BLOG RADICALEMENT DEMOCRATE, POLITIQUE, COSMIQUE, SARDONIQUE, VOYAGEUR ET VULGAIRE, PARAISSANT TRÈS SOUVENT ET S'INSPIRANT DE L'ESPRIT D'UN TEMPS OÙ LE REPUBLICAIN SAVAIT ENCORE JOUER DE SES TUBES SEMINIFERES...
dimanche 12 avril 2009
STAND BY SIL
En voilà une bonne idée que le mouvement « playing for change » a eu là. L’idée de réunir tous ces chanteurs éparpillés de par le monde autour de cette superbe reprise du titre « stand by me ».
Une chose est certaine, on resterait à coup sûr bien plus longtemps encore à écouter Roger Ridley, Grandpa Elliott, Clarence Bekker et les autres, ici immortalisés. Allez chauffe Marcel, c’est trop beau ce que tu fais…
Silaï
samedi 11 avril 2009
CELEBREM A PASCOA ESTUPRANDO UM PADRE... (post en portugais)

La version française de ce billet est disponible ici (cliquez)
Pelo menos se desejarem respeitar a lógica completamente diabólica do Vaticano. Pois saibam, se ainda não o sabem, que esse grande estupor de José Cardoso Sobrinho, bispo de Recife, là no nordeste do Brasil, decidiu excomungar uma pobre mãe, por ter feito abortar a sua filhinha de 9 anos após ter sido violada pelo padrasto. Uma iniciativa que levou o apoio do Vaticano pois o aborto é para estas pessoas um crime bem pior do que uma violação. Um raciocínio interessante que no entanto levanta dois problemas. Um do ponto de vista comercial ; outro dum ponto de vista lógico.
Do ponto de vista comercial, se a igreja católica continuar assim à excomungar
parentes íntegros, aflitos pelo futuro das suas crianças, e no mesmo tempo continuar à reintegrar padres integristas, daqueles como o bispo Williamson que andam negando a Shoà, pouco aflitos pela memoria das vitimas dum dos piores crimes cometidos contra a humanidade, é de apostar que as igrejas evangélicas vão continuar de recolher o bom grão, deixando o pior para a igreja católica.
Dum ponto de vista puramente lógico, se o estupro é menos grave do que um aborto, então pode aparecer legitimo violar um padre nos países onde o aborto é legal. Lógico, não? Um modo de festejar, logo depois do Quaresma, essa tão bela visão da vida proposta pelo Vaticano...
Frade SILas
vendredi 10 avril 2009
ALBUM PANINI : DSK’S PRETTY PRINCESS

Très cher maître DSK, vous savez bien que je vous aime, spirituellement j’entends, si vous voyez ce que je veux dire, « non », ce n’est pas grave ; que j’ai été parmi les premiers à sentir que le FMI vous ferait un très bon tremplin national, ce qui commence à inquiéter notre président actuel, expliquant ainsi pourquoi il cherche à vous griller en vous proposant un poste de premier ministre ; et que je vous soutiens, y compris lorsque vous péchez par gourmandise. Aussi vous ne m’en voudrez pas de vous soumettre une petite requête à vocation cathartique.
L’autre jour avec des amis nous nous disions qu’après tout, puisque vos tendances sexual-démocrates, connues depuis des années du tout Sarcelles comme du tout Paris, n’empêchent pas d’être de gauche, loin de là, et sont tout sauf mal perçues dans un pays encore porté, dieux merci, sur la gauloiserie, il serait fort aimable à vous d’accepter de partager avec nous l’étendue de vos richesses libidinales. Une forme de redistribution. Une façon de nous rendre fiers de notre champion.
Nous avons même trouvé le moyen de rendre cela sympathique, ludique, voire rémunérateur. Par ces temps de crise, il n’y a pas de petit profit. Et puis une campagne présidentielle c’est de plus en plus cher. Ce moyen s’appelle tout simplement un album Panini.
Rappelez-vous, ces albums dont nous étions friands à l’adolescence, où nous collions des vignettes à l’effigie de nous joueurs de football nationaux ou internationaux, nos héros de dessin animés et autres. Ces vignettes avec lesquelles nous apprenions les lois de l’offre et de la demande, échangeant nos doublons contre des raretés, dans ces bourses d’échanges que constituaient les cours de recréation. Il y en avait des dorées, des rares, des dévaluées, des collector.
Les vignettes de l’album « DSK’s pretty princess » seraient classées par pays, catégories socioprofessionnelles, vraies conquêtes et affabulatrices. Imaginez les scènes à l’université, au bureau, au café, « j’échange quatre Tristane Banon contre une Prioska Nagy». « Non, j’en veux pas de ta mythomane sans valeur, je garde mon Hongroise, c’est une dorée »…
SIL théoricien de la sexual-démocratie
jeudi 9 avril 2009
EGOTRIP : I’M FAST, SO FAST

