samedi 31 juillet 2010

Quand le colosse se prend un avion dans le plastron, il a mal.


Récemment, alors que nous devisions de tout et de rien en marchant les pieds dans l’eau, un proche, particulièrement proche, prend soudainement un ton plus grave et me dit : « tiens en parlant d’aviation, je crois que je peux me mettre à la place du World Trade Center. Je sais ce que ça fait de se prendre un avion bourré de kérosène en plein dans le buffet. Le feu fait rage à tous les étages. Heureusement que ma structure est moins fragile, que les larmes du soir refroidissent un peu le bronze de la carapace et que mes pieds ne sont pas faits d’argile. » Puis il s’est renfermé un bon moment, sans doute, pour travaux.

J’ai compris que ce colosse, dont presque rien ne trahit à première vue la sensibilité, avait particulièrement mal. Mais pas aux pieds ce qui est une bien bonne chose…

SILdra Stone

vendredi 30 juillet 2010

FMB, le valet qui valait un milliard (après l’homme bionique, voici l’homme cosmétique).


Après l’homme idéal, voici l’homme l’Oréal. Ça fait rêver ! Une création Bettencourt : « FMB, n’oublie jamais que tu es ma créature… »

jeudi 29 juillet 2010

Un plan de relance en or pour "les gens du nord"


Syndrome médiatique de Korsakoff oblige, je suis certain que la plupart d’entre vous ne se souvient plus du drame du samedi 7 mars 2009. Ce soir-là, après le match Lyon-Lille au Stade de France, des supporters lillois cherchent à rejoindre leur car. Dans ce dessein, ils décident d’emprunter une voie de chemin de fer. Un RER fauche alors le groupe, blessant huit personnes et tuant un enfant ainsi qu’un adolescent. Paix à leur âme. Les 40 jours de deuil étant largement passés, je puis en parler.

Je peux en parler car à l’occasion de ce drame, j’ai entendu des choses particulièrement méchantes. Comme quoi, ils l’avaient bien cherché ou du moins étaient entièrement responsables de ce qui leur était arrivé. D’autres détournèrent même les paroles de la chanson d’Enrico Macias, « les gens du nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors », en concluant, « et pourtant ce ne sont pas des lumières ». Soi-disant que chaque fois qu’il y a un drame ou un fait-divers particulièrement horrible, c’est pour le Nord.

C’est souvent vrai mais ce n’est pas une raison pour se montrer cruel. Oui, j’ai beau dire que la moquerie à caractère ethnique n’est respectable que lorsqu’elle est méchante, là je n’ai pas trop envie et opterai par conséquent pour la méthode Timsit, une méchanceté gentillette.

C’est qu’ils souffrent les gens du Nord, ils souffrent vraiment. Déjà, des voies de chemin de fer désaffectées, qui ne servent là-bas à rien d’autre que de raccourci entre deux bleds. Imaginez leur surprise de voir des trains rouler, y compris de nuit. Mais ils souffrent surtout du chômage, de l’alcool, et de diverses maladies indépendantes de toute consanguinité. Silicose, cirrhose, hépatites, sans oublier cet herpès qu’ils attrapent dans la petite enfance par le biais d’éducateurs écologistes particulièrement attentionnés, et qui pour des raisons qui échappent au corps médical, risque plus qu’ailleurs de dégénérer en encéphalite herpétique, une maladie horrible qui ne permettra au patient qui y aura survécu, d’avoir pour semblant de vie normale, une activité de supporter d’équipe de foot. Avouez que c’est horrible, non ?

