vendredi 12 octobre 2007

BROYER DU NOIR DESIR


Bertrand Cantat est bien tôt libre. C’est le Droit. Une triste nouvelle pour la famille de Marie Trintignant qui n’a certainement pas eu le temps de faire son deuil, mais une bonne pour le rock de Gôche qui se trouve en sommeil. Ça me fiche le Blues. Je dis ça parce que le jour où j’ai appris pour le déchaînement de violence de Bertrand sur Marie, j’ai failli jeter tous mes cédés du groupe Noir Désir. Par refus de complicité avec son, mon, notre, votre animalité.

Toutefois comme je suis peu enclin à l’autodafé et puisque le reste du groupe n’y est pour rien, j’ai décidé de les garder. Je n’ai cependant plus jamais dansé sur « l’homme pressé ». j’étais blessé. Blessé parce que j’aimais bien quand chantait Cantat et parce que je n’ai pas du tout aimé l’aveuglement exprimé par ses groupies. Elles lui ont cherché toutes les excuses possibles et inimaginables. Muriel Cerf, auteur de « Bertrand Cantat ou le Chant des automates » a même parlé de « drame antique », fruit de la passion. C’est pathétique.

Je rappelle qu’en ce 27 juillet 2003, Monsieur Cantat n’a pas projeté Marie Trintignant à terre dans un geste malheureux aux conséquences dramatiques. Nul n’est à l’abri d’un geste involontaire ou de rage. Non, Monsieur Cantat battit sa compagne à mort. Coup après coup, cri après cri, craquement après craquement, jusqu’à la Mort. Le fruit de la passion était visiblement pourri.

Lui aurait-on trouvé les mêmes excuses s’il était de Droite, chantait du Heavy Metal ou du Gangsta Rap. Non ! Le drame antique c’est un truc de Gauche. La violence aveugle, un truc de Droite. Une idée venue comme ça à toutes les pasionarias du Cantat, au son des « quatre coups violent» reçus par Marie. Quatre coups presque comme au Théâtre. C’est pitoyable.

Non, il n’y a rien d’antique, ni de romantique, ni même de Rock & Roll dans ce drame. Il se serait crevé les yeux ou suicidé sinon. Il serait mort de chagrin, d’amour ou de rage. Il aurait fait comme Kurt Cobain, le chanteur du groupe « Nirvana », mort d’amour, de chagrin et de rage. « Noir désir », « Rock engagé »,« Dies irae », « sombres héros de la mer », ne sont que des mots tremblant de peur devant l’océan du vide. « Noir désir », une escroquerie qui a raté sa sortie. Cantat mourra d’un cancer. L’un de ces cancers typiques du suicide du lâche. Baisser de rideau !

J’espère que t’auras au moins la décence de ne pas venir nous casser les oreilles avec ta douleur, ton chagrin et ton amour. Que tu ne viendras pas chercher sur les plateaux télé, l’absolution du téléspectateur, ce nouveau confesseur. Sérieux, j’espère que t’auras au moins la décence de te taire…À jamais.

SILence

jeudi 11 octobre 2007

LES 300 SORTENT EN DVD


Quand mes potes m’ont SOMMÉ de les accompagner au cinéma pour y voir « Les 300 », je m’attendais à être assommé par un « préquelle ». Ces films censés raconter l’avant quand les scénaristes sont en mal d’après. Un prélude quoi ! Je laisserai cependant à tous nos créateurs de néologismes tels que « bravitude », « préquelle » ou « pré-suite », ce don nécessaire au mouvement du monde comme de la langue.

Bref ! Non-informé du thème du film, je m’attendais à assister au prélude des 4400, l’une des séries phares de la télé dont je n’ai vu à ce jour, aucun épisode. Ça tombait bien puisque j’apprécie toujours que l’on me raconte les histoires dans l’ORDRE. Je voyais donc venir une histoire du genre « nous partîmes 300. Nous arrivâmes 4400 ». Que nenni !

Au fait, il s’agit d’une fresque mythologique dans la plus pure tradition classique bien que modernisée. De la mythologie pré-moderne et post-classique que la jeunesse inculte ne manquera pas de qualifier de neo-peplum gothique trash-metal, genre « Manowar ». Comme il n’y a pas de raisons qui m’empêchent, moi aussi, d’inventer des mots, je qualifierai ce style, d’historic fantasy© !

