samedi 7 février 2009

LIBIDO CAPITALISTE ET DESTRUDO ANTICAPITALISTE


Pour rester au chapitre des fantasmes et histoire d’introduire celui de la folie marxiste, voici « capitalisme et pulsion de mort » des économistes Bernard Maris et Gilles Dostaler. De quoi s’agit-il ? D’une psychanalyse sauvage visant à démontrer, à travers les textes de Freud et ceux de l’économiste Keynes, que « détruire, puis se détruire et mourir constituent aussi l’esprit du capitalisme. » Une psychanalyse sauvage qui par nature ne vaut pas un kopeck de La Havane comme le savent ceux qui s’intéressent à la psychanalyse. Par contre un essai qui vaut son pesant de cacahuètes s’agissant de démontrer la schizophrénie de nos gauchos. En effet, ce qu’il y a de merveilleux avec un gaucho, c’est cette capacité à s’affranchir de la réalité observable et à en fabriquer une tout autre sur le papier. Alteréalité qu’il soutiendra mordicus grâce à la rhétorique et où il projettera toutes ses névroses.

Car au fond, faire un peu de psy sauvage, ce n’est pas si grave. On en fait tous un peu, pour rire ou lorsque nous sommes énervés. Par contre, en général, nous ne prenons pas ce genre d’exercice au sérieux et mieux encore, il ne nous viendrait pas à l’esprit l’idée complètement dingue de l’imprimer afin d’en tirer quelque bénéfice.

Une logique étrangère à nos deux auteurs puisque libres de tout surmoi régulateur, ces messieurs n’ont pas hésité pas à nous pondre « ça », en y accordant tout le sérieux possible sous prétexte de crise. Dingue, non ? Car s’agissant de la question ici mal traitée, rappelons que le siècle passé a tout de même permis de comparer sur le champ du réel comme de l’histoire le capitalisme et les idéologies alternatives, marxisme en tête. Siècle qui a clairement permis de voir où se situait la « destrudo » avec ses millions de morts liés aux goulags, massacres, famines, et le principe de vie avec sa croissance, ses progrès et sa fertilité.

Marxisme, Capitalisme. J’ai beau ne pas faire le meilleur des thuriféraires du système capitaliste, simplement pour rester mentalement un pedzouille doublé d’un gagne petit allergique au bling-bling, je suis quand même obligé de reconnaître que l’antithèse du capitalisme est morte et qu’elle se décompose, nourrissant à peine quelques rares champignons vénéneux genre eumycota caracas ou eumycota havanas. Le capitalisme continuant de son côté à croître et à fructifier.

Or qu’il s’en trouve, malgré cette évidence, pour continuer de diagnostiquer pile-poil à côté, il y a de quoi s’inquiéter, non ? Car n’en déplaise à nos analystes, malgré les multiples crises que nous avons connus, c’est quand même grâce au capitalisme que le Produit Mondial Brut a septuplé depuis 1950 et que des régions entières de la planète sont sorties de la misère la plus crasse.

Quant aux crises à proprement parler et pour utiliser moi aussi une métaphore médicale, je dirai comme mon prof de philo en terminale : « La maladie et ses fièvres, sont également une manifestation de la vie, l’envie qu’a celle-ci de combattre le virus qui veut sa mort.» En ce sens, les fièvres du capitalisme ne sont pas la manifestation de la mort mais bien celles de la vie.

Cela dit, nous n’avons même pas besoin d’aller jusque-là pour démontrer que le capitalisme aime bien plus la vie que ses opposants. En effet qui mieux que les marxistes et autres malthusiens pour glorifier le principe de mort ? Ils n’ont que ce mot à la bouche. Ils voient des apocalypses partout. Certains de ces malades, psychanalystes par ailleurs, qui comme le professeur Slavoj Zizek ont le vent mauvais en poupe, vont même jusqu’à faire de la terreur révolutionnaire et son cortège de massacres une vertu.

Bref d’un point de vue psychanalytique, je serais assez tenté de qualifier tout ce cirque de « projection » : 1) J’aime le capitalisme car il me permet de très bien vivre, paye mon salaire de prof de fac, permet à des tas de petits bourgeois dans mon genre d’acheter mes livres et m’offre la possibilité d’être l’actionnaire d’un grand hebdomadaire qui me rapporte pas mal de dividendes. 2) Je le déteste puisqu’il m’amène à éprouver ce sentiment inacceptable dans le cadre culturel de mon pays ; mais cette hostilité est également inacceptable puisque stupide ; comment pourrais-je très bien vivre si je mettais en application le principe de « gratuité » par lequel je jure en permanence, notamment en distribuant gratuitement mon hebdo, mes livres et mon savoir ? 3) Donc le capitalisme me persécute et parce qu’il m’inflige de telles souffrances, je peux le haïr.


La « projection », que ce soit celle de Keynes ou d’autres bobos tels que nos auteurs est finalement le seul élément intéressant apporté par ce bouquin. Aussi, merci quand même.


