vendredi 10 juillet 2009

ANTISIONISME-ANTISEMITISME, C’EST KIF-KIF BOURRICOT


Comme vous allez vous en rendre compte, je pourrais faire de la brillante analyse qui suit un petit essai de 50 pages qui ne manquerait pas de me rapporter quelques pépètes, mais voilà, non seulement je n’ai pas le temps, et surtout un simple billet suffira pour démontrer qu’antisémite et antisioniste c’est kif-kif bourricot. Pour l’essai, un auteur aussi désœuvré que dans le besoin n’aura qu’à développer le petit canevas qui va suivre. Je lui demanderai juste de signer un petit chèque de remerciement à l’ordre de ma femme. Comprenez, ce sont les soldes !

Voyez-vous, comme dans toute pathologie de ce genre, ce ne sont pas les faits qui comptent, mais les fantasmes. Aussi, peu importe que pendant 2000 ans, la diaspora israélite, ne soit restée qu’une minorité, qu’elle n’ait à aucun moment cherché à disposer d’un Etat à elle au sein de nos nations européennes, n’ait jamais commis d’exactions militaires sur ses voisins, ou même qu’aucun Juif n’ait jamais régné sur aucune de nos nations, imposant l’hébreu pour langue, le judaïsme pour religion d’Etat et la guerre ou la colonisation pour politique d’expansion. Peu importe que les terres, les châteaux de la Loire et autres réels symboles de richesse ou puissance n’aient jamais été juifs. Peu importe. Dans cette maladie qu’est l’antisémitisme, ce qui a toujours compté, c’est le délire. Celui voulant que le Juif soit un assassin par nature pour la sainte raison que des Juifs aient condamné à mort un autre Juif du nom de Jésus ; mais aussi cette autre folie poussant certains à accuser les Juifs d’empoisonner les puits des Chrétiens, de manger les enfants chrétiens pour pessah ou d’être les propagateurs de la peste noire ; ou encore ce fantasme qui ferait du Juif l’unique ou principal vecteur de la corruption et ruine de ce bas monde. Ah, la fixette juive. Toutes choses, qui dans la tête de nos malades, justifierait l’annihilation du Juif.

La fixette et le fantasme, exactement les mêmes symptômes que l’on retrouve dans l’antisionisme. Là aussi, peu importent les faits, seul compte le délire. Peu importe qu’Israël soit effectivement le berceau national du peuple hébreu, et que ce peuple dispose d’un recueil de chroniques nationales, la bible, relatant cela en long et en large. Peu importe que les voisins d’Israël aient cherché dès la déclaration d’indépendance de 1947 à annihiler à plusieurs reprises l’état hébreu voire le cherchent encore ; que les Israéliens demeurent une minorité dans ce médiocre-orient sous domination arabo-musulmane ; que malgré tout cela, les Israéliens arabes disposent des mêmes droits politiques que les autres Israéliens et de bien plus de liberté que dans les pays arabes. Peu importe l’évidence. Ce qui compte c’est de fantasmer. De prétendre qu’Israël est raciste, et n’a pas le droit comme bien des Etats, d’être le foyer d’un peuple identifié depuis des millénaires. De prétendre que l’existence d’Israël empêche non seulement la paix dans la région mais menace également celle du monde. Peu importent les dizaines ou centaines de milliers de victimes en Algérie, au Darfour, au Congo, au Tibet et ailleurs. Seul compte le prétendu « génocide » que perpétrait Israël sur ses voisins arabes. Un Etat d’Israël qui n’hésiterait pas à user d’armes et de méthodes diaboliques, un peu à l’image du vieux mythe du Juif empoisonnant les puits chrétiens ou rependant la peste. Une entité israélienne qui aurait pour vocation celle de s’étendre et de s’enrichir à l’infini. Il est vrai qu’Israël est à ce point riche qu’elle en éclipse par sa splendeur celle des monarchies arabes. Que ne les voyez-vous pas toutes ces tours dorées où s’affairent des légions de serfs philippins aux passeports confisqués. Un Etat d’Israël qui serait le principal vecteur de la corruption et ruine de ce monde. Ce qui dans la tête de nos malades justifierait son annihilation.

CQFD, antisémite, antisioniste, c’est kif-kif bourricot !

Que fais-je des Israéliens ou des Juifs antisionistes, alors ? C’est simple, je ne m’en étonne pas et je les traite de bourricots. Ne m’en étonne pas car tout comme il y avait des Juifs antisémites, quoi de plus logique qu’il y ait des Juifs ou des Israéliens antisionistes, des Juifs ou des Israéliens touchés par la haine ou le mépris de soi, tout simplement parce qu’ils confondent saine autocritique et légitimation des délires véhiculés par leurs bourreaux ou ennemis. Bourricots donc !

Tous antisémites alors ? Pas vraiment. Bourricots surtout. Dans toute cette triste histoire, il y aura toujours plus d’ignorants, d’imbéciles, d’idiots utiles, de lâches, de suiveurs et d’opportunistes que d’antisémites ou d’antisionistes aussi engagés qu'enragés. Bourricots donc !

SILomon qui s’en va rendre à Samson sa mâchoire d’âne…

jeudi 9 juillet 2009

NON, L’ANTIAMÉRICANISME N’EST PAS « UNE MÉTAPHORE DE L’ANTISÉMITISME » !


Il y a de cela deux ans, Bernard-Henri Levy, à qui il arrive moins que d’autres certes mais parfois quand même de verser dans la calembredaine, affirmait dans son ouvrage « un cadavre à la renverse », « que l’antiaméricanisme est la métaphore de l’antisémitisme », dans le sens où la focalisation sur les EUA en tant que source de tout mal lui rappelait comme des vieux souvenirs particulièrement désagréables.

Pourquoi est-ce une baliverne ? Pour des raisons que je vous expliquerai sous forme d’une métaphore suffisamment imagée pour être comprise par tous, y compris par ceux qui n’utilisent que les fonctions reptiliennes de leur cerveau.

Voyez-vous, dans l’antisémitisme, tout y respire la lâcheté, la nullité la plus absolue, une forme de dégénérescence hominidienne. En fait, l’antisémite me fait penser à tous ces primates qui tabassent leur femme. Vous savez, ces porcs qui ne foutent rien de véritablement utile, ni de leur cervelle ni de leurs dix doigts, qui envoient leur femme au charbon pour nourrir le foyer et qui le soir venu exigent qu’elles s’occupent de toute la maisonnée. Le genre de raclure qui se contente d’éructer des ordres sans fondement et qui histoire de défouler un quelconque besoin primaire se permet de cogner sa femme au motif qu’elle n’en ferait pas assez ou voudrait prendre un quelconque ascendant sur lui.

Toutes choses que l’on ne retrouve pas dans l’antiaméricanisme. Car si ce sentiment n’en demeure pas moins, dans notre cas français, absurde, il a quand même beaucoup plus de gueule. Absurde car si des grandes nations comme la Russe ou la Chinoise peuvent, du fait de longues périodes de confrontation, arborer un antiaméricanisme bonhomme, ce n’est pas notre cas. Se montrer antiaméricain lorsque l’on doit à nos cousins notre liberté et une partie des conditions de notre prospérité, ce n’est ni bonhomme, ni malin.

En fait pour rester dans la métaphore, cela me fait penser à ces lascars qui détestent leur beau-frère ou cousin avec qui ils se mettent en compétition sans forcement jouer dans la même catégorie. Un beau-frère ou cousin entreprenant mais solidaire, puisque souvent prêt à sortir les membres de sa famille de la mouise. Le genre de lascar un peu veule, pas très dégourdi, franchement aigri, qui veut péter plus haut que son cul et qui au final a toujours besoin qu’on lui rende service ou qu’on le sorte de la merde dans laquelle il s’est mise, tout en crachant dans la main qui lui a été tendue.

Par conséquent, si notre antiaméricanisme s’avère une attitude pas très futée, elle n’est pas pour autant comparable avec l’antisémitisme…

SILogique

L’ORDRE BRUN ROULE EN FORMULE 1


Ce que je peux en avoir marre de mettre dans le mille, moi ! Souvenez-vous, lorsque je me plaignais, il y a quelque temps, de voir mon monde s’enfoncer dans la nuit à la vitesse de la lumière. Et bien je n’étais pas bien loin, car en attendant l’installation de moteurs hyperdrive, l’ordre brun roule déjà en Formule 1.

Du moins si l’on croit les propos de Bernie Ecclestone, patron de la F1, qui disait récemment que Hitler avait été un dirigeant « efficace ». « Efficace », c’est cela oui !

SILverstone

Addendum figuratif : En illustration proposée ci-dessous, vous trouverez une photo de Bernie Ecclestone, soit l’une des plus belles figurations de la « tête de con » qu’il m’a été donné d’admirer…

mercredi 8 juillet 2009

« BEN LADEN DÉVOILÉ », C’EST BIEN, MAIS MAHOMET À POIL, C’EST MIEUX ! (IN BED WITH MOHAMMED)


L’un de mes super-héros favoris, Monsieur Sifaoui, a décidé de commettre un attentat anti Al-Qaida avec sa BD « Ben Laden dévoilé » qui sortira le 10 septembre prochain, ce qui me fait dire que la rentrée sera chaude.

C’est d’ailleurs en prévision de cela que je me permets d’y aller de mon petit attentat-Allah-pudeur en soutenant qu’un « Ben Laden dévoilé » c’est bien, mais qu’un Mahomet à poil, c’est mieux !

SILidim le Magnifique

VOILE PAS VOILE (6) : OBLIGATOIRE POUR LES MOCHETES DES MOSQUEES


« Je suis vilaine mais grâce au voile, j’ai une vie sociale »… et oui ! puisque bonne musulmane ne signifie pas forcément musulmane bonne, la loi devra au moins rendre la burqa possible voire obligatoire pour les mochetés…

SILidim le Magnifique.