Dans tous les cas, ce film n’a pas manqué de plaire à l’historien fantaisiste que je suis. Bravo messieurs ! C’est du grand art ! Couillu, sentant bon la sueur de salles de sport et la testostérone d’abattoir. De quoi me faire kiffer ma race tout en nous rappelant utilement que les Grecs n’ont pas toujours été que des pédés et qu’on leur doit quand même nos couilles démocratiques, éléments qui à eux seuls devraient mettre fin une fois pour toutes à tout sentiment homophobe.

Je dis ça parce qu’entre ces grands fous de frères Kaczynski qui veulent soumettre les Télétubbies à la Questionnette sous prétexte qu’ils inciteraient les enfants à devenir Homos, l’autre foldingue d’Ahmadinejad qui nous affirme qu’il n’y a pas de pédés en Iran, contrairement « à chez vous (nous), ou plutôt qu’ils ne se montrent pas parce qu’ils sont passibles de la peine de mort et certains chanteurs antillais qui auraient appelé « à brûler » du « makoumé » (homosexuel en créole), il y a décidemment beaucoup trop de trous du culs sur cette planète. Sérieux où va ce monde si même nos chères Antilles déchaînent leur baron samedi (démon local).

En tous cas, pour revenir à nos couilles démocratiques, sincèrement, merci encore chères tapettes. Merci aussi pour la suite, puisque qui dit couilles, dit trique ! Organe bien utile face à la tyrannie...

Tu m’étonnes que les néo-perses pètent les plombs devant ce film et hurlent au complot anti-iranien. Il y a vraiment de quoi avoir les boules et vous savez quoi ? Je me propose de les gonfler encore un peu plus.
Ce n’est quand même pas de notre faute à nous, héritiers de la civilisation grecque, si vous n’êtes même pas foutus de vaincre à 300 000 contre 1000, avec tout l’arsenal de l’empire Perse à votre disposition, ninjas « immortels » y compris. Au passage, j’informe que les ninjas du film ne sont pas qu’un délire puisque les Perses disposaient effectivement d’une troupe d’élite spécialisée dans l’infiltration et les actions commando. Et oui, mes chers néo-perses à barbe, malgré tout votre attirail, vous étiez nuls déjà sans barbe, voilà tout ! Pleurez un bon coup, vous verrez que ça ira mieux après. Je suis méchant ?!? Mais non ! Regardez les Romains. Ils y sont bien arrivés eux, à les vaincre ces Grecs.

Il faut juste réussir à admettre, que vous, les orientaux mal-orientés, n’êtes bons qu’à tyranniser d’autres orientaux et que dés qu’il y a du vrai bonhomme en face, coté mal-oriental, il n’y plus personne. Dites-moi, au passage, ce n’est pas Alexandre qui vous a foutu une branlée, aussi, quelque temps après, non ?!? C’est bien ça n’est-ce pas ? Mais soufflons encore un peu pour faire éclater vos boules en confettis...

Soufflons puisque cette histoire passée m’en rappelle une bien présente. Vous allez kiffer l’anachronisme. À l’échelle de notre Monde, quelle réalité se rapproche le plus, de cette cité état où se conjuguaient « démocratie », raison, refus de la soumission, mobilisation de toute une société autour de sa survie. Une cité-Etat, cernée par un pseudo empire dirigé par des mégalos mystiques qui se prennent pour des Mahdi (sorte de Messie) ou autres commandeurs des croyants. Un pseudo empire où l’individu, la liberté, la loi de la raison sont un blasphème. Alors, quelle réalité se rapproche le plus de l’histoire narrée dans le film ? ... Ben celle d’Israël les petits gars !

Ce film est un hymne à Israël, la nouvelle Sparte post-classique, néo-moderne, menacée par les nouveaux Xerxès toujours aussi préclassiques. Acheter le DVD et voir ce film est donc un acte militant. Cependant comme je tiens à faire plus que ça, beaucoup plus qu’à soutenir Israël, la démocratie et rendre hommage au sacrifice spartiate, en visionnant simplement ce film, voici ce que mon sens du compromis guerrier a contracté comme idée.