SILgmund

vendredi 6 février 2009

LUTTE DES CLASSES OU BIEN SIMPLE EGOISME


Je ne sais pas s’ils ressusciteront le communisme ou s’il s’agit des montées de température liées à la fermentation des tissus du cadavre en décomposition, en tout cas une chose et sûre, ils font feu de tous bois nos Gauchos. Avec la moindre brindille, ils vous embraseraient Rome, la City de Londres sans oublier Manhattan, et avec la moindre déclaration qu’elle soit dite sur le ton de la plaisanterie ou de la fanfaronnade, ils vous écriraient suffisamment de tomes pour pouvoir bâtir une ziggourat à la gloire de tous les phantasmes humains.

C’est ainsi qu’il suffit à Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches du monde, de déclarer en plaisantant au sujet de la baisse d’impôts décidée par l’administration Bush « la guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter », pour que le Gaucho de sévisse, en l’occurrence François Rambo Ruffin vous ponde en 2008 « la guerre des classes ». C’est bien connu, les riches n’ont pas d’humour. Bouh, regardez ces ogres d’ultra-libéraux, qui après avoir tenté de nous faire croire que la lutte des classes était une lubie marxiste, admettent enfin eux-mêmes qu’il s’agit de quelque chose de bien pire. « La Guerre ». Cachez vos enfants, ils vont venir les manger. Portnawak !

Rien de bien original cela dit. Avec des bribes de phrases et des tonnes de faits tordus au-delà des limites de la résilience, Naomi Klein démontre, si l’on peut appeler ça ainsi, dans sa « Stratégie du choc » qu’un complot neoconservateur, mené à base de guerres et de crises provoquées, est à l’œuvre afin d’ultralibéraliser le monde et établir un Reich de mille ans. La victoire d’Obama étant sans doute la preuve ultime du complot tout comme les demandes frénétiques de régulation et d’aide étatique dans le cadre de l’actuelle crise de l’an 9.

Rien d’original et rien de nouveau. Il y a de ça quatre ans, il avait suffi à Ron Suskind de révéler dans un article pour le New York Times la teneur d’une conversation avec un conseiller du président Bush, sans doute Karl Rove, qui soit en fanfaronnant, soit en s’amusant déclarait « Nous sommes un empire maintenant et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité » pour que pas mal de monde se mette à délirer, à nous la jouer « Matrix », à commencer par nos infantiles gauchos.

Non, sérieusement, vous y croyez à toutes ces fadaises, que la réalité est contrôlable, que les riches se réveillent chaque matin en se demandant ce qu’ils vont pouvoir faire pour casser du pauvre. Vous en connaissez beaucoup des patrons qui toute la journée ne seraient obsédés que par une chose, faire la nique au salariat. Quant au réel, nous ne sommes pas fichus de prévoir la météo à delà de trois jours et nous serions capables de « créer » la très quantique réalité humaine en prévoyant toutes les possibilités. Mais oui ! Mais oui ! Et « Matrix » c’est une analyse du réel, peut-être ? Non mais dans quel monde virtuel vivent ces gens-là. Yes Wii cans !


Que chacun, Etats y compris, défende ses intérêts, cherche à tirer la couverture à lui, en estimant être dans son bon droit, c’est une évidence. Nous sommes tous comme ça. Tout comme s’exprime bien évidemment un égoïsme de classe sociale, de catégorie socioprofessionnelle, corporatiste, appelez ça comme vous voudrez. Fonctionnaires contre salariés du privé, patrons contre employés, actionnaires contre producteurs, actifs contre inactifs, jeunes contre vieux, femmes contre hommes, contribuables contre Etat, sans oublier tous les nuanciers possibles. Maintenant de guerre, je n’en vois pas vraiment, non, excepté dans les cervelles de ses concepteurs tels que François Rambo Ruffin et ses biffins…

SILalutte finale

jeudi 5 février 2009

ET UN PETIT LAVEMENT POUR ALAIN BADIOU, UN !


Certains de mes proches un peu trop gauches n’arrivent pas à comprendre ma radicalité républicaine, au sens des racines, qu’ils perçoivent comme une forme de tiédeur. « Je vois que tu préfères la tiédeur démocratique à la radicalité populaire ». Rien d’étonnant, un Gaucho, ça ne comprend pas grand chose. Aussi je suis souvent obligé de faire dans l’imagé. « Tends-moi donc ton derch histoire de sentir si ce qui va couler sur ta raie est tiède ou bouillant. Ne t’étonnes pas de choper la chaude pisse ».

Une forme un peu radicale de lavement que je proposerais bien à Alain Badiou, philosophe christico-marxiste, qui ces jours-ci s’est donné pour ambition messianique de « ressusciter le communisme ». Décidément il y en a qui ne doutent de rien. La foi sans doute. Miracle ou mirage, nous verrons bien. En attendant comment compte faire notre docteur Frankenstein pour ranimer ce cadavre politique pour ne pas dire cette idée mort-née ? C’est simple.

