mercredi 6 août 2008

DES COUILLES ÇA AIDE MAIS ÇA NE FAIT PAS TOUT

En plus des aspects de l’affaire Siné qui me cassent les noix, j’apprends que Philippe Val, que je me permets ici d’appeler ma couille, n’est pas content. Les attaques qu’il subit de la part d’individus s’estimant sévèrement burnés le viseraient systématiquement en dessous de la ceinture. Du coup, ayant les boules, il en appelle dans sa chronique présentée ci-dessous à plus de politesse. Il doit vraiment les avoir là pour oublier que de la part du directeur d’une revue qui se balade trop souvent les coucougnettes à l’air, c’est bien là une requête particulièrement gonflée. Nemo auditur propriam turpitudinem allegans, ma couille.

N’ayant rien contre les roubignoles, le bon dieu m’ordonnant de respecter sa volonté de nous avoir affublé de cet appendice génital particulièrement inesthétique, démontrant ainsi son hétérosexualité tant il s’appliqua sur le sexe de la femelle tout en bâclant le nôtre, je me dois toutefois de préciser que des gros cojones ça aide mais ça ne fait pas tout. Regardez cette image. Elle représente à la perfection ce dont souffrent pas mal d’opposants à Philippe Val. L’hydrocèle. Une maladie qui vous fait grossir les testicules tout en étant susceptible de vous rendre stérile.

Et oui tout comme pour le crâne d’un hydrocéphale, ce n’est pas parce que des couilles sont grosses qu’il y a forcement quelque chose d’exceptionnel à l’intérieur. C’est pour cette raison d’ailleurs que sur l’en-tête de ce Blog figure ma préférence pour mes tubes séminifères plutôt que pour mes bourses. Le contenu plutôt que le contenant.

Quant aux hydrocéphales qui n’ont pas compris le sens de la phrase précédente et qui continuent de se croire fortiches, je conclurai avec cette petite histoire drôle.

C’est l’histoire d’un mec qui se rend chez son médecin de famille en n’osant pas avouer son problème. Son médecin lui demande ce qui l’amène d’autant plus interrogatif qu’il lui dit « quel problème peux-tu bien avoir étant donné que t’es bâti comme un chêne ». « Justement docteur », répond notre brave gars, « je crois que mon problème se situe au niveau des glands ». Et oui la puissance et les attributs virils ça aide mais ça ne fait pas tout.

Rocco SILfredi

lundi 4 août 2008

SINÉ, UN VULGAIRE PROBLEME DE BOBINE


Alors comme ça on profite de mes congés de juillet pour se faire une petite fête du Siné en loussedé. On s'empoigne, on s'empoigne sans même que votre demi de mêlée préféré soit de la partie. Sachez que c'est tout bonnement scandaleux ! J'ai par conséquent failli bouder ce mauvais nanar de l'été, un peu aussi à cause du prix désormais exorbitant d'une place de Siné. Mais voila, je ne pouvais pas rester-là sans éclairer de mon éclat fraîchement bronzé la salle obscure où se joue ce feuilleton esti-Val. Allez, silence, on tourne !

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! » Voilà pour la réplique devenue historique. Est-elle antisémite ? Peut-être ben que oui, peut-être ben que non.

Peut-être ben que oui puisqu'elle met en scène le sempiternel fantasme antisémite du Juif, de l'argent et du pouvoir. Ce même fantasme qui a poussé Youssouf Fofana, du gang des barbares, à kidnapper Ilan Halimi, vendeur dans un magasin de téléphonie, parce qu'il était Juif et que les Juifs ont de l'argent, petit vendeur ou pas. Le même fantasme que l'on a pu entendre s'exprimer plus récemment lors de l'affaire Ruddy H. Un fantasme sur lequel se greffe une opposition proche-orientale devenue obsessionnelle chez Siné. Celle entre le pauvre « plaignant Arabe » et le méchant riche pas loin d’être Juif.

Alors, étant donné que l'on ne combat pas les délires avec des tabous mais plutôt avec la réalité des faits, je dirai à Siné qu'effectivement, la culture juive, plutôt que les Juifs, entretien un rapport avec l'argent. Un rapport sain puisque la question de l'argent n'y est pas comme chez nous une névrose mais plutôt une question comme une autre, menant à des réflexions aussi diverses que celles portées par un Moïse, un Salomon ou un Jésus, pour ne parler que des Juifs les plus écoutés en matière d’argent, de richesse et autres moisons. Un rapport sain qu'entretiennent également tout un tas d'autres cultures. Pour plus de détails, j'invite Siné ou d’autres à lire mon excellent article « FMI : le Fond Monétaire Iahoud ».

S'agissant du pauvre « plaignant arabe », que Siné se rassure. Si le plaignant avait été Chinois, Italien ou même Nord-américain, il aurait perdu son procès de la même façon, tant le jean-jean, bien qu'au tout début de ses études de Droit, maîtrise déjà la partie pratique. Un peu comme si des as du barreau lui tombaient des manches. À moins qu’il ne s’agisse d’humour judiciaire. Le tribunal reconnaissant plus généralement Jean Sarkozy comme totalement irresponsable. Un Français d'origine maghrébine pas si pauvre par ailleurs puisque ce plaignant embouti par un scooter roulait en BMW. Comme quoi le stéréotype de l'Arabe en scooter alors que c'était un jean-jean qui le conduisait cette fois-ci, a la vie dure, même chez Siné.

J'indiquerai tout aussi benoîtement à Siné que comme il le dit lui-même, Jean est le « digne fils de son père ». À un age où l'on se contente d'ordinaire de faire des photocopies pour son parrain en politique, il est déjà conseiller général de l'UMP. Et oui le Jeannot n'a en rien besoin d'un Darty à coté de chez lui pour s'équiper dans la vie. Un Sarkozy lui suffit. Il est déjà riche et son père, parait-il, serait au sommet de l'État. À moins que pour Siné, cela ne soit pas suffisant et que rien ne vaut la vente d'électroménager quand on cherche à étancher sa soif de pouvoir. Moralité, je ne vois ici rien de plus que de l’endogamie. Au passage, dis-moi Siné, si le père Sarkozy a épousé une chanteuse italienne, serait-ce dans le but de conquérir l’Universal ? Sauf s’il espère ainsi séduire l'Italie afin de mieux pouvoir se faire couronner Empereur à Rome.

Du coup, devant toutes ces évidences, je me demande si tout ça n'était vraiment pas du second, voir du quinzième degré, du génie non reconnu et par conséquent tout sauf de l'antisémitisme. Ben oui, s'il avait voulu faire une chronique antisémite, n'aurait-il pas plutôt tourné les choses autrement ? Vu que les Juifs sont à ce point avides d'argent et de pouvoir, finalement n'est-ce pas plutôt la petite Darty qui ira loin en épousant un riche héritier de notre République privatisée, après s’être convertie au sarkozysme ? Son Sarkozy ne manquant pas de travailler à asseoir le monopole des Darty dans toute la bordure externe de notre Galaxie…

Bon, toutes les interprétations étant possibles, nous ne saurons jamais si cette chronique était vraiment antisémite. Ce n'est pas grave car nous savons très clairement et depuis longtemps que Siné est, moche et mal, un vulgaire antisémite.