Addendum légal : le sujet ou l’objet (c’est selon le point de vue) de cette photo peut bien évidemment faire jouer son droit à l’image afin de faire retirer cette caricature de ce site. Ça va être difficile, mais il peut quand même essayer. Juste histoire de se marrer…

mardi 7 juillet 2009

OUIGHOUR MON AMOUR


Alors que dans la province du Xinjiang, les autorités chinoises répriment dans le sang (156 morts et plus de 1000 blessés) les manifestations turques (les Ouighours étant une ethnie turque) qui font suite à des affrontements interethniques, entre Ouighours musulmans et Chinois Han (l’ethnie majoritaire en Chine), qu’en est-il des réactions côté monde Turc (7 pays) et plus largement dans le monde arabo-musulman ?

À l’évidence, « walou » ! Pas un drapeau chinois brûlé, pas une ambassade saccagée, pas une échoppe vandalisée, rien, absolument rien du tout !

Ah si ! Une minute je vous prie. On m’informe d’une réaction… Al-Qaida aurait déclaré la guerre à… la France pour avoir fait de la burqa un sujet de débat parlementaire ?!?! Euh… Remarquez, on s’attaque à qui on peut, n’est-ce pas ?

Toutes choses qui ont pour vertu de montrer où chacun se situe dans la chaîne idéologique –alimentaire : ... > Chine > Islam > démocraties molles du genou > …

SILkhan

L’ISLAM DES LUMIERES, UNE VULGAIRE ECLIPSE LUNAIRE (3/3)


Voici la troisième et dernière éclipse de notre série « l’islam des lumières, une vulgaire éclipse lunaire ». Après avoir soutenu dans un premier temps, le 16 août dernier, que « finalement pour ce culte lunaire qu’est l’islam, son fameux âge d’or ou des lumières n’est que le fait d’une vulgaire éclipse lunaire », puis avoir expliqué à l’occasion de l’éclipse lunaire du 9 février pourquoi c’était le cas, et que le seul moyen d’en sortir était de refonder une spiritualité arabe, voici à l’occasion de l’éclipse du 7 juillet quelques moyens d’y parvenir.

En effet, l’affaiblissement de l’islam, dans l’espoir qu’une nouvelle religiosité arabe puisse émerger, peut se faire par les deux voies suivantes.

D’un côté, en tapant dur, très dur sur l’islam avec des Voltaires qui en sont issus. Après tout pour qu’une Chrétienté modérée émerge, il a fallu cogner à bras raccourcis et à grands coups de Lumières sur le Christianisme. Par conséquent, pour qu’un Islam (communauté des fidèles) apaisé et réellement modéré advienne, il faudra ramollir sans merci l’islam (religion) à grands coups d’éclairs lumineux dispensés par la Raison.

La deuxième voie consisterait à proposer une ou des nouvelles spiritualités arabes (que l’on pourrait appeler « ismaéliennes ») à l’adresse de ceux qui souhaitent continuer de croire en un dieu nommé Allah, sans pour autant adhérer au message (tout ou partie) ou à l’exemple de Mahomet. Cela éviterait de laisser l’Islam désemparé, sans autre choix que l’obligation de tout renier ou rien du tout. Pour cela, il faudrait que des mystiques, des maîtres spirituels ou des philosophes arabes, proposent un nouveau texte, des recueils de textes, que sais-je encore, s’inspirant de la tradition spirituelle arabe. Cela peut paraître plus radical que le coup de l’islam modéré ou raisonné, tel que celui proposé par les anciens ou nouveaux mutazilites, mais cela aurait surtout l’avantage de ne pas tricher avec l’islam (coran+Mahomet), de vouloir tronquer un texte et une tradition qui ne pourront jamais se retrouver tronqués bien longtemps.

J’estime sincèrement que se sont là les deux rares voies qui sur la longue durée permettront l’émergence d’un nouvel Islam, d’une nouvelle communauté. Car de vous à moi, je ne crois pas à la possibilité d’un islam modéré. Tout comme la précédente tentative a échoué pour les raisons que j’ai déjà expliquées, toute nouvelle échouera également.

Car pas mal de mes amis ont beau me dire que l’islam n’est pas monolithique, le fait est que les différences se situent sur quelques branches mais en rien au niveau du tronc. Oui, pas de quoi dénaturer l’arbre ou démontrer l’existence de plusieurs souches islamiques.

Même objection quand ils me disent que l’islam est surtout ce qu’en font les musulmans. Ce qui est vrai d’un point de vue humain ne l’est pas du point de vue du dogme, surtout tant que le dogme n’est pas affaibli, lui ainsi que ses gardiens. À titre d’exemple, s’il pouvait y avoir autant de visions du communisme qu’il y avait d’habitants dans l’union soviétique, le bolchevisme n’en demeurait pas moins Un, uniformisateur, à vocation universalisatrice, et ce tant que cette idéologie demeura forte.

Alors certes, j’entends bien certaines craintes de mes amis. Comment constituer des alliances avec des musulmans modérés, qui sont en première ligne face aux islamistes, si on s’attaque à leur religion ? C’est là une question politique tout à fait pertinente. Une question politique et non religieuse ou philosophique. Une question qui n’est en rien incompatible avec ce que je soutiens ici.

Nos représentants politiques n’étant pas là pour faire de la théologie ou de la philosophie, ils peuvent en effet nouer des alliances à court, moyen ou long terme, avec des musulmans plus modérés que d’autres. Cela ne doit juste pas empêcher nos intellectuels de riposter aux attaques de l’islam, surtout lorsque celui-ci nous assaille chez nous. Après tout, chacun à sa place et les moutons seront bien gardés.

Mais surtout, cela ne doit en aucun cas empêcher ce que j’expliquais plus haut, à savoir que des Voltaires issus de la communauté islamique s’attaquent au tronc comme aux racines de l’islam. C’est même ce qui est préférable. Que des Voltaires issus de l’Islam tels que Ayaan Hirsi Ali, Wafa Sultan et d’autres, mènent cette action au nom de la communauté dont ils sont issus et non pas en notre nom.

D’un point de vue du temps astronomique et non pas politique, c’est là, j’insiste, l’un des rares moyens d’éclipser cette vieille lune qu’est l’islam…

SILidim le Magnifique.

lundi 6 juillet 2009

COMMUNISTIC PARK : MES FOUS RIRES MADE IN PYONGYANG


Parmi mes recettes de bonne humeur, figure la lecture du site officiel de la Corée du Nord. Un délice. Tous ceux qui n’ont pas eu la chance de vivre dans un pays communiste peuvent s’y régaler d’une prose stalinienne ayant atteint le sommet de son art. Même nos communistes, toutes chapelles confondues, et ce malgré le nombre d’universitaires et autre imbecillectuels développant au frais du contribuable cette forme de sous-pensée, sont très loin de disposer du même talent. La novlangue et les pratiques de bonto conceptuels propres à nos cocos, ne trompant que les gogos ou bien des cerveaux encore touchés par des crises d’acné. Sans compter l’aspect particulièrement chiant de leur langue de bois.

Non, à Pyongyang, ils savent y faire. En tout plein de langues différentes, en plus. Je suis d’ailleurs épaté par la maîtrise du français dont font preuve les cadres linguistiques du régime. Alors certes, leur propagande ne convaincra pas plus les esprits réfractaires à toute mêlasse marxiste, mais au moins elle vous fera rire. Rire mais alors, rire. Tout y est drôle, depuis l’aspect ridiculement premier degré des panégyriques adressés au leader Kim Jong-Il, jusqu’aux tics de langage propagandistes, en passant par toutes les petites perles d’absurdité qui ponctuent ces textes. Tout bonnement grandiose. De quoi susciter chez moi, à chaque fois que j’y fais un crochet, « des bourrasques d’innovation » et de créativité.

Or moi, vous me connaissez, pour être encore un peu de Gauche, je partage. C’est ainsi que je partagerai régulièrement ce que j’aurais glané du côté de Pyongyang. Et pour commencer, voici le bilan du mois de juin 2009, mais aussi celui de l’activité 2008-2009 que le régime a établi le 16 février dernier à l’occasion de la fête d’anniversaire de Kim Jong-Il.

Car apprenez messieurs dames que la Corée du Nord est conduite par un être exceptionnel qui tout en « faisant fi du froid piquant de janvier et de la chaleur caniculaire de juillet-août », parcourt le pays « sans relâche » afin d’indiquer lors de ses « tournées de direction (…) la plus courte voie menant à l’édification d’une patrie riche et puissante ». Véridique ! C’est ainsi qu’on peut le voir administrer « tour à tour » diverses municipalités, inspecter des chantiers importants, diriger des complexes industriels, mais aussi des centres d’élevage de poules tel que celui de Sariwon. Mais oui ! Des tournées de direction qui ne manquent pas « d’inspirer à tous confiance en la victoire, force et courage » mais aussi un « essor productif et des bourrasques d’innovation ». Quel homme ! Quelle chance, ils ont !

Un rythme qu’il a encore vaillamment soutenu ce mois de juin 2009. Admirez plutôt ces quelques exemples.

Afin de rendre hommage à l’intelligence du peuple coréen, qui s’est « rendu compte par expérience que le système d’économie rurale socialiste fondé sur le collectivisme était la meilleur forme d’économie qui soit », et souhaitant faire en sorte que le « peuple puisse s’offrir d’avantage de fruits », l’omnidirigeant Kim Jong-Il a visité coup sur coup, le 8 juin, la ferme coopérative de Tongbon et la ferme de cultures fruitières de Kosan. Là, après « avoir écouté les explications devant les tableaux de plan en perspective » et s’être « enquis en détail de l’état des travaux agricoles », « il proposa des tâches-programme qui incombent à ces fermes ».

Quelque jours plus tard, le 15 juin, afin de « souligner le nécessité, pour les hommes de l’armée populaire (…) de mettre sans cesse en évidence la belle action qu’est l’union étroite entre militaires et civils », le voilà qui inspecte le quartier général de la 7e division d’infanterie. Là, « après avoir reçu un rapport d’accueil » puis s’être renseigné dans le détail « sur l’accomplissement de la mission de la division », il formula « les taches qui s’imposaient à elle ».