Par « l’alliance pratique des gens les plus immédiatement disponibles pour l’inventer : les prolétaires nouveaux venus, d’Afrique ou d’ailleurs, et les intellectuels héritiers des batailles politiques des dernières décennies ». En somme l’application de cette maxime Brechtienne « si le peuple ne nous suit pas, changeons le peuple ».

En gros puisque les populations autochtones ne sont plus preneuses d’un communisme ayant démontré sa morbidité, sont bien moins manipulables par nos momies et autres zombies communistes, autant se servir des immigrés, de préférence africains, qui n’y pipent que dalle et qui seront suffisamment influençables pour servir de piétaille à cette racaille « intellectuelle », nos soi-disant guides naturels.

Quelle condescendance. Quelle hypocrisie. Quel mépris. Nânnnn m-a-i-s quelle immonde ordure ce Badiou. Bien que pas assez Africain à ton goût, tu sais ce qu’il te dit le fils d’immigrés que je suis, gros salopard ? Il te pisse à la raie sale jobard ! Ça te fera un lavement ayurvédique, tocard. T’en as grandement besoin, je crois…


SILalutte finanale

mercredi 4 février 2009

ERNESTO CAGUEVARA : CHIER GUEVARA


Les options historiques se jugent dans un contexte. Il en va de même des choix d’un homme. Aussi ceux qui vilipendent l'attitude complaisante manifestée par nos démocraties libérales, EUA en tête, envers des dictatures militaires ou nationalistes pendant la deuxième moitié du XX siècle, en faisant fi du contexte de guerre froide entre le bloc occidental et le bloc soviétique, sont soit des ignorants, soit des sots, soit des gauchos confits dans leur rhétorique marxiste d'affrontement. Soulignons en effet que les EUA ne se sont jamais opposés à des renversements de dictatures ayant pour but l'installation d'une démocratie. En ce sens ils estimèrent même un temps que Fidel Castro constituait une alternative au régime du dictateur cubain Batista. Dans ce contexte, il était on ne peut plus logique que le bloc de l'Ouest empêche les communistes d'installer leurs pions où que ce soit et à plus forte raison aux frontières des États-Unis.

Comme indiqué dans la phrase introductive, c'est également dans ce contexte que doit être jugée l'action des révolutionnaires tels que le « Che » dont la légende sévit ces temps-ci aussi bien au cinéma que chez nos jeunes et moins jeunes gauchos, notamment Olivier Besancenot qui se veut l'un de ses héritiers. Comment juger le Che ?

Peut-on en vouloir à ce petit aristocrate argentin d'avoir été ému par la misère qui sévissait aussi bien sur son continent que dans une grande partie du monde ? Peut-on le blâmer de détester la dictature et d'avoir voulu changer les choses y compris par la lutte armée ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi devrait-on chier Guevara, me demanderez-vous ? Élémentaire mes petits cocos. Parce qu'à l’inverse d’autres révolutionnaires, il n'a jamais eu pour objectif de remettre le pouvoir entre les mains du peuple mais de l'exercer en son nom. Parce qu'il a combattu la dictature au nom d'une autre, pour en installer une autre.

Et oui, qu'il ait dézingué quelques fachos et autres cadres du régime de Batista, y compris après des semblants de procès ou d'une façon bien plus expéditive encore, c'est triste, ce n'est pas mon idéal, mais tout comme la guerre est la guerre, la révolution c’est la révolution. Je ne lui jetterai donc pas la pierre pour ces raisons. Même les plus belles révolutions ont toujours été à deux doigts du bain de sang.

Par contre qu'il ait fait exécuter et ait exécuté lui-même froidement des innocents pour l'exemple, pour le plaisir, parce qu'ils ne lui revenaient pas, ou parce qu'ils contestaient son commandement, comment le justifier ?

Tout comme va excuser, après le renversement de la dictature de Batista, le fait d'écarter les démocrates, de les emprisonner sans aucune forme de procès dans le système de « camps de travail correctif » dont il est l'instigateur et qui sert aujourd'hui encore à emprisonner les opposants au régime castriste mais aussi des « déviants » de toute sorte.

Non, le commandant Guevara n'a jamais été de la trempe d'un révolutionnaire tel que Fernando Salgueiro Maia, ce jeune capitaine du MAF, le Mouvement des Forces Armées, qui le 25 avril 1974, renversait l’infâme régime Salazariste. Lui et ses camarades jurèrent fidélité au peuple portugais, firent la promesse de remettre le pouvoir entre ses seules mains et refusèrent d'abattre une dictature pour en installer une autre. Un Salgueiro Maia ayant toujours eu à cœur d'éviter que le sang coule, y compris celui des caciques du régime, reconnaissant ses limites lorsqu'il recherchait l'appui de ceux qui seraient capables d'éviter l'effondrement du pays et qui n’ambitionna ni titres, ni honneurs, s'effaçant totalement devant l'histoire et le libre choix de son peuple mais pas seulement. Son action allait libérer par la même occasion une demi-douzaine de peuples africains prisonniers jusqu’alors de l’empire portugais. Un révolutionnaire à tel point discret et fidèle à ses idéaux que son nom demeure encore peu connu.