Du coup, comprenez que j’ai envie d’aider le Nord. Déjà en le valorisant. Que peut-il y avoir de bien dans le Nord ? Facile ! Lille, déjà. Lille est une très belle ville. Et puis les filles. Très, très bien les filles du Nord et ce pour au moins deux raisons. Tout bon tenant de la théorie de l’évolution vous expliquera que les mutations les plus surprenantes se trouvent souvent en milieux hostiles. Le Nord étant un milieu particulièrement hostile, vous voilà certain d’y débusquer des perles moins rares qu’ailleurs. N’appelle-t-on pas la côte de la mer du Nord, « la côte d’Opale ». Tout s’explique. L’autre raison qui fait tout l’intérêt des filles du Nord, réside dans le fait que même le gars le plus timide qui soit y a toutes ses chances. À condition de ne pas être du Nord bien sûr. C’est que pour toutes les raisons susvisées dans le chapitre tares, la concurrence masculine n’y est pas très rude. De toute façon les meilleurs spécimens d’hommes du Nord, curiosité et intelligence oblige, préfèrent allez voir plus au Sud ce qui s’y passe. Par conséquent, non seulement les filles du Nord vous reconnaîtront de suite, mais surtout elles viendront vous voir d’elles-mêmes. C’est-y pas une bonne raison d’aimer le Nord, ça ? Comment ça, « non ! »

À l’évidence, je n’ai pas réussi à vous convaincre, bande de Nordophobes. Qu’à cela ne tienne, j’utiliserai mon argument massue, ma massue de Thor.

C’est que je me permets de vous rappeler que nous vivons actuellement un drame économique, non pas du fait des gens du Nord, mais que l’on doit pour partie à des fils de rentiers, consanguins, cocaïniques et amateurs de vacances à Pattaya, qui se sont amusés pendant des années à promener nos économies au bord des rails d’un TGV. Les a-t-on traité d’irresponsables ou de dégénérés ? Se moque-t-on d’eux à longueur de journée ? Non seulement ce n’est pas le cas mais surtout ceux-ci ont bénéficié et bénéficient toujours d’un plan de relance en or massif !

Par conséquent j’exige que les gens du Nord bénéficient du même traitement. Que l’on déverse sur eux des centaines de milliards. Au moins nous serons certains qu’ils consommeront, eux, avec en plus une prédilection pour les produits locaux, moules, frites et autres bières.

J’ai même une autre idée pour rendre à coup de milliards, et à coup sûr, leur avenir radieux. Un avenir dans le ton de la chanson d’Enrico Macias. Enfin, dans un ton bien plus joyeux. Oui, que l’on bâtisse dans le Nord une technopole tournant autour des technologies de la fusion nucléaire, soit la technologie solaire. De quoi installer un beau jour et à demeure le Soleil dans le Nord, mais aussi de permettre à leurs jeunes ingénieurs de pouvoir un de ces jours se prendre pour des lumières. Ne me remerciez pas. Enfin, si, les filles du Nord y sont autorisées…

SILugh le polytechnicien.

mercredi 28 juillet 2010

Oui aux mariages théosexuels et à tous les droits qui vont avec


Dieux que c’est beau la modernité, sniff, sniff ! Excusez-moi mais j’écris les yeux emplis de larmes. Ce n’est pas très pratique pour tapoter sur mon clavier, mais là c’est irrépressible. Cela m’arrive parfois. Par exemple lorsque je me dis « dieux que c’est beau la modernité, absolument toute la modernité, et plus particulièrement ces jolies petites fuites en avant égocentriques ou autres acquis sociétaux que nous accordent sans discuter nos si permissifs papa-Etats modernes ». Je parle par exemple du mariage homosexuel qui après avoir été accordé dernièrement aux Portugays vient de l’être tout récemment par l’Argentine. J’en suis tout ému car je vais pouvoir faire progresser mes droits et plus globalement celui des hominidés dans et de mon genre. Je vais me gêner, tiens ! Après tout, il n’y a pas de raison que je cède encore une fois à ma dignité maladive, en ne réclamant pas mon dû, mon droit, ne serait-ce qu’au nom de l’égalité des droits. Allons-y. Taïaut ! Taïaut !

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je ne tape que dans la déesse. Non, non, il ne s’agit en rien d’une variété particulièrement délirante d’érotomanie mais bien d’un fait. Je ne sors qu’avec des déesses. C’est comme ça. Un peu de tolérance, je vous prie. Après tout chacun ses goûts, qu’ils soient naturels ou surnaturels. Et puis que voulez-vous, les déesses sont les seules à savoir me prendre, à pouvoir me comprendre, les seules à apprécier toute la complexité, subtilité, et puissance de mon essence. Mais je sens que je vous perds, que vous ne voulez pas entendre cela, voir cette aveuglante réalité en face, en vils réactionnaires théophilophobes que vous êtes. Dieux que c’est laid !