Le soir venu, sans à aucun moment avoir vécu cela comme une simple distraction, il assista ce 15 juin à la représentation de l’opéra « rêve dans le pavillon rouge ». Représentation au cours de laquelle il pu constater à quel point « les créateurs et artistes ont appliqué à la lettre ses directives données en mars dernier ». Très satisfait par ce spectacle, il pris congé après avoir « proposé les taches-programme qui doivent guider le développement continu » de la littérature et des arts Nord Coréens.

Et oui, ce vaillant dirigeant, dispense avec une énergie titanesque, une générosité et une abnégation totale, ses modestes propositions qui permettront à son pays de devenir une nation « riche et puissante ». Kim Jong-Il, le roi de la tache. Ce n’est pas chez nous que l’on verrait des choses pareilles.

Toutefois, n’étant qu’un homme, il arrive au guide Kim Jong-Il de déléguer un peu. C’est ainsi qu’imitant leur extraordinaire dirigeant, des cadres du régime ont « restructuré à merveille le restaurant Okryu spécialisé en nouille froide à Pyongyang ».

Franchement, n’est-ce pas un pays merveilleux ?!? On comprend mieux pourquoi ce pays fascinait tant le Che, vous savez l’idole du Besancenot et consort…

Kim Jong-SIL

Addendum belge : À ce sujet, je vous signale également les excellentes « tranches de vie à Pyongyang » composés par mes iPotes belges du « mur de laine de briques ». Un régal, cette fois-ci volontaire ! Des compositions au moins aussi bonnes que les nouilles du restaurant Okryu à Pyongyang ;-)

dimanche 5 juillet 2009

À HENIN-BEAUMONT, LE FN L’A DANS LE FION !


Au moins une bonne nouvelle pour cette terre de désolation qu’est le Nord. « Chômeurs, consanguins, alcooliques… » mais pas encore fascistes. Ouf !

Le FN, avec la fille Le Pen en seconde tête de l’hydre, oups, de liste, vient de perdre l’élection municipale partielle face à une alliance républicaine menée par le divers gauche Daniel Duquenne, 47,6% contre 52,4%.

Une très bonne chose, qui pose toutefois une question que bibi sera encore une fois le seul à poser (bravo bibi !). À quand des alliances républicaines qui auraient pour but de reprendre les 806 mairies communistes et de placer enfin tous ces déchets marxistes dans la même poubelle de l’histoire que leurs jumeaux fascistes. Car moi, des mairies communistes ça me gêne tout autant que des mairies nationalistes. Pas vous ?!? Pourquoi cela ne m’étonne-t-il pas !

SILalutte finale.

SOUTENIR LES IRANIENS ET COMMEMORER MICHAEL JACKSON, HERE IS THE SOLUTION !



“Beat it”, par les freedom fighters iraniens.

samedi 4 juillet 2009

DES NOUVELLES DE LA VAGUE DE CHALEUR


La vague de chaleur. On l’attendait. Voilà la première qui vient de passer. Assez haute pour être montée jusqu’à Paris, elle ne rentre cependant pas dans la catégorie scélérate puisqu’elle présentait un angle somme toute assez banal de 30°.

Un angle toutefois suffisamment intéressant pour tous ceux, qu’ils soient politiques, écologistes ou journalistes, qui n’en pouvaient plus d’attendre pour surfer un petit coup sur la crainte d’une canicule ou du réchauffement climatique.

Résultat : quelques petites figures sans intérêt. Nous vous tiendrons au courrant des suivantes…

Kelly SILater

VOILE PAS VOILE (5) : OUI MAIS IL Y A MIEUX


Le port du voile oui, mais il y a mieux… n’est-ce pas mes petites dames ?

SILidim le Magnifique

vendredi 3 juillet 2009

PRENDRE UN PATRON PAR LA MAIN (BIEN VISIBLE)


En guise de remarque liminaire, je vous signale que c’est bien « prendre » et non « pendre » qu’il faut lire. C’est que je vous connais bande de patronophobes ! « Prendre un patron par la main », donc. Du titre de la très belle chanson d’Yves Duteil « prendre un enfant par la main ». Quel peut bien être le rapport entre les deux, vous demandez-vous ?

Et bien figurez-vous que depuis plusieurs années, quelque chose me fascine. Lors des déplacements officiels de nos présidents du conseil ou de la république, il y a toujours une ribambelle de pseudo capitaines d’industrie qui, tels des poissons pilote, barbotent dans leur sillage afin de décrocher quelque contrat commercial. Chose qui vient de se vérifier encore une fois lors du tout récent déplacement de notre Premier ministre en Irak.

Et moi de me dire à chaque fois, « vous avez déjà vu des grands patrons américains marquer à la culotte leurs présidents respectifs pour espérer faire des affaires ». Sauf erreur, il me semble qu’ils se débrouillent comme des grands, permettant ainsi aux représentants américains de ne pas lier forcement le message diplomatique à la nécessité de séduire commercialement leurs interlocuteurs.

Mais il nous faut croire que nos moussaillons d’industrie sont des petites fiottes, pas assez convaincus de la qualité de leurs produits pour les vendre tous seuls comme il faut. Chose qui ne m’étonne guère. Une partie de notre patronat se comportant, à l’inverse de ma catégorie d’entrepreneurs, vraiment comme des grands enfants.

Un coup, ils veulent que l’Etat leur garantisse leurs bénéfices par le biais de commandes publiques. La fois d’après, quand ils font des grosses bêtises industrielles ou financières, ils veulent que papa Etat mette la main à la poche pour réparer les dégâts. Et quand ils marchent un tant soit peu tout seuls, ils souhaitent que la Collectivité leur fiche la paix aussi bien socialement que fiscalement, ces gamins se refusant alors d’honorer leurs responsabilités sociales et nationales…

SIL Meier’s Tycoon

RAISONNER COMME UNE TANCHE : DES CONTROLES DE POLICE ETHNIQUEMENT REPRESENTATIFS.


Ah ! Ah ! Alors comme ça nos petits Zorros de la recherche auraient « démontré par A + B » que les contrôles de police ne seraient pas ethniquement représentatifs. Diantre ! Non mais dans quel monde vivons nous ma p’tite dame ?!? Mort de rire !

Dites moi les zozos, cocos et autres gogos-chercheurs financés par des Soros (un milliardaire gauchiste), n’est pas là une démonstration digne d’une tanche, ça ?

Car de vous à moi, je parierais gros comme un commissariat que les contrôles de police seront enfin ethniquement représentatifs le jour où les clandestins, les émeutiers, les terroristes, mais aussi la population carcérale en général seront ethniquement représentatifs. Avouez par exemple que 60 % de détenus issus de la culture islamique, c’est assez susceptible de constituer comme un refus de jouer le jeu de la représentativité ethnique, non ?

SILure du SIL

jeudi 2 juillet 2009

VOILE PAS VOILE (4) : OUI LORSQUE C’EST VRAIMENT UTILE.


Le voile oui, surtout lorsque c’est vraiment utile…
Par exemple, pour se protéger des gaz lacrymogènes et des tyrans d’Iran.

mercredi 1 juillet 2009

« LA NAISSANCE PRÉCIPITE LES CHOSES ».


Les auteurs de la série Highlander, en s’inspirant du vieux culte celtique des têtes, ont fait de la mort une récompense et de la solitude un accomplissement. Le Quickening. « Il n’en restera qu’un », lorsque toutes les têtes auront été tranchées, possédant le savoir et les pouvoirs de tous les autres.

Ils ont eu tort et Yann Moix a raison « la naissance précipite les choses ». Seule la Vie est le prix et vivre entouré, un accomplissement.

Avoir un enfant. Tout se précipite à ce moment, tout s’accomplit également. Le Prix vous est remis, un privilège qui n’a pas de prix. Et moi aussi, j’ai vécu mon quickening pendant la première grossesse de ma femme, avec pour point culminant l’instant où j’ai tenu mon premier enfant entre mes mains. Tout prenait un sens, tout retournait à sa place, sa petite place, moi y compris.

Tout en tenant ce petit être au creux de mes bras, me vint à l’esprit l’une des prières de mes ancêtres nordiques. Celle que l’on retrouve dans le film « le 13e guerrier » et qui semble tout à fait digne des Vikings, même si sa véracité ne semble pas garantie. Une prière que l’on prononçait avant de mourir mais que j’ai trouvé bien plus appropriée lorsque la Vie s’est précipitée vers moi : « Et voilà que j'aperçois mon père. Et voilà que j'aperçois ma mère, mes sœurs et mes frères. Et voilà que j'aperçois les gens de ma lignée, de mon peuple, mes tous premiers ancêtres. Et voilà qu'ils m'appellent, ils m'invitent à prendre place parmi eux, dans le palais de Valhalla, là où les braves vivent… »

À cet instant, j’étais un présent, fils d’un passé, père d’un futur, un rien du tout que l’on honorait d’un tout petit Tout pour cadeau. Tout en rien, rien d’un Tout.

Oui, je les ai tous vu, tous, oui, tous, défiler un à un devant moi.

Je suis ce qui a été. J’ai été ce chasseur, ce cueilleur, ce pasteur, ce cultivateur ; simple mère, homme simple, homme de paix, femme de lettres, homme de guerre, la fille violentée par un soudard, soudard puis officier répondant à un code de l’honneur ; protecteur et oppresseur ; fils de l’Afrique, fille de l’Asie, grand-père de l’Europe rêvant d’un nouveau monde ; mais aussi, rien de tout ça, et tout ça à la fois.

Ils seront aussi ce que je suis. J’ai vu les guerres à venir, avec leurs dévastations, mais je nous ai vu également honorer la Terre en labourant le firmament, nos enfants les mains pleines d’une moisson d’étoiles. J’ai vu nos filles et nos fils découvrir de nouveaux sons, de nouveaux mots, de nouveaux visages, éclairés par de nouvelles aurores sur des planètes vertes, rouges et or.

Non, la mort et la solitude ne sont pas un prix. Mon Valhalla est ici. La récompense est bien la rencontre et la Vie, car regardons autour de nous, nous sommes loin d’être seuls…

SILoch Shiel

mardi 30 juin 2009

PENDANT CE TEMPS LA, EN OCCIDENT : SOUTENIR LES IRANIENS OU COMMEMORER JACKSON, THAT IS THE QUESTION ?