Rien de tout ça chez Guevara. Piètre commandant, piètre gouvernant, infidèle à ses trois femmes, infidèle même à Cuba et son Fidel Castro, ce révolutionnaze n'en demeurait pas moins imbu de lui-même, fidèle finalement qu'à son ego, son arme, son caquetage automatique et sa suite ininterrompue d’aveuglements.

Quel merveilleux penseur que ce médecin admirateur de Staline, capable d'affirmer « celui qui n'a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste ». C'était avant de se sentir trahi par les Russes lors de la crise des missiles de Cuba. Il se tourna alors vers l'Asie, la Chine de Mao et son grand bond dans le sang mais aussi la Corée du Nord qui d'après lui était un « modèle dont Cuba devrait s'inspirer ». La Corée du Nord. Intéressant. Finalement, comme tout bon gaucho, il finit par conclure que le seul à avoir raison c'était lui et que la révolution Chubaine était le seul communisme digne d'exportation, notamment en Afrique. Pour ce faire, lucidité encore, il n'hésita pas à s’allier avec des visionnaires tels que le congolais Laurent-Désiré Kabila, futur dictateur…

Une telle pensée pour quel bilan. Le néant ou plutôt rien en dehors de la mort. Car à part son indéniable efficacité en tant que « procureur suprême » lors de l'épuration du régime de Batista, on ne peut pas dire qu'il ait brillé par sa capacité à bâtir. Successivement Dirigeant de l'Institut National de la Reforme Agraire, président de la Banque Nationale de Cuba et ministre de l'industrie, son action ne fut couronnée que d'échecs patents. Ce qui ne l'empêchera pas plus tard de rédiger un traité d'économie. Le Gaucho dans toute sa splendeur. Théoriquement omnipotent mais pathétique en pratique.

Finalement un bel impuissant que ce révolutionnaze. Comme souvent d'ailleurs. L'illustration parfaite de ce principe de mort intrinsèque au marxisme. Une conclusion qui commence à effleurer certains esprits. Alain Souchon en a même fait une chanson, « popopopo ». « Le pistolet sur la tête, du fonctionnaire bête, du paysan analphabète, ce héros romantique, qui aimait le petit déclic, et l'efficacité des armes automatiques ». Une conclusion évidente sauf pour les révolutionnazes du même acabit que je conchie de la même façon. Tiens, allons vider le pot, « popopopo »…

SILgueiro Maia

mardi 3 février 2009

ET VOICI LE NOUVEAU MARX OS 4


Ça y est. Ça sent le printemps des petits pères des peuples. Profitant des mouvements de masses, ils sont tous de sortie. Les Mélenchistes du PDG (parti de gauches), les Olivieristes du Nuls Par Ailleurs, les communistes et même les socialistes tendance hardcore. Ils veulent tous nous refourguer leur système d’exploitation marxiste soi-disant remis au goût du jour. Aussi je leur ferai la fête toute la semaine.

En commençant par mes potes neo-trotskistes qui n’arrivent pas à croire que je refuse de me rendre à l’évidence de leur bonne foi marxiste. Foi qui serait la seule bonne, la seule vraie autour de son exégèse neo-post-trotskiste. Une exégèse qui serait la seule bonne parce que jamais mise en œuvre et parce qu’elle se serait construite dans l’opposition au Stalinisme et autres communismes corrompus.

Ce à quoi je réponds en général qu’outre le fait que je me refuse à toute idée de dictature, qu’il n’y en a pas de bonne, même prolétaire, quoi que vous disiez, votre Léon Trotski, on l’a vu à l’œuvre parmi les chefs de la révolution Russe, comme fondateur de l’armée rouge et envahisseur de la petite Georgie. Déjà. Exit donc l’argument de virginité.

Pour le reste, votre technique de la nouveauté, les consommateurs de l’ère informatique que nous sommes, la connaissons que trop bien.

« Si le Système d’exploitation MARX OS 1(OS pour Operating System ») était pourri jusqu’à son Code Source; si le MARX OS 2 a fait se planter bien des nations ; si le MARX OS 3 buggait à mort ; promis juré sur «Le Capital » de Caracas, le MARX OS 4 sera formidable. Testez-le. En cas de panne, vous pouvez compter de toute façon, sur l’assistance technique de notre parti et de sa rhétorique réparatrice».

Tu parles ! Le programme est pourri, voilà tout ! Changez donc de système d’exploitation au lieu de nous prendre pour des utilisateurs Windows.

