lundi 1 juillet 2013

L’égalité se conquiert au quotidien


La suspension pour raisons budgétaires de pas mal de projets de prolongation de lignes de train à grande vitesse a chagriné bon nombre de socialistes. Aussi, afin de les consoler, je leur propose quelques avancées égalitaristes à se mettre sous la dent, et qui ne couteront pas un sous, à commencer, justement, par le domaine ferroviaire.

En effet, étant donné le nombre d’usagers qui se plaignent de ne pas pouvoir prendre de train de nuit en pleine journée et inversement, je suggère qu’une semaine sur deux les trains de jour puissent se déplacer selon les horaires de nuit et réciproquement.

Horaires toujours. Au vu de la météo hivernale en ce début d’été, et dans le but d’apporter un peu de soleil le prochain hiver calendaire, conseillons à nos représentants de déplacer l’heure d’été en hiver et l’heure d’hiver en été…

SILalutte continue…

dimanche 30 juin 2013

Comme une envie de sentimentalisme héroïque


Through the wind and the chill and the rain
And the storm and the flood ;-)
You can feel my approach
Like a fire in your blood :-)

Bonnie SILer

vendredi 28 juin 2013

Une semaine héroïque vue d’ici


Dimanche 23 juin : Du surhommou. En bouquinant, je me disais l’autre jour que nous autres Français semblions échapper à cette règle nietzschéenne voulant que l’homme soit attiré par le surhomme. Il n’y a qu’à voir le président que nous nous sommes donné, les messages qu’il nous adresse et les résultats qu’il obtient pendant que nous mugissons à peine. « La France doit tenir la dépense publique en 2013 » affirme François Hollande. A se demander qui gouverne, lui ou la France… Et puis en y réfléchissant mieux, je suis arrivé à la conclusion qu’il y avait bien quelque chose de surhumain à continuer de donner leur chance à des boulets de socialistes infoutus de que ce soit d’autre à part couler le pays. Il n’y a pas à dire, j’adore mon peuple et sa candeur, oups, grandeur d’âme…

Lundi 24 juin : «Je ne suis pas un Ayrault» ou presque. Tout bien considéré, grâce à ses super-pouvoirs statistico-bureaucratiques, notre super-Ayrault risque fort de parvenir à plier la courbe du chômage. Pour le chômage réel, par contre, c’est une autre affaire. Enfin, c’est déjà ça…

Mercredi 26 juin : Nelson Mandela résiste encore et toujours à tous ceux qui voudraient le libérer de ce monde, histoire de mieux pouvoir se jeter sur son héritage. Celui qui est parvenu jusqu’à présent à libérer plus ou moins les blancs et les noirs d’Afrique du Sud de la haine raciale, a fait savoir, en utilisant son électrocardiogramme pour adresser un message en morse, qu’il sciera lui-même, quand il le voudra, le dernier barreau qui l’empêche de rejoindre toutes ces étoiles qu’il contemplait depuis sa geôle de Robben-Island.

Jeudi 27 juin : Les super-vilains étaient de sortie. Ils jouaient à action ou vérité dans Paris. Cahuzac aka Mytho-man a juré de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, qui l’intéresse, devant des députés ; et DSK alias super-Keutard, gonflé à bloc, s’en est allé se palucher la nouille devant des sénateurs pour son seul plaisir, les agents de service s’étant plaint de la grosse tache qu’elles ont du essuyé sur le fauteuil occupé par l’ancien roi de la bourse. Pendant ce temps-là, Bernard Tapie se faisait envoyer au tapis de l’Hôtel-Dieu après s’être fait battre comme plâtre par je ne sais quel Docteur Justice spécialisé dans la question qui tue.  

Vendredi 28 juin : Tour de Force. Les héros de la Grande Boucle font savoir leur ras-le-bol face aux soupçons de dopage que d’aucuns chercheraient encore et toujours à faire peser sur eux. Ils ont bien raison. Aussi, ne les chargeons pas trop. Ils le sont déjà assez comme ça…

jeudi 27 juin 2013

Superman vieillit mal


Étant d’humeur héroïque, je suis allé voir Superman au cinéma. Après la séance, j’ai remercié mon humeur, d’une part pour être parvenu à faire taire sans paire de gifles les incontinents verbaux de cité qui commentaient le film derrière moi, d’autre part d’avoir supporté le film.