Il a beau déclaré dans l'une de ses dernières chroniques « je n'ai jamais été antisémite, je ne suis pas antisémite, je ne serai jamais antisémite », il ne réussira jamais à nous faire avaler ses propos tenus en 1982. En effet, quelques jours après l'attentat de la rue des Rosiers, il déclarait sur les ondes de la radio Carbone 14: « Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer, je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs... je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est pro palestinien. Qu'ils meurent ! » Je crois que c'est clair comme les yeux d'un bon aryen non ?

Non car s'il refuse de présenter des excuses pour ses propos immondes, Siné peut tout vous expliquer. Une explication à trois bulles, comme il nous les a dessinées lors d'un entretien accordé au journet Rue89. Je garde la deuxième pour la fin tant elle est savoureuse.

Il vous expliquera tout d'abord qu'il était, le soir de l'émission, soûl comme un cochon. Ah l'excuse de l'alcool, celle invoquée pour les brutasses qui tabassent leur femme comme par les pucelles qui ont du mal à accepter ce qu'elles découvrent à coté d'elles le matin, au réveil. L'alcool, la même excuse invoquée par Chirac lors de l'affaire du « bruit et de l'odeur ». Ce qui ne l'empêcha pas de se faire traité de « facho-chirac », par tous ceux qui soutiennent Siné aujourd'hui. Plutôt cocasse non ? Qu'est-ce que cela aurait été si notre Jacquot national avait conclu sa diatribe par un « Qu'ils meurent ».

En dernier lieu, il vous dira que non seulement il connaît plus de Juifs que de goys, mais surtout, apprenez messieurs dames que son ex-femme est Juive et que sa fille l'est tout autant « selon leur religion à la con ». Or elles le soutiennent. Donc point d'antisémitisme chez lui. Tu parles d'un alibi ! Ce n'est pas pour faire mon malin mais je rappelle tout de même que la complexité de la culture judaïque a produit en autres deux concepts assez éloignés. La loi du talion, qui cela dit en passant était un progrès juridique à une époque où pour un œil de crevé on avait tendance à vouloir en arracher dix en retour. Un deuxième concept toujours juif, résumé dans le « tendre la joue gauche si on vous frappe la joue droite ». Ce faisant, il n’y a rien d'étonnant à ce que certains abrutis de Juifs pré-talioniques menacent Siné en lui promettant « vingt centimètres d'inox dans le bide » et que d'autres, sans même parler de haine de soi, jouent tout bonnement les bisounours. Après tout, même Hanna Arendt, qui était tout sauf une idiote, défendit corps et âme son très cher maître Heidegger, qui se voulait l'âme spirituelle du nazisme. Par conséquent en quoi est-ce étonnant que des bonnes âmes juives défendent un Siné très loin d'être un nazi ?

Ce qu'il y a de particulièrement savoureux, réside dans sa tentative d'explication des accusations d'antisémitisme qui pèsent sur lui. Ecoutez-moi ça :

« Maintenant, ils appuient sur le champignon parce qu'ils savent que c'est désobligeant, pire que ça, c'est honteux. Le mec en général, il ne s'en remet pas. Tous les coups sont permis. Ils savent que je suis anti-israélien, anti gouvernement israélien, depuis longtemps. La paix, j'y crois pas du tout. Personne n'y crois. Ils font tout pour que ça explose. Je n'arrête pas de dire ça depuis des années… Vous croyez qu'antisémitisme, ça vient comme ça… » Merci Siné, il ne nous manquait plus que la thèse du complot sioniste, avec Val pour agent. À mon avis, Siné ferait mieux de parler qu'en présence de son avocat.

En tous cas je comprends mieux pourquoi il ne s'excuse pas et pourquoi il se contente d'ânonner « je ne suis pas antisémite » sans expliquer en quoi il ne l'est pas ou en quoi les fantasmes antisémites sont des fantasmes.

Finalement elle a bon dos La Provoc. Et moi de rappeler que lorsque l’on chronique sans limites, on pose, mieux, on expose au moins de temps en temps ses principes, histoire que les gens sachent avec qui ils se lachent. Or s'agissant d'antisémitisme, il n'a rien à poser. Les pierres, il les jette.

De même, quand on écrit c'est qu'on lit. Par conséquent on a moins d'excuses que les bibliophobes quand on dit des âneries, et pire lorsqu’on refuse de voir la réalité des faits en face. De voir que cet antisémitisme est chez nous vieux de deux mille ans et qu'il revêt de multiples formes.

De voir, s’agissant du Moyen-orient, qu'Israël est le berceau des Juifs au même titre que l’Arabie est le berceau des Arabes ; que depuis sa re-création, ses voisins arabes ont voulu jeter Israël à la mer, lui déclarant à plusieurs reprises la guerre à vingt contre un ; que la charte de l'OLP date non pas de l'occupation israélienne de 1967, mais de 1964, lorsque la Cisjordanie était encore jordanienne et Gaza égyptienne ; que cette charte précise bien qu'Israël n'est pas reconnue et que la Palestine n'est qu'une région de la grande nation arabe, une extension légitime de l'impérialisme arabe ; que le premier attentat de l'OLP a été perpétré sur le sol israélien avant toute occupation de la Cisjordanie, le 1er janvier 1965 ; qu'il venait après une longue suite d'attentats visant des civils israéliens et commandités par les pays voisins ; que ce qui se produit depuis s'inscrit dans la même logique, ce qui rend la charte de l’OLP tout sauf caduc. Au vu de tout ça, dis-moi, qui veut donc la guerre mon petit Siné ?

De toute façon, il n'y a pas que sur cette question qu'il se tache avec sa crasse haineuse. Le 8 octobre 1997, Siné écrivait à propos des harkis : « Traîtres à leur patrie, ils ne méritent que le mépris !... Quant aux enfants de ces harkis, les pauvres, ils n'ont guère le choix ! Soit 1) ils en sont fiers ou 2) ils en ont honte. Dans le premier cas, qu'ils crèvent ! Dans le second, qu'ils patientent jusqu'à ce qu'ils deviennent orphelins ! » Tiens encore un « qu'ils crèvent ». Pour un antimilitariste ça fait tout de même plutôt morbide.

Toujours au niveau des semelles de ses rangers, on a pu lire dans sa chronique du 11 juin dernier. « Je n'ai jamais brillé par ma tolérance mais ça ne s'arrange pas et, au risque de passer pour politiquement incorrect, j'avoue que, de plus en plus, les musulmans m'insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j'ai envie de leur botter violemment le cul ! J'ai toujours détesté les grenouilles de bénitier catholiques vêtues de noir, je ne vois donc pas pourquoi je supporterai mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails contre la séduction ! Leurs maris barbus embabouchés et en sarouel coranique sous leur tunique n'ont rien à leur envier au point de vue disgracieux. Ils rivalisent de ridicule avec les juifs loubavitchs ! Je renverserais aussi de bon cœur, le plat de lentilles à la saucisse sur la tronche des mômes qui refusent de manger du cochon à la cantoche. » À l’évidence s'il n'ose pas trop s'attaquer aux mâles, il n'hésite pas à porter ses coups sur les femmes et les enfants. Encore. Une manie. Quel courage !