Bâfrons nous de chocolats Léonidas et arborons fièrement l’été prochain des tee-shirts à la gloire de ce chocolatier. Grâce à l’accord, que je viens de négocier, juste entre deux virgules, pour tout ballotin de 500 g acheté, 2 euros seront reversés à Tsahal, l’armée israélienne. En échange, une statue du Roi Léonidas trônera à la Knesset, le Parlement Israélien et le Chocolatier Léonidas se verra octroyé des conditions de vente très favorables sur tout le territoire Israélien en plus du casherout.

De toute façon, j’ai toujours préféré le chocolat en ballotin plutôt qu’en tablettes abdominales... C’est ballot hein ?!? Gnarf ! Gnarf ! Gnarf !

Alors j’entends d’ici, tout un tas de fiotasses qui hurlent au Testostéronisme, de ma part. Sachez bande de lopettes, siliconées du bulbe rachidien, que d’avoir chialé comme une vulgaire pintade, une fois en VO, une fois en VF puis 2 fois à nouveau en VO, sur le « Titanic », m’autorise à bander comme un bouc sur du « 300 » et à éructer un bon gros « AOUHHH » spartiate. Une forme d’hommage, là aussi, à Sparte. La Sparte d’avant la sclérose et le repli sur la seule Force.

SIL maître chocolatier depuis 1841


PS : En parlant des Perses, je vous encourage vivement à visiter nos amis démocrates iraniens qui vous accueilleront sur IRAN-RESIST et SAUVELEMONDE. Ils ont besoin de vous. Nous avons besoin d’eux.

mercredi 10 octobre 2007

APHREURISME GAUCHE



Comment être de Gauche aujourd’hui ?
En se rappelant que les républicains de Gauche
N’ont pas attendu le marxisme et sa folie,
Pour travailler au progrès, y compris social.


Militant SIL


PS : En illustration voici Ganesha, la divinité indienne à tête d’éléphant, une divinité toute trouvée pour un socialiste.

L’éléphant l’un des rares animaux qui pleure de chagrin et dont le niveau de conscience lui permet tel que l’homme de se reconnaître dans un miroir. Un animal que j’adore à l’inverse du lion, cette racaille de la jungle.

Le lion, cette bestiole devenue l’emblème de Montebourg et ses bouffons. Un animal opportuniste et fainéant au point d’envoyer les femelles chasser à sa place, en espérant récupérer la meilleure part du festin. Tiens ça me rappelle quelque chose…

XV DE FRANCE : MALHEUR AUX TRAITRES


J’entends, de-ci de-là, dans nos arrières journalistiques, là où on est toujours prompt à décourager nos troupes avec du défaitisme de fabrication industrielle, que le jeu français de samedi dernier n’était pas assez esthétique, et la victoire non méritée sous prétexte que la passe victorieuse de Traille pour Michalak était fautive. « En avant ! » Je vous en foutrais moi, des compas dans l’œil. Que l’on me pende tous ces traîtres planqués dans nos arrières !

Toutefois je serai magnanime. Qu’ils sachent avant que je leur passe moi même la corde au cou, que je suis d’accord avec eux. Notre victoire ne fut pas belle. Elle fut majestueuse et totale. 80 à 18, c’est sans appel. « Comment ça 80 ? » C’est simple. En appliquant un coefficient 4. « Comment ça un coefficient 4 ? »

1, parce que nous jouions à l’extérieur. 2, parce que les neo-Z jouaient à domicile, Commonwealth oblige. 3 et 4 à cause du facteur Fillon et Sarkozy, nos deux poissards d’Etat. Trois coups de pieds ratés en première mi-temps, si c’est pas un coup de la scoumoune ça. Heureusement que la poisse de Fillon et la scoumoune de Nico ont fini par s’annuler selon le principe physique et mathématique voulant que Moins plus Moins égal Plus. Principe mathématique qui n’enlève rien à ces deux derniers points du coefficient multiplicateur. Par conséquent quatre multiplié par vingt qui font quatre-vingts… Énorme !