Paris, le dimanche 28 juin 2009, 15h30, avec toute ma tribu nous descendons de la Tour Eiffel. Et là que voyons-nous ? Une foule composée de plusieurs centaines de personnes d’où se fait entendre une clameur. Qu’est-ce donc ? Un rassemblement soutenant le peuple d’Iran ou rendant hommage aux victimes du régime iranien ? Et bien non ! Il s’agit d’un énième attroupement commémorant la disparition de l’autre Michael Jacksonne faux…

Soupir de lassitude, d’une très grande lassitude. Homo sapiens-sapiens, que nenni ! Homo sapiens-crétins, oui !

SIL Austin

IRAN : PETIT RESUME EN DESSINS





lundi 29 juin 2009

MICHAEL JACKSON : « LE DI-ANTALVIC M’A TUÉ »


En exclusivité mondiale, voici le nom de l’assassin du sultan de la pop. Un nom que l’on a retrouvé, lors de la découverte du corps, dans un message tracé des doigts mêmes de la victime sur de la buée qui se trouvait figée sur l’un des miroirs de la salle de bain. « Le Di-Antalvic m’a tué ». Oui, il s’agit bien du médicament et non d’un quelconque italo-serbe faisant partie de son entourage.

Ah là là, quel dommage, quelle tristesse les enfants ! Quelle tristesse que cet antidouleur n’ait pas été retiré des marchés un peu plus tôt, suffisamment pour sauver Michael Jackson, ce bienfaiteur de l’humanité qui avait découvert le vaccin contre le Sida, le cancer, mais aussi la solution aux dérèglements climatiques, à la crise mondiale, à la faim dans le monde et tant d’autres choses bien plus merveilleuses encore. Saloperie de Di-Antalvic et de corps médical incapable de s’en rendre compte à temps.

Les fans savent donc vers qui diriger leur colère, frustration et tout le tintouin. Une partie de l’industrie pharmaceutique. Ne me remerciez pas. Moi, dès que je peux rendre service…

SILaboratoire concurrent.

dimanche 28 juin 2009

« TAKE MY BREATH AWAY » : AIMER COMME DANS LES EIGHTIES



Lorsque mes gosses sont nés, l’un après l’autre ils reçurent la mission suivante : devenir un jour de parfaits petits Vulcains, du nom des habitants géniaux de la planète d’origine du docteur Spock dans la série « Star Trek », ou bien de vaillants « pilgrim explorers », les talentueux explorateurs spatiaux dont parle le film « Wing commander », capables de calculer d’instinct des vecteurs de sauts spatio-temporels. Avec pour alternative, s’ils devaient se sentir dans l’incapacité d’atteindre ces glorieux objectifs, de participer d’une façon ou d’une autre à la conquête spatiale. L’idéal étant tout de même que l’un d’entre eux décroche un jour le petit titre d’Amiral de notre future flotte interstellaire. Toutes choses expliquant que je les traîne depuis leur naissance dans les salons aéronautiques, expositions d’astronomie et tout ce qui serait susceptible de leur plonger la tête dans les étoiles. Étant donné qu’ils adorent ça, me voilà comblé.

Si je vous raconte cela, c’est pour la bonne raison que dimanche dernier, nous nous sommes rendus en famille au salon du Bourget, où nous avons pu admirer entre autre Rafale et Airbus A380, une maquette grandeur nature du Neuron, le superbe futur drone furtif de chez Dassault. « Quel chemin depuis le F-14 tomcat que pilotaient les héros du film Top-Gun », me suis-je dit, avant de sombrer dans mes typiques crises de mélancolie eighties.

Ce que j’ai pu les aimer mes années 80. J’aimais tout, depuis notre président Mitterand jusqu’à une éducation nationale qui nous poussait encore à devenir quelqu’un ; j’aimais le goût pour la culture classique qui y demeurait mais aussi pour la modernité et les nouvelles technologies (mon Amstard CPC6128) ; la musique où se mêlaient des beaux restes de sons provenant des années 70 et les sonorités qui naissaient alors (musique électronique, hip-hop) ; la télé avec le second canal qui nous offrait nos premiers mangas par le biais du Club Dorothée (Chevaliers du zodiac, Dragon Ball) mais aussi la cinquième chaîne et ses séries américaines (K2000, super-Jaimie, Kung fu, MacGyver…) ; Des séries capables de nous offrir pour générique des standards du jazz (Mike Hammer-Harlem nocturne) ou des ambiances plus futuristes comme dans « Automan » ou « Supercopter ».

J’aimais toutes ces choses qui portaient le parfum des possibles, à une époque où les horizons semblaient être faits pour être repoussés. Le mur de Berlin allait d’ailleurs s’écrouler donnant la victoire à la nation de la Liberté. Celle que nous soutenions à travers les coups d’un Stallone dans « Rocky IV » ou dans les combats aériens du film « Top Gun ».

« Top Gun », un beau symbole des années 80, d’une décennie où des gaillards pouvaient chanter « rien que pour toi » et des femmes « total eclipse of the heart » (la version française de Karenn Antonn etant aussi très bien) sans craindre le ridicule, où il était possible de danser sur des titres traitant de l’amour comme « d’un champ des bataille », sur des slows composés par des groupes de heavy-metal, tels que Scorpions ou Europe, mais aussi d’engager et d’aimer, notre premier amour, sur un film de guerre.

Quel film mes aïeux ! Quels acteurs mes cadets ! Tom Cruise mais surtout Kelly McGillis campant le rôle d’une instructrice au caractère aussi trempé que les avions qu’elle enseignait à piloter. Kelly McGillis, le genre de femmes à savoir ce qu’elle veut, intelligente, capable de prendre en chasse après une engueulade ou un malentendu, la tête brûlée qui l’a séduite, en risquant le carambolage mais surtout la délicate et courageuse confession des sentiments. Kelly McGillis, l’archétype de la femme, des femmes qui ont vraiment compté dans ma vie.

Mon premier grand amour, celle que j’ai aimé sur le « take my breath away » de ce film, en version originale, puisque mi-néerlandaise mi-americaine; mais aussi ma Magali, qui toute son existence cherchera à libérer Nora (la femme-enfant de la dramaturgie d’Henrik Ibsen), et qui en peu de temps m’a tant appris sur la femme ; et puis ma femme, la Kelly McGillis de ma vie. Celle qui m’obligea à des manœuvres de haute voltige et qui d’un baiser, d’un aveu, sut m’arrimer tel un brin d’arrêt (câble d’appontage), aussi solidement que sûrement.

Le genre de femmes qui savent débouler autrement que sur vos six heures avec le soleil dans le dos ; qui n’ont pas peur de vous embarquer dans une manœuvre en ciseaux, caressant même l’idée que vous vous crachiez tous les deux sur l’herbe fraîche, après vous avoir couper le souffle des réacteurs ou bien les avoir mis en flammes. « Take my breath away ».

Autre chose que toutes ces donzelles n’ayant que des leurres pour seules munitions. Le genre de greluche puériles qui se complaisent dans l’ambiguïté, n’assumant ni les mots, ni les flirts, ni les sentiments. De celles qui vous font tourner indéfiniment autour de la piste d’atterrissage, comme si on pouvait placer du bonhomme en orbite géostationnaire ou conserver de l’amour en stock dans un hangar sans jamais le faire voler. Certaines de ces gamines me faisant même penser à des guenons qui ne lâcheraient une branche que lorsque la suivante s’annoncerait au moins tout aussi prometteuse. En somme, le pendant féminin de tous ces sous-mecs pour qui aimer se résume à dessiner un trophée supplémentaire sur un coin de la carlingue, histoire de pouvoir défouler leur narcissisme, voire refouler leur homosexualité. Tout le contraire de Maverick et Kelly McGillis dans mon « Top Gun »…

misSILe Maverick

samedi 27 juin 2009

VOILE PAS VOILE (3) : OUI QUAND C’ETAIT BAMBI


Le port du voile oui, mais quand c’était Bambi (Michael Jackson)

(Pour plus d’explications, prière de lire ce pas si vieux billet qui spéculait sur un éventuel désir chez Mikaael de rejoindre rapidement les jardins d’enfants d’Allah. Alors, franchement, c’est qui le plus grand, Allah ou SIL ?!?!)

SILidim le Magnifique

vendredi 26 juin 2009

JEUX DE POUVOIR : NOS MEDIAS ET L’IRAN


Difficile de parler des événements iraniens et ce pour au moins deux raisons, le manque d’informations mais aussi l’état de « stupeur et tremblements » dans lequel tout cela plonge une partie d’entre nous.

Je ne sais pas pour vous mais moi, ça fait deux semaines que je tremble pour le peuple iranien. Je tremble pour tous ces gosses qui défient ce clergé aussi criminel que corrompu, qui n’hésite pas à semer la mort au hasard de ses crises de folie. Je tremble et pleure devant la photo de la jeune Neda (photo ci-après), morte pour avoir voulu vivre, et dont les yeux me font penser à ceux de mes filles.

Je tremble de tristesse, de rage et d’impuissance. Les manifestations de soutien au peuple iranien sont quasi-inexistantes et mon appui moral dans mon coin, n’est rien. J’ai même peur que mon soutien ne leur porte la poisse. Oui, la poisse, car même si je leur souhaite de réussir, je ne la sens pas vraiment leur révolution. Faute d’une sorte de Gorbatchev qui ouvrirait de larges brèches dans les murailles du régime ou faute d’un appui militaire capable de contrecarrer les milices et autres hyènes enragées de cette tyrannie, je ne vois pas comment ces gamins vont pouvoir faire. J’aimerais tant voir de jeunes capitaines marcher sur Téhéran…

Cela dit, peut-être qu’ils existent ces appuis. Il est vrai que les medias institués nous informent si mal de ce qu’y si passe, de ce qui se joue, qu’il est très difficile de penser les événements iraniens et ce depuis le début des élections présidentielles du 12 juin. Quel ramassis de couards et d’incapables que nos journaleux. La majorité d’entre eux ne sert absolument à rien, si ce n’est de relais à la propagande du régime. Toutefois qu’ils se rassurent, je viens de leur trouver une utilité. Faute de pouvoir mettre des grandes peignés sur les tronches des caciques de ce régime fascislamique, je vais pouvoir au moins me défouler sur nos connards de scribouillards.

