vendredi 30 août 2013

Une semaine cosmique vue d’ici


Dimanche : metapublicité industrielle américaine. USA ! USA ! La sonde Voyager aurait  dépassé les limites de notre système solaire. Voguant désormais, après 35 ans de course, dans un vide intersidéral pas pour autant dénué de dangers, Voyager démontre à toute la bordure externe de notre galaxie que le génie industriel américain n’est pas un mythe contrairement au soviétique. USA ! USA ! Ce qui n’empêche pas les Américains, en Syrie, de ne pas se trouver prêts d’être sortis de l’auberge damascène, vu qu’ils n’y sont pas encore entrés…

Lundi : Vitesse de lumière et que ça saute ! Cent ans est la durée posée comme objectif par la Nasa afin de doter la race humaine des moyens techniques nécessaires pour atteindre un autre système solaire. Au même moment le physicien Harold White pense avoir trouvé le moyen de nous faire voyager plus vite que la lumière. Des projets auxquels les écologistes français ne manqueront pas de s’opposer, principe de précaution oblige. Sait-on jamais, des fois que les vols supraluminiques nous déclenchent un réchauffement galactique ou des rejets nocifs d’antimatière. Ce qui n’est pas grave, vu que nous avons l’intention de nous bâtir un avenir lumineux sans ces obscurantistes…

Mardi : déjà sur le départ ?! Si l’on en croit The Daily Caller, 100 000 personnes auraient d’ores et déjà manifesté leur volonté de quitter notre planète. La plupart d’entre eux rêvant même d’émigrer sur Mars. En voilà une bonne nouvelle ! Nous allons avoir besoin de colons. Et lorsque ces couillons auront compris que le voyage offert pour Mars était vraiment un aller simple, ils n’auront pas d’autre choix que de tenter de faire du désert martien un jardin. Tiens et si on y envoyait tous nos crétins d’écologistes. Après tout ce sont bien les rois du planter de salades. En attendant ce jour-là, ici bas, ce sont tous les vieux jardins syriens que se transforment peu à peu en déserts.

Jeudi : putain mille ans ! Youpi, l’un de mes rêves, et accessoirement cauchemar de Mahomet (Coran 2:96), ce qui me réjouit derechef, est sur le point de se réaliser. Les biotechnologies seront bientôt, en mesure de nous offrir, au minimum, un bon millier d’années de vie en bonne santé. Compte tenu du fait que tout le monde n’y aura pas accès, en dehors des très riches capables de s’offrir ces technologies (tant mieux pour eux), et si on réservait un tel prodige, en priorité, à celles et ceux qui se porteront volontaires pour explorer le cosmos. Prems !

Vendredi : vers l’idiotie et au-delà. Pendant ce temps-là, tout le Moyen-Orient se débat de plus en plus entre ténèbres, lumières, passé, présent et retour vers le futur… menaçant au passage de donner raison à la prophétie Star Trek : « pourquoi n’y-a-t-il pas d’Arabes dans le vaisseau Enterprise ? Eh bien, parce qu’il n’y aura plus d’Arabes dans le futur ! ». En parlant de Star Trek, pensez à soutenir le projet de construction d’un vaisseau de type USS Entreprise. C’est que 20 ans et seulement 1 billion de dollars seraient suffisants. Allez, un petit effort. N’oubliez pas que l’espace est l’avenir de l’espèce…

mercredi 28 août 2013

Voici pourquoi l’exploration spatiale risque de demeurer masculine


- Dis-moi mon amour, ça te dirait que l’on aille explorer ou bien s’installer sur la planète Mars ?
- Bof ! Je ne sais pas quel temps, il y fait.
- OK ! Puisque c’est comme ça…

Petite annonce : cherche jolie épouse suffisamment stable pour passer le prochain millier d’années à mes côtés et suffisamment aventureuse pour sauter d’étoile en étoile en ma compagnie. Bipolaires s’abstenir…

Han SILo

lundi 26 août 2013

Drôles d’oiseaux


Enfin le premier bon film de l’été. Il était temps. Si j’ose dire. Et ce même s’il s’agit en fait d’un film d’animation ; d’un dessin animé quoi. « Drôles d’oiseaux » est son titre. En effet, j’ai beau avoir cherché, je n’ai pas trouvé de quoi lui voler dans les plumes ; bien au contraire.

Une très belle fable campant les limites de l’isolationnisme, et la nécessité pour les plus forts d’accepter la lourde et parfois très ingrate charge de protéger les plus faibles dans un monde ou tout ce qui vole, marche et rampe ne cherche pas forcement à se hisser au niveau de nos plus beaux idéaux… mais je sens que je vous perds dans mes circonvolutions plumitives.

En fait, au-delà du joli spectacle consistant à nous mettre parfois dans la peau ou plutôt dans les plumes d’oiseaux de haut vol, je dirais pour résumer cette histoire d’ovipares, qu’elle ressemble à une séduisante métaphore de l’idéal américain, joué par des oiseaux en Afrique, perruches, faucons et finalement vautours inclus. 

A vous de me donner raison ou tort. En tout cas c’est à voir…

Les Cahiers du SILnéma

dimanche 25 août 2013

jeudi 22 août 2013

Avoir la Femme dans la peau


Difficile de ne pas avoir la femme dans la peau. Très difficile même. D’ailleurs je suis persuadé que Dieu est soit profondément hétérosexuel soit lesbienne. Non mais regardons nous les hommes. Même si globalement le mâle n’est trop mal fichu, pourquoi le Concepteur nous a-t-il collé au beau milieu du corps un appareil génital aussi pendouillant qu’inesthétique. Une sainte horreur ! Et que l’on ne me dise pas qu’il ne pouvait pas faire autrement pour maintenir les testicules à une température qui permette de conserver notre descendance au frais. Oui, trêve d’excuses bidons pour la bonne raison que tout le bazar de mes divins félins se trouve à l’intérieur. CQFD, Dieu après s’être appliqué sur la femme a bâclé l’homme parce qu’il est soit hétérosexuel soit lesbienne. Comme moi quoi !

Oui, j’ai la femme dans la peau. La femme, c’est plus fort que moi. Pas toutes, je vous l’accorde, mais celles qui me scotchent littéralement, oui. En leur présence, je me sens d’ailleurs comme superman au contact de la kryptonite, affaibli, perdant une partie de mes moyens, intimidé, troublé, la mâchoire du bas légèrement décrochée et le regard un tantinet hagard. 

Tiens, illustrant cela, je me souviens de la fois où je suis rentré dans un bureau plongé dans la pénombre, tombant alors sur une reine brune qui en se tournant vers moi m’a laissé aussi coi que stupéfait, la mâchoire du bas légèrement décrochée et le regard hagard. Je devais avoir l’air aussi con qu’interdit. Sans doute étonnée, elle me demandait « ça va ». Me ressaisissant, j’ai répondu que oui alors que j’avais plutôt envie de dire « tu es encore plus belle dans la pénombre, une chose aussi rare que précieuse ». Ah, ce que la brute épaisse et velue que je suis peut aimer se sentir vulnérable, un peu défait, ces courts instants, avant de se draper fissa dans sa dignité toute guerrière. 

Leur présence. Et je ne vous parle pas de la démarche, de la voix de ses mêmes femmes envoûtantes ; ni de leur regard où l’on retrouve aussi bien la fragilité de la petite fille apeurée que la fierté des déesses-mères ; ni de leur parfum, ou de leur si délicieuse saveur intime ; ni du grain de leur peau, et de la douceur de leur duvet. 

Ce que je peux aimer y promener mes doigts. Que ce soit au milieu de sa chevelure, sur le lobe de ses oreilles, sur ses lèvres ; pianoter sur sa nuque, sur son dos, sur son ventre, m’attarder sur ses seins, en reconnaître le moindre détail, grain de beauté, jouer avec et les faire miens ; puis perdre toute raison sur ses cuisses, son séant, les mains avides de ce contact, de cette préhension ; avides de toutes les sensations qu’elle me livre, jusqu’à la délivrance. J’aime exploser en elle, m’y abandonner. Autant que de la voir jouir, ses cornées se fissurant comme des boucliers ; la voir lâcher prise puis se recroqueviller, tremblotante, se réfugiant dans mes bras, la boucle ainsi bouclée, l’harmonie alors parfaite.

