samedi 20 octobre 2007

APHREURISME SPATIAL




L’Espace, le seul avenir de l’espèce.


SIL Spock

UNE VERITE QUI DEMANGE


Ma parole, c’est qu’on frise la surchauffe dans les milieux écologiques. Nicolas Hulot joue les bulots en filtrant la vase médiatique avec son pacte écologique, avant de s’enfoncer dans les sables mouvants du politique. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sacrifie quelques forêts histoire de pondre un énième rapport. Le Pape appelle à respecter « l’œuvre de Dieu ». Les Verts font feu de tout bois afin de surfer sur la frousse de même couleur que nous ficherait l’insécurité écologique. Borlo nous fait le coup du Grenelle. Claude Allègre se la joue Mammouth en voie de disparition, en tenant à brouter tranquillement alors que tout le monde lui répète de ne pas rester dehors. Sans oublier Francis Lalanne qui tient lui aussi à « dépolluer la planète » « avant que la mort ne nous programme sur son grand ordinateur ».

Et la pollution sonore, t’en fais quoi, mon pote ?!? Comment ça rien ! Je ne sais pas vous, mais j’ai comme une grosse envie de fraîcheur, moi !

« Chérie, puisque t’es là à rien glander pour la planète, apporte-moi donc un petit Coca Ground-Zero bien frais, s’il te plait »… « Merci ma chaudasse, oups, merci ma chérie ! »

Que l’on ne croie pas toutefois que je sois un tenant du « laissez faire, laissez passer », que je ne souhaite pas que l’on gère raisonnablement nos ressources présentes et que l’on ne prenne pas soin de notre environnement, pelouses, squares et autres bacs à fleurs, pour notre bien ou celui de nos crétins de gamins qui ne pensent qu’à leur i-podes, leur i-fringues et autres i-conneries pendant que j’emmène les pelures du foyer au compost. Il se trouve juste qu’une fois le principe affirmé que « notre maison brûle », on a tout dit et rien fait et que moi, ça me gave. Ça me gave d’autant plus qu’outre ces grands principes, les solutions soi-disant radicales proposées par les écologistes me plongent dans la consternation. Il faut encadrer la croissance, freiner la croissance, équilibré la croissance, répartir la croissance... faute de mourir d’insolation, au moins ils me tueront de rire.

Eh, les cocos verts, allez donc expliquer aux Américains du nord comme du sud, aux asiates en général et aux chinois en particulier que notre style de vie n’est pas top pour le cosmos. Allez donc expliquer à l’Afrique qui se meurt du manque de croissance et qui vendrait 12 fois l’âme et l’atmosphère de la planète pour être à notre place que l’on va tous réfléchir à comment répartir tout ça. Avant que vous n’ayez commencé à exposer vos bonnes blagues bio, la cocotte minute terrestre aura eu le temps d’exploser 12 fois. Allons, allons, un peu de sérieux ! Vous connaissez quelqu’un, y compris parmi vous, capable honnêtement de refiler, à des quidam qu’il ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam, son bien-être ou celui qu’il bâtit péniblement pour ces rejetons. Vos objections de croissance ne sont que des foutaises ou aussi peu compatibles avec l’Humain que les délires consistant à tendre l’autre joue quand on vous gifle ! Alors que faire ? C’est très simple !

Ouarf ! Ouarf ! J’adore faire ce coup-là !

S’il convient de chercher à mettre en place au niveau international les moyens de limiter la casse pour les siècles à venir, il ne faut cependant pas se leurrer. Bien des chercheurs disent que pour ce siècle, toute rectification des changements climatiques est inenvisageable. Et moi je vous dis que l’on ne sait pas si le phénomène est réversible et si la Terre ne va pas nous faire tout simplement un de ces mega « reset » dont elle a le secret. Hop, on laisse toute vie se dissoudre et on remet la soupe biologique sur le feu. Pessimiste moi ? Non ! Conscient que nous ne somme pas grand-chose et qu’à tout instant, on peut se faire exploser la carcasse par tout objet céleste mal intentionné. Alors que faire ! C'est pourtant évident!

Ouarf ! Vraiment j’adore !