Quant à moi, si mon « operating system » démocratique de marque REPUB OS 5 a besoin de mises à jours fréquentes, sachez que jusqu’à présent, c’est celui qui m’a donné le plus de satisfactions et que je ne suis pas près d’en changer et ce malgré toutes vos salades marketing autour de votre MARX OS 4. Bon ben, ce n’est pas tout ça mes cocos, mais il faut que j’aille travailler pour la République. Je vous laisse à vos bouliers marxistes…

SILicon valley

lundi 2 février 2009

REOPEN AHMADINEJAD : UN SIONISTE À LA TÊTE DE L’ÉTAT PERSE ?


Mehdi Khazali, le fils de l’ayatollah Abol Ghasem Khazali, vient de déjouer un complot sioniste particulièrement fourbe. En effet, il affirme sur son Blog que la famille du président iranien Mahmoud Ahmadinejad est d’origine juive.

Le fils Khazali remarque que le président Ahmadinejad a changé de nom. Il s’appelle en vérité Saburjhian. Changement de nom qui serait intervenu, selon des proches d’Ahmadinejad,« pour des raisons sociales et religieuses ». Des éléments troublants qui justifient aux yeux de Mehdi Khazali l’ouverture d’une enquête indépendante. Que fait Thierry Meyssan ?

Se pose également la question de savoir, dans le cas où les faits seraient avérés, si cette entité sioniste placée à la tête de l’État perse devra procéder ou non à son auto-extermination…

Thierry MeysSIL

PS : Pour le décodage de cette rumeur voir cet article d’Iran-resist.

dimanche 1 février 2009

2015 : OBAMA’S PARADISE



La chanson « pastime paradise » de Stevie Wonder se concluait sur une attente, celle d’un paraclet interracial qui viendrait bâtir le paradis futur. 2015, voici la réponse, le paradis d’Obama, une Amérique très « au-delà de nos rêves »…

Je ne sais pas vous, mais moi cette vidéo m’a donné une furieuse envie que je ne m’explique pas encore. Celle de sodomiser un Bisounours. Le premier que j’attrape, je lui fais sa fête. Petit ! petit ! petit !

Silly Wonder

samedi 31 janvier 2009

FACE À UN ANTISÉMITISME QUI “SE PORTE TROP BIEN”, AYEZ LE REFLEXE NINJEWTSU


Face à la montée de l’antisémitisme en France j'avais conseillé, il y a quelques mois, la pratique du Jew-jitsu. Et bien ça ne suffit pas ! Avec un article qui nous explique que l’antisémitisme toucherait 45 % des Italiens, il est temps de passer à quelque chose de beaucoup plus efficace. Le Ninjewtsu. Voici l’article :

ITALIE - L’antisémitisme se porte trop bien

En cette Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste, la presse italienne constate avec effroi que les Italiens sont nombreux à se dire antisémites. Une réalité confirmée par les chiffres d’un récent sondage.
Un sondage publié le 26 janvier, par le Corriere della Sera révèle en effet que “douze Italiens sur cent se disent antisémites”. En fait, remarque l’éditorialiste de La Stampa Arrigo Levi, “les antisémites qui se disent tels sont aujourd’hui en Italie 45 % : ceux qui le sont par antijudaïsme religieux et culturel (10 %) ; ceux qui estiment que les Juifs sont “trop puissants et peu patriotes (11 %) ; ceux qui en ont après Israël en raison de son attitude envers les Palestiniens et de son instrumentalisation de la Shoah (12 %), et, enfin, ceux qui sont antisémites pour toutes ces raisons ensemble. Seuls 12 % affirment ne pas avoir de préjugés et 43 % se déclare ‘indifférent’ à la question.”

Le journaliste rappelle, qu’en Italie, le préjugé antisémite semblait avoir été enterré pour toujours après la Seconde Guerre mondiale. On disait que “les 8 000 à 9 000 Juifs morts en déportation avaient été les victimes des nazis et des fascistes, des ‘mauvais Italiens’”, alors que “les 25 000 qui ont réussi à se sauver devaient leur salut à des ‘bons Italiens’. Difficile de se résigner, soixante ans après, à l’idée d’une Italie largement antisémite. Voilà pourquoi”, ajoute Arrigo Levi, “la Journée de la mémoire n’est pas faite pour se souvenir des Juifs assassinés, mais des non-Juifs qui les ont tués. Elle est faite pour vous mettre en garde contre les idées ignobles des assassins, dans l’espoir que ces idées soient mortes. Il semble qu’elles ne le soient pas. Elle n’est pas faite pour nous. Elle est faite pour vous.”

Cette année, la Journée de la mémoire tombe quelques jours après la révocation par le pape Benoît XVI de l’excommunication des fidèles de monseigneur Lefebvre, l’évêque conservateur schismatique, parmi lesquels Mgr Richard Williamson, qui a encore récemment nié l’Holocauste. “Le négationnisme n’est pas une opinion privée, un terrain sur lequel peut s’exercer un droit légitime à l’expression à propos d’une page controversée de l’Histoire”, estime à ce sujet Pierluigi Battista dans le Corriere della Sera. “Ce n’est pas une affaire interne de l’Eglise, mais une preuve de tolérance à l’égard de l’intolérable.” Face à la résurgence de l’antisémitisme, qu’il apparaisse dans les sondages ou qu’il soit incarné par les propos du président de l’Iran Mahmoud Ahmadinejad ou du Hamas palestinien, Pierluigi Battista suggère de mener “une guerre culturelle très difficile mais passionnante, suivant l’‘exemple héroïque’” de Pierre Vidal-Naquet qui, dans Les assassins de la mémoire (La Découverte, 2005), “démonte un par un les mensonges des ‘Eichmann de papier’”.