Et oui, force est de constater que Siné est tout simplement un digne représentant de cette beauferie haineuse qui préfère frapper les femmes, les enfants, des groupes humains plutôt que des idéologies. Pour penser, Siné a besoin de détester. Il est vrai que d’affronter des idéologies, cela suppose de maîtriser un tant soi peu son sujet. Or comme il n’y connaît pas grand-chose question islam ou judaïsme, il préfère latter de la musulmane ou du Juif. Pour tout dire, je ne suis même pas certain qu’il soit capable de comprendre un jour pourquoi nous sommes de plus en plus nombreux à séparer les idéologies, religieuses y compris, des communautés humaines sur lesquelles elles souhaitent exercer leur pouvoir ; que nous séparons l’islam de l’Islam comme nous séparons le christianisme de la chrétienté quand nous tapons sur les premières ?

De toute façon quand il s’essaye au conceptuel, il s’y enfonce tel un fakir devenu trop lourd pour sa planche à clous. Illustrant cela j’ai particulièrement adoré, lors d’une entrevue accordée en mai 2002 à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, sa réponse à la question « Il n'y a pas une seule religion qui trouve grâce à vos yeux ? ». « Je vois d'un meilleur œil les religions orientales, par exemple l'hindouisme. »

L’hindouisme. Très intéressant en effet que cet hénothéisme, sorte de monothéisme polymorphe, qui outre son caractère non prosélyte a comme autre point commun avec le judaïsme, détesté par Siné, ce goût prononcé pour les interminables épopées religieuses, telles que la Bible ou le Mahabharata, où s’y mêlent histoire ethnique et politique, mythologie religieuse et spiritualité. Voici pour les points communs susceptibles d’intérêt car au delà de ceux-là, je trouve très rigolo que Siné voit « d’un meilleur œil » une religion instituant un système de castes. Un système ou le prêtre et le soldat se partagent le pouvoir et où le travailleur suivi de l’intouchable se partagent la misère. Sacré Siné !

Pour revenir à son antisémitisme, que l'on se rassure. Nous n'avons pas là un idéologue de l'antisémitisme ou de la haine, travaillant jour après jour à rependre ce venin. Nous avons là un vulgaire beauf antisémite comme il y en a des centaines de milliers dans ce pays. Par conséquent, même si je comprends la réaction de mon bon maître Adler et de Claude Askolovitch, une chronique appelant plein d’autres en guise de réponses, tout comme je conçois que Philippe Val mette enfin le nez de ce Séné laxatif sur son caca, était-il nécessaire de sortir l'artillerie lourde contre un vieux con de 79 balais à chiottes, sous assistance respiratoire, alors que des idéologues de l'antisémitisme de gauche comme de droite n’entendent que trop rarement siffler les balles sorties de nos cartouches de stylo à plumes.

Pour tout dire, cette salve d'orgues proche de ceux de Staline me chagrine. Cette manie de la pétition commence à me courir sur le haricot. Franchement à quoi riment ces légions de pétitionnaires volontaires, tous ces soldats de chiffon de papier, alignés en ordre de bataille, les uns derrières les autres. Pour ou contre Siné, combien de divisions ? Cela semble d'ailleurs lui plaire. Plutôt marrant là encore pour un soi-disant antimilitariste. Siné ou le bouffon et ses biffins avec pour planton en chef le Plantu. Un Plantu qui en voulant planter Val s’est planté en beauté contre le plantureux platane de son hypocrisie. Le même Plantu qui « revendique le droit à la nuance » dans la représentation d’un Mahomet terroriste, criminel de guerre, pédophile et j’en passe, et qui trouve ici génial de représenter Val en nazillon. Pitoyable !

Tout comme cette manie du procès me casse également les noix. Les noix, on y reviendra. La philosophie et le débat d’idées sont-ils condamnés à se pratiquer à la barre d’un tribunal ? Seront-ce désormais les juges qui trancheront en matière philosophique ? Les avocats replaceront-ils les intellectuels ? N’importe quoi !

Décidemment, même si à l’inverse de Jean-Marie Laclavetine, je n’ai pas « besoin des outrances de Siné », je suis d’accord avec sa conclusion. « Ouvrez ! On étouffe ici ! »

Ce pays se meurt de ce qui a tué Socrate. Les pétitions et les procès. Aussi je suis persuadé que nous avons de plus en plus besoin dans notre constitution d’un premier amendement à l’américaine, garantissant, à l’exception évidente des appels à la violence, une totale liberté d’expression. Que les antisémites et autres haineux s’expriment librement et à visage découvert. Qu’ils disent tout ce qu’ils veulent et assument en retour l’infamie de leurs propos ainsi que nos démonstrations de leur inepte médiocrité. Sans compter que cela peut se faire très rapidement. Étant donné que nous changeons notre constitution au moins une fois par an, on n’a qu’à faire le prochain juste avant les vacances d été 2009, histoire de pouvoir après bronzer tranquillement.

Mais peut-être que c’est là chose impossible tant notre pays semble à ce point dépourvu de gens ancrés dans des convictions démocratiques, capables de démolir les délires antisémites ou autres et capables d’assumer les coups portés lors d’un véritable débat tout en gardant un certain goût pour la troisième mi-temps. Après tout, il est vrai que ce pays a surtout produit depuis un demi-siècle des combattants de l’après. Des penseurs qui pendant l’occupation rêvassaient aux terrasses des cafés du quartier latin et qui après la libération ont combattu ce qu’ils pouvaient, notre bonne vieille Démocratie un peu masochiste et la République. De ce fait, ce n’est sûrement pas sur les rejetons de ces maillons faibles que nous pouvons compter pour défendre nos valeurs. Ce n’est pas grave. Qu’on nous laisse faire !

Alors il est vrai que des esprits chagrins me diront qu’avec de telles considérations, mon Val n’aurait jamais pu virer l’historique hystérique de chez Charlie. Ce à quoi je répondrai que d’une part, je ne vois pas d’intérêt à virer quelqu’un dont le goût pour les « qu’ils crèvent » ne tardera pas à transformer en urne cinéraire. D’autre part s’il tenait tant à le virer, ce que je conçois étant donné que le patron c’est quand même lui, il lui restait deux motifs de licenciement tout à fait valables.

Considérant l'affligeante nullité des chroniques de Siné, le licenciement pour insuffisance professionnelle se justifiait amplement. Mais mieux, vu à quel point ça a l’air tout moisi dans cet organe essentiel à ce métier qu’est la cervelle de ce triste sire, la médecine du travail aurait immanquablement reconnue l’inaptitude médicale à tout poste chez Charlie Hebdo. Et oui, Siné a surtout un gros problème de bobine. Allez, on coupe !