Cela dit, si la victoire est sublime, il va de soi que nos Bleus doivent rester des tocards. « Comment ça des tocards ? » Mais non, je ne fais pas partie des traîtres à pendre. Il se trouve juste que le Gaulois est un coq. Or le coq chante toujours mieux quand il a les pieds dans le fumier.

Du coup, que nos rugbyx, tous ces fans de la dernière heure, à l’instar des footix de 98, arrêtent de hurler leur tout récent amour du XV de France. Ils vont finir par nous porter la poisse. Qu’ils continuent plutôt de traiter nos Bleus de gros nuls, de tarlouzes de calendrier et autres amabilités, histoire que mes Bleus à moi que j’ai, gardent suffisamment de rage en eux pour faire paître les Anglais. Aouh ! Aouhh ! Aouhhh !

SIL mauvais du foie

mardi 9 octobre 2007

SRI LANKA

FIVE O’CLOCK CEYLAN TEA


Certains de nos jounaleux nécrophiles, amateurs de minorités oppressées qui s’avèreront, après étude par des gens serieux, être des têtes de pont de majorités oppressantes, viennent de découvrir la question tamoule. Manque de bol, tout comme pour les Palestiniens, il s’agit là encore d’une minorité nationale qui s’avère faire partie d’une majorité Régionale en mal d’expansion. Or comme je refuse d’attendre 30 ans pour que nos journaleux exotistes se rendent compte de leur nouvelle connerie, et puisque le Sri Lanka fait partie de mes tasses de thé préférées, je vous propose la mise au point suivante sur ce coin de la planète.

Les sources officielles établissent que les Srilankais, poussés par une brusque envie de soleil et de plages au sable blanc, quittèrent le Nord de L’Inde au 6e siècle avant JC pour prendre possession de l’île. Île qui devint bouddhiste 300 ans plus tard sous l’impulsion missionnaire d’Ashoka, un grand Roi du Nord de l’Inde. Les Tamouls ne s’intéressant à cette île qu’à partir du 1e siècle. Histoire qui toutefois ne nous explicite ni le pourquoi et le comment de cette venue, ni le bordel qui s’ensuivit et les moyens de le résoudre.

C’était sans compter sur votre serviteur qui se fit interpeller par un vieil ermite sur le marché local d’une ville du sud du Sri Lanka. Alors que je cherchais à Matara des épices pour me préparer le soir venu un bon « Kote Rôti », mon plat srilankais préféré, un vieil édenté avec une trace de talc au milieu du front m’interpella avec un « soudou poutae ». Un petit diminutif pour dire « mon tendre enfant ». Je lui souris. Il me sourit. Après avoir négocié d’arrache pied le prix de l’histoire pour touriste qu’il voulait me vendre, je restais le reste de l’après-midi à écouter ce qui suit.

Nous sommes en 580 avant JC. Bouddha raconte ses salades, oups, cherche à vendre son régime végétarien à qui veut bien l’avaler. Alors qu’il traverse un royaume situé non loin du Golfe du Bengale, le Roi de ce royaume demande à le voir. Ce roi, grand amateur de thé, a eu vent de l’expertise du Bouddha en matière de plantes qui se mangent, se fument et se boivent. Après les longues présentations d’usage, ce roi demande à Bouddha s’il n’aurait pas un bon plan question thé parce qu’il en a marre de devoir l’acheter à « ces fourbes de chinois qui non seulement le vendent à prix d’or mais qui le coupent avec de l’herbe à chat ».

Bouddha dans sa grande sagesse, lui dit que le meilleur thé au monde pousse à l’état sauvage sur « l’île Resplendissante ». Le Roi vague ancêtre de Saint Thomas, ce qui explique au passage pourquoi des juifs s’installeront au 2e siècle, au sud de l’inde, dans l’Etat du Kerala, demande à goûter pour croire.

Bouddha toujours prêt à rendre service et se disant qu’un client satisfait fait toujours un bon converti, exécute l’un de ses miracles attestés par la tradition bouddhiste. Il se téléporte au Sri Lanka. Là, du coté de l’actuelle Kandy, en pleine montagne, il arrache avec les dents quelques branches des meilleurs buissons et revient avec.

