dimanche 17 juin 2012

Maria Bethânia



Aujourd’hui je vous traduirai trois chansons de Maria Bethânia, dont l’indispensable cédé live « ao vivo » (le DVD l’étant tout autant) tournera en boucle chez moi, demain 18 juin, jour de son anniversaire. 

Maria Bethânia, comment vous dire… en fait, rien, je crois que je l’aime trop pour vous en parler, na ! Plus sérieusement, quand elle chante, elle me laisse coi, ses chansons épousant à la perfection les sentiments que je vis ou que j’ai pu vivre à certains moments de ma vie, à tel point que je la considère depuis longtemps comme la voix de mon Anima. 

Le choix des chansons a été extrêmement difficile, chacune d’entre elles étant un joyaux quasiment indissociable de la rivière de diamants mélodiques qui s’écoule de ses lèvres. Enfin, je vous en ai pris trois. Les voici. 

SILberto SIL


Fera férida ( fauve blessé).





Je n’y changerai rien ; mon cas est sans la moindre rémission ; je suis un fauve blessé ; dans mon corps, dans mon âme et dans le cœur…

J’ai tout arrêté ; j’en suis sorti en vie ; mes rêves et mes habits ; déchirés lors de cette sortie. Mais me voilà blessé ; étouffant mon gémissement ; après avoir été la cible parfaite ; en plein cœur maintes fois atteint.

Animal farouche ; domestiqué oublie le danger. Je me suis laissé tromper ; et même par toi manipuler.

Je sais ; toute la tristesse qui fut mienne ; mais même ainsi on vit ; périssant d’amour à petit feu.

Je sais ; le cœur pardonne ; mais n’oublie pas aisément. Et je n’ai rien oublié.

J’ai beaucoup trop marché ; sans jamais regarder derrière moi ; libre de mes pas ; animal indompté, sans cap, ni amarres. Je me suis senti bien seul ; trébuchant sur mon chemin ; cherchant un abri ; une aide, une place, un ami.

En animal blessé ; par l’instinct motivé ; j’ai effacé toutes mes traces. Vaine tentative d’oublier.

Je sais ; que les fleurs étaient vraies ; même si elles n’ont pas résisté ; aux tempêtes qui se répètaient.

Je sais ; les cicatrices parlent ; même si les mots taisent ; ce que je n’ai pas pu oublier.

Je n’y changerai rien ; mon cas est sans la moindre rémission ; je suis un fauve blessé ; dans mon corps, dans mon âme et dans le cœur…



Emoções (émotions).






Lorsque je suis ici ; je vis ce merveilleux moment ; rien qu’en te regardant ; et toutes ces émotions ressentant. Elles sont déjà si nombreuses ; des moments que je ne suis pas près d’oublier ; des détails d’une vie ; des histoires que j’ai raconté ici.

Des amitiés, j’en ai trouvées ; des mélancolies, j’en ai laissées. Et parfois je t’ai permis ; de me voir pleurer, sourire.

Je sais tout ce que l’amour ; est capable de m’offrir. Je sais, j’ai souffert ; mais ne cesserai jamais d’aimer ; car si j’ai pleuré ou si j’ai souri ; l’important c’est d'avoir été ému.

Aussi, me voilà ici ; revivant ce merveilleux moment ; juste en face de toi ; les émotions se répétant ; en paix avec la vie ; et tout ce qu’elle m’apporte ; avec cette foi qui me fait ; un peu trop optimiste ; et si j’ai pleuré ou si j’ai souri ; l’important c’est de garder son coeur bien vivant…



Explode coração (que mon cœur explose).






Inutile de tenter dissimuler ; faire semblant ou cacher ; ce qu’il est impossible d’occulter. Toutes ces choses que je ne puis plus taire ; puisque l’éclat de ce regard ; t’a trahi et m’a remis ; ce que tu cherchais à contenir ; ce que tu refusais de m’avouer ; et qui me tourmentait.

Inutile d’avoir peur ; de pleurer, de souffrir ; se donner, se perdre et se retrouver ; face à tout ce qu’est la vie…

Ce que je souhaite, c’est de pouvoir m’ouvrir ; afin que cette vie me pénètre enfin ; comme s’il s’agissait du soleil ; déflorant l’aurore. Je veux sentir la douleur de ce matin.

Naître, rompre, déchirer ; possédant mon corps et alors ; moi qui pleure ; qui adore ; qui hurle… Comme une folle, hallucinée et enfant ; sentant mon amour qui se repend. Impossible de tenir bien plus longtemps ; que mon cœur explose maintenant.


Aucun commentaire: