lundi 16 octobre 2017

Harcélement sexuel (face B)

#MeToo 
#BalanceTaTruie 

A l’heure du grand déballage porcin en cours, j’ai décidé de nourrir cette gigantesque grillade avec l’histoire que m’a rapporté un proche au cours d’une discussion sur le sujet.

C’est qu’il me parait nécessaire de se pencher sur le pendant féminin du harcèlement pour de bonnes raisons : 1) la nature ayant mis en circulation autant de porcs que de truies, la folie féminine n'a rien à envier à la masculine 2) les femmes participant en premier lieu à l’éducation de leur fils et étant par conséquent pour partie responsables de leurs futures turpitudes, ce qui ne va pas sans poser également la question de la place du père dans la transmission des normes sociales et de la maitrise de soi 3) nos sociétés ayant le devoir d’examiner l’intégralité du problème si elles veulent espérer éduquer leurs membres masculins et féminins dans ces domaines.

Donc, en plein bavardage sur les « harceleurs », progressivement agacé par la discussion, ce proche finit par m’indiquer que sans nier ou minimiser tout cela, il n'en est pas moins lui-même victime de harcèlement sexuel ; non pas d’un harcèlement comme il les aime, ou plutôt contre lequel il n’a rien, les avances même appuyées ne l’ayant jamais rebuté, mais d’un harcèlement particulièrement sournois et pervers.

En effet une cinglée se permet d’appeler sa femme sur son portable pour lui dire que son mari en aimerait une autre, ce qui n’a pas manqué, comme on peut l’imaginer, de semer un trouble certain aussi bien dans la tête de son épouse que dans le foyer. 

Décontenancé par une telle révélation, je commence par le taquiner : « oh toi, tu as frayé avec une tordue et maintenant, elle te poursuit, à l’image de Glenn Close dans le film ‘Liaison Fatale’ ».

« Même pas ! » me dit-il, avant de poursuive en indiquant «  je ne suis certes pas un père la vertu, j’aime les femmes, mais tu me connais, j’aime surtout la mienne, et je ne suis pas du genre à faire n’importe quoi, à risquer de faire souffrir les gens que j’aime sans état d’âmes, sans oublier que pour envisager d’aller voir en dehors du nid conjugal, il faudrait que la magie d’une éventuelle rencontre soit particulièrement puissante, et encore, je sais me contenir ». 

« Comment expliques-tu ça alors ? »  me permets-je. « Je ne me l’explique pas vraiment » me dit-il. « La seule fois où j’ai entendu parler de ce genre d’histoires c’était au lycée lorsqu’une greluche avait voulu piquer le copain d’une fille en racontant n’importe quoi à droite, à gauche, et surtout à la fille en question ».

Il est vrai que c’est là une technique de harcèlement extrêmement puérile  que l’on retrouve parfois à l’âge adulte chez certaines femmes particulièrement  immatures. Au lieu d’avoir le courage d’avouer son désir ou ses sentiments à l’être aimé, et voir si quelque chose est possible, ce genre d’idiote fout la merde dans l’espoir de tirer un quelconque bénéfice des pots cassés…

« C’est peut être ça » m’interrompt-il, « ou alors une justicière givrée qui me déteste pour une raison absconse et qui pense ainsi rendre service à ma femme ; ou encore une grosse frustrée qui compense sa misérable vie en cherchant à contrôler celle des autres, et qui oublie surtout qu’elle génère de la souffrance chez des gens bien réels, chez toute une famille. »

Je lui demande alors s’il a une idée d’où cela peut venir. Il me répond que sans entrer dans les détails, vu certains éléments dont l’autre tarée a parlé à sa femme, il est fort probable que cela vienne de son lieu de travail. « Génial n’est-ce pas ? Rien de tel pour aller travailler détendu, pour ne pas verser dans la parano, te demandant qui peut bien commettre une saloperie pareille, te harceler d’une façon aussi fourbe que lâche. »

Lui demandant ce qu’il compte faire, il me dit « si j’attrape l’immonde salope qui se permet ce genre de choses, je la traine en justice pour harcèlement, et si ce n’est pas possible, je transforme sa vie en véritable enfer. Que l’on s’en prenne à moi ne m’impressionne pas plus que ça. Par contre, s’en prendre à ma famille est un motif de guerre totale… »

« O tempora ! O mores ! » comme l’aurait dit mon bon Cicéron.