Bon, que ma famille, frangins, frangine, femme, gosses et meilleurs amis raillent mon talent, se fichent de moi, me reprochant même de perdre du temps à écrire mes petites billevesées, je le conçois. Après tout on n’est jamais si bien trahi que par les siens. Ce qui me fait penser au passage à Jacques Delors qui expliquait récemment qu’il verrait bien « François Fillon ou Alain Jupé », plutôt qu’un socialiste, succéder à José Manuel Barroso, l’actuel président de la Commission européenne. Une belle épine dans le pied de sa fille Martine qui s’apprête à lancer le PS dans la bataille des Européennes. Ah la famille…
Par contre que des e-potes, disposant de tout le loisir et distance nécessaire pour apprécier l’aspect nobélisable de ma production scripturale, se permettent des critiques aussi malvenues qu’injustifiées, non, ce n’est pas normal. C’est même franchement dégueulasse !
Car figurez-vous que l’autre jour, mon e-pote James Arabond s’est permis de me traiter de « prolifique », genre « j’ai du mal à te suivre » sous entendant un, « t’as combien de nègres à ton service pour produire autant ».
Devant une telle attaque, je me suis senti obligé de défendre ma fierté blessée en invoquant deux causes totalement indépendantes de ma volonté :
1) Pour se trouver soumis à la dure loi de la concurrence, en fait mes deux hémisphères cérébraux se tirent la bourre continuellement depuis pas mal de temps. Par conséquent dès que mon hémisphère droit pond un billet pataphysique, il y a le gauche qui s’atèle à produire un truc carré, avec un corps calleux central qui compte les points et décide de l’ordre de publication. Des fois c’est la bagarre…
2) Mais surtout, à l’image de Mohamed Ali « je suis si rapide que l’autre soir en éteignant la lumière dans ma chambre d’hôtel, je me glissais dans mon lit avant même que la chambre ne soit plongée dans l’obscurité ». Et puis, histoire de partager avec vous tous mes petits secrets, Apollo, mon coach personnel, m’impose de travailler encore et toujours mon jeu de jambes. Du coup je ne suis jamais là où on m’attend. I’m fast, so fast…
SILvester dit l’étalon galicien
mercredi 8 avril 2009
« LES BÊTISES » DE MADEMOISELLE ROYAL

