lundi 19 juin 2017

Mon éveil chinois : je voulais sentir Shanghai 1/3


Certains d’entre vous se rappelleront du titre du vieil essai d’Alain Peyrefitte, « quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera » paru mon année de naissance. Pour ceux qui n’auraient pas suivi les soubresauts du monde depuis 1973, cela fait longtemps que la Chine s’est éveillée. Ce que je n’imaginais pas, c’était à quel point j’allais aimer me réveiller dans ses draps, le corps traversé de doux frémissement plus que par de rudes tremblements. Le contraste avec mon déplacement du mois précédent, à Athènes, ayant été d’ailleurs particulièrement saisissant. Car autant je suis revenu de Grèce passablement déprimé par la pesante léthargie collée aux basques des Grecs que j’ai rencontré, et par  le sort collectif qui les attend s’ils ne se réveillent pas, autant en Chine, j’ai eu l’impression d’être en permanence sous amphétamines tant la bouillonnante énergie ressentie dans ce pays m’a inondée de toutes parts.

Quel merveilleux séjour ! Quand j’y pense, c’est fabuleux comment la vie nous invite parfois à la fête. Huit mois auparavant, après une reprise de contact, un vieil ami m’annonce qu’il va épouser sa prof de Chinois, rencontrée peu après son arrivée à Qingdao, où il avait atterri un peu sur un coup de dés du destin, mariage auquel je suis invité. Apprenant la nouvelle, je me dis que je ne peux pas rater ça, d’autant plus que je compte bien rencontrer la belle Chinoise qui est parvenue à ravir le cœur de ce passionné du Japon et des Japonaises.

Donc en ce mois de juin 2015, me voilà dans l’un des Airbus flambants neufs de la compagnie China Eastern, direction Shanghai où je dois prendre un autre avion pour Qingdao.

Lorsque j’ai pris mes billets, j’avais le choix entre une escale courte dans l’aéroport international de Pudong, ou bien une escale un peu plus longue avec changement d’aéroport, l'avion pour Qingdao se trouvant alors à l’aéroport de Hongqiao, celui des vols intérieurs situé de l’autre côté de l’agglomération de Shanghai. Un peu comme si vous atterrissiez à Roissy et que le vol suivant se trouvait à Orly. Ayant trop envie de sentir Shanghai, j’optais pour la deuxième solution. Renseignements pris, pour relier les deux aéroports, en traversant Shanghai, j’avais le choix entre : la liaison via le métro, ce qui ne me permettait pas de voir la ville, ou un bus reliant les deux aéroports passant au plus près de la ville. J’opterai pour le bus, estimant qu'il fera un très bon premier contact intime avec Shanghai et les Chinois. 

Finalement, le premier contact intime se fera dans l’avion. On a beau adorer l’Asie et penser connaitre une population, on en est toujours assez loin. Là grâce aux toilettes de l’avion, le contact s’est fait bien plus proche. Comment vous dire ça, avec un tant soit peu de poésie. Ah oui ! Voilà !

Après avoir passé les cinq premières heures de vol la tête collée contre le hublot à contempler les côtés de la Baltique puis les plaines de la Mère Russie, des considérations bassement corporelles me poussent à aller me soulager. Rien à signaler lors de cette première pause technique. J’en retourne scruter les torchères des champs pétroliers russes qui se détachent dans la nuit tombante, et ce jusqu’à ce que le sommeil me prenne. Au réveil, nous sommes à une heure de Shanghai. Pendant que les hôtesses pulvérisent dans l’appareil un produit désinfectant et que des exercices de tai-chi-assis pour passagers sont diffusés sur les écrans de l’appareil, je m’en retourne aux toilettes. Et là, stupeur et tremblements. Je revois encore mon étonnement face à la cuvette métallique dans un état déplorable, entre le complètement rayée et le totalement dégueulasse, aussi innettoyable que bonne à changer. Je me demande ce qui a bien pu se passer et me perds en conjectures pendant que je tente de ne pas aggraver la situation avec les turbulences.