SILné

samedi 2 août 2008

SIL EN STAGE CHEZ TOP GUN


Rassurez-vous mes poussins, si le régime moteur ainsi que la cadence de tir du Republicoin se trouvent réduits de moitié pendant cette période estivale, ce n’est en rien parce que je vous aimerais moins. En fait entre deux billets d’actualité, je me prépare à la rentrée. Je suis certain que le ciel y sera particulièrement riche en cibles. Une véritable « highway to the danger zone »…

Il me faut donc non seulement prendre soin de mon appareil, l’équiper avec les pièces que je continue de glaner ici et là, mais surtout réviser mes procédures d’approche comme d’engagement au combat. Roger…

MisSILe Maverick

jeudi 31 juillet 2008

NICOLAS SARKOZY EST JUDGE DREDD


Finalement notre président, en plus de nous rappeler, à mon Lolo et à moi, des chansons de Michel Sardou ou de Claude François, me fait revenir en mémoire certains films. En effet s’ajoutant aux personnages interprétés par Louis de Funès, avec lequel j’ai été le premier à faire un rapprochement, n’en déplaise au Nouvelobs, non mais, je détecte également une dimension « Judge Dredd » chez celui que les Français ont porté à la magistrature suprême.

Et oui, rappelez-vous, « la loi c’est moi ». Et bien avec le président Sarkozy, c’est pareil, « tout » c’est lui. La Loi, la Démocratie, l’Europe jusqu’à ce que « oui » s’en suive, et maintenant la constitution. « La Loi (suprême) c’est moi ». À ce détail près, qu’en ayant été ratifiée du bout de la Lang, cette victoire porte en elle plus de ridicule qu’une défaite.

En tout cas, au vu de tout ça, je comprends aisément que notre Premier ministre en ait plein le dos. « With Judge Sarkk, today in France, one man is the Law »…

SILvester Stallone

mardi 29 juillet 2008

APHREURISME NICKEL-BRONZE




Avec le cours des métaux
qui ne cesse de grimper ;

J’ai décidé d’augmenter
ma valeur en allant bronzer.



Sil Connery

vendredi 25 juillet 2008

EXERCICE DE STYLE : BAVARDAGE LIBERALISTE


Au risque de paraître péremptoire, Je pense, Moi, que le Libéralisme est ce qu’il y a de mieux pour Moi. Et pour le démontrer, J’ai plein de gens comme Moi pour penser comme Moi. Alors. Quant à ceux qui s’évertueraient à Me démontrer le contraire, qu’ils sachent que cette vérité est au moins Mon ressenti et que Mon ressenti, ils ne pourront jamais Me l’enlever. C’est toujours ça de moins que tous ces socialistes ne pourront jamais Me prendre pour le redistribuer à tous ces gens pas comme Moi.

Ouais, la liberté individuelle sans la moindre entrave, si ce n’est Ma définition toute personnelle de la responsabilité individuelle, il n’y a que ça de vrai. En somme, le Libéralisme va de soi, oups, va de Moi. Toutefois comme J’ai aussi le sens de la collectivité, J’accepte de vous démontrer, pour un prix très intéressant, le bien fondé de Ma liberté. Pour le règlement vous verrez ça à l’accueil avec Mon assistante.

Donc démontrons et pour se faire démontons les arguments de Mes contradicteurs. Car au fond qu’ont-ils à M’opposer ?

Que tout le monde ne naît pas avec les mêmes conditions d’exercice de sa liberté, que se soit à cause d’un background social, biologique ou autre. Et que par conséquent ceux qui ont réussi doivent par la fiscalité participer aux conditions de réussite de ceux qui partent plus handicapés. Foutaises !

Moi aussi je suis de basse extraction. Au néolithique Ma famille devait être de basse extraction. C’était avant que Nous ne fassions fortune dans la comptabilité des silos à grains. Ouais Moi aussi J’en ai chié pour arriver là où Je suis arrivé. Et si J’ai réussi c’est bien la preuve que c’est possible pour tout le monde. Quant à ceux qui ne veulent pas en chier autant que J’en ai chié pour tout avoir, ils ne méritent rien. Je garde tout pour Moi. C’est comme ça et Moi ça me va.

Alors les mêmes Me diront que ce n’est pas logique. Que lorsque l’on vit en collectivité, on se doit de penser à la collectivité. Dans le cas contraire si on ne pense qu’à soi, si on est narcissique au point de ne voir dans la collectivité que le marché captif de nos caprices et non pas une entité à préserver, ben on se doit non pas de passer des vacances dans une magnifique île déserte mais d’y vivre à l’année. En conclusion, ils m’asséneront que nos droits individuels vont de paire avec nos devoirs envers la collectivité. A tous ceux-là Je répondrai que Je ne suis pas d’accord.

Mes droits ne sont pas négociables et à tous ces social-fascistes Je répondrai par ce cri. MA LIBERTE OU TA MORT. Ouais, Liberté, Ma liberté, Ma chérie. Mais non ce n’est pas de la possessivité. C’est de l’amour, l’amour de Ma liberté à Moi que J’ai.

Cependant on ne me fera pas dire ce que Je n’ai pas dit. Je sais Moi aussi penser collectif. Mais si, mais si ! C’est important le collectif. C’est important la famille, Ma collectivité. Sans elle Je n’aurais jamais réussi. Moi aussi Je partais handicaper.

Par exemple, Je n’aurais jamais eu mon Bac sans que Ma famille ne Me paye une boite à Bac. Je n’aurais jamais appris la liturgie commerciale et les deux trois trucs indispensables à savoir pour réussir dans nos sociétés consuméristes si Ma famille ne M’avais pas payé Ma grande école de commerce. À la devise Travail Famille Patrie, nous préférions NEGOCE-FAMILLE-PROFIT. C’est mieux. Sans oublier le réseau que J’ai pu M’y constituer là-bas, fort utile à Mes affaires actuelles. Et enfin, sans Ma famille, Je n’aurais jamais pu trouver ce haut poste de commandement dans Notre entreprise familiale. Mais les avantages du collectif ne s’arrêtent pas là.

J’ai en effet remarqué que le collectif offre bien d’autres aspects pratiques. Faut savoir en jouer, en faire un sport individuel, voila tout. Par exemple dans Mon entreprise, Je travaille toujours en équipe. Ainsi quand un projet échoue, J’en rejette la responsabilité sur l’équipe. Par contre si le projet réussi, Je fais en sorte de M’en attribuer tout le mérite, non seulement du résultat mais aussi en tant qu’élément moteur de l’équipe. Fantastique n’est-ce pas que la collectivité.

Avec moi la responsabilité individuelle et la solidarité collective peu efficaces sont devenues la responsabilité collective et la solidarité individuelle, beaucoup plus lucratives.

C’est Mon oncle, le PDG de ma boîte qui M’a appris ce coup-là. Quand l’entreprise va mal, il rejette la faute sur l’Etat qui n’a pas su dynamiser la demande, créer un contexte favorable aux exportations, les conditions de libre concurrence ou au contraire de protection de nos marchés. Je l’ai même vu une fois pester auprès d’un ministre sur les conditions d’accès aux marchés publics, les marchés fort juteux de la collectivité. Par contre quand l’entreprise réussit, c’est grâce au seul mérite de ses dirigeants, à leur clairvoyance, capacité à conquérir de nouveaux marchés ou à créer de la richesse patati-patata. C’est fabuleux Je vous dis, la collectivité. Vous voyez que moi aussi Je sais penser collectif…

Bon c’est pas tout ça mais faut que J’aille plancher justement sur un projet de licenciement collectif, histoire d’augmenter Mes seuls profits. À vrai dire, J’exagère un peu. Puisqu’il s’agit d’augmenter également les profits de ceux qui partagent Mon avis.

