceux qui refuseront cela par goût du sang, qu’ils repartent donc avec leur islam d’où ils sont venus : en Syrie, en Jordanie, en Iran ou en Arabie tout simplement. Après tout comme les colons européens sont retournés dans leurs mères patries, pourquoi les agents de l’oppression et de la colonisation arabo-islamique ne retourneraient pas dans leur métropole d’origine.

Vive la décolonisation ! toutes les décolonisations, arabo-islamique y compris ! Arabo-islamique surtout même, puisque la seule qui se poursuit à grande échelle.

Mais j’entends d’ici les cris d’orfraie de ceux qui n’ont rien compris. « Raciste ! » « Fasciste ! » Mes simples d’esprits chéris, l’amalgame, la confusion est dans vos têtes. Tant que la gadoue bien-pensante, mal-pensante, pondue par vos politburo, ne se sera pas écoulée de vos oreilles, vous ne comprendrez rien, ni à l’origine de cette peste idéologique, ni au traitement possible.

Tant que vous n’aurez pas compris que ce n’est pas parce que tous les hommes, indépendamment de leur culture, sont capables des mêmes merveilles, comme des mêmes horreurs, que toutes les idéologies se valent pour autant, que toutes les religions sont de même nature ou portent en elles les mêmes germes de la réforme.

Tant que par ignorance, lâcheté, esprit de collaboration, vous refuserez de vous rendre compte que tous les fondements de l’islam, depuis sa lettre jusqu’au modèle, sont mortifères et fermés à tout progrès possible, nous ne sommes pas prêts de sortir de l’auberge ou de la Casbah.

Pour ceux qui se rendent à l’évidence, qu’ils me laissent leur dire qu’il leur faudra pousser le raisonnement jusqu’au bout et l’assumer. Il a fallu que les fascismes brun puis rouge soient défaits pour que l’on construise une Europe de paix. De même, il faudra assumer que ce totalitarisme-là, que le nationalisme arabe en particulier et surtout l’islam en général, soient défaits, soit par la plume soit par l’épée, que sa lettre et son modèle soient critiqués sans retenue. Et si d’aventure il souhaitait nous trancher la langue et la gorge en représailles, ce totalitarisme devra assumer que ses kommandanturs et ses sanctuaires soient alors rasés jusqu’au bulbe.

Tant qu’il donnera l’illusion d’une utopie, d’une virilité, d’un pouvoir, d’une expansion, d’une supériorité, nulle paix sera possible et vous condamnerez les peuples sous son emprise à ne pouvoir rien bâtir de nouveau et le monde à ne connaître nulle paix durable.

Alors certes on peut espérer à minima que le système s’effondre de l’intérieur comme ce fut le cas pour l’empire soviétique. Mais pour cela il faut au moins le combattre par la plume, aider les peuples sous son emprise en taillant en pièces son idéologie, en empêchant son expansion. Mais il est vrai que même ça, nous ne savons pas le faire. Pendant que d’autres combattaient l’idéologie communiste, nous on lui attribuait des chairs médiatiques et universitaires.

Tiens, j’ai encore les oreilles qui sifflent moi ! Ma chaîne Hi-Fi ossiculaire me fait savoir que vous me traitez d’assassin, de va-t-en-guerre. Ça ne me gêne pas va ! J’aime bien ces acouphènes. Ils me protègent de vos salades.

Dites-moi mes persifleurs, connaissez-vous la différence entre les passivistes dans votre genre et les pacifistes dans le mien ?

Commençons par les points communs. Tout comme vous, j’aime la paix, qu’on me fiche la paix, déteste le conflit, tremble de honte quand je sombre dans la colère, aime la posture confortable de l’apaiseur, du médiateur, du gars gentil, du dalaï-lama de bac à sable. Je suis comme vous. Ma chair est aussi faible. Mon esprit cependant, le semble un peu moins.

La différence entre nous est dans le fait que les gens comme moi son capables de sacrifier leur confort présent afin de se battre pour que leur descendance jouisse de la Paix. Les passivistes comme vous se drapent de pacifisme pour mieux se vautrer dans leur confort présent quitte à ce que leurs enfants paient le prix fort de leur lâcheté. J’estime que mes enfants doivent me survivre et non l’inverse.