Ah, ça il tombe plutôt bien, le film « jeux de pouvoir », décrivant la splendeur comme la misère du journalisme. Chez nous, à quelques rares exceptions près, c’est bien de misère dont il s’agit. C’est que jusqu’à présent nos journaleux nous ont offert la totale.

Que c’était émouvant la présentation qu’ils ont faite des élections. Ce taux de participation non pas soviétique mais à limite de l’exemple pour nos démocraties. Un taux de participation qui s’expliquait bien évidemment par la qualité de l’offre en matière de candidats. Peu importe que les candidatures doivent être validées par les cerbères du régime à travers le Conseil d’Evaluation. Peu importe que seules des nuances de ce vert totalitaire étaient proposées sur les présentoirs électoraux. Peu importe car un fascislamique « ultraconservateur » (à sec), face à trois fascislamiques dits « d’ouverture » (à vaseline), c’est déjà merveilleux, la preuve que cette république est un exemple de démocratie. Vive la tyrannie modéré ! Une voie à suivre ?

Qu’elle était merveilleuse la présentation qu’ils nous ont faite du malheureux et très humanislamiste candidat Mir Hussein Moussavi. Un brave p’tit gars dont les tendances humanistes remontent loin, à cette époque où il était le premier ministre (de 1981 à 1989) du très éclairé Ayatollah Khomeiny, et qui n’ont cessé de se vérifier depuis, à tous les postes qu’il a occupé au sein de cette dictature. De se vérifier également dés les premiers jours de manifestations. Face à la foule des manifestants, ce grand opposant a fait trois petits tours et puis s’en est retourné à la niche.

Ils ont dû bien se marrer à Téhéran. À tel point qu’ils se sont dit qu’ils pouvaient pousser le comique de situation jusqu’à expulser tous nos touristes de l’information sans que cela ne leur occasionne pas plus de désagréments. À peu de choses près, ils n’ont pas eu tort. Suite à l’expulsion de nos lucides observateurs, une réaction inattendue s’est produite. Nos journalistes ont manifesté leur mécontentement. Hors de question qu’on les empêche de faire si brillamment leur travail. Et ils l’ont fait savoir en défilant non pas pour le peuple iranien mais pour leurs prérogatives médiatiques. Ils se sont même vengés en donnant la parole à ce qu’ils croient être l’opposition.

Ignorant les Libéraux et autre Démocrates iraniens en exil, ils sont allé voir les amis de Moussavi et autre opposants très modérés tels que la supposée défenseuse des droits de l’Homme Shirin Ebadi ou la cinéaste engagée (tu parles) Marjane Satrapi. Mieux encore, toujours pour illustrer l’opposition, ils ont tendu leurs micros aux très allumés moudjahiddins du peuple, sorte de secte islamomarxiste iranienne. Tout bonnement à pleurer.

Pourtant des véritables opposants iraniens, Libéraux et Démocrates, il y en a. Ils font d’ailleurs partie des rares à tenter de nous informer sur ce qui se passe là-bas. Par exemple les fondateurs de l’incontournable site iran-resist.org, qui nourrissent en grande partie les revues de presse que mon confrère JCDurbant nous propose depuis deux semaines sur son site ou sur celui d’Extremecentre où nous collaborons conjointement.

Ce sont les rares à nous informer que depuis deux semaines, les manifestations se succèdent de même que les victimes ; que les figurants du régime scandant « Moussavi, Moussavi » n’arrivent pas à couvrir l’assourdissant silence réprobateur exprimé par des centaines de milliers d’autres Iraniens, mais aussi les « Allahu Akbar » un brin provocateurs puis les « na Ahmadi, na Moussavi, faghat Azadi » (ni Ahmadi, ni Moussavi, seulement la liberté), ou encore les « marg bar jomhuri eslami » (mort à la république islamique) qui ont fait suite aux premières dizaines de victimes.

Les rares à nous raconter des scènes telles que celle qui s’est produite le jeudi 18 juin à Téhéran. Alors que le pantin Moussavi avait proposé la veille aux Iraniens de se rassembler vêtus de noir dans des mosquées afin de commémorer la mémoire des sept victimes admises par le régime, les habitants de Téhéran ont préféré se réunir sur la Place des armes, où cent ans plus tôt les Téhéranais avaient pendu l’un des héros de Khomeiny, le mollah intégriste Nouri. Sur cette place, ils ont chanté « Ey Iran », l’ancien hymne national interdit depuis la révolution islamique, ils ont brandi des écriteaux où l’on pouvait lire « la liberté a un prix et nous la payerons de notre sang ».

Mais aussi les seuls à nous transmettre la parole des Iraniens, comme celle de cette femme qui le vendredi 19 juin se demandait « Ce soir, on entend encore plus fort les cris d’Allah Akbar. Quel est cet endroit où toutes les portes sont fermées ? Quel est cet endroit où le peuple interpelle uniquement Dieu ? Quel est cet endroit où ce cri devient chaque nuit plus fort ? Tous les jours j’attends la nuit pour voir si les cris vont s’élever davantage ou pas. J’en frissonne. Je ne sais si Dieu en tremble aussi ou pas. Quel est cet endroit où nous sommes si opprimés, pris au piège. Quel est cet endroit où personne ne nous aide ? Quel est cet endroit où on doit nous faire entendre du monde entier avec notre silence ? (elle est très émue) Quel est cet endroit où le sang des jeunes coule dans les rues, mais d’autres font leurs prières au même endroit ? Ils se mettent sur ces tâches de sang pour prier ! Quel est cet endroit où ses habitants sont qualifiés de voyous ? Tu veux savoir : cet endroit est l’Iran, ta patrie et la mienne. Cet endroit est l’Iran. »

Ces mêmes véritables opposants qui se posent des questions au sujet des très timides réactions du président de « l’espoir » qu’était censé incarner messire Obama. Alors que de son côté l’ancien candidat John McCain se permet de signaler que « on tue et on bat les gens dans les rues de Téhéran et dans tout l’Iran et nous devrions les défendre. Comme nous l’avions fait pour les ouvriers polonais de Dantzig ou pour le peuple tchèque lors du printemps de Prague et comme nous avons défendu la liberté dans chaque partie du monde. Ce n’est pas ce que nous faisons en ce moment ».

En effet, pendant que l’on assassine en Iran, le président Obama préfère mettre la pression sur le gouvernement israélien. « Modéré avec les fanatiques et fanatique avec les modérés » comme le disait Jean-François Revel. Soit le principe du couard.

Nos médias préférant de leur côté, selon un principe similaire, se poser des questions quant à la crédibilité des vidéos montrant l’assassinat de la jeune Neda, plutôt que de mettre le nez du régime de Téhéran sur ses marres de sang.

Et moi d’être assez tenté de les inviter à interroger cet immense journaliste qu’est Charles Enderlin. Peut-être détient-il la preuve que le tir provenait d’un sniper israélien...

Vous savez quoi, je suis même certain que le gouvernement israélien serait prêt à rendre service en suggérant son implication. À rendre service au peuple iranien bien sûr, histoire que les medias occidentaux braquent enfin leur camera sur le sort de ce peuple. Car voyez vous, comme l’expliquait récemment Jean-Paul de Belmont pour Primo-Europe, on ne s’intéresse vraiment « aux malheurs de ce monde que quand des Juifs sont dans les parages » avec leurs fusils.

SIL

PS : je signale un meeting de soutien à l’initiative des organisations de jeunesse dimanche 28 juin. Ce meeting aura lieu à la Belleviloise à 18h30 (19- 21 rue Boyer 75020 Paris, arret de metro Gambetta ou Ménilmontant). Merci les enfants, merci pour vos petits camarades qui tombent par dizaines dans les rues de Téhéran. Juste un truc en passant. Evitez de venir avec vos keffiehs, je crois que ce serait pour le coup, particulièrement de mauvais goût…

jeudi 25 juin 2009

C'EST LES SOLDES : HAMAS BABY ARMOR


Parce que gouverner (façon de parler) c'est prévoir,
N'oubliez pas de sauter (façon de parler) sur les soldes...

SILidim le Magnifique

mercredi 24 juin 2009

HIJAB NEC HIJAB 1 : DUREX SED LEX


Le port du voile oui, mais avec réservoir…

VOILE PAS VOILE 2 : PORT DU BADGE OBLIGATOIRE


Le port du voile oui, mais avec un badge…

mardi 23 juin 2009

FACE A L'HIJAB, HISSEZ HAUT, LES VOILES DE LA LIBERTE


Je crois qu’un « enfin » n’est pas de trop, n’est-ce pas ? « Enfin », nos représentants se saisissent des oripeaux de l’islam. Une très bonne chose ! Aussi félicitons-nous de la mise en place aujourd’hui d’une mission parlementaire chargée d’enquêter sur le port de la burqa en France. Pendant les six mois que durera cette mission, nos députés et nos journalistes vont pouvoir enrichir leur vocabulaire avec des mots tels que « hijab », « khimâr », « niqab » ou « burqa ». C’est très bien ça, d’enrichir son vocabulaire. Ça permet de briller dans les dîners parisiens. Il y a juste deux trois trucs qui me soucient.

Tout d’abord, la possibilité de confier une réflexion sur ce thème à des gens qui viennent de sortir de leur sommeil en tombant du lit. Qui me dit que certains n’ont pas encore en tête des restes de rêveries multicurelles ou orientalistes, qui les porteront à tout relativiser. Qui me dit également que d’autres n’étaient pas en plein cauchemar, et que traumatisés, ils ne s’en iront pas combattre un totalitarisme avec d’autres tentations totalitaires. Qui me dit encore que d’aucuns ne se mêleront pas de ce qui ne les regarde pas.