Gian Paolo Accardo

vendredi 30 janvier 2009

REOPEN-HUDSON 3 : AVION BRISE-GLACE OU SOUS-MARIN VOLANT ?


Ce matin-là, à la rédaction de l’agence eXc, voici que nous tombons sur cette dépêche AGT « New York: l’Airbus remonté à la surface AGT 18/01/2009 : Des équipes spécialisées ont remonté à la surface dans la nuit la carlingue de l’Airbus contraint jeudi à un amérissage d’urgence dans l’Hudson à New York. Entamées hier, ces opérations pour sortir l’appareil de l’eau avaient été reportées à plusieurs reprises, les équipes de sauvetage ayant eu du mal à dégager la carlingue des eaux agitées et partiellement glacées du fleuve, selon les autorités. L’appareil avait été préalablement remorqué et amarré à un quai de New York. Des grues ont été appelées pour faire lever la queue de l’appareil. »

C’est la stupéfaction à la rédaction. « Ils ne nous prendraient quand même pas à ce point pour des cochons de lait » lance Michael responsable du service « Médiocre-Orient ».

« En effet que diable. Il ne faudrait pas nous prendre pour des jambons de Bayonne », précise Simon, notre free-lance préféré.

Notre cryptanalyste Zoubor, hilare, se lance dans son analyse « alors comme ça, on attend la nuit pour remonter à la surface la carlingue du flyingsub ? Que c’est comique. On aurait des choses à cacher que l’on ne s’y prendrait pas autrement ! Et puis des grues pour lever la queue de l’appareil, qu’est-ce donc que cette histoire ? Un avion français n’a pas besoin de grues pour se retrouver avec la queue dressée, voyons ! »

Eclats de rire dans la salle de rédaction.

L’Amiral Mercator contacté au titre de consultant aux affaires maritimes se permet une remarque tout à fait judicieuse, pour une fois, « et puis quel quai de NY accepterait d’ouvrir de nuit ? Je connais bien les syndicats du port de NY et je peux vous assurer qu’ils n’accepteraient jamais une telle entorse à leur convention collective. Vraiment n’importe quoi ! A moins que la CIA dispose d’un quai à NY ? A vérifier… »

C’est là que le téléphone rouge sonne. Il s’agit du professeur Nathan Waldman, une vieille connaissance de Master Sitt, notre rédacteur en chef.

Ancien cadre de la CIA, ce pauvre professeur s’est fait virer pour avoir tenté de révéler à une commission d’enquête indépendante que le gazage des villages kurdes en Iraq n’était pas le fait de Saddam Hussein mais de la CIA. Tout comme les 200 000 victimes algériennes du GIA, les centaines de milliers du Sud Soudan, du Darfour, les centaines des villages coptes d’Egypte, touarègues du Niger et chrétiennes du Nigeria, sans oublier celles d’Indonésie, du sud Thaïlande et des Philippines, ne sont pas l’œuvre des islamistes mais bien de la CIA. Il comptait révéler également que pour organiser toutes ces opérations de déstabilisation globale, sans parler de celles prévues au niveau de la Galaxie, le nombre d’agents de la CIA était passé discrètement sous l’administration neoconSSionniste Clinton-Bush de 24 000 agents à environ 1 million, chiffre tout à fait crédible puisque en dessous de celui des effectifs de l’Éducation Nationale Française, organe local de sabordage sociétal.

Rendez-vous est pris dans Central Park, l’un des rares endroits où l’on peut trouver des arbres et des rochers qui ne manqueront pas de vous signaler une quelconque intrusion sioniste.

« Au travail mes pingouins » nous lance Master Sitt.

Méticuleusement dissimulés au milieu d’une fête d’anniversaire organisée dans le parc par une brave famille antisioniste, qui avait pensé à gonfler des ballons brouilleurs de systèmes d’écoute, le professeur Waldman confirme qu’il s’agissait bien d’un modèle Fsub911. Un flying-submarine sur lequel travaillent les ingénieurs neoconSSiononiste dans la base située sous la statue de la liberté. Celui-ci permettra bientôt d’attaquer tout point du globe en passant par les mers et les fleuves mais aussi de transférer au nez et à la barbe de l’OCI (organisation humanIslamiste mondiale) les prisonniers politiques de l’infâme régime totalitaire actuellement à l’œuvre et qui redoublera d’activité sous la direction du Falasha Barack Abassia, nom ancestral des Obama.

« Damned ! » nous écrions nous.