Un proverbe japonais dit que « la solution vient souvent d’en haut ». Comment ça?!? Il n'y pas à dire. Vous disposez d'autant d'imagination qu'une cocotte en fonte usinée sous l'ancien empire soviétique. Levez donc les yeux, bande de limités. La solution est en grande partie là-haut ! Et oui, en installant des bases industrielles sur la lune ou dans la ceinture d’astéroïdes, riche en matières premières, exit dans le cosmos, la pollution. Sur mars, les gaz à effet de serre sont même désirés.
Notre excès démographique, hop ! dans l’espace ; La conquête de nouveaux espaces, dans l’espace ; la guerre, dans l’espace, encore que pour qu’il y ait guerre il faut rareté de la ressource or je peux vous assurer que la ressource spatiale est loin de se faire rare. Fini le syndrome de « l’île de Pacques » où des groupes rivaux dans un espace limité se tirent la bourre jusqu'à épuisement des ressources. Dans l’espace, je peux vous dire que niveau limitation de la croissance, on n’est pas prêts à se poser la question avant longtemps.
Fini le risque de disparition de notre espèce. Fini notre plus grande angoisse. Le ciel pourra bien nous tomber sur la tête, une grande partie de notre descendance ne sera plus là… Et histoire de me faire plaisir, je ne résiste pas à vous soumettre un dernier argument… Si notre avenir sur cette jolie planète se trouvait définitivement cramé, on aura réussi à mettre notre descendance au frais, au frais intersidéral…

Mais j’apprends à l’instant que l’homme d’influence que je suis a réussi à rallier un ancien ministre de la défense canadien, Paul Hellyer, à l’idée d’Odyssée spatiale pour notre espèce. Cependant, à l’évidence, il n’a pas tout compris à mon exposé.
Dans sa déclaration au journal « Ottawa Citizen », Paul Hellyer demande à ce que soient rendues publiques par les différents gouvernements, les informations à propos des technologies extraterrestres en leur possession. Technologies qui permettraient de résoudre tous nos problèmes…

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Laissez-moi vous répéter, encore une fois, bande de terriens accrochés aux jupes de maman Gaïa, que l’infantilisme consistant à vouloir attendre dans le nid, que tout nous tombe du ciel, tout cuit, dans le bec, doit laisser la place à une démarche où, volant de nos propres ailes, nous irons chercher les réponses, nous mêmes, tout là-haut. L’espace seul avenir de l’espèce.

Ça tombe bien, on vient de découvrir la première planète de type terrestre habitable par notre espèce. Elle tourne autour de l’étoile Gliese 581, une étoile de type Naine Rouge située seulement à 20 années lumières de notre système solaire. Une Naine Rouge. C’est formidable ! On pourra y envoyer nos marxistes. Il ne restera plus qu’à trouver une planète habitable ou pas, tournant autour d’un trou noir ou brun, histoire d’y envoyer nos fascistes et nos islamistes puisqu’ils partagent les mêmes goûts en matière d’astres nihilistes.


SIL commandant du USS GALACTICA


PS : à l’adresse de mon bon pécore d’auvergnat devenu guide suprême chez les zozos raëliens, qu’il sache que j’accepterai sans hésiter, à l’inverse de messire Houellebeck, le titre honorifique de Grand Prêtre. J’ai rarement vu une secte avec autant de meufs aussi bonnes, à part peut-être celle des Mormons. Leurs petites prosélytes blondes à jupe plissée sont on ne plus à mon goût. Miam, miam !... Oui j’arrive tout de suite ma chèrie...

PS2 : Pour mon bon Tranxenne. Je sais ce que tu vas dire mais que veux-tu, la pédagogie n’est-ce pas l’art de la répétition.

PS3 : Par ici le Prix Nobel de la Paix. Mon article est bien plus brillant que le petit film de Al Gore et me donne par conséquent droit à ce prix, non mais !

vendredi 19 octobre 2007

APHREURISME RENOUVELABLE




Dans les yeux de Mamère
Il y a toujours une lumière.



Master SIL

ÉOLIENNES A PRIERES


On me fait très justement remarquer que je me moque rarement des bouddhistes et ce alors que leur prosélytisme virulent, leur intolérance, leur insupportable tentative de putsch en Birmanie, leurs actes de terrorisme quotidiens et leur attentat permanent à la bienséance vestimentaire, par le port de ces robes orange-MoDem ridicules, deviennent insoutenables. Sans oublier tout le cérémonial dont bénéficie ces jour-ci aux Etats-Unis, cet homme de tous petits paix qu’est le Dalaï-lama. Un scandale !

Tout juste Auguste ! Comme je déteste l’injustice, ils vont avoir droit, eux aussi, à un coup de règle écologiste sur les doigts !

J’avouerai tout de même mon intention d’y aller mollo. C’est qu’ils sont extrêmement dangereux tous ces bouddhistes psychopathes. Or je ne voudrais pas qu’ils s’immolent par le feu, ces cons-là, par l’application, ma foi, un tantinet littérale de leur maxime « les bouddhas naissent dans le feu ».