C’est qu’à titre d’exemple, j’ai tout de même entendu notre président affirmé devant nos représentants à Versailles que la burqa « n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement ». Qui est-il pour donner l’interprétation convenable à un ordre d’Allah. Rappelons que toutes les variantes du voile s’appuient, entre autres, sur un commandement d’Allah ordonnant aux fidèles de s’adresser aux épouses de Mahomet, ce beau modèle sur lequel tout bon musulman se doit de calquer son existence, « qu’au travers d’un hijab (voile, rideau…) » (Sourate XXXIII, verset 53) ? Qui est-il pour déterminer quel point d’asservissement exigé par cette religion, dont le nom signifie « soumission », est légitime ou pas ? Qui est-il mais surtout de quel droit, ce président d’une république laïque se mêle de dogme religieux ?

Rassurez-vous, va ! Le fait d’avoir développé une déviance sexuelle d’ordre burqinophile ne me fait pas voir pour autant, politiquement parlant, d’un très bon œil, tous ces défilés de voiles et autres rideaux coraniques. Il est juste hors de question d’accepter que nous jetions le bébé républicain des libertés avec l’eau répugnante du bain islamique.

Alors comment combattre efficacement la burqa, me demanderez-vous ? C’est assez simple !

Tout simplement, en affirmant les valeurs, y compris constitutionnelles, qui fondent notre nation. La liberté et l’égalité. La liberté de conscience et d’expression, la liberté de croire mais aussi de blasphémer ; la liberté de respecter le croyant mais aussi de ratatiner la gueule de cette perversion spirituelle qu’est l’islam. En affirmant également le principe d’égalité hommes-femmes, celles-ci ayant le droit de déterminer quand et comment elles sortent. Une égalité qui est fille de la dignité humaine, et qui passe par le droit à une identité propre ainsi que par celui de se montrer en public selon des principes déterminés par son libre arbitre plutôt que par un code fixé à jamais. Rappelons également que le préambule de notre constitution garantit le droit de circuler librement, de circuler sans avoir à être recouverte d’une bâche censée calmer une quelconque paranoïa masculine, quelle soit humaine ou divine.

C’est simple, on combattra la burqa non pas en refusant de la voir mais en s’attaquant à l’idéologie, l’islam, qui fait de cette inégalité (entre autres inégalités) une prescription, en démontrant le caractère tout sauf libérateur de cette injonction phallocrate pour ne pas dire phALLAHcrate.

C’est simple, face aux voiles de la soumission se doivent d’être hissées celles de la liberté.

Conception du débat qui doit nous convaincre de laisser celles qui tiennent à porter ce signe de soumission aux ordres d’Allah, que ce soit par masochisme, bêtise, ignorance, faiblesse, militantisme, imitation dévouée du modèle de comportement constitué par Mahomet et ses épouses, ou toute autre raison, de pouvoir le faire. Dans la rue chacun doit rester libre de s’habiller comme il veut, que ce soit pour des raisons religieuses, marketing ou autres. Libre dans les limites prévues par la loi.

Car rappelons que l’on ne se balade pas tout nu dans la rue. Une loi dont je souffre puisque contraire à mes prescriptions religieuses, mes croyances druidiques m’imposant d’honorer en permanence la Nature en lui offrant la vue d’un membre constamment turgescent. Par conséquent, tout comme on ne se balade pas tout nu dans la rue, chacun devrait demeurer reconnaissable, pas forcément à notre vue, faute de quoi toutes nos stars se verraient obligées d’enlever ces immondes lunettes de soleil qui leur cachent le visage, mais reconnaissable des autorités. Un angle d’attaque qui permettra de surcroît d’aborder une partie de cette question de façon très large et non islamocentrée.

Aussi la future loi prévoira que tout citoyen, en dehors des périodes de carnaval et autres fêtes d’halloween, se doit de présenter une tenue permettant aux forces de l’ordre ainsi qu’à tout agent de la république de vérifier son identité dans les conditions prévues par la loi. Formulation mesurée qui permettra le port d’un voile quel qu’il soit, tout en soumettant la ou le porteur à l’obligation de le retirer sur demande policière ou d’un agent de l’administration. Si je dis ça, c’est pour penser également à ces couillons de motards qui en plus des stars nous gâchent une belle occasion d’imposer à tout le monde d’aller tête nue. J’ai beau savoir que souvent, leur casque ne protège rien de vraiment précieux, on ne va pas les laisser rouler sans aucune protection, quand même…

SILidim le magnifique

lundi 22 juin 2009

REPRISE ECONOMIQUE: “COME ON, DO THE LOCOMOTION WITH ME”


Aucun souci, aucun souci ; je suis totalement disposé à croire que la reprise est pour 2010. Je suis disposé à croire mon Dominique Strauss-Kahn qui l’affirmait mercredi dernier. A plus forte raison que Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, l’homme qui avant la crise avait toujours gardé un pied prudent non loin de l’embrayage des taux d’intérêts, le disait déjà fin mai.

Concluant une réunion du G30 (le club des banquiers centraux), tenue à Rome le mercredi 20 mai, Monsieur Trichet avait déclaré « nous sommes dans une situation où nous assistons à un ralentissement progressif de la chute du PIB dans le monde industrialisé. Nous verrons probablement que la chute est de plus en plus faible, mais les chiffres resteront négatifs et cela pourrait durer toute l'année en cours. Les chiffres positifs vont apparaître dans le courant de l'année prochaine ». Donc va pour les chiffres positifs de l’année prochaine.

Il y a juste qu’en attendant la reprise, j’ai comme une question qui me taraude.

Au-delà de son aspect malsain ou pas, il est un fait que la croissance mondiale a été boostée par la financiarisation de nos économies. La spéculation a indéniablement joué un rôle de locomotive. Or depuis que la locomotive financière a démontré qu’elle ne tenait pas ses pointes de vitesse sur de longues distances, je me demande bien ce que l’on va nous accrocher comme nouvelle locomotive. C’est que d’une part le nombre de wagons à tirer ne cesse d’augmenter et que d’autre part, la micheline diesel que l’on nous a placée, de toute urgence, en tête de train, ne tirera l’attelage qu’un certain temps et surtout n’ira pas assez vite pour rendre le voyage suffisamment intéressant pour tout le monde.

En somme, il va falloir trouver un nouveau moteur capable de propulser nos économies, faute de quoi la stagnation sera notre rythme de croisière pour un bon bout de temps. De quoi souligner l’un des propos tenus aujourd’hui même par notre président devant le Congrés : « La crise n'est pas finie, nous ne savons pas quand elle se terminera ».

En même temps, cette question ne semble tarauder que moi, donc pas de panique, pas de panique. D’ailleurs je vous propose de dédramatiser en chantant un titre particulièrement boostant que l’on doit à la sublime Kylie Minogue. Oui, faute de locomotion à grande vitesse faisons comme si : « come on, come on, do the locomotion with me »…

SILie Minogue

dimanche 21 juin 2009

LA MUSIQUE EN FÊTE, C’EST AVEC IVETE (FESTEJANDO A MUSICA NO MARACANA)

1997, une partie du Brésil, puis du Portugal, dansent sur la musique d’un groupe brésilien. Il s’agit de « Banda Eva », avec Ivete Sangalo aux commandes vocales. Ce n’est pas la plus grande des chanteuses brésiliennes, ni la plus classe, mais la magie opère déjà très puissamment. L’album « ao vivo », « live », sorti cette année là, est d’ailleurs excellent. Rien à jeter. Il se vendra comme des petits pains. Parmi les titres, certains feront un carton plein, comme « alô paixao, alô ternura », « allo passion, allo tendresse », ou bien « minha pequena Eva », la chanson d’un nouveau départ qui avait pour thème « la fin de l’odyssée humaine sur la Terre », avec un nouvel Adam et une nouvelle Eve qui décident d’aller s’aimer dans l’Espace. L’album contiendra également le titre présenté ci-après. « Beleza rara », « ma perle (beauté) rare ». Goûtez-moi ça ! Vous trouverez la traduction du texte à la suite du clip :



« Il est hors de question que le temps t’emmène un jour loin de moi ; car notre romance, mon cœur, est si belle.

Tu es celle qui commande sur ce cœur qui n’a pour seule raison de battre, que le fait de t’aimer ; et qui te donnerait le monde, si besoin était.

Ton parfum m’enveloppe dans son arôme rosé, fait éclore en moi l’envie d’être à tes côtés ; car même l’océan n’a pas l’éclat enchanteur de ton regard, ma perle rare.

Impossible de te nier sans que mon monde ne cesse de tourner.

Mille et une fois j’ai tourné, rêvant de rencontrer au moins une fois, quelqu’un pour qui aimer ne serait pas qu’un simple jeu ; mille et une fois j’ai tourné, rêvant de rencontrer au moins une fois, quelqu’un qui te ressemblerait, ma perle rare.

Aujourd’hui, je suis heureux et chante ; uniquement grâce à toi ; aujourd’hui, je suis heureux et chante, uniquement parce que, mon amour, je t’aime…
»

Comme je vous l’indiquais plus haut, la magie opèrera puissamment, à tel point qu’Ivete Sangalo ne tardera pas à entamer une carrière solo, où volant de succès en succès, elle deviendra l’une des chanteuses les plus populaires du Brésil. Oui, ce n’est pas la plus grande, ni la plus classe, mais Ivete, c’est Ivete. Un sacré bout de femme, totale, entière, puissante. Une déesse chtonienne donnant absolument tout sur scène. Ivete Sangalo, sans doute l’un des avatars de San-Gaïa ou mieux encore, de la déesse-mère antique et celtique des Portugaliciens, San-Galega. Que voulez-vous, quand Ivete Sangalo chante et danse, de puissants courants telluriques vous parcourent l’échine dorsale. En tout cas moi ça le fait ! Quant à vous, je vous laisse découvrir deux extraits de son indispensable DVD enregistré lors d’un concert donné en 2006 dans le mythique stade du « Maracana ». 70 000 personnes reprenant les paroles et autres prières d’Ivete (« prà cima », « debout »), c’est ce que l’on appelle fêter la musique. J’aurais tant donné pour y être. « Ivete, olha que eu te amo viu ! » Enfin je me console avec le DVD. C’est déjà ça ! Voici le premier titre « abalou », « ébranlé », et la traduction sous la vidéo.



« Tu es ma moitié ; bien mieux que d’en rêver ; un amour si rare de vivre ; et je profite de cet instant pour te dire.

Que tu es mon bis ; à ce point si proche ; que lorsque j’y pense, je m’envole ; et dire qu'il aura suffit que tu rentres dans ma vie pour qu’elle soit belle.

Je refuse de me détacher de toi ; il est bon de fixer l’instant ; nous sommes faits l’un pour l’autre ; l’affaire est entendue ; car tu m’as gagné.

Ébranlé, ébranlé, secoué, balancé ; mon cœur n’est désormais que bonheur ; ébranlé, ébranlé, ceci est de l’amour pour de vrai.
»

Difficile de trancher s’agissant de la dernière chanson à vous offrir, car des chansons remarquables chantées par Ivete, il en a, en fait, beaucoup trop. « Quando à chuva passar », « lorsque la pluie cessera », « se eu nao te amasse tanto assim », « si je ne t’aimais pas autant »… Puisqu’il faut choisir, voici « poeira », « poussière », une chanson qui décape, c’est le cas de le dire.



« J’ai décroché le pompon lorsque tu m’es tombée du ciel ; toi, ma passion bien réelle ; vivre l’émotion ; conquérir ton cœur ; être heureux ma vie entière.

Ton sourire est si beau ; l’éclat de tes yeux ; mon ange, mon chérubin.
La douceur de tes baisers ; la chaleur de tes bras ; parfum de jasmins.

Il est arrivé dans mon espace ; en y prenant toute la place ; un amour hors du commun ; qui m’a pris et attaché ; dansé tout contre moi ; puis de plaisir décapé toute poussière.

Poussière… poussière… poussière… décapé toute la poussière…
»

braSIL

samedi 20 juin 2009

MORNING MUSUME : KANASHIMI TWILIGHT


Demain c’est fête de la musique. Aussi, histoire de vous mettre en jambe, je vous propose ce morceau du célèbre girls-band japonais Morning Musume, pour lequel mon iPote Tranxenne m’a refilé son virus. Un morceau qui me met dans une forme pas possible tous les matins au réveil.

Ce titre très glamourock s’appelle « Kanashimi Twilight », « triste aurore » et parle d’une histoire d’amour contrariée, thème que nos Morning Musume traitent d’une manière endiablée, comme une façon de tourner la page. Un peu comme dans la « lambada », ce tube brésilien devenu planétaire et que tout le monde a pris pour une chanson de fête alors que cette chanson traite du même thème que notre « kanashimi twilight ». Une partie du texte de la « lambada » se traduisant par « en pleurant s’en est allé celui (ou celle) qui m’a tant fait pleurer. En larmes, il (ou elle) sera, lorsqu’il (ou elle) se rappellera d’un amour qu’il (ou elle) n’a pas su cueillir ». Ah ben, c’est sûr, tout de suite, on rigole bien moins !

Enfin, tout ça, tout ce qui invite à aller de l’avant, n’en demeure pas moins très sain, et indépendamment du thème de la chanson, moi ça me donne une patate d’enfer. Or comme je suis de centre-gauche, je partage, je partage. Et puis avouez que ça nous change des Pussycat-dolls et autre groupes de pouffe-girls composés de pintades siliconées. Là, les bonnets c’est du taille B, B comme bonheur…

Au fait, pour revenir à la « lambada », je vous préviens que demain nous irons fêter la Musique du côté du Brésil, avec des chansons du feu de dieu, où l’amour sera traité de façon décapante. Ça sera chaud bouillant. Vous comprendrez demain. « Poeira, poeira, poeira, levantou poeira… »

AmateraSIL

vendredi 19 juin 2009

RITALOPHOBE MOI !?! "MA PORCA MISERIA !"


« Monsieur SIL, vous n’êtes qu’un vil menteur » me fait savoir monsieur d’Aucun. Apparemment, il aurait détecté chez votre humble serviteur des tendances ritalophobes qui démentiraient mes propos antiracistes. Pour pièces à convictions, il avance ce billet où je m’attaquais à l’ex-ami de notre Laure Manaudou ou encore cet autre où je hurlais ma haine de tous ces ritals qui nous ont volé la coupe du monde 2006.

Je l’avoue, mea culpa, mea maxima culpa. Monsieur d’Aucun a raison. Je hais les Italiens. C’est simple, je veux leur mort, leur mort à tous. Que toutes ces ordures de ritals crèvent dans d’atroces souffrances. Oui, qu'ils sachent que je prie toutes les nuits Gaïa afin qu'elle réveille son enfant Vésuve et que celui-ci, pris de rage, engloutisse toute l’Italie sous un déluge de lave. Qu’ils crèvent jusqu’au dernier ! J’aurais ainsi ma vengeance pour tout ce qu’ils ont fait endurer à mes ancetres, en Galice, pendant l’occupation romaine, sans oublier Alesia ou Numance, l’une des plus belles cités celtibériques jusqu’à l’arrivée des Romains. Soyez maudits ! Oui que cette race soit maudite ! D’ailleurs si le sort m’accordait un jour l’honneur de présider aux destinées de mon pays, qu’ils sachent qu’à l’instant même où me seront remises les commandes du feu nucléaire que l’intégralité de notre arsenal sera déversé sur la botte italienne. Mais ce n’est pas tout, nos services secrets auront pour mission d’abattre où qu’ils se trouvent dans ce bas monde, chaque Italien qui demeurera en vie. Jusque dans les latrines, nous les buterons jusque dans les latrines. Et histoire de ne prendre aucun risque, toute personne ayant un nom se terminant en « i », y passera aussi…. Aaaaarrrrghhh (!)

Bon, on se calme ! Je déconnais là ! C’est que j’adore l'Italie, moi, surtout les Italiennes. Et s’il m’arrive de taper sur les ritals c’est pour une série de très bonnes raisons. Que voulez-vous, mon cher Monsieur d’Aucun, les ritals sont suffisamment intelligents et proches de nous pour accepter que nous les taquinions méchamment ; suffisamment proches de nous pour nous rendre la politesse d’ailleurs. Certains prétendent même qu’ils ont commencé les taquineries. Plus proches de nous autres Français que les Ch’tis, les Landais et autres Corses, de qui il est interdit de se moquer sous peine de poursuites judiciaires et autres emmerdes médiatiques. Et oui, les ritals c’est un peu plus que des cousins. Ce sont nos frères, et ce à plus d’un titre.

Par exemple, à titre personnel, mon voisin est rital, Calabrais plus exactement, une origine qui ne porte pas d’emblée à la confiance et pourtant figurez-vous qu’il fait partie des rares personnes à qui je confierais les clés de mon appartement sans la moindre hésitation, ce qui n’est pas le cas de mes vrais frangins puisqu’ils seraient capables de m’y fiche un merdier pas possible. Pour vous dire à quel point j’aime l’Italie, il me suffit de vous faire savoir que le seul chanteur de R&B que j’apprécie, et ce alors que je ne suis pas loin d’exécrer ce genre musical, se trouve être Italien. Un Tiziano Ferro qui fait de moi « un rital qui le resterait » dés qu’il se met à chanter « perdono » ou « Imbranato », un pur bijou textuel mettant en scène comme peu de chansons ont su le faire nos mâles sentiments.

Et il n’y a pas que pour ces petites considérations musicales ou personnelles que j’aime l'Italie. Car des raisons faisant qu’entre la France et l’Italie c’est à la vie à la mort, fusionnel, chaud, inséparable, il y en a plein. À commencer par le fait, qu’en France, presque tout ce qu’il y a de bien s’avère être d’origine italienne.

Nos vins, notre cuisine, nos parfums, nos plus belles actrices, nos paysages, nos châteaux, notre architecture, nos génies, nos idées, notre religion, nos institutions, nos premières dames mais aussi nos plus grandes reines, celles qui ont le mieux servi la France. Catherine de Médicis était Italienne et elle a incarné la France avec une rare passion. Au point que l’un de nos plus beaux massacres, celui de la Saint Barthélemy, est pour le coup lui aussi un peu italien. Passionnel, je vous dis. D’ailleurs à bien y réfléchir, on peut dire que toutes nos guerres franco-italiennes ont été des guerres civiles. Des guerres à ce point familiales que l’on évite d’en parler. C’est qu’il y en a eu des guerres. Elles remontent même « à la plus haute antiquité » comme le dirait Alexandre Vialatte.

Le premier fait notable remonte à l’année -390. Brennus, à la tête d’une armée gauloise, décide de prendre Rome, ce qu’il fera violement mais en latin, preuve déjà de ce cousinage. En effet c’est à ce chef gaulois que nous devons la célèbre locution latine « vae victis », « malheur aux vaincus », prononcée lorsqu’il chercha à extorquer aux Romains plus d’or que prévu. Suite à cela, les Romains eurent leur revanche en romanisant à sec, en profondeur et toujours en latin toute la Gaule, ce qui installera le couple gallo-romain dans une forme de routine, le tout jusque vers la fin du Moyen-Âge, époque où les ambitions italiennes de la France vont raviver les passions.

En 1264 le pape Urbain IV décide de remettre la couronne des royaumes de Naples et de Sicile au roi français Charles d’Anjou. Celui-ci tout à son bonheur se rend détestable aux yeux des Siciliens qui massacreront tous les Français de l’île le 31 mars 1282, lors de ce qui restera connu dans l’histoire sous le nom des « vêpres siciliennes ». Si nous perdons la Sicile, le royaume de Naples restera sous contrôle français par le biais de la maison d’Anjou jusqu’en 1442, date où les Espagnols en prennent possession.