Je suppose que ce suspens sanitaire vous est tout aussi insoutenable et que vous voulez une réponse à mon interrogation. Et bien figurez-vous qu’une fois en Chine, je découvrirai que les latrines sont presque toutes « à la turque », chose que je déteste, et que lorsqu’elles sont à l’occidentale, comme dans l’avion, les Chinois grimpent sur les cuvettes pour s’accroupir au-dessus de celles-ci. Outre l’exercice d’équilibriste d’un haut niveau, à plus forte raison dans un avion, l’état de la cuvette s’explique par toutes les chaussures qui sont passées dessus. En guise de solution marrante à mes problèmes de chiottes, une fois sur le sol chinois, je découvrirai également que je pourrai trouver des toilettes à l’occidentale dans les WC pour handicapés. Ne rigolez pas ! Vous aussi, vous y passerez !

L’avion posé, je prends mon sac à dos et je file. Il est 7 heures, mon prochain vol est à 11h15, Shanghai s’éveille et j’espère éviter les embouteillages. Il faut que je prenne l’un des premiers bus. Comme je n’ai pas de valise à récupérer, je prends l’une des portes de sortie située juste après la zone de réception des bagages. A une vingtaine de mètres sur la gauche se trouvent des guichets d’achat de tickets pour la navette de liaison entre les aéroports. La guichetière qui ouvre  sa guitoune me dit que je peux acheter le billet à bord du bus qui se trouve juste derrière moi et qui s’apprête à partir. Chouette ! Je monte, m’installe parmi tous les Chinois, souvent en famille, qui s’y trouvent, puis achète à la préposée aux billets pour une somme modique mon aller simple pour Hongqiao. Je suis le seul Occidental à bord du bus. Un enfant devant moi me regarde amusé. Je lui souris puis je fixe la route qui défile, tout d’abord dans un paysage suburbain. Ça roule plutôt bien. J’observe les types de véhicules. Il y a tout ce qui s’est fait en Chine ces trente dernières années, depuis la fourgonnette aux allures soviétoïdes ayant largement dépassé la date de péremption, jusqu’à la berline de luxe.  

Le bus circule désormais sur l’une des voies expresses périphériques de l’agglomération de Shanghai, la S20. La circulation se fait de plus en plus dense mais reste fluide. Le paysage se fait quant à lui plus industriel et urbain. On longe parfois des secteurs constitués de forêts d’immeubles d’une vingtaine d’étages plantés par dizaines, tous bâtis sur le même modèle.

Lorsque vient le pont enjambant le très large fleuve Huangpu, mes yeux s’écarquillent. Au loin les buildings de Shanghai cherchant à s’extirper du smog matinal. Dans le fleuve, l’impressionnant spectacle offert par les nombreuses immenses barges chargées de matériaux industriels, serpentant bien alignées les méandres du fleuve tels des dragons aquatiques. La terre, l’eau, l’air, le feu, tous les éléments d’un pays en parfait ordre de marche vers l’avenir.

Le fleuve traversé, je remarque que ce boulevard périphérique enjambe des avenues. En contrebas, au niveau des sémaphores routiers, se trouve tout un fatras de véhicules, encore plus divers que ceux que je croise sur la voie expresse. Vélos, motos, motos-taxi, bus, voitures en tous genres, prêtes à foncer vers une journée de labeur. On sentirait presque la détermination de tous les conducteurs, là, à l’arrêt, face au feu rouge.

L’aéroport de Hongqiao n’est plus très loin. J’aurais mis une heure pour effectuer le trajet en période de pointe. Un trajet qui aura été bien plus stimulant que tous les cafés que j’aurais pu prendre. La Chine vient de me réveiller de la plus énergique des manières…



vendredi 16 juin 2017

Vieille stratégie pour temps présents


Le plan est simple:
Nous on s'envole,
Eux ils s'écrasent


#ThinkingOutOfTheBox
#ToujoursPrendreDeLaHauteur

mercredi 14 juin 2017

Conspiracy : Fight to Protect !