Les pacifistes dans mon genre préfèrent combattre les idées plutôt que les hommes. Les passivistes dans le vôtre se font ballotter au gré des tempêtes. Ils collaborent quand il le faut, résistent quand c’est gagné, tondent les femmes quand mes compagnons rentrent du front. Les pacifistes dans mon genre sont ceux qui sont capables et de bâtir des ponts entre les hommes comme de les dynamiter quand il n’y pas d’autre choix. Les passivistes dans le vôtre se contentent de les emprunter ou de les contourner.

C’est marrant mais j’ai souvent trouvé plus de sagesse dans certains manuels de guerre que dans vos traités de paix.

Et comme visiblement vous n’avez toujours pas compris puisque mes oreilles sifflent comme en plein concert d’orgues de Staline, je ne résiste pas à vous répondre par cette dernière salve.

Churchill qui se battit pendant des années afin d’alerter le monde sur les dangers du nazisme vécu le fait de se voir confier le sort de l’Angleterre, une fois en guerre, non comme une victoire mais comme une défaite. Il aurait préféré combattre le nazisme bien avant, tant que le prix de l’horreur eut été acceptable. Avant que le désastre ne se déchaîne, il eut ses paroles « vous avez accepté le déshonneur pour avoir la paix. Vous aurez le déshonneur et la guerre ». Si vous saviez à quel point je souhaiterais que cette phrase n’appartienne qu’au passé…

SILviculteur spécialisé dans le cèdre

Billet joué sur DAILYMOTION

mardi 29 janvier 2008

VULGUS PECUS


Fréquemment les d’Aucuns me reprochent une certaine vulgarité nauséeuse. Jet d’opprobre qui m’amène tel le sage chinois à leur montrer du doigt la muraille de Chine.

« Vous la voyez cette muraille ? » oui ! Parfait ! Car pour tout vous dire, à vue d’œil, comme ça, elle ne représente que la plus petite des briquettes de cette superbe ziggourat d’indifférence que j’arpente du regard, depuis Jupiter, à la lecture de ces sentences. Je sais c’est vulgaire. Pourquoi, me demandez-vous ? Pour trois raisons.

1- Vous n’avez qu’à lire les billets intitulés « qui est le SIL ».
2- Baudelaire prétendait que le vulgaire participe de l’art aristocratique du déplaire. Je suis assez d’accord avec notre bon poète. J’ai moi aussi un côté aristocratie ouvrière.
3- Quand on est aussi génial que je le suis, la vulgarité est le meilleur moyen pour ne pas trop se prendre au sérieux.

Le troisième point renvoyant quant à lui à la deuxième mise en accusation. Celle pour égotisme. Les « moi je » insupportant mes plus fidèles lecteurs que sont les d’Aucuns.

Vu que le principe du Blog, tout comme celui d’éditorial, est intimement lié au principe d’égotisme, il s’agit d’être un tant soit peu cohérent, tout de même. Il s’agit d’être cohérent mais aussi génial. En me rendant insupportable, je permets à mes lecteurs de se détacher de ma personne pour ne se concentrer que sur mes idées. Distanciation qui permet au lecteur de les faire siennes ou de les rejeter avec plus de faciliter. Elle n’est pas trop géniale celle-là aussi ? Je sais, je suis vraiment trop génial.

Et puis, si en général on fait parler de soi, une fois devenu célèbre, à travers une bonne biographie, j’ai décidé quant à moi d’innover. Je me tape l’affiche avant de faire l’Affiche, histoire qu’une fois connu, on ne parle plus de moi. Je prends de l’avance en somme. Je sais, ça aussi c’est du « génialisme » à l’état pur.


Un Sir SIL dans ton oeil.

lundi 28 janvier 2008

ÉCRIT A L’ENCRE ANTIPATHIQUE


J’ai failli faillir à ma discipline intellectuelle en relayant bêtement, dans cette chronique sur le discours présidentiel de Latran du 20 décembre, l’analyse convenue sur l’application par notre président de la règle de la concurrence libre et non faussée au domaine religieux, et ce sans même lire le discours dans son intégralité.

Vous me direz que j’aurais pu invoquer de sacrées circonstances atténuantes, ses discours étant devenus sans intérêt par ce qui semble un manque de cohérence, leur donnant un aspect fast-food politique immangeable.