En tout cas, que vous soyez en mesure d’admettre un tel genre ou pas, le fait est que je vis depuis de nombreuses années une magnifique histoire d’amour avec la déesse Athéna. Une passion entrecoupée de coups de folie qui me poussent parfois à aller voir du côté des mortelles, mais qui ne m’empêchent pas pour autant d’affirmer qu’entre Athéna et moi, il s’agit bien là d’une affaire qui roule.

« Pourquoi de tels coups de folie quand on a la chance d’être aimé par la déesse de la sagesse ? » me demanderont les meilleurs d’entre vous. C’est pourtant simple, très chers simples mortels. L’impossibilité de voir notre union reconnue par la société, ainsi que celle concomitante de toute parentalité, crée une certaine instabilité dans notre couple.

Ce que les choses seraient bien plus simples et merveilleuses si nous pouvions nous marier en Mairie et adopter des petits Athéniens. La cérémonie serait magnifique. Mes amis théophiles verraient à quel point ma déesse est belle dans sa robe hellène tissée de ses propres mains. Ils pourraient assister à l’impensable, une déesse disant oui et jurant fidélité non pas devant les dieux mais devant les hommes. Énorme, non ? Quant aux invités les plus primitifs, incapables de percevoir cette divine présence, ils auraient droit à celle d’une magnifique statue taillée pour l’occasion. Sans compter que nos enfants adoptifs ou conçus par voie de mère porteuse, seraient élevés dans la sagesse, la raison, le goût des sciences et de l’art du self-défense, mais aussi de la spiritualité. Quelle atmosphère plus saine peut-on rêver pour des enfants ?

Aussi je demande aux pouvoirs publics d’adapter le code civil à cette très raisonnable supplique. C’est qu’il en va de la sauvegarde de notre civilisation. Mais si voyons !

Allez, je saurai me montrer grand prince. Je vous accorde une année entière pour le faire, histoire que l’an prochain, à la même époque, celle des panathénées, fêtes dédiées à ma déesse, je puisse convoler en justes noces. Et puis de vous à moi, Athéna m’a promis sa divine virginité si jamais j’accomplissais un tel exploit. Mais chut, cela reste entre nous. Allez dites oui bon sang !

SILruy

Pour des arguments un peu plus sérieux mais aussi réellement progressistes sur cette question homoparentale, prière de lire le précédent mais non moins excellent billet « pro-vie, putain les homos aussi ». Profitez-en, je suis encore un peu de gauche, alors c’est gratuit.



mardi 27 juillet 2010

Franck Ribery : Scarface se prend pour James Dean


Sur le fond de l’affaire « à la BRP, Ribery mouille enfin le maillot », je n’ai rien à dire. Je suppose simplement que les enquêteurs n’ont pas retenu notre « vas-y Francky c’est bon », pendant 7 heures, dans les locaux de la Brigade de Répression du Proxénétisme, pour parler de la qualité des matchs de l’équipe de France.

Sur la forme, par contre, j’avoue qu’il est difficile de ne pas rire malgré l’odeur glauque qui transpire de cette affaire très peu sexual-démocrate. À cause d’un détail, d’un drôle de détail. Regardez cette photo de Ribery entrant dans les locaux de la BRP. Vous ne remarquez rien ? Non, vraiment ? Allez, je vous aide. Visez le ticheurte, et plus précisément ce qu’il y a d’écrit dessus. Oui, vous avez bien lu. James Dean.

Non mais t’as vu la gueule de James Dean que tu te payes, mon pote ? Et puis, dis-moi Francky, James Dean, il n’était pas un peu pédé ? Au moins on ne pourra pas ou plus t’accuser d’homophobie, n’est-ce pas ? C’est déjà ça de gagné.

Comme quoi ce n’est pas tant le Diable qui se cache dans les détails que le génie (bon ou mauvais) de l’absurde. Mortus ridendo !

SILoki

lundi 26 juillet 2010

Les sexual-traîtres méritent le pal.


« Arrrrrrgh, grands dieux de l’amour et du désir, non, non, pitié, pas ça, délivrez-moi d’un si grand mal, d’une telle abomination ». Voilà ce que je hurlais, la nuit qui suivit la découverte de cette toile, en me réveillant, couvert de sueur, d’un horrible cauchemar ayant pour thème le même que celui de ce tableau.