SILcéron

vendredi 13 octobre 2017

Harvey le Hutt et les Zizipocrytes


Je vous jure, j’ai beau atteindre un stade de connaissance de la nature humaine où je peux déterminer non seulement ce que les gens veulent mais surtout pourquoi ils le veulent, je n’en reste pas moins les bras régulièrement ballants devant les niveaux de connerie de mon espèce animale, me disant qu’Einstein avait raison lorsqu’il affirmait que « deux choses sont infinies, l'Univers et la bêtise humaine ; mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue ».

Oh ! Je sais bien que la gestion hormonale de l’exercice du pouvoir n’est pas chose facile, et que comme disait ironiquement Paul Valery « le pouvoir sans abus perd son charme ».

Je sais très bien également que la maitrise des jeux de séduction entre hommes et femmes, mais aussi la gestion de toutes les ambiguïtés séductrices féminines, n’est pas chose aisée pour les petites bébêtes fragiles que nous sommes, nous les hommes. Mais enfin tout de même ! Comment accepter l’idée de s’avilir à ce point, de se vautrer ainsi dans la fange des instincts les plus primaires, de perdre de cette manière toute sa dignité d’homme ?

Diable ! Tous les Weinstein, et leurs complices, du monde du spectacle, de la politique, de l’entreprise, ou des simples  trottoirs, ne m’inspirent que du dégoût, un dégoût mâtiné d’un semblant de pitié. Par tous les dieux ! Monter aussi haut pour se comporter de façon aussi basse ! Cela en est  dantesque.

Cela étant, ne vont pas sans m’inspirer du mépris également, toutes ces demi-mondaines qui dans l’espoir de briller ont vendu leur âme aux démons de ces Weinstein, Clinton, etc, et qui viennent maintenant devant les caméras tenter de laver leur semblant de dignité avec des larmes de crocodile, quand ce n’est pas pour accuser tous les bonshommes des turpitudes des hommes de leur seul entourage. N’est-ce pas Hillary ? Pathétiques !

Bref ! C'est tout de même dingue, tous ces gens tordus (hommes et femmes) qui associent la sexualité, non pas au plaisir (partagé), à une forme de communion (avec l'autre), mais au besoin de pouvoir sur autrui. Quel terrible aveu d'impuissance sur soi et donc de soi... 





mercredi 11 octobre 2017

Mon éducation sentimentale avec Charles Bukowski


"La vérité profonde, 
pour faire n'importe quoi, pour écrire, pour peindre, 
est dans la simplicité. 
La vie est profonde dans sa simplicité.

Charles Bukowski
 
J'ajouterai ce constat récurrent et le principe qui en découle, voulant que les gens complets cherchent la simplicité, là où les gens simplets ont une fâcheuse tendance aux complications, ce qui suppose de toujours chercher à se simplifier la vie ainsi que celle des autres, mais également d'apprendre à résoudre au mieux les complications et à mettre à distance celles et ceux qui ne savent vivre que pour ou par cela...


lundi 9 octobre 2017

Mon Pauvre Trump…


Plus j’observe le clown de la Maison Blanche et plus je pense à cette vanne qu’un ami républicain nous avait sorti pendant la campagne présidentielle.

« Trump est la meilleure idée du winner qu’est capable de se faire un loser »

Il est vrai qu’à part brasser de l’air et faire dans la rodomontade stérile, ce matamore se montre parfaitement incapable de quoi que ce soit d’utile.

D’ailleurs dans trois ans et demi, alors que cette Queen Drama  ne manquera pas de vanter le fait d’être parvenu à son « top », avoir été président des USA, la plupart de gens se diront « mon pauvre Trump, tu n’as pas été président, tu as été ridicule ».


vendredi 6 octobre 2017

La Culture du Djihad et ses Fruits pourris

Le Cri de Mahomet par Bibi

Au rayon petites observations bienveillantes, avez-vous remarqué à quel point sont nombreux nos proches musulmans en situation de conflit intérieur, extérieur, périphérique, central et tutti quanti ? 

Avez-vous remarqué, malgré toutes leurs indéniables qualités, à quel point ils sont nombreux à se montrer cruels envers eux-mêmes, leurs proches, leur entourage, tout en n’acceptant pas la moindre critique légitime sous peine de crise d’hystérie ? 

