samedi 17 octobre 2026

Le RDV du 17 octobre 2026


Contre la Calvitie, ✊
Et la gérontocratrie qui étouffe l'avenir de notre jeunesse !
Plus sérieusement et très franchement:
Je ne m'attendais pas, en arrivant à 14h30 du côté de Strasbourg-St-Denis, à une telle marée de jeunes dans toute leur diversité, inquiets pour leur avenir mais défilant de façon bon enfant.
Les "acab", bêlés régulièrement et mécaniquement, sont leur seul débordement puéril.
L'accès à la Place de la République est bouchonné par des unités de police du fait des émeutes en cours. Les volutes de fumée brune et le violent tumulte font fuir une partie des 90% qui voulaient manifester tranquillement, pendant que des grappes de casseurs, des milieux nihilistes ou délinquants, se dirigent dans le sens inverse en ameutant les premiers: "où allez-vous, c'est par là-bas la guerre".
Faute d'accès à République, aux mains des émeutiers, moult manifestants déambulent autour de La Porte Saint-Martin.
En espérant rejoindre le cortège plus au sud, on se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. La police cherchait à nettoyer le secteur du CNAM où des vandales amoncelaient des vélos électriques pour constituer des barrages inflammables. Des grenades lacrymogènes se mettent à pleuvoir. Pour peu, l'une d'entre elles finissait dans ma capuche. Le temps de se mettre à l'abri, les yeux en feu et les sinus débouchés comme jamais, on goûte le changement d'ambiance au cœur du Marais où les touristes lèchent les vitrines et dégustent leur matcha-latte anti-stress.
Rue des Francs-Bourgeois, une Parisienne d'un doux âge, joue de l'accordéon sous les claquements des mortiers d'artifice et des bombes CS qui explosent au loin.
La Bastille pointe enfin sa colonne de Juillet avec une foule qui arrive par petites vagues. Visiblement les émeutes ont explosé un cortège qui s'annonçait historique...
Pause rafraîchissements chez Marcounet sur les quais. La musique lounge de la péniche contraste avec les vrombissements des motos de la brav-m qui filent dans la ville. Une brume inhabituelle plane au-dessus de la Seine, mêlant odeurs de poubelles brûlées et gaz poivrés.
Bilan de tout ce zbeul.
Énormément de gamins, sans accompagnement syndical ou autre, dépossédés de leur manif par la frange la plus chaotique de leur génération, spoliés d'une partie de leur avenir par une gérontocratrie égoïste, et qui manifestaient souvent au nom et au bénéfice de politicards et d'idéologies responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent.
Bref, nos enfants chéris n'ont pas le séant sorti des ronces...





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