Désolée de me voir ainsi plongé dans une telle détresse, après lui avoir raconté mon mauvais rêve, ma mie me proposa de faire l’amour le restant de la nuit. Vous pensez bien que je ne me suis pas fait prier pour chasser ce genre d’affres nocturnes d’une aussi belle manière.

Fin heureuse mise à part, ces gens-là, qui existent, j’en suis certain, pour de vrai, ne se rendent pas compte du mal qu’ils font. Que ces dangereux déviants sachent, oui, qu’ils sachent que dans ma république bonobo, ce genre de sexual-traîtres ne manqueront pas de se faire condamner à la peine de mort par le supplice du pal, « un supplice qui commence si bien et qui finit si mal », un peu à l’image de ce qu’ils font de notre si belle sexualité hominidée. Satanés pervers va !

SILove symbole

dimanche 25 juillet 2010

Private joke-box : aujourd’hui c’est « somebody » for everybody



Incroyable ! À l’évidence, personne autour de moi pour se rappeler de « Somebody », l’unique balade des Depeche Mode, et de son introduction « I want somebody to share, share the rest of my life » à laquelle je faisais ici un clin d’oeil (album « some great reward » 1984). Il va falloir réviser vos classiques sentimentaux, mes jolis cœurs, notamment avec cet excellent remix 2008. Traduction, pour ces messieurs dames, d’un texte qui, au delà du joli prélude, en demande un peu beaucoup quand même, voire même des choses contradictoires. Ah l’Amour :

" Je veux quelqu'un pour partager, partager le reste de ma vie, partager mes pensées les plus secrètes, mes détails les plus intimes. Quelqu'un qui restera à mes côtés, et qui m'apportera son soutien, et qui en retour, bénéficiera de tout le mien.

Elle m'écoutera lorsque je voudrais parler, du monde dans lequel nous vivons, et de la vie en général. Bien que mes points de vue puissent être faux, voire même dénaturés, elle m'écoutera jusqu'au bout, sans être facilement convaincue par ma façon de penser. En fait, elle sera souvent en désaccord, mais au bout du compte, elle me comprendra.

Je veux quelqu'un qui prenne soin de moi passionnément, à chaque pensée et à chaque souffle ; quelqu'un qui m'aide à voir les choses différemment ; toutes ces choses que je déteste, je les aimerai presque.

Je ne veux être attaché aux lacets de personne. J'essaie en général d'éviter
ce genre de choses. Mais quand je serais endormi, je veux quelqu'un qui m'entoure de ses bras, et qui m'embrasse tendrement.

Bien que ces choses-là me rendent malade, dans un cas comme celui-là, je crois que je me laisserais tenter
."

Avoir la Femme dans la peau : la Femme, mon yin, mon yang


Difficile de ne pas avoir la femme dans la peau. Très difficile même. D’ailleurs je suis persuadé que Dieu est soit profondément hétérosexuel soit lesbienne. Non mais regardons nous les hommes. Même si globalement le mâle n’est trop mal fichu, pourquoi le Concepteur nous a-t-il collé au beau milieu du corps un appareil génital aussi pendouillant qu’inesthétique. Une sainte horreur ! Et que l’on ne me dise pas qu’il ne pouvait pas faire autrement pour maintenir les testicules à une température qui permette de conserver notre descendance au frais. Oui, trêve d’excuses bidons pour la bonne raison que tout le bazar de mes divins félins se trouve à l’intérieur. CQFD, Dieu après s’être appliqué sur la femme a bâclé l’homme parce qu’il est soit hétérosexuel soit lesbienne. Comme moi quoi !

Oui, j’ai la femme dans la peau. La femme, c’est plus fort que moi. Pas toutes, je vous l’accorde, mais celles qui me scotchent littéralement, oui. En leur présence, je me sens d’ailleurs comme superman au contact de la kryptonite, affaibli, perdant une partie de mes moyens, intimidé, troublé, la mâchoire du bas légèrement décrochée et le regard un tantinet hagard.