Oh, ce n’est pas tant que les images ne soient pas jolies et l’acteur tout aussi beau. C’est juste que le mythe de superman a très mal vieilli et que le choix de l’actrice pour incarner Loïs Lane est catastrophique. Pourquoi diable, n’ont-ils pas choisi Megan Fox au lieu de l’autre insipide juste bonne à présenter le JT d’iTélé ? S’agissant du mythe, quelques remarques s’imposent :

Si le slip rouge n’est plus, dieux merci, signalons que la cape de même couleur demeure de trop. Le Vilain s’en sert d’ailleurs pour saisir Superman et le balancer à travers tout un pâté d’immeubles du sud de Manhattan. Au passage, si les réalisateurs hollywoodiens pouvaient cesser de détruire New York au moindre petit film à gros budget, ce serait bien aimable. C’est que cela devient très pénible à voir.

Autre chose. Le nom de Superman m’apparaît de plus en plus inapproprié. D’abord, qualifier de « super » l’homme le plus puissant de la planète tient de l’euphémisme déplacé. Ben oui ! S’il n’est que Super, cela suppose qu’un Megaman (autre qu’androïde)  ou Gigaman est susceptible d’exister. Or ça se saurait. Donc Topman, à la limite, mais pas moins. Mais ce n’est pas tout, car en fait il y a méprise. Clark Kent est un extraterrestre. Par conséquent, il n’est pas un « man ».  Aussi, exit Topman ! ETop à la rigueur ou bien Superkryptos (pour les amateurs de super) mais surement pas Superman.

Mais surtout, je commence à en avoir ras-le-bol de tout ce paternalisme extraterrestre. Déjà que le survol de notre espace aérien par leur ovnis, sans dépôt de plan de vol auprès de nos  autorités compétentes, tient du mépris caractérisé, en plus de la violation de notre souveraineté. Imaginez alors l’effet que peut me faire l’initiative de nous envoyer l’un des leurs, soi-disant pour nous sauver :

D’une, de la part d’une civilisation qui n’a pas pu se sauver elle-même, j’ai envie de rire. De deux, qui leur a dit que nous aurions besoin d’un sauveur global venu d’ailleurs ; que nous serions tous plus incapables les uns que les autres de prendre notre vie en main. Et de trois, est-ce que nous nous permettons de leur envoyer Joey Star dans une capsule spatiale au motif qu’ils ne savent pas rapper, ou bien le meilleur de notre production musicale et cinématographique pour les sauver de l’ennui ? Non, nous laissons les extraterrestres tranquilles parce que nous ne pétons pas plus haut que notre trou noir galactique…

Enfin, histoire de revenir sur terre, quand est-ce que les producteurs de films de super-héros daigneront faire appel à de véritables héros (terriens) en guise de consultants. Et voici que je me déplace à la vitesse de la lumière sans faire attention aux effets d’aspiration ; et voilà que je rattrape in extremis Loïs Lane en pleine chute, le tout à mach 10, sans que le moindre membre ne se brise. N’importe quoi !

Tiens, cela me rappelle encore l’une de mes premières bavures. Un traumatisme ineffaçable. C’était dans les années 30. J’apprenais mon métier de jeune super-héros en lisant des Comics lorsque vint ce jour où un abruti alcoolisé traîna sur les voies de chemin de fer alors qu’un train lui fonçait dessus. Voyant ça, ni une, ni deux, je file à mach 5 ou 6, je ne sais plus trop, afin d’attraper cet ahuri. Alors que j’arrive à sa hauteur, je tends le bras et là, la vitesse conjuguée à ma puissance musculaire cisaille en deux notre gaillard, en même temps que le haut du corps en percutant mon épaule explose littéralement. Une abominable boucherie. Sniff !

Alors je sais bien qu’il n’y a presque plus de super-héros en vie pouvant louer leur expertise, suite à deux funestes épisodes contre les forces du mal, mais enfin tout de même.

Eh oui ! La moitié d’entre nous a péri en combattant les super-vilains nazis ; des sortes de SS génétiquement modifiés, qui s’apprêtaient à envahir le monde depuis leur repère du château de Wolfenstein, épisode top Secret à l’origine du célèbre jeu vidéo éponyme. L’autre moitié s’étant sacrifiée en faisant imploser les sous-marins nucléaires soviétiques qu’un général russe devenu fou voulait envoyer à l’assaut du monde libre et dont les carcasses radioactives jonchent encore les côtes de la presqu’île de Kola, du côté de la mer de Barents. Je suis l’un des rares survivants.

Alors messieurs les cinéastes, la prochaine fois que vous nous pondez une histoire de «super»-héros, adressez-moi le script si vous ne voulez pas passer encore une fois pour des super-Charlots…

SIL : Super I-heros League.

mardi 25 juin 2013

Lounès Matoub


Le 25 juin 1998 tombait sous le feu de 78 balles, le chanteur kabyle Lounès Matoub. Lounès l'insoumis dénonçait la corruption politique du pouvoir algérien et la corruption cérébrale des militants de l'islam. 78 balles.