C’est puant n’est-ce pas ? Et dire qu’il s’agit de la toute nouvelle vulgate en vogue, l’une des nouvelles pensées magiques à la mode. Encore une pensée très équilibrée, ayant à l’esprit l’Intérêt Général ou au moins, pour ceux qui s’en foutent, celui du plus grand nombre d’individus possibles, n’est-ce pas ?

SILibéral

mercredi 23 juillet 2008

EXERCICE DE STYLE : BAVARDAGE LIBERTAIRE


Capricieux moi ? Non, Monsieur ! Tu n’as rien compris c’est tout. Ouais je te tutoie car le vouvoiement fait partie de cet ordre établi que j’ai décidé d’abattre. Comment ça, « on abat ce que l’on peut » ? Tu n’as rien compris c’est tout.

De toute façon, vous les Républicains, ne comprenez rien. Votre République, autoritaire de par sa police chargée d’appliquer toutes ces lois qui ne sont que l’expression dictatoriale d’une majorité, n’est que l’institutionnalisation des forces brutales de la nature. Alors que nous, les autogestionnaires dépassons l’état de nature par un choix civilisationnel libérateur. En somme si nous interdisons l’interdiction c’est par la conscientisation du potentiel libérateur de l’interdictif dans un cadre autogestionnaire.

Comment ça tu ne comprends pas ? Bon je vais te donner un exemple qui parlera à l’insecte républicain que tu es. Contrairement aux termites, sujets d’une république autoritaire, la fourmi, sujet libre d’une démocratie populaire autogérée a su accepter en son sein une division de sa population en trois catégories. Un tiers de la fourmilière travaille efficacement. Un autre tiers ne fait que des conneries que le premier tiers doit réparer. Un troisième tiers ne fait rien qu’à vagabonder librement, ce qui ne l’empêche pas de participer à une éventuelle tache, si elle le décide. Dieu de l’autogestion, que cela est beau.

Or nous, les autogestionnaires libertaires hissons à l’état de conscience civilisatrice cet état naturel qui n’est chez la fourmi que le fruit du hasard alors que nous les Libertaires voulons en faire le fruit d’une volonté. Car comment une société pourrait-elle prétendre au titre de civilisation si elle est incapable d’intégrer parmi les choix possibles celui d’une oisiveté reconnue dans sa dignité.

S’il y en a qui aiment travailler, c’est leur droit. Le libertaire respecte cela. Par contre ceux qui aiment travailler doivent respecter le choix qu’ont fait certains autres de ne pas travailler. C’est en ça que le libertaire est bien plus tolérant que le républicain, bien plus civilisé. En tout cas dans notre modèle de civilisation, celui qui travaille devra accepter de partager à part égales, les fruits de son goût pour le travail avec celui qui n’est pas fait pour ça où qui s’occupe à d’autres taches d’apparence oisive mais tout aussi intéressantes, voir plus utiles à une civilisation libertaire que le travail. Ben, oui, c’est une question de justice sociale.

Mais bon, entre les républicains autoritaires qui ne pensent qu’à « l’Intérêt Général » et les libéraux qui ne pensent qu’à travailler pour leur seul intérêt, se refusant à toute idée de redistribution sociale civilisatrice, ce n’est pas gagné.

Que dis-tu ? « en gros le Moi du libéraliste emmerde les autres alors que pour le libertaire les autres se doivent de n’avoir d’yeux que pour son Moi. » Mais non, espèce de républicain autoritaire.

Le libertaire se distingue du libéraliste qui ne voit pas plus loin que le bout de son nombril, qui ne voit la liberté que comme un effort narcissique, par le fait d’appréhender la liberté individuelle comme un effort civilisateur. Entre nous, ça claque non ! c’est ma toute dernière trouvaille. Ben, oui, fallait sortir de notre ancien schéma qui faisait de la civilisation l’élément oppresseur de l’Homme bon et libertaire par nature. Ça devenait criant que la nature est violence et l’égalité en droit contre nature.

Alors certes pour être honnête, aucune société autogérée n’a pu voir le jour et les démocraties populaires ne se sont pas toujours montrées plus douces et prospères que les républiques autoritaires. Mais s’arrêter à cela, serait tout bonnement oublier que la démarche civilisatrice fonctionne par étapes.

Ainsi si les démocraties populaires se sont montrées autoritaires et non-viables, c’est parce que leur modèle autogéré n’avait pas pu prendre naissance dans le cadre de républiques qui par la loi avaient assuré une prospérité collective suffisante pour rendre possible la prochaine étape. Par conséquent, il convient que la démocratie autogérée prenne naissance dans un cadre sûr et prospère. Mais est-ce que la république autoritaire sure et prospère permettra cela. Je n’en suis pas si sûr. La république et sa police a toujours été l’ennemie de l’autogestion.

Que dis-tu ? « pourquoi n’essayerait-on pas notre modèle sur une île déserte, les îles Kerguelen par exemple ». T’as rien compris. Puisque je te dis que le stade de l’autogestion ne peut procéder du rien mais est le stade qui succède à celui de la république autoritaire et prospère. Comment ça « ben tiens », « pour ne rien foutre, vaut mieux le faire dans une société où le plus grand nombre accepte de la rendre prospère » ? T’es bien un républicain hermétique aux progrès civilisationnels, toi !

C’est bidon n’est-ce pas ? Et dire que certains essayent encore de nous servir cette soupe-là. N’est-ce pas mon bon Buzz l’éclair de la LCR.

El SIL

lundi 21 juillet 2008

EXERCICE DE STYLE : BAVARDAGE BIEN-PENSANT


Après tout, il n’y a pas de raison. Moi aussi j’en suis capable. Vous verrez, c’est même très facile. Un réflexe tant nos disciples de Pavlov nous l’ont stimulé en profondeur. De quoi je parle ? De bien pensance voyons. Vous savez, cette pensée qui s’est auto instituée contraire à la mal-pensante. La seule belle pensée que vous devrez accepter comme telle. Pourquoi ?

Parce que ces disciples de Pavlov nous ont fait croire que nous serions les seuls au monde à avoir tout plein de trucs à nous faire pardonner. D’être riches et bien-portants. C’est pas bien d’être riches et bien portants tous seuls. C’est nul. Le jour où le monde entier sera riche et bien portant, ce sera super. En attendant, c’est mal et nous devons payez très cher cet outrage. « Crève ordure capitaliste ».

Ouais, nous les riches sommes des salauds. Car il ne nous suffit pas de piller la planète un peu plus efficacement que le reste du monde. En plus, nous polluons. Certes, nous ne sommes pas les seuls et chaque jour nous le faisons un peu moins efficacement que le reste du monde mais est-ce là une excuse ? Quoi qu’il en soit, j’ai la preuve que le riche est pourri par nature. Mon père est riche et pourri. Il refuse que j’hérite avant sa mort. Moi je ne suis pas pourri car parfois les tares sautent une génération. Quelle chance !