Voici donc une première vanne, une vanne modérée : Eh, les gars, en ces temps où les énergies renouvelables sont à la mode et alors qu’on peut négocier l’absence de rejet de CO2 en bourse, compte tenu que le Tibet, le Népal, le Bhoutan, technologiquement parlant, c’est le nirvana au sens bouddhiste du terme, c’est-à-dire, le néant, pourquoi vous ne brancheriez pas des dynamos sur vos moulins à prières…

SIL « océan de sagesse, plénitude de compassion, grand purificateur des karmas encrassés, déboucheur de siphons à chakras et installateur exclusif de dynamos brevetées sur moulins à prières»

jeudi 18 octobre 2007

LES PLAIDOIRIES DE MAITRE CONNARD


Depuis février dernier, nos juristes bruxellois planchent sur le listage et les qualifications possibles des crimes et délits contre l’environnement. La Commission européenne a en effet présenté le 9 février 2007 une proposition de directive visant à contraindre les Etats membres de traiter les atteintes graves à l’environnement comme des infractions pénales. C’est bien, ça ! Je suis très pour même ! C’est bien, c’est bien, c’est bien ?!?

Mais dites-moi, une interrogation venant de s’immiscer aussi sournoisement que subrepticement dans mon entrain, comment comptez-vous faire pour les parties civiles ?

Assisterons-nous à des séances mettant en présence, par mediums interposés, l’esprit de Gaïa assistée par son avocat, Maître Mercure de l’Olympe, ou bien des Hents, ces arbres mythiques, doués de parole.

Je vois d’ici une autre scène :« dites-moi madame la marmotte… Si j’ai bien compris, alors que vous emballiez les tablettes de chocolat Milka™ (Pub) dans le papier allu prévu à cet effet, v’la t’y pas que des émanations de lécithine de soja transgénique vous assaillirent violement, provoquant ainsi votre fausse couche et la perte de vos 15 embryons. Ce qui en conséquence vous pousse à demander réparation pour ce génocide effroyable, c’est bien ça ? »

Quelle imagination ! Et dire que l’on ose prétendre que les technocrates de Bruxelles ne servent à rien alors qu’ils s’apprêtent à détrôner Tolkien.

Allez, les gars, au boulot ! Je veux voir ça de mon vivant.

Au passage, si je peux me permettre une suggestion. Pourquoi vous ne construiriez pas le futur Tribunal International des Crimes contre l’Environnement (TICE), sur pilotis, à Lateu, village de l’île de Tegua, dans l’archipel du Vanuatu. L’archipel du Pacifique qui s’apprête à disparaître sous les flots. T.I.C.E. c'est Nice.


SIL homme de l’Atlantide.

PS : L’illustration est « Le Juriste », un tableau de Giuseppe Arcimboldo (1526-1593) , dont les œuvres sont exposées au Musée du Luxembourg du 15 septembre 2007 au 13 janvier 2008.

mercredi 17 octobre 2007

POLLUEUR MAUVAIS PAYEUR


Parmi les principes susceptibles de polluer la pensée, il y en a un qui me fait bien marrer. Non pas le Principe de Précaution qui sans ses excès pétochards, réfractaires à la recherche ou au progrès, est tout à fait légitime puisque « la prudence est mère de sûreté » mais plutôt le Principe d’Absurdité qui dans sa version OGM devient de plus en plus fertile.

L’un des fruits de ce principe veut que l’on puisse échanger en Bourse nos « droits » à polluer.

Ce qui est surtout marrant, c’est que l’on soit devenu suffisamment manipulables pour accepter d’avaler ce genre d’absurdités. Car d’une part ou bien le fait de polluer n’est pas bien grave et à ce moment « aime et fait ce qu’il te plait » pour employer une maxime propre à ce gardien du Jardin d’Eden non-pollué que fut Saint Augustin, ou alors le fait de polluer caractérise un comportement délictuel voir criminel par les dégâts qu’il provoque sur notre cadre de vie et notre santé. À partir du moment où c’est la deuxième hypothèse qui l’emporte, s’échanger un « droit » à polluer équivaut à s’échanger des droits en matière de criminalité.

Ça vous viendrait à l’esprit vous, d’aller voir votre voisin, celui qui a des prédispositions pour le crime, et de lui revendre votre droit à violer, à voler ou à tuer sous prétexte que ce genre d’activités ne vous branche pas du tout...

Étonnant non ?

SIL Demak’up

mardi 16 octobre 2007

GLOBAL WARMING : ENFIN LA VERITÉ !


L’expression anglaise « Global Warming » désigne la notion de « réchauffement climatique global ». Bien qu'étant un ennemi du franglais, j’avoue tout de même préférer le « Global Warming ». Ça claque ! Ça fait très titre de Film catastrophe made in Hollywood, Hollywood qui, si l’on en croit certains européens, n’est pas loin d’être responsable du réchauffement climatique. Tout est toujours de la faute d’Hollywood, de ces satanés Américains, même quand une majorité d’Etats américains a ratifié le traité de Kyoto.