Avez-vous remarqué comment ils préfèrent souvent se confier à nous autres "Occidentaux" plutôt qu'à leurs coreligionnaires, parce que de leur propre aveu, nous sommes bien plus dans l'écoute bienveillante, la compréhension, ou le coup de main désintéressé, que dans le jugement ou la censure morale ?

Pourquoi donc, me demandais-je l’autre jour. Élémentaire mon petit gars, finis-je par conclure. « It’s the Djihad stupid ! »

En effet, à l’évidence, loin de la simple saine autocritique et exigence envers soi, la culture du djihad, conflictuelle par essence, tend à faire tomber nos cousins musulmans dans une culture de l’affrontement permanent avec soi-même et le monde entier. 

Comment, dans ces conditions, pouvoir gouter alors à la joie de vivre en paix, intérieure et extérieure… 

Par conséquent, m’est avis que la culture du djihad fait partie également, de ces mauvais fruits de Mahomet à fiche à la poubelle, ou bien à en restreindre la consommation histoire d’éviter les diarrhées prolongées… 

Dr HouSIL
 

jeudi 5 octobre 2017

L’islam pour les Nuls (en moins de trois minutes)



Si vous n'avez pas eu le temps ou l'envie de vous taper (comme je l'ai fait) le coran, son exégèse d'Al Tabari, les hadiths d'Al Bukhari, la Sîra de Mahomet, un petit état des débats intellectuels autour de cette question... 

Et vu que nos télévisions ne nous servent principalement que, soit de la propagande gauchiste-pro-islamique, ou bien des délires racistes et paternalistes, voici la problématique islamique exposée par l’écrivain et journaliste britannique, Douglas Murray. Le tout de façon aussi brillante que concise, sans oublier une pointe d'humour britannique. Une vision que je partage à 100%…

SILiman le Magnifique 

mardi 3 octobre 2017

Islamisme-Modernité : le Choc expliqué par Wafa Sultan

 


"Le conflit auquel nous assistons aujourd’hui, sur la scène internationale, n’est ni un conflit de civilisation ni un conflit de religion, c’est un conflit entre deux contraires. Un conflit entre deux époques et deux mentalités, l’une se rattachant au Moyen Age et l’autre au XXIe siècle. C’est un conflit entre la répression et la liberté, la dictature et la démocratie, la barbarie et la rationalité, le respect des droits de l’homme et la violation des ces mêmes droits ; un conflit entre ceux qui classent les femmes avec les chiens et les ânes, et ceux qui en font un critère de civilisation, de raffinement et de progrès."


lundi 2 octobre 2017

Terrorisme islamiste : c’est la faute à l’idéologie, imbécile ! (ni économie, ni école, ni immigration, ni conflit israélo-arabe)

 Petit joke résumant assez bien 
l'état capitulard dans lequel pataugent nos sociétés
à l'heure où nos gosses ont de plus en plus peur


Je ne sais pas vous, mais moi, j’en ai plus que soupé des sempiternelles niaiseries débitées, encore et toujours, malgré les réguliers actes de guerre djihadiste, par les crétins télévisuels habituels qui, après n’avoir rien compris toutes ces décennies, ne parviennent qu’à nous démontrer définitivement qu’ils font bien plus partie du problème que de la solution…

Eh vas-y que j’éructe les mêmes banalités islamo-gauchistes sur la pauvreté, la croissance, l’immigration, les prisons, l’école, le conflit israélo-arabe, quand ils ou elles n'utilisent pas carrément le vocabulaire islamiste en qualifiant les terroristes de "martyrs".  Marre à la fin ! Marre de toute cette cécité capitularde ! P’tain de cauchemar. 

Reprenons :

1) « La croissance apaiserait les tensions » : si la pauvreté a toujours été un terreau pour les manipulateurs tyranniques de tout poil, c’est moi ou la croissance que l’on peut observer en Suède, en Allemagne, et dans d’autres pays, n’apaise aucune tension avec la frange la plus fanatique des musulmans ? Pourquoi donc ?!?

2) « Il faudrait que l’école soit plus ceci, moins cela, et vice-versa » : s’il est certain qu’une école bonnet d’âne menée par des enseignants englués dans la plus médiocre et misérabiliste des bien-pensances participe du problème, serait-elle en mesure, en situation de réveil, de résoudre ceux que posent justement les enfants de cette frange intégriste des musulmans qui refuse à cette même école toute voix au chapitre ? Peut-être à coups de torgnoles… en aura-t-elle le courage ?