Quelque chose de totalement insupportable à nos yeux puisque à partir de 1494 les rois de France ne cesseront de faire valoir leurs revendications sur le trône de Naples puis sur celui du Duché de Milan, et ce à travers 11 guerres d’Italie (de 1494 à 1554). Quand je vous dis que c’est fusionnel, c’est fusionnel ! Assez en tout cas pour que les Italiens ne manifestent aucune rancune particulière envers cette guerre de quasi cent ans, alors que nous n’avons toujours pas pardonné aux Anglais leurs prétentions sur notre pays lors du siècle de conflit (1337 à 1453) qui nous opposa à eux. Si c’est pas de l’amour ça, qu’est-ce donc ?

Pour preuves supplémentaires, signalons qu’afin de nous consoler de la perte de notre Italie chérie, nous prenons immédiatement après ça, pour reine puis régente, une Italienne en la personne de Catherine de Médicis (1547 à 1559) ; puis une autre, Marie de Médicis reine (1600-1610) puis régente également (1610-1617). D’ailleurs quand ce n’étaient pas des reines italiennes qui régnaient, c’étaient des Premiers ministres italiens tels que Mazarin (en poste de 1643 à 1661) qui gouvernaient la France pour son plus grand bien. Le tout malgré l’italophobie que des aristocrates aussi aigris qu’incapables cherchaient à diffuser.

C’est certain ! Aucune contestation n’est possible. Entre l’Italie et la France, il existe bien un lien particulier. Un lien qui s’est également vérifié lors de l’immigration italienne. Une génération après leur arrivée, ils étaient aussi Français que les Français. Pourtant, les débuts n’ont pas été faciles. Ils ont même fait partie des rares vagues d’immigration à avoir subi des émeutes xénophobes, notamment la tuerie d’Aigues-Mortes du 19 août 1893, qui a fait 8 morts et 50 blessés parmi les travailleurs italiens. A-t-on vu la deuxième et troisième génération se plaindre, demander réparation ou une quelconque discrimination positive. Non, ils se sont fondus dans la nation française, si bien qu’aujourd’hui quatre millions de Français ont des origines italiennes qu’ils ne ramènent pas à tout bout de champs dans la discussion. Des frères, je vous dis. Une fraternité que même le choix de l’Axe par l’Italie pendant la seconde guerre mondiale n’a pas altéré.

Et moi de vous dire pour conclure que je n’ai jamais vraiment compris pourquoi on ne ferait pas un seul pays, avec Lyon pour capitale. Lyon c’est assez central et puis ça nous rappellerait des souvenirs remontant à l’Empire romain, ce bon vieux temps où Jules César se moquait ostensiblement des Gaulois dans ses mémoires. Des moqueries césariennes qui ont donné en Italie le genre de vannes suivantes : « Qu’est-ce qu’un Italien impuissant ? Un Français ! ».

Des vannes auxquelles nous nous devons de répondre. Ce qui explique que je m’y applique parfois, mais autrement que par des coups de boulle, car contrairement à notre Zizou national, je sais que les vannes d’un Materazzi n’ont rien de personnel ; juste quelque chose de culturel, un truc entre les Italiens et nous que le reste du monde ne peut pas comprendre…

SILvio Berlusconi ;-))

jeudi 18 juin 2009

« QU’EST-CE QUE C’EST QUE CES NOTES ?!?».


Spécial conseils de classe du troisième trimestre : je crois que voilà résumé en un seul dessin quarante années de délires, centrés autour d’un pédagogisme forcené et de la mise au centre du système scolaire du petit ego de l’enfant roi.

Par contre ce que ne montre pas ce dessin, c’est la personne du Principal de l’établissement flanqué depuis peu aux cotés des parents de nos pokémons. Car figurez-vous que l’une des dernières conséquences de tout ce délire est que dans certains collèges ZEP, les Principaux, en bon petits bureaucrates soumis à la doctrine du chiffre pour le chiffre, suggèrent fortement aux professeurs de surnoter. L’objectif étant d’être bien vus de leur hiérarchie mais surtout de faire en sorte que les cancres ne redoublent pas et soient refourgués aux lycées d’enseignement professionnel et général. Une tendance à l’inflation des notes qui signifie par conséquent une tendance à la dévaluation des savoirs. Encore une pente savonneuse…

Voyez-vous, ce qu’il y a de bien avec les idées complètement stupides, c’est qu’en les laissant aller jusqu’au bout de leur logique, elles produisent des effets de plus en plus abracadabrantesques.

Il est peut-être temps de changer de logique et de revenir à celle où le Savoir, avec l’autorité, la discipline et le sens des responsabilités qui en découlaient, était au centre du système, non ?

SILalutte des conseils de classe.

mercredi 17 juin 2009

REOPEN LA MOUCHE D’OBAMA (REOPEN THE LORD OF FLIES)


En vérité je vous le dis, on nous cache tout, on ne nous dit rien. Toutefois heureusement que les crimes et autres complots presque parfaits trouvent parfois sur leurs chemins des esprits aussi brillants que celui de Titi Meyssan, Jean-Marie Bigard ou le mien pour en révéler l’existence à une planète transie d’admiration.

Et oui, mes très chers frères et soeurs, ce que vous avez pris pour la simple expression des pouvoirs extraordinaires du président Obama, lui seul ayant réussi à ce jour à assommer une mouche, ou pour un message diplomatique adressé à toutes les majestés-les-mouches des tyrannies de cette planète, est trés loin de se réduire à cela. De quoi s’agit-il alors ? Élémentaire mes chers Watson…

En fait, il s’agissait d’une tentative d’attentat à la mouche, conduite par un diptère pas vraiment comme les autres. Ce que vous avez vu, était l’un des tout derniers drones de l’armée sioniste. Un drone sioniste déguisé en mouche tsé-tsé, et chargé de lui transmettre la maladie du sommeil, histoire qu’il ait du mal à garder l’œil ouvert sur les dossiers contraires aux intérêts de l’empire sioniste. Si vous ne me croyez pas, je vous invite à cliquer sur ce lien on ne peut plus sérieux (publication du MIT) qui nous exposait en 2007 l’état des recherches en la matière, un état dépassé depuis, comme nous avons pu le voir en direct à la télévision.

Heureusement que le président Obama a été averti de la menace par son clairvoyant confesseur et directeur de conscience, le pasteur antisioniste Jeremiah Wright, par ailleur chef des SSS, Secret Spiritual Services. Heureusement car il a ainsi pu, d’une claque deux coups, anéantir la menace tout en adressant un message codé aux plus grands maîtres spirituels de la planète : le règne de Belzébuth sur Terre, dont la mouche est l’un des avatars et symboles, est bientôt terminé. L’empire de Sion l’a dans le fion ! ObamAllelujah !

Frère SILas qui remercie son Titi d’amour pour la transmission des preuves irréfutables qui nous ont conduit à ces extraordinaires révélations.

mardi 16 juin 2009

LA LOI D’ILLICH ET LE PROBLEME DES RETRAITES


À l’évidence, si notre beau Brice the nice aime les chiffres, ce qui est très louable, il ne maîtrise que les additions et les soustractions. Dès que le problème devient un peu plus complexe, il se prend les pieds dans les inconnues équationnelles. Prenons par exemple le problème des retraites. Et bien, pour Monsieur Hortefeux, ministre du Travail, augmentation de l’espérance de vie + baisse du nombre des cotisants = retraite à 67 ans.

Alors, bien qu’il ait précisé que cette question devait être traitée sans tabous, forme d’invitation à lui dire aussi franchement que désobligeamment ce que nous pensons de ce type de raisonnement propre aux blondes, je lui propose de la jouer plus mesuré, en lui mettant en tête certaines données qu’il semble méconnaître.

D’un côté, en effet, nous voilà avec un souci, l’augmentation de l’espérance de vie et la baisse du nombre de cotisants. Comme il se trouve que le bon sens ainsi que celui des responsabilités veulent que l’on rappelle aux bénéficiaires d’un système de solidarité qu’ils en sont les principaux contributeurs, et faute d’inviter les gens à faire plus de gosses, la question de la main à la poche mérite en effet d’être posée, que ce soit par l’augmentation des cotisations, de la durée de celles-ci ou de la baisse des pensions de base.

Cependant, se limiter à cela, serait faire fi des autres données du problème et donc se planter dans sa résolution. Car le problème, c’est également ça :

Considérant que la majorité des gens n’exerce pas le métier de leurs rêves, un métier qui constituerait en soi la finalité de leur existence, et qui leur apporterait toutes les satisfactions attendues, mais qu’au contraire, leur travail s’avère une nécessité, nécessité usante pour la plupart d’entre eux. Usante à plus forte raison que le métier est physique ou pénible, réalité qui subsistera toujours indépendamment de la tertiarisation de nos économies.

Au moment où les employés mais aussi les cadres se plaignent d’une dégradation générale de leurs conditions de travail, d’une perte d’autonomie, voire de sens à leur activité ; et où les maladies liées au travail (troubles musculosquelettiques, troubles psychosociaux, cancers professionnels) explosent du fait des nouvelles méthodologies, nouveaux matériaux, nouveaux modes de management (voir mon billet de l’économie otaku au karoshi).

Considérant également le fait que beaucoup trop d’entreprises ne jouent pas vraiment le jeu du pacte social, en embauchant tardivement de part leurs exigences en matière d’expérience, et se débarrassant très vite de leurs jeunes seniors du fait de leurs exigences en matière de productivité ; Tout en étant par ailleurs bien heureuses d’avoir à disposition une main d’œuvre formée, en bon état, motivée et productive, capable donc de participer à la fructification d’un capital, toutes choses qui impliquent un coût collectif.

Considérant au final, pour ces raisons et bien d’autres encore, que l’on ne peut pas demander toujours aux mêmes de faire des efforts, que le capital en fait de moins en moins et que la rente n’en fait pas beaucoup, il va falloir trouver autre chose que le coup de la retraite à 67 ans, faute de quoi le sentiment d’injustice sociale se fera grandissant, en même temps que se feront sentir les effets de la loi d’Illich par la baisse de la motivation et de la productivité. « Au-delà d’un certain seuil d’exigence, tout rendement humain tend à décroître ». « C’est qu’il faudra tenir jusqu’à 67 ans, mon petit vieux »…

Professeur EppeSIL