Dévot chez les cathos, shalala chez les juifs, derviche tourneur chez les wahhabites, radical avec les social-narcissiques, Sarkozyste à l’UMP, contremaître parmi les ouvriers, assistant commercial avec ses amis de la Finance, ridicule au G8, s’il est encore loin du Jarod de la série « Le Caméléon », son sens de l’improvisation et du camouflage en font déjà un bon scénariste pour « l’Agence tous risques ». Autour de notre Hannibal, tous les personnages y sont, de Barracuda à Looping en passant par Futé.

Bref j’aurais pu faire ma petite chronique sans lire son discours tant ils semblent écrits sur une même page à l’encre sympathique, sans doute par souci écologique ou respect des conclusions du Grenelle de l’environnement. En plus elle n’était pas trop mal ma petite chronique.

Je vous aurai expliqué comment j’applique moi aussi la règle de la concurrence libre et non faussée en matière religieuse lorsque je joue à SimCity. Comment je dispose autour d’une grande Agora piétonne, où les bâtiments officiels occupent le centre, les bâtiments religieux des différents cultes avec un souci évident de foutre la merde. Une mosquée chiite à côté de la mosquée sunnite ; un temple protestant à côté d’une église catholique ; une synagogue à côté d’un temple dédié aux idoles gréco-romaines ; un centre commercial à côté de la médiathèque ; un Cinéma porno à côté de celui d’art et d’essai ; ainsi de suite…

Puis j’aurai conclu en disant que si dans le monde virtuel, je conçois tout ceci sans aucun problème, dans la réalité je n’envisage que la seule méthode ayant fonctionné avec les pouvoirs religieux. La bonne vieille taloche sur la calotte, histoire que les institutions surnaturelles continuent de baisser les yeux devant le pouvoir de la Raison.

Mais j’aurais commis une stupide erreur car après avoir écouté des extraits de son discours à Ryad et avoir lu son discours à Latran, je pense avoir trouvé une cohérence à tout ce prêchi-prêcha. Vous me direz ce que vous en pensez mais je Crois ne pas avoir tapé bien loin.

Je ne prêcherai pas pour ma paroisse en passant sur la négation des racines païennes et druidiques multimillénaires d’une France sarkozyste au racines « essentiellement chrétiennes », ainsi que lorsqu’il fait des citoyens mécréants des républicains de seconde zone. « Bien sûr, ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d’intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent ». Je passerai sur cela aussi car par République j’ai bien compris la supplique de Nicolas Sarkozy comme nous le verrons plus bas.

Je prêcherai à peine pour mon autre paroisse qu’est la loi de 1905, en lui rappelant que si notre « laïcité enfin parvenue à maturité », « est aujourd’hui une liberté », « une nécessité et une chance », voir « une condition de la paix civile », comme il le dit si bien, c’est grâce à la loi de 1905, qu’il décrit comme une loi suspecte, et à cet « anticléricalisme », pour lui condamnable, qui ont enfin « désarmé » l’Église. Moralité, notre laïcité a déjà démontré ses aspects positifs sans que l’on cherche à la rendre « positive ».

Non je prêcherai plutôt pour sa paroisse, en lui demandant toutefois d’arrêter de mélanger, malgré la définition donnée dans son discours, le spirituel et le religieux, la recherche et le dogme, l’ouvert et le fermé, le libre et le formaté, dans le but de mieux nous faire avaler les religieux et leurs petits saints-pères des peuples.

Pour sa paroisse, puisqu’il me faut lui dire « Bravo Nico, c’est encore toi le beau-gosse », « le plus beau du quartier ». tu nous as bien eu mon lascar ! « la vocation », le sens « du sacrifice », « le charisme d’un engagement porté par l’espérance », y’a pas à dire, c’est incontestablement toi qui l’a.

Comme le sens de la dialectique catholique. Un vrai jésuite que ce Nicolas. Citant Benoît XVI, « si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est accessible, ni plus que ce qu’on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit à être privée d’espérance » car « quand les espérances se réalisent, il apparaît clairement qu’en réalité, ce n’est pas la totalité ». Une pensée profonde qui pour l’Eglise signifie que leurs promesses de paradis étant du vent et leur pouvoir tenant de l’invisible, comment feraient-ils pour maintenir leur pouvoir si ce qu’offrait l’oeuvre politique nous suffisait et si nous ne croyons plus dans leurs souffles « divins ».