Comme je l’ai déjà expliqué en mai dernier, les propos de Nicolas Sarkozy au sujet de « l’homme africain » n’étaient pas seulement condescendants, ils étaient tout bonnement racistes. Entendons nous bien, je ne dis pas que Nicolas Sarkozy est raciste. Non, tout comme je ne pense pas une seule seconde que Jacques Chirac ou François Mitterrand révélaient leur antisémitisme latent lorsque le premier parlait de « nos compatriotes juifs, musulmans ou tout simplement français » et le second des « juifs étrangers » s’agissant des Français juifs internés dans les camps par le régime de Vichy, je suis certain que les propos tenus à Dakar en 2007 par le chef de l’Etat ne révèlent pas plus son racisme. Tout cela n’est que l’expression d’un vieux fond culturel qui nous colle aux semelles et qu’un grand nombre d’entre nous tente de décrotter avec plus ou moins de réussite.
Après tout comme le disait Albert Einstein « Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé. » Cela étant dit, entendons nous bien une nouvelle fois. Mon petit propos n’est en rien un encouragement à battre notre coulpe. Non, pour la bonne raison que nous faisons partie de ces rares peuples à reconnaître nos crimes passés et à tenter de désintégrer nos préjugés. Il s’agissait donc ici, bien plus d'alerter et d'encourager que d'expier.
Mais bon, je m’éloigne un peu du sujet et surtout de mon envie de fesser un tantinet le joli séant de Mademoiselle Royal suite à sa toute récente sortie sénégalaise où elle s’est excusée au nom de la France pour les propos tenus par le président Sarkozy. Aussi revenons à notre sujet. Car histoire d’enseigner à cette représentante autoproclamée de la France, que le fait de s’excuser à la place des autres est susceptible d’entraîner une réponse du berger à la bergère, voici un petit exercice personnel qui lui rappellera des souvenirs.
Au nom de la France, je prie le Canada d’accepter mes excuses. En se prononçant pendant la compagne présidentielle pour la « liberté et la souveraineté » du Québec, Miss Royal avait insulté ce pays frère, dont pas mal de soldats sont morts à plusieurs reprise pour notre liberté. Quoi que l’on pense du fond de la question, elle a fait montre d’une ingérence tout à fait scandaleuse dans les affaires démocratiques d’un pays ami. Aussi, très chers Canadiens, daignez accepter mes plus plates excuses.
Au nom de la France, je prie également Israël d’accepter mes excuses. En rencontrant un député du Hezbollah lors d’un déplacement au Liban, député d’un parti qui prône la destruction d’Israël et qui lors de cet entretien avait comparé l'occupation israélienne du Liban au « nazisme », elle s’est rendue complice d’insultes ignobles à l’encontre de l’Etat hébreux. Aussi, très chers Israéliens, veuillez accepter ces très sincères excuses.
Au nom de la France, je prie enfin, pour l’instant, le sens de la bêtise chez mademoiselle Royal tenant parfois du comportement compulsif, le peuple chinois et tibétain, plus particulièrement les opposants et autres victimes du régime chinois, de recevoir mes excuses les plus navrées. En prenant lors de son bravitudinal déplacement en Chine, la justice de ce pays en exemple, notamment pour sa célérité, notre candidate à l’élection présidentielle a insulté la mémoire de toutes les victimes des méthodes particulièrement expéditives du Parti Communiste Chinois. Aussi, très cher peuple chinois, je te prie d’accepter mes modestes excuses.
Dis-moi François, tu ne voudrais pas rendre un grand service à notre France ? Celui de récupérer ton ex afin de la cadrer un peu, car à l’évidence notre internationale Ségolène « ne fait que des bêtises, des bêtises, quand t’es pas là… »
SILvain Lebel
mardi 7 avril 2009
« COMME UN LIS AU MILIEU DES EPINES, TELLE EST MON AMIE…»