Ouais, mon père est un pourri. Il faut soit qu’il crève pour que je devienne la rédemption du riche, soit qu’il paye. Que l’on augmente les impôts de mon père et des gars comme lui. L’impôt c’est fait pour lui et non pour moi. Pourquoi ? Parce que je suis trop gentil et pas assez riche pour en payer. Ouais, qu’il paye, histoire de sponsoriser mes spectacles. J’en ai marre de galèrer pour produire mes spectacles mondiaux. Je ne devrais pas. Je suis gentil et bien-pensant. Tout m’est dû.

Sérieux, je suis trop vénère. Mais vraiment trop ! Faut que j’aille voir mon psy. Il m’apaise. Il me dit que j’irais beaucoup mieux après avoir « tué » le père. Ceci me permettra d’avoir enfin un rapport apaisé avec l’argent et de passer à un deuxième stade de ma thérapie. Un stade plus approfondi et plus cher. Je suis d’accord avec lui. Qu’il crève, que je sois enfin l’image du gentil riche.

Comment est-ce possible ?

Ça se voit que t’es pas gentil sinon tu ne poserais pas cette question. T’as de la chance d’être un salaud de pauvre sinon je pourrais croire que t’es un conard de riche. Enfin bon, parce que c’est toi, je vais t’expliquer pourquoi quand on naît cool, on le reste, même riche.

Moi par exemple, je suis cool parce que je suis ouvert. Chez moi, dans l’appart que je scouatte à mon père, histoire qu’il ne serve pas à la spéculation immobilière, je n’ai mis que trois points de sécurité sur la porte. L’assureur a eu beau vouloir m’imposer 2 points supplémentaires, soi-disant à cause de tout mon matos musical, j’ai refusé. En dehors de mes deux guitares fétiches valant bien 3 points de sécurité, le reste a soit été sponsorisé par mon père, soit par ses impôts. Alors, si une victime du système de mon père me pique le reste du matos, c’est pas grave. Mon père n’aura qu’à assumer toute la frustration qu’il engendre en re-sponsorisant tout mon matos redistribué. Moi tant qu’on ne me pique pas ma Playstation switché avec une puce spéciale que j’ai galèré à avoir, le reste je m’en fous. Je suis ouvert.

C’est comme pour le Monde. Je le rêve ouvert. J’adore ce concept de village global avec moi qui vais m’éclater à l’étranger et l’étranger qui vient travailler chez moi. Après tout ce que l’on a fait au Monde, le Monde a bien le droit de venir travailler chez nous en s’entassant aux abords de nos villes ou dans nos chambres de bonnes. Ce sont des êtres humains merde ! Enfin, tant qu’ils n’habitent pas chez moi. Oh, ce n’est pas que je sois fermé à ça aussi mais cela risquerait de me déconcentrer dans mon œuvre créatrice. Et puis les travailleurs étrangers, ils se comprennent mieux quant ils vivent entre eux. Faudrait surtout pas accentuer le déracinement. Vive le Multiculturalisme.

Bref tout ça tombe très bien. J’ai besoin d’une bonne non déclarée pour ranger mon bordel. Mon père refuse que je scouatte l’un de ses cinq pièces et ne me donne pas assez d’argent pour que je déclare ma bonne. C’est dégueulasse. Enfin tant que les petites Philipines peuvent venir.

Ouais, nous sommes tous frères. Regardez-moi, je m’habille comme eux, comme tous mes frères du village global. Tiens où j’ai foutu mon keffieh moi ? Je parle mieux de l’islam quand j’ai mon keffieh autour du cou. Vous ne voyez pas le rapport ? C’est parce que t’es pas ouvert. Je parie que tu vois l’islam comme une menace. Et bien c’est là où je voulais en venir avec mon keffieh. Je suis ouvert moi et il est temps pour moi de rétablir la vérité sur cette religion d’amour et de paix qu’est l’islam. Ouais, j’entends de-ci, de-là beaucoup trop de trucs injustes qui m’énervent.

Je n’ai pas besoin d’avoir lu le coran pour savoir que je suis le frère de mes frères musulmans. Car moi, j’ai confiance dans ce que me disent mes frères à la télé. La violence du monde islamique n’a rien à voir avec l’islam et ce malgré tout ce que nos complots extraterrestres-franc-maçons-americano-sionistes leur on fait subir. Terrorisme, dictatures et guerres,. À la limite, il y aurait un lien éventuel avec l’islamisme et encore pas avec tous les islamismes. Rien à voir avec le Coran. À la limite, avec le coranisme et encore pas tous les coranismes. Rien à voir avec Mahomet. A la limite, avec le mahometisme et encore pas tous. Bein ouais, c’est pas aussi simple tout ça.

Ouais, l’islam n’est que paix et amour. Tout comme Mahomet. Il a dû lutter contre l’adversité et les bâtons que les extraterrestres-francs-maçons-americano-sionistes lui mettaient dans les roues, c’est tout. Car de l’avis de mes frères musulmans, si Mahomet avait pu vivre 400 ans de plus, à coup sûr débarrassé de ses ennemis extraterrestres-francs-maçons-americano-sionistes, il aurait pu inventer la démocratie, l’alter-mondialisme, l’ONU, le commerce caravanier équitable, l’échangisme et même une bombe à neutrons pacificatrice. C’est notre faute, je vous dis.

Par conséquent, il est hors de question que l’on rentre en guerre avec l’islam. Il ne nous a rien fait. Il ne nous fera jamais rien. Rien. Absolument rien. Le 11 septembre et tous les autres attentats quotidiens, c’est un coup des extraterrestres-francs-maçons-americano-sionistes. Et puis moi, j’en veux pas de la guerre. D’une part, je n’ai jamais su me battre et d’autre part j’ai envie de jouir de l’héritage que je toucherai bientôt. Tiens à la limite qu’on envoit mon vieux père en mission commando contre l’islamisme mais pas moi.

Car moi, j’ai de grands projets pour l’humanité. Des projets que je ne manquerais pas de mettre en place avec l’argent de mon héritage. Tiens par exemple, en voyageant en Thaïlande, Indonésie, Sri Lanka, histoire d’aider les populations locales à relancer leurs économies dévastées par le tsunami. En y relevant de ses décombres, le tourisme sexuel. Ou bien en distribuant l’aide alimentaire en Afrique contre des faveurs sexuelles. Ou encore en… et puis zut, je ne sais pas. Fichez-moi la paix avec vos guerres, c’est tout. Je veux faire l’amour dès que j’aurais les moyens de le payer.

De toute façon, je partage l’avis du dalaï-lama. Si des gens nous en veulent, c’est qu’on n’a pas été bien gentils dans nos vies antérieures d’occidentaux. Ce qui a pourri tout notre karma. Et même si le dalaï-lama ne nous dit pas ce que les lamas tibétains ont fait de si grave pour que leur pays mérite l’oppression chinoise, je le crois quand même. Tout ça, ce sont des trucs d’êtres spirituels que les gars gentils comme moi doivent écouter, voilà tout.

Et puis, il y a pas besoin d’être un dalaï-lama pour savoir que si nous sommes super-super-super-super-gentils avec eux, nous pouvons espérer qu’ils soient au moins gentils avec nous. Vous ne savez plus quoi répondre à ça, hein ? Comment ?!? Que je vous foute la paix avec mes conneries. C’est pas gentil, ça.