Le Roi voyant cela mais toujours un peu dubitatif lui demande quelle certitude il peut avoir que ce thé vient bien du Sri Lanka et non pas de l’échoppe de l’autre « merde de vache (insulte singhalaise très prisée) chinoise du coin de la rue». Bouddha répond alors à ce bon Roi, qu’il n’a qu’à envoyer un commando de sa garde personnelle pour vérifier ses dires. Ils reconnaîtront le buisson en question à la canine plantée dessus puisque pour ramener ces branches, oubliant dans un moment d’absence nirvanique qu’il disposait de supers pouvoirs, il s’y est pété une dent. Heureusement qu’elles repoussent par miracle car à vrai dire ça lui arrive assez souvent. Petit détail qui apporte enfin une explication plausible aux centaines de dents censées appartenir à Bouddha et vénérées comme reliques dans l’ensemble du monde bouddhiste.

Sur ce, le Roi envoie un commando constitué d’une centaine d’hommes. Commando qui longera au pas de course toute la côte indienne depuis le delta du Gange jusqu’au détroit de Palk, rejoindra l’île et trouvera la dent au sommet du Mont Pidurutalagala. Marche forcée qui permettra au commando de se rendre compte que cette île est superbe, que les femelles aborigènes ne sont pas terribles mais que de l’autre côté du détroit, il s’y trouve des petites Tamoules pas mal du tout.
C’est ainsi que le chef du commando renvoie un petit contingent pour annoncer au Roi leur découverte, qu’il décide de rapter une centaine de dravidiennes comme il l’est raconté dans le récit mythique du « Dipavamsa », et qu’il s’installe avec le reste de sa troupe au centre de l’île, pas très loin du sommet de cette montagne où pousse le thé.

À l’écoute du rapport de ses soldats, le Roi est tout ému. Il réunit son conseil sur le champs afin de planifier un exode vers leur île promise. L’île où coule le lait de coco et le thé en infusion. Le jeune frère du roi qui ne fait rien qu’à comploter, comme tous les petits frères, est contre, soi-disant qu’il n’est pas d’accord. Obsédé par le goût de ce thé qui lui est resté gravé sur le palais et motivé par la volonté de faire la nique aux chinois, il use de son joker. « Qui m’aime me suive ». Le deux tiers de son peuple plie bagages et suit son Roi. La partie conservatrice reste et nomme roi le petit frère comploteur.

C’est ainsi que le futur peuple Srilankais descend la côte indienne. Arrivés en Tamoulie, le Roi demande un sauf-conduit. Le Roi Tamoul, fier comme peuvent l’être les fils d’une vieille et brillante civilisation telle que celle des Tamouls, demande à ce barbare à la peau claire venu du nord, ce qu’il vient faire dans les parages. Le Roi Srilankais lui dit qu’il explore les voies du tourisme de masse et qu’il emmène son petit monde vers un spot plutot sympa, situé sur l’île resplendissante. Le roi Tamoul qui n’aime pas le thé, prévient qu’il n’y a rien d’intéressant là-bas, que les tsunamis y sont fréquents et que les sauvages de l’île sont plutôt sauvages. Il paraîtrait même qu’ils raptent les femmes selon un récent rapport.

Le Roi Srilankais accueille tous ces conseils avec bienveillance et répond qu’il n’a pas fait tout ce voyage pour rien. Sans oublier qu’il est plutôt du genre à voir par lui-même. Une tradition familiale. Le roi Tamoul lui octroie son sauf-conduit et lui souhaite bonne route, lui demandant juste de lui donner de ses nouvelles en retour ou de lui envoyer un petit bas-relief postal pour lui montrer comment c’est là-bas. Le roi Srilankais repart content d’avoir endormi les Tamouls et en se disant que le propre des vieilles civilisations qui se la pètent est aussi leur suffisance, absence de méfiance et de curiosité.