Soyons sérieux ! Alors que les sciences dures s’en tétanisent les membranes du cerveau à force de chercher les causes de ce problème et surtout les moyens d’y remédier, je suis fier d’annoncer à la galaxie toute entière qu’une science molle, la mienne ou plutôt l’Anthropologie vient d’apporter la réponse définitive pour ce qui est de l’origine comme de la solution au problème. Alors les gars, qui est-ce qui nous a mis dans la merde, encore une fois? Qui c’est ? Et bien, les Meufs, les gars ! La cause du « Global Warming » est la Femme ! Comment suis-je arrivé à cette conclusion ?!? Facile !

L’hiver dernier, avec ma tribu « arc-en-ciel », on se décida à passer des vacances là où plongent quelques racines familiales, à Bidarray, au beau milieu de la réserve des « european natives » Basques. Dans ce dessein, nous avions prévu de louer un chalet pour 12, en bordure du GR10, un célèbre parcours de randonnée, histoire de marcher un peu entre deux rasades de vin, de jambon et de fromage de pays. Dés notre arrivée sur les terres basques, nous dûmes réviser nos prétentions pédestres à la baisse. Il faisait un temps à ne pas mettre un potiok (une espèce de poney 4x4 basque) dehors. Une horreur !
À tel point que mon filleul, mi-Guadeloupéen mi-Normand, fit une violente réaction épidermique au froid, de type fraise tagada, dés notre arrivé à Biarritz et ce malgré ses gênes normands. C’est dire ! Une fois arrivés au chalet, ce fut bien pire. Un froid humide à vous donner des envies d’Enfer, nous saisit y compris à l’intérieur de la maison. Je ne vous cacherai pas que tout cela jeta un froid.

Du coup, les emmerdes ne tardèrent pas à poindre le bout de leur nez gelé. Les femelles se mirent à geindre, nous sommant de trouver une solution. « Réchauffement climatique, mon cul, oui ! » me dis-je. Pendant que ces dames et leur marmaille se jetaient sur le Nutella, nous les mâles, sortions sous l’Iparra (vent du nord) afin de couper du bois. Et c’est là, alors que le bois se faisait débiter sous les coups rageurs de nos haches, que mon frangin me fit entrevoir la lumière lorsqu’il nous fit remarquer que réchauffement climatique ou pas, cela faisait déjà deux étés qu’il tombait malade, tant le temps était pourri, et qu’il allait sans doute nous choper une fluxion de poitrine à force de jouer les bûcherons pendant cette semaine de vacances qui se devait d’être reposante. Oui, c’est là, au mot bûcheron que la vérité me prit à froid.

Le réchauffement climatique n’est pas lié aux comportements de l’Homme mais a bien pour unique origine les lubies de la Femme. Et oui ! Qui donc se plaint du froid en permanence? La Femme ! Qui demande à ce que le chauffage soit allumé dès le mois d’octobre et ce jusqu’aux saints de glace, en Mai ? La Femme ! Du coup qui est la cause de notre dépendance aux hydrocarbures ? les gonzesses !
Qui devait nous emmerder déjà sous les différentes périodes glaciaires afin d’obtenir une température convenable à l’intérieur de la grotte ? la femelle Erectus ! Du coup, l’invention du feu… La faute aux femmes ! L’origine de la taille du Silex pour nous fabriquer des haches nous permettant de jouer les bûcherons ? toujours la femelle Erectus comme la Sapienne !
Croyez-en mes gênes, messieurs dames, puisque niveau silex, à part moi-même qui suis de la première génération à ne tailler que du crayon, dans ma famille, tous les mâles du côté de mon père étaient tailleurs de pierre, de père en fils. Croyez-moi, cette Vérité qui démange était tapie au fond de moi depuis des millénaires. La voilà enfin révélée. Par conséquent, en bonne logique, la solution au réchauffement climatique réside dans la disparition de la Femme. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la Logique !

Plus sérieusement, tout ça était bien prévisible. Il y a, en effet, chez moi, en Galice Bracare (celle du Portugal), une chanson populaire qui traitait déjà, depuis longtemps, de l’inconséquence de nos actes et de leurs conséquences désastreuses pour notre avenir. Écoutez plutôt (traduction plus bas) cette chanson de Quim Barreiros.

« X’tava à assar sardinhas com o lume à arder. Queimei a pilinha sem ninguem saber. Se fosse outra coisa, nao me importava. Mas foi a pilinha que tanto estimava ».

« En grillant des sardines sans surveiller le feu ; j’ai braisé ma pine sans en faire l’aveu. Si j'avais cramé autre chose, je ne serais pas d'humeur chagrine; mais il s’agissait de ma pine que je tenais en haute estime. »

SILex SILurien


PS: Billet joué sur DailyMotion

lundi 15 octobre 2007

LE BORLÔ : QUAND LE MYTHE PERCUTE LE REEL


Puisqu’on est en plein Grenelle, n’oublions pas l’un de ses artisans. Aussi je ne résiste pas à l’envie de vous retranscrire, tel quel, un petit article, situé page 39 de « la grande encyclopédie des Lutins » de Monsieur Pierre Dubois.