Quel est le but de la Vie. La Conscience ? La Conscience seule, tout seul. Pour quoi faire ? Pour aimer ! L’objectif de la Vie est d’aimer. Aimer avec quoi ? Avec un cœur à l’abri de sa cuirasse thoracique. Pas seulement ! Aimer comme le fait le dieu d’Israël. En hébreux, on aime avec les entrailles, avec ce qu’il y a de plus fragile, de plus vulnérable.
On aime comme on désire. On aime comme on sème, comme on attend, comme on goûte. On aime comme on frémit, comme on tressaille. Avec ces mêmes entrailles qui se tordent, qui se nouent, qui se plient, qui se dressent, qui saignent et qui accouchent.
C’est sans doute à cause de la complexité de ce mystère qu’est l’amour, que le cantique des cantiques attendra le Ier siècle de notre ère pour intégrer le canon biblique.
Un mystère qui demeure puisque ce chant d’amour s’interprète tantôt comme l’amour du Christ pour son Eglise, celui d’une jeune fille pour son futur époux, ou bien encore, telle l’interprétation donnée par Rabbi Akiba, comme une déclaration d’amour symbolique entre le dieu d’Israël et son peuple.
Or tout comme ceux qui sont à l’origine de notre foi, tout comme nos frères aînés dans cette foi, j’aime avec mes entrailles. Dans cet amour, j’aime Israël comme on désire, comme on sème, comme on attend et comme on souffre…
« Tu es belle mon amie, comme Thirsta, agréable comme Jérusalem, mais terrible comme les troupes sous leurs bannières.
Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis, qui remontent de l’abreuvoir ; Toutes portent des jumeaux ; Aucune d’elle n’est stérile. Ta joue est comme une moitié de grenade.
Derrière ton voile, il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, et des jeunes filles sans nombre. Une seule est ma colombe, ma parfaite ; Elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient et la disent heureuse. Les reines et les concubines aussi et la louent. Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières » Ca 6:4
SILomon
lundi 6 avril 2009
SYLLOGISME BARDIQUE
dimanche 5 avril 2009
« TERRITOIRES PERDUS DE LA REPUBLIQUE », LE FILM : « LA JOURNEE DE LA JUPE ».
Si vous avez aimé « les territoires perdus de la république », l’ouvrage collectif rédigé sous la direction d’Emmanuel Brenner qui dès 2002 diagnostiquait « l’antisémitisme, le racisme, le sexisme » et plus généralement l’obscurantisme violent qui sévissait déjà largement en milieu scolaire, alors vous aimerez « la journée de la jupe ».
Ce film de Jean-Paul Lilienfeld, magistralement interprété par Isabelle Adjani, et qualifié « d’événement historique » par Alain Finkielkraut, campe à l’écran cette réalité devenue de plus en plus frappante. Un film qui a d’ailleurs crevé l’écran par son succès, ARTE ayant battu son record d’audience ( 2.2 millions de téléspectateurs).
Ceux qui ne l’ont pas vu peuvent le faire au cinéma. Pour ceux qui n’en ont pas la possibilité, ils peuvent toujours le faire ici. Quant aux plus pressés, un condensé de 12 minutes est disponible ci-dessus.
En attendant, en guise d’introduction, je leur propose de lire cet excellent billet de Jean-Paul Brighelli, l’auteur du non moins célèbre ouvrage « la fabrique du crétin ».
Et oui, il y a des gens qui avaient déjà tout vu juste et d’autres, "des crétins", au monde-diplodocus, chez Libé, Le Monde ou ailleurs, pour continuer de pérorer et se permettre le luxe du déni de réalité.
Allez, vas-y Jean-Paul, envoie du bois…
SILex sed lex
vendredi 3 avril 2009
OH LES VILAINES CARICATURES !

Ah ben, c’est vraiment pas malin de faire des choses pareilles. Du coup, maintenant, il va falloir que je sévisse et ce alors que je déteste ça ! C’est vraiment pas malin, c’est moi qui vous le dis. Car qu’apprends-je ? Que des sectateurs de cette belle et grande religion d’amour, de paix et de tolérance qu’est l’islam ont souhaité, au moins à deux reprises, faire sauter une magnifique fresque de la basilique de San Petronio à Bologne. La fresque peinte par Giovani di Modena, intitulée « le jugement dernier » et où s’y trouve représenté un Mahomet déchiqueté par un démon (en haut à droite de la fresque) selon la vision des Enfers décrite par Dante dans sa « divine comédie ».

Oh que c’est pas bien de faire des choses pareilles ! Déjà, s’attaquer à une basilique, ce n’est pas gentil, mais en plus à un monument de la culture européenne, c’est vraiment pas bien du tout. Enfin messieurs les islamistes souffrez que « la divine comédie » de Dante soit d’une tout autre qualité que le petit coran, cette divine tragédie, pondu par votre Mahomet. Souffrez mais en silence s’il vous plait. Je n’ai pas envie de sévir à chaque fois comme je m’apprête à le faire. C’est qu’il m’en coûte de me montrer fort peu aimable à mon tour.
Car figurez-vous que je suis tombé l’autre jour sur de jolis tableaux perses qui d’après certains experts seraient les trois scènes d’un même acte ; bien que d’auteurs différents. Je comptais les garder pour moi, histoire de ne pas heurter certaines sensibilités, mais puisqu’on s’attaque ainsi à mon héritage, il n’y a pas de raison que je ne fasse pas de même. Donc…

Voici le premier tableau, peint par le célèbre Ibn Momonet, et qui représente Zayd, le fils adoptif de Mahomet-le-proxénète-celeste, avec sa tendre et chère Zaynad, avant que Mahomet reçoive l’ordre de l’épouser par son Allubrique divinité.