Mais une pensée encore plus profonde d’un point de vue politique et que je semble être le seul à avoir remarqué. Car elle est là cette cohérence sarkozyste tant recherchée entre sa vision religieuse et sa vision politique. « Si mes promesses se réalisent, en quoi allez-vous espérer or je me refuse à vous priver d’espérance. Aussi vous comprendrez que je ne respecte pas le programme pour lequel j’ai été élu ».

Nico, t’es vraiment trop fort ! Allez chercher chez Benoît XVI et sa critique du matérialisme, la justification de ton incurie politique fallait le faire. Chapeau bas Monsieur le Président ! Et dire qu’ils te sous-estiment tous, à Droite comme à Gauche. Enfin rassure-toi, comme pour Jean-Claude Van Damme, s’il ne devait rester qu’un seul gardien de vos temples respectifs, ce sera moi, le seul à comprendre votre génie. Un génie du grand écart digne du Grand Eckhart.

Mais il y mieux. Car t’as fait beaucoup mieux, passé là encore totalement inaperçu auprès de nos observateurs qui sont décidemment des gros nullos.

Le coup de demander aux Saoudiens de se convertir au christianisme, fallait le faire. Même si c’est involontaire, t’es un vrai cador. Écoutez plutôt : Après avoir prétendu que les juifs, les chrétiens et les musulmans adressaient leurs prières au même dieu, Nicolas enchaîne sur un « Dieu qui n’asservit pas l’Homme mais qui le libère… »

Après n’avoir jamais utilisé le mot Allah mais celui de Dieu, le nôtre, employer un synonyme du mot soumission, définissant « l’islam », pour dire que l’islam est une erreur et que la vrai religion est la religion chrétienne, et ce au cœur même de la Maison de l’islam, c’était grandiose. Ce qu’aucun télévangeliste américain n’a osé faire, notre télévangeliste français l’a fait. « Impossible n’est pas français ». C’est vrai !

Rendez-vous compte, demander à des musulmans (soumis à Allah), saoudiens de surcroît, de se convertir au christianisme et à sa théorie catholique de la libération, sans qu’aucun de ces saoudiens ne sorte un sabre ou ne sorte au moins de la salle comme l’impose le Coran, c’est grandiose non ?

Vous n’avez rien compris ?!?

Mes chers Nico et Guaino, y’a pas à dire, nous sommes vraiment entourés de médiocres. Enfin, ce billet n’étant pas près de se dissoudre, lui, vous pourrez le lire, relire et relire encore jusqu’à en saisir toute la puissance.

En parlant de puissance, je ne saurais conclure ces considérations théologiques sans citer maître Jean-Claude Van Damme qui s’agissant de Dieu nous dit "Je crois en Dieu... un plus un égale un. Y'a Jean-Claude, y'a Dieu, dans le même corps. Si on peut s'unifier, on devient ce qu'on appelle les miracles, et chaque personne a le seigneur en soi. We're all one. Je crois vraiment en Seigneur." Amen.

Frère SILas contemplatif devant le génie de notre président

PS : dans la mesure où ta phrase « Sans doute musulmans, juifs et chrétiens ne croient-ils pas en Dieu de la même façon. Mais au fond, qui pourrait contester que c'est bien le même Dieu auquel s'adressent leurs prières » ne serait pas une feinte pour mieux placer ta critique de l’islam, je te signale que nous sommes au moins trois à le contester, mon confrère JC Durbant, le Pape Innocent III et moi même.

dimanche 27 janvier 2008

SHINOBI ET MA CHINE HONNIE


SHINOBI est sorti en DVD. Je ne l’ai pas acheté. Je l’ai piraté comme tout ce qui vient d’Asie, un principe, ou plutôt j’ai acheté une version roumaine. C’est ma façon de défendre le modèle social européen, « ma politique de civilisation ». Il s’agit en fait d’un Roméo et Juliette débridé, d’une histoire d’amour contrariée par une guerre de clans Ninjas, dans un Japon médiéval. Comme le film n’est pas super, que l’art du « Shinobi » a débarqué au Japon avec des moines chinois et que par ailleurs j’écris ce billet sur ma magnifique commode de scribe chinois du XIXe, meuble qui m’a coûté les yeux bridés de la tête, je profite de cette chronique cinématographique pour déverser ma détestation de la Chine.