Je voulais absolument voir ce que donnerait ce qu’ils annonçaient comme étant un « Jason Bourne au féminin ». Je n’ai pas été déçu.

Certes l’écriture du film, un peu inhabituelle et moins grandiloquente que celle des « Jason Bourne » et autres films d’espionnage hors norme, semble un peu déconcertante et pécher parfois par manque de crédibilité.

Cependant, au final, on se retrouve avec une histoire bien moins paranoïaque et bien plus réaliste de « chiens de bergers », au devoir de protection chevillé au corps, versus « loups tyranniques », aussi tordus que mégalomanes, dans un monde de moutons, et de bureaucrates aussi nuisibles que finalement nécessaires…

"Il existe deux types de combattants. Ceux qui sont faits pour détruire et ceux qui sont faits pour protéger" O.P.
  

lundi 12 juin 2017

Attentats de Londres : ces immigrés de l’Est qui viennent voler l’héroïsme des Anglais


L’instant où tu apprends que l’un des rares à avoir réagi face aux terroristes islamistes armés de couteaux qui ont frappé Londres fut Florin Morariu un boulanger roumain.

Le seul à avoir compris que face à un couteau, une chaise ou un cageot suffisent, pendant que des Anglais de souche, sans doute Brexiters, préféraient se carapater comme des merdes bières à la main. 

Tout un symbole, en effet, mais pas vraiment celui de "résistance" (#Lol) qu’imaginent ces bolos du Huffington...

Courage versus lâcheté. Lucidité déterminée versus jean-foutrerie avinée. C'est Churchill qui doit se retourner dans sa tombe…

"Hard times make strong men. Strong men bring peace. Peace makes weak men. Weak men bring hard times..."
 

vendredi 9 juin 2017

Du Syndrome de l'Amazone


En parlant de "Wonder Woman" et d'Amazones, vous ai-je déjà parlé du syndrome de l'Amazone, découvert par bibi un soir de branlette (vous comprendrez plus bas) ? Non ! Alors allons-y...

Si je veux bien croire qu’en tout mythe, il y a un fond historique, je sais également que les Grecs étaient particulièrement doués pour se servir de la mythologie afin de mettre en scène les penchants humains qu’ils diagnostiquaient (ex : le complexe d’Œdipe). Donc pourquoi en irait-il autrement avec le mythe des Amazones ? Car avouez qu’il y a tout de même de quoi se montrer dubitatif quant à l’aspect premier degré de cette histoire.

Voici des femelles qui vivaient entre elles, qui passaient leur temps à guerroyer contre les Grecs et leur héros, et qui un beau soir, au coin du feu, auraient livré leurs petits secrets à un quelconque ethnologue ou géographe grec. Lui expliquant ainsi pourquoi elles ne copulaient qu’une fois par an avec les hommes des contrées voisines ; pourquoi elles ne gardaient que les bébés-filles et pourquoi elles tuaient les enfants mâles ou alors les mutilaient en leur crevant les yeux ou en les estropiant afin d’en faire des esclaves. C’est sûr qu’une telle publicité, ça donne envie de s’accoupler une fois par an avec de telles harpies. Non, ça ne tient pas la route cette histoire.

Ce qui tient bien plus la route c’est le syndrome qu’elles symbolisent, un syndrome qui m’est devenu on ne peut plus clair après la première grossesse de mon Amazone anatolienne et quelques échanges avec mes petits camarades papas.

