jeudi 27 avril 2017

mardi 25 avril 2017

Révolution des Œillets : Fernando Salgueiro Maia Vs Ernesto Che Guevara


Les options historiques se jugent dans un contexte. Il en va de même des choix d’un homme. Aussi ceux qui vilipendent l'attitude complaisante manifestée par nos démocraties libérales, EUA en tête, envers des dictatures militaires ou nationalistes pendant la deuxième moitié du XX siècle, en faisant fi du contexte de guerre froide entre le bloc occidental et le bloc soviétique, sont soit des ignorants, soit des sots, soit des gauchos confits dans leur rhétorique marxiste d'affrontement. Soulignons en effet que les EUA ne se sont jamais opposés à des renversements de dictatures ayant pour but l'installation d'une démocratie. En ce sens ils estimèrent même un temps que Fidel Castro constituait une alternative au régime du dictateur cubain Batista. Dans ce contexte, il était on ne peut plus logique que le bloc de l'Ouest empêche les communistes d'installer leurs pions où que ce soit et à plus forte raison aux frontières des États-Unis.

Comme indiqué dans la phrase introductive, c'est également dans ce contexte que doit être jugée l'action des révolutionnaires tels que le « Che » dont la légende sévit ces derniers temps aussi bien au cinéma que chez nos jeunes et moins jeunes gauchos, notamment Olivier Besancenot qui se veut l'un de ses héritiers. Comment juger le Che ?

Peut-on en vouloir à ce petit aristocrate argentin d'avoir été ému par la misère qui sévissait aussi bien sur son continent que dans une grande partie du monde ? Peut-on le blâmer de détester la dictature et d'avoir voulu changer les choses y compris par la lutte armée ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi devrait-on chier Guevara, me demanderez-vous ? Élémentaire mes petits cocos. Parce qu'à l’inverse d’autres révolutionnaires, il n'a jamais eu pour objectif de remettre le pouvoir entre les mains du peuple mais de l'exercer en son nom. Parce qu'il a combattu la dictature au nom d'une autre, pour en installer une autre.

Et oui, qu'il ait dézingué quelques fachos et autres cadres du régime de Batista, y compris après des semblants de procès ou d'une façon bien plus expéditive encore, c'est triste, ce n'est pas mon idéal, mais tout comme la guerre est la guerre, la révolution c’est la révolution. Je ne lui jetterai donc pas la pierre pour ces raisons. Même les plus belles révolutions ont toujours été à deux doigts du bain de sang.

Par contre qu'il ait fait exécuter et ait exécuté lui-même froidement des innocents pour l'exemple, pour le plaisir, parce qu'ils ne lui revenaient pas, ou parce qu'ils contestaient son commandement, comment le justifier ? 

Tout comme va excuser, après le renversement de la dictature de Batista, le fait d'écarter les démocrates, de les emprisonner sans aucune forme de procès dans le système de « camps de travail correctif » dont il est l'instigateur et qui sert aujourd'hui encore à emprisonner les opposants au régime castriste mais aussi des « déviants » de toute sorte. 

Non, le commandant Guevara n'a jamais été de la trempe d'un révolutionnaire tel que Fernando Salgueiro Maia, ce jeune capitaine du MAF, le Mouvement des Forces Armées, qui le 25 avril 1974, renversait l’infâme régime Salazariste. Lui et ses camarades jurèrent fidélité au peuple portugais, firent la promesse de remettre le pouvoir entre ses seules mains et refusèrent d'abattre une dictature pour en installer une autre. Un Salgueiro Maia ayant toujours eu à cœur d'éviter que le sang coule, y compris celui des caciques du régime, reconnaissant ses limites lorsqu'il recherchait l'appui de ceux qui seraient capables d'éviter l'effondrement du pays et qui n’ambitionna ni titres, ni honneurs, s'effaçant totalement devant l'histoire et le libre choix de son peuple mais pas seulement. Son action allait libérer par la même occasion une demi-douzaine de peuples africains prisonniers jusqu’alors de l’empire portugais. Un révolutionnaire à tel point discret et fidèle à ses idéaux que son nom demeure encore peu connu.