3) « l’immigration n’a rien à voir avec ceci, est une chance de cela, etc » : ras-le-cul de voir le terme immigration récupéré par l’immigration musulmane. Les musulmans ne sont pas « l’immigration ». Il n’y a pas une immigration. Il y en a plusieurs. Certaines sont bénéfiques, et effectivement une chance autant pour la France que pour les immigrés, d’autres une nuisance. Aussi, mettons les pieds dans le plat, en nous demandant si l’immigration en général est un problème ou bien si le problème ne réside pas dans une immigration en particulier, et plus précisément dans une partie de celle-ci ? En cas de réponse positive, il conviendra de se demander si on doit continuer une telle folie migratoire ? En se demandant également comment faire pour continuer d’accueillir des immigrés musulmans chérissant notre mode de vie, en quête de liberté et d’opportunités d’une meilleure vie pour eux et leurs enfants, tout en écartant ceux qui n’espèrent qu’une chose, nous tondre comme des moutons en attendant que leurs enfants soient en âge de nous égorger ?

4) « Y’a qu’à éviter l’emprisonnement, facteur de radicalisation » : bah tiens ! Perso, au-delà du débat sur la radicalisation en prison, ce qui m’étonne, c’est que personne ne réclame le retour immédiat de « la double peine », préférant imposer aux Français une quintuple peine : recevoir chez eux des connards non-invités ; accepter de se faire voler, violer ou tuer par ces raclures ; leur payer un fort couteux séjour en prison-club-med ; les voir de nouveau commettre leurs forfait en quasi-totale impunité ; quand ce n’est pas nous faire la guerre… Palsambleu ! Que l’on expulse tous les délinquants « étrangers ». S’ils nous disent qu’ils ont une famille, répondons-leur qu’il fallait y penser avant. Quant aux criminels « étrangers » ou français-de-papier, pourrissons leur la vie jusqu’à plus soif par de lourdes peines, jusqu’à ce qu’ils aient envie d’aller voir ailleurs si l’herbe ne serait pas plus verte. Et si c’est pour faire le djihad, tant pis ou tant mieux…

5) « le jour où le conflit israélo-arabe sera résolu, gnignigna, gnagnagna » : Ah oui ! Pourrait-on me dire quelle résolution de quel conflit empêchera les Yezidis, les Kurdes et les Chrétiens du Levant de se faire expulser, massacrer ou vendre comme esclaves… les Chrétiens du Nigéria d’être victimes des mêmes criminels… sans oublier les Fours du Soudan… les Coptes d’Égypte… les non-musulmans du Mali, du Centrafrique, du Kenya, du Pakistan, de Malaisie, d’Indonésie, des Philippines… mais aussi les libéraux et progressistes arabes du monde arabo-islamique…

Conclusion pour ceux qui n’auraient toujours pas compris, le problème est culturel, idéologique et politique. Tant que cette idéologie rigoriste-islamique, ayant pris possession du cœur du monde musulman au 19e siècle et ayant le vent en poupe grâce à l’argent du pétrole, à laquelle s’est ajoutée un nationalisme arabe de type fasciste, ne sera pas défaite idéologiquement, politiquement, ou militairement, nous continuerons à patauger dans la même merde…

SILiman le Magnifique
 

vendredi 29 septembre 2017

Mon Éducation sentimentale avec Antonio Cuomo


"Soyez toujours le choix
et jamais l'alternative"

"Siate sempre la scelta
e mai l'alternativa"
Antonio Cuomo

C'est exactement ce que l'on se dit, lorsque nous vient la lassitude de ces trop nombreuses femmes immatures voyant l'homme comme un caprice, comme un jouet, un moyen, un objet, une alternative en stock, une option au frigo, qui vous veulent à leurs pieds et non à leur hauteur, qui essayent de vous pêcher avec l’hameçon des ambiguïtés, de la jalousie, du rapport de force et autres basses manœuvres toutes plus risibles les unes que les autres, le tout en insultant votre intelligence vu que leurs petits jeux vous sont parfaitement lisibles, et ce au lieu de vous cueillir simplement d'un geste aussi féminin que tendre...

C'est exactement ça que l'on finit par se dire, lorsque l'on se met à désirer ardemment la simplicité, l’honnêteté, le courage, la maturité, tout ce qui donne une réelle saveur, y compris aux histoires de cœur...


jeudi 28 septembre 2017

Nouvelle-Calédonie : vive la Kanaky libre !