« Le Borlô ou Braillard de l’Abbaye :
Au temps jadis rapporte Armand Pellegrin (le Folklore brabançon, 1921), un monstre aquatique vivait dans les étangs de l’abbaye des Prémontré d’Opheylissem (Belgique) : pendant les nuits sombres de tempête et d’orage, ses appels et cris menaçants se faisaient entendre à plusieurs lieues à la ronde. Personne n’est parvenu à le faire disparaître par la force ; il est parti spontanément avec les eaux des étangs qui se sont retirées.
Le Borlô est aussi un nain fol et médiocre de la tête faisant beaucoup de vains discours et moult tapages pour se hausser au lignage des roys. Mégalomane et dangereux, il a trouvé désormais sa place parmi les baveux, babilleurs et orateurs politiques. »


Voilà, Voilà, Voilà…ça s’est fait…

SIL Elficologue

IL GRÊLE SUR LE GRENELLE


Bientôt la fin du Grenelle de l’environnement. L’accouchement de la souris verte est prévu fin octobre. Avant que l’on se serve des clés USB pour clore les débats, le Républicoin a décidé de consacrer cette semaine à la problématique environnementale. Et pour commencer, je déchaînerai les éléments numériques sur une conception écologiste qui me crispe. Celle du Pur et de l’Impur. Celle qui rêve d’un Monde blond comme les blés aux yeux bleus.

En effet, après que d’autres extrêmes aient échoué à purifier la race humaine par son aryanisation ou bien à purifier le corps social par sa prolétarisation; au même moment où des puristes de l’islam cherchent à hallaliser le Monde et que les pourris de la Finance travaillent à laver toujours plus d’argent sale dans leurs paradis fiscaux; voici que nos verts dans le fruit se sont carrément donné pour mission de purifier la planète en proposant de revenir par le biais du mythe de l’age d’or à notre biotope originel. Carrément !

Ça me gonfle ! Au lieu de nous pomper l’air, pourquoi n’iraient-il pas sur Venus où l’atmosphère irrespirable ressemble à peu de choses près à celle de nos origines planétaires. Sérieux, ce qu’ils peuvent nous polluer l’existence tous ces purificateurs.

Isotope SIL

dimanche 14 octobre 2007

LA PENSÉE PETIT BLANC


L’écrivain néerlandais Ian Buruma, professeur de démocratie au Bard Collège de New York analyse de la façon qui suit, le terme d’islamofascisme, dans une tribune diffusée par le « Project syndicate » et reprise par La Vanguardia (Espagne) puis par le Courrier International (France).

"Il (le terme d’islamofascisme) n'a pas été inventé par hasard. Il incite à voir une grande partie du monde islamique comme une extension naturelle du nazisme. Saddam Hussein, qui n'avait rien d'un islamiste et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui est un islamiste convaincu, sont souvent décrits comme des successeurs naturels d'Adolf Hitler. (...) Malgré tout, les analogies avec le régime nazi, bien qu'efficaces pour dénoncer le point de vue des personnes avec lesquelles on est en désaccord, sont généralement fausses. Aucune armée islamiste ne s'apprête à marcher sur l'Europe ? À noter que la majorité des victimes de l'islamisme révolutionnaire vivent au Moyen-Orient et pas en Europe ? Et Ahmadinejad, en dépit de sa rhétorique désagréable, n'a pas l'once du pouvoir qu'avait Hitler."

Intéressant n’est-ce pas ? Puisque Monsieur Buruma, qui est sans doute le plus grand penseur de son immeuble, veut pinailler, qu’il me permette de le rappeler à l’ordre. En effet, de l’avis de certains spécialistes, le nazisme allemand n’a rien à voir avec le fascisme italien. Donc qu’il ne confonde pas nazisme et fascisme lorsqu’il parle d’islamofascisme.

Ensuite, pour redevenir un peu plus sérieux, il est évident qu’au sens strict, le fascisme est une forme bien précise de totalitarisme. Cependant, il n’en conserve pas moins avec d’autres, et plus particulièrement avec celui qui nous occupe, bien des points communs. La soumission de peuples entiers à des chefs naturels ou surnaturels autoproclamés, la négation de la démocratie et des droits de l’homme, une mobilisation générale décrétée autour d’un projet collectif unique d’inspiration raciale, nationale, idéologique ou religieuse, ainsi qu’un mépris ou une haine des autres groupes humains conduisant souvent à la guerre.