Tiens, illustrant cela, je me souviens de la fois où je suis rentré dans un bureau plongé dans la pénombre, tombant alors sur une reine brune qui en se tournant vers moi m’a laissé aussi coi que stupéfait, la mâchoire du bas légèrement décrochée et le regard hagard. Je devais avoir l’air aussi con qu’interdit. Sans doute étonnée, elle me demandait « ça va ». Me ressaisissant, j’ai répondu que oui alors que j’avais plutôt envie de dire « tu es encore plus belle dans la pénombre, une chose aussi rare que précieuse ». Ah, ce que la brute épaisse et velue que je suis peut aimer se sentir vulnérable, un peu défait, ces courts instants, avant de se draper fissa dans sa dignité toute guerrière.

Leur présence. Et je ne vous parle pas de la démarche, de la voix de ses mêmes femmes envoûtantes ; ni de leur regard où l’on retrouve aussi bien la fragilité de la petite fille apeurée que la fierté des déesses-mères ; ni de leur parfum, ou de leur si délicieuse saveur intime ; ni du grain de leur peau, et de la douceur de leur duvet.

Ce que je peux aimer y promener mes doigts. Que ce soit au milieu de sa chevelure, sur le lobe de ses oreilles, sur ses lèvres ; pianoter sur sa nuque, sur son dos, sur son ventre, m’attarder sur ses seins, en reconnaître le moindre détail, jouer avec et les faire miens ; puis perdre toute raison sur ses cuisses, son séant, les mains avides de ce contact, de cette préhension ; avides de toutes les sensations qu’elle me livre, jusqu’à la délivrance. J’aime exploser en elle, m’y abandonner. Autant que de la voir jouir, ses cornées se fissurant comme des boucliers ; la voir lâcher prise puis se recroqueviller, tremblotante, se réfugiant dans mes bras, la boucle ainsi bouclée, l’harmonie alors parfaite.

C’est certain, j’ai la femme dans la peau. Brune elle est mon yang, blonde elle est mon yin. Elle tourne en moi comme l’alpha et l’oméga, me rend aussi fou que sage, me capture et me libère, me comble et me vide, m’assombrit et m’éclaire ; mes plus belles joies, mes plus grandes peines, preuve ultime de son importance…

SILespugue

vendredi 23 juillet 2010

Boite Post’halale : ne bougez plus avec la poste puisque désormais c’est elle qui se bougera pour vous.


Voici l’une des vertus positives de la colonisation islamique mêlée à celle de l’ouverture à la concurrence de certains services publics.

En effet, avant il fallait se bouger pour aller à la poste. Désormais, grâce au service post’halal, c’est la poste qui se bouge pour vous, avec des services, enfin à visage humain, situés au plus près de chez vous. Vous verrez d’ailleurs très bientôt les mosquées d’un bien meilleur œil puisqu’elles serviront également de centre de tri post’halal. Qui sait, Beuhsancenot y deviendra peut-être même Directeur des Ressources Humaines…

Rien à dire. Je m’incline. Allah est vraiment le plus grand !

SILidim le Magnifique

jeudi 22 juillet 2010

« La démocratie c’est le pouvoir pour les poux de manger les lions » Georges Clemenceau (affaire Woerth et compagnie).


Très chères amies et amis de Droite, « c’est en ami mais en ami non complaisant que je viens aujourd’hui vers vous » mettre quand même deux trois points sur les « i ». C’est que là, je ne peux plus faire autrement. J’ai beau expier, il y a tout de même des limites à la bienséance républicaine qu’il convient de rétablir derechef.

Oui j’expie. « Quoi donc ? » Le fait d’avoir voté à deux reprises pour Ségolène Royal. Quand je pense que je me suis enthousiasmé pour une nana que s’avéra être un tantinet borderline. Quelle erreur d’appréciation ! De quoi motiver mon expiation, histoire au moins que cela ne demeure pas une habitude. Lorsque j’imagine ce qu’aurait donné sa présidence dans le contexte actuel, je me mets parfois à trembler d’effroi. Enfin bon, j’ai quand même des circonstances atténuantes. Cette Gauche-là était particulièrement bandante et elle m’a particulièrement fait bander (comment ça, c’est « un facteur aggravant »), mais je sens que je m’égare.