Arrivés sur l’île, le roi Srilankais est aux anges. L’île est superbe, le lait de coco et de tembili coule partout, le thé est divin et l’aborigène se massacre sans grandes difficultés. Pas très loin du sommet de la montagne indiquée par Bouddha, il tombe sur ses soldats et leurs épouses tamoules, qui vivent le parfait amour dans ce petit coin de paradis. Il y installe sa capitale et l’appelle Kandy parce que « au pays de Kandy comme dans tous les pays, on chante, on danse, on rit, y a des plaisants et des gentils ». Quant à la dent de Bouddha, histoire de lui rendre grâce, il construit un temple tout autour.

300 ans passent ainsi. Les rois tamouls n’ayant pas reçu de nouvelles des Srilankais, se disent qu’ils se sont fait bouffer par les sauvages et que par conséquent, ils ont bien fait de ne jamais y avoir mis les pieds. Au Nord le grand Roi Ashoka débute sa campagne de conquêtes. Pendant ce temps-là, les Srilankais vivent au paradis. Leur population et leur royaume s’étendent pendant que les aborigènes se disent qu’ils ont été bien cons de n’avoir jamais pensé à se sédentariser, fabriquer des armes un peu plus sérieuses, et d’apprendre à se battre contre autre chose que les singes du coin.

De conquête en conquête, Ashoka arrive dans un royaume crypto-bouddhiste, avec un roi qui lui raconte une drôle d’histoire de téléportation, d’île Resplendissante et d’exode. Ça tombe bien. Ashoka qui se bat pour que le Monde puisse connaître la paix bouddhiste et qui a besoin de ce royaume ouvrant l’accès au Golfe du Bengale, demande à ce roi Srilankais du Nord s’il veut pas allez voir chez ses frères du sud comment s’y porte le bouddhisme.

Comprenant, cinq sur cinq, le message d’Ashoka, ce roi Srilankais du nord et le conseil du royaume racontent au Peuple une belle histoire de mission civilisatrice. Soi-disant que la pureté de leur tradition crypto-bouddhiste se doit d’être apportée au Monde, en se réfugiant au sud, chez leurs frères. Rebelote, comme en 40, direction plein sud.

Arrivés en territoire tamoul, ce roi moins fin que le précèdent demande le droit de passer au prétexte que « Bouddha vaincra ». Le roi tamoul, civilisé, poli mais qu’il ne convient pas trop de prendre pour une bouse de vache, lui répond que son Bouddha n’a qu’à aller vaincre ailleurs car leur religion hindouiste à eux, est bien plus pure que la leur. Le roi Srilankais du nord qui n’a pas dit son dernier mot, décide alors de pratiquer un blitz, une attaque éclair en brandissant un svastika, une croix gammée du coin. Soi-disant qu’en bon indo-européen, en vaillant barbare du nord, il ne va pas se laisser emmerder par des bougnoules y compris civilisés et que de toute façon Bouddha Vaincra !

En pleine nuit, les carrioles Srilankaises du nord, protégées par des chars de combat, forcent le passage et se lancent plein sud, vers le pont d’Adam, sorte de passage naturel, constitué d’îlots et de bancs de sable, à travers le détroit de Palk. Les Tamouls qui n’aiment pas se faire prendre pour de la merde de vache même sacrée, se lancent à leur poursuite.

Au bout de la poursuite, les Srilankais du nord arrivent sur l’île mais les Tamouls aussi. Les Srilankais du nord demandent alors asile à leurs frères du sud. Asile accordé. Cependant, d’un caractère peu commode, voir même trés orthodoxe, ils se mettent rapidement à prendre la tête à leurs cousins du sud, sur ce que serait devenu le Bouddhisme local. Soi-disant que seul leur Bouddhisme à eux, celui du nord, celui du petit véhicule, serait le seul vrai, le seul pur. Les cousins du royaume de Kandy finissent pas les envoyer vivement balader. Les Srilankais du nord fondent alors un royaume dissident sur la cote ouest. Royaumes qui se battront souvent entre eux.

Les Tamouls, quant à eux, en découvrant l’île prospère, bien aménagée par les Srilankais, nettoyée de ses sauvages, resplendissante en somme, se disent qu’ils ont été particulièrement benêts de ne pas s’en être rendu compte avant. Le roi tamoul tient conseil et annonce à son Peuple qu’à l’instar des barbares venus du nord et maintenant du sud, une civilisation digne de ce nom et aussi vieille que la civilisation tamoule se doit elle aussi de mener une politique d’expansion.