« Ils vous diront que la queue de l’appareil était plus lourde à cause des boites noires. Bullshit, c’était à cause des propulseurs subaquatiques. De toute façon, ce n’est même plus le véritable appareil qui se trouve amarré au quai de NY mis à disposition de la CIA. Le véritable est retourné à la base. Je me demande juste ce qu’ils vont pouvoir trouver pour justifier le fait que l’on n’a pas encore interviewé ni le pilote, ni les rescapés. C’est vrai que le fort accent portugais des techniciens originaires des Açores où se situe la base principale des flyingsub, aurait fait tache, n’est-ce pas ? »

« C’est vrai » confirmons-nous en rigolant. « Mais pourquoi des techniciens des Açores » demandons nous au professer Waldmann.

« Parce qu’une partie des Portugais et notamment ceux qui ont retrouvé leur terre ancestrale des Açores, descendent des Atlantes (pour la preuve, cliquez sur l’image ci-dessous) et que ceux-ci dans le cadre de la «very-auld-aliance » anglo-portugaise ont juré de servir les intérêts de la cause old-neo-sioniste contre le droit de rester dans cet archipel central et stratégique des Açores, où l’on a retrouvé depuis lors des documents scientifiques de la plus haute importance ».

« Ouahhh » faisons nous, « on comprend mieux pourquoi, il n’y a jamais eu de tentative de conquête de ces îles par aucune autre puissance et que cet archipel fait tout pour ne pas faire de vagues. Tout s’explique ! »

Là-dessus, impatients de rejoindre notre agence avec ces révélations explosives, nous quittons le professeur Waldman qui nous promet sous peu des explications quant au mystère des eaux glacées autour de l’appareil alors que tous les bulletins météos parlaient d’une eau à 6 degrés.

Nous continuons notre enquête et vous tenons au courant. DeConspiracy in progress…

jeudi 29 janvier 2009

DEGAUCHISSEUSE : « J’EN AI MARRE », « C’EST HONTEUX » ET « ÇA SUFFIT »


C’est sûr « ça suffit » comme le dirait à l’adresse du gouvernement une Martine Aubry servant de porte voix aux Français qui défilaient aujourd’hui. Ces mêmes Français à qui on demande toujours de faire des efforts pendant que d’autres peuvent répéter les mêmes âneries sanctionnées par des bonus. Tout comme effectivement, il y’en a « marre de voir les banques continuer de faire comme si de rien était » alors qu’elles « ont été renflouées par le contribuable ». Oui, ma belle Ségolène a le droit de lancer ce cri du cœur, un cri, un « non » que j’imagine en « oui » lors de nos ébats fougueux dont je rêvasse. Une idée de cri que vient de lui piquer, décidemment, Barack Obama en qualifiant de « honteux » le comportement des banques ayant distribué d'importants bonus alors même qu'elles font l'objet d'une aide d'État pour faire face à la crise. Oui, hurlons tous ensemble, tous ensemble. Ça fait du bien. Lâchons-nous !

Moi-même lors de mes accès cardiaques, j’ai comme de furieuses envies qui m’assaillent. Au minimum de virer tous nos tocards de banquiers à grands coups de pieds au cul en leur assignant dorénavant pour seule tache le ramassage des patates, le tri demeurant réservé aux idiots du village bien plus compétents que tous ces nazes. Quant au maximum, si les cris du cœur n’étaient pas facilement pardonnés, je n’oserais les exprimer. En fait, je revendrais bien tous leurs biens sur la place publique, histoire qu’ils apprennent à ne pas faire n’importe quoi avec notre argent, après avoir tiré un bon prix de ces financiers en les vendant en tant qu’esclaves à quelque trader mauritanien, soudanais ou yéménite. Argh, si seulement la traite des traders était autorisée.

Et puis ces excès sanguins irriguant le cerveau, j’en reviens à des pensées plus raisonnables et moins démagos. Car j’ai beau avoir moi aussi besoin d’un plan de relance à plusieurs milliards, je sais encore faire la différence entre la notion d’utilité et celle « à fonds perdus ». Pour dire les choses un peu abruptement, cri du cerveau oblige, si l’on distribue des milliards à des ménages pour qu’ils les dépensent en chinoiseries et autres conneries, c’est à fonds perdus. Alors que si on les injecte dans le système bancaire, il y a beaucoup plus de chance que cela serve l’intérêt global, à savoir, le crédit fait au entreprises, celui fait aux ménages pour se loger, s’équiper ou tout simplement sauvegarder leur épargne.

Pour faire dans la métaphore, prenons l’image suivante. En fait dans notre système économique les banques sont l’équivalent de centrales électriques. Ce faisant, si elles tombent en rade, c’est toute l’économie qui s’arrête net. Aussi dans ce cas là, que vaut-il mieux faire ? Utiliser des milliards pour réparer nos centrales économiques ou bien les distribuer aux gens pour qu’ils s’achètent des bougies pour s’éclairer et du bois pour se chauffer ?