Bon OK, si jamais la guerre était à nos portes, promis, je supporterais nos troupes, histoire qu’elles protégent mes biens. J’espère juste qu’elles ne se battront pas trop près du centre ville. Qu’ils feront ça au loin. Si possible à l’étranger ou en banlieue parce que moi vraiment, la guerre, je déteste ça. À la limite, au cinéma par des réalisateurs de gauche mais surtout pas en bas de chez moi. En tout cas, promis je supporterais nos soldats. D’une part vu le classement officiel, on a des chances de remporter la coupe du monde de la Guerre et puis de toute façon, il n’y a pas de soldats dans ma famille. Les autres peuvent bien se battre à ma place avec mon appui. Vous voyez que je suis un gars gentil.

Voilà c’était le message de paix que j’avais à adresser au Monde. Maintenant je m’en vais boire un verre dans un bar sympa. Cette conversation m’a desséchée.

C’est chiant n’est-ce pas ? Et dire que l’on entend ça à longueur d’ondes comme de journée.

ImbeSIL

samedi 19 juillet 2008

EXERCICE DE STYLE : LE BAVARDAGE FACHO


Celui-là aussi il est plutôt facile à exercer, étant donné qu’on a tous dans notre entourage un tonton qui vote FN, un pilier de bar votant à main levée pour le petit Rouge, un plombier polonais détestant les portugais, un taxi chinois vomissant sur ses confrères kabyles, un député UMP du sud-est prêt à pactiser avec le diable, et qui sont tous capables de balancer le genre de beauferies fachos qui vont suivre. Si ce genre de bavardage n’est pas drôle lui non plus, il s’agit de s’exercer à le débusquer dans nos méninges pour mieux le dézinguer. Car avouons-le, dans nos pires moments, nous sommes tous capables de ce genre de vilenies à dézinguer…

À dézinguer comme tous ces étrangers qui viennent voler le travail des bons Français. Bah, oui, si je ne travaille pas, si je suis tenu d’oublier ma misère dans l’alcool et me sens obligé de frapper ma femme à cause de toutes ces frustrations, c’est non seulement à cause de ma femme, des politiques, des juifs, des femmes politiques juives mais c’est surtout à cause des étrangers qu’ils soient femmes, juifs ou politiques. La preuve ?!? Facile. Pour la trouver, surtout ne tombez pas dans le piège de lire, de vous informer, de réfléchir. Ça ne sert à rien. Ils contrôlent tout. Tout ça, c’est des pièges tendus par le Parti des étrangers. La pensée nous est toujours étrangère. Elle nous vient toujours d’on ne sait où.

Non, faites plutôt comme moi. Buvez. Ça vous rendra les idées claires. Tiens, ramène-moi donc du Pinard Françoise. « In vino veritas » comme ils disaient les Romains. Loin d’être cons ces Romains. C’est d’ailleurs la seule locu… alocu… locomation latine que j’ai apprise par cœur. Par respect pour les Romains. Des gens qui nous ont apporté le vin et le Foot ne pouvaient pas être que des mauvais bougres. C’est pas moi qui le dit mais Vercingétorix quand il trinqua avec César lors de la 3e mi-temps. Ouais buvez et vous verrez que tous les maux viennent de l’étranger. À l’école déjà, la maîtresse nous disait que les maladies « provenaient de l’entrée dans notre corps de corps étrangers ». C’est d’ailleurs le seul truc que j’ai retenu de ma maîtresse.

La preuve que c’était la vérité, c’est que lorsque j’ai récité à mon paternel cette leçon, il m’a répondu « écoute Nicole, écoute le petit. Quand je te disais que les maladies ça vient avec les étrangers, c’était bein vrai. C’est la maîtresse qui le leur a dit. Or la vérité, ça sort pour sûr de la bouche des enfants si c’est la maîtresse qui la leur à mise dans les oreilles, non, Nicole. Oh, NICOLE, réponds voyons »… « En tout cas petit, comme mon père disais, y a pas de microbe qui résiste à un bon vin chaud. Assied-toi et boit un coup à la santé de ta maîtresse et pour te vacciner »… « NICOLE, prépare donc un vin chaud pour notre fils et vite. Faudrait pas qu’il nous ait ramené une saloperie à la maison avec tous ces gosses d’étrangers qui traînent à l’école ».

Le vin contre les étrangers, une vérité, la seule que j’avais besoin de savoir. La preuve ? Pourquoi croyez vous que les Arabes ont peur de l’alcool. Parce que ça les tuerait voyons. Vous en voulez d’autres des preuves. Pourquoi croyez vous que l’Europe nous demande d’arracher nos vignes si ce n’est pour nous empêcher de nous défendre face à la menace étrangère. Parallelipedement ou parallèlement, j’sais plus, pourquoi croyez vous que les étrangers se sont mis à cultiver notre vin si ce n’est pour se protéger eux et pour pouvoir non ressembler au point qu’on ne les croit plus étrangers. Je connais mêmes des Arabes qui boivent. Ceux qui ne sont pas morts à la première gorgée, bien ça les a rendus plus forts. Mais je ne me laisserai pas avoir car moi je sais à quel point l’étranger est fourbe.

Ouais, si j’ai pas de travail c’est parce que non seulement notre travail va chez les étrangers mais qu’en plus celui qui reste ici, bein devinez, il nous est piqué chez nous par tous ces bicots. En plus, quand ils ont fini de nous piquer tout le boulot, ils nous piquent aussi nos ASSEDIC. Attention, quand je parle de boulot, je ne mélange pas tout. Moi aussi, je sais faire dans la nuance. Il y a deux types de boulots. Les boulots bien évidemment fait pour les bougnoules. Les boulots sales, inintéressants, qu’ils peuvent faire chez nous ou chez eux, je m’en fous. Et puis il y a le travail fait pour les bons Français. Des boulots où l’on dit aux batakwekes ce qu’ils doivent faire. Des boulots de chefs, de cadres, pour ceux qui comme moi savent réfléchir, savent commander. « Il vient ce pinard FRANCOISE »… Des boulots qui payent bien, qui nous font gagner plus que les métèques. C’est à ça qu’on les reconnaît les boulots pour Français. Mais v’là que j’entends dire depuis quelques temps que pour ça, il faut avoir fait des études. Quelle idée étrange. M’étonnerai pas qu’elle soit le fruit de cerveaux étrangers, pour nous voler notre travail celle-là. Pfuit ! Quand je vous parle de complot.

Tout le monde sait qu’il y a pas besoin de faire des études pour travailler. Il faut juste un boulot de chef, du bon sens français et du courage français. Or moi j’en ai, je vote pour Jean-Marie. Faut du courage, vous savez, pour voter pour Jean-Marie. La preuve ? Est-ce que vous connaissez beaucoup d’étrangers qui votent pour Jean-Marie. Non. Encore que j’en connais quelques-uns. Bein oui, de toute façon, des gens courageux, il y en a même chez les étrangers. Vous ne me ferez pas dire ce que je n’ai pas dit. C’est que je ne suis pas raciste moi. Mais en dehors de ceux-la, si des étrangers et leurs gosses piquent le travail de courageux Français soi-disant grâce aux études, à la formation, à cause de toutes ces idées de francs-maçons portugais ou juifs, je ne sais plus, c’est bien la preuve qu’il y a un complot pour nous voler notre travail. Vous voulez d’autres preuves.