C’est ainsi que les Tamouls commencent leur politique d'expansion qui sous les dynasties Chera, Chola, Etcetera, les portera au nord jusqu’au delta du Gange, au sud-ouest jusqu’en Malaisie et Indonésie et surtout à s'installer definitivement au nord du Sri Lanka, après moult batailles.

Ça y est, c’est la merde. L’île Resplendissante ne sera plus un paradis puisque tout le monde la veut pour lui tout seul. Les différents royaumes Srilankais, les quelques Aborigènes, les Tamouls, les Arabes, les Portugais, les Hollandais, les Anglais et maintenant les touristes, parmi lesquels des pédophiles du monde entier. Manque plus que les Chinois qui ne devraient pas tarder à arriver…

Après cette histoire, avoir payer ce que je devais à mon vieil ermite, y compris sa bouteille d’Arrack, et avoir reçu en retour une ridicule trace de talc sur le front que je n’étais pas peu fier d’exposer à ma famille Srilankaise, je me suis mis à méditer sur le sort du Sri Lanka.

Cette île n’avait jamais été unie. Déjà les aborigènes la disputaient aux singes qui y pullulent. Elle ne le serait jamais. La seule illusion d’unité fut apportée par les Anglais. Le seul occupant qui en même temps assuma pleinement la politique du diviser pour régner. Faisant venir encore plus de Tamouls du continent pour travailler dans les plantations, et pour leur octroyer des places dans l’administration au dépens des Srilankais.

Résultat de toute cette histoire. 75% de Srilankais représentant 15 millions d’habitants. 25% de Tamouls, parmi lesquels les 7% de Tamouls musulmans, représentant 5 millions d’humains mais qui réclament 40% de l’île. En ayant à l’esprit que de l’autre coté du détroit s’étend le Tamil Nadu, « La grande Tamoulie », un vaste pays, celui des tamouls, peuplé de 70 millions d’habitants. 25% qui sont donc la pointe de lance de 400%, et dont la présence continue ces 2000 dernières années ne leur fera jamais lâcher cette terre, tout du moins celle du nord de l’île.

Comme parallèlement, les Srilankais n’accepteront jamais de voir cette pointe de lance s’enfoncer dans leur flanc, avec l’aide de la grande Tamoulie, que fait-on ? Octroyer les 40% de terres demandées par les Tamouls dans un cadre fédéral, voir dans un cadre indépendant ? Expulser les Tamouls de toute l’île ? Continuer indéfiniment une guerre non pas civile mais entre deux nations bien distinctes, avec son cortège de massacres, d’exactions, de temples, d’écoles, de bibliothèques saccagées? Croire dans l’illusion d’une unité possible, à l’Indienne, dans un cadre égalitaire ?

L’unité indienne fragile, sans doute maintenue par le fait que chaque nation indienne dispose de son Etat, ce qui règle quand même pas mal de problèmes, n’est pas une solution. D’ailleurs si l’Inde elle-même ne veut pas d’une petite Tamoulie au Sri Lanka, c’est bien parce que certaines populations dravidiennes, famille linguistique à laquelle appartient les Tamouls, rêvent d’un grand Dravistan.

Fragile en Inde, l’unité est sans doute impossible au Sri Lanka. Chaque Nation antagoniste n’ayant pas de frontière définie au sein de ce petit Etat et rêvant de s’étendre aux dépens de l’autre. Deux nations toujours prêtes à psychoter sur les désirs d’hégémonie de l’une ou l’autre.

Alors, la guerre, avec ses crimes contre les populations, les attentats suicides, le blocage du développement d’une île à fort potentiel, et ce jusqu’au KO de l’une des parties, est-elle la solution ? Dieux, que non !

Doit-on travailler à l’établissement d’une autonomie des régions tamoules ? Bof car deux problèmes se poseront alors. Celui à court terme de savoir qu’elles provinces srilankaises seront octroyés aux Tamouls. Et surtout un autre à long terme. Qu’est ce qui empêchera les régions majoritairement tamoules devenues autonomes dans un cadre fédéral où la libre circulation sera la règle, de travailler à leur expansion dans les autres régions srilankaises où demeurent de fortes minorités tamoules. Car n’oublions pas, et les Srilankais ne l’oublieront jamais, le réservoir à Tamouls que constitue le sud de l’Inde.