C’est certain, j’ai la femme dans la peau. Brune elle est mon yang, blonde elle est mon yin. Elle tourne en moi comme l’alpha et l’oméga, me rend aussi fou que sage, me capture et me libère, me comble et me vide, m’assombrit et m’éclaire ; mes plus jolies joies, mes plus belles peines, preuve ultime de son importance… 

SILio Iglesias (photo "yin-yang" de Gino Quattrocchi)

lundi 19 août 2013

Quand Elysium rime avec Valium


Comme me le laissait craindre la bande annonce, je n’ai rien à dire sur le film « Elysium » mettant à l’affiche Matt Damon et Jodie Foster. C’est une daube d’un niveau stratosphérique ! Ces deux acteurs étant quasiment méconnaissables de médiocrité, notre Mattounet en personnage Disney pour nourrissons, et Jodie Foster en espèce de vieille goudou gercée à l’azote liquide aussi sexy qu’une ancienne entraineuse de nageuses est-allemandes (référence pour plus de 30 ans, désolé !) reconvertie dans la politique. Par conséquent, je ne parlerai pas du film, préférant m’inquiéter pour la santé  de scénaristes hollywoodiens. Sérieux, ça sent la dépression sévère, messieurs-dames.

Oui, je sais bien que le futur, la conquête spatiale, tout comme la vie, c’est un peu effrayant, plein de dangers à éviter, de risques régressifs et tutti quanti. Il y a juste que la vie, tout comme le futur, c’est surtout plein d’opportunités à saisir, de possibilités de progrès et de developpement pour toute notre bonne vieille humanité.

Non mais sérieux, c’est quoi tous ces auteurs et scénaristes qui nous présentent quasi systématiquement le futur et la conquête spatiale en termes et visions apocalyptiques, dangereuses, conflictuelles ou rétrogrades. Les auteurs d’Elysium poussant le délire jusqu’à nous faire le coup en 2154 de la très has-been lutte des classes. Et ce alors qu’à l’heure actuelle des dizaines de millions de personnes sortent de la misère et accèdent à des systèmes de santé et d’éducation grâce au développement économique et social mondialisé.

Ah, toutes ces bonnes âmes, prétendument humanistes, rectificatrices de torts, rêvant de lendemains qui chantent, qui nous présentent perpétuellement la face sombre du sapiens-sapiens, n’ayant jamais foi en l’humain d’un point de vue global, si ce n’est à travers quelques exceptions salvatrices leur servant de projection narcissique. Déprimant, désolant, flippant, ridicule !

Sérieux, les gars et les garces, aussi intimidant que cela puisse paraître, l’espace est l’avenir de notre espèce ; mieux, l’espace et l’avenir appartiennent par essence au domaine du rêve. Alors, par tous les diables, faites-nous donc rêver…

SILuc Skywalker

dimanche 18 août 2013

Comme une envie de sentimentalisme mutant


Who dares to love forever ?
When love must die
But touch my tears with your lips
Touch my world with your fingertips
                                                     And we can have forever
                                                    And we can love forever
                                                      Forever is our today
SIL MacLeod

vendredi 16 août 2013

Une semaine mutante vue d’ici


Dimanche 11 aout : Introduction. Alors qu’une tortue alligator s’attaque aux jarrets des baigneurs d’un lac  situé en Allemagne, à quelques centaines de kilomètres de là, sur le détroit séparant la Suède du Danemark, des poissons s’en prennent aux testicules de vacanciers suédois. Après vérification, il ne s’agirait pas d’une variété mutante créée par les casse-couillistes suédoises dont le principal projet égalitaire consisterait à obtenir des  hommes qu’ils fassent tous pipi assis, mais  d’une variété sud-américaine, cousine du piranha, arrivée là, on se demande comment. Réchauffement climatique ? Foutaises ! Vous cassez-pas, va ! On vous a grillé mesdames.

Lundi : Effractions. Pendant que la faune se déchaine chez les Teutons, des  poubelles mutantes placées sur la voie publique s’attaquent aux  données contenues dans les smartphones de nos cousins anglo-saxons. Il s’agirait de pouvoir mieux cibler le consommateur d’un point de vue publicitaire en faisant les poches de nos téléphones afin de mieux connaître nos petites habitudes. De quoi donner des envies de marquer au fer rouge le front de certains fils de pub, histoire de mieux les cibler quand ça nous chante, non ?