Rien de tout ça chez Guevara. Piètre commandant, piètre gouvernant, infidèle à ses trois femmes, infidèle même à Cuba et son Fidel Castro, ce révolutionnaze n'en demeurait pas moins imbu de lui-même, fidèle finalement qu'à son ego, son arme, son caquetage automatique et sa suite ininterrompue d’aveuglements.

Quel merveilleux penseur que ce médecin admirateur de Staline, capable d'affirmer «celui qui n'a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste ». C'était avant de se sentir trahi par les Russes lors de la crise des missiles de Cuba. Il se tourna alors vers l'Asie, la Chine de Mao et son grand bond dans le sang mais aussi la Corée du Nord qui d'après lui était un « modèle dont Cuba devrait s'inspirer ». La Corée du Nord. Intéressant. Finalement, comme tout bon gaucho, il finit par conclure que le seul à avoir raison c'était lui et que la révolution Chubaine était le seul communisme digne d'exportation, notamment en Afrique. Pour ce faire, lucidité encore, il n'hésita pas à s’allier avec des visionnaires tels que le congolais Laurent-Désiré Kabila, futur dictateur…

Une telle pensée pour quel bilan. Le néant ou plutôt rien en dehors de la mort. Car à part son indéniable efficacité en tant que « procureur suprême » lors de l'épuration du régime de Batista, on ne peut pas dire qu'il ait brillé par sa capacité à bâtir. Successivement Dirigeant de l'Institut National de la Reforme Agraire, président de la Banque Nationale de Cuba et ministre de l'industrie, son action ne fut couronnée que d'échecs patents. Ce qui ne l'empêchera pas plus tard de rédiger un traité d'économie. Le Gaucho dans toute sa splendeur. Théoriquement omnipotent mais pathétique en pratique.

Finalement un bel impuissant que ce révolutionnaze. Comme souvent d'ailleurs. L'illustration parfaite de ce principe de mort intrinsèque au marxisme. Une conclusion qui commence à effleurer certains esprits. Alain Souchon en a même fait une chanson, «popopopo ». « Le pistolet sur la tête, du fonctionnaire bête, du paysan analphabète, ce héros romantique, qui aimait le petit déclic, et l'efficacité des armes automatiques ». Une conclusion évidente sauf pour les révolutionnazes du même acabit que je conchie de la même façon. Tiens, allons vider le pot, « popopopo »…

SILgueiro Maia

dimanche 23 avril 2017

Un Pingouin Goûtant à l'Or du Rhin


Comme un impérieux besoin,
de me trouver dans un pays sérieux,
un jour de cirque électoral dans le mien...

samedi 22 avril 2017

La Tentation de Strasbourg mon Amour


 Je m’étais promis que, 
au lieu de me faire baiser électoralement, 
j'irai aux putes :-)
N'ayant qu'une seule parole, 
je m'en suis allé honorer la plus sainte d'entre elles,
dans ma très paradisiaque Strasbourg ;-) 

vendredi 21 avril 2017

Lepenenchon piège à cons !


Même programme, même haine, seul le bouc émissaire change chez ces primitifs, "l’étranger" pour l’une, "le riche" pour l’autre… putain d’engeance de rats d’égouts (de l’histoire) !

Purée ! Déjà que ça me fait chier de devoir voter au second tour, non pas forcément par choix, mais pour éliminer la faf-brune que tous ces cons porteront en finale... mais si en plus, mon pays d’ados attardés, si généreux avec l’argent des autres, aussi égocentriques dans les faits qu'ils sont altruistes dans leurs principes, à la mémoire de poissons rouges, totalement analphabètes en matière d'économie, aimant rien tant que de tourner en rond dans leur bocal franchouillard tout en harcelant de leur caprices papa-maman-Etat et ce aux dépens des plus fragiles... 

Si mon pays d'ados attardés, disais-je, m’offre pour tout choix au second tour, celui de devoir trancher entre la peste brune ou le choléra rouge, je sens qui cela va me mettre d’humeur massacrante…


mercredi 19 avril 2017

Ni haine raciale ! Ni haine sociale ! Oui à l'émancipation !