Comme par ailleurs l’Inde n’acceptera jamais pour les raisons vues plus haut, la création de cette petite Tamoulie, que faire ?

À vrai dire, en ayant à l’esprit que cette île n’a jamais été unie et qu’elle ne le sera jamais, j’ai bien une idée un peu radicale, à laquelle personne ne semble avoir pensé mais qui risque d’être difficile à faire avaler. Laquelle ? Laquelle ? laquelle ?

La cession ou mieux encore, la vente à l’Inde de la province « Nord » ( au nord de Vavuniya), historiquement tamoule, habitée à une écrasante majorité par les Tamouls.

« COMMENT ?!? »

En cédant à l’Inde la petite Tamoulie, celle-ci se retrouvera rattachée à l’Etat indien du Nadir Tamoul. L’Inde se trouvera ainsi satisfaite dans son désir de maintient de l’Union. En contrepartie, l’Inde garantira la sécurité de la frontière srilankaise. Et surtout l’Inde acceptera le retour dans ses frontières de tous les Tamouls de l’île, Tamouls musulmans y compris.

Aisni, le Sri Lanka redevient homogène, en paix, protégé par son puissant voisin, bénéficiant même de quelques aides ou investissement indiens bienvenus.

Persuadé que l’Inde acceptera cette solution, il ne me reste plus qu’à convaincre les nationalistes-religieux du Sri Lanka. Des durs à cuire. Preuve étant faite encore une fois que même les ultra-orthodoxes d’une religion qui prône le détachement de toutes les tentations de ce monde et la paix absolue, restent attachés au pouvoir et à la guerre, au nom d’une vérité ou d’une pureté puante.


SIL soudou poutae

PS : L’illustration représente le Dieu Ganesha, un dieu hindouiste vénéré aussi bien par les Tamouls que par les Srilankais. Dieu à tête d’éléphant que le Socialiste que je suis ne peut que vénérer également.

TAMIL NADU : GRANDE TAMOULIE

lundi 8 octobre 2007

L'ARSENAL TAMOUL


Afin de compléter mon propos et alors que le mouvement des Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul (TLET) a annoncé en juillet dernier la préparation d’une nouvelle campagne d’attaques, je vous propose de nous attarder sur l’armée des Tigres de « libération » Tamoule.

VELUPILLAI PRABHAKARAN


Il s’agit du "grand tigre", le chef suprême depuis du 1983. Il s’agit en fait d’une grosse couille molle qui adore supprimer ses opposants et qui prend pour du génie le fait d’enlever des enfants afin d’en faire des soldats ou d’entraîner des petites filles à l’art majestueux de l’attentat suicide. La touche personnelle, la tamoul-touch, résidant dans la petite capsule de cyanure que l’on attache autour du cou des fillettes, histoire qu’elles ne se fassent pas prendre vivantes. Génial n’est-ce pas ? « Oui ! » Voici alors afin de satisfaire votre curiosité morbide, l’intégralité de l’arsenal développé conjointement avec les cerveaux les plus brillants du Médiocre-Orient.

CHATON 1


Missile sol-sol de type furtif. Une pauvre gamine chargée d’explosifs quitte la base et va se faire exploser dans un marché d’une ville adverse ou bien à proximité d’un convoi officiel. La furtivité résidant dans l’aspect jolie petite fille innocente, capable d’endormir la vigilance des militaires ou des policiers Srilankais. Modèle très sophistiqué puisque livré avec un système d’autodestruction. La petite capsule de cyanure autour du cou. Pauvres gosses...

DOCTEUR FOLAMOUR


Il s’agit d’un engin tamoul à tête chercheuse. Lancé depuis n’importe quel aéronef y compris en papier, ce Tamoul porte à bout de bras une bombe qui avant de toucher le sol pourra être lancée sur la cible proprement visée. Il va sans dire que des réflexes et un sang-froid de reptile félidé sont on ne peut plus nécessaires.