Dans un pays, le nôtre, où au lieu de régler nos soucis et balayer devant notre porte, on préfère découper les pays des autres, s’enflammer pour la « Palestine », la Catalogne, la cause des indiens d’Amérique, et tutti quanti, je vous propose un petit retour sur le statut de la Nouvelle-Calédonie qui sera bientôt soumis à référendum, et dont tout le monde ou presque s’en tape en « métropole ».

Voyez-vous, notre glorieux Pays, l’insuffisamment grand Empire français (2e pays par la surface de sa zone économique exclusive, grâce à son outre-mer, tout de même) possède, entre autres bijoux de famille, le sublime archipel de Nouvelle-Calédonie, nommé Kanaky par les Kanaks. Un véritable chapelet d’îles superbes, de récifs magnifiques, de lagons merveilleux et d’une multitude d’autres richesses, en veux-tu, en voilà (à la différence d’Israël).

Un collier de perles qui menace à nouveau de se briser par le réveil des mouvements indépendantistes radicaux. Le déséquilibre démographique aidant, puisque les Kanaks ne représentent plus que 44 % des 250 000 habitants de l’archipel, ceux-ci sentent leur échapper la possibilité d’une victoire au référendum sur l’autodétermination prévu l’année prochaine. Un déséquilibre démographique accentué récemment par un afflux important de Français de la métropole, attirés par la forte croissance économique de l’île, une politique fiscale très avantageuse, des salaires quasiment doublés pour les fonctionnaires, et attirés bien sûr par la beauté de ces perles du Pacifique.

Le problème c’est que nous avons pris possession de ces perles du Pacifique dans la seconde moitié du XIXe siècle (tiens, à la même époque que les prémices d’Israël) sans autre droit historique (à l’inverse d’Israël) que celui que nous octroyait le bon vieil universalisme français.

Sans discuter, négocier, acheter des terres à qui que ce soit (au contraire d’Israël) nous prenons possession de ces terres par les armes et par la grâce du Nouveau Testament que les pères maristes agitaient devant les Kanaks qui se faisaient alors massacrer ou expulser.

Rien à redire puisque après tout c’était tout de même pour la bonne cause. La nôtre. Nous apportions dans ces contrées sauvages la lumière de la civilisation en y installant aussi bien nos bagnards que les révoltés de la Commune de Paris ou d’une Kabylie française depuis peu, voilà, voilà.

Oh ! Je vous rassure tout de suite. Je ne fais ni dans la repentance, ni dans la bien pensance. Pourquoi ?

1- parce que je ne crois pas au mythe du bon sauvage par nature. Ce qui me pousse par conséquent à ne pas pleurer outre mesure sur le sort de ces anciens anthropophages.

2- parce que je suis persuadé que ces Mélanésiens-là, n’avaient rien à nous envier question sauvagerie. Et s’ils tenaient tant que ça à s’opposer efficacement à notre gloire, ces sauvages primitifs n’avaient qu’à faire comme les sauvages développés que nous étions. S’armer de fusils au lieu de cailloux. Faute de quoi ils n’ont plus qu’à s’armer de patience le temps que nous finissions d’exploiter leurs ressources naturelles.

3- Car l’expansionnisme était la pensée politique dominante de l’époque. Quoi qu’à bien y réfléchir là aussi, dès cette époque, il me faut noter une différence entre la pensée politique de la France d’alors et celle des sionistes de l’époque. L’expansionnisme caractérisait l’une, alors que « l’existentialisme », « l’être-là », définissait l’autre. Le massacre, la confiscation unilatérale de terres pour l’une et l’achat, la négociation (accords Fayçal-Weizmann de 1919 par exemple) pour l’autre.

Non je ne fais pas dans la repentance mais plutôt dans l’étonnement. Je suis très étonné que nous fassions la leçon aux Israéliens, qui depuis des millénaires ne démontrent pour toute ambition galactique que leur attachement viscéral aux 20 000 km2 de sable constituant leur berceau national, alors que nous tenons mordicus à garder 20 000 km2 de délices tropicaux, au mépris des droits des autochtones et que niveau berceau, résidence principale, secondaire, tertiaire, quaternaire, nous ne savons plus où donner de la tête. Étonnant non ?!?