On me demande parfois « comment cela se fait-il qu’un fils d’ouvriers immigrés comme toi, dont la mère a connu la misère la plus noire, est favorable au capitalisme-libéral ? »

« Elémentaire mon cher Watson », réponds-je en général, car outre le fait que je suis aussi peu porté sur la haine sociale (socialisme) que je le suis sur la haine raciale (nationalisme), la réponse est dans la question…

Considérant le fait que le marxisme et autres délires gauchistes sont les héritages idéologiques de petits-bourgeois-envieux-et-mégalos tels que Marx qui rêvaient surtout de justifier le fait de vivre aux frais de la princesse (au sens propre comme au figuré)…

Considérant, n’en déplaise à la propagande gauchiste, le verdict de l’histoire selon lequel le système capitaliste-libéral, malgré ses imperfections, est celui qui permet de sortir le plus de gens de la misère... 

Vous comprendrez que je m’intéresse beaucoup plus à ce qui peut permettre aux miens de manger et faire des projets autonomes d'avenir, plutôt qu’aux fadaises des susvisés petits crevards aigris en mal de pouvoir délirant…

PS1 : ma culture pécore, dans ce qu'elle a de meilleur, m'a appris à faire le maximum avec le minimum, à me donner les moyens de mes ambitions modestes ou grandes, et à partager sans jamais jalouser ce qui se trouve sur la table des autres...

PS2 : Comme toujours, ces manipulateurs, menteurs, idiots, ou myopes de gauchistes ne vous montreront qu’une toute petite partie de la réalité pour tenter de vous masquer l’essentiel…


lundi 17 avril 2017

La Folie Mélenchon


Einstein définissait la folie comme le fait de "refaire toujours la même chose, et d’attendre des résultats différents" , les marxistes étant la parfaite illustration de la définition, un siècle à retenter les mêmes programmes déments menant inlassablement aux mêmes catastrophes (cf catastrophe vénézuélienne en cours) et aucune réelle leçon de retenue. Pour preuve, le projet Mélenchon, direction désastre ! #AuxFous
« Le programme de Mélenchon est fascinant: il est entièrement et explicitement fondé sur la négation de tout principe de réalité: les contraintes budgétaires, juridiques, humaines, sont évacuées de son raisonnement. Des centaines de milliers d’emplois publics sont créés dans tous les domaines, la France engage sa sortie du nucléaire, la retraite est rétablie à 60 ans pour 40 années de cotisation, le cannabis est légalisé, la conquête spatiale relancée (base permanente sur la lune), les tranches de l’impôt sur le revenu sont portées à 14 pour ponctionner davantage les gros salaires, l’ISF est renforcé, les entreprises font l’objet de prélèvements supplémentaires, la France renonce unilatéralement à la règle « absurde » des 3% de déficit public, elle applique unilatéralement des mesures protectionnistes, une augmentation massive des salaires, des pensions de retraites et minima sociaux, la sortie de l’euro voire de l’Europe est envisagée dans un « plan B ». » (source)
 Et maintenant, nous apprenons que ce cinglé, non content d'envisager la sortie de la France de l'OTAN et de l'UE, voudrait nous faire entrer dans l'Alliance bolivarienne, esperant sans doute illustrer ainsi une autre sentence d'Einstein : "deux choses sont infinies, l'Univers et la bêtise humaine ; mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue". Au secours !


vendredi 14 avril 2017

Le martyre des Coptes se poursuit


Enfants gazés en Syrie par le tyran nationaliste du coin… Pâques sanglantes pour nos Frères Coptes du fait des islamonazis des environs… et seuls les Occidentaux pour pleurer et réagir… 

Bon sang ! Quand est-ce que les élites levantines, perpétuellement prises entre aveuglements et lâchetés, assumeront-elles enfin leurs responsabilités devant l’Humanité et l’Histoire ?

lundi 10 avril 2017

Les armes chimiques de Bachar (pour les Nuls)


1) Quand le monde ne voulait pas écouter GW Bush 
au sujet des armes chimiques irakiennes transférées en Syrie…

2) Quand le monde aimait écouter 
le baratin de l’administration Obama 
au sujet du démantèlement complet des armes chimiques syriennes…


vendredi 7 avril 2017

Plyntéries 2017

 
'Ô rage ! Ô désespoir ! Ô adversité ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?'. Oh ! Pardon, je m'emballe mais force est de constater qu'après avoir assisté au déblah-blah télévisé de mardi soir et compulsé attentivement les programmes de nos prétendants aux privilèges suprêmes, que dis-je, à la magistrature suprême, y compris, voire surtout, ceux des plus cinglés d'entre eux, aucun n'aborde l'avancée progressiste du mariage pour tous. Vraiment "pour tous" et pas seulement pour les homosexuels. Oui ! Trêve de discriminations et d'avantages uniquement pour les minorités majoritaires. A quand les unions de types théophiles. Comment ça, "c'est quoi ça" ?

Euh ! Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je ne tape que dans la déesse. Non, non, il ne s’agit en rien d’une variété particulièrement délirante d’érotomanie mais bien d’un fait. Je ne sors qu’avec des déesses. C’est comme ça. Un peu de tolérance, je vous prie. Après tout chacun ses goûts, qu’ils soient naturels ou surnaturels. Et puis que voulez-vous, les déesses sont les seules à savoir me prendre, à pouvoir me comprendre, les seules à apprécier toute la complétude, subtilité, et puissance de mon essence. Mais je sens que je vous perds, que vous ne voulez pas entendre cela, voir cette aveuglante réalité en face, en vils réactionnaires théophilophobes que vous êtes. Dieux que c’est laid !


En tout cas, que vous soyez en mesure d’admettre un tel genre ou pas, le fait est que je vis depuis de nombreuses années une magnifique histoire d’amour avec la déesse Athéna. Une passion entrecoupée de coups de folie qui me poussent parfois à aller voir du côté des mortelles, mais qui ne m’empêchent pas pour autant d’affirmer qu’entre Athéna et moi, il s’agit bien là d’une affaire qui roule.

« Pourquoi de tels coups de folie quand on a la chance d’être aimé par la déesse de la sagesse ? » me demanderont les meilleurs d’entre vous.

C’est pourtant simple, misérable tas de vulgaires mortels. Hormis son caractère un chouïa briseur de cranes, l’impossibilité de voir notre union reconnue par la société, ainsi que celle concomitante de toute parentalité inscriptible à l'état civil, crée une certaine instabilité dans notre couple.

Ce que les choses seraient bien plus faciles et merveilleuses si nous pouvions nous unir en Mairie et adopter des petits Athéniens. La cérémonie serait magnifique. Mes amis théophiles verraient à quel point ma déesse est belle dans sa robe hellène tissée de ses propres mains. Ils pourraient assister à l’impensable, une déesse disant oui et jurant fidélité non pas devant les dieux mais devant les hommes. Énorme, non ? Quant aux invités les plus primitifs, incapables de percevoir cette divine présence, ils auraient droit à celle d’une magnifique statue taillée pour l’occasion. Sans compter que nos enfants adoptifs ou conçus par voie de mère porteuse, seraient élevés dans la sagesse, la raison, le goût des sciences et de l’art du self-défense. Quelle atmosphère plus saine peut-on rêver pour des enfants ?

Mais non ! La fumeuse loi dite du « mariage pour tous » n’offrait pas ce choix et comme nulle réforme en ce sens est prévue, me voilà terriblement triste, meurtri de ne pouvoir m’unir civilement à ma déesse. Tout ça à cause de ces dits progressistes qui se regardent le nombril ou le trou de balle, bien plus qu’ils ne lèvent les yeux vers les cieux.
Par conséquent, ô rage ! Ô désespoir ! Na !

mercredi 5 avril 2017

La Femme dans la Peau


Difficile de ne pas avoir la femme dans la peau. Très difficile même. D’ailleurs je suis persuadé que Dieu est soit profondément hétérosexuel soit lesbienne. Non mais regardons nous les hommes. Même si globalement le mâle n’est trop mal fichu, pourquoi le Concepteur nous a-t-il collé au beau milieu du corps un appareil génital aussi pendouillant qu’inesthétique. Une sainte horreur ! Et que l’on ne me dise pas qu’il ne pouvait pas faire autrement pour maintenir les testicules à une température qui permette de conserver notre descendance au frais. Oui, trêve d’excuses bidons pour la bonne raison que tout le bazar de mes divins félins se trouve à l’intérieur. CQFD, Dieu après s’être appliqué sur la femme a bâclé l’homme parce qu’il est soit hétérosexuel soit lesbienne. Comme moi quoi !