Le chinois est copieur or depuis la maternelle, j’ai toujours détesté les copieurs. Et même si les Japonais ont tout pompé sur les chinois, il n’y pas pires copieurs que les Chinois. C’est d’ailleurs pour ça que les Japonais copient les chinois de moins en moins. Le Japonais est devenu exigent. C’est à ça que l’on reconnaît les peuples enfin civilisés.

« La preuve de ce que j’avance ?!? » Les premiers à avoir utilisé au XIe siècle, l’impression typographique, ne furent-ils pas les Chinois. 60% des photocopieurs produits dans le monde ne sont-ils pas Chinois ?

Le Chinois copie nos produits pour nous les revendre. C’est un scandale. Les Chinois copient nos attitudes en Afrique, en couvrant par exemple un génocide, celui du Darfour, histoire de protéger leurs intérêts pétroliers ou ceux liés aux ventes d’armes. C’est dégueulasse. Et nos intérêts alors ?
Mais ce n’est pas tout. Le Chinois quand il émigre, copie nos prénoms, nos modes de vie, non pas pour s’assimiler mais pour mieux nous copier. Il le fait partout. C’est fou, Tou Fou.

Il y a deux ans, je me suis rendu chez mon tonton de Calgary. Au Canada. J’y suis allé pour assister au mariage de ma cousine. Ils habitent dans un joli petit quartier résidentiel, tout typique, avec des maisons toutes pareilles, où l’on y rentre en voiture. Ben oui, l’hiver par moins 40°, on ne s’amuse pas à garer sa voiture devant chez soi. On rentre avec, chez soi. Le garage est ainsi la porte d’entrée. Du coup on ne rencontre jamais ses voisins.

Jouant les originaux, comme d’habitude, je me suis baladé dans le quartier, un dimanche de grillades. Je me suis rendu compte que le quartier était infesté de Chinois qui imitaient l’ « american way of life ». Ils organisaient eux aussi des BBQs, affublés de casquettes et de camisettes des « Flames », l’équipe de Hockey sur glace de Calgary. Des Noiches occupés à braiser de la barbaque, c’est vraiment portenawak, me dis-je. J’ai fait part de ma découverte à mon oncle qui ne fut en rien surpris par cette omniprésence chinoise. Étant parfaitement intégré à la société canadienne, ce Joe « portugee » est communautariste. Logique. Communautariste au point d’avoir été Président de la communauté portugaise de Calgary. Du coup il a eu accès aux données démographiques des différentes communautés. Sans connaître ses voisins, il savait que l'Ouest de son Canada s’appellerait bientôt le Chinada tout comme l’Est s’appellera sous peu le Canastan.

Alors si le Chinois copie ainsi ailleurs, imaginez chez lui. Je ne dis pas ça forcement pour nos Airbus construits là-bas et déjà copiés mais pour les arts martiaux, histoire de revenir au film « Shinobi ».

Car l’autre jour en observant mes chats-mouraïs, j’ai compris que les Chinois avaient pompé sur ces félins toutes leurs chinoiseries martiales. Mes deux nin-chats, en passant l’après-midi à se bagarrer, avaient enchaîné tous les coups pour lesquels les moines de Chat-olin nous font payer chèrement leurs spectacles. Copieurs ! Projections, clés d’articulations, coups de pattes sautées-renversées. Tout y était. Copieurs !

Je comprends maintenant pourquoi les Chinois mangent leurs chats ou empoisonnent les nôtres en nous vendant leur nourriture pour animaux domestiques empoisonnée à la mélanine. En bons psychopathes, ces sinanthropes mangent leurs victimes pour mieux cacher leur crime honteux. Avoir pompé les arts martiaux sur ces magnifiques animaux. C’est laid. Et si cela ne tenait qu’à moi, on vous enfilerait, au milliard que vous êtes, un bonnet d’Han.

Ring ! Ring ! Ring ! Oui ?!? À bon ?!? Comment ça ?!? Même pas vrai, d’abord !

Excusez-moi. Il s’agissait d’un mongoloïde quelconque qui m’expliquait que nous autres, Occidentaux, sommes très mal placés pour la ramener question plagiat. Soi-disant qu’on a fauché notre alphabet aux Phéniciens, notre religion aux Juifs et nos chiffres aux Arabes qui les avaient piqués eux-mêmes aux Indiens qui les avaient sans doute chouravé aux chinetoques d’alors. « Ne dit-on pas d’ailleurs, copieur comme un moine copiste ».