Le pouvoir algérien établira de source sure, pour une fois, que Lounès aura été victime non pas de sa corruption mais plutôt de celle du GIA, les fameux soldats d'Allah. La preuve. Les 78 impacts de balles relevés sur sa voiture. Presque autant que le nombre de petites vierges promises aux combattants d'Allah. 72 vierges. 

Lounès l'insoumis n'en avait cure. Il n'avait que faire d'un Enfer pédophile « à l'ombre des épées ». Lounès avait son Paradis. Un paradis empli de mots d'amour, de vie et de liberté. 

Aussi, parce que la pourriture des médiocres et la médiocrité des pourritures, qui toutes deux s'évertuent à purifier l'air algérien à coups de feu, à coup d'explosifs, à coup de délires infernaux, ne doivent pas avoir raison de la vie, de l'espoir et de la démocratie, idéaux chers à Lounès, tous portés par sa voix rauque, je me souviens tous les 25 juin de Lounès Matoub, Lounès l'insoumis, digne fils de la Liberté, digne enfant de la Kahina. 

Que cet oiseau repose en paix auprès des siens puisque comme il le disait «l'oiseau ne chante bien que dans son arbre généalogique ». T'y voilà. Chante donc. D'ici nous t'écouterons.

SILim Ait Dar-al-Sulh

lundi 24 juin 2013

Droits de garde et de visite


J’aime bien mes rendez-vous au Club des Pères Divorcés Pas Anonymes. Ceux-ci m’offrent des sorties parfois aussi mythiques que celles des soirées Meetic. En ce sens, la dernière en date nous fit passer des larmes, celles de Rémi, aux rires de Régis…

Rémi ouvrit de facto la séance de tir avec ses malheurs. Après nous avoir exposé le concept de sac poubelle, il se plaignit de friser la folie entre deux gardes : « un week-end sur deux, cela laisse surtout le temps de devenir dingue tant mes enfants me manquent ».  Le concept de sac poubelle faisant référence à sa séparation dont il nous fit part cette fois-ci : « prise dans son délire puérile, mon ex-femme m’a traité comme un sac poubelle, me remplissant de tous ses déchets mentaux d’alors et d’avant, avant de me lâcher sur le palier ».

Régis avait réagi en lui disant « le côté positif est que tu n’auras plus jamais à descendre les poubelles de ta folcoche » avant de nous exposer son mode de garde : il va chercher ses enfants à l’école au moins une fois par semaine et s’est arrangé avec son ex-femme pour en avoir la garde la moitié de chaque week-end, soit le samedi, soit le dimanche, histoire que chaque parent puisse profiter chaque semaine, et de son week-end, et de ses enfants.

Les autres pères saluèrent l’initiative mais aussi la proposition législative que Régis proposa en conclusion.

« Bon, entre nous, le truc que j’ai le plus regretté au moment de notre séparation, compte tenu la soudaineté de celle-ci, fut l’absence de préavis en matière de devoir conjugal. Vu la durée de notre mariage, et mon statut de cadre, je n’aurais rien eu contre le fait de pouvoir lui bourrer le fion pendant trois bons mois, histoire au moins d’associer suffisamment de plaisir à notre  rupture et de partir vers de nouvelles aventures les couilles un peu plus légères. Si le législateur pouvait avoir l’amabilité d’envisager une telle possibilité, une sorte de droit de visite en somme… » Rires (partagés :)

RégiSIL

dimanche 23 juin 2013

Comme une envie de sentimentalisme pleinement lunaire


Cette nuit, à Paris,
La Lune était historiquement pleine...

"Deep in the dark
You'll surrender your heart
But you know
That you can't fight the moonlight"

SILeann

vendredi 21 juin 2013

Une semaine très tête à claques


Dimanche 16 juin : Flamby Molland passait dans l’émission « Capital » à l’heure du dessert. Il s’est pris une gifle en matière d’audience. Désormais écœurés par tout ce flan socialiste, mais aussi les sempiternelles mesurettes d’opérette serinées sur le mode enfumage de jambons, les téléspectateurs l’ont zappé au fur et à mesure de son intervention. Je confirme. Mes oreilles n’ont pas tenu plus de dix minutes. J’ai par conséquent appelé ma Chérie afin que sa jolie voix apaise en fa douceur mon traumatisme auditif. Cela a duré 45 minutes. C’est dire à quel point j’avais mal. Boudiou ce qu’elle me fait du bien. En parlant de tout ça, Monsieur le président, je sais bien que vous jugez préférable de passer votre dimanche soir à la télé plutôt qu’aux côtés de Valérie, mais enfin, tout de même, les Français ne sont pas obligés de subir vos sorties forcées. Soyez mitterrandien. Faites donc ça discrètement…