Donc j’expie, j’expie, oui. Non seulement je ne reproche à personne autour de moi d’avoir voté Sarkozy, loin de là même, mais mieux, j’évite toute critique inutile. De temps en temps je me lâche un peu ici (le Fantomas de l'Elysée) ou là (Nico la scoumoune), mais j’évite autant que possible. Pourtant j’avoue que des fois, c’est plus que tentant. Tout comme je ne vous cacherai pas qu’un billet particulièrement sardonique me trotte dans la tête depuis le début de cette présidence bien chargée en absurdités à la française. D’ailleurs, un jour (le lendemain de sa réélection, promis), il faudra bien que je le ponde, mais bon pour l‘instant j’expie. J’expie et au fond c’est sans doute pour cette raison que je mets aujourd’hui en garde mes amis de Droite. C’est qu’il ne faudrait pas trop déconner non plus. Non mais qu’est-ce que c’est que cette stratégie de défense servie dans l’affaire Woerth ?

Certes, je trouve assez fendard que ma Gauche se prenne enfin dans la face ce point Godwin qu’elle affectionne plus que de raison, cette manie complètement gauche de nazifier ou de fasciser tout et n’importe qui, tout sauf ce qui devrait l’être. Pour une fois, elle saura ce que c’est de se faire fasciser. Un petit coup d’effet miroir n’est pas toujours inutile.

De même, que cette punaise d’Edwy Plenel, ce plumitif à la moustache baasiste pour lequel je n’ai aucune sympathie, qui se la joue d’utilité publique avec son Médiapart super-indépendant-mais-pour-partie-financé-par-l’Etat alors que le tarif est tout sauf celui d’un service public, se fasse traiter d’hitléro-trotskiste, une insulte très en vogue chez ce genre de gauchistes du temps où ils aimaient se liquider entre camarades, ne va pas sans me faire marrer.

Certes mais enfin tout de même. Claironner à qui mieux mieux dans les travées de l’hémicycle que « la démocratie c’est nous, le fascisme c’est toute opposition » c’est franchement limite. Car au fond qu’est-ce qu’un démocrate ?

1) Un démocrate est celui qui milite et qui fait le nécessaire lorsqu’il gouverne pour que la séparation des pouvoirs soit une réalité. En ça, il tient à ce que la Justice de son pays demeure indépendante. En ça, il accorde le droit aux représentants du peuple qui se trouvent dans l’opposition de poser toutes les questions possibles et imaginables, même les plus idiotes, puisque de toute façon le représentant de la majorité a forcement des réponses transparentes et intelligentes à apporter. N’est-ce pas ?

2) Un démocrate est celui qui tient à ce qu’une presse libre et indépendante participe au contrôle du pouvoir, pose des questions, soulève des problèmes. Après tout, dans une démocratie sérieuse, un représentant du peuple ne devrait pas craindre cela. En bonne logique, si un gentil animateur de Médiapark en venait à raconter n’importe quoi, ce ne sont pas les publications d’une autre sensibilité ou tout simplement plus « objectives » et « de meilleure qualité » qui se priveraient d’expliquer que les révélations de leur confrère sont du grand n’importe quoi ou du moins l’expression d’une vision aussi partiale que dénaturée des faits. Logique non ? À moins que le pluralisme de l’information ne soit pas encore une réalité dans notre belle démocratie…

Par conséquent, s’enfoncer dans la voie de la contre-attaque outrancière et la stigmatisation des outils de contrôle d’un pouvoir issu du peuple, loin d’être un gage de « démocratie », donne plutôt une impression malsaine d’omerta, de protection clanique, en bref d’une ambiance mafieuse. Ce qui explique peut-être pour beaucoup cette méfiance de l’opinion publique qui transparaît dans les récents sondages.

Je crois, en toute amitié, que cela méritait d’être dit, non ?

Cela dit, même si je ne suis pas tout à fait certain de donner le même sens que son auteur à la citation qui se trouve en titre, c’est en effet dans ce genre d’occasions que l’on voit que pas mal de parasites, puces, punaises, morpions, sangsues, de tout bord démagogique ou opportuniste, manifestent comme une grosse envie de se payer (des sommes indues) sur la bête démocratique. Pouah !

ClemenSIL