Le deuxième que l’on doit à Al Harunobu dépeint Zayd et Zaynad sur un pur-sang arabe, avec un Mahomet qui se fait malice derrière une aubépine ardente, trop sacrée pour être dessinée, tout juste avant de recevoir l’ordre d’Allautre-pervers.

Sur le troisième, d’auteur inconnu (tu m’étonnes), nous pouvons voir un Allah (le buisson tout sec à gauche) qui dépité par ce qu’il voit (un Mahomet excité par Zayd et Zaynad qui s’en va se faire du bien avec les restes de la pauvre Khadidja qu’il garde au frais dans sa grotte pour les jours sans) lui donne l’autorisation de voler la fille de son fils adoptif (le texte à droite).
Fallait pas commencer. Je vous avais prévenu…
NaSILreddin Hodja
jeudi 2 avril 2009
PUER SENEX, C’EST TOUT MOI

La légende, ma légende (j’adore faire ce coup-là) veut que je sois né avec les cheveux blancs, tout comme le célèbre barde gallois Taliesin ou encore le non moins célèbre philosophe chinois Lao Tseu. Enfant, mon regard était aussi déjà celui d’un vieillard et les questions que je posais à mes proches, celles d’un grand-père installé dans un fauteuil qu’il refuserait de quitter. J’ai d’ailleurs marché très tard. Avec le temps, j’ai tout de même fini par trouver l’enfance sympathique, notamment l’usage du biberon que j’ai gardé un certain nombre d’années, à moins que ce soit là aussi un comportement d’édenté.
Après avoir perdu mes cheveux blancs j’ai récupéré une teinte plus foncée, celle du châtaignier que j’ai gardé jusqu’à ma treizième année.
Un soir d'automne, alors que mes parents faisaient les encombrants, histoire de récupérer de quoi décorer leur loge de concierge avec le mauvais goût que les bourgeois du seizième arrondissement acceptaient parfois de mettre au rebut, je cherchais de mon côté quelque ouvrage à me mettre sous la dent. Il y en avait souvent dans les encombrants de l’avenue Raymond Poincaré. Or pour me refuser à laisser des livres dehors, j’en revenais parfois les bras chargés. Ce soir-là c’était notamment avec les deux tomes, en version poche, de « Racines » d’Alex Haley et une tripotée de numéros du magazine Historia, parmi lesquels des dossiers sur les Khmers rouges et la Shoah.
Dans les semaines qui suivirent, mes lectures allaient marquer mon cerveau au fer rouge. Ces récits génocidaires et esclavagistes venaient d’entamer le processus de reblanchiment de mes cheveux. Un jour, un cheveux. Pas un jour sans que je me sois demandé depuis, comment mon espèce peut-elle en arriver là.
J’ai tout de même fini par trouver ma jeunesse sympathique, un peu sur le tard ; depuis que je perds mes cheveux blancs. Un par jour. Pas un jour sans chercher le moyen de rire. Grandir avec le regard du vieillard, vieillir avec les yeux de l’enfance, telle est l’étrange histoire du « puer senex » ; tout moi !
Puer SILnex
mercredi 1 avril 2009
LA LIGUE ARABE RATIFIE LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

Comme quoi, il ne faut jamais désespérer du genre humain. En clôture du sommet de Doha, profitant de la présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon, la Ligue arabe a déclaré très solennellement qu’elle ratifiera sous peu la Déclaration universelle des droits de l’Homme, au sens où les constitutions nationales des pays de la Ligue y feront expressément référence.
Par la même occasion, l’organisation a déclaré vouloir fonder de nouvelles relations avec l’Etat hébreux, reconnaissant de fait son existence ainsi que son droit à la sécurité.
Afin de démontrer sa bonne volonté, les autorités qataries, qui accueillaient ce sommet, ont placé sous résidence surveillée le président soudanais Omar el-Béchir, inculpé par la Cour Pénale Internationale de crimes contre l’humanité au Darfour. Il sera bientôt extradé. Une façon de signifier clairement que le respect du droit des minorités éthiques et religieuses sera l’une des priorités du monde arabe. Le colonel Kadhafi s'est déclaré particulièrement fier d'appartenir à un ensemble culturel qui marchera dorénavant d'un pas résolu vers la modernité.
Franchement, vous y avez cru…
SILure d'avril.
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