Voyez-vous, contrairement à nous autres Celtes, ces petites-bites phallocrates de Grecs détestaient toute idée de matriarcat, idée que représentait à merveille celle des Amazones. Ces machistadors indo-européens préféraient, au point de se sacrifier par milliers pour l’une d’entre elles, les cagoles  dénuées d'intelligence et caractère telles que la "belle" Hélène. Un goût culturel pour le refus de la perte de contrôle masculin sur la société mais pas seulement. L’expression également d’une terrible angoisse. Suffisamment terrible pour qu’ils se sentent obligés d’envoyer leur Héros combattre les Amazones. Que ce soit Achille avec Penthésilée ou Héraclès avec Hippolyte, un grand nombre d’entre eux se sont épris de reines amazones particulièrement casse-couilles, avant de finir par les tuer, sans doute de frustration.

La frustration fut en effet ce que j’ai connu après chaque grossesse de ma femme, surtout après la première. D’un côté celle-ci qui ne vivait que pour son enfant, en communion totale avec lui, heureuse ou bien partageant ses craintes, interrogations ou douleurs avec d’autres femmes. De l’autre côté, vous, qui vous sentez mis à l’écart, fantomatique, jamais à la hauteur des exigences et surtout privé de sexualité ou alors selon une fréquence qui vous semble proche du « une fois par an » amazonien. Et ce alors qu’étrangement vos besoins et envies semblent démultipliés à ce moment-là, comme si vous aviez besoin de reposséder physiquement votre femme devenue mère pour vous sentir mâle donc mieux. Démultipliés au point que la masturbation irrite plus qu’elle n’apaise alors qu’avant ça, elle palliait parfaitement à toute frustration ou incompatibilité passagère d’ordre sexuel. De quoi vous taper sur les nerfs testiculaires.

Le pire c’est que vous sentez bien que le problème ne vient pas d’elle mais de vous, qu’elle n’en souffre pas le moins du monde alors que vous, avec vos binious gonflés à bloc, si ! Du coup vous devenez relou, très relou, des idées d’aller voir ailleurs vous traversant même fortement l’esprit, alors que vous adorez votre femme et n’étiez pas auparavant trop sujet à ce genre de tentations. Frustrations et tentations que j’ai retrouvées chez pas mal de mes compères.

Alors des petites contrariantes me diront que depuis que nous participons à l’éducation de nos mouflets, on devrait se sentir moins mis à l’écart. Un peu moins il est vrai. Cependant nos besoins et leur incompatibilité momentanée avec les vôtres, sont toujours là. Ils augmentent même, du fait d’être encore plus l’un sur l’autre (façon de parler), alors que du temps d’Achille on aurait pu se défouler en allant chasser, guerroyer et violer un petit coup de-ci, de-là chez les contrées voisines. Le seul avantage étant que cette proximité peut aider à en parler et ainsi trouver les moyens de régler ce problème.

Car problème, il semble y avoir. Or pour être favorable à l’harmonie des ménages, j’ai bien envie d’exhorter les mâles à en parler. Quant aux femelles, vu le nombre de couples que je vois tanguer dangereusement à ce moment-là, je me vois obligé de leur dire un peu abruptement « faites l’amour à vos mecs » ou si cela ne vous dit vraiment pas, la fatigue n'aidant pas, sachez que quelques petites caresses, y compris buccales, savent nous rendre suffisamment heureux en attendant mieux.

Reste une dernière question. Que symbolise la mutilation des petits garçons dans la légende. Là encore une part de constat et une part de crainte. Vous avez sans doute, tout comme moi, déjà vu des mères se servir de leurs fils afin de mener la guerre au père de ceux-ci, transformant leurs gosses en jouets aveugles de leurs désirs de revanche sur le mâle, les estropiant ainsi sur le chemin d’une vie autonome. Or si chez certaines femmes, cela semble procéder d’une stratégie plus ou moins consciente, de quoi susciter chez certains Grecs l’envie de s’en prémunir, chez certains hommes, Grecs ou pas, cela semble procéder d’une crainte dans la suite logique des celles expliquées plus haut. C’est fou ce que le manque de sexe peut nous pousser à psychoter. Menacés en tant que mâles puis menacés en tant que pères ; privés de virilité donc privables de tout pouvoir…

Finalement les Grecs étaient de grands angoissés et la femelle une sacrée source d’angoisses.
 