Lundi : les statistiques sont formelles. Depuis que l’administration Hollande est parvenue au pouvoir, le nombre de coups de pieds au cul qui se perdent a exponentiellement augmenté. C’est du jamais vu, le tout en correction des variations saisonnières. Au passage, cela me fait penser que voilà plusieurs semaines que je ne vois plus trop Montebourg, Hamon ou Duflot sur nos écrans de télévision. Pour peu, ces têtes à claques commenceraient à me manquer. Heureusement qu’il y a Harlem Désir pour pointer sa trogne sur mon écran dédié au lancer de tomates avariées…

Mardi : des pédopsychiatres veulent interdire la « tape éducative ». Du coup, le bien nommé, je me pose une question pratique. L’enfant qui pousse souvent l’adulte à bout, chez qui toute méthode non violente ne fonctionne pas,  on en fait quoi ? On l’envoie chez le pédopsy qui a interdit la fessée pour lui refiler 60 euros par session de bavardage, c’est ça ?

Mercredi : pendant ce temps-là, le ciel continue de nous tomber sur la tête, un peu partout en France, y compris à Lourdes où l’inondation de la grotte miraculeuse démontre que face à la poisse que nous porte François Hollande depuis le début de son mandat, même là-bas, il n’y a aucun miracle à attendre. Ce qui n’empêche pas les pèlerins d’attendre la réouverture de la grotte non-miraculée, et notre président d’en rajouter en versant dans l’humour, avec ses petites blagues qui pour le coup, tombent, encore une fois, complètement à l’eau…

Jeudi : Il pleut des calottes politiques dans le Lot. Après la violente éjection du candidat socialiste au premier tour de la législative partielle et face à la forte percée nationaliste qui s’annonce à Villeneuve-sur-Lot, j’entends déjà d’ici les futures déclarations aussi puériles qu’irresponsables que ne manqueront pas de nous servir nos bons lourdauds de gauche : « ah, que la faute à Manif pour tous, Sarkozy et Jean-François Copé » ou encore « ah, que porosité entre les éléments de langage et les valeurs défendues par le Front National et l’UMP ». Je suppose que ces guignols se référent à ce protectionnisme cher à Hamon, à cette Europe bouc-émissaire chère à Montebourg, à ce dégout des riches et de la Finance porté par Hollande, à ce discours sécuritaire  véhiculé par Manuel Valls, au rejet du système martelé par Mélenchon, etc.

Vendredi : histoire de conclure sur le climat ambiant, j’informe que le premier qui me parle encore une fois de « réchauffement climatique » aura droit, au choix, soit à une dégelée, soit à une pluie de gifles…

jeudi 20 juin 2013

Retraites


Très brièvement, et sans fioritures, si l’on considère que l’abaissement de l’âge de la retraite de 65 à  60 ans était déjà une ineptie économique et démographique en 1982... 30 ans plus tard, dans un contexte économique et démographique encore plus pesants,  la moindre des intelligences voudrait, au lieu de finasser, que l’on revienne au moins sur la bêtise initiale… non ? Oui, je sais, je suis un doux rêveur…

SILalutte finale

Lire également : retraites, solidarités actives et solidarités passives (solidarité bien ordonnée commence par soi-même). 

mardi 18 juin 2013

Vers la prohibition de la « tape éducative » ?



Faisons bien, faisons court. Ayons la main légère...

Tout à fait d’accord pour admettre que toute violence est une forme d’échec, qu’une fessée doit venir en dernier recours, mais aussi pour reconnaître en premier lieu que je ne vois pas pourquoi je dois juger « normal » d’appliquer à mon enfant une violence physique que je me refuse d’appliquer à un adulte lambda.

Cependant, étant donné que je refuse tout autant l'idée d’abandonner mon enfant à ses velléités de toute puissance, si d’aventure mon cadre éducatif et les explications qui vont avec devaient échouer, je préfère encore lui assener moi-même une tape sur les fesses, voire une gifle (à la force atténuée par l’amour paternel), plutôt que d’attendre qu’il tombe sur un gamin plus ‘frappé’ que lui, ou  moins, c’est selon, si vous voyez ce que je veux dire, gamin qui lui démontera la tronche parce qu’il ne supportera pas la partie la plus détestable du caractère de mon enfant.

Oui je préfère jouer du cadre éducatif dans toute sa palette plutôt que d’attendre que mon gamin s’explose la tête contre les murs de la réalité. 

Rappelons, au passage, que Françoise Dolto avançait elle-même le fait que le laisser-faire en toutes occasions peut devenir également une forme de maltraitance parce que suscitant de la mise en danger…

SILgmund