C’est ainsi que le terme de « fascisme » se trouve employé par le commun pour signifier, avant tout, notre amour de la liberté et notre rejet de tout totalitarisme. Et c'est ainsi également que le terme d’islamofascisme se trouve légitimé, n’en déplaise aux démocrates mous, qui comme en 1940, attendront que les historiens se prononcent un jour sur la question.

Mais je n’en ai pas finit avec Monsieur Buruma. Je vais même m’amuser encore un peu avec lui puisqu’il représente à merveille la victime d’un syndrome, touchant pas mal de nos petits penseurs blancs.

J’ai en effet remarqué depuis longtemps, chez certains petits penseurs blancs, que pour qu’un totalitarisme soit pris au sérieux, mérite l’adjectif générique de « fascisme », qu’il lui faut avoir été pensé et organisé par des peuples sérieux, blancs, voir aryens. Les Bougnoules sont indignes de totalitarismes aussi beaux que les nôtres. Marx estimait déjà la « sous-race » Slave indigne du marxisme. Il vouait son marxisme aux Allemands ou aux Anglais. Monsieur Buruma lui-même, ne dépossède-t-il pas les Italiens de leur « fascisme » pour le confondre avec l’Allemand. Le fascisme c’est bien plus sérieux, bien plus beau quand il est allemand, n’est-ce pas ?

Un beau fascisme blond, bien organisé, avec des magnifiques uniformes gris, des défilés sublimes, des chars rutilants, des plans de batailles imprimés sur papier glacé. Une idéologie vous mettant la tête au carré en même temps qu’elle vous rase les cheveux en quatre. Un truc qui a de la gueule, quoi. Un truc de Blanc. N’est-ce pas Monsieur Buruma ?

C’est bien connu, les Bougnoules sont incapables de tout ça. Les fascismes portugais, espagnols, grecs, d’Amérique du sud et que sais-je encore, ne sont pas bien sérieux. Trop bougnoules déjà ! Imaginez alors celui des musulmans. Pas sérieux je vous dis. N’est-ce pas Monsieur Buruma ?

Le « Coran » théorisant le combat (djihad) de Mahomet n’est certainement pas à la hauteur du « Mein Kampf », théorisant le combat d’Hitler, n’est-ce pas ? Perso, je trouve le Coran, bien mieux écrit.
Un blitz de cavalerie ayant repoussé les frontières de l’Islam de plusieurs milliers de kilomètres en à peine un siècle n’est pas à la hauteur d’un blitz de Panzers allemands, ayant échoué, n’est-ce pas ? Perso, je trouve le blitz islamique bien plus impressionnant.
La théorisation d’un « Drang nach Welt » (marche vers le monde) islamique, par la guerre, et par « le ventre de nos femmes », comme le disait l’ancien président algérien, Houari Boumediene (voir également l’hadith n°1), qui a plutôt bien réussi est là encore moins impressionnant que le « Drang nach Osten » (marche vers l’est) allemand, poursuivi par un Hitler en quête d’espace vital, n’est-ce pas ? Désolé mais là encore, le point est pour Mahomet.

Par ailleurs, je suppose que les menaces d’anéantissement d’Israël comme les tentatives maintes fois répétées, sont hors sujet. Bien évidemment. Tout comme la mise au pas d’un milliard d’êtres humains, leur soumission à des chefs, à des commandeurs de croyants, à un prophète, à un dieu. Tout ça au nom d’un quelconque paradis, d’un vulgaire Wal-Allah.

Puisqu’on vous dit que le Bougnoule est incapable de penser à mal, d’avoir théorisé un système « fasciste », totalitaire, ayant démontré depuis plusieurs siècles son efficacité. Suffisamment efficace d’ailleurs pour avoir impressionné Hitler lui-même. N’est-ce pas Monsieur Buruma ?

C’est fou quand même tous ces points communs, non pas avec la pensée fasciste mais carrément avec la nazie. De pures coïncidences, de toute évidence.

Ah, le mythe tenace du bon sauvage, cette condescendance du petit blanc, ce racisme bien-pensant, capable de nier l’autre dans ses bonnes œuvres comme dans ses mauvaises, de nier au bon sauvage une quelconque capacité stratégique. Le bon sauvage étant bon par essence et non par ses œuvres, puisqu’il est incapable d’œuvrer, d’accomplir ce dont nous sommes nous, les blancs, capables, en bien comme en mal. Est-ce ça, le fond de votre pensée, Monsieur Buruma ?

Et dire que ce sont ces opinions-là qui ont pignon sur rue. Et dire que si tout ça n’était pas si grave, j’en rigolerais de bon cœur.