Mardi : Mystification. Histoire de rester en Grande-Bretagne tout en rejoignant la grande histoire, j’ai l’honneur de vous faire savoir que l’on aurait enfin découvert le secret de l’incroyable cul de Pippa Middleton, la sœur de la Duchesse de Cambridge, qui avait volé la vedette à sa sœur lors du mariage de cette dernière en paradant avec un séant parfaitement moulé dans une très seyante robe d'une blancheur immaculée. En fait, rien de génétique. Pas grand chose de magique non plus, en dehors de la présence contre son royal fondement de sous vêtements sculptants de la marque anglaise «Beautiful Bottoms». En somme, une super-combinaison biotechnologique. Tricheuse !

Mercredi : Scène comique. Toujours au rayon vrais escrocs et faux supers-pouvoirs, figurez-vous que  le dirigeant du Venezuela, Nicolas Maduro, a annoncé, qu'il allait demander au Parlement des pouvoirs spéciaux pour mener "à fond un combat" contre la corruption. Vu que son parti est non seulement au pouvoir depuis 15 ans mais aussi au cœur du système de corruption généralisé du Venezuela, quel type de pouvoir compte-t-il invoquer. L’autodissolution ?  Le suicide ? En voilà une bonne idée…

Jeudi : Coup de théâtre ! La reprise annoncée le 14 juillet par notre «moi président» et son super-Ayrault est arrivée, un peu comme Zorro, sans s’presser, avec son cheval et son grand chapeau. Galvanisés par ce retentissant succès, les sauveteurs de la France se sont dit qu’ils sauveraient bien l’Egypte et la Syrie en appelant tout le monde au calme. Sacrés Zorros !

Vendredi : The End. pendant ce temps-là, Barack Obama, le messie interplanétaire, prix Nobel de la paix, grand rectificateur de réchauffement climatique, pacificateur du monde musulman, et amateur de cartes à jouer bien plus que de plans de bataille, aurait été trouvé par ses plus proches collaborateurs, qui le cherchaient depuis plusieurs jours, dans la panic room de la Maison Blanche, recroquevillé en position fœtale, sans que l’on comprenne pourquoi. Sans doute une blessure de ou du golf…

lundi 12 août 2013

Wolverine : mais non, c’est pas un nanar


A lire la critique, les avis seraient unanimes. Wolverine a beau casser la baraque question box office, il n’en casserait pas pour autant des briques côté réalisation. Nous aurions même affaire à un gros navet. J’ai d’ailleurs failli passer à côté du film en raison des critiques. J’ai bien fait de me faire les griffes dessus.

Soi-disant qu’un Wolverine affaibli, qui cicatrise mal sauf des sorties de serres, fatigué par quelques coups de hache mais pas par sa carcasse métallique, rendrait le tout peu crédible, échec du processus de la "suspension consentie de l'incrédulité" oblige. Mais également que l’histoire n’aurait pas de quoi retourner un ongle.

Sans même discuter de ce qu’il y aurait de crédible ou pas dans des histoires de mutants peu ou prou invincibles, ce qui en soi frise déjà l’abscons, j’ai simplement envie de dire que je n’ai pas vu tout ça. Visiblement je suis passé à côté des incohérences comme de l'aspect nanar. Sans doute le fait de m'être placé au premier rang histoire d'en prendre plein la vue.

Au-delà des aspects et effets toujours aussi impressionnants déployés par Hugh Jakman, je dois avouer que le charme a opéré. Il est vrai qu’ils ont un peu triché. La 20th Century Fox ayant eu l’idée de planter le décor au Japon, avec des tableaux tous plus enchanteurs les uns que les autres, le charme ne pouvait qu’opérer sur moi. Si on ajoute à cela, des ninjas, des robots et Mademoiselle Tao Okamoto, on peut dire qu'il y avait dans ce film tout ce qu'il faut pour que je sois aussi ravi que scotché à l’écran.

Ah, Tao Okamoto, pour tous les dieux du Kojiki, Tao Okamoto, ah la la, grands dieux, grands dieux, grands dieux…

AmateraSIL

dimanche 11 août 2013

Comme une envie de sentimentalisme "dans les yeux"


I can tell by the look in your eyes you've been hurtin'...
In your eyes
I want to see your love again
In your eyes
I never want this feeling to end
It took some time to find the light
But now I realize
I can see the heaven in your eyes

SILoverboy