Non mais écoutez-moi braire cet Han! Quel toupet ! Même pas vrai d’abord, monsieur le pithécanthrope. La galaxie tout entière sait très bien que nos bons druides avaient déjà tout découvert, tous seuls, suspendus aux branches de leurs arbres sacrés. Va donc jouer aux billes avec ton boulier, l’Ombre Jaune. Moi, j’ai autre chose à faire. C’est encore les soldes. Il faut que j’aille chiner du toc chez tes cousins installés depuis peu dans le Sentier.

SIL Morane

samedi 26 janvier 2008

LE PONT DE LA RIVIERE GOUAILLE


L’équipe, au sein du gouvernement Raffarin, qui avait dynamité le pont de la pentecôte, a décidé de le rebâtir, le choix de la journée de solidarité devenant « libre ». De là à conclure que l’esprit de résistance est définitivement à sec dans ce pays, il n’y a qu’un gué facile à franchir.

Cela dit, je comprends ce revirement. Desproges ne disait-il pas que le choix entre la collaboration et la résistance n’est pas toujours facile à faire. « Dans la résistance on pouvait faire sauter des ponts, youkaïdi-youkaïda, mais dans la collaboration on pouvait sauter des connes… » Une hésitation qui nous vient d’en haut.


SILfate d’ammonium

vendredi 25 janvier 2008

APHREURISME LUMINEUX


Si les habitants de Gaza disposent désormais du seul croissant lunaire pour éclairer leurs ténèbres, c’est surtout parce qu’ils ont choisi l’obscurantisme d’un parti religieux qui travaille à voiler la lumière en posant une pierre tombale sur Israël.

Pour le coup, que ce soit chez eux, en Egypte, ou en Enfer, qu’ils aillent où bon leur semble m’est presque totalement égal…


Sil beau brun ténébreux


PS : Ceux qui auront lu mes billets de début juin 2007, écrits dans le cadre du 40e anniversaire de la guerre des six jours, auront compris que je suis "une sale ordure sioniste". C’est vrai mais pas seulement. Car entre nous, en plus d'être attaché à l'existence de l'unique Etat hébreux, je suis également pour la résolution du conflit en ne m'opposant pas à la création d’un 23e état arabe que l’on nommera Palestine, Pâlestime, Palestistan, Pays-du-Pal ou que sais-je encore.

Que voulez-vous, faute d’avoir réglé le problème par des transferts de populations, comme le firent par exemple l’Europe en 45 et l’Inde en 47, en renvoyant tous les Egyptiens de Gaza en Egypte et tous les Jordaniens de Cisjordanie en Jordanie, alors que les populations juives des pays arabes rentraient elles en Israël, suite aux guerres déclenchées par ces mêmes pays arabes qui avaient pour but, rappelons-le, de jeter les Juifs à la mer… faute d’avoir réglé le problème disais-je, il faut bien trouver une solution aux souffrances d’une population qui dans sa majorité n’a cure des considérations historiques ou géopolitiques de part et d’autre. Que voulez-vous que l’Histoire représente pour des Gazaouïs ou des Cisjordaniens qui essayent juste de vivre au quotidien. Ils se vivent comme de là-bas et puis voilà tout. D’où la nécessité d’un Etat.

Par contre si telle une Miss Monde, je rêve d’un Monde et plus particulièrement d’un Médiocre-Orient en paix, je nourris des vœux de Paix, de Progrès et de Prospérité pour toutes le populations du coin et d’ailleurs, je ne me fais pas trop d’illusions pour autant. Je ne pense pas que mes 3P motivent plus que ça les dirigeants palestiniens et arabes. Vu le carcan idéologique et religieux dans lequel ils se trouvent engoncés, je suis objectivement et subjectivement persuadé que leur désir reste la destruction d’Israël.

Le monstre des sables n’acceptera jamais cette oasis démocratique de Paix, de Progrès et de Prospérité.

Cela étant, ça ne change rien. Donnons à ces populations un Etat quand même. Un Etat avec un marché très clair remis entre les mains de ses dirigeants. La moindre petite roquette, caillou ou gravillon qui atteindra le sol d’Israël seront considérés comme des actes de Guerre qui donneront effectivement aux « palestiniens » un droit au retour d’où ils viennent, l’Egypte, la Jordanie, voir l’Arabie…