En parlant de gravité, histoire de rassurer ce grand angoissé de Buruma, il est fort probable qu’un scénario moins cataclysmique que celui de type hitlérien, voir pas cataclysmique du tout, soit tout à fait possible, mais pour travailler à l’écriture de ce scénario, il faut au moins retirer les stylos qu’on s’est enfoncé bien profondément dans les mirettes.

SIL bien trop bougnoule pour Buruma


PS : Hadith numero 1 : Nous sommes tous d’accord que si un être humain risque sa peau à traverser mers et déserts, c’est avant tout pour y chercher une vie meilleure, n’est ce pas ? Cependant, d’après-vous que se passera-t-il si au départ comme à l’arrivée il y trouve des autorités religieuses encouragées par des politiques, pour lui rappeler ce que leur prophète a ordonné en son hadith numéro 1, intitulé « Les actes ne valent que par les intentions » :

« Les actions ne valent que par les intentions qui les animent et chaque créature est rétribuée en fonction de son intention. Celui qui aura émigré pour Allah et son envoyé, son émigration lui sera comptée comme dédiée à Allah et à son envoyé. Celui, en revanche, qui aura émigré pour glaner quelque bien de ce monde ou pour prendre femme, son action ne lui sera comptée que pour ce pourquoi il aura émigré. »

Que les choses soient claires. Toufik, mon voisin de palier n’est responsable en rien de cet Hadith. Il veut juste une vie meilleure. Comment lui en vouloir. Je l’aime bien mon Toufik. Il en va cependant tout autrement dans les cervelles de ceux qui au pays l’ont poussé dans le bateau, dans les cervelles de ceux qui la lui pourrissent tous les vendredis après-midi, et dans celle de ceux qui chez nous laissent faire par ignorance ou lâcheté.

samedi 13 octobre 2007

APHREURISME MARSEILLAIS


Moins d’impôts et de fonctionnaires pour quoi ?
Pour augmenter un soi-disant pouvoir d’achat.
Le pouvoir d’engraisser la Finance ou les Chinois.
J’en veux pas ! Je me fous de la Finance et des Chinois.
Je préfère la Santé, la Culture, l’Ecole, la Sécurité, l’Etat…

SIL Rougerie

Mon bon maître Jacques Marseille, qui ferraille dare-dare contre les fonctionnaires, l’impôt et l’Etat, a toujours été un bon petit fonctionnaire. Il a toujours servi fidèlement et aveuglement les idées au pouvoir. Il a même appris très tôt à le faire puisque, si ma mémoire est bonne, il est fonctionnaire depuis ses études supérieures effectuées à l’école Normale Sup. Etudes gracieusement rémunérées par l’impôt. Elément expliquant sans doute qu’il débuta en tant qu’historien classiquement marxiste quand le marxisme était en Chaires. Cela ne dura qu’un temps puisque les temps changent comme tout les –ismes à la mode.

Dans les années 80 il devint historien d’obédience socialiste. Faut savoir obéir à l’obédience en place. Comme il nous l’expliquait lui-même, pour réussir à la Fac, « faut savoir faire la carpette ». Il y réussit très bien.

Sur ce, arrivent les années 90. Le socialisme se meurt et l’alternance donne le tournis. Mon bon maître ne sait plus sur quel pied danser. Un coup sur le pied droit. Un coup sur le pied gauche. Un coup il nous explique, en cours de DEUG, « que la France produit suffisamment de richesses pour verser une rente à chaque citoyen », « qu’il vaut mieux vivre d’investissements boursiers que du travail ». Ce sont les années où il sort « La France travaille trop » (Albin Michel 1989) et « Lettre ouverte aux Français qui s’usent en travaillant et qui pourraient s’enrichir en dormant » (Albin Michel 1992).

Le cours d’après, il partage avec nous un concept se voulant drôle. Celui de « géronticide ». Soi-disant que les trente glorieuses favorisaient le travail et les investissements productifs grâce à l’inflation tueuse de dettes et de rentes. Jamais les actionnaires et les rentiers n’y avaient si peu gagné. Alors que depuis les années 80, l’inflation favorise ceux qui vivent du capital, soit les vieux et les rentiers. Du coup pour relancer l’économie il faut que les vieux claquent pour que la rente circule. Une réminiscence de son bouquin paru en 1983 « Vive la crise et l’inflation ». Ça ne nous a pas fait rire.

Devant le bide de son humour morbide, il change son fusil d’épaule et nous explique la fois d’après, à nouveau, que la France est belle, ses fonctionnaires, ses vieux et ses rentiers magnifiques. C’est à peine s’il ne nous propose pas un giga partouze dans l’amphi N de la fac de Tolbiac. Ce mec est cyclothymique me dis-je alors. Devant l’air séduit, imprimé dans nos yeux d’ados attardés et d’étudiants médiocres, il se dit qu’il y a un marché pour cette idée. Il sortira en 1993 « C’est beau la France ».