En fait, Non, rien d’étonnant, puisque je sais très bien pourquoi nous gardons encore, l’une des multiples cerises sur notre gâteau territorial. Nous garderons la Nouvelle-Calédonie jusqu’à l’épuisement quasi-complet des mines de Nickel, Chrome et cobalt que nous exploitons là-bas et dont les cours actuels grippent en flèche. C’est exactement ce que l’on appelle « sucer un caillou ». « Le Caillou » étant le surnom que les Calédoniens ont donné à leur île.

Tiens puisque l’on parle de nos conceptions géopolitiques pas très Nickel, saviez-vous que géologiquement parlant, le Nickel est indissociable de l’amiante et que grâce à l’exploitation minière, l’île principale est devenue une décharge, amiante, géante. Saviez-vous que l’administration coloniale conseillait aux Kanaks, de blanchir leurs cases avec des badigeons d’amiante histoire que ça fasse plus blanc, plus propre. Du coup, alors que les Européens habitent des zones beaucoup moins contaminées, les populations mélanésiennes se retrouvent elles avec 13 fois plus de chances de choper un cancer des poumons.

Au moins lorsque l’on rendra l’île aux autochtones, si on la rend un jour, d’aucuns pourront dire que la France aura réussi à y apporter le progrès. Le cancer. On aura transformé de façon alchimique « Le caillou » en métastase et l’autochtone pourra même en faire un proverbe. « La colonisation, c’est vraiment un cancer ». Mais que les autochtones se rassurent. Je suis sûr qu’une fois partis, nous trouverons le moyen de régler leurs problèmes. Nous leur prendrons ce qu’il leur restera de ressources en désamiantant leur île à prix d’or. Nous avons en effet dans notre beau pays tout plein d’entreprises spécialisées dans le désamiantage.

Tant que l’on est dans le cancer, je viens de penser qu’il serait d’à-propos que je corrige une petite erreur. Il se trouve en effet dans les pays arabes tout plein de gens pour voir en Israël un cancer. Ah les charlatans ! C’est quand même rigolo que ce soient les tenants d’une idéologie mortifère en continuelle expansion depuis 14 siècles et dont l’expansion, la colonisation, la conquête, restent au programme, qui prétendent cela. Pourtant ils devraient savoir que les seuls Juifs à avoir vraiment voulu se partager le monde étaient les chrétiens et les seuls Juifs à vouloir encore le faire, sont les musulmans. Cela dit, tout compte fait, j’accepte qu’Israël leur apparaisse comme un cancer. Un cancer des testicules de toute évidence.

Mais revenons, histoire de conclure, aux brindilles que l’on scrute dans l’œil d’Israël au lieu de retirer les poutres enfoncées dans les nôtres. Revenons-y pour dire qu’on a bien raison de le faire. Pourquoi nous priverions-nous de nous défouler sur ces petites nations sans autre ambition que celle de garder leur petit pays tout moisi. En plus si le fait de taper sur leur existentialisme nous permet de mieux dissimuler ce qui reste de nos turpitudes impérialistes, ça fait d’un caillou deux coups. Avouez qu’on serait vraiment cons de s’en priver, plouf, plouf.

Plus sérieusement, je serai toujours étonné de constater que le droit au « trop » apparaisse comme plus évident que le droit au « tout juste ». « Tout juste ». Par conséquent quand on est vraiment de Gauche, on est sioniste. Ça tombe bien. Je suis les deux.

Quant aux Kanaks, je leur souhaite longue vie et bonne route, avec ou sans nous…

SIL docteur en politiconcologie. En cancérologie politique quoi !


mardi 26 septembre 2017

Histoires migratoires


Dans la suite du billet de lundi, et à l’heure de la percée en Allemagne du parti nationaliste AFD, mais aussi des sempiternelles considérations binaires hurlées à ce sujet, ici et ailleurs, soit par les nationalistes constipés, soit par les internationalistes béats, voici un modeste éclairage à travers l’histoire migratoire de ma famille et autres considérations plus générales.

Non, l’immigration n’est pas la cause de tous nos maux puisqu’elle permet d’en résoudre certains. Non, l’immigration n’est pas forcément La Chance de la France ou de l'Europe  puisqu’elle pose des problèmes qu’il faut résoudre et non nier. "Maux", "Chance", deux assertions qu’il s’agira de dynamiter.

Dynamiter la pensée inique mais aussi la pensée unique, ces deux semblants de pensée qui ne sont que deux mêmes réflexes inversés. Deux réflexes opposés qui monopolisent le temps de parole, qui polluent le débat et qui nous pompent l’air. Les xénophobes me gavent comme les immigrationnistes me gonflent. Frères ennemis, ils restent frères et moi je ne suis pas de cette famille.