Ah ! Ah ! Le Foot les gars. Là, non seulement les joueurs étrangers sont venus prendre la place des joueurs français dans les clubs comme dans la sélection nationale mais en plus les joueurs français, pour partie étrangers, nous ont été piqués par des clubs étrangers, pour qu’ils oublient qu’ils sont français. Même le chef, le capitaine de l’équipe de France n’est plus Français. Ah ! Ah ! vous ne savez plus quoi dire ! Comment ça t’as rien compris ?!? T’as pas bu assez, je crois. Allez boit, tu finiras par comprendre. In vino veritas, je te dis…FRANCOISE…

Ça vous fait rire. C’est déjà ça. Au moins la beauferie fasciste ne vous menacera plus. Mais n’oublier pas de vous protéger des autres. La menace comme l’étranger est partout…

SILazar


PS : Soyons solidaires de Monsieur TEWFIQ KHENOUCHE, jeune vigneron de Castelsarrasin d’origine Kabyle qui a vu sa récolte de 2005 et 2006 totalement détruite par des putains de blédards racistes qui s’amusent à taguer sur les bâtiments de l’exploitation qu’il loue « pas d’arabe paysan » ou encore à le menacer de mort. Satané Pécorisme.

mercredi 16 juillet 2008

EXERCICE DE STYLE : BAVARDAGE MARXISTE


Mes très chers camarades… Ça c’est pour vous mettre à l’aise pour mieux vous la mettre. Mes très chers camarades disais-je, venez donc ici que je vous exprime vos expressions inconscientes. Vous verrez qu’après ce petit frottis dialectique, tout vous apparaîtra bien plus clair.

Nous commencerons par mettre en éclairage le Système puisque tout est de sa faute. En effet, ce n’est ni de la notre, ni de la votre puisque le Système vous place en objet et non pas en sujet. Le sujet étant le patronat. Et si le sujet patronal peut régner sur l’objet prolétaire c’est tout simplement parce que la dialectique bourgeoise, au cœur du système bourgeois, impose l’objectivation des sujets. C’est bien plus clair non ? Si ce n’est pas le cas avouez au moins, mes très chers camarades, que tout cela est, pour le moins, fort brillamment exposé. Vous la sentez la libération qui arrive. La sentez-vous au moins ?

Comment ça non ?!? A l’évidence, l’inconscience de votre condition d’objet a trop pris le pas sur la conscientisation libératrice que seul un sujet tel que moi pourra vous apporter. Vous avez de la chance va ! Ayant fait don de ma personne à votre cause, ayant sacrifié mon Moi personnel pour votre Toi collectif, je vous propose l’affaire suivante.

Un séjour linguistique de soutien dialectique, où entre quatre murs, oups, entre quatre yeux vous bénéficierez de mon savoir comme de celui du Parti. Bien à l’écart de ce monde matérialiste et objectivable, vous pourrez vous emplir d’une force libératrice, la mienne, oups, de la force collective d’une foule enchaînée, prête à rétablir l’ordre juste des choses. Le mien comme celui du Parti. Ah, la foule, la foule sacrée de nos frères, enfin plutôt de vos frères puisque le parti avec moi à sa tête, sommes votre Père. Un père à l’autorité toute bienveillante, à l’autorité libératrice. Surtout n’hésitez pas à faire venir vos proches dans notre campement de soutien dialectique, à nous amener toujours plus des petits camarades rétifs à notre message libérateur. Plus on est de fous et mieux on prépare une révolution sanglante, oups, arracheuse des sangles qui entravent une foule d’objets opprimés, attendant le jour où ils seront enfin sujets d’une démocratie populaire.

Oui venez nombreux qu’on vous enlève les sangles que vous avez accepté de vous poser tout seuls, pour les remplacer par des bonnes grosses chaînes en fonte, dont nous serons les seuls à détenir les clefs… « Mais qu’est-ce que tu racontes là Robert? C’était pas prévu au bavardage ça.»

« Excuse-moi Régis. Sans doute un petit Bug révélateur qui vient de se glisser dans la Matrice marxiste»… Je disais donc, venez vous faire libérer, venez, petits, petits, petits…

Venez, venez à moi mes petits-enfants, comme le dirait notre camarade Chavez, le leader du marxisme-apostolique, car le royaume collectiviste est à vous. Un royaume où vous ne connaîtrez plus la faim. Nos camps vous entraîneront à résister aux privations. Telle est la route qui mène vers la mise à mort du matérialisme oppresseur.

Un royaume où les forces matérialistes ne vous maintiendront plus dans un sommeil abrutissant. Nous vous réveillerons. Dans nos camps de rééducation, oups, campements collectivistes de libération, nous vous réveillerons jour et nuit. Rien de tel que la privation de sommeil pour laver en profondeur les cerveaux serviles, de cette gadoue matérialiste à visage inhumain qu'est le capitalisme. Oui venez à moi mes petits-enfants. Vous la sentez mieux maintenant la libération ? Oui, parfait !

Maintenant que je vous ai bien embrouillé la tête, profitons de l’ivresse pour développer la dialectique prolétaire qui vous permettra d’accéder au pouvoir en m’y mettant à votre place. Tout comme je suis l’expression consciente de vos expressions inconscientes, vous comprendrez, tas de cons, oups, très chers camarades que mon pouvoir soit l’expression conscientisatrice de votre incapacité à l’exercer. À vous le rêve de pouvoir. À moi sa réalité. Applaudissez mes très chers camarades puisque de notre totale abnégation, à moi comme au Parti, procède votre pouvoir et votre libération. Vous la sentez la libération ? Elle arrive. Oh oui elle arrive, elle arrive. Ouiiiii ! Elle vient tout juste d’arrivé dans vos jolis petits culs, ma libération marxiste. Merci camarades.

Merci camarades pour cette capacité que vous avez, en dignes fils du Singe, à passer d’une branche à l’autre, d’une liane à l’autre, d’une chaîne à l’autre, d’une oppression à tout plein d’autres.

C’est nul n’est-ce pas. Et dire que ces libérateurs nous la mettent profond depuis 100 ans et que l’on se contente de se plaindre que quelque chose nous gratterait du côté du duodénum. Un réflexe simiesque sans doute, en attendant que l’évolution fasse un bond supplémentaire. Un bond capable de concilier en nous le sens de la collectivité comme le goût de la liberté et de l’autonomie. Un bond capable de cesser de nous faire hésiter perpétuellement entre la tyrannie de l’ego ou celle d’une folie collectiviste. Un bond génétique qui inscrira dans notre ADN la responsabilité individuelle ET la solidarité collective.

SILalutte Finale

lundi 14 juillet 2008

14 JUILLET 2008 : FETE NATIONALE


Puisque notre Ségolène a autorisé les Républicains de gauche à afficher leur fierté du Drapeau National, du drapeau de la Révolution Française... le voici !

SIL