Je le retrouve en Maîtrise. Et là je sens comme un changement. Je ne sais pas si c’est la déprime ou l’alternance mais le discours a changé. Il n’y croit pas encore tout à fait mais il essaie. En séminaire, après nous avoir envoyé acheter du sauciflard, du pain, du vin et du fromage, il nous apprend comment spéculer à la hausse et à la baisse. En même temps il nous dit qu’il faut travailler. Que lui-même ne dort que 4 heures par nuit et qu’il bosse le reste du temps. Que c’est difficile parce que le monde de la Fac est sclérosant, les fonctionnaires pas beaux et que les syndicats ça mange les petits enfants. Qu’il y a rien de tel que le monde de l’entreprise.

Je comprends surtout que depuis qu’il fait sponsoriser par le beau monde de l’entreprise les activités de son Association pour le Développement de l’Histoire Economique, qu’il a décidé de devenir un bon petit fonctionnaire, non pas de l’honorable pensée politique libérale, mais plutôt du libéralisme économique. C’est tout Jacques. Jacques adore les –ismes, adore passer d’un excès à l’autre, d’une caricature à l’autre. Pour ce faire, plus Rhétoricien qu’Historien ou Economiste, Jacques manie les chiffres avec brio. Il sait leur faire dire tout ce qu’il veut. Il sait même leur faire faire « la guerre civile ».

Oh, je n’ai rien contre. Après tout, Jacques met enfin en accord ses idées avec ses actes. Quand par exemple il n’hésite pas à faire plancher sur ses travaux toutes ces petites mains étudiantes ou en contrat précaire. Surtout qu’il continue. Qu’il propose à l’Université de devenir vacataire, de transformer son poste d’emploi Public et contrat de droit privé. Il parait que pour Jacques, c’est la nouvelle panacée. « Des fonctionnaires de haut niveau recrutés sous contrat privé avec comptabilité patrimoniale et obligation de résultats ». Il pourra ainsi rendre des comptes sur son activité, son patrimoine, être soumis à des objectifs et à l’évaluation. Il pourra ainsi faire enfin des cours de qualité plutôt que de tester ses dernières lubies sur ses étudiants.

Blagues à part qu’il se rassure, en bon élève, je reste d’accord avec mon maître sur bien des points. Il y a sans doute beaucoup trop de fonctionnaires où ils ne servent à rien et pas assez là où ils seraient utiles, sur le terrain, ce qui produit en effet « une dilution des responsabilités qui crée une irresponsabilité généralisée » chez tous ces hauts ronds-de-cuir.
La faiblesse « des syndicats, alliée à leurs divisions, les conduit à une surenchère verbale qui n’aide pas à résoudre les crises que traverse le monde du travail, mais contribue en revanche à développer chez les Français une culture de l’amertume et du ressentiment ».
« Quand comprendra-t-on enfin que la dépense keynésienne est facteur d’inégalité ? Que les ouvriers sont les premiers perdants dans le système de retraites et de santé actuel parce qu’ils cotisent pour les riches ? Que les aides aux entreprises vont à celles qui n’en ont pas besoin ? Que la recherche française fonctionne mal parce que l’Université n’est pas assez sélective ? »

Y a pas à dire, sur bien des points de fond, je suis d’accord avec lui. C’est sa mauvaise foi et son peu de sérieux qui m’agaceront toujours. Comme quand il prend exemple sur nos cousins du Nord ou sur ces pays « fabuleux » tels que le Portugal ou la Nouvelle-Zélande, pour nous vendre la privatisation des services publics sans à aucun moment nous dire combien cela a coûté à ces Etats. Car de remplacer des fonctionnaires public par des fonctionnaire privés cela a forcement un coût, non ? Faut bien les payer, non ? Il serait bon de nous indiquer combien de contrat privés ont remplacer les contrat publics. Car j’ai du mal à croire que le ministère de l’emploi néo-zélandais en passant de 28000 fonctionnaires à un seul, son ministre, fonctionne sans même une secrétaire de contrat privé. Sérieux, c’est pas que j’aime pas qu’on me bourre le mou mais quand même. Faudrait plus me prendre pour un étudiant en DEUG. Je veux tous les faits pour me faire une idée.

Faudrait aussi que Jacques comprenne qu’un bon fonctionnaire se doit de servir l’Intérêt Général et non pas sa petite carrière. Faudrait aussi qu’il arrête de se la péter économiste. Il est Historien. A moins qu’il en ait honte. Pourtant c’est bien Historien...

Pour conclure, comme je ne change pas mes convictions, moi, qu’elles resteront éternellement démocrates, sauf maladie mentale impromptue, allez donc lire la prose de mon bon maître chez JCDURBANT, mon petit camarade extreme-centriste.


SIL Rougerie