Illustration : Franz von Stuck « wonded amazon » 1904 

mercredi 7 juin 2017

Wonder Woman : Je veux la même ! JE-VEUX-LA-MÊME !!!


Voilà un fort joli drame grec, comme seuls les Américains sont capables de les produire (« Troie » étant le parfait exemple) aussi bien sur la forme que sur le fond, alternant belles scènes d'action et plans plus longs qui nous changent des courses folles cinématographiques actuelles. D'aucuns reprocheront les ralentis à la Matrix. Je trouve pour ma part qu'ils sont  parfaitement adaptés à la mise en valeur de l'esthétique martiale féminine... 

Quant à Gal Gadot : poï ! poï ! poï ! On ne pouvait pas faire meilleur choix d'interprète pour Wonder Woman. Signalons en passant la magnifique galerie d'Amazones, notamment la sublime Hippolyte et la splendide Antiope...

PS : Comme elle le suggère dans la scène du bateau, Diana est bisexuelle. Ce que je peux aimer les bisexuelles. Elles ont un rapport au plaisir dont une hétérosexuelle, ou un hétéro de base, n’ont pas la moindre idée. Elles connaissent parfaitement leur corps ; savent explorer celui de leur partenaire dans toute son étendue érogène ; ne viennent pas facilement, ne se contentent pas d’un orgasme, et sont donc assez exigeantes pour te pousser au-delà de tes ultimes retranchements, tout en sachant absolument tout donner des heures durant ; et surtout renouveler le tout la fois suivante. Par Sappho ! Vindiou de vindiou !


lundi 5 juin 2017

Profitons de l'optimum climatique mais surtout préparons l’après



Partant du postulat de base que Trump est une buse, qu’il nous faut polluer le moins possible, et que par conséquent sortir d’une dynamique collective internationale plutôt vertueuse n’est pas forcément ce qu’il y a de plus malin à faire ; avec l’aide de la perspective historique et astronomique, recadrons tout de même un certain nombre de niaiseries inversement proportionnelles à celles du Trump en question;


1) Bon ! Je sais bien que nous sommes désormais 7 milliards, que la planète serait entrée dans l’ère de l’Anthropocène, c’est-à-dire celle où elle aura du mal à effacer nos petites traces de pneus et autres cacas en polystyrène laissés ici et là, rappelons tout de même aux membres de l’espèce animale la plus égocentrique qu’a engendré Dame Nature que nous n’en sommes pas pour autant le centre du monde ou du système solaire. A titre d’exemples :

- Le moindre pet de volcan rejette dans l’atmosphère plus de gaz nocifs pour la biosphère et la couche d’ozone que ceux de nos rejets industriels  ;

- N’en déplaise à toutes ces vessies qui se prennent pour des lanternes interstellaires, le rôle du Soleil est infiniment bien plus important dans les cycles climatiques que tout ce que l’on pourra péter plus haut que notre cul. Pour preuve on observe également une augmentation des températures à la surface de Mars, or je ne pense pas qu’elle soit due à l’agitation de la demi-douzaine de robots terrestres qui s’y sont posés ces dernières années. 

Par ailleurs :

- Le CO2 n’est pas à proprement parler un polluant mais la matière première dont les plantes ont  besoin pour grandir ;

- De grâce que l’on arrête de parler de « dérèglement climatique », pour la simple raison que le climat n’a jamais été réglé. Oui de grâce car ça me donne des envies de gifler. Non mais sérieux, ces pignoufs de « régulateurs » obsessionnels  pensent vraiment qu’ils vont trouver les boutons de réglage du climatiseur planétaire. Plus niais tu meurs !