Oh ! Je sais très bien ce qu'ils me diront. Comment puis-je ne pas être xénophobe, moi le fils de Portugais, assimilé et patriote, me demandera le xénophobe haineux ? Comment puis-je ne pas être immigrationniste, moi le fils d’immigrés, l’enfant du prolétariat, me demandera l’immigrationiste béat ? Comment cela se fait-il que je me refuse à tomber dans l’une ou l’autre de ces deux facilités. Pour les raisons que nous allons voir.

1- Parce que mes immigrés et prolétaires de parents m’ont plutôt bien élevé. Ils ne m’ont transmis aucun ressentiment excessif, et ce faisant, ni raison de ne pas exercer mon devoir de responsabilité, ni raison de ne pas saisir ce que m’offrait mon pays de naissance. Pourtant, niveau ressenti, ils auraient pu, eux aussi, me bercer dans cette facilité.

Comme tous les immigrés de l’intérieur (exode rural) ou de l’extérieur, ils ont connu la xénophobie ou le mépris de classe sociale. Ça fait mal, ce n’est pas bien mais comme dit mon père, c’est tellement humain. « Chez nous, au pays, les gens de mon village méprisent ceux du village de ta mère, qui en retour nous le rendent bien en nous détestant ouvertement. Si tu savais ce que j’ai pu entendre quand j’ai décidé d’épouser ta mère. Si tu savais ce que je peux encore entendre. »

Comme tous les prolos, ils ont connu des exploiteurs. Ma mère me raconta que son premier employeur, qui habitait alors du côté de la place Clichy, l’avait séquestrée pendant 6 mois sous prétexte de lui obtenir des papiers. Si la Police n’était pas passé par là un beau jour et si ma mère n’avait pas trouvé le moyen de se manifester auprès de celle-ci, qui sait ce qui se serait passé. Mon père eut plus de chance. Il garde un souvenir très ému de la famille Schneider, à qui appartenait la carrière alsacienne, du côté de Bust, où il travailla un an durant. Il nous raconte souvent en rigolant que les premiers mots qu’il apprit à dire en France furent « zwei beer bitte » à la brasserie du coin. Le « vieux » Schneider ne parlant même pas français.

Exploiteurs ou pas, ce fut dur. Ils trimèrent. Oh oui, ce qu’ils trimèrent. Si vous saviez à quel point ils étaient heureux de trimer en France. De trimer dans un pays où trimer servait à quelque chose, où trimer signifiait bâtir. Bâtir, contrairement au pays qui les jeta sur les routes. Là-bas, sous le Portugal de Salazar, travailler signifiait trimer dans les champs, dans la pêcherie de morue du coté de Viana do Castelo, en gagnant à peine de quoi manger. Une soupe de choux galiciens, de fanes de navets et deux sardines que ma mère partageait avec ses 8 frères et sœurs. Les modalités de partage se faisant selon la tâche à accomplir le lendemain. Ceux qui devaient travailler le plus dur avaient droit au milieu des sardines. Les autres se partageaient les têtes et les queues.

En France, elle trimait mais elle mangeait. Elle était tellement heureuse que le travail paye, que courant de patronne en patronne, elle en oubliait de manger son sandwich sur son strapontin du métro. Ça me rappelle son année de prise de retraite. Lors du récapitulatif de carrière, elle se redécouvrit des patronnes inscrites dans l’ordinateur de la CNAV, dont elle avait oublié l’existence. Oui, en France, travailler avait un sens. La tristesse d’un Fado prenait les accents colorés des « Vira », ces danses galiciennes aux rythmes endiablés fouettés par le son des cornemuses et des tambours que l’on joue les jours de fête. Dans ce pays qui ne lui devait rien, se bâtir un avenir était possible.

Et si ma mère insiste sur bien une chose, c’est sur le fait de remercier cette France qui ne lui devait rien, qui n’avait aucune obligation de l’accueillir. Elle vous dira d’ailleurs qu’elle n’en aurait pas voulu à la France, si elle n’avait pas pu la recevoir. Dans sa tête, c’était très clair. Le responsable de sa misère était bien ce Portugal, ce Salazar et personne d’autre. Si la France avait dû lui fermer la porte, elle aurait suivi des amis en Allemagne ou son frère au Canada. Ce fut la France et elle ne le regrette pas. Car elle l’aime, sa France. Ce pays où elle fut heureuse de nous donner vie. Ce pays qu’elle nous apprit à respecter, à aimer et à servir. C’est pour ces raisons qu’elle se révolte à chaque fois qu’elle entend un immigré exprimer du dépit, cracher sur la France en disant que la France lui doit ceci ou cela, doit payer pour ceci ou cela.