Par conséquent vous comprendrez que lorsque je vois les manifs d’aujourd’hui, je pense à ma dégauchisseuse de collection que je garde précieusement dans mon garage. Car autant je les applaudis lorsqu’il s’agit de défendre des droits ou de réclamer une part supplémentaire d’un gâteau qui grossit, autant quand ces manifestations frisent l’irrationnel ou l’exigence par temps de crise, je m’en éloigne, même si je partage la même inquiétude ainsi exprimée.

Car là, j’ai surtout besoin que l’on remette les centrales économiques en route, histoire que j’y vois plus clair. Je n’ai sûrement pas besoin d’entendre des représentants politiques et syndicaux dire « attention, il va falloir être très gentils avec nous étant donné que nous étions des millions dans la rue » et un gouvernement me faire le coup du gentil psy « mais je vous comprends ; je suis de tout cœur avec vous ; je travaille pour vous ; on se revoit la semaine prochaines ; ça fait 60 euros ».

SILurem D41M

mercredi 28 janvier 2009

FAUX PLANS DE PARTAGE


Je sais c’est laid mais je profite du décollage de l’émissaire de paix d’Obama, George Mitchell, qui en habitué des marchandages orientaux et pour avoir contribué à ramener la paix en Irlande du Nord, ne manquera pas de travailler ardemment à un plan de paix et donc à un plan de partage israélo-palestinien, pour caser une autre cause qui m'est chère, la cause Kanak.

N’y voyez aucune forme d’indifférence mais bon il n’y a pas que le Médiocre-Orient dans la Galaxie, il y a la Kanaky aussi...

Comment ? Vous tenez quand même à « avoir mon avis sur le Médiocre-Orient ». Vous me gênez. Allez, c’est bien parce que c’est vous. Comme je l’indiquais déjà ici, faute d’avoir réglé le problème à la suite des guerres déclenchées par les pays arabes qui avaient pour but, rappelons-le, de jeter les Juifs à la mer, par des transferts de populations, comme le firent par exemple l’Europe en 1945 et l’Inde en 1947, notamment en renvoyant tous les Egyptiens de Gaza en Egypte et tous les Jordaniens de Cisjordanie en Jordanie, alors que par ailleurs les populations juives des pays arabes rentraient elles en Israël… faute d’avoir réglé le problème disais-je, il faut bien trouver une solution aux souffrances d’une population « palestinienne » qui dans sa majorité n’a que faire des considérations historiques ou géopolitiques de part et d’autre. Que voulez-vous que l’Histoire représente pour des Gazaouïs ou des Cisjordaniens qui essayent juste de vivre au quotidien. Ils se vivent comme de là-bas et puis voilà tout. D’où la nécessité d’un Etat, d’un 23e Etat arabe que l’on nommera Palestine, Palestistan, Pays-du-Pal ou que sais-je encore.

Par contre comme je déteste les faux plans et que je ne me fais pas trop d’illusions, à la moindre nouvelle attaque qu’il s’agisse d’un missile, d’une roquette artisanale ou d’un gravillon, je serai tout autant favorable à une riposte totale qui aura pour conséquence la conquête définitive de la Cisjordanie et de Gaza avec renvoi des populations dans leur anciennes nations, à savoir l’Egypte et la Jordanie. Voilà pour le trop-proche-orient !

Maintenant, tout en restant dans les faux plans de partage, venons-en à mes Kanaks car c’est bien gentil de se focaliser sur le conflit israélo-arabe mais il se trouve que notre occupation d’une île ayant la même superficie qu’Israël ne va pas sans poser des problèmes. En effet, les accords de Nouméa négociés sous l’égide de Lionel Jospin en 1998 prévoient qu’entre 2014 et 2018 tous les habitants de l’île, colons et autochtones, devront se prononcer sur le futur statut de la Nouvelle-Calédonie, indépendance ou maintien dans la République française. Or si la tendance démographique se confirme, les Kanaks, qui représentent 44 % de la population néo-calédonienne, risquent fort de l’avoir dans le baba. Les colons français et les autres populations polynésiennes non-kanaks voteront sans doute contre l’indépendance. Perspective qui me courrouce un tantinet parce que cela entérinerait le principe d’occupation totale à partir d’une colonisation partielle.

Aussi, sans faire dans l’hypocrisie et la démagogie pro-kanak, étant donné que l’histoire c’est l’histoire, je me permettrai quand même de dire ce qui suit. Que la France garde la moitié sud de l’île, où nous sommes majoritaires, que nous nous sommes enquiquinés à conquérir et à mettre en valeur, pourquoi pas. Par contre, il est aberrant que les autochtones ne puissent pas se prononcer seuls sur l’avenir de la moitié nord de l’île où ils sont majoritaires. Un plan de partage juste et équitable c’est ça et pas autre chose. Faut tout vous expliquer ma parole. Et après vous voulez donner des leçons à Israël. Mort de rire.

Heureusement qu’il reste un radical-socialiste, bibi, pour sauver l’honneur de ma famille politique…

Pili Sili