2) Ces propos introductifs passés, entrons dans le vif du sujet, en invitant mes brillants lecteurs à jeter un coup d’œil sur les jolis graphiques climato-historiques sus-présentés. Comme ils peuvent le voir :

- Le climat obéit à des cycles qui se fichent comme de leur première gelée de l’influence des primates industrieux et prétentieux que nous sommes. Ces cycles sont liés à l’activité solaire et aux variations d’inclinaison polaire ou orbitale de notre planète mère autour de l’étoile père (ou vice-versa pour ne pas fâcher les plus hystériques de nos vaillantes féministes).

- Les phases de réchauffement climatique coïncident avec des phases d’expansion de la civilisation humaine. Plus de chaleur signifie plus de ressources végétales et animales. Un foisonnement de vie supplémentaire certes inéquitablement réparti sur le globe terrestre mais bien réel. Dans nos contrées, on voit bien que cela est allé de pair avec la révolution néolithique, l'expansion indo-européenne, celle de l’empire romain, puis avec la renaissance de l’an mil, celle du XVe siècle et enfin notre exceptionnelle phase de développement  industriel actuel. A l’inverse, les périodes de refroidissement coïncident notamment avec les "siècles obscurs", et très spectaculairement avec la chute de l’empire romain sous la pression de populations en recherche de ressources vitales parvenant à traverser des fleuves gelés.

- CQFD Vive le réchauffement climatique ! Et surtout, puisque gouverner c’est prévoir, préparons  la suite, celle du refroidissement de la planète que certaines études annoncent pour la deuxième moitié de ce siècle, et qui dans un contexte démographique de 10 milliards d’humains, et de bouleversement productifs alimentaires et autres, risque d'entrainer des chamboulements bien plus flippants que l’amaigrissement des ours du pôle Nord.



3) Alors d’aucuns me demanderont à quoi rime tout ce cirque. 

- N’écartons pas la sincérité d’une grande partie de nos « sauveteurs du climat ». Nous avons beau nous montrer incapables de nous occuper correctement de nos vies et de protéger efficacement nos proches, nous n’en adorons pas moins nous prendre pour des sauveurs galactiques. C’est profondément risible mais c’est comme ça. C’est ce qui fait notre charme et qui doit bien faire rire les civilisations extraterrestres qui daignent suivre nos poilantes péripéties. Donc tous ces gentils neuneus pensent vraiment que le fait d’avoir un peu moins chaud va sauver la Terre ; à moins qu’ils ne se préoccupent surtout du sort de leur résidence secondaire en front de mer.

- Une autre partie estime qu’il n’y a rien de tel qu’un peu d’hystérisation des masses pour les pousser à éviter de tout saloper sur leur passage. Un peu comme quand papa-maman exagéraient les risques de nos moindres sorties de lit nocturnes histoire de nous empêcher de nous mettre en danger. Force est de constater que cela marche également chez les grands enfants que nous sommes.

- Une dernière partie, la plus mégalomane et dangereuse, présente surtout dans la sphère politicarde, n’adorant rien tant que de se prendre pour des « Deus ex machina », espère que cela lui donnera plus de pouvoir politique et économique sur les masses assoiffées de prêts-à-penser censés calmer leurs angoisses existentielles face à la complexité du monde. Ah ! Cet indépassable besoin « d’illusion de contrôle ». 

Maintenant, en conclusion, s’agissant des débiles, catégorie légende, qui osent parler de « crime contre l’humanité », et aux zobzervateurs franchouillards qui vivent la sortie de « l’accord de Paris » bien plus comme une insupportable blessure narcissique qu’un risque de quoi que ce soit, qu’on leur serve tout mon stock de goudron et de plumes...





vendredi 2 juin 2017

François Fillon : le Ayrton Senna de la politique française


Finalement, ce qui aura le mieux caractérisé notre Michel Vaillant de la Sarthe, fut la magnifique sortie de route avec laquelle il conclut sa carrière de pilote de course politique.