Mon père, tout aussi reconnaissant envers la France mais plus enclin au pardon envers sa nation d’origine, bien qu’haïssant le régime de Salazar, m’apprit à faire la part des choses. S’il lui apparaissait comme normal que je ne me reconnaisse en rien dans la nation portugaise, il lui semblait important que je n’oublie pas d’où venait mon sang et le nom de cette région magnifique où plongent mes racines. Aussi, il demanda à ses enfants de penser en portugalicien chez lui mais en français la porte passée. Le carnet scolaire ayant servi à mon père de talon pour mesurer notre intégration, lui faire savoir si nous avions assimilé ce qu’être français veut dire, en termes de savoirs, de traditions, de lois et d’histoire. Grâce à cela je sais que je peux m’enraciner tel un Breton ou un Guadeloupéen, dans une région, « d’où je suis fait », ma Galice portugaise, tout en ne faisant allégeance qu’à la France, ma nation, celle qui m’a fait. Merci papa. Merci maman.

2- Merci car c’est grâce à tout cela que je peux faire la part des choses, refuser la pensée inique comme la pensée unique.

La pensée inique, celle qui nous juge non pas pour ce que nous faisons, mais pour ce que nous serions. Qui nous juge parasites, quoi que nous fassions, nous enferme dans un statut d’étranger, tout en étant heureuse de nous voir accomplir les travaux qu’elle refuse de faire pour son propre pays.

La pensée unique, celle qui tout autant, nous juge pour ce que nous serions et non pas pour ce que nous faisons. Qui nous juge bons et purs par nature, qui nous enferme dans cette identité social-mythique qui n’existe pas, qui nous ment en nous faisant croire qu’ici tout nous serait dû, sans devenir d’ici ou faire comme font les gens d’ici pour avoir ce qu’ont ces gens d’ici. Une pensée unique qui suscite envers nous, par son inconscience et cette croyance en des portes éternellement ouvertes à tous, tout autant de haine que l’autre. Une croyance oubliant que toutes les politiques migratoires procédèrent de choix politiques. Un choix, une organisation, une volonté, un temps ouverte, un temps fermée au gré des besoins et des capacités en générosité de ce pays.

Grâce à cela, je peux dire aux gens à qui la France a ouvert ses portes, soyez les bienvenus, venez construire ici ce que l’on vous a empêché de construire chez vous. Les outils sont là. À vous de bâtir. Vos droits sont les suivants. Vos devoirs sont les suivants. À moi le devoir de veiller à ce que vos droits soient respectés.

Grâce à ça, je peux dire aux hommes et aux femmes à qui mon pays a signifié souverainement « notre maison ne peut pas vous accueillir », qu’il ne sert à rien de se montrer véhément. La France ne vous doit rien. Vous n’avez rien à exiger de nous. Vous ne nous appartenez pas. Retourner votre colère vers vos états, rois ou potentats, vers ceux qui vous ont jeté sur les routes. Essayer donc une autre porte.

Grâce à tout cela, je peux dire qu’il n’y a pas d’Immigration mais des immigrations. Chacune avec ses spécificités. Chacune avec ses problématiques. Problématiques qu’il convient de poser pour déterminer non seulement si nous pouvons ou voulons de telle ou telle immigration, mais également pour essayer d’apporter les réponses les moins idiotes possibles. Grâce à cela, je peux rejeter l’amalgame véhiculé aussi bien par les fascistes, que par les gogochiste, au mieux de l’intérêt de mon pays comme de celui des populations accueillies.

Sil de Souza

P.S. : spéciale dédicace à mon lectorat bobo puisque je sais très bien ce qu’il dira. C’est fou mais à chaque fois qu’un fils du petit peuple ou d’immigrés n’accepte pas l’idée de se faire guider par leur bien-pensance, n’accepte pas leur vulgate pour seule science, ces bobofs nous traitent de gros beaufs. Ce à quoi je réponds bof ! Quant aux nationalistes, comme d’hab, ce qu’ils peuvent dire, je m’en branle. Qu’ils aillent mourir.