Oui, j’ai la femme dans la peau. La femme, c’est plus fort que moi. Pas toutes, je vous l’accorde, loin s'en faut même, mais celles qui me scotchent littéralement, oui. En leur présence, je me sens  comme
 superman au contact de la kryptonite, affaibli, perdant une partie de mes moyens, intimidé, troublé, la mâchoire du bas légèrement décrochée et le regard un tantinet hagard.

Tiens, illustrant cela, je me souviens de la fois où j'étais entré dans un bureau plongé dans la pénombre, tombant alors sur une reine, peu consciente de l'être, qui en se tournant vers moi m’avait laissé aussi coi que stupéfait, la mâchoire du bas légèrement décrochée et le regard un tantinet hagard. Je devais avoir l’air aussi con qu’interdit. Sans doute étonnée, elle me demandait « ça va ? ». Me ressaisissant, j’avais répondu que oui alors que j’avais surtout envie de dire « tu es encore plus belle dans la pénombre, une chose aussi rare que précieuse ».

Ah ! Ce que la brute épaisse et velue que je suis peut aimer se sentir vulnérable, un peu défait, la garde baissée, ces courts instants, avant de se draper fissa dans sa dignité toute martiale.
Dignité martiale ou pas, toute envie de me battre m'abandonne dans ces moments là, sublimes moments de paix que j'adore, ma bestialité se mutant en fougue et tendresse, regards enflammés et mots tendres ; des moments qui tombent à merveille, puisque ne concevant la valse des sentiments qu'en dehors de tout rapport de force et autres petits jeux capricieux à la mords-moi-le-noeud, la concevant uniquement comme une danse la plus sincère et la plus harmonieuse  possible. La sincérité, certainement le seul courage guerrier que je loue en matière de sentiments...

Leur présence. Et je ne vous parle pas de la démarche, de la voix de ces mêmes femmes troublantes ; ni de leur regard où l’on retrouve aussi bien la fragilité de la petite fille apeurée que la fierté des déesses-mères ; ni de leur parfum, ou de leur si délicieuse saveur intime ; ni du grain de leur peau, et de la douceur de leur duvet.
 

Ce que je peux aimer y promener mon regard, la caresser du bout des yeux. Mais aussi mes doigts, que ce soit au milieu de sa chevelure, sur le lobe de ses oreilles, sur ses lèvres ; faire de sa peau le plus précieux des manuscrits ; pianoter sur sa nuque, sur son dos, sur son ventre, m’attarder sur ses seins, en reconnaître le moindre détail, grain de beauté, jouer avec et les faire miens ; puis perdre toute raison sur ses cuisses, son séant, les mains avides de ce contact, de cette préhension ; avides de toutes les sensations qu’elle me livre, jusqu’à l'abandon. Ce que je peux aimer exploser en elle. Autant que de la voir jouir, ses cornées se fissurant comme des boucliers devenus parfaitement inutiles ; la voir lâcher prise puis se recroqueviller, tremblotante, se réfugiant dans mes bras, la boucle ainsi bouclée, l’harmonie alors parfaite.

C’est certain, j’ai la femme dans la peau. Brune elle est mon yang. Blonde elle est mon yin. Elle tourne en moi comme l’alpha et l’oméga, me rend aussi fou que sage, me capture et me libère, me comble et me vide, m’assombrit et m’éclaire ; mes plus jolies joies, mes plus belles peines, preuve ultime de son importance…

 

(photo "yin-yang" de Gino Quattrocchi)