En même temps, un pilote de légende se devait de partir sur une sortie mythique 

Si jamais il devait chercher à revenir, il faudra que je pense à changer le « Ayrton Senna » pour « Niki Lauda ».


jeudi 1 juin 2017

Alien Covenant : Bis Repetita Non Placent


Encore une fois, nous voilà dans un vaisseau spatial ; 
Nous mettant à explorer un biotope totalement inconnu avec autant d’amateurisme que celui dont nos ancêtres ont fait preuve lors de leur sortie du Rift africain il y a 100 000 ans ; 
Tombant de nouveau sur les vilains noeunoeufs ; 
Et mourant dans d’atroces souffrances ; 
Le tout sous couvert d’une explication génésique à la mords-moi-le-nœud (gros soupir)…

Je crois que j’aurais encore préféré un Batman vs Alien ! 

mercredi 31 mai 2017

« Je suis un empoté »


Milan, Gare Centrale. Sur le départ, une envie de sentimentalisme Made in Italy me saisit. J'active mon iPod. Dès les premières notes, un sourire se glisse sur mon visage. « Sono un imbranato », « je suis un empoté » de Tiziano Ferro, dont le clip a été tourné à Côme. Tout moi mis en musique. 

« (…) E scusa se non parlo piano ; ma se non urlo muoio ; non so se sai che ti amo… E scusami se rido, dall'imbarazzo cedo ; ti guardo fisso e tremor ; all'idea di averti accanto ; e sentirmi tuo soltanto ; e sono qui che parlo emozionato… e sono un imbranato ! »


« (…) Et excuse-moi si je ne parle pas doucement ; mais si je n'hurle pas j’en crève ; sais-tu seulement que je t'aime… Et excuse-moi si j’en ris, si je cède à l'embarras ; je te regarde fixement et je tremble ; à l'idée de t'avoir à mes côtés ; de me savoir rien qu’à toi ; me voici ici, te parlant avec émoi... je suis si maladroit ! »

Empoté, maladroit, c’est exactement ça. Moi d’ordinaire si furtif et implacable sur le terrain des combats, deviens pour ainsi dire aussi balourd que vulnérable sur celui de l’amour. Remarquez, cela ne me dérange pas plus que cela. Il n’y a que de cette façon que je le conçois.

Car si j’envisage volontiers d’avoir à me défendre, contre-manipuler ou mettre à genoux les ennemis du genre humain, je n’ai jamais supporté l’emploi d’un langage conquérant, chasseur ou collectionneur, en matière de sentiments. 

« Conquérir le cœur de quelqu’un », « nulle citadelle n’est imprenable », voilà des formules qui m’ont toujours inspiré un profond mépris. Tout comme ont toujours constitué pour moi, des actes de haute trahison sentimentale, les minauderies, les « je t’aime, moi non plus », la manipulation galante, le fait de réduire l'autre à l'état d'objet de nos caprices, ou encore toutes ces petites et grandes manœuvres amoureuses s’écartant du domaine de la simple séduction.

L’amour, le désir, l’attachement, n’est beau qu’ainsi, énoncé aussi délicatement que possible, de la façon la moins intrusive qui soit, de celle qui me pousse à préférer caresser ses doigts du regard plutôt que de lui forcer la main, mais néanmoins le cœur à découvert, les cartes sur la table, loin d’un poker-menteur, debout, l’âme à nu, les armes au vestiaire. La base de toute discussion sincère, d’un respect mutuel, quelle qu’en soit l’issue de l’aveu. 

Cela étant dit, même brutal ou hurleur, je le préfèrerai toujours à des émois froids, fourbes, lâches ou fuyants. « …E scusa se non parlo piano ; ma se non urlo muoio ; non so se sai che ti amo… » En effet, au moins c’est clair… Bravo jeune homme !

SILimbranato